Certaines A320 et X370 accepteraient les Ryzen 5000

Alors que le support des nouveaux Ryzen 5000 a déjà été ajouté sur des références de cartes en B450 de chez Asus et Gigabyte ( le bios béta est déjà disponible ), il semble qu’un certain nombre de cartes en A320 et X370 pourraient aussi supporter Zen 3.

Une A320 qui fait tourner sans problème un Ryzen 9 5900X

L’information a été recoupée sur divers forums où les utilisateurs ont déjà accès au BIOS BETA pour les cartes mères A320 et X370. Ce dernier permettrait la prise en charge de tous les derniers processeurs AMD Ryzen 5000. Selon un membre de Chiphell Forums , les cartes mères AMD de la série 300 peuvent sans problème prendre en charge les processeurs de la série Ryzen 5000. On peut même constater qu’un membre s’est amusé à faire tourner un Ryzen 9 5900X sur une carte mère ASRock A320M-HDV d’entrée de gamme.

Bios A320 et Ryzen 5900X

Alors clairement, il semble que les fabricants de cartes mères disposent déjà des BIOS pour les cartes mères X370 et A320 en préparation. Cependant, vont-ils vraiment les publier ? N’oublions pas qu’AMD a officiellement déclaré que les processeurs Ryzen 5000 Desktop ne seront pris en charge que par les cartes mères des séries 400 et 500. Il est possible que ces bios restent donc en Beta ou sortent « sous le manteau ».

Si ces bios se retrouvent publiés, il faudra prendre en compte la capacité de la ROM. C’est un facteur limitant majeur et cela engendrera la suppression de la prise en charge des autres générations, a priori essentiellement les processeurs Ryzen 1000.

Même si AMD semble bloquer les AIB, nos amis de Wccftech ont reçu plusieurs confirmations de marques indiquant que ces BIOS seront publiés très prochainement.

Le Bios pour B450 déjà disponible pour les Ryzen 5000

Dans le mêmes temps, en avance sur le calendrier d’AMD qui annonçait une disponibilité au début de l’année 2021, la disponibilité des BIOS chez Gigabyte et ASUS pour les processeurs AMD Ryzen 5000 Desktop est effective. Gigabyte offre une prise en charge BETA sur un total de 16 cartes mères basées sur des chipsets B450, tandis qu’ASUS propose une prise en charge BETA sur un total de 16 produits ROG STRIX, PRIME et TUF Gaming. Le BIOS Gigabyte est intitulé F60c tandis que le BIOS d’ASUS est répertorié comme 8501.

Wccftech a pu répertorier une liste complète avec les liens qui vont biens :

BIOS Asus B450

PRIME-B450-PLUS-ASUS-850116 Mo
PRIME-B450M-A-ASUS-850116 Mo
PRIME-B450M-A-II-ASUS-850132 Mo
PRIME-B450M-K-ASUS-850116 Mo
PRIME-B450M-K-II-ASUS-850132 Mo
ROG-STRIX-B450-E-GAMING-ASUS-850116 Mo
ROG-STRIX-B450-F-GAMING-ASUS-850116 Mo
ROG-STRIX-B450-F-GAMING-II-ASUS-850132 Mo
ROG-STRIX-B450-I-GAMING-ASUS-850116 Mo
TUF-B450-PLUS-GAMING-ASUS-850116 Mo
TUF-B450-PRO-GAMING-ASUS-850116 Mo
TUF-B450M-PLUS-GAMING-ASUS-850116 Mo
TUF-B450M-PRO-GAMING-ASUS-850116 Mo
TUF-GAMING-B450-PLUS-II-ASUS-850132 Mo
TUF-GAMING-B450M-PRO-II-ASUS-850132 Mo
TUF-GAMING-B450M-PRO-S-ASUS-850132 Mo

 

BIOS Gigabyte B450 (processeur de bureau AMD Ryzen 5000):

B450AORUSELITE .F60c16 Mo
B450AORUSELITEV2 .F60c16 Mo
B450AORUSM .F60c16 Mo
B450AORUSPRO .F60c16 Mo
B450AORUSPROWIFI .F60c16 Mo
B450GAMINGX .F60c16 Mo
B450IAORUSPROWIFI .F60c16 Mo
B450MAORUSELITE .F60c16 Mo
B450MDS3H .F60c16 Mo
B450MDS3HV2 .F60c16 Mo
B450MDS3HWIFI .F60c16 Mo
B450MDS3HWIFIV2 .F60c16 Mo
B450MGAMING .F60c16 Mo
B450MH .F60c16 Mo
B450MS2H .F60c16 Mo
16 Mo

Cyberpunk 2077 RayTracing fonctionnera sur n’importe quel GPU

Alors que Cyberpunk 2077 avait pu servir dans des vidéos promotionnelles de Nvidia pour vanter le Raytracing comme un avantage exclusif des RTX sur ce jeu, on apprend en réalité que le raytracing sur ce jeu ne sera donc pas exclusive à Nvidia et à sa série GeForce RTX.

La raison devient évidente et rejoint nos remarques sur la stratégie d’AMD et sa volonté de s’appuyer, autant sur le raytracing que sur un équivalent au DLSS, sur les outils Microsoft. Ce choix de Microsoft va permettre aux studios de rentabiliser leurs temps de développement en évitant de multiplier les versions. Sans dénigrer les qualités de l’API Nvidia qui a poussé le raytracing depuis de longs mois, il est incontestablement beaucoup plus intéressant de développer son jeu en s’appuyant sur un standard ouvert accessible par aussi bien par le propriétaire d’une console de dernière génération, d’une carte graphique AMD récente et, évidemment, les utilisateurs avec un GPU Nvidia.

