3DMark DirectX Raytracing pour mesurer les performances en Ray Tracing

Avec l’arrivée prochaine des GPU AMD bénéficiant du support du Ray Tracing, de nombreux utilisateurs se demandent comment va-t-on comparer les cartes entre elles et de quoi seront capables les futures cartes de chez AMD. Et bien UL Benchmarks a la solution en ajoutant un nouveau test dans sa série de benchmarks permettant de mesurer les performances en Ray Tracing. L’idée sera d’utiliser le test 3DMark DirectX Raytracing afin de comparer les performances du matériel de Ray Tracing dédié aux cartes graphiques d’AMD et de NVIDIA.

Le test de la fonction 3DMark DirectX Raytracing est conçu pour faire du Ray Tracing le facteur limitant. Au lieu de s’appuyer sur le rendu traditionnel, toute la scène est tracée et dessinée en une seule passe. Le résultat du test dépendra entièrement des performances du Ray Tracing. Il sera ainsi facile de mesurer et comparer les performances des différentes cartes entre elles.

Le test de la fonctionnalité DirectX Raytracing est maintenant disponible sous forme de mise à jour gratuite pour 3DMark Advanced Edition de Steam et via le site web de UL Benchmarks. Bien entendu, nous nous empresserons d’ajouter ce nouveau test à notre protocole GPU afin de comparer la nouvelle génération de cartes graphiques avec les modèles Ampere de NVIDIA.

GALAX dévoile et confirme l’arrivée des modèles HOF

P’tit coup de panique jusqu’à présent puisque GALAX n’avait pas encore dévoilé de cartes faisant partie de l’excellente série HOF pour « Hall Of Fame ». Une série de cartes disposant de caractéristiques particulières. Tout d’abord, ce sont des modèles haut de gamme, recherchés par les overclockeurs pour leurs excellentes performances mais aussi, pour la disponibilité sous certaines conditions d’un bios XOC (unlock) pour des passages sous azote liquide.

Une des autres particularités est la présence d’un carénage de couleurs blancs, des ventilateurs blancs ainsi qu’un PCB de la même couleur. Faute de salons, GALAX vous propose de découvrir leurs produits dans un espace virtuelle à cette adresse ou en 2D. Vous pourrez d’ailleurs y retrouver la RTX 3070 SG que nous venons de passer en revue.

Mais ce qui nous intéresse se trouve la zone 2 où l’on peut découvrir un prototype de la future RTX 30×0 HOF. Elle reprend les caractéristiques énoncées ci-dessous mais on notera la présence d’un écran très imposant. Celui-ci devrait vous permettre de monitorer votre carte afin d’avoir accès à la vitesse des ventilateurs, la température du GPU, le contrôle du RGB si elle en bénéficie et pourquoi pas de permettre un overclocking à la volée. Nul doute que cette écran sera déporté et pourra prendre place au sein de votre boitier.

Exposition virtuelle de la marque GALAX KFA2

En attendant d’en savoir plus sur cette carte GALAX HOF, sachez que notre dernier test en date d’un modèle HOF était celui de la RTX 2070 Super HOF 10th Anniversary.

Freezer Liquid II 420 : Arctic propose un AIO en 3x 140 mm !

Direction Arctic qui annonce l’arrivée d’un nouvel AIO au sein de sa gamme Liquid Freezer II. Effectivement, la firme suisse nous propose un modèle qui verse dans la démesure avec son Liquid Freezer II 420. Un watercooling tout-en-un supportant trois ventilateurs de 140 mm !

Liquid Freezer II 420 : un AIO supportant trois ventilateurs de 140 mm !

Arctic Liquid Freezer II 420Comme vous vous en doutez, un AIO supportant trois ventilateurs de 140 mm, c’est particulièrement encombrant. C’est d’ailleurs le constat que nous avions fait lors de notre test de l’Esbaer 420 d’Alphacool. Il faudra donc veiller à la capacité d’accueil de son boîtier. D’autant que le boîtier accueillant des radiateurs de 420 mm, ça ne court pas les rues.

Bref, avec ce modèle, la marque propose un refroidissement à la pompe travaillée. D’ailleurs, cette dernière embarque un petit ventilateur afin de refroidir ce qu’il se trouve autour du socket. Idem, nous aurons des tuyaux qui présentent une gaine rayée et un radiateur carré.

Au niveau des caractéristiques, on sait que la pompe profitera d’une alimentation PWM et fonctionnera de 800 RPM à 2000 RPM. Côté ventilation, nous aurons le droit à trois ventilateurs P14 PWM eux aussi alimentés par PWM. Ces derniers fonctionneront à des vitesses relativement élevées : de 200 RPM à 1700 RPM. À plein régime, le flux d’air sera de 72.8 CFM et la pression statique grimpera à 2.4 mmH2O.

Encore une fois, attention aux dimensions du radiateur. Ce dernier affiche une longueur de 458 mm pour une épaisseur de 38 mm. Ajoutez les 25 mm d’épaisseur des moulins et on retrouve un ensemble de 63 mm de hauteur.

Enfin, il n’y aura pas vraiment de contrainte liée à la compatibilité des sockets. Seul le sTRX40 d’AMD ne figure pas dans la liste des plateformes compatibles.

Pour finir, on retiendra le prix particulièrement abordable de ce modèle. Sur le site de Arctic, ce Liquid Freezer II 420 est référencé à 119.99€ T.T.C ! À voir ce que ça donnera au niveau des températures, mais sur le papier, ça s’annonce très bien !


