Les Comet Lake-S sur le point de débarquer ?

Cela fait déjà plusieurs mois que nous vous parlons des Comet Lake-S, la prochaine génération de processeurs mainstream d’Intel. D’après ce que nous savons et les différentes rumeurs, le lancement est prévu pour le second trimestre 2020, c’est-à-dire, dans les semaines à venir. Pour rappel, voici un tableau récapitulatif de nos confrères de Videocardz qui reprend les différents susceptibles de faire leur apparition.

Liste des processeurs Intel Comet Lake-S

Les Core i3, Core i5 et Core i7 ne bougent pas en termes de nombre de coeurs par rapport à la génération 9 mais auront l’Hyperthreading qui leur permet de doubler leur nombre de Thread. Les core i9 passent de 8 cœurs hyperthreadés à 10 cœurs hyperthreadés. En clair un décalage de gamme. Le socket devrait lui aussi évoluer et passer au format LGA-1200 sur un chipset Z490. Enfin, nous vous révélions une idée de ce que pourrait être les prix lors du lancement dans cette brève.

Des modèles « K », « F » et « KF »

Intel multiplie les versions avec au final, quatre références différentes. On retrouvera notamment un i9-10900, un i9-10900F, un i9-10900K et enfin un un i9-10900KF.
Qu’est-ce qui différencie ces différentes références ?

  • i9-10900 : coefficient multiplicateur bloqué – iGPU (carte graphique intégrée)
  • i9-10900F : coefficient multiplicateur bloqué – absence d’iGPU
  • i9-10900K : coefficient multiplicateur débloqué – iGPU carte graphique intégrée
  • i9-10900KF : coefficient multiplicateur débloqué – absence d’iGPU

Personnellement, nous vous conseillons l’achat de versions disposant d’un coefficient multiplicateur débloqué afin de l’overclocker plus facilement.

Quelques inconnues subsistent…

Encore une fois, le responsable : le coronavirus. Nous savons que de nombreuses entreprises sont au ralenti en Chine dont certaines en lien direct avec la conception des cartes mères. Cela va-t-il engendrer un retard pour l’arrivée des samples ? En ce qui concerne les processeurs, ceux-ci seraient déjà en bonne voie de finalisation.

Enfin, si Intel compte sur le Computex pour faire lancer ses processeurs, celui-ci aura-t-il lieu ? Nous sommes encore loin de la date d’ouverture, le 2 juin 2020, mais qui sait comment va évoluer la situation dans les semaines à venir.

Test : Noctua NH-L9a chromax.black

Après deux crochets effectués chez NZXT puis Corsair, nous retournons chez Noctua. Cette fois-ci, on ne s’attaque pas à un gros modèle comme le A500 de Corsair, oh que non, c’est même tout l’inverse. Effectivement, le modèle sur lequel nous allons nous pencher est tout petit rikiki. Il est en effet question du NH-L9a-AM4 chromax.black que l’on raccourcira par NH-L9a, un dissipateur étudié pour les PC SFF pour « Small Form Factor ».

Noctua NH-L9a chromax.black

Présentation : 

Avec ce NH-L9a chromax.black, Noctua vise avant tout une compatibilité maximale avec les divers éléments présents sur la carte mère. Effectivement, le constructeur autrichien met en avant une compatibilité maximale avec la RAM, les GPU ainsi que les connecteurs présents autour du socket. Idem, la hauteur ultra restreinte de 37 mm font de lui une référence qui s’installera dans tous les boîtiers, même les plus étroits. Parfait pour de l’ITX !

Comme pour les autres dissipateur de la famille « chromax.black », ce modèle profite du même traitement noir. Fini donc les couleurs à base de gris aluminium pour le dissipateur ainsi que le couple marron/beige qui ne plaira pas à tout le monde. Ici, on reste sur quelque chose de sobre et discret.

Malgré un format clairement axé sur la compatibilité, on devrait retrouver des performances décentes (pour le format hein). La firme équipant son NH-L9a d’un ventilateur NF-A9x14 PWM offrant de « hautes performances ». Ajoutez à cela de la NT-H1 et des caloducs soudés aux ailettes, on devrait avoir quelque chose d’intéressant.

