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En quelques années, particulièrement après les années Covid, le marché du composant PC a bien changé. S’il y a quelques temps, pour 1200 € on pouvait se monter une bête de course, maintenant, c’est juste le prix d’une carte graphique… Si ce chiffre peut donner le vertige, il ne s’agit même pas des séries professionnelles. Maintenant que NVIDIA a sorti la quasi-totalité de sa série RTX 40, et qu’AMD est sur le point de compléter la sienne, on se dit qu’il serait intéressant de voir ce que l’on pourrait se monter à un prix « correct ». Entendez par là une machine permettant de jouer confortablement en 1080p voire en 1440p suivant les jeux, le tout, pour moins de 1 000 € environ. C’est à ce besoin que notre guide d’achat : config de jeu à moins de 1 000 € va tenter de répondre !

Pour le choix de cette config, nous nous sommes basés sur des choix rationnels en équilibrant les budgets. Vous ne verrez donc pas, comme chez certains assembleurs, un CPU à 1000 € monté sur une carte mère à 40 € couplé à une RTX 4080 à côté d’une alimentation no-name. Le but ici est de vous proposer une configuration équilibrée !
Bien entendu, l’objectif de cette configuration, c’est de vous permettre de jouer confortablement aux derniers jeux en 1080p ou en 1440p suivant les titres. En revanche, pour la 4K, on oublie, il faudra clairement monter le budget en passant sur un CPU ainsi qu’une carte graphique plus grosse.
Bref, vous avez hâte de voir ce que l’on vous a prévu ? Eh bien let’s go !
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Guide d’achat : config de jeu pour moins de 1 000 €, le choix du CPU, de la carte mère et de la RAM
C’est parti, on entre dans le vif du sujet avec notre première section de ce guide d’achat : config de jeu pour moins de 1 000 € avec les composants principaux. On se concentre donc sur le choix de la carte mère, du processeur ainsi que de la RAM. Ici, on vise donc des composants milieu de gamme.
La carte mère :
Le choix « + » :
Pour ce qui est du choix de la carte mère, le notre se porte sur la petite TUF Gaming B550M Plus de chez Asus. Même si cette dernière est finalement assez onéreuse c’est un choix logique puisqu’elle dispose de toute la connectique nécessaire pour le montage du PC. Effectivement, on retrouve des slots M.2 dont un couvert par un dissipateur (bien utile pour la suite). Le connecteur à destination de la carte graphique fonctionne à la norme 4.0, celle actuellement en vigueur sur les GPU du moment.
L’autre élément à prendre en compte, c’est la présence de dissipateurs sur tous les étages d’alimentations. Malheureusement, de nombreuses cartes entrées de gamme ne disposent pas de système de refroidissement, laissant les étages d’alimentation à l’air libre. Si votre boîtier a un bon flux d’air, pourquoi pas. Dans le cas contraire, cela peut rapidement affecter leur rendement !
Enfin, la connectique arrière est plus que suffisante avec notamment sept ports USB-A de normes variables. On retrouvera même de l’USB-C 3.2 Gen2 ainsi que le précieux BIOS FlashBack. Il s’agit d’un petit bouton permettant de mettre à jour votre carte mère PC éteint, bien pratique si le bios n’est pas jour pour accueillir votre Ryzen 5000 fraichement acquis, pas encore non compatible.
Le choix « – » :
Si on le souhaite, on peut réduire la facture en jouant sur le prix de la carte mère. Pour cela, on troquera le modèle Asus au profit d’une carte signée Gigabyte avec la B550M Aorus Elite. Ici, on reste sur un format micro-ATX qui propose toute la connectique nécessaire au montage du PC. Cependant, les VRM sont peut-être un peu moins bien refroidis du fait de l’absence d’un dissipateur sur les étages situés au-dessus du socket. Dans un même temps, les M.2 n’ont pas de dissipateur et la partie réseau passe du 2,5 GbE au 1 GbE.
La connectique arrière reste suffisante pour brancher tous vos composants bien que l’on fera l’impasse sur l’USB 3.2 Gen2. Mais le Q-Flash est toujours de la partie, bien pratique pour mettre à jour votre bios avec un processeur non compatible.
Ce modèle permettra une petite économie d’une vingtaine d’euros. On pourrait descendre plus bas, mais on tomberait sur des cartes équipées d’un chipset B450 et là, exit le PCIe 4.0. De plus, plus on descendra en prix, plus on trouvera des cartes mères dépouillées et datées.
