M4, M4 Pro et M4 Max : comprendre les nouveaux SoC Apple

Au terme d’une séquence de 3 jours où Apple a feuilletonné les annonces autours des ses nouveaux Mac, on a une idée un peu plus claire de la nouvelle offre autour des puces M4. Nous avons à cet instant 3 sous-familles de puces : M4, M4 Pro et M4 Max ce qui laisse aussi la place à l’arrivée d’une puce M4 Ultra à destination des Mac Pro et Mac Studio, sans doute en 2025.

M4

M4 : la puce de base de la gamme Mac

Construit avec une gravure TSMC en 3 nm de deuxième génération, la puce M4 intègre jusqu’à 10 cœurs CPU (dont quatre cœurs performants et six cœurs économes) et 10 cœurs GPU, pour une puissance capable de doubler celle du M1 en termes de graphisme. La mémoire vive monte à 32 Go, avec une bande passante de 120 Go/s. Sur le papier, elle a du mal à convaincre et ne semble pas véritablement apporter un gain par rapport à la génération précédente.

M4 Pro : une montée en gamme plus palpable

La puce M4 Pro propose jusqu’à 14 cœurs CPU (dont dix cœurs performants) et 20 cœurs GPU. Sa mémoire atteint 64 Go avec une bande passante de 273 Go/s, soit 75 % de plus que le M3 Pro.

La M4 Pro est également accompagnée du Thunderbolt 5, apportant une vitesse de transfert impressionnante de 120 Gbit/s. C’est un argument fort en terme de connectivité et de simplification des connectiques, un cheval de bataille toujours important pour Apple.

M4 Max : l’argument clé d’Apple pour les Macbook Pro

Cette puce est censée ridiculiser l’offre PC pour les créatifs travaillant sur un laptop. Avec jusqu’à 16 cœurs CPU et 40 cœurs GPU, ce SoC peut soutenir jusqu’à 128 Go de RAM et une bande passante en forte hausse de 546 Go/s. Destiné aux utilisateurs exigeants, le M4 Max est évidemment annoncé par Apple comme une bête de course sans équivalent.

Pourtant pour ce modèle, Apple revendique « seulement » un gain de 20 % en performances globales par rapport au M3 Max. Un gain largement apporté par les améliorations de TSMC permettant une augmentation des fréquences. Pour rendre la chose plus spectaculaire, Apple fait une autre comparaison en annonçant que le M4 Max du nouveau MacBook Pro est 3,5 fois supérieures à celles du MacBook Pro M1 Max…Du côtés des améliorations de la partie GPU, on note une architecture graphique optimisée et une nouvelle technologie de ray tracing, doublant l’efficacité dans les rendus 3D. Il peut aussi prendre en charge jusqu’à quatre écrans externes.

Où retrouver les nouvelles puces M4 dans la gamme Apple ?

  • M4 :
    • iMac 24 pouces : destiné aux utilisateurs polyvalents, avec des performances améliorées pour des tâches quotidiennes.
  • M4 Pro :
    • MacBook Pro (14 pouces et 16 pouces) : pour des tâches plus exigeantes, excellent pour la création de contenu et le travail multitâche.
    • Mac mini : une nouvelle version très compacte.
Apple Mac Mini M4
A gauche l’ancien Mac Mini à droite la nouvelle version Mac Mini M4
  • M4 Max :
    • MacBook Pro (14 pouces et 16 pouces) : le choix ultime pour des performances extrêmes, adapté aux flux de travail intensifs.

Les nouveaux Macbook Pro et l’autonomie

Voici les chiffres officiels d’Apple concernant l’autonomie de ces nouveaux modèles. Les performances en matière d’autonomie sont toujours un point crucial dans la stratégie de communication d’Apple.

M4 Pro 14 pouces

  • Jusqu’à 22 heures de streaming vidéo
  • Jusqu’à 14 heures de connexion Internet sans fil
  • Batterie lithium-polymère de 72,4 watts-heure

M4 Max 14 pouces

  • Jusqu’à 18 heures de streaming vidéo
  • Jusqu’à 13 heures de connexion Internet sans fil
  • Batterie lithium-polymère de 72,4 watts-heure

M4 Pro 16 pouces

  • Jusqu’à 24 heures de streaming vidéo
  • Jusqu’à 17 heures de connexion Internet sans fil
  • Batterie lithium-polymère de 100 watts-heure

16 pouces M4 Max

  • Jusqu’à 21 heures de streaming vidéo
  • Jusqu’à 14 heures de connexion Internet sans fil
  • Batterie lithium-polymère de 100 watts-heure

AMD Turbo Game Mode : Gigabyte annonce maintenant 5% de gain

Gigabyte continue de distiller des détails sur le Ryzen 9800X3D mais surtout sur les technos maison qu’il implémente dans ses bios. On sait que ce boost de performances est appelé par AMD le Turbo Game Mode et que chaque constructeur va tenter de l’adapter à sa sauce dans ses bios. Chacun va ainsi renommer cette fonctionnalité en lui apportant quelques aménagement. Ainsi Gigabyte parle de « X3D Turbo Mode ». Mais en réalité, que cache cette technologie et comment cela peut aussi simplement améliorer les performances dans les jeux des Ryzen ?

9800X3D Turbo Game Mode

AMD Turbo Game Mode : comment ça marche

Cette  fonctionnalité procurant un surcroit de vitamines en jeux passera par la mise à jour du microcode AMD AGESA 1.2.0.2a. L’objectif principal est donc de maximiser les performances du processeur en désactivant certains éléments qui peuvent le pénaliser, uniquement dans les jeux. Ainsi se mode s’occupe en premier lieu de désactiver la technologie AMD SMT. Dans les faits, le processeur se retrouve alors amputé de 2 threads par core. Des optimisations sont également appliquées au niveau des latences et du CCD (la partie de la puce qui contient les cœurs CPU). Dans les processeurs dotés de plusieurs CCD, comme le Ryzen 9, ils forceront le CPU à n’utiliser qu’un seul CCD. C’est que qui explique les progrès importants à venir notamment pour les 9950X3D.

