Test : ROG Strix B660-F Gaming Wifi

[nextpage title= »Introduction : « ]

Ayant parfois la tête ailleurs ou sous l’eau, je me suis rendu compte que je n’avais jamais bouclé le test de la carte mère ROG Strix B660-F Gaming Wifi d’Asus. Et Dieu sait pourtant qu’elle m’avait laissé une excellente impression lors des premiers tests que j’avais réalisé avec. Comme nous vous l’indiquions dans cette brève, l’overclocking via le BCLK fonctionnait parfaitement avec les processeurs non-K. L’autre bonne nouvelle était que l’overclocking mémoire était lui aussi plutôt très bon ! Je vais donc aujourd’hui réparer cette erreur en vous proposant le test complet de cette ROG Strix B660-F Gaming Wifi associée à notre i3-12100F. Et comme si ce n’était pas assez, nous postons en même temps un tutoriel permettant de passer de 4100 MHz à 5125 MHz avec notre i3-12100F en moins de 5 minutes. Cette carte est actuellement disponible à 265 euros, un prix intéressant pour ce lancer sur Alder Lake en DDR5.

La carte mère ROG Strix Z690 B660-F Gaming

Merci à Asus France d’avoir mis à notre disposition un exemplaire de cette carte mère.

[nextpage title= »ROG Strix B660-F Gaming Wifi : « ]

Lors de chaque nouvelle génération de cartes mères, Asus nous propose des modèles de la série « Strix ». La série « Strix » représente chez Asus ce qui se fait de mieux pour les gamers tout en offrant de nombreuses fonctionnalités. L’intérêt pour nous sur ce modèle étant sa compatibilité avec l’overclocking via le BCLK. Nous pourrons ainsi tirer parti des processeurs non-K. Nous reviendrons en détails sur cette fonctionnalité dans la page consacrée à l’overclocking et dans notre tutoriel dédié à ce i3-12100F.

 

Le bundle :

Un petit tour par le bundle de cette ROG Strix B660-F Gaming Wifi afin de voir si celle-ci bénéficie « d’objets particuliers ». Globalement, on retrouve un bundle assez standard avec les traditionnels câbles SATA, l’antenne Wi-Fi, des stickers, le manuel de la carte mère, etc. Le seul goodies qui sort un peu du lot est la présence d’un porte clé ROG.

 

Nouveau socket et support du PCIe 5.0 :

Comme nous vous le disions dans l’introduction, cette ROG Strix B660-F Gaming Wifi est architecturée autour du nouveau chipset d’Intel, le B660. Il s’agit d’un chipset milieu de gamme. Cette carte mère change intègre elle aussi le dernier socket LGA-1700.

Le socket LGA-1700 dispose donc de 1700 pins, contre 1200 pour le précédent. Vous devrez peut-être investir dans un nouveau système de refroidissement. Certaines marques, comme Noctua, proposent un adaptateur pour votre cooler actuel. Pensez à vous renseigner car il est souvent gratuit. Ici, aucun souci, puisque notre ROG Strix B660-F Gaming Wifi dispose des trous du LGA-1200 et LGA-1700. Bien vu Asus !

Le chipset B660 prend en charge officiellement le PCIe 5.0. Cependant, actuellement, aucun composant n’est encore compatible avec cette norme. L’autre grand changement est le support de la DDR5. Sachez qu’en B660, il existe des cartes mères DDR4 et des versions DDR5.

 

Les différents radiateurs :

Les dimensions de la carte sont de 305 mm x 244 mm, ce qui correspond au format ATX. La couleur dominante sur le PCB est le noir avec des inscriptions blanches. Le design est facilement identifiable comme un produit de chez Asus reprenant les codes de la marque. Elle a d’ailleurs un petit air de ressemblance avec les Strix de la génération précédente. Il s’agit d’une série qui s’est créé sa propre identité au fil des années.

Débutons le tour du propriétaire avec les radiateurs qui sont au nombre de trois !
Tout d’abord, les deux radiateurs situés sur le dessus de la carte mère et qui recouvre l’étage d’alimentation. Ces deux radiateurs sont reliés ensemble par un caloduc. Le cache plastique, disposant d’un très très léger rétro-éclairage RGB. Nous sommes ici sur un système entièrement passif.

Le troisième recouvre le chipset et bénéficie d’une surface assez importante mais de faible hauteur afin de permettre facilement la mise en place des cartes graphiques. On y retrouve le logo ROG ainsi que la nom de la série Strix.

 

Pas moins de 3 emplacements SSD :

Deux plaques en aluminium noir dont la découpe vient parfaitement s’associer avec celle posée sur le chipset, recouvre les trois emplacements SSD de type M.2 au niveau du PCB. Vous aurez ainsi la possibilité de bénéficier d’une zone de stockage très importante. Deux emplacements sont câblés en PCI-E 4.0 4x et le troisième en PCI-E 3.0 4x.

Chacune de ces plaques est dotée d’un pad thermique chargé d’optimiser la dissipation de la chaleur émise par le SSD. N’oubliez pas d’ôter le film plastique de protection avant d’installer votre SSD.

Asus propose sur ce modèle milieu de gamme le système de serrage rapide pour les SSD comme sur le Z690. Plus besoin de venir fixer une vis, il vous suffit de faire pivoter le loquet afin de verrouiller le SSD. C’est une excellente initiative de la part d’Asus.

 

Le socket et les PCIe :

L’espace autour du socket est assez bien dégagé. Ici, seuls les trous de fixation du socket LGA-1700 sont disponibles. Cette ROG Strix B660-F Gaming Wifi peut accueillir au maximum quatre barrettes mémoires de DDR5. Elle supporte les kits mémoires en dual channel jusque 6000 MHz (OC) et pour une quantité maximal de 128 GB.

On retrouve un emplacement PCIe 5.0 et deux PCIe 3.0. Pour alimenter tout ce petit monde, la carte dispose d’un connecteur pins et d’un 8 pins + 4 pins situé à côté des étages d’alimentation.

 

RGB or not RGB ?

Comme c’est le cas pour une grande partie de la gamme ROG, elle dispose du système AURA. Mais sur ce modèle, le rétroéclairage RGB est réduit au stricte minimum avec seulement l’inscription GAMER sur l’un des radiateurs. Deux inscriptions métallisées apportent selon leur reflet une impression de RGB.

[nextpage title= »Le PCB et les connectiques : « ]

Les outils pour clocker :

Débutons avec les éléments insérés sur le PCB et qui peuvent s’avérer être des outils intéressants pour les overclockeurs. Ils sont très peu nombreux puisque cette carte se destine au milieu de gamme.

  • Le CLR CMOS : permet d’effacer les paramètres du BIOS afin de revenir à ceux par défaut.
  • Le Q LED : 4 diodes (CPU – DRAM – VGA – BOOT) qui permettent de diagnostiquer les erreurs lors du boot de la carte. Si l’une d’entre elles reste allumée, c’est que le composant qui lui correspond pose problème.

Nous aurions vraiment voulu avoir un bouton physique de mise sous tension. Les tests hors boitier nous obligent toujours à bidouiller un bouton de démarrage.

 

Les connectiques :

La façade arrière dispose des éléments suivants. Tout d’abord le Clear CMOS, le bouton BIOS Flashback ainsi que les supports d’antennes pour le Wi-Fi dual band. La carte dispose d’un port HDMI et d’un DisplayPort. On retrouve aussi de deux USB 2.0, de cinq USB 3.2 Gen 1, d’un USB 3.2 Gen 2×2 Type-C et de deux USB 3.2 Gen 2. Viennent ensuite les différentes sorties audio et le port LAN (RJ45). Enfin, la partie audio est assurée par une puce Realtek ALC1220.

 

Le PCB :

Cette ROG Strix B660-F Gaming Wifi dispose d’un étage d’alimentation 16+1 avec comme contrôleur PWM, une puce ASP2100. La partie en charge du CPU se compose de 16 phases et sur ce modèle, aucun doubleur, mais attention les phases sont placées en parallèles : elles sont donc réellement au nombre de 8. Les mosfets sont eux des modèles de 50A. Afin de pouvoir proposer l’overclocking via la fréquence BCLK, la carte est dotée d’un « external clock generator ».

