La Chine et les États-Unis sont en pleine guerre commerciale. D’un côté, nous avons les américains qui empêchent au maximum l’exportation de produit de haute technologie dans l’Empire du Milieu. Le but étant de freiner le développement militaire du pays en exploitant les technologies de l’Oncle Sam. De l’autre, en réponse à ses sanctions, la Chine interdit l’exportation de certaines terres rares afin de dissuader le premier d’appliquer plus de sanctions.
Certaines terres rares interdites à l’export aux États-Unis !
Actuellement, nous sommes dans une dynamique de durcissement des sanctions des deux côtés. Après que les américains aient élargi leurs sanctions sur ce qui était en lien avec les puces mémoires à forte bande passante, la Chine durcit également les sanctions de son côté. Certes, les restrictions sur les terres rares du côté américain étaient déjà en place, toutefois, elles étaient encore possibles via l’obtention de licence d’exportation… Maintenant, comme le diraient nos amis les russes, c’est нет (niet, non).
À partir de maintenant, la Chine interdit l’exportation de plusieurs matériaux comme le gallium, le germanium, l’antimoine et d’autres. Dans le lot, nous retrouvons également le graphite, autrefois autorisé via des licences spéciales. Tout ceci sert, à différent niveau, à la production de semi-conducteur ou de composants électroniques. Quant au graphite, c’est un matériau que l’on retrouve notamment dans la production de batterie de véhicule électrique. Tesla risque de ne pas apprécier.
Outre les terres rares, nous apprenons aussi que les diamants synthétiques et d’autres matériaux du même type sont aussi interdits à l’export.
Maintenant, on se pose la question de savoir à quel point les États-Unis sont dépendants des importations de ces matériaux depuis la Chine. En effet, s’ils se fournissent principalement ailleurs, cette réaction n’aura pas beaucoup d’effet et sera perçue comme un coup d’épée dans l’eau plus qu’autre chose. Toutefois, ce défaut d’approvisionnement, il faudra le compenser ailleurs et d’autres pays pourraient bien tirer leur épingle du jeu.