L’autre bonne nouvelle c’est que cette fonctionnalité ne sera pas réservée uniquement aux Ryzen X3D, la gamme classique va en bénéficier même si le gain est annoncé comme plus modeste.

Turbo Game Mode
Des gains en 1080P pour l’AMD Turbo Game Mode

Gigabyte annonçait 35%…on parle maintenant de 5%

Mais revenons en à Gigabyte qui en parlant de son X3D Turbo Mode révèle en fait les gains apportés par l’activation de l’AMD Turbo Game Mode. Tout d’abord il est important de prendre en considération que les chiffres annoncés sont obtenus en 1080P. Lorsque la résolution augmente, les gains sont plus faibles. En activant ce Turbo Game Mode sur un 9800X3D, Far Cry 6 bénéficie d’une amélioration des performances de 3,56%. Horizon Zero Dawn profite lui d’une amélioration de 4,5%, tandis que le Tomb Raider s’améliore de 5,01%. Evidemment même si ces résultats ne concernent que 3 jeux, on a du mal à comprendre comment Gigabyte a pu parler de 35%.

Mais en réalité, ces gains plus massifs concernerait les processeurs 9950X, 7950X3D (et donc 9950X3D). Ces références bénéficieraient pleinement de la désactivation d’un CCD complet dans les jeux, réduisant ainsi les latences. A noter que les chiffres présentés parlent ici de l’activation du Turbo Game Mode mais aussi d’EXPO (OC mémoire).

Turbo Game Mode
Des gains plus significatifs sur les 9950X et 7850X3D mais avec EXPO

Dans le cas de l’AMD Ryzen 9 9950X, ses performances sont augmentées jusqu’à 17,98 % dans Far Cry 6. Montant jusqu’à 9,39 % dans Tomb Raider et 7,31 % dans Horizon Zero Down. Pour le Ryzen 9 7950X3D on aurait des améliorations de performances très similaires. Jusqu’à 16,14 % dans Far Cry 6, 8,53 % dans Tomb Raider et 11,03 % dans Horizon Zero Down. Des gains toujours loin des 35% mais déjà plus significatifs.

Test – Sunlu Filament Connector

Que penser du nouveau gadget de Sunlu, le Filament Connector?

Le produit a été créé pour agréger les restes de filament et réduire le gaspillage!

Mais si c’était le seul objectif, il serait difficile de justifier son achat. En effet, le Filament Connector de SUNLU vous aidera aussi à fusionner des filaments de différentes couleurs pour créer des dégradés de couleurs ou des motifs uniques qui transforment vos impressions en œuvres d’art uniques.

C’est cet aspect qui nous a intéressé, et qui devrait débloquer la créativité de nombreux aficionados de l’impression 3D qui en ont marre des impressions mono couleur.

Unboxing

  • connecteur de filament
  • câble USB
  • tubes en téflon (200 pièces)
  • manuel d’utilisation

Quelques restrictions évidemment:

  • Il vous faudra combiner uniquement des matériaux identiques (par ex. PLA avec PLA, ABS avec ABS, etc.) et préférablement de la même marque ou type pour une meilleure impression.
  • Utilisez uniquement des filaments d’un diamètre de 1,75 mm
  • Utilisez les préréglages de température
  • Débranchez l’appareil du port USB lorsqu’il n’est pas utilisé.

Notre test

L’appareil dispose de contrôles de température avec des préréglages par matériaux, ce qui garantit que la température est maintenue pendant le processus de fusion. Le Filament Connector chauffe jusqu’à 185 °C en seulement 3 minutes et est conçu pour des températures allant jusqu’à 240 °C, ce qui le rend compatible avec les matériaux d’impression les plus communs tels que le PLA, l’ABS et le PETG.

Pour notre test on a choisi le PLA, certainement le plus simple des matériaux et donc idéal pour se faire la main.

Les étapes pour fusionner les filaments sont simples, mais mes premiers résultats sont mitigés. Dur de fusionner les 2 filaments tout en gardant la connexion bien droite. Après quelques tentatives, on arrive à un résultat correct. Maintenant on peut voir si l’imprimante 3D appréciera les connexions. Parce que oui, pour bien tester le produit il ne fallait pas juste faire une connexion/fusion et valider le processus. On voulait bien évidemment créer un nouveau filament multicolore. Ce qui nous permet ainsi de faire plusieurs tests en un.

Sunlu Filament Connector Test

Résultat mitigé, certaine fusion passe parfaitement dans la buse de notre A1 Mini. D’autres décident de se bloquer. Pas aussi simple que prévu.

Sunlu Filament Connector Test

Conclusion

Je dois dire que ce produit a attiré mon attention. Mais est-ce vraiment utile ou une de ces choses qui semblent être une idée intelligente à la recherche d’un problème à résoudre ?

Personnellement je penche pour la deuxième hypothèse. Et bien que le processus soit simple, son exécution n’est pas évidente.

Sunlu Filament Connector Test

Phanteks Revolt 2200W : une alim qui pèse

C’est un vraiment un gros bloc que nous avons là avec cette alimentation Phanteks Revolt. Avec près de 6Kg sur la balance (5.73Kg pour être précis), il faudra évidemment s’assurer que les fixations de votre châssis tiennent la route…Pensée pour des configurations extrêmes, elle peut alimenter des configurations double Xeon et double RTX 4090, des composants de rêve qui relègue cette alim à une clientèle semi professionnelle à minima. Elle bénéficie d’une certification 80 PLUS Platinum, synonyme d’efficacité et de réduction des pertes énergétiques. Cette certification assure que même sous une charge extrême, la chaleur dissipée est réduite, augmentant la durée de vie des composants tout en abaissant la facture d’électricité. Oui, c’est presque écologique…

Phanteks Revolt 2200W : compatible avec tout…enfin presque

Cette alimentation est prête pour les sockets LGA 3647 et 4189, ainsi que les configurations AMD Threadripper. Elle s’adapte donc parfaitement aux processeurs les plus exigeants, avec des options de branchement en pagaille. Peu importe que vous utilisiez des RTX 4090 ou des Xeon, la Revolt est là pour répondre à vos besoins. Et pour ceux qui ne veulent pas faire les choses à moitié, elle accepte les configurations multi-GPU, parfaite pour les créateurs de contenu ou les passionnés de jeux AAA qui nécessitent des performances graphiques sans compromis et qui ont un portefeuille bien garni.