Par ici la fiche technique de Arctic ! 


Test : Cryorig R5

[nextpage title= »Intro et présentation »]

Comme nous vous le disions au travers de différents articles, Cryorig sort enfin de sa torpeur en proposant un nouveau dissipateur. Le ventirad en question n’est autre que le R5, un modèle simple tour en 140 mm. Avec ce nouveau modèle, la marque se renouvelle avec un modèle slim annoncé comme étant 100% compatible avec la RAM. Bref, qu’en sera-t-il des performances de ce modèle ? C’est ce que nous allons voir au travers de notre test !

Cryorig R5 boîte

Présentation :

Avec ce nouveau modèle, le constructeur continue de nous proposer un design soigné, comme c’était le cas avec les références précédentes. De plus, on pourra changer la couleur du cadre de ce R5. La marque fournissant un cadre de couleur noir dans la boîte. De quoi accorder son dissipateur selon les couleurs de son PC.

De plus, on devrait avoir des températures plutôt basses puisque l’on retrouve un total de six caloducs en cuivre. On apprend également, que cette nouvelle référence hérite de la même conception que le R1 au niveau de la base. Sachez aussi que le R5 arrive avec deux ventilateurs XF140 pour une configuration Push/pull dès la sortie du carton.

L’installation ne devrait pas être problématique non plus. En effet, nous retrouvons le système de montage MultiSeg qui a d’ailleurs été amélioré. Maintenant, on peut monter son dissipateur avec une seule main et sans retirer les ventilateurs.

La compatibilité avec la RAM devrait aussi être maximale. Le radiateur offrant un profil slim, nous ne devrions pas être embêtés avec la mémoire possédant de gros dissipateurs et ce, quel que soit le socket.

Cryorig R5[nextpage title= »Le Cryorig R5″]

 

Déballage : 

Comme à son habitude, Cryorig continue de nous proposer des packaging très travaillés. Ainsi, on retrouvera une illustration du dissipateur sur la boîte, mais également sur les rabats à l’intérieur. Ça peut paraître bête, mais un emballage travaillé confère une sensation haut de gamme à un produit, même s’il s’agit d’un modèle premier prix (ce qui n’est pas le cas ici).

Quoi qu’il en soit, à l’intérieur, on retrouve notre dissipateur reposant dans un moule en carton. Les accessoires recouvriront l’ensemble puisqu’ils sont disposés sur un « plateau » en carton.

Le radiateur :

Comme tous les produits Cryorig que nous avons testé jusqu’à présent, ce « petit » R5 fait son impression en sortie de boîte. Nous retrouvons là un produit travaillé esthétiquement, dans la même veine que le R1. Clairement, ce n’est pas pour nous déplaire, déjà que nous étions tombé sous le charme du modèle double tour de la marque.  

Le poids et les dimensions : 

On commence notre petit tour d’horizon par les dimensions ainsi que le poids de ce modèle. Avec le R5 la marque nous propose un dissipateur mesurant 140 (L) x 97.8 (P) x 162.8 (H) mm. Il devrait donc passer relativement partout grâce à sa hauteur plutôt contenue. Cependant, si l’on enlève les ventilateurs, l’épaisseur passe à 47 mm, oui, le radiateur est aussi fin que celui du AS500 de DeepCool. 

Pour ce qui est du poids en revanche, nous avons affaire à un dissipateur plus léger que le AS500. Avec ses deux ventilateurs, le R5 affiche 892 gr sur la balance contre 580 gr nu. L’ensemble est donc relativement léger compte tenu des deux ventilateurs présents.

La base : 

On passe maintenant sur la base du dissipateur, qui, comme on peut le voir, n’est pas sujette à la critique. À ce niveau, le constructeur opte pour une construction en cuivre nickelée. Exit donc les caloducs montés en contact direct comme sur le Pure Rock 2 par exemple. À l’instar de l’AS500, cette dernière n’est pas excentrée d’une quelconque manière puisque c’est la finesse du radiateur qui fera tout.

Cryorig R5 base

Cependant, Cryorig reste très généreux pour ce qui est du nombre de caloducs. Effectivement, la marque dote son modèle de six heatpipes en cuivre de 6 mm chacun. D’ailleurs, ces derniers se répartissent sur toute la longueur de la base afin de bien recouvrir la totalité de l’IHS du processeur. On s’attend donc à un acheminement rapide de la chaleur vers le reste du ventirad.

Brièvement, sachez que cette référence affiche un total de 48 ailettes en aluminium. Ces dernières ont une épaisseur de 0.4 mm et son espacées les unes des autres de 2 mm.

La finition : 

Côté finitions, clairement, nous n’avons pas à nous plaindre de ce que propose Cryorig. Comme nous vous le disions, le dissipateur reprend le visuel du R1. Ainsi, nous avons le droit à un cache plastique présent autour des ailettes. Sur le radiateur, nous retrouvons une première ailette peinte en noir. L’objectif de l’ensemble sera de masquer le bout disgracieux des caloducs.

Autrement, les caloducs sont anodisés afin de présenter la même couleur que les ailettes. On retrouvera alors un ensemble bien uniforme.

Compatibilité : 

Pour ce qui est de la compatibilité, pas de secret, le R5 pourra s’installer sur les sockets suivants :

  • Intel : LGA-115x / LGA-1366 / LGA-20xx
  • AMD : FMx(+) / AMx(+) dont l’AM4

Encore une fois, le STRX4 passe à la trappe comme bien souvent avec l’aircooling. Il faut dire que la plateforme haut de gamme d’AMD impose des contraintes bien particulières.

