[nextpage title= »L’extérieur de l’Invader X »]
Nouveau constructeur à passer entre nos mains avec la marque XPG, la branche performance de la marque ADATA. Cette dernière nous a généreusement fait parvenir un de leur tout dernier boîtier, l’Invader X (aperçu au CES), un boîtier type aquarium avec deux panneaux en verre se rejoignant sans pilier. C’est d’ailleurs le nouveau style à la mode puisqu’il laisse une vue bien dégagée sur l’ensemble de la configuration. Alors, une première expérience concluante avec la marque ?
L’extérieur du Invader X :
Forcément, avec une vitre en verre montée en façade rejoignant un panneau latéral lui aussi en verre, le boîtier profite d’un aspect sobre et épuré. Cet aspect est renforcé du fait de l’absence de pilier visible en façade comme on peut le voir ce qui laisse une vue bien dégagée sur l’entièreté de la machine. Comme vous le savez, nous aimons beaucoup les boîtier épurés et celui-ci est plutôt convaincant.
Autrement, nous avons ici affaire à un boîtier décliné au format moyen tour. Cela se traduit par des dimensions de 245 (L) x 475 (P) x 448 (H) mm. Clairement, c’est le plus compact des boîtiers que nous ayons testé depuis ce début d’année. D’ailleurs, c’est aussi le plus léger avec ses 8,95 kg sur la balance.
Pour le moment, difficile de parler tarif réellement puisque ce modèle n’est pas encore disponible à vente en France. Cependant, de ce que l’on peut voir ici et là, c’est un boîtier qui se retrouve officiellement en vente autour des $170.
Le panneau de contrôle :
Au vu de la façade en verre, il est logique que le panneau de contrôle ne se retrouve pas à ce endroit. Cependant, contrairement à d’autres références, le panneau de contrôle ne migre pas sur le dessus, non, il est présent tout en bas du boîtier ! Ce dernier comprend alors !
- 1x bouton power
- 1x bouton reset
- 2x ports USB-A 3.2
- 1x prise casque micro jack 3,5 mm
- 1x USB-C 3.2
Le panneau de contrôle est donc fonctionnel et permettra de brancher plus de deux dispositifs USB-A sans transpirer par exemple. Par ailleurs, attention si vous êtes du genre à mettre votre PC au sol, vous risquez de devoir pas mal vous baisser pour brancher divers dispositifs.
Le dessous :
En dessous, nous retrouvons deux larges pieds présentant chacun deux patins caoutchoucs triangulaires. Ces derniers offriront une forte adhérence, heureusement que l’Invader X n’est pas bien lourd, on pourra le tourner et le retourner facilement en soulevant sans se bloquer le dos !
Sinon, nous remarquons la présence d’un long filtre à poussière que l’on pourra retirer latéralement. C’est toujours plus accessible qu’un filtre accessible depuis l’arrière puisque suivant la place dont on dispose, on n’aura pas à tourner sa config dans tous les sens.
L’arrière :
L’arrière du boîtier, outre le fait d’être parfaitement classique, présente un grand nombre de vis à main. Nous verrons bien à quoi elles servent. En attendant, nous remarquons que l’emplacement I/O shield se trouve dans le haut, juste à côté d’un emplacement pour ventilateur. En dessous, nous avons nos sept slots d’extensions dont les caches sont à arracher, c’est dommage. On termine avec l’emplacement de l’alimentation positionné tout en bas !
Le dessus :
Le dessus du boîtier proposera une grille d’aération avec des motifs triangulaires courant sur toute sa longueur comme on peut le voir. Elle masque des emplacements pour ventilateurs, mais nous y reviendrons.