Le processeur :
Le choix « + » :
Concernant la partie processeur, ayant opté pour une carte mère au socket AM4, il faut un CPU qui doit aller dessus. Pour cette raison, nous optons pour un Ryzen 5 5600X de chez AMD. Il est question d’un processeur doté de six cœurs et douze threads, le tout fonctionnant de 3,7 GHz de base à 4,6 GHz en boost. C’est un processeur d’ancienne génération, certes, cependant, c’est son prix abordable de 170 € qui fait que nous le choisissons.
D’ici on peut nous opposer que les Ryzen 7000 sont plus récents et plus performants, soit. En revanche, le prix important des cartes mères (un minimum correct) AM5 ainsi que celui des processeurs, fait qu’il est difficile de faire tenir la nouvelle génération d’AMD sur notre budget. De plus, c’est un CPU qui tient encore très bien en jeu et qui rivalise avec un Core i5 12400F d’Intel.
Bref, c’est un modèle que l’on juge idéal pour le budget que nous nous sommes fixés… Dommage que le 5600X3D soit exclusif au marché américain…
Le choix « – » :
Si nous devions vous proposer un choix alternatif côté processeur, nous vous proposerions le Ryzen 5 5600. Il partage une configuration similaire à son homologue X avec ses six cœurs hyperthreadés. L’enveloppe thermique est toujours à 65 W tandis que l’on retrouve la même quantité de mémoire cache. En réalité, la seule différence concrète entre un 5600 et un 5600X, c’est la fréquence qui est plus lente de 200 MHz. Par ailleurs, la facture chute également : 147 € soit 23 € de gagnés !
Et la RAM :
Concernant la mémoire, étant donné que les jeux récents sont de plus en plus consommateurs, nous ne pouvons que vous recommander d’opter pour 32 Go de mémoire. Au final, n’importe quel kit mémoire fera l’affaire dès lors que l’on de se lance pas dans l’overclocking où le type de puce à son importance dans la montée en fréquences. Par ailleurs, on fera attention à quelques petites choses : la hauteur des dissipateurs, facteur pouvant poser soucis en cas de montage de ventirad aircooling. Sinon, on essaiera d’opter pour la fréquence la plus haute possible.
Dans un budget situé autour des 70 €, nous avons un kit G.Skill Ripjaws V moulinant à 3200 MT/s. Si possible, essayez de passer sur du 3600 MT/s pour à peine plus cher, ceci vous permettra de gratter un peu en bande passante RAM.
Par ailleurs, vous pouvez toujours réduire un peu le budget et passer à 16 Go, mais on devient limite, une upgrade sera à prévoir par la suite. Dans ces conditions, nous nous tournons vers Corsair et son kit Vengeance LPX en 2×8 Go. De nouveau, de la mémoire fonctionnant à 3600 MT/s avec un CL18 retient notre attention.
Si vous ne trouvez pas la RAM qui convient, patienter un peu, les bons plans sur la mémoire en DDR4 s’enchainant assez rapidement.
Conseils d’OCC :
- Choix de la carte mère « + » :
- Choix de la carte mère « – » :
- Choix du processeur « + » :
- Choix du processeur « – »
- Choix de la RAM « + » :
- Choix de la RAM « – » :
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Guide d’achat : config de jeu pour moins de 1 000 €, le choix de la carte graphique
Maintenant, on attaque un gros morceau de notre guide d’achat : le choix de la carte graphique. Ici, nous allons regarder au niveau des 350 € pour tenir notre budget, voyons ce à quoi nous avons affaire.
La carte graphique :
Le choix « + » :
Ainsi, pour tenir notre budget inférieur à 1000 €, on peut se tourner vers la RX 6700 XT d’AMD. Certes, les nouvelles générations sont sorties, nous retrouvons alors la RX 7600 ou encore la RTX 4060 dans ces prix. Cependant, ces dernières ne rivalisent pas avec ce modèle d’ancienne génération. De plus, l’autre avantage de cette carte réside dans sa quantité de mémoire graphique : 12 Go. Sur les jeux gourmands, nous aurons donc une carte plus à l’aise que ses rivales en 8 Go, surtout pour ce qui est de la stabilité du framerate. Si des titres comme Resident Evil 4 Remake, Last of Us, Hogwart Legacy, etc., ce modèle est moins sujet aux « micro stuttering » du fait d’une mémoire plus difficile à saturer.
Si vous cherchez un modèle précis, nous ne pouvons que vous conseiller le modèle Pulse de chez Sapphire. C’est une carte qui nous semble plutôt bien construite du fait de sa backplate et de ses deux gros ventilateurs. On peut donc s’attendre à des températures maîtrisées ainsi qu’a un niveau sonore réduit.