Maintenant que nous avons fait le tour du PCB, intéressons-nous au BIOS. N’oubliez pas de le mettre à jour lorsque de nouvelles versions sont disponibles.

[nextpage title= »Le BIOS : « ]

La particularité de ce BIOS et donc de cette ROG Strix B660-F Gaming Wifi est de supporter l’overclocking des processeurs via le BLCK. Mais pour ce faire, il faudra respecter un certain protocole pour que cela fonctionne. Nous avons pour nos tests flashé le BIOS avec la dernière version en date qui est la 1601 bêta du 8/06/2022.

En ce qui concerne le BIOS, au premier coup d’œil, on reconnait que nous sommes chez Asus. On retrouve les onglets habituels avec « AI Tweaker » qui vous permettra de paramétrer votre processeur ainsi que votre kit mémoire. N’oubliez pas que vous devez absolument paramétrer votre kit mémoire en activant le profil XMP ou DOCP. N’hésitez pas à demander conseils sur notre forum et discord si vous rencontrez des soucis lors du paramétrage de votre BIOS.

Lors de l’achat d’une carte mère, l’une des premières choses à faire est de vérifier que vous disposez bien du dernier BIOS. Beaucoup de personnes me demandent encore l’intérêt de flasher son BIOS. C’est très simple, il s’agit de correctifs qui sont nécessaires au bon fonctionnement de votre configuration et qui dans certains cas peuvent même améliorer les performances.

Enfin, la sauvegarde de profils est vivement recommandée lorsque vous réalisez des tests. Cela permet un gain de temps. Sachez que vous avez aussi la possibilité de les sauver sur une clé USB.

Cela vous permettra de conserver vos profils et de les recharger lorsque vous mettrez votre BIOS à jour. Eh oui, une mise à jour du BIOS écrase automatiquement tous vos profils sauvegardés. Logique, mais à prévoir en amont !

[nextpage title= »La configuration de tests : « ]

Voici donc les différents composants qui équipent notre plateforme de tests. Pour la publication de ces tests, j’ai utilisé le dernier BIOS en date reçu bien que de nouvelles versions seront très certainement disponibles dans les jours à venir.

  • Carte mère : ROG Strix B660-F Gaming Wifi (BIOS 1601 bêta)
  • Processeur : Intel i3-12100F Alder Lake
  • Mémoire : 32 GB Corsair Dominator Platinum RGB 6600 MT/s CL32
  • Carte graphique : MSI GT 710
  • Système de refroidissement : boucle EK
  • SSD : Western Digital SN850 NVMe SSD M.2
  • Alimentation : be quiet! Dark Power PRO 12 1500w
  • Système d’exploitation : Windows 10 64 bits
  • Écran : ROG PG27UQ

Un petit tour par CPU-Z afin de s’assurer que tout est parfaitement en ordre avant de débuter nos tests. On remarque qu’avec cette version 2.01, notre i3-12100F est parfaitement reconnu ainsi que la mémoire DDR5. Notre i3-12100F dispose de 4 cœurs. Sur des taches single-core, l’un des quatre cœurs peut atteindre la fréquence de 4300 MHz. Pour ce qui est des taches multi-core, nous serons alors sur 4100 MHz.

C’est partiii pour l’overclocking de ce i3-12100F sur cette ROG Strix B660-F Gaming Wifi. Nous allons donc surtout évaluer la carte sur son potentiel à respecter son engagement d’overclocker les processeurs via la fréquence BCLK.

Vous pourrez bien entendu choisir d’équiper votre carte mère d’un processeur « K » ou « non-K », mais l’overclocking se fera uniquement via la fréquence BCLK.

[nextpage title= »Overclocking du i3-12100F : « ]

CPU non-K et fréquence BCLK :

Avant de débuter, il est nécessaire de rappeler ce qu’est un processeur non-K. Il s’agit d’un processeur qui ne dispose pas d’un coefficient multiplicateur débloqué comme par exemple les i5-12600K, i7-12700K et i9-12900K. Dans le cas de notre i3-12100F, le coefficient est bloqué à 41. C’est-à-dire 4100 MHz (41 x 100 MHz de BCLK) sur les 4 cœurs. Le seul moyen d’overclocker le processeur sera d’augmenter la fréquence BCLK. Sauf que, sur une carte mère traditionnelle, on se retrouve vite bloqué au-delà de 102/103 MHz. C’est donc ici que cette ROG Strix B660-F Gaming Wifi va montrer tout son potentiel.

Rappelons que le chipset B660 bloquera aussi un processeur K comme le 12900K au niveau du coefficient multiplicateur. Seule une carte au chipset Z, comme la Z690, associée à un CPU « K » sera le combo parfait pour l’overclocking via le coefficient multiplicateur. Afin d’avoir encore toutes les informations sur l’overclocking de ce i3-12100F avec cette ROG Strix B660-F Gaming Wifi, je vous invite à lire notre tutoriel.

Attention, toutes les cartes mères B660 ne permettent pas d’overclocker via la fréquence BCLK. Vous devrez, avant votre achat, vous assurez que c’est bien le cas !

 

Protocole :

Première étape, avoir un ou plusieurs scores de référence avec votre processeur aux fréquences stock, c’est-à-dire, sans avoir réalisé aucune modification si ce n’est, avoir activé le profil XMP. Il est aussi très important d’avoir à portée de main une feuille qui va vous permettre de noter tous les tests que vous allez réaliser ainsi que les résultats ou échecs. Personnellement, j’ai des centaines de feuilles de mes tests sur lesquelles il m’arrive de retourner afin de savoir comment s’était comporté le processeur sur telle carte mère ou dans telle condition de tests. Voici donc pour débuter nos performances à stock (i3-12100F + profil XMP) sous Cinebench R20, Cinebench R23, AIDA64 et Geekbench 3.4.4.

Pour de l’overclocking H24, il faudra bien sûr prendre plus de temps pour affiner la tension. Ici, l’idée va surtout d’aller pousser la carte au max de ses capacités ! Enfin, sachez que j’avais déjà fait une série de tests il y a quelques semaines et que je vais les reprendre avec la dernière version du BIOS en date.

 

Load-Line Calibration :

Comme vous pouvez le voir, la tension de départ est plus élevée qu’habituellement. En effet, j’opte souvent pour 1,20 volt alors qu’ici nous partons directement avec 1,30 volt. Afin de tenter de conserver une tension la plus stable possible, j’ai opté pour un Level 6 dans la partie Load-Line Calibration. L’idée est d’avoir le vdroop le plus faible possible.

Sans point de mesure sur le PCB pour relever la tension, c’est assez difficile de se faire une idée. C’est finalement mon expérience personnelle qui me pousse à choisir ce Level 6.

 

Construction du profil BCLK :

La grande différence avec les cartes ROG Z690, c’est que l’option « unlock BCLK » n’est pas à proprement dit disponible dans le BIOS. Il va falloir respecter une méthode afin d’avoir accès à l’overclocking via le BCLK ! Si vous ne le faîtes pas comme cela, rien ne se passera et votre fréquence BCLK restera à 100 MHz. Comme c’est un protocole assez stricte, nous vous avons concocté un tutoriel pour passer la fréquence de votre i3-12100F de 4100 MHz à 5125 MHz. Cela nous paraissait plus simple.

 

Overclocking CPU sous watercooling :

Si vous êtes un fidèle de nos articles, la méthode va être ici différente. Nous n’allons pas monter le coefficient multiplicateur mais la fréquence BCLK par palier de 5 MHz dans un premier temps : 100, 105, 110, 115, ect.

ATTENTION. Lorsque vous overclockez via le BCLK, vous modifiez directement la fréquence de votre mémoire mais aussi celle du cache. Il faudra donc en tenir compte au risque de ne pas comprendre pourquoi votre overclocking ne fonctionne pas. C’est une raison supplémentaire d’aller lire notre tutoriel si vous êtes débutant en overclocking.