« Cyberpunk 2077 utilise l’API standard de l’industrie: DirectX RayTracing. Il fonctionnera sur n’importe quel GPU compatible DXR. Rien  concernant le raytracing sur Cyberpunk 2077 n’est la propriété de Nvidia. » Brian Burke, NVIDIA PR Gaming Technology, Esports & Consumer VR

Selon Burke, la plupart des jeux de Ray Tracing actuels utilisent DXR. Cependant, il existe trois exceptions qui utilisent l’extension Ray Tracing de NVIDIA pour Vulkan. Ces exceptions sont Quake II RTX, Wolfenstein: Youngblood et JX3. Crysis Remastered utilise également l’extension VKRay Vulkan de NVIDIA pour les GPU RTX. Cependant, Crytek n’a utilisé cette extension que pour améliorer les performances RT sur les GPU RTX. Ainsi, les effets de Ray Tracing de Crysis Remastered fonctionnent à la fois sur les GPU d’AMD et de NVIDIA.

Enfin, ce n’est pas un secret, mais rien n’empêche un GPU ne proposant pas d’accélération matérielle de profiter de l’API DXR et d’afficher, évidemment suivant son niveau de performances, des effets raytracing dans un jeu.

 

 

 

EK va tenter un refroidissement Peltier ?

Dans une nouvelle vidéo de chez Linus Tips Tech, intitulée « Le PC de jeu le plus rapide au monde, pour l’instant », les plus perspicaces ont pu remarquer un composant inédit en provenance de la société EK Water Blocks.

Un nouveau système de refroidissement est présenté aux côtés d’un Intel Core i9-10900K à 5,4 GHz et d’un radiateur avant de 360 mm. (nous aussi notre 10900K est à 5.4 GHz).
Bien que ce système ait été largement censuré, nous pouvons voir une série de câbles sortir du bloc, y compris un câble d’alimentation PCIe qui pourrait suggérer que nous sommes en présence d’un dispositif de refroidissement thermoélectrique, qui utilise l’effet Peltier pour transférer la chaleur du CPU. Une hypothèse qui tient la route quand on constate que le PC en question utilise une alimentation de 1600W, largement surdimensionnée si on considère les composants utilisés. Cependant, on sait clairement que les système à effet Peltier nécessitent une puissance importante pour fonctionner et c’est bien là leur plus gros défaut ! La présence de cette 1600W se justifierait par l’utilisation d’un tel procédé.

EK WB Peletier

Il n’y a rien de nouveau dans l’utilisation de l’effet Peltier. Ce type de système est utilisé depuis longtemps dans des applications industrielles et a démontré son efficacité. Cependant, cette efficacité se fait au prix d’une consommation d’énergie conséquente ce qui a clairement bloqué leur envol dans des PC conventionnels en raison de problèmes d’alimentations et de leurs coûts.

PC Sauna EK WB

Si on ajoute à ça une tendance à la hausse dans la consommation globale des composants ces derniers mois (nouvelles cartes graphiques et nouveaux CPU), à minima, on dira que ce système n’est pas politiquement correct. Enfin, si l’efficacité d’un bloc CPU a effet Peltier ne fait aucun doute, toute l’énergie captée avec se système devra être évacuée quelque part. C’est là que le radiateur 360 mm entre en jeu me direz vous. Mais il faudra aussi cohabiter dans une pièce où certes le CPU est bien refroidi mais où un PC tourne avec une alimentation 1600W et d’autres composants haut de gamme.

Découvrez la vidéo en question ici :

Stock des RTX 3000 : la rupture jusqu’en mars 2021 ?

Lorsque le Pdg de Nvidia, Jensen Huang, a confirmé ce qui était évident : un grave problème de rupture de STOCK sur les RTX 3000, nous avons tous compris que la situation était plus grave qu’annoncée. Durant son intervention, il a été assez clair sur la durée de ce problème. Pour lui, les soucis perdureraient jusqu’en 2021, au moins sur les GeForce RTX 3090 et GeForce RTX 3080, qui étaient les deux seuls cartes graphiques officiellement annoncés jusque-là.
Avec la RTX 3070 on pensait que Nvidia avait tiré les leçons de ce chaos et que les choses se dérouleraient un peu mieux. Il n’en fut rien.

RTX 3080 rupture

Aujourd’hui, les discussions avec les marques nous permettent d’obtenir toujours la même information : « pas d’amélioration avant le premier trimestre 2021 ». Une situation confirmée aussi par CapFrameX. Son information va même plus loin puisque ses contacts confirment qu’il faudra même attendre le mois de mars pour espérer avoir un fonctionnement normal des approvisionnements.

Evidemment, nous pouvons constater que cette situation s’inscrit dans un phénomène global de ruptures et pénuries au sein d’une année 2020 très particulière pour nous tous.

Les tensions se font sentir sur quasiment tous les produits avec plus ou moins d’intensité. Hier le lancement des nouveaux AMD, demain les nouvelles consoles…Bref, il faudra être particulièrement malins et attentifs pour faire ses choix de fin d’année.

Pour en revenir à Nvidia, il ne faudra pas oublier que cette situation est sans doute amplifiée par une série de mauvais choix : du passage au fondeur Samsung en passant par la partie de poker menteur avec AMD.

 

Les performances et l’overclocking des Ryzen 5800X et 5900X

[nextpage title= »Introduction : « ]

Nous y voilà enfin, le moment pour tous de découvrir les performances des nouveaux Ryzen 7 5800X et Ryzen 9 5900X ! Depuis des semaines, les leaks ne font qu’annoncer d’excellentes performances, mais quand est-il réellement ? Que valent ces nouveaux Ryzen face à la génération précédente et surtout face à leurs homologues de chez Intel ? C’est à toutes ces questions que nous allons tenter de vous répondre ainsi que sur leurs performances en overclocking !