On terminera par une installation qui devrait être simplissime grâce au système de montage SecuFirm2. Et pour finir, l’ensemble profite d’une garantie longue de 6 ans. Pour rappel, c’est un an de plus que celle du Corsair A500 que nous testions précédemment.

Sommaire :

  1. Présentation
  2. Le Noctua NH-L9a chromax.black
  3. Installation
  4. Protocole
  5. Vitesse et Bruit
  6. Températures
  7. Perf/Bruit
  8. Conclusion

Noctua NH-L9a chromax.black[gp_product_box ean= »9010018000214″]

CrossFire Navi : la Radeon RX 5600 XT avec la RX 5700 !?

AMD a complètement abandonné l’idée du support CrossFire lorsqu’elle a introduit sa gamme Navi, mais si vous vous êtes déjà demandé comment deux cartes graphiques Navi fonctionneraient ensemble, Uniko’s Hardware a la réponse pour vous. Pour le bien de la science, la publication a couplé une Radeon RX 5600 XT avec la Radeon RX 5700.

Dans le passé, il était assez courant de faire fonctionner une configuration multi-GPU. Dans certains cas, une seule carte graphique n’était pas assez puissante pour offrir une expérience de jeu adéquate, et dans d’autres cas, il était simplement plus rentable d’acheter deux cartes graphiques moins chères que la version ultime.

Avant qu’AMD ne lance Navi l’année dernière, le fabricant de puces a estimé que moins de 1% des joueurs utilisent encore une configuration multi-GPU. C’est pourquoi la société a décidé de mettre fin au soutien de CrossFire avec Navi. C’est une décision judicieuse, car elle libère des ressources qu’AMD pourra distribuer ailleurs.

Vous ne pouvez pas faire fonctionner deux cartes graphiques Navi dans une configuration CrossFire. Cependant, vous pouvez toujours obtenir un effet similaire en utilisant la fonctionnalité multi-GPU (mGPU) explicite, qui est présente dans les API DirectX 12 et Vulkan. Il s’agit d’une technologie flexible, car vous pouvez combiner différentes cartes graphiques AMD et Nvidia selon vos envies.

Il y a de nombreux jeux récents qui utilisent les API DirectX 12 et Vulkan. Néanmoins, c’est au développeur de décider s’il veut prendre en charge le mGPU ou non. Uniko’s Hardware a indiqué que Rise of the Tomb Raider et Strange Brigade ont accepté la configuration du mGPU sans problème. Cependant, Strange Brigade ne fonctionne qu’avec le mode DirectX 12 car le jeu planterait en mode Vulkan. Il est intéressant de noter que Shadow of the Tomb Raider crash instantanément dès son ouverture. Les titres Triple-A, dont Gears 5, Borderlands 3, Tom Clancy’s Rainbow Six Siege et The Division 2 ne prennent pas en charge le mGPU.

Plate-forme de test :

La plate-forme de test était composée du dernier processeur Ryzen 7 3700X, de la carte mère ASRock X570 Taichi et d’un kit de mémoire G.Skill Flare X DDR4-3200 de 16 Go (2×8 Go) overclocké à 3 600 MHz 16 cas. Les cartes graphiques en question sont l’Asus Dual Radeon RX 5700 EVO OC Edition et l’Asus TUF Gaming X3 Radeon RX 5600 XT EVO.

Côté logiciel, Umiko’s Hardware utilise Windows 10 avec la mise à jour de novembre 2019 (version 1909) et le logiciel Radeon Adrenalin 2020 Edition 20.2.1. La publication a effectué les tests à la résolution 1920 x 1080 avec les paramètres Ultra dans Strange Brigade et Very High dans Rise of the Tomb Raider.

Benchmarks des Radeon RX 5600 et RX 5700 en mGPU :

tableau benchmarks mgpu

Après avoir activé le mGPU, le score de 3DMark Time Spy a augmenté de 56,8 %. Les résultats du jeu réel montrent une amélioration des performances de 65,1 % et 63,6 % respectivement pour Strange Brigade et Rise of the Tomb Raider.