Finalement, les 5125 MHz (41 x 125) ont été très facilement accessibles et sans demander une tension importante. Comme vous pouvez le voir sur nos captures, la température lors de nos benchmarks n’a jamais dépassé les 72°C. Petit rappel, nous utilisons une boucle de refroidissement liquide custom.

Les performances explosent avec un gain de 25% sur les scores sous Cinebench R20 et R23. Même constat sous Geekbench 3 avec plus de 22% de gain, le score passe de 26868 à 32871. Le constat est tout aussi démentiel sous AIDA64 avec des débits qui explosent littéralement. Et si nous clockions la DDR5 à présent ?

[nextpage title= »Overclocking DDR5 : »]

Maintenant que la partie CPU est optimisée et stable, nous pouvons passer à l’overclocking de la DDR5.

Overclocking de la DDR5 :

Comme nous vous l’annoncions dans le test avec le Corsair Dominator Platinum RGB 6600 MT/s CL32, l’idée va être de voir si ce kit passe sur nos cartes mères. Il s’agit d’un kit avec une fréquence élevée et des timings très serrés. Va-t-il passer sur toutes nos cartes mères et surtout l’entrée et le milieu de gamme ? Bonne nouvelle, car ici, aucun souci, le profil XMP est parfaitement reconnu et la carte charge l’OS sans difficulté.

L’overclocking de la mémoire est ce qui est le plus compliqué puisqu’il demande beaucoup de temps et de patience. Ici, à contrario des cartes hauts de gammes, nous n’avons pas de profils d’overclocking au sein du BIOS. Nous allons devoir partir de zéro. Enfin, pas tout à fait puisque nous savons déjà un peu de quoi est capable notre kit puisque nous venons de le tester.

Même si nous n’étions pas encore parfaitement stable par manque de temps, nous avons pu bencher notre Corsair Dominator Platinum RGB 6600 MT/s CL32 à 7000 MT/s en CL32 avec une tension de VVD 1,57volt et VDDQ à 1,53 volt.

 

Encore plus loin, BCLK à 130 MHz :

De mémoire, nous avions une barrière en watercooling à 125 MHz, mais ce ne fut pas le cas. Nous avons augmenté la tension à 1,35 volt, conservé notre overclocking mémoire et monté la fréquence BCLK à 130 MHz.

Comme il fallait s’y attendre, les scores continuent de grimper ! Voici d’ailleurs un tableau reprenant l’évolution des scores depuis ceux d’origine obtenu avec ce 12100F à 4100 MHz.

Les résultats parlent d’eux-mêmes et il serait vraiment dommageable de ne pas profiter de l’overclocking de ce i3-12100F pour une utilisation H24.

[nextpage title= »Le mot de la fin : »]

Nous voilà arrivé au terme de l’examen de cette ROG Strix B660-F Gaming Wifi. Asus propose avec ce modèle architecturée autour du chipset B660 une excellente carte. Elle se destine parfaitement aux gamers grâce à une connectique très complète. Comme nous l’avons souligné, elle permet aussi de profiter de l’overclocking des processeurs non-K via le BCLK. Avec son très bon tarif de 265 euros, il s’agit d’un prix assez très intéressant pour ce lancer sur Alder Lake en DDR5. N’oublions pas cependant que vous devrez acquérir un kit DDR5. Bonne nouvelle, nous remarquons une baisse significative depuis quelques semaines.

Cette ROG Strix B660-F Gaming Wifi pourra donc être une excellent base pour la conception d’un PC de type gaming en l’associant avec une RTX 3060 Ti par exemple pour profiter pleinement du 1080p. Et du côté de la DDR5, le kit Corsair Dominator Platinum RGB 6600 MT/s CL32 si vous avez les moyens. Bref, vraiment une excellente base pour se construire un PC gaming !

ROG Strix B660-F Gaming

ROG Strix B660-F Gaming Wifi

On a aimé :

  • Un étage d’alimentation performant
  • La possibilité d’utiliser de la mémoire haute capacité et haute fréquence
  • Un prix très correct pour ce modèle à 265 euros en DDR5 !
  • Le logiciel TurboV Core
  • La présence de 3 emplacements SSD
  • Une connectique ultra complète
  • Un rétro-éclairage RGB discret, comme nous apprécions !
  • L’overclocking via le BCLK pour les processeurs non-K
  • L’arrivée régulière de nouveaux BIOS

On aurait aimé :

  • Un bouton physique de mise sous tension et reset
  • Bénéficier de profils mémoires intégrés au sein du BIOS

Cette ROG Strix B660-F Gaming Wifi est un excellent choix si vous désirez acquérir un chipset milieu de gamme comme le B660. Le prix s’affiche à 265 euros mais n’oubliez pas qu’il s’agit d’un modèle qui supporte la DDR5 et non la DDR4. Elle dispose d’un design séduisant, de trois emplacements SSD, d’une connectique ultra complète, d’un BIOS mature, d’un rétro-éclairage discret ainsi que de la possibilité d’overclocker les processeurs via la fréquence BCLK.

GTX 1630 BattleAx : le même design que la GTX 1650 chez Colorful ?

La GTX 1630 n’est pas encore lancée que des visuels de l’un des modèles de chez Colorful. Effectivement, la petite GTX 1630 BattleAx de la marque se montre. Et d’un point de vue visuel, il n’y a pas de changement avec son homologue en GTX 1650.

GTX 1630 BattleAx : premiers visuels de la carte de Coloful ! 

Colorful GTX 1630 BattleAxAvec cette carte nous sommes sur le segment de l’entrée de gamme de la marque, malgré qu’il s’agisse d’un modèle entièrement customisé. Le dissipateur ainsi que le PCB sont de conception maison.

En ce qui concerne le système de refroidissement, on peut le voir, il dispose de deux ventilateurs axiaux. Ces derniers souffleront sur un large réseau d’ailettes en aluminium usinées directement dans la masse. Et quand on y regarde de plus près, on s’aperçoit qu’il n’y a pas de caloducs. En même temps, la carte affiche une faible consommation, 75W comme nous vous le disions ici.

Comme le soulignent nos confrères de chez VideoCardz, il est intéressant d’observer la présence d’un connecteur d’alimentation PCIe à 6 broches malgré que la carte ne soit pas overclockée d’usine. Enfin, pour ce qui est des sorties vidéos, on constate la présence d’un connecteur DVI, HDMI et DisplayPort.

Pour rappel, ce modèle embarquera un petit GPU TU117 renfermant 512 cuda core. La carte quant à elle disposera de 4 Go de mémoire en GDDR6 avec un petit bus de 64 bits. Enfin, le lancement devrait avoir lieu aujourd’hui, toujours si l’on en croit nos confrères.

Antec met en garde sur la manière de câbler votre carte graphique !

On l’a vu, les actuelles cartes graphiques haut de gamme ont tendance à fortement consommer. Cependant, cela ne met pas à mal seulement votre facture EDF, mais aussi votre alimentation et, potentiellement, ses câbles. Pour éviter les dégâts, Antec prend la parole en publiant des recommandations sur la manière d’utiliser vos brins PCIe.

Antec : attention à la manière dont vous câblez votre GPU haut de gamme !

Face à la hausse des consommations des GPU, la marque californienne poste de nouvelles recommandations sur la manière d’utiliser vos brins PCIe. Si vous disposez d’une carte graphique consommant plus de 200W, l’entreprise vous conseille donc de tirer un nouveau câble par connecteur.

Antec recommandation câblage GPU

Par exemple, si votre carte embarque deux connecteurs PCIe 6/8 broches, il est conseillé ajouter deux brins à votre alimentation… Et ce, même si chaque brin dispose de deux connecteurs PCIe 6+2. Le principe est le même si votre carte en dispose de trois, etc.

En procédant ainsi, on évite au maximum les dégâts liés à la forte consommation des cartes graphiques. Effectivement, suivant la qualité de la connectique utilisée, cette dernière peut être amenée à chauffer. Et en électricité (et pas que), une chauffe excessive peut conduire à un incendie.

Il ne reste maintenant plus qu’à voir si d’autres marques recommanderont de procéder ainsi. Idem, il n’est pas impossible que les doubles connecteurs PCIe 6+2 par câble finissent pas disparaître à l’avenir, le tout, au profit d’une connectique unique. Bref, affaire à suivre.