Dans un premier temps, vous découvrirez les performances des Ryzen 7 5800X et Ryzen 9 5900X. D’ici quelques jours, nous continuerons notre tour d’horizon en ajoutant le test de la version 5600X ainsi que du haut de gamme, le Ryzen 9 5950X et ses 16 coeurs.

Lors de notre test, nous avons rencontré quelques soucis avec la version Bêta du BIOS de notre MSI MEG X570 Unify. Nous avons du reprendre l’ensemble de nos tests avec une MSI MEX 570 Godlike, ce qui a perturbé un peu le timing ainsi que l’arrivée de mon petit bonhomme ce 1 novembre. Merci à AMD France ainsi qu’à MSI France pour leur réactivité durant la rédaction de ce test.

Ryzen AMD 5800X et 5900X

Les caractéristiques techniques :

Avant de débuter ce test, voici un tableau qui reprend les différentes caractéristiques de nos deux processeurs Vermeer face aux quatre CPU avec lesquels nous les avons confronté lors de ce test.

[nextpage title= »Observons le 5800X en détails : « ]

L’une des principales différences entre la génération précédente (Matisse) et celle-ci (Vermeer), est la conception interne du processeur. La réorganisation interne du CPU permet désormais un accès à l’ensemble du cache L3. Nous vous avons fait un petit schéma plus bas afin de mieux comprendre l’architecture du Zen3 face au Zen2 en prenant le cas du Ryzen 7 3800X et du Ryzen 7 5800X qui disposent tous les deux de 8 cores et 16 threads.

CPUZ AMD Ryzen Vermeer 5800X

Le Ryzen 3800X dispose d’un seul CCD. Le CCD est subdivisé en deux CCX qui bénéficient de 4 cœurs. Dans le cas de notre 3800X, aucun cœur n’est désactivé afin de conserver les 8 actifs. Par contre, changement sur le Ryzen 7 5800X où ce CPU dispose toujours d’un seul CCD mais dans lequel il n’y a qu’un seul CCX disposant de huit cœurs actifs. Comme vous pouvez le constater, dans le cas de notre Ryzen 7 5800X, tous les cœurs ont accès à l’ensemble du cache L3.

Fréquence Boost respectée pour ce 5800X ?

Lors de la sortie des processeurs Ryzen 3x00X, de nombreux utilisateurs se sont rendus compte que la fréquence Boost n’était pas atteinte et qu’elle était inférieure à celle annoncée par AMD. La succession de quelques mises à jour du BIOS a permis enfin d’atteindre les fréquences annoncées. Pour rappel et comme le souligne AMD, lorsque l’on parle de fréquence Boost maximale, c’est la fréquence maximum atteignable par un des cœurs du processeur exécutant une charge de travail mono-thread. Le Boost max varie en fonction de plusieurs facteurs : la charge, le système de refroidissement et donc la température de votre processeur.

Nous avons donc voulu nous assurer qu’un des cœurs était bien capable d’atteindre les 4700 MHz promis pour notre Ryzen 7 5800X. Eh oui, c’est bien le cas comme le prouve ce screen de Cinebench R15 single thread !

Test single thread à Cinebench R15 Ryzen 5800X

Durant ce benchmark, c’est soit le cœur 01 soit le 03 qui travaille avec des fréquences bien supérieures au 4700MHz, avec une fréquence souvent à 4848 MHz durant le benchmark. Aucun souci avec notre Ryzen 7 5800X qui atteint sans aucun difficulté la fréquence Boost prévue par AMD.

[nextpage title= »Observons le 5900X en détails : « ]

L’une des principales différences entre la génération précédente (Matisse) et celle-ci (Vermeer), est la conception interne du processeur. La réorganisation interne du CPU permet désormais un accès à l’ensemble du cache L3. Nous vous avons fait un petit schéma ci-dessous afin de mieux comprendre l’architecture du Zen3 face à Zen2 en prenant comme exemple le Ryzen 9 3900X et le Ryzen 9 5900X qui disposent tous les deux de 12 cores et 24 threads.

CPUZ AMD Ryzen Vermeer 5900X

Le Ryzen 3900X dispose donc de deux CCD. Chaque CCD est subdivisé en deux CCX qui bénéficient de 4 cœurs. Dans le cas de notre 3900X, un cœur par CCX est désactivé afin d’en avoir six par CCD et donc douze au total. Par contre, changement sur le Ryzen 9 5900X où ce CPU dispose toujours de deux CCD mais dans lesquels il n’y a plus qu’un seul CCX disposant de huit cœurs dont deux sont désactivés. Comme vous pouvez le constater, dans le cas de notre Ryzen 9 5900X, tous les cœurs ont accès à l’ensemble du cache L3.

Fréquence Boost respectée pour ce 5900X ?

Lors de la sortie des processeurs Ryzen 3x00X, de nombreux utilisateurs se sont rendus compte que la fréquence Boost n’était pas atteinte et qu’elle était inférieure à celle annoncée par AMD. La succession de quelques mises à jour du BIOS a permis enfin d’atteindre les fréquences annoncées. Pour rappel et comme le souligne AMD, lorsque l’on parle de fréquence Boost maximale, c’est la fréquence maximum atteignable par un des cœurs du processeur exécutant une charge de travail mono-thread. Le Boost max varie en fonction de plusieurs facteurs : la charge, le système de refroidissement et donc la température de votre processeur.

Nous avons donc voulu nous assurer qu’un des cœurs était bien capable d’atteindre les 4800 MHz promis pour notre Ryzen 9 5900X. Eh oui, c’est bien le cas comme le prouve ce screen de Cinebench R15 single thread !