Modularité et praticité : tout est sous contrôle

Côté design, la Phanteks Revolt 2200W est heureusement entièrement modulaire, ce qui signifie que vous ne connectez que les câbles dont vous avez besoin. Fini les câbles qui encombrent inutilement l’espace ; un détail important surtout si votre machine nécessite un flux d’air particulièrement efficace.

Le bloc d’alimentation Revolt 2200 W de Phanteks est conforme aux spécifications ATX 3.1 (ses blocs d’alimentation 1600 W sont uniquement compatibles ATX 3.0) et intègre la nouvelle spécification PCIe 5.1 pour les connecteurs d’alimentation du GPU (12 V-2×6). La société inclut deux connecteurs d’alimentation natifs 12 V-2×6 pour les GPU. Phanteks a conçu cette alimentation avec des composants premium, des condensateurs japonais certifiés et une garantie de 10 ans.

 

Ce bloc Phanteks Revolt 2200W a été lancé en Chine au prix de 3799 RMB soit un peu moins de 500€

 

 

TRYX PANORAMA : l’AIO spectaculaire arrive en Europe

Si vous fouinez sur le net vous avez obligatoirement vu passer l’incroyable AIO de la marque TRYX. Si la marque ne vous dit rien, un AIO avec un écran panoramique de 6.5″ ça n’a pas du vous laisser indifférent !

Voici les principaux éléments à retenir sur ce Tryx Panorama :

  • Écran AMOLED en forme de L de 6,5 pouces : doté d’une fréquence de rafraîchissement de 60 Hz et d’une résolution 2K, cet écran offre une visibilité optimale sous différents angles. Il prend en charge le mode écran partagé et permet de personnaliser jusqu’à 8 options de contenu 3D grâce au logiciel exclusif KANALI.

  • Solution de refroidissement Asetek 8e génération : ce système améliore les performances thermiques grâce à un radiateur de 30 mm d’épaisseur, offrant une réduction de 2°C sous une charge de 100W par rapport aux générations précédentes d’Asetek.
  • Conception avancée de refroidissement : avec des ailettes à haute densité, des micro-canaux d’eau et une faible résistance hydraulique, le kit permet une dissipation de chaleur plus rapide et efficace.
  • Tuyauterie améliorée : les tubes PANORAMA sont 40 % plus épais, augmentant ainsi le volume d’eau et améliorant le débit.
  • Compatibilité : ce kit prend en charge les derniers processeurs Intel de 15e génération (LGA 1851 “Arrow Lake”) et est également compatible avec les sockets Intel LGA 1700/1200/115X et AMD AM4/AM5.
  • Ventilateurs ROTA préinstallés (non ARGB) : dotés de pales en polymère à cristaux liquides (LCP) et d’un moteur triphasé à six pôles, ces ventilateurs offrent un flux d’air puissant tout en réduisant le bruit au minimum.

TRYX Panorama

La bonne nouvelle c’est que nous avons depuis quelques jours ce magnifique AIO dans notre labo. Evidemment nous allons pouvoir vous partager bientôt quelques éléments. En Europe c’est visiblement Caseking qui va s’occuper de la distribution. Les pré-commande sont ouvertes et les prix sont à l’image de cet AIO : premium.

  • PANORAMA 360mm ARGB: €379.99

  • PANORAMA 360mm: €369.99

  • PANORAMA 280mm ARGB: €359.99

  • PANORAMA 280mm: €349.99

  • PANORAMA 240mm ARGB: €339.99

  • PANORAMA 240mm: €329.99

 

Nouveau trimestre record pour AMD

C’est un nouveau record que vient de battre AMD avec des ventes trimestrielles pointant à 6.8 milliards de dollars US. L’entreprise dirigée par Lisa SU n’avait jamais réalisé un chiffre d’affaire aussi élevé au cours d’un trimestre. Ce record en cache un autre, évidemment encore plus positif pour les rouges : le bénéfice gonfle encore. La comparaison avec le troisième trimestre 2023 est à ce sujet édifiante. Le chiffre d’affaires total d’AMD a augmenté de 18 % pour atteindre 6,819 milliards de dollars. Sur ce trimestre, le bénéfice net atteint les 771 millions de dollars, soit 158 ​​% de plus qu’il y a un an. La marge bénéficiaire brute a encore augmenté de 1 point par rapport au trimestre précédent pour atteindre désormais 50%.

Au rang des satisfactions, la division des centres de données avec les processeurs Epyc et les GPU Instinct. Cette dernière a plus que doublé son chiffre d’affaires par rapport à l’année précédente, contribuant de manière significative à la marge.

Nous avons enregistré de solides résultats financiers au troisième trimestre avec un chiffre d’affaires record, tiré par des ventes plus élevées de produits pour centres de données EPYC et Instinct et une forte demande pour nos processeurs PC Ryzen.

Les Ryzen aussi à la fête

Mais si les progrès dans les ventes de produits liés à l’IA ne sont pas véritablement une surprise, la bonne nouvelle vient aussi du marché grand public pourtant atone depuis plusieurs mois. AMD fait état d’une forte demande pour les processeurs Zen 5 Ryzen. Une situation profitant à l’ensemble des CPU de la famille Zen 5, c’est à dire non seulement le Ryzen 9000 pour ordinateurs de bureau, mais également les puces pour ordinateurs portables de la famille Ryzen AI 300. Au bilan, la division en charge des produits Ryzen a également réalisé une forte progression : 1,881 milliard de dollars américains, soit au moins 29 % de plus que l’année précédente.

