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Après avoir testé le Function MiniTKL de chez NZXT, nous revenons vers vous avec l’essai d’un nouveau clavier compact. Cette fois-ci, nous passons chez Cooler Master avec le CK721. Dans les grandes lignes, il est question d’un clavier mécanique en 65% proposant une connectivité sans-fil. Alors, qu’en avons-nous pensé en utilisation quotidienne ? On vous dit tout !
Caractéristiques techniques :
Avec ce CK721, la marque Cooler Master nous propose donc un clavier mécanique compact. Ce dernier débarque donc dans un format 65%. Sur le papier, c’est un format très similaire au 60%. La principale différence se faisant au niveau des touches de navigation qui restent présentes. On retrouve alors les flèches directionnelles ainsi que les touches Del, PGUP et PGDN. En matière de dimensions, cela se traduit par du 334 (L) x 118 (P) x 37 (H) mm. D’ailleurs, la hauteur pourra monter jusqu’à 46 mm max suivant la hauteur des pattes de surélévation.
Malgré des dimensions très similaires au Function MiniTKL de NZXT, il sera un peu plus lourd. Sur la balance, ce clavier Cooler Master affiche 764g contre 718 pour NZXT. Précisons néanmoins que ce modèle embarque une batterie de 2000 mAh pour le fonctionnement sans-fil.
Au niveau des matériaux, on retrouvera la base classique en plastique. D’ailleurs, on le verra un peu plus tard, ce n’est pas le meilleur plastique que l’on aura vu. Sinon, la plaque de couche est en aluminium et est amovible. Enfin, pour les touches, pas d’originalité ici puisque l’on a le droit à des keycaps en ABS, rien d’extraordinaire.
À l’instar des claviers CK350v2, SK622 et CK352, ce CK721 se dote de commutateurs mécaniques. Pour l’occasion, la marque continue de se fournir chez TTC et sur ce modèle, on retrouvera des switches marron. Sur le papier, ils offrent une sensation tactile et non audible. Nous les découvrions la première fois avec le modèle CK352.
Pour finir, on retiendra la présence d’un éclairage RGB ainsi que celle d’un câble USB type C détachable. En mode 2,4 GHz, le polling rate sera à 1000 Hz avec une latence de 1 ms. En Bluetooth, la fréquence retombe à 125 Hz et la latence augmente à 8 ms.
Système recommandé :
Pour pleinement profiter de son clavier, il faudra disposer d’un PC disposant soit d’un port USB pour une connexion filaire ou en 2.4 GHz via le dongle fourni, soit d’une connectivité Bluetooth 5.1. Enfin, notez qu’un support logiciel est également disponible via le Cooler Master MasterPLUS+. Il vous permettra de modifier l’attribution des touches, gérer les macros ainsi que l’éclairage lumineux.
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[nextpage title= »Déballage »]
Les boîtes :
En matière de packaging, on se retrouve face à une boîte blanche avec la présence d’un liseré violet dans le bas. Bien entendu, une illustration du clavier est de la partie sur l’avant et l’arrière de la boîte. En soi, c’est l’emballage classique de la série SK et non CK qui est noir/violet.
À l’arrière, nous avons de nouveau le droit à une illustration du clavier avec une mise en avant de ses principales fonctionnalités. On apprend notamment la présence d’une molette multifonction. Elle servira, par exemple, à la gestion de l’éclairage, des médias, etc. On apprend également que la plaque de couche est détachable afin de faciliter la maintenance ou pour la changer tout simplement.

Une fois à l’intérieur, on remarque que le clavier repose dans le bas de l’emballage et qu’il est protégé par une coque plastique transparente et rigide. Au-dessus, nous avons le repose-poignet protégé par un film plastique. C’est sous ce dernier que l’on retrouvera la partie accessoire.
Le bundle :
En parlant d’accessoires, le clavier de Cooler Master nous propose les éléments suivants :
- Un repose-poignet en mousse
- Une notice d’utilisation
- Un keypuller
- Un adaptateur USB A/USB C
- Le cordon USB
En soi, le clavier n’arrive pas « sans rien » comme nous avons pu le voir avec certaines références de la concurrence. Par ailleurs, petit regret sur la qualité du repose-poignet : un simple bloc de mousse sur lequel est collé une toile tissu. Dans le temps, nul doute qu’elle finira par se décoller.