En ce qui concerne la consommation d’énergie, la seule Radeon RX 5700 consomme jusqu’à 259,6W alors que la configuration mGPU consomme environ 446,4W. Cela représente une augmentation très importante de 72 % de la consommation d’énergie.

L’amélioration des performances est là, mais vous n’en profiterez pas autant puisque le support du mGPU est limité à une poignée de jeux. Et puis il y a aussi la question de l’argent. Les RX 5600 XT et RX 5700 les moins chers se vendent respectivement à 280 € et 320 €. Au total, l’investissement est de 600 €. Vous pouvez vous procurer une Nvidia GeForce RTX 2070 Super custom pour 500 €. Vous laissez filer d’excellentes performances sur les rares jeux qui gèrent bien le mGPU mais vous aurez alors de meilleures performances sur tous les autres, le tout avec une consommation d’énergie réduite de moitié environ.

À moins que vous n’ayez récemment passé à une nouvelle carte graphique et que vous n’ayez une ancienne qui traîne, il est inutile d’utiliser une configuration multi-GPU à notre époque. Malgré tout, il vous faudra trouver un jeu qui le supporte, sans parler du fait que vous devrez supporter le micro-stuttering.

Cet article est tiré en majeure partie de la traduction de la source originale ici

Soyo B550M : une première carte avec un vrai B550 visible !

Le B550 d’AMD c’est comme la femme de Bohort, on en entend parler, mais personne ne l’a réellement vu… Du moins, jusqu’à aujourd’hui. En effet, une carte mère chinoise baptisée 丐板 B550M vient de faire surface.

丐板 B550M : une première carte mère en B550 de visible ? 

Soyo B550M
Source image : VideoCardz.

Pour le coup, nous aurions réellement affaire à une carte mère en B550 et non une B550A comme sur la carte de ASRock. Pour rappel, le B550A est en réalité un B450 rafraîchi supportant des CPU Ryzen 3000 et c’est tout. Ce dernier n’apportait pas de réelle nouveauté. Ici, c’est tout le contraire puisque la puce supporterait nativement le PCIe 4.0 sur tous ses slots. La variante « A », quant à elle, proposait ce support uniquement via les lignes du CPU.

Sinon, nous retrouvons une carte mère des plus basiques, au format micro-ATX. Difficile de savoir si cette dernière est complètement terminée ou non puisqu’aucun dissipateur n’est présent. Effectivement, les étages d’alimentations ainsi que le chipset sont complètement à nu. D’ailleurs, on remarquera aussi que les marquages du chipset ont été floutés.

La connectique va à l’essentiel avec deux slots mémoires en DDR4, PCIe 4.0 x16 et un PCIe 4.0 x1. On termine avec le stockage qui propose quatre SATA III et un connecteur M.2.

Malgré tout, on ne sait toujours pas quand des cartes mères basées sur ce chipset seront disponibles. Néanmoins, on sent que ça approche, ce premier modèle venant corroborer cette hypothèse.

Doom Eternal : les configurations connues pour casser du démon !

Si vous êtes en proie à la mélancolie, clairement, vous avez besoin d’un remontant. Pour ça, quoi de mieux qu’une bonne partie de Doom ? D’ailleurs, en parlant du jeu, on connaît maintenant les configurations recommandées pour Doom Eternal. Alors, avez-vous ce qu’il faut pour casser du monstre ? Car, il faut le rappeler, ce n’est pas le Doom slayer qui est coincé en enfer avec des démons, mais bien les démons qui sont coincés en enfer avec le Doom slayer.

Doom Eternal : que vous faut-il pour faire tourner le jeu ? 