Seule tâche sur le tableau d’ensemble : la division Radeon

La division jeux regroupe les produits Radeon Radeon ainsi que les puces semi-personnalisées pour consoles de jeux. Et elle n’a pas été particulièrement à la fête. Les ventes y ont chuté de 69 pour cent et la division a pu juste se maintenir à l’équilibre évitant de déclarer une perte d’exploitation d’un cheveu. A priori, c’est la partie des puces semi-personnalisées qui a plombé la division. L’actualité produits à venir devrait permettre de relever la tête.

AMD confirme RDNA 4 pour 2025

Il y avait, jusque là, un certain flou concernant les plans d’AMD dans les GPU. En dehors de rumeurs et de fuites, les informations concernant les plans des rouges pour leurs prochaines cartes graphiques basées sur RDNA 4 étaient limitées. Lors de la conférence téléphoniques avec les milieux financiers au sujet des résultats du troisième trimestre, Lisa SU, la pdg d’AMD a annoncé que le lancement de RDNA4 était prévu pour le début 2025. C’est la première fois qu’officiellement AMD confirme un début de calendrier.

RX 8000 - RDNA 4 GPU

Lisa SU confirme officiellement l’arrivée prochaine des GPU RDNA4

Dans le secteur des GPU gaming, les revenus ont diminué d’une année sur l’autre alors que nous nous préparons à une transition vers nos GPU Radeon de nouvelle génération basés sur notre architecture RDNA 4. En plus d’une forte augmentation des performances de jeu, RDNA 4 offre des performances de ray tracing nettement supérieures et ajoute de nouvelles capacités d’IA. Nous sommes sur la bonne voie pour lancer les premiers GPU RDNA 4 début 2025. Lisa Su 

Pour le moment, nous savons par recoupement qu’AMD compte proposer un nombre limité de nouvelles références autour de RDNA 4. Ainsi les déclinaisons s’articuleraient autour de deux puces RDNA 4 : le plus grand Navi 48 et le plus petit Navi 44. Ces deux GPU AMD RDNA 4 devraient engendrer au moins deux déclinaisons :

  • Navi 48 SKU #1 –  R24D-E8
  • Navi 48 SKU #2 –  R24D-E6
  • Navi 44 SKU #1 –  R25D-P8
  • Navi 44 SKU #2 –  R25D-P4

Même si nous retournons dans les rumeurs maintenant, les puces RDNA 4 seraient confiées à TSMC et son process 4nm (une rumeur évoque le 3nm). Enfin, AMD aurait fait le choix de se concentrer sur le cœur du marché gaming en délaissant la cible extrême / enthousiaste. Une stratégie qui pourrait, si elle est confirmée, représenter un certain danger pour AMD. En effet, Intel va arriver avec une gamme qui pourrait cibler le bas et moyen de gamme et Nvidia pourrait lui cible le moyen haut et très haut de gamme, en laissant « trainer » son ancienne génération avec des tarifs plus agressifs. Le danger de la prise en tenaille est donc réel même si, comme nous le répétons souvent ici, le jeu de poker menteur est plutôt bien maitrisé par AMD depuis quelques années.

Le CES 2025 et le premier trimestre 2025 devraient être très riches en annonces.

Test : be quiet! Pure Base 501

[nextpage title= »L’extérieur du Pure Base 501″]

Aujourd’hui, nouveau test de boîtier avec une nouvelle référence signée be quiet!. Après le Light Base 600 LX, place au Pure Base 501, une nouvelle génération de boîtier allemand entrée de gamme. Pour la petite histoire, ce modèle était officialisé durant la GamesCom, le voici qui débarque dans le commerce ! Bref, la relève du Pure Base 500 est-elle correctement assurée ? On vous répond !

be quiet! Pure base 501

Le Pure Base 501 :

Avec ce nouveau modèle, la marque a pour but de proposer un successeur au Pure Base 500 original, un modèle que nous testions en 2019… Cela commençait à faire un petit moment. 

Pour le coup, nous retrouvons un boîtier qui évolue, notamment au niveau de son design. Effectivement, exit la façade en plastique brossé imitation aluminium, cette fois-ci, la marque se tourne vers une face avant en mesh offrant une meilleure respirabilité. Dans le haut et le bas, nous avons quelques petites fioritures comme le logo de la marque ou quelques rainures afin de casser le motif monotone du mesh. 

Quoi qu’il en soit, nous retrouvons là un boîtier moyen tour offrant des dimensions compactes. Ce modèle mesure alors 231 (L) x 450 (P) x 463 (H) mm. Quant au poids, vous ne devriez pas vous faire mal au dos puisque ce boîtier ne pèse que 6,66 kg. Nous sommes loin des 12,8 kg du Dark Base 701 par exemple. 

Pour finir, nous retiendrons que ce modèle se décline en noir ou en blanc. Par ailleurs, vous trouverez une version « l’ancienne » sans vitre latérale. Toutefois, le panneau en acier présentera une couche d’isolant phonique supplémentaire. 

En matière de prix, ce modèle se négocie quelques 109,90 €, soit un prix tout à fait cohérent au vu du secteur visé.

Le panneau de contrôle :

be quiet! Pure base 501 panneau de contrôle Le panneau de contrôle du boîtier est situé sur le dessus de la face avant, sur un biseau faisant la jonction entre la façade et la partie supérieure. Ici, nous retrouvons : 

  • 1x port USB-C 3.2 Gen2
  • 2x ports USB-A 3.2
  • 1x bouton power
  • 1x prise micro/casque jack 3,5 mm
  • 1x diode d’activité du stockage
  • 1x bouton reset

Bref, le panneau de contrôle reste assez basique, bien que proposant une connectique fonctionnelle. On pourra, par exemple, brancher deux clefs USB-A simultanément, par exemple, pour refiler le bios contenant le correctif 0x12B d’Intel à votre collègue. 

Le dessous :

be quiet! Pure base 501 dessous

Sous le boîtier, nous retrouvons quatre pieds présentant une bande de caoutchouc antidérapant. Contrairement à ceux du Light Base 600, ceux-ci sont fixes et non amovibles. 