Par ici les recommandations d’Antec !

AMD confirme que ses RX 7000 ont été repensées pour le Raytracing et des hautes fréquences

Plus les jours passent et plus les analyses des dernières déclarations d’AMD se font précises. Ainsi, les paroles du vice-président senior de l’ingénierie d’AMD chez Radeon Technologies Group, David Wang, ont été décortiquées et on a pu comprendre qu’il a confirmé qu’AMD délivrera une amélioration notable des capacités de raytracing avec ses GPU RDNA 3 de nouvelle génération qui vont animer les RX 7000.

RTX 40 vs RX 7000

RX 7000 : Une architecture vraiment pensée pour le raytracing ?

C’est évidemment ce qui a été le talon d’Achille de l’ancienne génération en comparaison des RTX 30 de Nvidia. Les rouges semblent avoir cette fois pris le train et si on interprète simplement ses propos, on comprend que le cœur des GPU RDNA 3 a été optimisé pour la performance raytracing ce qui n’était pas forcément le cas avec la série RX6000. Mais il serait illusoire de penser que de son côté Nvidia va lever le pied. Les cœurs RT NVIDIA de 3e génération devraient faire leurs débuts sur la série GeForce RTX 40. La question sera donc de savoir si AMD comble son retard dans le domaine ou si les nouvelles cartes arrivent à rivaliser.

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Plus de 3 Ghz en fonctionnement ?

Dans les autres déclarations de David Wang on comprend aussi que l’une des partie du travail autour des GPU RDNA 3 permettra des vitesses d’horloge encore plus élevées que sur les GPU RDNA 2. Pour mémoire certaines RX 6000 fonctionnent déjà à près de 3 GHz. Chez AMD, avec l’utilisation du 5 nm, nous pouvons nous attendre à ce cette vitesse soit dépassée. Mais là encore, Nvidia ne devrait pas se contenter d’être spectateur. Même si rien n’est officiel du côté des verts, les rumeurs à propos des RTX 40 font allusion à des vitesses allant jusqu’à 3 GHz. Nvidia tirerait profit de l’utilisation du process 4N de TSMC plus efficace (nœud de processus optimisé de 5 nm).

RX 7000 RDNA 3

Dans cette histoire, comme nous l’évoquons depuis des semaines, les principaux acteurs se livrent à un poker menteur concernant les détails de leur futurs bébés. Il faudra donc vraiment attendre que l’un d’eux se dévoile pour commencer à se faire une idée précise. A ce petit jeu là, il se pourrait que Nvidia tire le premier en présentant des choses à la fin de l’été.

 

Source OC3D

[LABO] Teamgroup Delta RGB 6600 MHz CL34 DDR5

Nous venons à peine de mettre en ligne le test du kit Corsair Dominator Platinum RGB 6600 MT/s CL34, qu’un nouveau kit mémoire vient de débarquer dans le labo. Il s’agit du kit Delta RGB 6600 MT/s CL34 de la marque Teamgroup. Cette marque ne vous est pas inconnue puisque nous avons déjà eu la chance de passer en revue la version 6400 MT/s CL40.

Le kit de chez Teamgroup est livré dans une boite cartonnée reprenant un code couleur assez sobre. La marque met en avant le RGB de ses kits, avec sur la face avant, un module noir et un module blanc rétroéclairé. On peut distinguer les étiquettes de nos deux barrettes noire sur la face arrière de la boite grâce à une découpe. On peut ainsi s’apercevoir que celles-ci sont enfermées et protégées dans une protection plastique transparente. Sur la face arrière se trouve aussi une étiquette qui informe le futur acquéreur des caractéristiques de son kit mémoire.

Ce kit est cadencé à 6600 MT/s avec des timings de CL34 (40-40-84) nécessitant une tension de 1,40 volt pour fonctionner. Il est composé de deux barrettes de 16 GB pour un total de 32 GB. Nous sommes ici sur du full black au niveau des radiateurs. Sachez qu’une version blanche devrait être aussi disponible. Rendez-vous d’ici quelques jours afin de découvrir le test complet de ce Delta RGB 6600 MT/s CL34.

MAG CoreLiquid B : de nouveaux AIO MSI entrée de gamme !

Nouvelle série de kits watercooling à arriver chez MSI avec les MAG CoreLiquid B. Une nouvelle série se positionnant sur le secteur de l’entrée de gamme de la marque en proposant deux kits. Le premier modèle sera en 120 mm tandis que le second disposera d’un radiateur en 240 mm !

MAG CoreLiquid B : deux AIO en 120 mm et 240 mm ! 

MSI MAG CoreLiquid B240

Au programme, on retrouve donc deux nouveaux kits watercooling. Malgré des tailles différentes, 120 mm et 240 mm pour rappel, l’épaisseur du radiateur sera la même dans les deux cas : 27 mm, idem pour la construction en aluminium.

À l’instar du MAG CoreLiquid C240 (test disponible ici), la pompe de ces modèles se situe dans le radiateur. Elle dispose notamment d’un moteur 6 pôles et fonctionnera jusqu’à 4200 RPM. En revanche, ses caractéristiques ne sont pas connues. On sait simplement que le logo pourra être orienté sur 360° afin d’être affiché dans le bon sens.

La ventilation sera assurée par un ou deux ventilateurs en 120 mm. Ces derniers mettent en avant une vitesse comprise entre 500 RPM à 2000 RPM. À plein régime, le flux d’air atteindra les 78,73 CFM, mais la pression statique reste inconnue. Par ailleurs, on remarque qu’ils disposent d’un éclairage RGB.

MSI MAG CoreLiquid B120

Pour finir, sachez que les kits pourront être installés sur une large gamme de plateformes, LGA-1700 inclus. Néanmoins, le TR4 n’est pas de la partie.

Actuellement, nous ne connaissons pas encore le prix de vente, il faudra patienter encore un petit peu…


Par ici et là les fiches techniques de MSI !


NVIDIA abandonne la RTX 3080 12 Go

L’arrivée en début de cette année 2022 de la RTX 3080 12 Go n’aura pas eu l’effet escompté. En fait, on peut même se demander ce que cherchait vraiment à faire Nvidia avec cette référence. On s’est tout de même retrouvé avec une RTX 3080 10Go, une RTX 3080 12Go et une RTX 3080Ti…Pour la cohérence on a vu mieux. Mais depuis quelques temps, avec le retour des stocks et la détente des prix, le positionnement de la RTX 3080 12Go était devenu lunaire. La carte se retrouvant régulièrement en concurrence avec des modèles de RTX 3080Ti. La situation n’avait plus aucun sens…Nvidia a semble t-il pris la décision de stopper cette série.

EOL RTX 3080 12Go

RTX 3080 12Go : une anomalie technique et commerciale

Il faut placer cette décision de Nvidia dans le contexte général de cette année 2022. Le marché s’est brutalement arrêté pour divers raisons ( fin de la spéculation, chute des cryptos, pouvoir d’achat en berne…). D’après plusieurs rumeurs, cette situation a un impact sur les stocks existants de RTX 30 qui ne sortent pas. La conséquence serait donc que NVIDIA aurait retardé d’un mois le lancement des GeForce RTX 4090, RTX 4080 et RTX 4070 afin de laisser du temps a ses partenaires de nettoyer leurs stocks mais aussi d’amplifier le mouvement de détente des prix. Tous ces facteurs combinés à l’attente des nouvelles générations contribuent à la faible dynamique du marché. Seule les cartes RTX 3050 à 3070 semblent avoir de l’avenir jusqu’à la fin de l’année aux yeux des consommateurs. Nvidia ne fait juste qu’acter ce que le client a décidé depuis quelques temps : se focaliser sur les références « rentables » et / ou attendre la nouvelle génération plutôt que d’engager un gros budget en ce moment.

La carte graphique MSI RTX 3080 Surprim X 12 GB

MAG Z690 Torpedo : la carte de MSI est maintenant refroidie par EKWB !

La marque slovène EKWB annonce un nouveau produit pour refroidir votre CPU et, indirectement, les VRM de votre carte mère. Effectivement, l’entreprise dévoile son MAG Torpedo Z690 D-RGB, un waterblock à destination de la MAG Z690 Torpedo de MSI.