[nextpage title= »L’intérieur de l’invader X »]
L’intérieur de l’Invader X :
L’ouverture du boîtier est assez particulière puisque pour retirer le panneau vitré, il faudra d’abord retirer la partie supérieure maintenue par deux vis à main. Ensuite, deux vis à main sécurisent le panneau latéral que l’on pourra ensuite enlever en le soulevant. Clairement, un système de push-pin aurait été plus adapté et n’aurait pas nécessiter de démonter la partie supérieure pour ouvrir le boîtier.
Le châssis :
Décidément, les boîtiers compatibles avec les cartes mères BTF et Project Zero de MSI se multiplient. Comme on peut le voir, le plateau de carte mère de ce modèle dispose d’ouvertures supplémentaires pour les cartes mères à connecteurs inversées.
Autrement, cet Invader X propose une compatibilité avec les cartes mères ATX, micro-ATX et mini-ITX. Comme on peut le voir, ce modèle propose de nombreuses ouvertures pour le passage des câbles. Ces dernières se répartissent au-dessus, en dessous et sur les côtés du plateau de la carte mère.
À l’arrière, nous retrouverons pas mal de place, notamment avec un espace arrière annoncé de 36 mm.
Les emplacements de stockage :
Pour ce qui est du stockage, XPG va à l’essentiel en propose une longue platine parcourant la hauteur totale du boîtier. Cette dernière prend place à l’arrière du plateau de la carte mère, on ne la verra donc pas. Elle permettra l’installation de trois unités de stockage 2,5″ ou 3,5″. De plus, elle est amovible et est maintenue par trois vis cruciformes.
L’emplacement de l’alimentation :
L’emplacement de l’alimentation prend donc place dans le bas du boîtier sous son cache. XPG prend soin d’équiper son boîtier de bandes caoutchoutées afin de limiter les vibrations émises par le bloc d’alimentation lorsque le ventilateur de ce dernier se met en route.
Le boîtier pourra prendre en charge des alimentations de 240 mm au maximum, pas un de plus. Malheureusement, le cache est limité en longueur, on ne pourra pas « tricher » en enlevant une potentielle cage HDD montée dans le prolongement par exemple.
Les possibilités de refroidissement :
Par défaut, deux versions du boîtier sont proposées, celle-ci, qui arrive avec une ventilation complète et une seconde, sans ventilateur de fourni.
Dans notre cas, nous retrouvons un boîtier disposant de cinq ventilateurs en 120 mm au total. Parmi eux, quatre profitent de pales inversées pour plus de style et de meilleures performances. Trois d’entre eux sont montés sur le côté de l’emplacement de la carte mère tandis que le dernier prend place dans le bas. Enfin, un dernier ventilateur « classique » est monté à l’arrière en extraction là où les quatre autres sont en aspiration.
Si on le souhaite, on pourra les compléter en ajoutant trois ventilateurs supplémentaire en 120 mm (2 x 140 mm) dans le haut. Le cache alimentation pourra aussi accueillir deux moulins de 120 mm. Attention toutefois, une fois installer, vous ne pourrez pas monter de support vertical pour la carte graphique.
Quant au watercooling, cet Invader X permettra de monter des radiateurs de 360 mm dans le haut, sans condition. Sur le côté de la carte mère, cela sera aussi possible, mais il faudra passer sur un montage vertical de la carte graphique au risque de limiter la longueur de cette dernière à 270 mm. Enfin, l’arrière est compatible avec un radiateur de 120 mm.
Le montage de ventirad aircooling est aussi possible, d’autant que vous disposerez de 175 mm de libre en hauteur. Donc pas de panique, un Dark Rock 5 peut s’y glisser facilement.
Le bundle :
Au niveau des accessoires fournis avec le boîtier nous avons :
- Un guide de montage
- Une partie amovible comprenant quatre slots d’extension verticaux
- Une planche de stickers à l’effigie de XPG
- Un riser PCIe 4.0 x16
- Un sachet comprenant la visserie
- Le support de carte graphique en aluminium
Nous avons donc affaire à une partie accessoire complète avec tous les accessoires nécessaires pour le montage de notre configuration. La marque nous propose même de quoi aller plus loin avec un support vertical ainsi que son riser pour le montage de la carte graphique. Sinon, un support en aluminium est même fourni. Bref, on est bien accueillit.