Test de la fréquence Boost du Ryzen 5900X
Durant ce benchmark, c’est soit le cœur 02 soit le 03 qui travaille avec des fréquences bien supérieures à 4800 MHz, avec une fréquence souvent à 4884 MHz et des pointes à 4950 MHz. On est bien là, on va pas se plaindre. Nos deux processeurs sont donc en pleine possession de leurs capacités. Je pense que nous pouvons débuter les tests sans craintes !
[nextpage title= »Configuration de tests : « ]

Voici les deux configurations qui seront utilisées pour le test de ces nouveaux Ryzen Vermeer ainsi que la configuration Intel, pour les tests comparatifs.

La configuration AMD :

  • Carte mère : MSI MEG X570 Godlike (BIOS E7C34AMS.1B3T13)
  • Processeur : AMD Ryzen 7 3800XT – R9 3900X – R7 5800X – R9 5900X
  • Mémoire : 16 GB GSKILL TridendZ Neo 3600 MHz CL16-19-19-39 (FCLK 1800)
  • Carte graphique : NVIDIA RTX 3070 Founders Edition (test) + MSI GT 710
  • Système de refroidissement : Optimus Foundation + radiateur EK de 480 mm
  • SSD : Seagate FireCuda 520 1 TB Gen4
  • Alimentation : Super Flower Platinum 1600 watts
  • Système d’exploitation : Windows 10 64 bits (version 1909)
  • Écran : Asus PG27UQ

Afin de réaliser le test de ces nouveaux processeurs, il a fallu mettre à jour le bios de notre carte mère, la MSI MEG X570 Godlike. Notre carte a été flashée avec le bios E7C34AMS.1B3T13 qui prend en charge l’AGESA 1.1.0.0.
Sachez que la majorité des fabricants proposeront ce jour des bios compatible et disposant de l’AGESA 1.1.0.0 pour leurs cartes mères X570 et B550. Nous testerons aussi les processeurs Vermeer très rapidement sur le chipset B550.

La configuration Intel :

  • Carte mère : Asus Maximus XII APEX (BIOS 0701)
  • Processeur : Intel i7 10700K – i9 10900K
  • Mémoire : 16 GB Corsair Platinum RGB 4266 MHz CL19-19-19-39
  • Carte graphique : NVIDIA RTX 3070 Founders Edition (test) + MSI GT 710
  • Système de refroidissement : Optimus Foundation + radiateur EK de 480 mm
  • SSD : Western Digital Black SN750 2 TB + radiateur EKWB
  • Alimentation : Corsair AX1600i
  • Système d’exploitation : Windows 10 64 bits (version 1909)
  • Écran : Asus PG27UQ

Du côté de la configuration Intel, pas de changement, notre configuration est parfaitement à jour. Il s’agit de la configuration que nous utilisons pour nos tests GPU.

Pour les différents tests, nous avons utilisé les processeurs à leur fréquence d’origine, c’est-à-dire juste sorti de boite. Au sein du bios, nous avons juste réglé le profil XMP.
Tous les processeurs Ryzen ont été retestés sur le nouveau BIOS !

Enfin, pour la RTX 3070 Founders Edition et le relevé des performances en jeux, nous avons utilisé les drivers 456.96 de NVIDIA qui est le dernier en date au moment de débuter ce nouveau protocole.

Nous nous sommes posés la question concernant les kits mémoires. Devions-nous utiliser le même kit pour les deux configurations ? Très compliqué. Dans le cas où nous options pour un kit cadencé à 3600 MHz en CL16, nous favorisions AMD alors qu’un kit avec une fréquence mémoire de 4266 MHz en CL19 favorisait Intel. Nous avons donc décidé d’opter pour chacune des plateformes sur le kit qui nous paraissait le mieux leur convenir.

[nextpage title= »Benchmarks Cinebench/Geekbench : »]

Débutons par un incontournable des benchmarks pour processeur, la série des Cinebench. Nous avons opté pour Cinebench R15 ainsi que pour la version R20, qui est aussi de plus en plus utilisée. Les scores seront donnés en SingleThread et en MultiThread. AMD ayant mise en avant le bon réalisé par ses nouveaux processeurs, lors de sa conférence de presse, en SingleThread.

L’autre benchmark qui sera utilisé est GeekBench. Ceux qui nous suivent régulièrement savent qu’il s’agit d’un test que nous affectionnons particulièrement et que nous utilisons lors des comparatifs de kits mémoires. Deux versions seront utilisées, la 3.4.2 et la 5.2.5, et qui nous donneront aussi un score Single-Core et Multi-Core.

Cinebench R15 SingleThread et MultiThread :

Etiquette benchmark Cinebench R15

Un benchmark très utilisé notamment par les overclockeurs afin de pouvoir comparer les performances des processeurs entre eux. Il permet aussi de juger des optimisations de votre OS ainsi que de votre kit mémoire en fixant une fréquence et en essayant de gratter un maximum de points. Les scores seront donnés en SingleThread et en MultiThread.

AMD Ryzen 5800X et 5900X sous Cinebench R15Boum, cela commence sur les chapeaux de roue ! Notre Ryzen 9 5900X s’octroie 57 points (+ 26%) de plus en SingleThread et 554 points (+ 17%) en MultiThread face au Ryzen 3900X ! Le 5800X n’est pas en reste puisqu’il fait mieux dans les deux benchs que notre i9 10900K.

Cinebench R20 SingleThread et MultiThread :

Etiquette benchmark Cinebench R20

Cinebench R20 propose des tests similaires à la version R15 avec du SingleThread et du MultiThread. Fraîchement débarqué en mars 2019, il propose un benchmark plus complexe que la version R15 qui était devenue un peu trop facile pour les CPU disposant de nombreux cœurs. Cinebench R20 nécessite huit fois plus de puissance de calcul que la version R15, et quatre fois plus de mémoire.