MAG Z690 Torpedo : un waterblock pour la carte de MSI ! 

MSI MAG Z690 Torpedo - MAG Torpedo Z690 D-RGBAvec ce nouveau bloc, EKWB nous propose une solution un peu particulière. En effet, il ne s’agit pas d’un monobloc à proprement parler ni d’un waterblock… Mais plutôt un mélange des deux. Comme on peut le voir, il arrive avec deux radiateurs VRM qui viendront remplacer ceux d’origine de la carte de MSI. Ensuite, par l’intermédiaire de pads thermiques, le waterblock refroidira les nouveaux dissipateurs VRM en plus du CPU.

Sinon, on reste sur un produit EKWB somme toute assez classique d’un point de vue visuel. La partie supérieure est donc en acrylique avec une base en cuivre électrolytique. Pour le refroidissement du CPU, ce modèle dispose aussi de la dernière génération de cooling engine EK Velocity². Et sur le dessus, nous avons le droit à deux filetage en G1/4″.

Côté prix, on se situe à 99,90 €, un tarif, finalement assez abordable… Si l’on tient compte de ceux de la série EK-Quantum Velocity² affichés à plus de 120 € sur la boutique de la marque.


Par ici la fiche technique d’EKWB ! 


Divider 370 : nouvel ajout pour la série de Thermaltake !

Nouveau boîtier à faire son apparition chez Thermaltake qui lance son Divider 370. Un nouveau modèle qui se décline en noir et en blanc. Il propose toujours des panneaux mélangeant deux textures différentes avec une coupe oblique.

Divider 370 : un mélange entre verre trempé, mesh et acier ! 

Thermaltake Divider 370Nous avons donc affaire à un boîtier proposant un format moyen tour plutôt classique. Effectivement, il propose des dimensions de 220,3 (L) x 469,1 (P) x 491 (H) mm. Sur la balance, on retrouve un modèle pas trop lourd avec ses 7,44 kg !

En interne, c’est l’agencement classique, du moins, si l’on omet le double emplacement de ventilateurs en 120 mm à côté de la carte mère. Dans le bas, on retrouve un cache alimentation ajouré, de quoi profiter de l’éclairage ou du wattmètre intégré à certains blocs d’alimentations (cf : Cooler Master XG Plus 850 Platinum).

Bref, pour ce qui est des composants, ce boîtier s’avère plutôt spacieux. Le ventirad CPU pourra mesurer jusqu’à 170 mm de hauteur. La carte graphique profite de 340 mm avec un éventuel radiateur de watercooling en façade, 400 sans. Enfin, pour l’alimentation, on retrouve 230 mm de libres avec la cage HDD.

Thermaltake Divider 370 Snow

D’ailleurs, en parlant de HDD, les chiffres communiqués par la marque sont des plus classiques. Dans les faits, nous avons deux emplacements 3,5″/2,5″ via une cage et deux platines 2,5″.

Pour le refroidissement, si on le souhaite, on pourra installer un nombre important de ventilateurs. Comptez jusqu’à neuf moulins en 120 mm contre cinq en 140 mm. Pour du watercooling, la compatibilité s’arrête aux radiateurs en 360 mm en façade et dans le haut… Idem pour le 280 mm.

Nous terminons maintenant avec la facture qui s’élève à 159,90 € et il n’y aura pas de variation de prix selon la couleur. On en profite pour vous reparler du Divider 170 TG aRGB dont le prix est aussi connu : 112,90 € !


Par ici la fiche technique de Thermaltake ! 


Test : Corsair Dominator Platinum RGB 6600 MT/s CL32

[nextpage title= »Introduction : « ]

Nous poursuivons nos tests des kits mémoires DDR5 avec aujourd’hui un exemplaire du Dominator Platinum RGB 6600 MT/s CL32 de la marque Corsair. C’est un kit qui se compose de deux barrettes de 16 GB fonctionnant à une tension de 1,40 volt. Au moment d’écrire notre article, il s’agit du kit le plus performant vendu sur le marché. Ce kit est vendu à 459,99 euros ce qui est un très bon prix face à la concurrence et notamment le GSKill 6600 CL34 a 492 euros. Nous remarquons d’ailleurs une baisse assez significative des kits DDR5 ces dernières semaines. Une excellente nouvelle puisque les prochaines cartes mères AMD utiliseront elles aussi la DDR5.

Nous en profitons aussi pour remercier Corsair France de nous avoir offert l’opportunité de passer en revue ce kit bénéficiant de puces Hynix. Il s’agit des puces disposant du meilleur potentiel en overclocking.

 

On fait le point sur les kits à notre disposition :

Puisqu’il s’agit d’un article où nous allons faire des tests comparatifs, il nous semblait intéressant de refaire un point sur les différents kits en notre possession. Vous pourrez ainsi connaître en détails les caractéristiques de chacun d’entre eux. Vous pouvez aussi jeter un œil à la section où sont disponibles nos derniers tests de kits mémoires et ainsi retrouver celui qui vous intéresse.

Alors, petit commentaire face au choix de l’unité pour la fréquence mémoire. Depuis plusieurs mois, les fabricants et plusieurs de nos confrères n’utilisent plus MHz pour parler de la fréquence de la mémoire. Soit certains utilisent MT/s soit Mbps. De notre côté, nous allons passer sur MT/s à l’heure actuelle en attendant de voir que va devenir la nouvelle norme.

N’hésitez pas à nous posez vos questions si vous rencontrez des soucis de paramétrage soit en commentaire soit sur nos réseaux sociaux. Vous pouvez aussi rejoindre notre communauté sur le discord.

[nextpage title= »Description du packaging : »]

Un petit retour en arrière sur l’historique des Dominator :

À l’heure actuelle, on ne présente plus la société Corsair présente depuis 1994 sur le marché de la mémoire mais pas seulement. En effet, Corsair possède aussi dans son catalogue des boîtiers, des alimentations, des accessoires gaming ainsi que des systèmes de refroidissement. De nombreux produits de la marque sont devenus au fils du temps des références comme par exemple les alimentations AX ainsi que les modules de mémoires Dominator.

La série Dominator bénéficiant des dissipateurs DHX (Dual-path Heat Xchange) est apparue pour la première fois sur des barrettes de DDR2. Depuis lors, Corsair n’a eu de cesse de faire évoluer son dissipateur en proposant des séries inédites ainsi que des modèles ultra triés pour les overclockeurs. Si vous êtes un fidèle de la marque, vous ne pouvez avoir oublié la série rouge et noir des Dominator GT. Ces dernières années, nous avions eu le droit aux versions Dominator Platinum jusqu’à l’arrivée de ces nouveaux kits, qui disposent à présent de leds CAPELLIX, afin de répondre certainement à une demande des consommateurs. C’est donc un kit ultra haut de gamme, le Corsair Dominator Platinum RGB cadencé à 6600 MT/s en DDR5 que nous allons vous présenter aujourd’hui !

 

Description du bundle :

Le kit est livré dans une boite noir dont la forme s’apparente à un octogone. Le packaging est similaire aux versions en DDR4. On retrouve sur la face avant le logo Corsair, la capacité du kit ainsi que sa fréquence, le logo iCUE, le certificat XMP ainsi qu’une photo en relief représentant une barrette illuminée. À l’arrière, les points forts de ce kit sur lesquels nous allons revenir en détails ainsi que deux découpes permettant de visualiser l’étiquette apposée sur les barrettes.

Une fois la boite ouverte, on retrouve nos deux modules protégés indépendamment dans des boites plastiques transparentes. Le tout est inséré dans un bloc de mousse afin de garantir une protection optimale. Le superbe packaging proposé par Corsair annonce déjà la couleur !

 

Caractéristiques et refroidissement :

Notre kit est cadencé à 6600 MT/s avec des timings de 32-39-39-76. Il nécessite une tension de 1,40 volt pour fonctionner. Il se compose de deux barrettes de 16 GB pour un total de 32 GB. Nous sommes ici sur du full black au niveau des radiateurs. Sachez qu’une version blanche sera peut-être disponible dans les semaines à venir.