Les ventilateurs : 

Sur ce R5 nous retrouvons un duo de ventilateurs XF140. Ici, pas de surprise puisqu’il s’agit des mêmes ventilateurs que celui du R1 Ultimate. Les moulins arrivent alors dans un format en 140 mm avec des angles arrondis. Ici, le cadre sera de couleur grise avec des silentblocs noirs. Concernant les pâles, nous en comptons onze qui restent relativement larges et noires. Seuls leurs extrémités présentent une petite bande brillante. Enfin, le câble sera gainé, chose que nous n’avons pas vu depuis un petit moment !

Pour ce qui est de leur caractéristiques, sachez que ces ventilateurs disposent d’une alimentation PWM. Ces derniers affichent aussi une plage de vitesse plutôt restreinte comprise entre 700 RPM et 1300 RPM ±10% : 600 RPM d’amplitude. À plein régime le flux d’air sera 76 CFM et la pression statique grimpera à 1.44 mmH2O.

Cryorig R5 ventilateur XF140

Le bundle :

La partie bundle repose dans une petite « plaque » compartimentée en carton. Chaque élément repose donc dans un logement qui lui est propre. Au niveau des accessoires, on retrouve alors :

  • Une carte avec un QR Code vous invitant à télécharger la notice
  • Un pad imprégné d’alcool pour nettoyer votre CPU avant installation
  • Une seringue de pâte thermique CP-7
  • Un « Y » afin de brancher les deux ventilateurs sur une seule prise fan
  • Une clef BTR pour le vissage du dissipateur
  • Une backplate Intel
  • La plaque de montage
  • La visserie nécessaire au montage multi-socket
  • Un set de silentblocs de rechange pour les ventilateurs
  • Un cache supplémentaire de couleur noire

Avec le R5, nous avons donc une partie bundle plutôt bien fournie mettant à disposition tout le nécessaire au montage. La marque va un peu plus loin en proposant des silentblocs supplémentaires pour les ventilateurs au cas où qu’il faille procéder à un remplacement des originaux. Idem pour le pad imprégné d’alcool afin de bien nettoyer son CPU avant d’installer son dissipateur. Enfin, inutile de courir après ses outils, le constructeur fournissant le nécessaire.

Grosso modo :

Dans les grandes lignes, le R5 ne déroge pas à la règle des dissipateurs du constructeur. Ce dernier continue d’offrir une finition ainsi qu’un design très agréable. Il en va de même pour la partie bundle qui se veut complète où il ne sera pas nécessaire de courir après ses outils. Bref, un sans faute jusqu’à présent.

[nextpage title= »L’installation »]

 

Pour la partie installation, il faudra conserver sa backplate AMD, le constructeur n’en fournissant pas. Si vous ne l’avez plus, un petit tour sur eBay devrait permettre d’en retrouver une facilement.

Ici, les montages Intel et AMD sont assez similaires, nous allons détailler les deux montages en parallèle.

AMD/Intel :

Sur socket Intel, on commence par déposer la backplate à l’arrière de la carte mère. Ensuite, on retourne l’ensemble et on y visse quatre entretoises aux extrémités. L’étape suivante consiste à déposer la plaque de montage sur les entretoises fraichement installées puis à la visser à l’aide des écrous fournis.

Côté AMD, on commencera par retirer les bras de montage d’origine. Ensuite, on vissera les quatre entretoises (correspondantes à la plateforme) sur la backplate d’origine. Enfin, comme sur socket Intel, on viendra visser la plaque de montage à l’aide des écrous présents dans le bundle.

Vient maintenant le moment où l’on installe le radiateur sur le CPU. Ici, il faudra prendre la languette de la base dans la plaque de montage puis appuyer sur le dessus du dissipateur afin de clipser l’autre extrémité. Enfin, sur le papier du moins. De notre côté, nous avons dû appuyer sur le mécanisme à pression afin de faciliter son insertion dans la plaque de montage.

Par ailleurs, nous avons la possibilité d’orienter le R5 comme bon nous semble, même sur plateforme AMD. Comme on le dit souvent, cela peut avoir son importance dans des boîtiers comme le SL600M de Cooler Master.

La pression sur le CPU se fera lors du vissage qui s’effectue par le dessus du R5. Pour cela, on se servira de la clef BTR fournie.

En soit, l’étape de montage de ce Cryorig ne nous aura pas posé de problème. Le mécanisme s’installant sans difficulté. Par ailleurs, ce dernier n’aura pas tenu toutes ses promesses. Effectivement, Cryorig vendait son R5 comme pouvant se monter à une seule main grâce à un système à clipser sur le système de montage. Dans les faits, nous avons dû l’aider un peu.

[nextpage title= »Protocole »]

 

Petite mise à jour de notre protocole de test. En effet, nous avons changé le logiciel que nous utilisions pour stresser notre configuration. Il en va de même pour les différents profils. C’est via ce lien que vous pourrez voir notre méthode de test ainsi que le matériel de notre machine de test. Bien sûr, nous nous attarderons toujours sur des mesures de températures et de bruit.

