[nextpage title= »Introduction »]Corsair a récemment réinvesti fortement le marché des périphériques en proposant une multitude de nouveaux produits, notamment des souris ultra haut de gamme avec cette Sabre V2 Pro CF. Un positionnement ambitieux dans un secteur où la concurrence est déjà très intense depuis des années, surtout depuis l’arrivée de marques moins connues comme Lamzu ou WLmouse, qui ont réellement bousculé les acteurs mainstream et obligé les grandes marques à se réinventer.
Le segment ultra haut de gamme est devenu extrêmement compétitif. Aujourd’hui, les joueurs font attention au moindre détail, que ce soit le poids, le capteur, la latence ou la qualité de fabrication. Les utilisateurs sont aussi beaucoup plus informés qu’avant et prennent le temps de comparer les performances, la construction et le logiciel avant de faire leur choix.
Dans ce contexte, proposer une souris premium ne suffit plus. Il faut apporter une vraie valeur ajoutée, que ce soit par l’innovation, les matériaux utilisés ou l’expérience globale. C’est précisément sur ce terrain que Corsair tente de revenir avec des produits plus aboutis et clairement orientés performance.
Dans le cas de notre Sabre V2 Pro CF, Corsair avait précédemment sorti une Sabre V2 Pro en version plastique extrêmement légère, autour de 36 g.
Alors que vient apporter Corsair avec cette évolution en carbone de la Sabre V2 Pro, désormais annoncée à 56 g ? Ainsi, pourquoi, sur cette version en carbone, l’objectif principal ne semble-t-il plus être uniquement la chasse au poids minimal ?
Un grand merci à Corsair pour la mise à disposition de cette Sabre V2 Pro CF.
[nextpage title= »Le bundle »]
Pour commencer la présentation de cette souris, nous allons débuter par le bundle et ce qui le compose.
La boîte :
Nous retrouvons un emballage aux couleurs habituelles de la marque, avec du noir et du jaune. Nous avons la photo de la souris sur le devant de la boîte, le nom du modèle ainsi qu’un rappel des principales technologies et fonctionnalités présentes sur la souris.
L’unboxing :
Lors de l’ouverture de la boîte, nous arrivons sur une boîte de transport qui renferme la souris et ses accessoires. Je ne m’attendais pas à cela et j’ai été assez surpris. Pour une souris ultra haut de gamme, c’est le genre d’attention bienvenue et particulièrement appréciable.
La boîte de transport est en tissu d’excellente qualité, gris et noir, dans le style de la marque. Elle est assez rigide et semble plutôt solide.
Lorsqu’on ouvre la boîte, on retrouve la Sabre V2 Pro CF en carbone, le dongle ainsi que le câble USB-C vers USB-A. L’intérieur de la boîte est moulé afin d’accueillir parfaitement la souris et ses accessoires.
Les accessoires :
On retrouve également, dans la pochette noire située derrière la boîte de transport, le reste du bundle.
- Des patins de rechange
- Le manuel utilisateur
- Une lingette alcoolisée pour nettoyer la souris.
- Des pads antidérapants à installer sur la souris.
On retrouve un câble tressé noir de bonne facture qui servira à recharger la souris ou à alimenter le dongle qui doit être branché au PC.
Pour le dongle, on retrouve un petit boîtier plutôt classique qui a la particularité d’être équipé d’un clip de fixation à l’arrière, permettant par exemple de le fixer sur un tapis de souris afin d’éviter qu’il ne bouge lorsqu’il est branché.
Pour conclure sur le bundle, on retrouve quelque chose de simple et efficace. Petite mention pour la housse de transport qui fait plaisir et apporte un petit plus bien sympathique.
[nextpage title= »Caractéristiques techniques : »]
Les caractéristiques :
Avant de parler de la fiche technique du produit, la Sabre V2 Pro CF est une souris dotée d’un revêtement complet en carbone sur le dessus. La souris ne possède aucun RGB, à l’exception d’une petite LED située sous la molette qui clignote en rouge lorsque la batterie est faible afin de l’indiquer.
| Caractéristiques | Sabre V2 Pro CF |
|---|---|
| Dimensions, en mm (L x l x H) | 129 x 70 x 43 |
| Poids total | 56 g |
| Capteur | Corsair MARKSMAN 26K (PixArt 3395 Mod) |
| Encodeur molette | TTC Gold |
| DPI max | 26 000 |
| Polling rate | Jusqu’à 8000 Hz |
| Autonomie batterie | Jusqu’à 90 h (1000 Hz) |
| Connexion sans fil | Slipstream 2.4 GHz + Bluetooth |
| Micro switches | Optiques Corsair |
| Hauteur de détection (LOD) | 1–2 mm |
On retrouve donc une fiche technique de souris ultra haut de gamme avec tout ce qu’il est possible d’équiper sur une souris en 2026. Pour le capteur, on retrouve une base PixArt 3395, qui est actuellement l’un des meilleurs capteurs du marché, mais modifié par Corsair. Corsair ne produit pas ses propres capteurs. La marque utilise des bases PixArt, modifie le firmware, les ajuste en interne et les renomme.