Doom EternalPour le coup, Bethesda est un bon élève puisque le studio dévoile les caractéristiques recommandées par résolution et pour quel framerate. Ainsi, on peut se faire une idée précise de la machine à avoir en fonction de ses résolutions. Trêve de bavardage, on attaque :

  • 2160p Ultra-Nightmare à 60 FPS / 1440p Ultra-Nightmare à 120 FPS :
    • CPU : Intel Core i9 9900K / AMD Ryzen 7 3700X
    • RAM : 16 Go
    • GPU : RTX 2080 Ti
  • 1440p élevé à 60 FPS :
    • CPU : Intel Core i7 6700K / AMD Ryzen 7 1800X
    • RAM : 8 Go
    • GPU : GTX 1080 ou RTX 2060 / RADEON Vega 56
  • 1080p élevé à 60 FPS : 
    • GPU : GTX 1060 (6 Go) – GTX 970 / RX 480 (8 Go)
  • 1080p faibles à 60 FPS :
    • CPU : Core i5 à 3.3 GHz / AMD Ryzen 3 à 3.1 GHz
    • RAM : 8 Go
    • GPU : GTX 1050 Ti (4 Go) – GTX 1060 (3 Go) – GTX 1650 (4 Go) / RADEON R9 280 – R9 290 – RX 470

Pour tout le reste, un système Windows 10 64 bits sera requis pour faire tourner le titre. Idem côté stockage où 50 Go seront nécessaires. D’ailleurs, face à d’autres titres comme Call of Duty : Mordern Warfare ou Red Dead Redemption 2, ces 50 Go semblent bien dérisoires. Pour rappel, 150 Go minimum étaient demandés pour ces jeux !

Autrement, pour ce qui est des caractéristiques, le titre ne demandera pas une machine de « ouf guedin » pour tourner en 1080p. En revanche, précisons que si vous avez une GTX 970, il faudra abaisser la qualité des textures à « moyen »… Encore ce petit souci de VRAM sur les cartes. Juste pour la rigolade, on vous (re)link le troll d’AMD à ce sujet.

Pour finir, on terminera sur la date de sortie prévue pour Vendredi 20 Mars.

(GIF).

Intel abandonnerait sa gravure 7 nm pour ses prochains GPU ?

Intel abandonne ses propres usines pour utiliser TSMC ? 

Alors que Intel admet des difficultés sur le 10 nm, des rumeurs commencent à sortir sur la gravure utilisée par les prochains GPU Intel.

Intel GPU Xe

Sortie fin janvier, la rumeur comme quoi Intel abandonnerait sa propre gravure pour passer chez TSMC augmente, avec de nouvelles sources confirmant cette information.

Aujourd’hui, un site taïwanais nous informe que Intel aurait prévu de se passer de leur propre gravure 7 nm pour les GPU DG2, pour passer sur le 6 nm de chez leur concurrent TSMC et à l’avenir, passer sur leur 3 nm.

Bien sûr, cela est à prendre avec des pincettes, car Intel n’a quasiment jamais utilisé les fonderies adverses pour ses propres produits et les utiliser aujourd’hui signifierait un aveux d’échec pour leurs usines.

Quel crédit accorder à ces rumeurs ?

Mais ne l’oublions pas, Intel a de grandes difficultés en ce qui concerne ses capacités de production. Leur 10 nm ne semble pas à la hauteur de la concurrence en ce qui concerne la rentabilité et leur 7 nm, dont on ignore encore les performances n’est pas près d’arriver avant 2021 (selon Intel). Tout ça vient s’ajouter à une capacité de production aujourd’hui saturée par les produits actuels : qu’en serait-il avec une nouvelle famille comme les cartes graphiques ?

Même si les sources affirmant qu’Intel cherche à « délocaliser » sa production vers ses concurrents sont, encore une fois, à prendre avec des pincettes, il n’en demeure pas moins que les capacités de productions du géant américains sont saturées aujourd’hui. La demande pour les serveurs, datacenters etc mobilise toutes les ressources et déployer de nouvelles usines ne se fait pas en quelques jours.

Une autre explication avancée par l’auteur de l’article serait la faible valeur technologique des GPU de la première fournée Xe en comparaison des CPU : « La raison pour laquelle TSMC est utilisée pour produire des GPU est principalement parce que la production de GPU est relativement plus simple que celle de CPU, et TSMC est également très expérimenté dans la production de GPU. »

Plus loin, l’article semble dire que seuls les futurs GPU à forte valeur ajoutée pourraient être fabriqués chez Intel : « Cependant, Intel prévoit de produire en masse sa technologie de processus 7nm en 2021, et les responsables ont déjà annoncé que la carte d’accélération Ponte Vecchio pour les centres de données utilisera son propre processus 7nm.»