Cryorig R5 protocole

Pour les besoins du test, nous comparerons notre R5 avec d’autres ventirads en 120 et 140 mm. Comme toujours, le mastodonte du comparatif reste le NH-D15 chromax.black de Noctua :

 

Vitesse de ventilation :

On attaque donc notre série de relevés de températures, ici, on repart à zéro. Précisons tout de même les vitesses de ventilation enregistrées lors de nos relevés (pour 12V, 8V, 5V) :

Cryorig R5 vitesse ventilation

Au vu des vitesses mesurés, le R5 de Cryorig arrive avec un profil de ventilation plutôt standard. Ainsi, à plein régime, le dissipateur fonctionnera à ~1450 RPM pour descendre à ~650 RPM à basse vitesse. À mi-régime, nous mesurions ~1050 RPM. Un profil de ventilation similaire à bon nombre de dissipateurs aircooling. Seuls les A500 de Corsair, NH-U12A de Noctua et AS500 de DeepCool affichent des profils soit plus agressifs, soit plus lents.

Bruit :

Cryorig R5 bruit

Malgré des vitesses de rotations sommes toute classiques, au niveau du bruit, ce n’est pas tout à fait ça. Avec ses deux ventilateurs, le R5 devient très bruyant et notre sonomètre affiche 45 dB. En revanche, lorsqu’on le régule, ce dernier devient de suite plus supportable pour être inaudible à basse vitesse.

Le fait d’enlever un ventilateur permet de diminuer significativement le bruit émis à pleine vitesse. On perd alors 7.5 dB en 12V ce qui est un gain clairement appréciable. Enfin, on notera une petite différence à mi-régime tandis qu’elle sera imperceptible à basse vitesse.

Voici donc un dissipateur que l’on ne fera pas tourner à plein régime avec ses deux ventilateurs… Ou de manière ponctuelle, pour un bench par exemple.

[nextpage title= »Températures »]

Processeur à 65W : 

Malgré un profil 65W plus violent, ce dernier représente toujours la phase la moins stressante de ce protocole. Elle permet de mettre en avant les performances obtenues avec des dissipateurs compacts/entrées de gamme. Ces résultats sont simplement présents à titre indicatif pour les dissipateurs les plus imposants (AIO, gros ventirad dual tower, etc.).

Cryorig R5 température 65W
Afin de faciliter la lecture, certaines valeurs ont été arrondies.

On commence donc notre série de relevés de températures par notre profil de 65W habituel. Dans ces conditions, le R5 s’en tire clairement bien puisqu’il se permet de venir chatouiller le A500 de Corsair en Push à basse vitesse. Sinon, il rivalise clairement avec le NH-U12A de Noctua en push faisant aussi bien que le AS500 de DeepCool.

Lorsqu’on lui retire un ventilateur, on ne constate pas de gros écarts de températures en 12V et 8V, quelques dixièmes tout au plus. Cependant, l’écart grossi à bas régime où l’on observe une hausse de températures avoisinant les 3°C.

Processeur à 95W :

Ici, notre CPU tournera à 3.90 GHz constamment et sur tous ses cœurs. Nous appliquons un VCore de 1.375V pour obtenir une consommation de 95W environ. Pour simplifier la lecture du graphique, il se peut que nous ayons arrondi certaines valeurs à l’entier près.

Cryorig R5 température 95W
Afin de faciliter la lecture, certaines valeurs ont été arrondies.

Avec une chauffe plus prononcée, le R5 ne rougit toujours pas de la concurrence. Encore une fois, équipé de ses deux ventilateurs, il vient titiller des ventirads hauts de gamme. Ainsi, le NH-U12A en push/pull est mis en difficulté, tout comme le A500. Dans ces conditions, le DeepCool AS500 se fait devancer.

En revanche, avec un seul ventilateur, le dissipateur de Cryorig rivalise avec ceux de DeepCool et le NH-U12A (Push) en obtenant les mêmes températures à quelques dixièmes près.

Processeur à 125W :

Enfin, nous terminons avec notre profil 125W. Ici le dégagement thermique est plus important, voyons comment s’en sortent nos coolings !

Cryorig R5 température 125W
Afin de faciliter la lecture, certaines valeurs ont été arrondies.

En 125W, on sent que le R5 commence à s’essouffler. En effet, il commence à accuser du retard face aux A500 (Push) et NH-U12A (Push/Pull) avec lesquels il rivalisait au round précédent. En même temps, il faut le dire, avec ses 47 mm d’épaisseur de radiateur, c’est un gringalet ! De notre côté, cela ne nous surprend pas que des ventirads plus gros tiennent mieux les fortes températures.

Enfin, avec un seul ventilateur, bien qu’il se défende à plein vitesse et à mi-régime, il s’incline face au AS500 à bas régime.

En bref : 

Avec son R5, Cryorig nous propose un dissipateur (très ?) performant qui viendra sérieusement chatouiller la concurrence. Nous l’avons vu, en 95W, il tiendra la comparaison face au NH-U12A équipé de ses deux ventilateurs. Et dans sa configuration de base (Push/pull pour rappel), il surclasse aisément le AS500 de DeepCool.

Par ailleurs, si on lui retire un de ses ventilateurs, les températures s’envolent assez rapidement à bas régime. Sinon, il continue de se révéler compétitif face à l’offre de DeepCool.

Bref, cela fait deux dissipateur slim en 140 mm que nous testons et par deux fois, nous avons obtenus de bonnes températures. Les gros ventirads sont-ils sur le déclin ?

[nextpage title= »Perf/bruit »]

Perf/Bruit :

Sur ces graphiques de rapport perf/bruit, nous rappelons que le mieux est d’être placé le plus possible en bas à gauche du graphique. Pour la lecture, le point le plus à gauche symbolise la ventilation en 12V, celui au centre la ventilation en 8V et le plus à droite en 5V.