Le choix « – » :
Enfin, si les finances ne vous permettent pas d’acquérir une RX 6700 XT, nous ne pouvons que vous conseiller de vous tourner vers une carte signée Intel. Pour cela, nous retrouvons la Arc A750. L’avantage de ce modèle réside avant tout dans son prix de vente 100 € inférieur à la RX 6700 XT Pulse de chez Sapphire.
À ce prix, on retrouve surtout une rivale de la RTX 3060 de NVIDIA, mais forcé de constater que ce modèle aussi n’est plus au programme ou alors à un tarif avoisinant les 300 € dans sa version 12 Go. Malgré cela, nous retrouvons une carte qui profite d’un bon suivi des pilotes comme en témoignent les nombreuses publications d’Intel. C’est également un modèle bien construit qui offre des températures et des nuisances sonores maîtrisées.
Pour qui souhaite dépenser le moins possible, c’est un choix à considérer !
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Conseil d’OCC :
- Choix de la carte graphique « + » :
- Choix alternatif de carte graphique :
[nextpage title= »Le choix du stockage, du boîtier et de l’alimentation »]
Guide d’achat : config de jeu pour moins de 1 000 €, le choix du stockage, de l’alimentation, du boîtier et du refroidissement
Maintenant, nous allons terminer notre configuration avec le choix du stockage, de l’alimentation ainsi que celui du boîtier. Comme toujours, nous allons vous proposer plusieurs choix.
Le stockage :
En 2023, s’il y a bien une chose qui a bien baissé de prix, ce sont les SSD et on va en profiter. Ainsi, pour une cinquantaine d’euros, on peut s’offrir un Samsung 970 Evo Plus de 1 To. À ce tarif, difficile de trouver mieux puisque l’on retrouve un modèle en PCIe 3.0 x4 doté d’un cache de 1 Go. Ce dernier évitera à votre SSD d’être à la ramasse en cas de transfert de gros fichiers tandis que sa capacité de 1 000 Go vous permettra d’installer votre système d’exploitation, vos logiciels et quelques gros jeux !
En revanche, si votre carte mère ne dispose pas de dissipateurs pour SSD, nous vous conseillons d’en choisir un. S’il est fortement sollicité, le SSD peut throttle réduisant ainsi ses débits de transferts.
Sinon, ce 970 Evo Plus est devenu tellement abordable que cela ne vaut limite pas la peine de chercher des alternatives plus abordables. Le disque dur mécanique le plus accessible en 1 To se situe autour des 37 €, mais il s’agit d’un modèle en 5 400 tr/min. Côté SSD, les modèles SATA III en 2,5″ les plus abordables tournent autour des 40 € mais sont plus lents : 520 Mo/s au mieux contre plus de 3 Go/s sur notre modèle Samsung !
L’alimentation :
Concernant notre bloc d’alimentation, clairement, la machine que nous devons alimenter n’est pas bien gourmande. Compter dans les 300 W à 350 W en charge entre le CPU et la carte graphique et suivant les utilisations. Afin d’avoir un peu de marge, un bloc d’alimentation de 500 W à 550 W fera largement l’affaire ! Quant à la connectique, il n’a pas besoin de prise spécifique comme le 12VHPWR de NVIDIA. Ici, on aura simplement besoin d’une prise pour le CPU, d’une autre pour la carte mère, de deux autres pour la carte graphique et éventuellement d’une dernière en SATA pour alimenter un éventuel contrôleur aRGB.
Le choix « + » :

Des blocs répondant à ces exigences, il y en a beaucoup, néanmoins, nous choisissons de vous conseiller la petite AMP de 550 W en provenance de chez Phanteks. C’est un modèle disposant de toute la connectique (entièrement modulaire) nécessaire. La garantie est également importante avec 10 ans de couverture. Quant à la base, c’est Seasonic qui régale, d’où les excellents rendements mesurés par Cybernetics. Bon, les résultats ont été mesurés sur la 650 W, mais on peut être rassuré quant aux performances de la 550 W. Le seul hic concernerait le bruit de la ventilation pouvant être audible à plein régime.
Le choix « – » :
En choix alternatif, moins onéreux, nous pouvons vous recommander la petite CV550 de chez Corsair. Ici, le budget passe autour de la soixantaine d’euros, la gestion des câbles devient non modulaire et le rendement moins bon. On perd donc deux crans dans la certification : 80+ bronze. Par ailleurs, c’est également l’alimentation la plus équilibrée entre le rendement et le bruit émis par son ventilateur.