Les petits détails :
De nouveau, nous avons affaire à un boîtier assez basique, mais nous retiendrons le fait que le cache alimentation peut accueillir deux ventilateurs de 120 mm.
Sinon, derrière le plateau de la carte mère, nous pouvons voir que des bandes velcros sont présentes pour faciliter le câblage. Néanmoins, avec cinq ventilateurs aRGB montés de série, ces dernières ont déjà fort à faire.
En résumé :
Dans les grandes lignes, ADATA nous propose un boîtier complet de base avec de nombreux ventilateurs. La partie accessoire permettra d’aller un peu plus loin avec des supports horizontaux et verticaux pour carte graphique ainsi que le riser qui va avec. On comprend un peu plus les $170 exigés pour ce modèle. Un riser PCIe ce n’est pas donné de base !
[nextpage title= »Montage »]
Montage
On passe maintenant à l’étape de montage de notre configuration à l’intérieur de ce Morpheus de DeepCool. Voici donc les composants qui serviront pour le montage :
- Carte mère : NZXT N7 Z790
- CPU : Intel Core i5 14600KF
- Carte graphique : ASUS ROG Strix RTX 3050
- Ventirad : Noctua NH-U12A chromax.black
- Alimentation : NZXT C1000 Gold
L’alimentation :
Pour le montage de l’alimentation, il faudra démonter le pourtour arrière maintenu par quatre vis à mains. Une fois enlevé, il faudra le visser sur le bloc d’alimentation que l’on viendra insérer dans le boîtier par l’arrière. Ne reste plus qu’à revisser le pourtour au boîtier et le tour est joué.
Installation de la carte mère :
Encore une fois, pas de mauvaise surprise au moment de monter sa carte mère puisqu’il suffit de la déposer sur son emplacement. Néanmoins, il ne faudra pas hésiter à tirer un peu sur le câble du ventilateur arrière, ce dernier étant gênant dans notre cas.
Le câblage :
Le panneau de contrôle :
Étant donné que le panneau de contrôle du boîtier se trouve dans le bas, les câbles partiront du bas pour remonter. Dans les faits, cela ne change pas grand chose à notre manière d’organiser leur passage. Encore une fois, le F_PANEL et l’HD_AUDIO viendront se brancher sur la carte mère en passant par les ouvertures inférieures du cache alimentation.
Quant à l’USB 3.0 et l’USB-C, les connecteurs passeront par les ouvertures latérales du plateau de la carte. Dans ce cas, présent, nous utilisons les bandes velcros pour les maintenir en place là où des colliers nylon étaient exploités pour les autres câbles.
La carte mère, la carte graphique :
Sans plus tarder, nous poursuivons avec le câblage de la carte mère. Ici, nous faisons remonter l’ATX 24 broches le long du plateau de la carte mère. Idem pour ce qui est du connecteur PCIe 8 broches à destination de notre carte graphique. Tout ce petit monde sera plaqué grâce aux bandes velcros présentes.
Du côté de l’EPS12V CPU, comme dans de nombreux cas, le câble repartira à l’arrière du boîtier et remontera jusqu’à trouver le bon passage avant d’être branché sur la carte mère. Au passage, un petit collier nylon est utilisé pour faciliter son plaquage !
Installation du ventirad et de la carte graphique :
Afin de monter le ventirad, il faudra retirer la platine pour les unités de stockage puisqu’elle est placée devant le large accès backplate du plateau de la carte mère. Une fois enlevée, nous avons un accès bien dégagé et on pourra monter son ventirad sans difficulté.
Concernant la carte graphique, si vous installez votre GPU à l’horizontale, comme bien souvent, il faudra dégager les slots correspondant à la position de votre carte graphique. Ici, les caches sont à arracher, ne vous trompez pas au risque d’avoir des trous.