Autrement, nous retiendrons la présence d’un long filtre à poussière à destination de l’alimentation. Ce dernier court tout le long du boîtier.

L’arrière :

be quiet! Pure base 501 arrière

À l’arrière du boîtier, nous retrouvons un agencement classique avec un emplacement I/O shield de la carte mère tout en haut. Juste en face, c’est l’emplacement de ventilateur qui est présent. 

En dessous, nous avons un total de sept slots d’extension pour l’ajout de cartes filles tandis que tout en bas se trouve l’emplacement du bloc d’alimentation. 

Le dessus :

be quiet! Pure base 501 dessus

Sur le boîtier, nous retrouvons un nouveau filtre à destination de la ventilation supérieure. Ce dernier est magnétique et pourra être facilement retiré pour le nettoyage par exemple. Sinon, on retrouvera le logo de be quiet! dessus. 

[nextpage title= »L’intérieur du Pure Base 501″]

L’intérieur du Pure Base 501 :

Ici, nous retrouvons une ouverture classique du boîtier puisque chaque panneau est maintenu par des vis à main imperdable. Il suffit de dévisser les panneaux et de les tirer en arrière pour les enlever. 

Le châssis :

À l’intérieur, nous retrouvons un plateau de carte mère qui sera permettra d’accueillir des cartes mères au format ATX, micro-ATX et mini-ITX. Comme on peut le voir, le châssis est bien caréné et il n’y aura pas la place pour la mise en place d’une carte mère E-ATX. Quant à la carte graphique, nous avons un dégagement de 368 mm en longueur. 

De plus, nous remarquons que les ouvertures supplémentaires à destination des cartes mères backpanels sont absentes. Ce type de carte mère n’est donc pas compatible avec ce boîtier, dommage. 

Par ailleurs, nous retrouvons un certain nombre de passages pour les câbles. Dans le haut, on retrouvera deux ouvertures… Idem dans le bas du plateau de la carte mère d’ailleurs. Sinon, sur le côté droit, nous avons également une longue ouverture verticale avec un carénage masquant le connecteur ATX 24 broches. 

Les emplacements de stockage :

Ici, nous retrouvons un total de six emplacements de stockage. Déjà, deux d’entre eux sont présents sous le cache alimentation sous la forme d’une cage amovible de deux emplacements 3,5″.

Pour les unités 2,5″, nous retrouvons une platine amovible de deux emplacements située au niveau de l’ouverture de la backplate de la carte mère. Sinon, deux autres emplacements sont présents sur le côté de la carte mère. 

L’emplacement de l’alimentation :

be quiet! Pure base 501 emplacement alimentation

De manière tout à fait classique, l’alimentation prendra place tout en bas du Pure Base 501, sous un cache. Ici, nous retrouvons quatre plots en caoutchouc visant à atténuer les vibrations au maximum. Enfin, le pourtour arrière est également moussé. Normalement, nous ne devrions rencontrer aucune vibration parasite liée au fonctionnement du ventilateur. Ici, notre alimentation dispose de 180 mm de profondeur au minimum, 200 mm avec la cage disque dure reculée au maximum. 

Les possibilités de refroidissement :

Par défaut, le boîtier présente deux ventilateurs de 140 mm, des moulins disponibles à la vente au détail : des Pure Wings 3 de 140 mm. Ces derniers sont présents à l’arrière en extraction ainsi qu’à l’avant en aspiration. 

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Cependant, si vous souhaitez ajouter des ventilateurs, sachez que vous aurez deux emplacements en 140 mm et trois en 120 mm à l’avant. Dans le haut, on sera limité à deux 120/140 mm contre un 120/140 mm à l’arrière. 

Tout ceci rend le boîtier compatible avec les radiateurs de watercooling en 360 mm au maximum… Et à l’avant du boîtier. Sinon, dans le haut, la compatibilité en 120/240 mm est assurée. 

Sinon, pour ce qui est des ventirads CPU, sachez que l’on retrouve un dégagement de 185 mm en hauteur. Les Dark Rock Pro 5 et Dark Rock Elite rentrent sans problème. 

Le bundle :

be quiet! Pure base 501 bundle

 

Au niveau des accessoires fournis avec le boîtier, nous avons :

  • 1x notice de montage
  • 6x colliers en nylon
  • 1x support pour montage GPU vertical
  • 1x cache arrière pour le montage vertical du GPU
  • 1x équerre pour le montage vertical de la carte graphique
  • 2x vis à main ainsi qu’une entretoise
  • 4x bandes velcros pour le plaquage des câbles
  • 1x guirlande de sachets pour la visserie

La partie accessoire proposera finalement le strict nécessaire pour le montage de votre carte graphique. Idem, nous retrouvons les éléments nécessaires pour le montage vertical de la carte graphique. D’ailleurs, les éléments de montage fournis sont similaires à ceux du Light Base 600. Cependant, si la marque propose assez peu de colliers en nylon, nous avons des bandes velcros réutilisables ! 

Les petits détails : 

Afin de réduire au maximum les nuisances sonores, be quiet! nous propose un panneau latéral en acier doublé d’une couche d’isolant phonique. C’est un matériau que l’on retrouve couramment sur les boîtiers de la marque. 

Sinon, nous avons enfin un filtre d’alimentation accessible depuis la face avant du boîtier ! Clairement, les modèles proposant, ce type d’option reste encore rares, c’est dommage puisque cela reste très pratique pour l’entretien. Il n’est alors pas nécessaire de bouger son boîtier dans tous les sens pour nettoyer son filtre. 

Enfin, pour le câblage, nous avons déjà quelques bandes velcros en place. C’est pratique et cela nous évite de consommer nos colliers en nylon à usage unique. 

En résumé :

be quiet! Pure base 501 désossé

Grosso modo, nous retrouvons ici un bon petit boîtier offrant une construction solide en acier. À l’intérieur, on aura de la place pour nos composants tandis que la ventilation arrive avec deux moulins de 140 mm par défaut. 