Cryorig R5 température/bruit 65W

Pour ce qui est du ratio températures/bruit, le R5 reste clairement dans le peloton, sans pour autant se distinguer. En effet, les NH-U12A et NH-D15 se détachent clairement de la concurrence. D’ailleurs, on sent qu’avec ses deux moulins, le dissipateur mériterait de gagner en silence.

Avec un seul ventilateur, c’est déjà beaucoup mieux où il tient davantage la comparaison avec le Dark Rock 4 de be quiet!.

Cryorig R5 température/bruit 95W

En 95W, avec la hausse des températures, le R5 de Cryorig se détache davantage des autres dissipateurs. Malgré un bruit trop présent à plein régime, notre modèle du jour ne voit pas ses températures monter à basse vitesse.

En fin de compte, avec ce profil, on le préfèrera clairement avec un seul ventilateur où il s’avère être plus intéressant que le AS500 signé DeepCool !

Cryorig R5 température/bruit 125W

On termine par notre profil 125W où le positionnement du R5 est délicat. Encore une fois, ce modèle reste pénalisé par son bruit trop présent à plein régime mais s’en sort mieux en 8V et 5V que le AS500. En revanche, si on lui retire un ventilateur, le AS500 le dépasse et ce, quel que soit le régime de ventilation.

En fin de compte, avec ce dissipateur, la recette du succès est de ne pas faire tourner les ventilateurs à plein régime !

[nextpage title= »Conclusion »]

 

Un très joli ventirad !

Le R5 de Cryorig ne déroge pas à la règle des ventirads de la marque puisque le constructeur continue de nous proposer des modèles très travaillés. Effectivement, ce modèle à tout pour plaire et le constructeur propose même de quoi changer le cache en plastique en bundle.

D’ailleurs, le bundle, parlons-en. Il s’agit ici aussi d’un des points forts des produits de la marque puisqu’elle n’omet rien. Dans ce cas précis, tous les éléments sont correctement présentés sur une plaque en carton moulé. D’autant qu’il y a tout ce qu’il faut pour le montage, même l’outillage. Non, franchement, rien à redire ici.

Cryorig R5 boîte

Un montage qui ne tient malheureusement pas toutes ses promesses :

Avec ce nouveau modèle, Cryorig mettait en avant un montage à une main. Sur le papier, on installe le mécanisme de montage, on clip le dissipateur sur le CPU et on le vis à l’aide d’une clef BTR, le tout sans contrainte particulière. Dans les faits, nous avons dû aider la languette à se prendre dans le système de montage en appuyant sur le système de pression.

Sorti de ça, nous n’avons pas eu à nous plaindre, la plaque de montage s’installant sans la moindre encombre. D’autant qu’avec le mécanisme MultiSeg de la marque, on peut orienter le dissipateur comme bon nous semble, même sur plateforme AMD. Une fonctionnalité qui peut avoir son importance selon les boîtiers, Cooler Master SL600M en tête !

Enfin, le dissipateur ne bloquera aucun port RAM sur la carte mère. Idem, sur notre Crosshair VI Hero où le premier PCIe x16 n’était pas obstrué.

Des températures à la hausse à faible vitesse… 

Cryorig R5

Au niveau des températures, clairement, Cryorig joue dans la cours des grands avec son R5. On l’a vu, ce modèle reste performant et vient même chatouiller de près le NH-U12A de Noctua. Par ailleurs, il sera coupé dans son élan par le bruit qu’il émet à plein régime.

Avec un seul ventilateur, en push, il devient de suite, beaucoup plus silencieux mais on perd en températures… Surtout à bas régime où ces dernières ont tendance à grimper sérieusement.

En réalité, le meilleur moyen de concilier températures basses et bruit contenu est de ne pas dépasser les 1100 RPM en push/pull. C’est dans ces conditions qu’il révèlera son plein potentiel selon nous.

Un prix haut de gamme !

Visiblement, Cryorig, décide de taper fort au niveau du prix de son R5. En effet, la marque annonce son dissipateur à $85 USD (autant dire 85 € avec la conversion défavorable euros/dollars). Un prix délicat selon nous puisqu’à ce tarif, on se retrouve face à de gros dissipateurs doubles tours. Effectivement, pour 90 €, nous avons le NH-D15 (marron/beige) de Noctua qui se révèlera plus performant.

Même les plus petits gabarits pourraient se révéler redoutables, on pense à l’AS500 de DeepCool disponible pour une soixantaine d’euros. Que dire de la version « Plus », avec deux ventilateurs, proposée dans les 70 €. Ne reste plus qu’à voir ce qu’elle vaut dans les faits, ça nous aurons la réponse prochainement.

Cryorig R5 : 

On aime :
  • Le design Cryorig qui fait toujours mouche !
  • La partie bundle très complète
  • La présence cache plastique noir supplémentaire pour personnaliser son ventirad
  • Le mécanisme de montage simple et rapide à mettre en œuvre
  • La compatibilité maximale assurée avec la RAM…
  • … Idem pour les PCIe de notre carte mère.
  • La possibilité d’orienter son ventirad comme bon nous semble sur socket AMD
  • Son ratio températures/bruit intéressant en 8V et 5V (push/pull)
On aurait aimé :
  • Un système de montage tenant toutes ses promesses
  • Moins de bruit à plein régime en push/pull
  • Une tarification moins élevée, dans les 70 – 75 $/€

Avec ce nouveau R5, Cryorig nous propose un dissipateur au design réussi avec un très bon niveau de finition. S’il n’y a rien à redire sur la compatibilité avec la RAM et les PCIe de la carte mère, on aurait aimé que le système de montage tienne toutes ses promesses. Idem, on aura noté un bruit très présent à plein régime, clairement, il faut le réguler. Malgré toutes ses qualités, la tarification reste également délicate, on trouvera mieux pour pas beaucoup plus cher. Nous lui décernons l’argent.