Les dissipateurs Dual-Path DHX, « Heatspreaders » en anglais, sont en aluminium et ici de couleur noir. Ils sont chargés de dissiper la chaleur dégagée par le PCB composé de dix couches ainsi que celle des puces mémoires. Notre Dominator Platinum RGB 6600 MT/s CL32 est assez haut et vous devrez vous assurez que cela ne pose pas de problème de compatibilité avec votre système de refroidissement. Sur la partie supérieure du module, on retrouve l’arche dans laquelle sont insérées dix petites fenêtres ainsi que le nom Dominator. L’ensemble sera illuminé par les 12 LED adressables.

Sur l’une des faces, on retrouve la marque, le nom de la série et l’inscription « DDR5 DHX ». De l’autre côté, une étiquette reprend une partie des caractéristiques de notre kit. Enfin, en ce qui concerne le tarif, ce kit est actuellement disponible au prix de 484,99 euros. La vente se fait directement sur le site de Corsair. Il s’agit actuellement du seul endroit où nous l’avons trouvé en stock.

 

De nouvelles leds CAPELLIX :

Avec ses modules en DDR5 de la série Dominator Platinum RGB, Corsair utilise ses leds adressables. Pour rappel, adressable veut dire que chaque led peut être commandée indépendamment des autres. Si vous êtes un fidèle de mes articles, vous savez que l’ambiance sapin de Noël est loin d’être ma tasse de thé. Heureusement, ce n’est pas le cas ici et Corsair a opté pour 12 LED CAPELLIX ultra-lumineuses. L’objectif est d’avoir un éclairage plus lumineux et différent de ce qui est proposé actuellement sur le marché.

L’avantage de ces nouvelles LED, c’est que leur surface n’est que de 0,2 mm³ contre 2,8 mm³ habituellement. Le rétroéclairage est bien entendu compatible et paramétrable via le logiciel mais de la marque, iCUE.

[nextpage title= »Les nouveautés de la DDR5 : « ]

L’arrivée du chipset Z690 coïncide avec l’arrivée de nouvelles barrettes mémoires en DDR5. Le principal changement est l’augmentation des fréquences ainsi qu’une capacité plus importante. Attention, mettons directement les choses au clair, il n’est pas possible d’utiliser des modules DDR5 sur une carte mère DDR4 et inversement. Même si la DDR5 possède aussi 288 broches, les encoches ne correspondent pas et c’est volontaire afin de ne pas avoir de catastrophes.

 

L’arrivée du module PMIC :

La grande nouveauté des barrettes DDR5 est la présence d’un module PMIC (Power Manager Integrated Circuit). Son rôle est de réguler l’alimentation du stick mémoire. Il y en a donc un par barrette. Celui-ci va utiliser le 5 volts de votre carte mère et le convertir pour fournir la tension nécessaire à votre kit. Par exemple, si votre kit a besoin de 1,1 volt, chaque puce recevra 1,1 volt.

Auparavant, c’était la carte mère qui était en charge de le faire. En réalité, cela a un avantage mais aussi un désavantage. Le point positif est de ne plus devoir prévoir ce contrôle sur le PCB de la carte mère pour les fabricants. Donc, un gain financier.

Mais malheureusement, il existe deux types de PMIC. L’un est verrouillé et n’acceptera que les valeurs par défaut de votre kit, on parle de secure mode. L’autre type de PMIC est modifiable et permettra donc de monter la tension au-delà de 2 volt. Heureusement, Asus sur sa Z690 APEX, a déjà commencé à contourner la restriction du secure mode afin d’atteindre 1,435 volt. Nous en avons parlé en détails dans l’article consacré à l’APEX.

L’autre question concerne le dégagement de chaleur de cette puce ainsi que le coût supplémentaire pour un kit DDR5. Personnellement, nous n’avons pas remarqué de dégagement supplémentaire de chaleur durant nos tests. En ce qui concerne les prix, ce sera plus élevé et ils dépendront aussi de la disponibilité.

 

Des fréquences plus hautes et une tension plus basse :

Alors, qu’est-ce qui change ? Premièrement, les fabricants semblent privilégier des barrettes de 16 GB et donc des kits dual channel en 2 x 16 ou 2 x 32 Go alors que nous sommes habitués à du 2 x 8 GB pour la DDR4. Les fréquences sont aussi à la hausse avec des kits qui débutent à 4800 MT/s alors que la norme semble se situer à 3200 MHz en DDR4 et qui peuvent atteindre actuellement 6600 MT/s. Enfin, qui dit hautes fréquences dit timings (beaucoup) plus relâchés.

La tension est aussi en amélioration puisqu’elle pourra diminuer à 1,1 volt pour la DDR5 contre 1,2 volt pour la DDR4. On parle ici d’une tension de 1,1 volt pour les kits DDR5 à 4800 MT/s. La tension sera plus haute si la fréquence augmente comme vous le verrez ci-dessous.

 

L’ECC (Error Correcting Code) compatible avec la DDR5 :

Les barrettes de DDR5 pourront intégrer l’ECC (Error Correcting Code). Euh, oui ? L’idée de ce module est de relever d’éventuelles erreurs et de les analyser avant de les transmettre au CPU. Maintenant, ce module ne sera pas disponible sur toutes les barrettes puisque cela augmentera le prix du kit. Tant que nous sommes à parler du prix, ceux-ci devraient être malheureusement (beaucoup) plus élevés.

XMP 2.0 (DDR4) et XMP 3.0 (DDR5), les changements :

On passe d’un XMP 2.0 pour la DDR4 au XMP 3.0 pour la DDR5. Ce qui change dans un premier temps, c’est la possibilité pour un fabricant de proposer trois XMP différents pour son kit mémoire. Ceux-ci doivent s’activer au sein du BIOS.

L’autre grande évolution est la possibilité d’enregistrer votre propre XMP. Pour faire simple, vous pouvez optimiser les timings et tensions pour ensuite écrire votre propre XMP. Une fois « gravé » sur votre stick mémoire, vous aurez la possibilité de choisir cette XMP au sein du BIOS. Il s’agit bien entendu d’une fonction sur laquelle nous reviendrons en détails lors d’un article dédié puisqu’il s’agit de quelques choses de possible avec iCUE.

[nextpage title= »Comment identifier son kit mémoire : « ]

Les caractéristiques de base :

Vous allez me dire que c’est assez facile puisqu’il suffit de regarder les références annoncées par le constructeur. Oui, mais ce n’est pas suffisant, surtout si vous comptez l’overclocker ! Certaines informations sont données par le constructeur, mais il faudra fouiller voire ôter les radiateurs pour connaître les autres.

On retrouve sur l’une des faces du dissipateur l’inscription « Dominator Platinum RGB » et sur l’autre, une étiquette reprenant les caractéristiques techniques de notre exemplaire. C’est cela que nous allons regarder en détails. Par exemple, dans le cas de notre exemplaire du jour, voilà les informations que nous connaissons.

  • La marque : Corsair
  • Le modèle : Dominator Platinum RGB
  • La capacité : 2 x 16 GB
  • La fréquence : 6600 MT/s
  • Les timings : 32-39-39-76
  • La tension : 1,40 volt
  • Révision : 5.43.13

Afin de se faire une idée du potentiel d’overclocking de votre kit, ces informations sont insuffisantes et il va falloir aller plus loin. En effet, il est aussi très important de connaître la révision du PCB ainsi que le modèle des puces qui équipent votre kit mémoire. En fonction de ces informations, les performances du kit en overclocking seront bien différentes.

Pour trouver ces renseignements, il n’existe actuellement qu’une seule solution, démonter les radiateurs. En effet, actuellement, le logiciel Taiphoon Burner ne prend pas en charge les kits en DDR5. D’ailleurs, rien n’indique que ce sera le cas dans les semaines à venir.

 

CPU-Z toujours présent :

Heureusement, notre fidèle logiciel CPU-Z est lui toujours au rendez-vous et nous permet de vérifier ces informations, notamment sur le type de puces qui équipe notre kit. Actuellement, il existe trois types de puces : Samsung, Hynix et Micron.