[nextpage title= »Montage »]

Montage

On passe maintenant à l’étape de montage de notre configuration à l’intérieur de ce Pure Base 501 de be quiet!. Voici donc les composants qui serviront pour le montage :

L’alimentation :

be quiet! Pure base 501 montage alimentation

Ici, le montage de notre alimentation se fait très simplement en la glissant latéralement dans son emplacement puis en la vissant par l’arrière. Toutefois, avec la cage disque dur en place, nous vous conseillons d’ajouter les câbles nécessaires à votre installation avant de la monter puisque la cage disque dur ne laissera que peu d’espaces pour rajouter des brins ultérieurement.  

Installation de la carte mère : 

be quiet! Pure base 501 montage carte mère

be quiet! Pure base 501 montage carte mère Visiblement, be quiet! à procéder à un changement de visserie pour la carte mère. De nouveau, les vis fournies ne passent pas au travers du bouclier de notre N7 Z790 de NZXT. On se retrouve dans une situation similaire à celle du Light Base 600 où nous avons dû piocher dans notre stock personnel pour terminer le montage. Attention si vous avez une carte mère avec un bouclier. 

Idem, notre carte mère ne disposant pas de trou central pour le montage, il nous a fallu retirer le plot central du plateau de la carte au profit d’une entretoise avant de glisser notre carte sur son emplacement. Pour finir, un démontage du ventilateur arrière a été nécessaire puisqu’il venait taper au niveau du cache I/O de notre carte. 

Le câblage :

Le panneau de contrôle :

On attaque donc le câblage de notre configuration par le panneau de contrôle, comme à notre habitude. À ce sujet, nous faisons passer les connecteurs HD_AUDIO et F_PANEL par les ouvertures situées dans le bas. Quant aux différents USB, ces derniers font une boucle pour remonter le long de la carte mère avant de ressortir à leur emplacement définitif. 

be quiet! Pure base 501 câblage

Pour le plaquage, nous exploitons les bandes velcros au maximum pour le plaquage… Tandis que l’HD_AUDIO est laissé en appui contre le rebord arrière du Pure Base 501. 

La carte mère, la carte graphique :

Dans ce boîtier, l’EPS12V CPU remonte donc par l’arrière du boîtier avant de ressortir par l’ouverture supérieure à l’arrière du boîtier. On utilise ici une bande velcro pour le plaquer dans le bas du châssis. 

Quant à l’ATX 24 broches et le PCIe 8 broches, les deux câbles longent le plateau de la carte mère et ressortent par l’ouverture verticale. Ici, nous exploitons les bandes velcros déjà en place sur le chemin pour le plaquage. 

Installation du ventirad et de la carte graphique :

be quiet! Pure base 501 câblage

Pour le montage du ventirad CPU, si vous ne l’avez pas monté sur votre carte mère avant de la mettre dans le boîtier, il faudra enlever la platine SSD située derrière la carte mère avant. Ensuite, vous aurez un dégagement conséquent pour positionner une backplate au dos de votre carte. 

Afin de monter la carte graphique à la verticale, il faudra d’abord enlever tous les caches PCIe avant d’installer les supports supérieurs et inférieurs. Ensuite, nous insérons notre carte verticalement avant de la visser par son équerre à l’arrière du boîtier. Enfin, un petit cache couvre vis sera à installer à l’arrière. À noter qu’il faudra rajouter un riser PCIe à vos frais pour profiter de ce type de montage. 

Globalement :

be quiet! Pure base 501 montage final

Si ce n’est au moment de monter notre carte mère, le montage à l’intérieur de ce Pure Base 501 s’est bien déroulé. Globalement, nous avons de la place pour nos composants, surtout pour le ventirad CPU. La carte graphique non plus ne souffrira pas d’un manque de place. Quant au câblage, les bandes velcros permettent de garder les colliers en nylon pour plus tard. 

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Nous avons mis à jour notre protocole de test afin de tester les qualités de nos boîtiers. Ainsi, nous évaluerons les prestations offertes par les différents modèles selon trois critères :

  • Isolation
  • Bruit de la ventilation d’origine
  • Flux d’air

Ici, la configuration change, vous trouverez le détail un peu plus bas. Quant aux logiciels, le CPU tournera sur PowerMax tandis que la carte graphique fonctionnera sur Furmark, les deux simultanément. À noter que la ventilation du CPU est forcée sur 50 % tandis que celle de la carte graphique tournera à 50 %.

De plus, afin de limiter les variations de températures liées aux variations de fréquence/consommation, nous écrêtons la courbe de la carte graphique à 1800 MHz, fréquence boost d’origine de la RTX 3050 Strix d’ASUS.

Une période de chauffe de 8 à 9 min est appliquée avant deux sessions de moyenne de 2 min. Les tests sont enchainés les uns après les autres, sans coupure, de sorte à observer la variation de la température des composants en fonction des régimes des ventilateurs du boîtier. Ensuite, un delta est appliqué : température des composants soustraite à la température ambiante.

Pour ce qui est de l’ajout de la ventilation, nous choisissons d’intégrer deux ventilateurs. Le premier, un Fractal Design Silent Series est dans le haut en extraction. Le second est un Thermaltake Riing 14 rouge monté en façade en aspiration, juste en face de la carte graphique.

Configuration :

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Tests

Flux d’air :

La ventilation supplémentaire prend la forme de deux ventilateurs. Le premier, un Fractal Design Silent Series est monté dans le haut en extraction. Le second est un Thermaltake Riing 14 rouge monté à l’avant en aspiration, en face de la carte graphique.

Flux d’air CPU, ventilation d’origine puis complétée :

On commence tout d’abord avec la température de notre CPU. On garde la façade ainsi que la partie supérieure de notre boîtier de test. Voyons si le flux d’air est suffisant pour avoir une influence sur refroidissement du Core i5 14600KF.

Température Core i5 14600KF

Au niveau des températures mesurées sur notre Core i5 14600KF, le Pure Base 501 s’en sort plutôt bien à fond. En effet, avec delta 55,3°C en 12V, notre processeur est maintenu à des températures similaires à celles que l’on retrouvait dans un Light Base 600 ou d’un Invader X disposant pourtant de plus de ventilateurs de série. 