Un grand merci à Cryorig !

[MAJ] Une NVIDIA GeForce RTX 3060 Ti prête à débarquer ?

[MAJ] : il semblerait que cette RTX 3060 Ti soit bien sur le point de débarquer !

Attention, il s’agit là de rumeur et donc à prendre avec des pincettes à l’heure actuelle. Même si les performances des prochaines RX 6000 soient très intéressantes face aux RTX 30×0, aucun test indépendant ne permet actuellement de confirmer les résultats avancés par AMD. Il faudra encore patienter quelques semaines. Et si NVIDIA proposait le 17 novembre (source Videocardz) une nouvelle carte, la RTX 3060 Ti, sur un segment où AMD n’a encore prévu aucune carte ?

Ce modèle serait basé sur un GPU GA104 avec 4864 cœurs CUDA (1024 cœurs ou 8 SM de moins que RTX 3070). Comme la RTX 3070 Founders Edition (notre test), cette RTX 3060 Ti bénéficiera de 8 Go de mémoire GDDR6 cadencée à 14 Gbps. La largeur du bus serait également identique, 256 bits et permettrait de fournir 448 Go/s de bande passante.

En fonction de son prix, cette nouvelle venue pourrait être très intéressante pour les gamers qui jouent en 1080p et qui disposent d’un budget plus serré. Une carte que l’on pourrait espérer voir sous la barre des 400 euros, voir un peu moins encore. Si le lancement venait à se faire le 17 novembre, malheureusement cette carte risque d’être rapidement introuvable !

AMD : la RX 6800 meilleure en Ray Tracing que la 3070 ?

AMD est de retour sur le haut de gamme avec les Radeon 6000, se permettant, à priori, de meilleures performances que les 3080 et 3090 d’après leur propres tests. On s’est cependant déjà posé la question du Ray Tracing et nous avons aujourd’hui de nouvelles billes pour alimenter notre réflexions à tous.

La RX 6800 meilleure en Ray Tracing que la RTX 3070 ? 

Avec RDNA2, AMD nous promet un retour sur le haut de gamme, battant selon leurs chiffres (et leur propre technologie activée). Avec une batterie de jeux testés en interne, AMD nous a annoncé des résultats sans appels face aux RTX 3080 et 3090 durant la conférence de présentation.

Mais durant ces 25 minutes et même sur le site officiel, aucun test concernant le Ray Tracing dans les jeux n’a été divulgué. On a pu seulement se mettre sous la dent un benchmark sur DXR Procedural Geometry Sample, ne donnant que peu d’infos sur les capacités réelles des RX 6000. Or, un benchmark d’une RX 6800 sur Shadow Of The Tomb Raider, est apparu sur Twitter, nous donnant des premières informations concernant les performances Ray Tracing de la carte.

La configuration utilisée est un 3500X overclocké à 4.3 GHz et accompagné par une RX 6800. Sur SOTTR, la carte parviendrait à atteindre, en 4K ultra avec le Ray Tracing réglé en High, les 46 FPS et 80 FPS en 1440p. Cette RX 6800 délivrerait alors, de meilleures performances qu’une 3070 (sans DLSS). Evidemment, ce constat qui semble indépendant, laisse présager de très bonnes performances pour les 6800XT et 6900XT en Ray Tracing.

Maintenant, il faut bien entendu prendre ces scores avec de larges pincettes. Cette personne dispose t-elle bien d’une RX 6800 ? Quel risque avons nous de ne pas être en présence d’un gros fake (avec par exemple une carte Nvidia, dont le nom aurait été changé pour mettre AMD) ? Le Ray Tracing, est-il déjà activable sur les cartes AMD ? Quand est-il sur d’autres jeux ? Bref, ils faudra attendre les tests indépendants ou une communication de la part d’AMD avant d’avoir de réelles informations sur les performances des cartes.

Accordons nous cependant sur un point : si nous ne sommes pas en position de valider le contenu de cette fuite, nous pouvons vous dire que cette source ne sort pas de nulle part et que nous n’avons pas affaire à un anonyme roi du photoshop…

 

Asus et EKWB partenaires pour une série ASUS EKWB RTX 30×0

Asus vient de dévoiler un partenariat avec le fabricant de solution de refroidissement liquide, EK Water Blocks. En association avec le célèbre fabricant de waterblocks, Asus va proposer une nouvelle série de carte : les ASUS EKWB GeForce RTX 30×0. Trois modèles seront disponibles, une RTX 3070, une RTX 3080 et enfin la RTX 3090 ! L’atout principal de cette série est que la carte sera déjà équipée du waterblock. Vous n’aurez ainsi pas besoin d’installer vous même le waterblock intégral sur votre carte graphique. Il subsiste encore un doute sur la disponibilité ou pas de la vente du waterblock seul.

Une série d'Asus RTX 30x0 avec waterblock EK

Le waterblock sera équipé d’un top transparent qui recouvrira le waterblock nickelé afin de le préserver de l’oxydation. Le block sera en contact direct avec le GPU, la RAM et les VRM afin de maintenir l’ensemble des composants au frais. Celui-ci bénéficiera bien entendu d’un rétroéclairage compatible avec le logiciel de gestion d’Asus.