Une fois la carte en place, il ne reste plus qu’à monter le support de carte graphique. Pour cela, positionnez-le sur le cache alim et dévissez le jusqu’à ce qu’il touche le carénage de votre carte. Ne reste plus qu’à verrouiller sa position avec la petite bague intégrée.
Sinon, le montage vertical est possible via le riser et les slots verticaux. Il faudra juste mettre l’ensemble en place. Pour cela, via quatre vis à main, on enlèvera les slots horizontaux pour les remplacer par ceux à la verticale. Ensuite, on viendra visser le riser sur le cache alimentation à l’aide de deux entretoise. Enfin, on enlève les slots correspondant à l’emplacement de notre CG puis on insère cette dernière sur son slot PCIe et le tour est joué !
Globalement :
Avec son Invader X, XPG nous propose un boîtier dans lequel il ne sera pas compliqué de monter une configuration. Même si les bandes velcros, pleines des câbles des ventilateurs, peuvent faire peur, il y aura quand même la place pour les câbles habituel de l’alimentation. Néanmoins, il faudra quand même retirer la platine pour unité de stockage avant de monter le ventirad.
[nextpage title= »Protocole »]
Nous avons mis à jour notre protocole de test afin de tester les qualités de nos boîtiers. Ainsi, nous évaluerons les prestations offertes par les différents modèles selon trois critères :
- Isolation
- Bruit de la ventilation d’origine
- Flux d’air
Ici, la configuration change, vous trouverez le détail un peu plus bas. Quant aux logiciels, le CPU tournera sur PowerMax tandis que la carte graphique fonctionnera sur Furmark, les deux simultanément. À noter que la ventilation du CPU est forcée sur 50 % tandis que celle de la carte graphique tournera à 50 %.
De plus, afin de limiter les variations de températures liées aux variations de fréquence/consommation, nous écrêtons la courbe de la carte graphique à 1800 MHz, fréquence boost d’origine de la RTX 3050 Strix d’ASUS.
Une période de chauffe de 8 à 9 min est appliquée avant deux sessions de moyenne de 2 min. Les tests sont enchainés les uns après les autres, sans coupure, de sorte à observer la variation de la température des composants en fonction des régimes des ventilateurs du boîtier. Ensuite, un delta est appliqué : température des composants soustraite à la température ambiante.
Pour ce qui est de l’ajout de la ventilation, nous choisissons d’intégrer deux ventilateurs Riing 14 rouge de Thermaltake. Les deux Thermaltake prennent dans le haut et en extraction. C’est bête, mais c’est le seul endroit où l’on peut ajouter de la ventilation, les autres emplacements étant déjà occupés.
Configuration :
- Carte mère : NZXT N7 Z790
- CPU : Intel Core i5 14600KF
- Carte graphique : ASUS ROG Strix RTX 3050
- Ventirad : Noctua NH-U12A chromax.black
- Alimentation : NZXT C1000 Gold
[nextpage title= »Tests »]
Tests
Flux d’air :
La ventilation supplémentaire prend la forme de trois ventilateurs, deux Thermaltake Riing 14. Les deux de 140 mm sont placés dans le haut du boîtier, en extraction.
Flux d’air CPU, ventilation d’origine puis complétée :
On commence tout d’abord avec la température de notre CPU. On garde la façade ainsi que la partie supérieure de notre boîtier de test. Voyons si le flux d’air est suffisant pour avoir une influence sur refroidissement du Core i5 14600KF.
Par défaut, l’Invader X de XPG se montre assez limité quant à la ventilation du CPU. Comme on peut le voir, à plein régime, notre 14600KF est plus chaud que dans les autres boîtier… Tandis qu’à bas régime, il se positionne au niveau d’un Morpheus. Si d’autres boîtiers fond mieux, il faut rappeler que le ventirad CPU ne profite pas d’un flux d’air direct en provenant de la façade, mais d’un flux transversal moins efficace.