Notre kit est parfaitement reconnu sous Windows 10 et les différents timings parfaitement lus. Les puces mémoires qui équipent notre kit sont bien des Hynix. Il s’agit des puces bénéficiant du meilleur potentiel en overclocking.

 

Le PCB de notre kit mémoire :

Nous allons démonter les dissipateurs afin de pouvoir observer le PCB ainsi qu’identifier les puces. Attention, il s’agit de prendre ses précautions afin de ne pas détacher accidentellement des puces du PCB ! La meilleure technique consiste à chauffer le radiateur avec un sèche cheveux avant de faire délicatement levier. Pour ce kit Dominator Platinum RGB, il faudra préalablement retirer 4 vis qui maintiennent les deux arches.

Pour rappel, la conception des modules DDR5 sera aussi différente de la DDR4 avec la présence d’une puce PMIC (circuit intégré de gestion de l’alimentation) embarquée. L’idée est de permettre une meilleure gestion de l’alimentation et donc de la stabilité du système.

Notre kit bénéficie donc des puces Hynix qui sont au nombre de 8. Nous sommes sur un kit dit « SR » pour single rank, c’est-à-dire que toutes les puces se trouvent sur une seule face. A contrario, on peut retrouver des kits « DR » pour dual rank avec des puces sur les deux faces du PCB. Les puces Hynix portent la référence « H5CG48MEB0 » et sont des versions de 2 GB.

Comme nous vous l’avions fait remarquer lors de la présentation, la hauteur de ce kit est vraiment très imposante. En grande partie du au rétroéclairage RGB de cette version Dominator Platinum RGB.

[nextpage title= »L’importance du profil XMP : « ]

Paramétrage au sein du bios :

On ne le dira jamais assez, mais les paramètres de votre kit mémoire ne se règlent pas automatiquement après l’avoir installé. Si c’est le cas pour votre processeur, il n’en est rien pour votre kit mémoire et un passage par le BIOS sera obligatoire ! Vous pourrez ainsi le configurer manuellement, en choisissant la bonne fréquence, les timings ainsi que la tension correspondant à votre kit. Pour plus de facilité, nous vous conseillons d’activer le mode XMP (Intel) ou DOCP (AMD) dans « AI Overclock Tuner » afin de le paramétrer automatiquement.

Sans cela, vos performances seront impactées dans tous les domaines et vous vous retrouverez avec un kit ne dépassant pas la fréquence de 4800 MHz en CL40. Nous allons donc activer notre profil XMP directement dans le BIOS.

Les BIOS Asus, que ce soit sur l’APEX ou sur les modèles Crosshair, bénéficient de profils mémoires. Ils sont de bonnes bases pour overclocker votre kit mémoire. Nous les utiliserons dans un premier temps lors de nos tests en overclocking. Notre kit est à présent paramétré au sein du BIOS et fonctionnera avec les caractéristiques du fabricant.

Comme vous l’avez vu sur les captures ci-dessus, une fois le profil XMP activé, les paramètres sont automatiquement détectés. La fréquence monte à 6600 MT/s, les timings sont activés et la tension passe à 1,40 volt.

[nextpage title= »Test sur la configuration Intel : « ]

Bien entendu, ce kit ne sera testé que sur une plateforme Intel puisque actuellement, AMD ne dispose pas encore de cartes mères prenant en charge la DDR5.

  • Carte mère : ROG Maximus Z690 APEX edition 2022
  • Processeur : Intel i9-12900K Alder Lake
  • Mémoire : 32 Go Corsair Dominator Platinum RGB 6600 MT/s CL32
  • Carte graphique : MSI GT 710
  • Système de refroidissement : Optimus Foundation + radiateur EK de 480 mm
  • SSD : Western Digital SN850 NVMe SSD M.2
  • Alimentation : be quiet! Dark Power PRO 12 1500w
  • Système d’exploitation : Windows 10 64 bits

 

Aida 64 :

Logiciel AIDA64Il s’agit d’un logiciel capable de vous fournir de nombreuses informations à propos de votre configuration mais qui à surtout la particularité de disposer d’un benchmark mémoire. Celui-ci va calculer la vitesse de lecture, d’écriture, de copie ainsi que la latence de votre kit mémoire. Il est très souvent utilisé notamment pour comparer des kits mémoires entre eux. C’est un excellent outil si vous voulez comparer les performances de votre kit mémoire avec ceux que nous avons déjà eu l’occasion de tester.

La version utilisée pour les tests est la 6.50.2812 bêta et nous avons repris les performances des kits précédemment testés.

Les performances de ce premier test nous semble parfaitement logique, avec une première place obtenue logiquement. Le débit est sans appel avec une moyenne de 102470 MB/s. C’est assez logique puisque ce kit Corsair combine haute fréquence et timings serrés. Pour rappel, notre meilleur score en DDR4 était de 61325 MB/s avec le Corsair Dominator Platinum à 4800 MT/s CL19. Il faudra donc, comme habituellement sur une plateforme Intel, privilégier la fréquence et les timings serrés.

 

En écriture, même constat avec des débits qui explosent pour atteindre 91150 MB/s. Le Corsair Dominator Platinum 4800 MT/s CL19 en DDR4 obtenait 67251 MB/s. Une fois de plus, nous notons une progression logique entre les différentes fréquences.

 

Les constatations sont identiques en copie avec de nouveau une première place pour notre exemplaire du jour. Le Corsair Dominator Platinum 4800 MT/s CL19 en DDR4 obtenait lui en copie un débit de 57330 MB/s. Comme vous avez pu le constater, c’est en lecture et copie que la DDR5 prend une très large avance sur la DDR4.

 

Enfin, la latence. C’est d’ailleurs sur cette valeur que tous les yeux sont rivés car la DDR5 est un peu à la traine. Notre meilleur kit en DDR4 à ce petit jeu là était le G.SKill Trident Z Royal Elite 4000 MT/S CL14 qui obtenait 41,4 ns. Vous remarquerez que plus la fréquence de la DDR5 est haute et plus cet écart rétrécit. Notez qu’un kit DDR4 en 3200 MT/S CL16 a une latence de 50,3 ns.

 

Geekbench 3.4.4 :

Logiciel Geekbench 3.4.2Il s’agit d’un benchmark disponible en plusieurs révisions, la version 5 venant d’ailleurs de débarquer depuis quelques semaines. Il permet d’obtenir deux scores : l’un en single et l’autre en multi. En utilisant ce benchmark, nous allons nous focaliser sur les performances obtenues sur le score dit « Memory Multi-Core » qui permet de différencier les performances mémoires.

La version utilisée pour les tests est la 3.4.4.

Pour le benchmark Geekbench 3, malgré qu’en single core la fréquence de notre i9-12900K soit de 5.2 GHz, on relève une différence de score entre les différents kits mémoires. Une fois de plus, c’est une première place pour ce Corsair Dominator Platinum RGB à 6600 MT/s CL32. Pour info, en DDR4, notre meilleur kit était le G.SKill Trident Z Royal 4400 MT/S CL16 avec 5617 points.

 

En multi core, l’écart entre nos kits est moins important. Toujours à titre d’information, en DDR4, notre meilleur score était de 48800. Il faut bien entendu tenir compte de la DDR5 mais aussi des performances apportées par le CPU Alder Lake.

 

Dès que l’on isole le score memory, de vraies différences sont visibles entre les kits. Notre kit du jour obtient un score de 11299 points ! En DDR4, notre meilleur kit obtenait seulement un score de 7748 points. On remarquera une fois de plus l’énorme avantage apporté par la DDR5 combinée au processeur Alder Lake.

 

Geekbench 5.2.5 :

Capture Geekbench 5.2.5Nous avons décidé d’ajouter ce benchmark supplémentaire mais pourquoi ? Le benchmark CPU fait appel à de nouveaux tests qui simulent plus fidèlement les tâches auxquelles sont confrontées les processeurs face aux applications récentes. Geekbench 5 augmente également la mémoire utilisée lors du benchmark pour mieux rendre compte de l’impact de ce paramètre dans les résultats du CPU. Actuellement, nous conserverons les deux puisque la version 3 est encore largement utilisée.