Intel GPU

RX 590 GME : des invendus de Polaris 20 recyclés

Du côté d’AMD on peut apercevoir une nouvelle carte graphique : la RX 590 GME. Une « nouvelle » (notez les guillemets) carte qui arrive en réalité avec un ancien GPU recyclé. Effectivement, ce modèle abrite en réalité un Polaris 20 XTX gravé en 14 nm.

RX 590 GME : mêmes caractéristiques et fréquences équivalentes ! 

XFX RX 590 GME

Pour la petite histoire, la « GME » est née des surplus de stocks de GPU Polaris 20. En effet, lors du lancement des GTX 1650 Super et GTX 1660, les cartes d’AMD se sont retrouvées dans le mal. Les rouges cumulaient alors beaucoup d’invendus dont il fallait se débarrasser. C’est ainsi qu’est née cette carte.

Pour le coup, nous avons là un GPU partageant les mêmes caractéristiques qu’une 590 originale. Le GPU renferme donc 2304 stream processors répartis dans 36 Comput Unit. La carte dispose aussi de 144 TMU ainsi que 32 ROPs. Au niveau de la mémoire, ce sont 8 Go de GDDR5 couplés à un bus de 256 bits qui sont présents. Cela n’est guère surprenant puisqu’il s’agit de puces équivalentes dont seule la gravure les différencie : 14 nm pour la GME contre 12 nm LPP pour la seconde.

Malgré tout, les fréquences restent équivalentes (à une pincée de MHz près). La nouvelle venue tourne à 1460 MHz de base contre 1469 MHz pour l’autre.

Les performances dans tout ça ? 

Pour ce qui est des perfs, nous avons le loisir d’en avoir un aperçu chez Expreview où l’on retrouve quelques passages sur du 3DMark.

RX 590 GME 3D Mark performancesAinsi, l’écart entre la GME et la 590 originale est très ténu puisqu’il se situe autour des 5%. Dans les grandes lignes, la carte se place entre son homologue « non-GME » et une RX 580 tout en faisant mieux qu’une GTX 1650. Après, à quoi pouvions-nous bien nous attendre puisque les cartes offrent des caractéristiques similaires et des fréquences équivalentes ?

Toujours est-il que ce modèle n’est présent que pour écouler le surplus de GPU Polaris 20. Il est donc logique de retrouver ce modèle à un prix moins élevé qu’une RX 590 originale. D’après TechpowerUp, la GME se retrouve environ 7.7% moins chère que la 590. Cependant, toujours selon TechpowerUP, la carte peut être spécifique à certaines régions du monde comme la Chine par exemple.

Blower : fini les ventilos turbines sur les cartes de références d’AMD !

Jusqu’à présent, les cartes de référence d’AMD sortaient avec un dissipateur type blower. Effectivement, les RX 5700 series siglées AMD disposent d’un ventilateur type turbine à l’arrière du carénage. Quoi qu’il en soit, ce type de ventilation est sur le point d’être abandonné par les rouges. C’est en tout ce qui a été confirmé sur Reddit.

Blower : AMD dit adieu aux turbines pour ses prochaines cartes ! 

Si ce mode de refroidissement a des avantages, il dispose également d’inconvénients. Parmi eux, on peut citer le bruit qu’ils génèrent ou encore des performances thermiques vite limitées. La turbine occupant pas mal de place, c’est autant d’espace en moins pour le radiateur qui sera placé juste devant.

Pour ces raisons, l’entreprise annonce abandonner ce système pour ses prochaines générations de carte graphique. Ainsi, les modèles de références RDN2 arriveront avec des dissipateurs embarquant deux ou trois ventilateurs axiaux. C’est un système de refroidissement plus proche des cartes dites « customs », car plus efficace et souvent bien moins bruyant.

Fini les Blower chez AMD

 

Cela étant, cette démarche n’est finalement qu’une demi-surprise. Cela s’est déjà vu chez la concurrence puisque pour ses RTX 2000, nVidia propose des cartes Founder Edition refroidies avec deux ventilateurs axiaux. Néanmoins, AMD avait aussi recours à ce type de refroidissement sur la RADEON 7 qui embarquait trois ventilateurs de 90 mm.