Malgré tout, il sera possible de gagner un petit peu en améliorant l’extraction de l’air chaud. Toutefois, ces gains sont plutôt mesurés.
Flux d’air CPU ventilation d’origine sans façade ni top :
Afin de s’assurer du facteur limitant dans l’histoire (et à quel point), nous retirons les caches supérieures tandis que l’on retire le filtre à poussière inférieur. Le but ici est de montrer les performances brutes de la ventilation intégrée…
En retirant les panneaux latéral (celui qui est positionné devant les ventilateurs) et supérieur du boîtier, on remarque que les températures ne baissent pas énormément. Plusieurs possibilités : soit la ventilation est asthmatique, soit les panneaux ne restreignent pas la ventilation, soit le positionnement des ventilateurs ne favorise pas le refroidissement CPU. Dans un cas, c’est encourageant, sinon on se dit que la ventilation mériterait d’être plus performante, surtout au vu du nombre de ventilateurs et de leurs prestations face à la concurrence.
Flux d’air GPU, ventilation d’origine puis complétée :
On réitère l’opération, mais avec des mesures effectuées sur la carte graphique. Ici, nous testons avec ventilation d’origine puis ventilation complétée.
Au niveau de notre carte graphique, les choses se compliquent puisqu’à bas régime, notre RTX 3050 est finalement la carte la plus chaude de notre comparatif. Fort heureusement, en augmentant le régime de la ventilation, les choses se détendent et on a un boîtier qui tient assez bien la route. D’ailleurs, en améliorant l’extraction, il y a un petit gain à saisir.
Flux d’air GPU ventilation d’origine sans façade ni top :
Nous refaisons le même test, mais en retirant la façade et le top du boîtier. Voyons comment cela influera sur les températures de la carte.
Le fait de retirer le panneau latéral et supérieur permet des gains non négligeables à bas régime. Dans ces conditions, nous gagnons alors 5,6 °C sur le delta ce qui n’est pas anecdotique. À plein régime, bien que plus contenu, des gains de 4,6 °C sont à saisir.
Isolation :
Ici, nous mesurons simplement le bruit émit par notre config lorsque l’on fait tourner le refroidissement CPU et refroidissement GPU très vite.
Par ailleurs, l’isolation naturelle de cet Invader X est très bonne comme nous pouvons le voir. En effet, avec ses 38 dB, il s’affiche parmi les boîtiers les plus efficace, seul le Dark Base 701 étant devant. Visiblement, la façade en verre permet de bien saper le bruit et offre alors une isolation phonique plutôt efficace, et ce, sans avoir besoin de matériaux isolants.
Bruit de la ventilation d’origine :
Cette fois-ci, nous mesurons le bruit émis par la ventilation d’origine du boîtier. Pour cela, la configuration tourne en idle (ventilation CPU et GPU au minimum) pendant que les relevés sont effectués successivement en 5V, 8V et 12V sur la ventilation du boîtier.
Bon, côté bruit, les choses vont plutôt bien puisqu’une fois la ventilation réglée à fond nous enregistrons quelques 37 dB. Certes, ce n’est pas inaudible, mais nous sommes loin des 43 dB d’un Dark Base 701 par exemple. Et de nouveau, en régulant la ventilation, on peut avoir une configuration très silencieuse à condition d’avoir des composants discrets également.
En résumé :
Dans les faits, le XPG Invader X se montre tout à fait ok sur le plan thermique, à condition de ne pas faire fonctionner les moulins à basse vitesse. Dans ces conditions, sans être catastrophique non plus, on a connu plus efficace, tant pour le refroidissement CPU que GPU. Néanmoins, il a pour avantage d’offrir une bonne isolation phonique ainsi que des ventilateurs plutôt silencieux, même s’ils sont cinq !