En élément de comparaison, nous avions un bloc Gigabyte P550B ou une Thermaltake Smart RGB de 500 W dans les mêmes prix. Cependant, le rendement du bloc TT est moins bon en plus d’être beaucoup plus bruyant. Du côté de la Gigabyte, le rendement est globalement meilleur, mais le bruit beaucoup plus présent. Sinon, du côté de la connectique, l’alim de Corsair se distingue par la présence d’un connecteur SATA III en plus. Nous sommes vraiment face à de l’alimentation entrée de gamme.
Le boîtier :
Si vous êtes attentifs, jusqu’à présent nous ne vous proposions que des cartes mères micro-ATX. Ce choix permet de se concentrer sur des boîtiers dits « mini-tour » particulièrement abordables. À cet exercice, nous en avons un qui correspond bien : le CC360 aRGB de chez DeepCool.
C’est un modèle qui pourra aisément accueillir votre configuration avec une RX 6700 XT Pulse. On disposera même d’un dégagement conséquent pour un système de refroidissement alternatif au radbox qui pourra mesurer jusqu’à 165 mm de hauteur. De plus, sa façade perforée garantira un bon flux d’air, d’autant qu’il arrive avec trois ventilateurs de série. Pour moins de 70 €, sur le papier, il remplira bien ses fonctions !
Le refroidissement :
Le choix « + » :
Bien entendu, l’idéal serait de troquer le Wraith Stealth, le radbox d’AMD fourni avec le processeur contre une solution alternative plus efficace. Selon la sélection de composants que vous avez faits, vous pourrez opter pour un dissipateur alternatif en provenance de chez Thermalright. La marque propose son Peerless Assassin 120 SE aRGB, un dissipateur double tour en 120 mm accessible pour une quarantaine d’euros. Vous avez le même sans ventilateurs lumineux si vous êtes allergique aux diodes dans tous les sens !
À ce prix, il n’y a pas à hésiter, il devrait refroidir le Ryzen 5600/X sans problème. Par ailleurs, il se peut qu’il faille remonter légèrement le premier ventilateur pour être parfaitement compatible avec la RAM, mais cela ne devrait pas être problématique avec le boîtier DeepCool. Ce modèle mesurant 155 mm de haut quand le boîtier dispose de 165 mm pour le ventirad.
Le choix « – » :
Ici, le choix alternatif pour réduire le montant de la facture serait simplement de se contenter du dissipateur fourni par AMD. Eh oui, ce n’est pas bien sexy et il y a plus efficace, néanmoins, il devrait faire l’affaire… Le temps de débloquer un petit budget pour une solution de remplacement !
Conseils d’OCC :
- Choix du stockage :
- Choix de l’alimentation « + » :
- Choix de l’alimentation « – » :
- Choix du boîtier :
- Choix du refroidissement « + » :
- Choix du refroidissement « – » :
- AMD Wraith Stealth, le radbox
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Guide d’achat : config de jeu pour moins de 1 000 €, conclusion
Au final, si on fait le total des courses, nous arrivons à une facture située autour des 910 €, sûrement un peu plus avec les frais de ports sans ventirad. Avec le Thermalright, nous passons à ~950 €, mais grâce au ventirad d’AMD, on peut s’en passer pour rester dans le budget. On obtient alors la machine suivante :
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Par ailleurs, en réduisant les coûts au maximum, ainsi qu’en changeant de carte graphique et en sacrifiant quelque peu les performances on passe alors autour des 720 € et la config devient la suivante :
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Avec ces composants, vous devriez pouvoir vous amuser en 1080p/1440p dans de bonnes conditions sur tous les jeux. Comme quoi, même si le prix des cartes graphiques a sérieusement augmenté, en lorgnant du côté des GPU d’anciennes générations, il y a encore de quoi trouver son bonheur. D’autant qu’en cas de besoin, on dispose d’une petite marge d’évolution au niveau de la plateforme AM4. Cette dernière peut accueillir un Ryzen 7 5800X3D, l’un des meilleurs CPU de jeu ou encore encaisser jusqu’à 128 Go de RAM. Quant à la partie graphique, si l’on reste sur des cartes milieu de gamme, l’alimentation devrait vous tenir encore un petit moment, idem pour le boîtier qui permet d’accueillir des composants de taille respectable tout en étant plutôt compact.
Il ne reste plus qu’à commander et à assembler, enjoy !















