L’entrée et la sortie du waterblock seront positionnées différemment en fonction du PCB de la carte. D’après les photos, il sera en position haute pour les versions 3090/3080 (PCB plus long) et en position arrière pour la 3070.

Pas encore d’information concernant le prix de ces cartes, mais les cartes graphiques ASUS EKWB GeForce RTX 3090 et 3080 seront disponibles mi novembre. Les cartes ASUS EKWB GeForce RTX 3070 seront quant à elles disponibles fin novembre.

AMD RX 6000 : tous les benchs 1440P et 4K

Les benchs montrés pendant la présentation des nouvelles Radeon RX 6000 a laissé les plus curieux sur leur faim. Des benchs en 1440P un moment, puis en 4K un autre…Bref, un aperçu sympathique et qui nous rend optimiste pour AMD mais qui a frustré les plus curieux.

RX 6000-vs-RTX 3000

On va peut-être pouvoir pousser la réflexion un peu plus loin avec une publication du forum Computerbase qui a permis de rassembler une série de benchs des RX 6000 en 2K et 4K.

Voilà de quoi se faire une idée plus précise et pourquoi pas changer certaines décisions d’achats. N’hésitez pas à cliquer sur les benchs récupéré ici pour avoir une meilleure lisibilité.

Les RX 6800, 6800XT et 6900XT en 2k

Sur les 6 jeux utilisés pour ces tests, l’AMD Radeon RX 6900 XT est devant la GeForce RTX 3090 dans  5 jeux sur 6. Pendant ce temps, 2 fois sur 6, la Radeon RX 6800 XT se classe au-dessus du GPU haut de gamme de Nvidia. Attention notamment de bien prendre en compte que la technologie mémoire AMD Smart Access est active , ce qui favorise le combo CPU + GPU AMD.

A ce sujet, il faut prendre bonne note de la configuration utilisée pour ces tests :

  • CPU : AMD Ryzen 5900X
  • RAM : 16GB DDR4 3200
  • Plateforme X570
  • Bios avec « AMD Access Memory » activé
  • Windows 10 Pro 64 bits.

The division 2K

Les RX 6800, 6800XT et 6900XT en 4k

Sur 8 jeux analysés, la situation est plus contrastée pour la Radeon RX 6900 XT. En effet, c’est la RTX 3090 qui mène 5 à 3 ( si on peut résumer de cette manière ). Le comportement de la Radeon RX 6800 XT est lui aussi intéressant puisque la carte ne se contente pas de se frotter à la RTX 3080 et vient se frotter aux 3090 et 6900XT. Dans ces benchs 4K, la Radeon RX 6800 XT surpasse la Nvidia RTX 3080 de moitié des cas.

RX 6000 4k et 2k RX 6000 4k RX 6000 4k

On rajoutera à cet ensemble d’autres éléments en provenance d’AMD sur un classement par rapport au nombre de fps délivré en 4K sur une série de jeux.

Tout n’est clairement pas parfait mais ces éléments permettent tout de même d’éclairer un peu plus sur la situation. Pour se faire une idée précise des performances des RX 6000 en 2k et 4k n’oubliez pas nous n’aurons aucun benchmarks indépendants avant la deuxième partie du mois de Novembre.

RTX 3070 : mêmes causes, mêmes effets ?

La RTX 3070 a été officiellement lancée il y a maintenant quelques jours. Nous avons pu nous exprimer sur tout le bien que nous pensions de cette carte au travers d’un test complet de la version Founders Edition poussée par Nvidia et de la KFA2 RTX 3070 SG.

Cette RTX 3070, comme les cartes avec la terminaison -70 chez Nvidia est censé être ce que les commerciaux nomment le « runner », c’est-à-dire le produit qui représente le plus gros potentiel en chiffre d’affaire. Les statistiques des derniers mois confirmaient que les déclinaisons RTX 2070 faisaient le gros du marché en chiffre d’affaire.

sold out RTX 3070

Une disponibilité encore ultra limitée

Ce lancement était donc capital pour Nvidia évidemment mais surtout pour tout l’écosystème PC. Depuis des semaines Nvidia a en effet « asséché » le marché sur la plupart des références RTX 20xx pour préparer l’arrivée d’Ampere. Du grossiste au petit magasin de quartier en passant par le gros e-commerçant : difficile de trouver une carte autre qu’une GTX voire quelques RTX 2060. Clairement, plus personne n’a de marchandise à vendre.

Quand on interroge nos sources chez les grossistes mais aussi chez les plus gros revendeurs, c’est la soupe à la grimace. Le chiffre perdu ne se rattrapera pas. Même le client lambda désireux de se construire un PC au dessus de 1000 € est aujourd’hui dans la difficulté.

La suffisance de Nvidia face à l’ensemble de ses clients

Après avoir repoussé de 15 jours le lancement des RTX 3070, les clients finaux se sont retrouvés dans la même situation que pour le lancement des RTX 3080/90. Une indisponibilité quasi-immédiate. Cet effet aurait pu être amorti par l’arrivée des cartes customs mais là encore ce fût la Bérézina.

En effet, quelle douche froide d’être chauffée par une carte si prometteuse annoncée à 519 € et de retrouver les versions « customs » (pouvons nous vraiment employer ce mot pour certains ?) à plus de 600 voire 700 €.