[nextpage title= »Conclusion »]
Nous arrivons maintenant à la fin de notre test du Invader X de XPG/ADATA. Alors, bon boîtier ou pas ? On vous dit tout !
Un boîtier aquarium compact !
Avec son Invader X, XPG a voulu nous proposer un boîtier type aquarium plutôt compact. Le pari s’avère réussi puisqu’il se trouve être moins encombrant qu’un NZXT H6 Flow par exemple, tout en profitant d’un format tour assez conventionnel.
Par ailleurs, ce modèle présente bien et offre un niveau de finition tout à fait satisfaisant bien que les caches PCIe soient à arracher. Clairement, il mériterait d’avoir des caches amovibles.
À côté de ça, en interne, nous avons un châssis fonctionnel proposant des assistances pour le câblage. Idem, le plateau de la carte mère se veut compatible avec les modèles type Project Zero ou BTF de MSI et ASUS. Enfin, la partie accessoire est complète et la marque fourni même le riser PCIe ainsi que le support vertical pour carte graphique. Cependant, ces éléments font grimper la facture !
Pas mal de câbles dans la version avec ventilateurs :
Côté montage, nous n’avons pas éprouvé de difficulté particulière si ce n’est la platine pour unités de stockage qui se trouve pile face au large accès backplate. En soit, ce n’est pas un problème puisqu’elle est amovible et qu’il suffit de la retirer pour procéder au montage/câblage de la configuration.
Cependant, ce qui peut être plus compliqué à gérer, c’est le nombre de câbles de base quand le boîtier arrive avec ses cinq ventilateurs. Comme on l’a vu, à eux seuls, ils saturent presque complètement les bandes velcros servant à plaquer les câbles. Suivant votre configuration, si vous avez du stockage SATA ou autre, cela peut vite devenir compliqué. Dans notre cas, avec un SSD M.2, ça le fait plutôt bien.
Des températures plutôt élevées :
Néanmoins, là où le boîtier pèche selon nous, c’est sur le plan thermique. Certes, les températures relevées ne sont pas catastrophiques, mais face à la concurrence, il se trouve dans une position délicate… D’autant qu’il embarque plus de ventilateurs que ses rivaux, aïe. Néanmoins, difficile de dire si c’est le positionnement des ventilateurs ou si c’est le fait qu’ils manquent de peps qui est à l’origine de ces résultats.
Quoi qu’il en soit, la ventilation, malgré ses ventilos, s’avère plutôt silencieuse. Certes, elle se fera entendre à pleine vitesse, mais dans des proportions qui sont loin d’être alarmantes. Reste que l’isolation nous aura surpris par son efficacité puisqu’il fait à peine moins bien qu’un Dark Base 701 sur ce point.
Un prix élevé malgré tout :
Enfin, il ne reste plus qu’à parler du prix de vente qui est de $169,99 officiellement. Ce tarif le positionne directement sur le secteur du haut de gamme. Malheureusement, la concurrence est rude est à ce prix on préférera sans doute d’autres références à la ventilation plus efficace notamment. Par ailleurs, gardez aussi à l’esprit qu’un riser PCIe reste onéreux, même encore maintenant (entre 40 et 50 € pour un modèle en PCIe 4.0).
XPG Invader X :
On a aimé :
- La vue bien dégagée sur les composants que propose ce modèle
- La compatibilité ASUS BTF et MSI Project Zero
- La partie accessoire complète avec la possibilité de monter sa CG à la verticale
- Le filtre à poussière accessible depuis le côté du boîtier
- Les cinq ventilateurs présents de base
- Les bandes velcros aidant au plaquage des câbles
- La ventilation discrète
- Son isolation phonique efficace
On a moins aimé :
- L’ouverture peu pratique de la vitre latérale
- La ventilation asthmatique
- Le prix un peu élevé : $170 officiellement
- Les caches des slots d’extension à arracher sur un boîtier à $170
Un grand merci à XPG !