Il n’y a donc aucun souci à se faire concernant le capteur ! On retrouve ce qui se fait de mieux pour le moment et surtout quelque chose de fiable.
Pour le dessous de la souris, on retrouve un bouton à gauche du capteur qui permet d’éteindre ou d’allumer la souris, et par ailleurs de passer de la connexion via le dongle à la connexion Bluetooth. Le deuxième bouton, situé à droite du capteur, permet de naviguer entre les cinq profils de DPI configurés dans la souris depuis le logiciel.
[nextpage title= »Le logiciel : »]
Maintenant, passons au logiciel, qui est généralement le point faible, et même un gros défaut chez Corsair. Ici, c’est encore une bonne surprise. Pour le logiciel, on peut passer par Corsair Hub, une version web. Moi qui ai horreur des logiciels lourds qui vous font télécharger toute la suite des outils de la marque, ici ce n’est pas le cas. Nous avons une version web purement dédiée à la souris lorsque l’on s’y connecte.
Le logiciel :
Lorsque vous arrivez sur la page du logiciel web, vous devez connecter votre appareil et autoriser la connexion au site pour accéder au logiciel et pouvoir configurer votre souris.
Vous pouvez également utiliser l’application hors connexion internet pour configurer votre souris. Une petite notification en haut à droite de la page vous l’indique.
Lorsque vous êtes connecté, vous arrivez sur un menu ultra-simple où la souris apparaît en plein milieu, affichant la fonctionnalité des différents boutons. Sur le côté gauche de la page, on retrouve les différents menus de réglage de la souris, et tout en bas les paramètres de l’appareil.
Vous pourrez configurer vous-même toutes les touches, à l’exception du clic droit. Par défaut, une configuration est déjà définie, mais vous pourrez appliquer des macros, des raccourcis Windows, multimédias, etc.
Dans le menu DPI, vous retrouverez cinq profils réglables que vous pouvez changer soit via le bouton situé sous la souris, soit directement depuis le logiciel.
Ensuite, on retrouve l’onglet pour les macros, assez lisible et simple pour les configurer.
Pour finir, dans le menu Paramètres de l’appareil, vous pourrez mettre à jour la souris et vérifier sa version. Vous pourrez surtout régler le taux d’interrogation de la souris, qui propose quatre réglages : 1000 Hz, 2000 Hz, 4000 Hz et 8000 Hz.
Synchronisation de mouvement :
La synchronisation de mouvement permet d’aligner les données du capteur avec le polling rate sélectionné. Activée, elle offre un tracking plus propre et plus stable ; désactivée, elle réduit légèrement la latence brute mais rend le suivi moins lisse. Je vous conseille de laisser cette option activée.
Levée :
Le réglage de levée correspond à la hauteur à laquelle le capteur arrête de suivre la surface lorsque l’on lève la souris. En position basse, il est idéal pour le FPS avec un arrêt rapide du tracking. Le mode moyen offre un bon compromis et le mode haut peut être utile sur certains tapis.
Prédiction :
La prédiction ajoute une correction des mouvements pour lisser les lignes droites. Cela peut être utile en bureautique, mais je vous conseille de la désactiver pour le jeu compétitif, car elle peut perturber votre tracking.
Contrôle d’ondulation :
Enfin, le contrôle d’ondulation corrige les micro-tremblements pour rendre les mouvements plus droits, mais je trouve que cela perturbe également la précision et le déplacement naturel de la souris.
Pour les points positifs du logiciel Corsair Hub, on a déjà un logiciel web, et cela est un vrai plus pour l’utilisateur. On retrouve ensuite une interface assez simple et surtout très lisible. On a tout ce qu’il faut pour bien configurer sa souris et tout est facilement accessible.
[nextpage title= »Retour à l’usage : « ]
Maintenant, passons au retour sur cette souris après trois semaines d’utilisation sur des jeux comme CS:GO, League of Legends, Battlefield 6, ainsi qu’en usage bureautique.
Je l’ai utilisée avec le tapis de souris Corsair MM Pro, mais aussi avec mon tapis Be Quiet! que j’utilise quotidiennement.
La prise en main :
Pour la prise en main, on retrouve une souris avec une forme assez similaire à la Logitech G Pro. Donc, pour les adeptes de Logitech, vous ne serez pas dépaysés. Ayant une grande main, la taille m’a semblé petite au premier abord, venant d’une Viper V3 Pro de chez Razer. Mais après quelques semaines, je me suis plutôt bien habitué et, au final, je préfère la prise en main de cette Sabre V2 Pro CF. Je trouve que j’ai un meilleur contrôle sur mon tracking grâce à son format plus compact et un meilleur placement de ma main pour cliquer. J’utilise la souris en fingertip grip.
La forme n’est pas fatigante sur des sessions de jeu plutôt longues et elle reste très agréable à utiliser. C’est généralement une de mes craintes avec les formats compacts, avec parfois des douleurs au centre de la paume de la main ou au niveau des doigts, mais ici rien de tout cela.