AMD Ryzen 5800X et 5900X sous Cinebench R20Même constat que sur la version R15, notre Ryzen 9 5900X s’envole. Face au Ryzen 3900X, c’est près de 19% de gain sur les deux tests. Cette fois-ci notre 5800X est légèrement en retrais face au i9 10900K en MultiThread mais l’écrase complètement avec son score de 628 points en SingleThread (+ 19%).

Geekbench 3.4.2 SingleThread et MultiThread :

Etiquette benchmark Geekbench 3

Il s’agit d’un benchmark disponible en plusieurs révisions, la version 5 venant d’ailleurs de débarquer depuis quelques semaines. Il permet d’obtenir deux scores : l’un en single et l’autre en multi. La version utilisée pour les tests est la 3.4.2

AMD Ryzen 5800X et 5900X sous Geekbench 3Les benchmarks se suivent et se ressemblent avec une domination de notre Ryzen 9 5900X qui cavale seul en tête et qui garde à bonne distance le 3900X. Le 5800X, malgré des fréquences plus bases et ses huit cœurs, obtient un meilleur score en single-core que le i9 10900K et ses 10 cœurs.

GeekBench 5.2.5 SingleThread et MultiThread :

Etiquette benchmark Geekbench 5

Dernière version du logiciel GeekBench, elle est de plus en plus répandue et utilisée par les journalistes. Il permet, comme la version ci-dessus, de faire des tests de performance de la mémoire et du processeur.

AMD Ryzen 5800X et 5900X sous Geekbench 5Le constat est identique que pour la version 3 de Geekbench. Globalement, au bout de ces quatre benchmarks, nous pouvons constater le gain de performance du 5900X face au 3900X ainsi que celui du 5800X face au i9 10900K. Voyons s’il sera de même dans les benchmarks synthétiques ?

[nextpage title= »Benchmarks synthétiques : »]

Débutons avec une série de tests synthétiques que nous utilisons régulièrement. Nous avons opté pour les scores CPU des benchmarks de la série de 3DMark. L’idée est ainsi d’isoler uniquement le score CPU en réalisant un test custom.

Voici les résultats obtenus dans Fire Strike et Time Spy. Dans Fire Strike, que ce soit pour la version « standard » ou pour la version « ultra », le test physics (CPU) est identique. De ce fait, vous ne retrouverez que le score de Fire Strike. Par contre, pour Time Spy et Time Spy Extreme, les tests sont différents, vous aurez ainsi droit aux deux scores obtenus.

Score CPU à Fire Strike :

Benchmark Fire StrikeDébutons avec 3DMark Fire Strike, qui est l’un des benchs les plus utilisés actuellement. Il se compose de deux tests graphiques, d’un test CPU ainsi que d’un quatrième test qui combine GPU et CPU. N’oubliez pas de désactiver la démo qui n’apporte rien dans le score final et prolonge la durée (inutilement) du benchmark.

AMD Ryzen 5800X et 5900X sous Fire Strike

Si le cas de notre 5900X ne surprend plus, avec une première place et près de 20% de mieux que le 3900X, c’est le 5800X qui vient nous faire la surprise de se placer en seconde position. Il devance de 1413 points le 3900X et de 2125 points le 10900K.

Score CPU à Time Spy :

Benchmark Time Spy

Le second test est 3DMark Time Spy. Bien que celui-ci se réalise en 1440p, il a surtout comme particularité d’utiliser DirectX 12. Il se compose de deux tests graphiques et d’un test CPU. Comme pour Fire Strike, n’oubliez pas de désactiver la démo. Ces deux premiers benchmarks sont proposés par UL Benchmark.

AMD Ryzen 5800X et 5900X sous Time SpyUn tableau de résultats légèrement différent sur Time Spy. C’est le 10900K qui s’empare de la première place dans le test CPU en 1440p, devançant le 5900X de 829 points mais dans la version 4K, c’est le score de notre 5900X qui se hisse en première position. Le 5800X se place en quatrième position mais reste le processeur 8 cœurs le plus performant face au 10700K et au 3800XT.

[nextpage title= »Benchmarks AIDA64 : »]

Alors, pour ce test qui va être réalisé avec le logiciel AIDA64, je ne vais pas vraiment comparer les performances des deux plateformes puisqu’elles ne disposent pas du même kit mémoire. Pour rappel, la configuration AMD dispose d’un kit 16 GB GSKILL TridendZ Neo 3600 MHz CL16-19-19-39 (FCLK 1800) alors que chez Intel, on est sur 16 GB Corsair Platinum RGB 4266 MHz CL19-19-19-39.

AIDA 64 :

Etiquette benchmark Aida64

Il s’agit d’un logiciel capable de vous fournir de nombreuses informations à propos de votre configuration mais qui à surtout la particularité de disposer d’un benchmark mémoire. Celui-ci va calculer la vitesse de lecture, d’écriture, de copie ainsi que la latence de votre kit mémoire. Il est très souvent utilisé notamment pour comparer des kits mémoires entre eux. C’est un excellent outil si vous voulez comparer les performances de votre kit mémoire avec ceux que nous avons déjà eu l’occasion de tester.
La version utilisée pour les tests est la v6.30.5500

AMD Ryzen 5800X et 5900X sous Aida64

Ici nous n’avons conservé que les processeurs AMD puisque le kit mémoire est différent sur la plateforme Intel. L’idée est d’observer dans un premier temps si des différences existent entre la génération précédente et nos deux CPU Vermeer. Force est de constater qu’il n’y a pas de réelle différence et que les scores sont très proches entre le 5900X et le 3900X ainsi qu’entre le 5800X et le 3800XT. Cependant, l’overclocking de la mémoire ainsi que la fréquence FCLK semble s’être nettement amélioré avec Vermeer mais nous y reviendrons en détails très bientôt.