Le Cooler Master CK721 :
Il est maintenant temps de voir à quoi ressemble ce clavier CK721 de Cooler Master. Et globalement, ça présente plutôt bien. Une fois sur le bureau, on retrouve un clavier sobre dans son coloris Space Grey. La plaque de couche affiche un très bon rendu, surtout avec sa bordure biseautée brillante. Dans un même temps, nous avons le droit à une intégration soignée de la molette qui propose le même type de finition que la plaque de couche.
Autrement, on remarquera que la botom row n’est pas standard, ce qui pourra poser quelques soucis si l’on souhaite partir sur un keyset PBT.
Néanmoins, étant face à un clavier type 65%, bon nombre de fonctions seront accessibles via raccourcis. On pense surtout à tout ce qui est navigation : Fin, Pause, Insert, etc. Il en va de même pour les fonctions multimédias ou encore tout ce qui est en lien avec le paramétrage du clavier : éclairage, macros et cie.
Et de dos, ça donne quoi ?
Le dessous du clavier reste assez classique avec dos « plat » et un logo Cooler Master. Dans les coins supérieurs, on constate la présence des pattes de surélévation sur deux niveaux. Et dans les coins inférieurs, nous avons le droit à deux petites bandes caoutchoutés. D’ailleurs, ce n’est pas le clavier avec la meilleure adhérence que nous ayons testé.
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Passons maintenant au test de ce CK721. Nous l’avons mis à l’épreuve dans à peu près tous les scénarios : jeux vidéo, bureautique, etc…
La prise en main :
Ayant pas mal utilisé un K65 RGB Mini, autant vous dire que les formats compacts de clavier ne me font pas peur. En réalité, en migrant d’un modèle à l’autre, la principal difficulté sera de mémoriser les divers raccourcis qui parcourent le CK721. Heureusement, ils sont moins nombreux que sur un 60% puisque ce modèle est au format 65%. Il y a plus de touches physique et donc moins de manipulation à faire… Surtout au niveau des flèches directionnelles, il est donc plus aisé de naviguer dans un texte par exemple.
Autrement, ce clavier dispose de bonnes idées pour améliorer la prise en main. On pense notamment aux pattes de surélévation sur deux niveaux. Ces dernières permettent des angles de 5° lorsqu’elles sont repliées, 8° au premier cran et 10° lorsque totalement relevées. À titre personnel, j’utilise le clavier avec une inclinaison à 8° que je trouve la plus agréable.
Néanmoins, si ce modèle débarque avec un repose-poignet, dès les premiers instants, ça a été rédhibitoire, je l’ai de suite retiré. Si la profondeur de ce dernier est suffisante pour mes mains, il les positionne trop haut par rapport au clavier… Sans parler de la coupe franche de la mousse qui se fait de suite ressentir. Bref, pas agréable du tout.
Autrement, la sélection du mode de connexion se fera sur le côté droit du CK721 via un sélecteur trois positions. La connexion Bluetooth se fait en basculant le sélecteur vers le haut. Vers le bas, nous avons le 2,4 GHz et au milieu, on bascule en USB, ou on éteint le clavier si le câble n’est pas branché. Cette fois-ci, contrairement au SK622, le clavier a bien voulu se connecter à mon PC. Pour ce qui est du Bluetooth, ce modèle peut être appairé à trois appareils différents. On basculera de l’un à l’autre via les combinaisons FN + DEL, PGUP ou PGDN. Enfin, en cas de déplacement, sachez que le dongle se range sur la gauche du CK721 via une petite trappe.
Une plaque de couche amovible :
Si vous lisez cet article depuis le début, vous savez déjà que le clavier dispose d’une plaque de couche en aluminium. Sachez également que cette dernière est amovible et qu’elle se détache grâce à un locket présent dans le compartiment du dongle USB. En poussant ce dernier, la plaque se soulève et on peut la retirer. L’idée derrière tout ça, c’est de pouvoir en changer par une autre, colorée par exemple. L’idée est bonne, mais…
Effectivement, cette fameuse plaque en aluminium est maintenue au socle via des encoches en plastique. Le soucis, c’est que cette dernière n’est pas des mieux maintenue et on retrouvera une jeu latéral pas des plus agréable. D’autant que si la plaque n’est pas bien positionnée, la molette aura la fâcheuse tendance à frotter dessus et c’est dommage puisque la molette est franchement très agréable à utiliser.