Avant de finir, l’entreprise précise que ses partenaires pourront toujours avoir recours au bon vieux blower si l’envie leur prend. Cela permettrait d’avoir des cartes plus abordables que les gros modèles customs, d’ailleurs, on en voit souvent finir sous un waterblock. Mais comme on dit « RIP in peace ».

AMD RADEON 7
La RADEON 7 de référence et ses trois ventilateurs de 90 mm.

Par ailleurs, si cette décision a été prise pour le segment tout public, il y a fort à parier que les versions pros resteront avec le dissipateur turbine. Précisons que ce mode de refroidissement est plus adapté dans des configurations multi-GPU, plus courantes dans le monde pro.

Connect SSR-750FA : une alim Seasonic avec connectique déportée !

Direction Seasonic qui annonce l’arrivée de son alimentation Connect SSR-750FA avec une connectique déportée. Un bloc qui était visible la première fois lors du Computex de l’année dernière.

Connect SSR-750FA : Une alim avec une connectique déportée facilitant le câblage ! 

Seasonic Connect SSR-750FAAvec ce bloc, Seasonic nous propose une alimentation bien singulière. En effet, la connectique ne se branchera pas directement sur l’alimentation, mais sur une barre déportée dédiée. Cette dernière s’installera donc dans votre boîtier et son rôle sera de répartir la connectique le long de la carte mère. On s’épargnera toute l’étape où il faut router ses câbles lors du montage.

Sortis de son appendice, nous retrouvons un bloc plutôt classique mesurant 14 cm de profondeur. Au programme, la marque nous propose une référence affichant une certification 80+ Gold d’une puissance de 750W.

En interne, nous aurons un ventilateur de 135 mm semi-passif. Ainsi, tant que la charge est inférieure à 40%, le ventilateur ne se lancera pas. Au niveau électrique, nous aurons un unique rail 12V de 62A et toutes les protections électriques. Effectivement, nous retrouvons les OPP, OVP, UVP, OCP, OTP et SCP.

Seasonic Connect SSR-750FA

Maintenant, en matière de connectique, à quoi avons-nous le droit ?

  • 1x ATX 24 broches
  • 1x EPS12V CPU
  • 4x PCIe 6+2 broches
  • 8x SATA
  • 2x adaptateur Molex vers SATA 3.3
  • 3x Molex

Malheureusement, la marque n’a toujours pas annoncé de prix pour sa nouvelle alimentation. Cependant, on sait que la garantie sera de 10 ans.


Par ici la fiche technique de la marque ! 


 

[LN2] Asus Crosshair VIII Impact et Ryzen 3600X

Il me restait une petite dizaine de litres d’azote dans mon dewar, je ne pouvais par conséquent pas les gaspiller. J’ai donc décidé d’installer le Ryzen 3600X sur l’Asus Crosshair VIII Impact afin de voir comme celui-ci allait se comporter. Voici la configuration utilisée pour cette petite petite session sous froid :

  • Carte mère : Asus Crosshair VIII Impact (bios 0050) (test)
  • Processeur : AMD Ryzen 3600X
  • Mémoire : 16 GB GALAX HOF OC LAB 4400 MHz C19 Water Cooling (test)
  • Carte graphique : MSI GT710
  • Système de refroidissement : godet Kingpin Cooling T-Rex + adaptateur AM4
  • SSD : Samsung 970 EVOplus M.2
  • Alimentation : Super Flower 1600W
  • Système d’exploitation : Windows 10 64 bits (version 1909)

Étape 1 : une bonne isolation

Isolation Crosshair VIII Impact LN2Qui dit test sous azote liquide, dit d’office, une bonne isolation de la carte mère et des composants sensibles. Au vue du format réduit de la carte, l’isolation va être quasiment complète. L’entièreté de l’arrière du PCB sera recouvert de gomme à fusain. Il existe plusieurs techniques d’isolation mais mon choix s’est porté sur celui-là. La zone autour du socket et des emplacements mémoires a elle aussi été isolée de cette façon. J’ai dû par contre démonter le radiateur recouvrant les étages d’alimentation ainsi que le chipset car celui-ci m’empêchait de fixer mon godet.