AMD Ryzen 5800X et 5900X sous Aida64

Au niveau de la latence par contre, on peut directement juger de la différence ainsi que de l’amélioration. Le changement au niveau de la conception interne du processeur permet cette amélioration.

[nextpage title= »Performances en jeux : »]

Comme vous pouvez le constater, nous nous sommes limités à 3 jeux pour cette partie. La raison est double. L’idée première était de vous offrir une vue générale des performances de ces nouveaux processeurs et pas seulement sous l’aspect gaming. La seconde, c’est que nous vous préparons un petit dossier qui mettra plus en lumière l’aspect gaming, mais pour cela, il faudra encore patienter un peu et surtout que nous aillons reçu un exemplaire du Ryzen 5 5600X.

Nous avons sélectionné trois jeux que nous connaissons bien et que nous utilisons déjà dans notre protocole de tests des GPU :

  • The Division 2 (DirectX 12)
  • Borderlands 3 (DirectX 11)
  • Gears 5 (DirectX 12)

Gain du 5900X face au 10900K en 1080pDans le review guide reçu par AMD, ces trois jeux sont testés et voici ce qu’annonce AMD face à son concurrent directe, le 10900K de chez Intel. Pour The Division 2, le 5900X est 1% moins performant, sur Borderlands 3, 2% et enfin sur Gears 5, il est plus performant de 6%.
L’idée va donc être de vérifier sur ces trois jeux afin de juger de l’exactitude des informations données dans Le review guide.

The Division 2 :

Benchmark The Division 2

Le jeu The Division 2 sera testé sous DirectX 12. En ce qui concerne les paramètres graphique, ils seront réglés en mode « ultra » (lien sur le forum).

AMD Ryzen 5800X et 5900X sous The Division 2Le 5900X se trouve effectivement entre 1 et 2,5% en retrait face au 10900K. Face aux deux processeurs Matisse, on peut souligner le gain en 1080p. Dans les deux autres résolutions, les résultats sont quasiment identiques.

Borderlands 3 :

Benchmark Borderlands 3

Pour le second jeu, nous passons sur Borderlands 3 et par la même occasion sous DirectX 11. Les options graphiques réglées sur « Brutal ». Il faut savoir que Borderlands 3 se montre assez gourmand et que ce choix de paramètres ait une incidence assez forte sur les FPS (lien sur le forum).

AMD Ryzen 5800X et 5900X sous Borderlands 3Notre Ryzen 9 5900X parvient à s’insérer et à faire presque aussi bien que le 10900K dans Borderlands 3, on peut donc confirmer les valeurs données par AMD, avec un retard de plus ou moins 1% en 1080p. Le 5800X est lui aussi bien placé et se montre plus performant que les deux processeurs Matisse.

Gears 5 :

Benchmark Gears 5

Gears 5 tourne sous DirectX 12 avec les options graphiques en « ultra » (lien sur le forum). Il sera ici également possible d’augmenter certaines options graphiques.

AMD Ryzen 5800X et 5900X sous Gears 5

Comme prévu, le 5900X se montre plus efficace dans Gears 5 avec plus de 6% de gain en 1080p ainsi que sur les autres résolutions. Gears 5 semble bien plaire aussi à notre 5800X qui vient se placer juste derrière le 10900K.

Au final, les estimations faites dans le review guide d’AMD semblent correctes. Certains jeux seront plus en faveur des processeurs Intel et d’autres des modèles AMD. Par contre, ce qui changent, c’est qu’AMD n’est plus systématiquement derrière Intel !

[nextpage title= »Overclocking du Ryzen 5900X : »]

Passons à présent à l’overclocking de ces deux nouveaux processeurs. Tout le monde sait qu’à ce petit jeu, les processeurs Intel se montrent très performant. Nous avons déjà pu pousser notre i7 10700K à dans ce tutoriel et dernièrement, lors du test de l’APEX, le i9 10900K s’est envolé à 5.4 GHz sous Cinebench R15. Il s’agit d’overclocking max. Pour du H24, ces deux processeurs peuvent tenir à 5.2 GHz sur l’ensemble de leurs coeurs.

Du côté d’AMD, la génération des processeurs Ryzen 3x00X dispose, la plupart du temps, d’un potentiel d’overclocking H24 se situant aux alentours de 4200/4300 MHz selon la qualité de votre CPU. Avec notre exemplaire du Ryzen 3800XT, nous avions pu bencher Cinebench R15 à 4.6 GHz.

Nous allons voir ce que nous réserve cette nouvelle génération de processeurs et si les performances en overclocking se sont améliorées. Avant toute chose, petit passage par le bios afin de modifier quelques paramètres important.

Loadline calibration X570 MSI Godlike

Le Loadline Calibration vous permet de contrôler le comportement de la tension lorsque votre processeur est sollicité. Dans notre cas, mon but est de conserver une tension constante et qui ne chute pas lorsque le processeur est utilisé dans un benchmark. J’ai opté dans un premier temps pour le mode 3 car celui-ci semble régulier. C’est-à-dire que la tension en idle devrait être la même qu’en load.
La MSI Godlike disposant de points de tension sur le PCB, nous allons pouvoir lire directement celle-ci à l’aide d’un multimètre.

Protocole de tests :

Comme à mon habitude, je vais débuter les tests en choisissant, via le BIOS, une fréquence de départ appliquée sur les 12 cœurs de cette exemplaire du 5900X. J’ai opté pour une fréquence de départ de 4000 MHz avec un coefficient multiplicateur de 40, un BCLK de 100 et une tension de 1.20 volt.
L’idée est ensuite, dans l’OS, de tester la stabilité sur plusieurs run de Cinebench R15 multithread.
Si c’est stable, j’augmente la fréquence d’un palier de 100 MHz tout en revérifiant la stabilité. Si le benchmark crashe, j’augmente la tension par palier de 0.05 volt afin de retrouver une stabilité permettant d’exécuter le benchmark. L’objectif est de se faire assez « rapidement » une idée de la fréquence max benchable.