La molette d’ailleurs :
L’un des atouts de ce CK721 réside dans sa molette multifonction présente dans le coin supérieur droit. Contrairement à celle du K100 RGB Midnight Gold, elle est en aluminium et non en plastique, d’autant qu’elle est bien ajustée et ne présente pas de jeu particulier. À l’usage, les crans sont bien marqués et suivant le profil, on pourra gérer le volume, l’éclairage ou offrir des fonctions multimédias : play, pause, etc. Encore une fois, c’est une option intéressante d’autant qu’elle est très peu présente sur des claviers de ce format. Le deuxième modèle qui nous vient en tête est le GMMK Pro de Glorious PC Gaming Race.
Les commutateurs TTC Brown :
Ce clavier CK721 nous est parvenu avec des commutateurs marrons signés TTC, tout comme ceux du CK352. Dans les faits, on retrouve donc les mêmes caractéristiques avec un feeling tactile. La course totale du switch se fera sur 4 mm au total avec un point d’accentuation à 2 mm. Pour l’activation, il faudra générer une force de 55 g, c’est un peu plus dur que la plupart des interrupteurs linéaires rouge, mais un peu plus léger que du noir.
Au niveau du comportement, on retrouve quelque chose de propre aux switches marron avec une butée sans clic audible comme sur du bleu par exemple. D’ailleurs, cette butée arrive quasiment dès le début de la pression, où l’on ressent le point dur. Une fois franchi, la course est de suite plus libre et la frappe est de suite pris en compte. Et contrairement à des switches bleus, il n’y a pas de clic audible comme sur un HyperX Alloy FPS par exemple.
À titre personnel, je ne suis pas très fan des switches tactiles, à la frappe, la butée me donne l’impression de taper avec des commutateurs « cassés », mais ce n’est qu’une impression. D’autant qu’en frappant vite, par moment, il m’arrive de me poser la question de savoir si j’ai bien actionné la touche. C’est un coup à prendre et le choix des commutateurs est propre à chacun, néanmoins, ma préférence va pour des commutateurs linéaires et durs si possible (noirs de préférence).
Quid de l’autonomie ?
Ce modèle étant sans fil, forcément, on retrouve une batterie lui permettant de fonctionner en sans-fil. De notre côté, nous avons voulu voir ce que ça donnait du côté de l’autonomie. Pour cela, nous avons utilisé le clavier en 2,4 GHz via son dongle USB et avons laissé l’éclairage à son intensité maximale. Dans ces conditions, nous avons mesuré une autonomie de 20h15, soit près de trois journée de 7h de travail. Néanmoins, même s’il aurait été possible de tirer un peu plus loin, le clavier devenait inutilisable à mesure que la batterie se vidait.
Effectivement, lorsque cette dernière atteignait un niveau bas, le clavier réagissait un peu « n’importe comment ». Entre les frappes « oubliées » et les touches qui restaient comme « enfoncées » il était bien compliqué de terminer une phrase sans revenir sans arrêt dessus. Dès que ce phénomène se présente, il faudra penser à recharger la batterie au risque de passer le CK721 par la fenêtre.
Le bruit :
Malheureusement, le CK721 ne brille pas par son silence à l’usage. D’une part parce qu’il n’y a pas de matériaux isolant. Lors de la frappe, le socle fait office de caisse de résonnance. D’autre part, les commutateurs marron de chez TTC ne sont pas des plus silencieux non plus. Si vous tendez un tant soit peu l’oreille, vous pouvez entendre le ressort raisonner lors de la frappe. Bref, nous sommes loin de ce que peut proposer NZXT avec ses modèles Function MiniTKL avec des commutateurs Gateron par exemple. Pour rappel, le bruit des ressorts était quasi inexistant, même sur les modèles rouge !
Le RGB :
Finalement, l’un des aspects les plus réussi de ce clavier réside dans son éclairage RGB qualitatif. D’une part, le lettrage des keycaps est transparent, d’autre part, on retrouve un réflecteur blanc sous la plaque en aluminium. Bref, tout ceci contribue à une bonne diffusion et à une bonne intensité de l’éclairage.