Alors que dans Geekbench 3, nous avions une différence en single core, ici dans la version 5, les performances sont quasiment identiques et c’est toujours notre kit du jour qui prend la première place.

 

Enfin, dernier score de notre série de benchmark avec un total de 19554 points pour notre kit Corsair Dominator Platinum RGB 6600 MT/S CL32. Toujours pour vous donner un score de référence en DDR4, notre meilleur score était de 11179 points.

[nextpage title= »Overclocking sur notre Z690 APEX : « ]

Le choix de votre kit DDR5 en fonction des puces mémoires :

Comme c’était déjà le cas pour la DDR4, si vous souhaitez clocker votre mémoire, certaines marques bénéficieront d’un meilleur potentiel. Actuellement, les kits annoncés par les différentes marques bénéficient soit de puces Micron soit de puces Hynix soit de puces Samsung. Ce sont ces deux dernières marques qui seront les plus intéressantes. Notre kit Corsair Dominator Platinum RGB 6600 MT/S est équipé de puces Hynix comme vous avez pu le constater.

Petite remarque qui a son importante, notre ROG Z690 APEX est une nouvelle version de 2022 qui gomme les soucis rencontrés pour l’overclocking mémoire au-dessus de 6600/6800 MHz.

Les tensions « clés » de la DDR5 :

Pour l’overclocking de la mémoire, il y a 5 tensions clés. Il s’agit des tensions qui auront un impact sur l’overclocking et donc sur la montée en fréquence ou le serrage des timings. Il s’agit du CPU System Agent Voltage (SA), du DRAM VVD Voltage, du DRAM VVDQ Voltage, du Memory Controller Voltage ainsi que du IVR Transmitter VVDQ Voltage. Voici où ces tensions se trouvent dans le BIOS de notre ROG Maximus Z690 APEX.

Attention, en fonction du type de puces mémoires (Micron, Hynix et Samsung), l’équilibre entre ces différentes tensions est différent. Pas de panique, nous y reviendrons en détail dans notre guide sur l’overclocking d’Alder Lake et de la DDR5. Si votre module PMIC n’est pas verrouillé, en activant « High DRAM Voltage Mode », vous aurez accès aux tensions allant jusqu’à 2 volt. C’est parti pour l’overclocking de cette DDR5 de chez Corsair.

 

Étape 1 : les profils de notre APEX

Dans un premier temps, il est possible d’activer les profils disponibles dans le BIOS de notre APEX. Attention à bien sélectionner ceux qui correspondent à votre type de puces mémoires. Ces profils agissent sur les timings, les subtimings ainsi que sur les tensions. Nous avons opté directement pour le plus haut (Hynix 6200 MT/s CL32). Même si ce profil semble moins intéressant, n’oubliez pas que les subtimings ont eux aussi été optimisés comme vous pouvez le voir sur les captures MemTweakIt ci-dessous. Et c’est là que va se marquer aussi des différences.

Les profils datant d’il y a plusieurs mois, il serait intéressant d’en voir apparaître de nouveaux lors des prochaines mises à jour du BIOS de notre APEX. Voici nos tableaux de tests mis à jour afin que vous puissiez vous rendre compte des gains grâce à l’overclocking dans les différents benchmarks que nous utilisons. Débutons de suite avec AIDA64 afin de voir l’impact de l’overclocking de notre kit sur les débits.

Si en lecture, c’est toujours le profil XMP qui se montre le plus performant. C’est grâce à sa fréquence de 6600 MT/s mais ça change ensuite. En écriture et copie, les timings primaires, secondaires et tertiaires plus serrés, permettent encore un gain non négligeable.

Dans Geekbench 3, les scores en single et multi sont au coude à coude. Preuve est, une fois de plus que ce kit avec ses caractéristiques d’origine est vraiment très performant. Si vous ne passez pas par la case overclocking, c’est ce qui se fait de mieux aujourd’hui.

Pas le choix, pour booster les scores, nous allons devoir concevoir notre propre profil et passer la barre des 7000 MT/s.

 

Étape 2 : notre propre profil sur APEX et DARK

Cela fait maintenant plusieurs mois que nous testons des kits DDR5 et nous commençons à mieux maitriser l’overclocking. Point important, nous avons reçu une nouvelle ROG Z690 APEX datant de 2022. Les versions 2022 ont l’avantage de ne plus avoir de souci en terme d’overclocking de la mémoire. Les versions 2021 peuvent se montrer très limitée en terme de fréquence sur le slot A. Nous avons ainsi pu valider deux profils, l’un à 7000 MHz et le second à 7200 MHz.

Bonne nouvelle, nous avons également pu atteindre des fréquences identiques sur la carte mère EVGA Z690 DARK K|NGP|N que nous testons actuellement. Le profil 7200 MT/s CL32 est quasiment identique.

L’excellent potentiel de ce kit est donc bien confirmé. Prochain objectif, les 7400 MHz mais nous n’avons pas encore réussi à le stabiliser pour assurer les benchmarks. Maintenant, pour du benchmark, notre profil 7000 MT/s peut-être encore optimisé. Il serait aussi intéressant et assez facile de concevoir un profil à 7000 MT/s pour une utilisation H24.

[nextpage title= »Le mot de la fin : « ]

Nous attendions beaucoup de ce kit Dominator Platinum RGB 6600 MT/s CL32 de la marque Corsair et le moins que l’on puisse dire, c’est que nous n’avons pas été déçu. C’est tout simplement le meilleur kit que nous ayons eu entre les mains depuis le lancement de la DDR5. Corsair a fait un excellent travail avec ce kit mémoire combinant haute fréquence et timings serrés.

L’avantage de ce kit est qu’une fois en votre possession, il vous suffit d’activer le profil XMP pour bénéficier de ses performances. Pas besoin de réaliser des modifications au sein du BIOS. Malgré ses caractéristiques, le profil XMP a parfaitement été reconnu autant sur la ROG Z690 APEX que sur la Z690 DARK K|NGP|N de EVGA. Nous utiliserons d’ailleurs ce kit sur les cartes mère d’entrée de gamme. L’idée est de pouvoir juger de la qualité des cartes mères Z690 et B660 dans leur capacité à activer le XMP de Dominator Platinum RGB 6600 MT/s CL32.

Pour ne rien gâcher, l’esthétique de cette version Dominator Platinum RGB est juste parfait. Alors, un total sans faute ? Allez, nous allons quand même râler sur un point. Il sera très compliqué de le passer sous froid à cause de la présence du RGB sur le PCB. Espérons voir un PCB identique arriver dans la version Corsair Vengeance, qui sera elle, beaucoup plus simple à passer sous LN2.

Nous attendons aussi l’arrivée de la nouvelle version de iCue qui devrait prendre en charge l’overclocking mais aussi l’écriture de profils XMP 3.0 directement sur le kit mémoire. Dès qu’elle sera disponible, nous vous en proposerons l’utilisation. L’idée étant de vous permettre d’enregistrer de nouveaux profils mémoires. Ceux-ci seront alors disponibles directement comme un profil XMP au sein du BIOS.

 

Corsair Dominator Platinum RGB 6600 MT/s CL32

On a aimé :

  • Le look des dissipateurs avec un RGB esthétiquement très réussi
  • La qualité de finition des modules mémoires
  • Le kit DDR5 le plus performant du marché actuellement !
  • L’excellent potentiel d’overclocking des puces Hynix et du BIOS de notre APEX
  • La garantie à vie
  • Un prix de 459,99 euros qui devient enfin raisonnable

On aurait aimé :

  • Un PCB sans RGB pour un passage sous LN2 🙂

Récompense ultime pour ce kit Corsair Dominator Platinium 6600 MT/s CL32 avec cet award de platine ! Les performances sont tout simplement les meilleures que nous ayons obtenues depuis le lancement de la DDR5. Pour ne rien gâcher, esthétiquement, c’est une vraie réussite. Les overclockeurs pourront aussi s’en donner à cœur joie afin de pousser encore plus loin les performances de ce kit Corsair. Pour nous, c’est un sans faute, avec un prix proche des 450 euros, que demandez de plus ? Merci Corsair !