Un des avantages des processeurs AMD est également de pouvoir bénéficier de coefficients intermédiaires (0.25 / 0.50 / 0.75), ce qui facilite encore l’overclocking et permet de grappiller quelques mégahertz sans devoir modifier la fréquence BCLK.

Afin de pouvoir modifier le coefficient multiplicateur et la tension directement dans votre OS, nous aurons besoin de deux logiciels : MSI Dragon Center et AMD Ryzen Master (lien). Logiquement, il est possible de réaliser ces deux opérations uniquement avec MSI Dragon Center, mais ce sera effectif lors d’une prochaine mise à jour.

Overclocking sous watercooling en étapes :

C’est parti, boot depuis le bios à 4 GHz et direction Windows 10 afin de réaliser notre premier benchmark sous Cinebench R15.
Pour ce premier test, j’ai obtenu un score de 3461 points.

Tableau overclocking Ryzen 5900X sous Cinebench R15

Si nous le comparons au score obtenu à la fréquence stock, 3800 points, nous sommes assez loin et nous allons donc passer directement pour la suite à 4.4 GHz toujours à 1.2 volt. Comme vous pouvez le constater, malgré un Loadline Calibration en « mode 3 », la tension a perdu 0,03 volt en load pour être à 1,17 volt.
Nous allons donc opter pour le « mode 1 » dans le bios ce qui nous permet de ne perdre réellement que 0.01 volt. Suite des hostilités à 4.4 GHz après cette modification.

Tableau overclocking Ryzen 5900X sous Cinebench R15

J’ai ainsi pu atteindre les 4700 MHz à 1,19 volt ce qui représente une tension très basse, c’est un excellente nouvelle. J’en ai d’ailleurs profité pour faire un Cinebench R20 dans la foulée qui est beaucoup plus gourmand. Résultat : parfaitement stable aussi !

On redémarre en augmentant la tension de 0,05 volt afin de tenter de passer la fréquence de 4800 MHz.

Tableau overclocking Ryzen 5900X sous Cinebench R15

Au final, la fréquence max benchable que j’ai pu atteindre était de 4850 MHz avec une tension de 1,34 volt. Les températures sont encore très correctes avec 81°C. Il est encore possible d’affiner ce résultat en augmentant par exemple la fréquence des coeurs les plus performants dans Ryzen Master, mais pas de panique, nous reviendrons très vite plus en détails sur son utilisation. En fonction de votre système de refroidissement, une fréquence stable H24 entre 4.5 et 4.7 GHz devrait être envisageable.
N’oubliez pas que ClockTuner, CTR, que nous vous avons présenté, devrait être très bientôt compatible avec ces nouveaux processeurs Vermeer.

Nous ferons d’ici quelques jours le même protocole avec le Ryzen 7 5800X.

[nextpage title= »Overclocking à – 50°C : « ]

Difficile de na pas avoir envie d’aller plus loin dans de telles condition. Même si je prépare une session sous azote liquide, j’ai toujours profité de la disponibilité de mon système à changement de phase afin de le tester sous froid. L’idée est d’essayer de franchir cette barre mythique des 5 GHz avec notre Ryzen 9 5900X.

Le froid devrait me permettre de grimper en fréquence et sans avoir besoin de trop monter la fréquence. Mon système a changement de phase risque de montrer un peu ses limites et les températures redeviendront surement positives durant le benchmark.

Une sortie retardée d’une journée à la maternité occasionne un petit retard dans ce premier test sous froid, mais je vous en reparle dès ce week-end et vous livrerai mes résultats !

[nextpage title= »Le mot de la fin : « ]

C’est une confirmation, AMD a fait de l’excellent travail avec ces nouveaux processeurs Vermeer. Les performances sont au rendez-vous face à la génération Matisse précédente. L’excellente nouvelle aussi, et c’est important de le souligner, c’est la rétrocompatibilité de cette nouvelle gamme de processeurs !
Vous pourrez ainsi l’utiliser sur une carte mère disposant d’un chipset de la série 500 (X570 et B550) ainsi que dans quelques semaines sur la série 400 pour une série de marque. Le socket reste lui aussi en AM4. L’option d’upgrader votre configuration est très facilement envisageable en remplaçant simplement le processeur.

En ce qui concerne les prix, les dernières informations reçues parlent d’un prix recommandé à partir de 570 euros pour le Ryzen 9 5900X. Une rapide recherche nous a permis de trouver le 3900X actuellement disponible autour de 430 euros sur Amazon. Les autres enseignes en ligne ont des prix plus élevés et proche des 500 euros. Le 5800X est recommandé à un prix de 460 euros. Le 3800XT auquel nous l’avons comparé est disponible au meilleur prix à moins de 350 euros. AMD s’offre une meilleure marge semble-t-il sur ces nouveaux CPU mais avec des performances en nette progression. Pour comparaison, le 10900K est affiché à 680 euros et le 10700K à 470 euros. Certes les prix augmentent, mais face à la concurrence chez les bleus, les prix sont plus intéressants surtout pour le 5900X.

Pour terminer, sachez que nous n’avons pas encore fini avec les processeurs Vermeer puisque nous vous proposerons sous peu le test du 5600X ainsi que du modèle haut de gamme et ses 16 cœurs, le 5950X.