Étape 2 : un godet CPU

Les plus connus à l’heure actuelle sont sans aucun doute ceux réalisés par Kingpin Cooling. C’est d’ailleurs le modèle T-Rex que j’ai utilisé durant les tests dont le prix est affiché à 329$. C’est un budget assez conséquent, mais sachez qu’il est possible de trouver des godets d’occasion à partir d’une centaine d’euros. Comme vous pourrez le constater sur les photos, j’ai utilisé l’adaptateur AM4 pour le T-Rex. Je vous parlerai bientôt du godet ECO de Bartxstore dans le cadre d’un tuto sur l’utilisation de la glace carbonique.

Étape 3 : l’azote liquide

Livraison d'azote liquideL’élément indispensable pour l’overclocking extrême ! Le prix de l’azote liquide varie d’un distributeur à l’autre et peut se monnayer de 1 à 8 euros le litre. N’oubliez pas que vous aurez aussi besoin d’un dewar afin de le conserver. Il est déjà aussi possible de bien s’amuser avec de la glace carbonique. Comme plusieurs d’entre vous semblent vraiment intéressés, je vais me procurer une dizaine de kilos afin de réaliser un petit tuto sur son utilisation.

Personnellement, je m’en procure chez Flandres Azote qui a une couverture de distribution assez large sur la Belgique et le nord de la France.

Étape 4 : c’est parti !

Comme à chaque fois, je vous conseille de préparer un profil bios stable et opérationnel avant de débuter les tests sous froid. Dans mon cas, c’est par exemple, d’avoir pré-réglé mon kit mémoire GALAX à 4800 MHz en 14-13-13-28 et le FCLK à 1566 MHz. Sous froid, le FCLK est beaucoup plus limité qu’en air ou sous watercooling.

Sous LN2, je suis parti d’une fréquence de 4.7 GHz pour le 3600X avec une tension de 1.50 volt et une température de -50°C sur la Crosshair VIII Impact. Voici un tableau vous indiquant les différentes fréquences, tensions, résultats et température lors du benchmark.

Tableau des résultats du Ryzen 3600X sous LN2

Tout a bien débuté jusqu’au moment où je suis arrivé à une température de -150°C. Je me suis retrouvé confronté à un « cold bug » en relation avec le FCLK très certainement.
Celui-ci se manifeste par un reboot de la configuration ou un écran figé et donc, l’obligation de redémarrer la configuration. Si celle-ci accepte un reset, ouf, je ne suis pas obligé de réchauffer le godet à -115°C, si par contre, je dois éteindre ou passer par le bios, il faut redescendre obligatoirement la température aux alentours de -115°C. Cette température correspond au « cold boot ». Il s’agit d’une température au-delà de laquelle la carte mère refuse de démarrer.

Malgré la modification des tensions, la diminution du FCLK,… je ne suis jamais parvenu lors de cette première session à descendre en température plus bas que -150°C.
Le meilleur score obtenu est donc de 2125 points à Cinebench R15 à 5300 MHz.

Ryzen 3600X sous LN2 avec la Crosshair VIII Impact

Le mot de la fin :

Je reste sur ma faim. J’aurai espéré pouvoir bencher « full pot » mais ce ne sera pas pour cette fois. De plus, il me restait réellement dans mon dewar un peu plus de 8 litres, ce qui était largement insuffisant pour investiguer plus longtemps sur ce « cold bug ».
L’Asus Crosshair VIII Impact s’est parfaitement comportée sous LN2 et même malgré l’absence d’un radiateur sur le chipset/étage d’alimentation. Elle confirme donc tous le bien que je pensais déjà d’elle ! Pour rappel, mon test complet se trouve ici, un test qui lui avait permis d’obtenir un award gold !

N’hésitez pas à nous poser vos questions si certaines zones d’ombre subsistent ou si vous désirez avoir plus d’informations sur certains éléments. Prochaine session sous froid, ce sera avec le godet ECO de Bartxstore pour la réalisation d’un tuto glace carbonique !