À bas régime toutefois, on se retrouve à mi-chemin entre un Morpheus et un Light Base 600 LX tandis que l’ajout de ventilateurs permettra une belle réduction des températures comme on peut le voir. 

Flux d’air CPU ventilation d’origine sans façade ni top :

Afin de nous assurer du facteur limitant dans l’histoire (et à quel point), nous retirons le panneau latéral en acier ainsi que la partie supérieure du boîtier. Le but ici est de montrer les performances brutes de la ventilation intégrée…

Température Core i5 14600KF sans façade

En retirant la façade ainsi que le filtre supérieur, nous obtenons une réduction des températures. En effet, à basse vitesse, nous relevons une différence de 5°C contre 7,4°C à fond. C’est à plein régime que la différence est la plus importante. 

Flux d’air GPU, ventilation d’origine puis complétée :

On réitère l’opération, mais avec des mesures effectuées sur la carte graphique. Ici, nous testons avec ventilation d’origine puis ventilation complétée.

température RTX 3050 Par défaut, le ventilateur en façade opte une position haute dans le boîtier. Par conséquent, notre carte graphique ne semble pas idéalement profiter de la ventilation apportée par ce dernier. Comme on peut le voir, nous retrouvons des gains importants en ajoutant un second ventilateur en façade. Par défaut, le refroidissement de notre CG n’est pas optimal. À la réception, il faudra penser réajuster de ce ventilateur de sorte qu’il arrose et le processeur et la carte graphique. 

Flux d’air GPU ventilation d’origine sans façade ni top :

Nous refaisons le même test, mais en retirant la façade et le top du boîtier. Voyons comment cela influera sur les températures de la carte.

Température Core i5 14600KF sans façade En retirant la façade ainsi que le filtre supérieur, les températures diminuent, un peu. Toutefois, ceci ne permet pas au boîtier de remonter dans le classement. Encore une fois, la position haute du ventilateur en façade favorise davantage le refroidissement du processeur que de la carte graphique. 

Isolation :

Ici, nous mesurons simplement le bruit émis par notre config lorsque l’on fait tourner le refroidissement CPU et le refroidissement GPU très vite.

Isolation Pure Base 501

En matière d’isolation phonique, le Pure Base 501 ne fait pas de miracle, néanmoins, avec une façade en mesh et un filtre à poussière dans le haut, il ne faut pas trop en demander. 

Bruit de la ventilation d’origine :

Cette fois-ci, nous mesurons le bruit émis par la ventilation d’origine du boîtier. Pour cela, la configuration tourne en idle (ventilation CPU et GPU au minimum) pendant que les relevés sont effectués successivement en 5V, 8V et 12V sur la ventilation du boîtier.

Pure Base 501 bruit ventilateurs

Si l’isolation du boîtier est perfectible, les ventilateurs présents dedans se montrent très discrets. À pleine vitesse, ces derniers ne génèrent alors que 34 dB pour immédiatement tomber à 30 dB en 8 et 5V. Clairement, nous sommes à des années-lumière du 3500X de Corsair et ses ventilateurs assourdissants ! 

En résumé :

Dans les grandes lignes, nous retiendrons que le Pure Base 501 propose un refroidissement correct de la partie processeur, mais qu’il montre ses limites pour la carte graphique. Pour améliorer cet aspect, soit vous repositionnez le ventilateur frontal, soit il faudra rajouter un autre ventilateur à l’avant. Quoi qu’il en soit, la ventilation d’origine se montrera très silencieuse tandis que l’isolation restera perfectible. 

[nextpage title= »Conclusion »]

Nous arrivons maintenant à la fin de notre test du Pure Base 501 de be quiet!. Alors, bon boîtier ou pas ? On vous dit tout !

be quiet! renouvelle son offre entrée de gamme :

Du côté de be quiet!, nous retrouvons une offre d’entrée de gamme renouvelée avec l’arrivée du Pure Base 501. Au programme, nous retrouvons un bon petit boîtier avec un design tout à fait sympathique et une bonne finition compte tenu du segment visé. 

Ce modèle propose d’ailleurs quelques options intéressantes comme la possibilité de monter la carte graphique à la verticale ou un filtre d’alimentation accessible depuis l’avant. Dommage que cette dernière option ne soit pas disponible pour tous les modèles. 

Un plateau de carte mère étriqué :

Si ce boîtier n’oppose pas de véritable problème de compatibilité avec les composants, il faudra faire attention à quelques petites choses lors du montage de la carte mère. En effet, nous avons dû retirer le plot central pour y mettre une entretoise. Sinon, la visserie n’est toujours pas compatible avec notre N7 Z790 tandis qu’il a fallu retirer le ventilateur arrière pour insérer la carte sur son plateau. Sorti de ça, le montage reste simple d’autant que la partie câblage est facilitée par la présence de bande velcros. 

Une ventilation à repositionner ou à compléter pour des nuisances sonores maîtrisées  :

Au niveau du refroidissement, nous avons remarqué que la carte graphique ne profite pas énormément du flux d’air en provenance de la façade. Le ventilateur avant est positionné trop haut en façade. Pour rectifier le tir, le mieux reste encore d’abaisser le ventilateur ou de compléter la ventilation. 

Sinon, le Pure Base 501 propose une isolation phonique perfectible. Cependant, il ne faut pas lui en vouloir, c’est un modèle qui met en avant une façade en mesh ainsi qu’un filtre à poussière supérieur uniquement. Dans l’absolu, ce n’est pas ce qu’il y a de mieux pour couper du bruit. 

Toutefois, la ventilation se montrera silencieuse avec des nuisances sonores maîtrisées à fond alors qu’elle sera inaudible dès le mi-régime. 