Budget Gaming PC Builds

La frustration du fan de PC

Nous l’avons dit : impossibilité de se construire un PC faute de carte graphique alors qu’on arrive dans une période où les besoins s’envolent. Frustration pour certains de devoir même compléter son PC avec des pièces d’occasion alors que les annonces ont tenu en haleine ceux qui comptent leur budget depuis de longues semaines.

La lassitude du commerçant

En cette période de Covid, nos contacts chez certains propriétaires de magasins physiques sont unanimes : on ne digère pas le fait d’avoir favorisé le canal web au détriment de ceux qui poussent et conseillent les clients depuis des années.

Les grossistes en colère

Chez les grossistes, c’est encore pire : pas de produit = pas de chiffre. Une sensation de frustration énorme alors que toutes les minutes ils sont dans l’obligation de dire non à un client. Les seules livraisons de cartes qui rentrent aujourd’hui chez la plupart des grossistes sont sous allocations. C’est-à-dire concrètement que l’intégralité du stock est promis par la marque à un client (généralement un site de e-commerce).

RTX 3070 sold out

Chez les marques, on se mord les lèvres

Chez les marques, on joue une autre partition même si le refrain reste le même. Il n’est pas utile de rappeler la pression qu’exerce Nvidia sur ses partenaires. Cette situation a installé une certaine omerta et rares sont ceux qui se laissent aller aux confidences.

Là où la parole est plus libre c’est sur la politique des prix : la plupart des marques ont la sensation d’avoir été envoyées au carton par Nvidia face aux clients finaux. L’agressivité du positionnement des cartes Founders Edition rendant le positionnement des cartes customs relativement « sidérant » pour un client final.

Pour illustrer ce propos, on prendra pour exemple la RTX 3070 Dual de chez Asus tarifée ici 629€ ou encore la MSI Ventus 3X OC à près de 700 €…

Nvidia RTX 30xx Super

Comment va évoluer la situation et à quoi faut-il s’attendre sur les prix ?

Stock / disponibilité :

La RTX 3070 devrait être beaucoup plus disponible que ses grandes sœurs. Des livraisons quasiment toutes les semaines sont planifiées avec des volumes beaucoup plus importants que pour la RTX 3080 et RTX 3090. Cependant, de la bouche même de nos sources chez les marques, ces volumes ne correspondent mêmes pas à 20% des engagements qui étaient fait l’année dernière sur les références équivalentes. Pour faire simple : vous aurez des chances d’avoir une RTX 3070 mais il faudra être réactifs.

Concernant les magasins physiques, nonobstant les problèmes causés par la Covid, l’écrasante majorité ne sera pas livrée. Encore une fois, les géants du e-commerce seront favorisés.

Prix :

La demande étant plus forte que l’offre il est clairement difficile d’évoquer une baisse des prix au moins avant 2021. Quand on discute là encore avec quelques acheteurs au sein des grosses enseignes de e-commerce, ces derniers nous expliquent qu’ils négocient la dispo mais pas le prix. Autre paramètre : pour faire leurs chiffres les marques ont tout intérêt de pousser les versions les plus chères…

Les conséquences pour Nvidia

Durant notre petit tour de table avec nos sources, nombreuses furent les voix à évoquer un retournement et une exaspération envers Nvidia. AMD est tout de suite évoqué dans chacune des conversations… La réalité sera toute autre à notre avis.

Tout d’abord car AMD ne sera pas épargné par les problèmes de disponibilités et que même si la colère monte, il faudra un long moment avant d’ébranler la position de Nvidia sur le marché. La puissance de la marque est là, les péripéties que nous vivons et qui touchent le consommateur « enthousiaste » sont loin d’être partagées par le client « moyen ».  On a pu voir avec Ryzen qu’il a fallu attendre un long moment avant que le produit s’installe. Si les Radeon RX 6000 confirment dans les faits leurs promesses, les ventes ne basculeront pas du jour au lendemain.

Nous avons tenté d’expliquer plus tôt les raisons de la situation chez Nvidia avec sans doute pas mal d’erreurs stratégiques . Avec les ruptures annoncées sur les futures consoles et la situation tendue sur les CPU, force est de constater que les oreilles ne doivent pas siffler que chez Nvidia.

 

GSKill annonce une série DDR4-3600 CL14 64GB

GSKill vient d’annoncer l’arrivée de nouveaux kits DDR4 d’une capacité de 64 GB, pour une fréquence de 3600 MHz avec des timings ultra serrés en CL14. Les kits seront disponibles en deux versions. Vous pourrez opter soit pour quatre barrettes de 16 GB en CL14-15-15-35 soit pour deux barrettes pour un total de 32 GB. Au niveau de la finition, les kits seront disponibles en Trident Z Neo, Trident Z Royal, Trident Z RGB et en finition Ripjaws V. Ces deux kits seront équipés de puces B-Die qui disposent d’un excellent potentiel d’overclocking comme nous avons déjà pu le constater à mainte reprises lors de nos tests.

Les kits GSKill 3600 MHz CL14 ont été testés sur les cartes mères ASUS ROG MAXIMUS XII HERO (WI-FI) Z490 et MSI MEG Z490 GODLIKE basées sur Intel, ainsi que sur la carte mère ASUS PRIME X570-P basée sur AMD.

Pour info, sachez que nous avons récupéré, il y a quelques jours, un exemplaire du kit Trident Z Royal de 16 GB (2 x 8 GB) cadencé à 4400 MHz avec des timings de 16-19-19-39. Retrouvez ici tous nos derniers tests de kits mémoires ainsi que la façon de les paramétrer au sein de votre bios et de les overclocker !