[nextpage title= »Conclusion »]
Il est grand temps de passer à notre conclusion en ce qui concerne le Cooler Master CK721. Alors, qu’en avons-nous pensé ?
Un clavier à la construction qui laisse à désirer :
Si vous recherchez un clavier compact sans pour autant perdre les flèches de navigation, un modèle 65% est probablement ce qu’il vous faut. D’autant que ce CK721 arrive avec un molette multifonction qualitative. Suivant le profil, vous pourrez gérer différentes choses comme le son ou l’éclairage.
Cependant, si la molette est top qualité, le reste du clavier ne suit pas selon nous. On l’a vu lors du test, la plaque de couche en aluminium est mal ajustée sur la base en plastique. Grosso modo, on retrouve un jeu latéral franchement désagréable, au point de venir frotter contre la molette. De plus, la base en elle-même ne dispose d’aucun isolant ce qui vient amplifier le bruit lors de la frappe, d’autant que les commutateurs TTC marron ne sont pas exemplaires côté silence… Entre ça et le bruit de ressort…
Le malaise se poursuit lorsque l’on s’attarde quelque peu sur le repose-poignet, un simple bloc de mousse avec une feutrine collée dessus. Le confort n’est pas extra non plus, puisqu’il place les poignets trop haut par rapport au clavier et il n’est pas aidé par sa découpe trop franche non plus.
Une autonomie correcte, mais…

Néanmoins, on retrouvera quelques petites fonctionnalités bien sympathiques comme la connexion sans fil via Bluetooth ou 2,4 GHz. D’ailleurs, en parlant de ça, la batterie offre une durée de vie d’un peu plus de 20h, sûrement beaucoup plus en Bluetooth. On aura de quoi tenir environ trois journées de travail avec l’éclairage activé, éclairage de bonne qualité soit dit en passant. Cependant, lorsque le niveau de batterie devient faible, il faudra rapidement mettre le clavier en charge. Entre les frappes non prises en compte ou les touches comme bloquée, il sera difficile de terminer sereinement une phrase.
Quel prix pour ce CK721 ?
Au niveau du prix, ce modèle semble tourner autour des 135 € à 140 € environ sur internet. Amazon listant cette référence à 139,99 € plus précisément. À ce prix, il souffrira de la concurrent, surtout au vu de la qualité d’assemblage clairement perfectible. Gardez à l’esprit que l’on retrouve le NZXT Function MiniTKL à 109,99 € sur Amazon par exemple. Certes, on perd l’aspect sans-fil, mais on a de meilleurs commutateurs et une construction bien plus soigné. Si l’aspect sans-fil est primordial, nous avons le SK622 pour 10 € de moins tout en étant mieux construit d’après nous.
C’est un modèle que l’on retiendra si l’on cherche du sans-fil avec des touches à profil haut tout en n’étant pas très regardant sur la qualité d’assemblage.
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Cooler Master CK721 :
On a aimé :
- Le design sobre de ce modèle
- Son format 65% intéressant (flèches de navigation, etc.)
- Peut être gérer sans logiciel…
- … Et avec Logiciel si besoin est
- Les nombreux modes de connectivités : Bluetooth, 2,4 GHz ou filaire
- Molette multifonction qualitative
- Autonomie correcte avec éclairage : environ trois journées de travail
- Éclairage RGB de bonne qualité
On a moins aimé :
- Bruit de ressort des switches
- Plaque de couche qui a du jeu, mal ajustée
- Le clavier qui devient inutilisable lorsque la batterie est faible
- Repose-poignet peu qualitatif
- Prix pour la qualité de construction

Finalement, nous choisissons de ne décerner aucune « distinction » à ce CK721. Le clavier nous aura moyennement convaincu, la faute à une construction qui laisse à désirer pour un prix élevé. Effectivement, entre les switches qui font un bruit de ressort, le repose-poignet en mousse, le jeu sur la plaque de couche, ça gâche clairement le tableau. D’ailleurs, c’est dommage puisque l’on a ici de bonnes idées, comme la molette multifonction, le format ou encore la connexion sans fil avec une bonne autonomie.
Merci à Cooler Master !





