Un positionnement tarifaire cohérent :

Enfin, avec ce boîtier, be quiet! nous propose une référence abordable avec une facture s’élevant à 109,90 € pour cette version blanche. Certes, il y aura de la concurrence à ce prix, toutefois, le boîtier fait le travail et propose une jolie petite bouille. 

be quiet! Pure Base 501 :

On a aimé :
  • Le design tout à fait sympathique
  • Ses bonnes capacités d’accueil, surtout ventirad CPU
  • La présence du nécessaire pour monter sa carte graphique à la verticale
  • Le filtre à poussière accessible depuis la façade
  • Les bandes velcros permettant d’économiser les colliers en nylon
  • La ventilation d’origine silencieuse
  • Le montant cohérent de la facture
On a moins aimé :
  • La visserie non compatible avec notre NZXT N7 Z790
  • La ventilation qui ne profite pas beaucoup à notre carte graphique
  • L’isolation perfectible

overclocking.com Gold Award Pour finir, nous attribuons l’or au Pure Base 501 de be quiet!. C’est une référence qui présente plutôt bien et propose une jolie bouille. Si ce n’est la ventilation d’origine qu’il faudra repositionner et le plateau de carte mère un peu étriqué, il ne présente pas d’inconvénient majeur. Au contraire, il propose quelques bonnes options dont certaines simplifient l’entretien et permettent une mise en avant de votre carte graphique. Enfin, on peut compter sur une facture plutôt abordable. 

Un grand merci à be quiet! !

Apple met à jour ses Mac avec sa puce M4

Hier, le 28 octobre, le vice-président en charge de l’ingénierie matérielle d’Apple a annoncé le début d’une série d’annonces concernant les Mac :  C’est une semaine importante pour le Mac et ce matin, nous débutons une série de trois annonces de nouveaux produits que nous dévoilerons jour après jour. Après l’iMac hier, on devrait découvrir les générations M4 du MacBook Pro avec la puce M4. On portera notre attention sur l’arrivée (ou pas) des puces M4 Pro et M4 Max qui n’ont pas encore été annoncées. Le Mac mini devrait lui perdre en taille et être profondément remanié. On ne sait pas si le Mac Studio sera lui aussi mis à jour. Mais avec un prix évoluant entre 2400 et 4300€ pour des puces M2 Max et M2 Ultra, il serait étonnant de voir Apple faire l’impasse. En juillet dernier, les rumeurs évoquaient une mise à jour en 2025 pour cette gamme.

Apple M4

Quid du potentiel de la puce Apple M4

La puce M4, fabriquée avec une technologie de gravure en 3 nanomètres par TSMC, procurerait, d’après Apple, une efficacité énergétique et une capacité de traitement considérablement améliorées. Axée sur l’intelligence artificielle, l’accélération de son calendrier aurait mis fin aux projets d’arrivées de puces M3 Ultra. De l’avis même de la communauté Apple, la puce M4 laisse sceptique. Comme annoncé lors de son officialisation le M4 est effectivement 25% plus rapide que le M3, 50% plus rapide que le M2, comme promis par Apple, ce qui le met au niveau des M2 Pro et M3 Pro. Le gain en fréquence est connu, puisque le M4 tourne à 4,4 Ghz contre 4,05 Ghz pour le M3, une augmentation de 8,6% de la fréquence.

Si on se pose, on constate donc un gain d’environ 16% par l’adjonction de 2 cœurs économiques (4+4 à 4+6), environ 9% par augmentation de la fréquence, et quasi nul pour ce qui concerne l’efficacité de la micro-architecture comparé au M3…Reste maintenant à déterminer comment la magie (marketing?) de l’IA peut opérer. Il faudra pour cela voir comment Apple arrive à combiner tout ça pour présenter de réels avancés aux utilisateurs. Quand on se souvient de la dernière présentation de l’Iphone à ce sujet, pas de quoi grimper au plafond. Mais, c’est le propre d’Apple depuis son origine, on peut toujours s’attendre à une vraie surprise.

 

La SOM pourrait remplacer RAM et SSD

Vous n’avez sans doute pas encore entendu parler de la SOM (acronyme de Selector-Only Memory). Pourtant, cette technologie brevetée par Samsung et SK Hynix pourrait changer pas mal de chose dans un avenir proche. Pour faire simple, cette mémoire intègre des fonctionnalités de mémoire non volatile (NAND Flash) avec une vitesse de lecture et d’écriture similaire à celle de la mémoire DRAM. Sommes nous tout prêt de réaliser un fantasme de antédiluvien de geek : Windows installé sur sa « ram » ?

En 2023, Samsung présentait déjà une mémoire SOM de 64 Go. Mais l’entreprise semble avoir passé plusieurs étapes supplémentaires dans le développement de sa solution SOM et compte faire plusieurs annonces et présentations avant la fin de cette année. En effet, l’International Electronic Device Meeting (IEDM), un événement annuel qui réunira des spécialistes à San Francisco en décembre, pourrait être le théâtre de ces annonces. Pour l’industrie du Pc et de l’informatique en général, la SOM pourrait apporter beaucoup de choses. Cela pourrait par exemple engendrer une simplification dans la conception des ordinateurs portables, mais aussi des PC et et serveurs sans pratiquement perdre en performances ou en capacité.

La SOM : le stockage idéal alliant la non-volatilité du flash à la rapidité du DRAM.

Les progrès de Samsung sont en grande partie liés à ses choix dans les matériaux pour réaliser ses travaux. L’utilisation très récente de l’IA a permis à l’entreprise de tester une multitudes de combinaisons de matériaux pour finalement trouver la combinaison permettant de produire des systèmes SOM plus compacts, plus rapides, stables et économes en énergie. Sans l’utilisation de ces modèles de calculs boostés par l’IA, l’entreprise aurait du rallonger considérablement sa phase de développement tout en engageant des coûts importants pour tester de multiples prototypes. Avec ces nouveaux outils, les chercheurs ont établi des critères permettant d’ identifier des combinaisons de matériaux prometteuses sans avoir recours à des tests physiques approfondis.

Evidemment, nous sommes encore un peu loin de l’arrivée de cette technologie dans nos PCs. Cependant, en fonction des annonces que nous allons pouvoir découvrir dans quelques semaines, on s’achemine peut-être vers une vraie révolution dans la manière dont on stocke nos données.