Pour la batterie à 2000 Hz de taux d’interrogation, ce que j’ai principalement utilisé, on obtient une autonomie d’environ une bonne semaine en l’utilisant 8 à 10 heures par jour en usage bureautique et gaming. Cela est largement suffisant au quotidien et l’absence de RGB aide clairement à préserver l’autonomie.
Pour les switches, ils sont assez silencieux à l’utilisation et très agréables, avec un bon retour au clic. Aucun souci non plus au niveau du capteur : on parle ici d’un PixArt 3395 modifié, donc n’ayez aucune inquiétude concernant les performances.
Le revêtement :
Le revêtement en carbone est assez différent en utilisation de ce que j’ai pu connaître sur des revêtements en plastique. On a ici une surface beaucoup plus lisse et douce, ce qui est généralement l’inverse du plastique. En revanche, le carbone, dans les premiers temps, rend la main moite, ce que je n’avais jamais constaté avec du plastique. Je trouve que cela peut rendre l’expérience assez désagréable, car avec la transpiration, le revêtement devient rapidement collant.
La qualité de fabrication :
Pour la qualité de fabrication, on va déjà commencer par le carbone. J’avais peur au départ que celui-ci soit assez cheap, mais au déballage, j’ai été plutôt surpris : nous avons quelque chose de visuellement très réussi et de très sobre. La construction globale de la souris est excellente. Nous n’avons aucun pliage ni craquement sur les différentes faces. Le carbone apporte une belle rigidité d’ensemble. La molette est également très qualitative, avec un effet cranté un peu plus ferme que ce que j’ai l’habitude d’avoir, mais cela renforce justement le ressenti de qualité.
La glisse :
C’est clairement la bonne surprise. La glisse est tout simplement parfaite. On a quelque chose de très fluide et précis, sans aucune accroche sur le tapis. Les patins offrent un déplacement très propre et régulier, ce qui donne une excellente sensation de contrôle en jeu. Le poids de 56 g est plutôt bien équilibré sur l’ensemble de la souris, même si, par moments, je ressens légèrement le poids de la batterie en usage.
Les bugs :
Globalement, aucun souci ni bug à signaler, sauf lorsque je dépasse les 2000 Hz. En effet, dès que je passe en 4000 Hz ou en 8000 Hz, j’observe des micro-stuttering en jeu. C’est un peu dommage pour une souris annoncée à 8000 Hz si ce mode n’est pas réellement exploitable.
J’ai pourtant d’autres souris capables de fonctionner en 8000 Hz sans aucun problème, mais la Sabre V2 Pro CF est la seule à me provoquer ce type de bug à haute fréquence. J’ai essayé sur différents jeux et configurations, et le constat reste le même. Cela pourrait venir du logiciel ou d’un souci de firmware. En tout cas, pour le moment, le problème est toujours présent.
[nextpage title= »Conclusion : »]
À présent, passons à la conclusion de cette souris qui n’a pas de quoi décevoir face à la concurrence, notamment grâce à sa construction et à sa finition en carbone qui est de toute beauté. On sent que Corsair, avec ce modèle, souhaite s’attaquer au très haut de gamme qui mise sur des matériaux comme le carbone ou le magnésium.
Une souris plutôt réussie !
Le choix d’intégrer du carbone sur cette Sabre V2 Pro CF et de proposer une bonne répartition du poids avec ses 56 g permet déjà de dire que la souris est clairement une réussite. Le carbone fait son effet et apporte une vraie rigidité, très plaisante au quotidien. Évidemment, la souris embarque également ce qu’il se fait de mieux en matière de technologies.
La possibilité d’utiliser le logiciel web, simple et intuitif, apporte un vrai plus et évite de devoir passer par le logiciel Corsair traditionnel, qui leur a souvent fait défaut.
Pour un prix de 179,99 euros en France, et au vu de ce que propose la souris sur sa fiche technique, Corsair propose une belle alternative.
Mais tout n’est pas parfait
Le revêtement en carbone peut être assez glissant et parfois trop lisse pour certains. Il rend aussi la main plus moite à l’utilisation, ce que je ne constate pas sur des revêtements en plastique. L’autre point négatif, et c’est dommage, concerne ces saccades et micro-stuttering que je rencontre uniquement sur cette souris en 4000 Hz ou 8000 Hz. Avec d’autres souris capables de monter à 8000 Hz, je n’ai absolument aucun souci.
On a aimé :
- Capteur performant
- Switches réactifs
- Fiche technique solide
- Bonne autonomie
- Souris rigide
- Légèreté
- Très bonne glisse
- Logiciel simple et complet
- Prix bien positionné
On aurait aimé :
- Un revêtement carbone moins glissant
- L’absence de stuttering à 4000 et 8000 Hz
La Sabre V2 Pro CF est une excellente souris de Corsair, avec un tarif en adéquation avec sa fiche technique. Cependant, son revêtement en carbone, que je trouve beaucoup trop lisse et qui fait transpirer, pourra être un frein pour certains utilisateurs. Les bugs au-delà de 2000 Hz sont également un réel handicap pour obtenir la médaille d’or, ce qui est dommage. En espérant qu’il s’agisse d’un cas isolé ou d’un bug plus général qui sera rapidement corrigé.