AMD RYZEN 7 5800X et Ryzen 9 5900X

On a aimé :

  • La nouvelle architecture interne Vermeer
  • Les fréquences Boost qui augmentent (bientôt les 5 GHz ?)
  • La conservation du socket AM4
  • La rétrocompatibilité avec la série des chipsets 500 et certains 400
  • La hausse très importante des performances dans tous nos tests
  • L’arrivée de quatre modèle 5600X, 5800X, 5900X et 5950X
  • Les excellentes performances en overclocking
  • La disponibilité toujours présente des processeurs

On aurait aimé :

  • Les mêmes prix que les processeurs Matisse, mais en soit, cette hausse était prévisible
  • L’absence d’un système de refroidissement en bundle sauf pour le 5600X

médaille award OMF or goldAMD a réussi son pari en proposant un 5900X offrant des performances en nettes augmentations face au 3900X et surtout proches de celles du 10900K dans la partie gaming. Il s’agit pour nous d’un excellent choix pour la conception d’une nouvelle configuration ! Le 5800X se montre lui aussi très intéressant pour ceux qui disposent d’un budget moins important. Il faudra juger finalement des performances du Ryzen 5 5600X qui pourrait être son plus grand rival !

Le Ryzen 5600X testé dans 15 jeux

C’est une fuite « exotique » d’un youtuber brésilien du nom de « Pichau » qui nous permet aujourd’hui de nous faire une idée, avant l’heure, des performances du Ryzen 5600X. La vidéo a évidemment été retirée relativement rapidement

Comme évoqué à plusieurs reprises, les Ryzen 5000 disposent d’un gros potentiel et ce 5600X a tout pour devenir la star des machines gaming. Vous allez constater que ce processeur est même capable de résister à l’Intel Core i9-10900K overclocké à 5,00 GHz dans une belle brochette de jeux…

La carte graphique utilisée est une RTX 3070 dans tous les cas mais étonnamment le testeur se contente de résultats en 1080P.

Vous verrez aussi que d’autres CPU de la famille Ryzen 5000 sont présents. Encore une fois, si la cohérence des résultats semble correcte, on s’interroge sur la méthodologie. Vous pourrez cependant disposer en avance d’informations supplémentaires pour vous faire votre idée.

La plateforme de tests est la suivante :

Asus TUF B550M-Plus Gaming
– Water Cooler AQUA X200
– 16GB T-Force 3600MHz
– SSD CARDEA Z440 1TB
– SSD PG512X

Et la machine de comparaison est équipée ainsi :

– Intel Core I9 10900K 10/20 Threads
– Asus TUF Z490-Plus Gaming
– Water Cooler AQUA X200
– 16GB T-Force 3600MHz
– SSD CARDEA Z440 1TB
– SSD PG512X

On vous laisse vous faire une idée et compléter vos informations avec l’article publié par Videocardz ici.

Retrouvez dés la levée du NDA, notre propre article avec un test poussé des 5800X et 5900X ici

 

les performances du Ryzen 5600X les performances du Ryzen 5600X AMD Ryzen 5600X AMD Ryzen 5600X Benchmarks AMD Ryzen 5600X Benchmarks AMD Ryzen 5600X Benchmarks AMD Ryzen 5600X

Ryzen 5000 : la question de la disponibilité

Dans quelques heures, la série AMD Ryzen 5000 comprenant le Ryzen 9 5950X, le Ryzen 9 5900X, le Ryzen 7 5800X et le Ryzen 5 5600X sera commercialement lancée. Nous avons pu vous éclairer sur les prix de ses futurs processeurs mais eux comme la plupart des autres produits « technos » de cette fin d’année, risquent de voir leur disponibilité plutôt réduite.

Sur le marché des compos, c’est tendu aussi

Pour le coup, on ne peut pas accuser AMD d’avoir mal géré les choses : sa roadmap est scrupuleusement respectée, ses accords avec TSMC signés depuis longtemps avec la planification de l’arrivée de cette nouvelle génération…

IDC gaming market PC

La disponibilité risque d’être tendue exclusivement en raison de la crise sanitaire. En effet la situation que nous vivons a engendré un rebond aussi important qu’inattendu sur le marché du PC. Si on s’en remet à IDC, les ventes ont augmenté fortement sur le second trimestre 2020 en comparaison à la même période de l’année dernière. Cette tendance s’est confirmée au troisième trimestre puisque le marché global a enregistré sa plus forte croissance de ces 10 dernières années.

Une autre aspect plutôt négligé de la crise sanitaire est un rebond encore plus fort du marché du « DIY » ( on traduira ça par « marché de le pièce détachée » ). Là encore le rebond est inattendu et c’est clairement sur ce secteur que mise AMD pour le lancement de sa génération 5000.

Ryzen 5000 : dispo OUI ( à peu près ), les bons prix NON

Cette croissance non anticipée engendre évidemment une tension sur les stocks. Si globalement la disponibilité des Ryzen 5000 semble assurée, les produits sont déjà sous allocation avant même le lancement commercial.

Pour résumer la situation pour tous ceux qui veulent investir sur ces processeurs :

  • On trouvera du Ryzen 5000 chez les principaux « gros » revendeurs.
  • Le marché sera sous tension mais sans aucune comparaison avec la situation sur les cartes graphiques.
  • Les prix seront donc stables à un niveau élevé compte tenu d’une demande forte. Il ne faut pas s’attendre à une baisse avant le milieu de Q1 2021.

GeForce RTX 3060 et RTX 3050 Ti pour Janvier

Alors que la RTX 3060Ti devrait pointer le bout de son nez seulement le 2 Décembre, les modèles plus accessibles devront attendre 2021 pour se dévoiler.

Ces deux prochaines cartes graphiques seraient basées sur le GPU GA106.

Sur la GeForce RTX 3060, en l’état des informations en notre possession, nous pouvons envisager qu’elle dispose de 3840 cœurs CUDA , 1024 cœurs CUDA de moins par rapport à la GeForce RTX 3060 Ti. Sur la base de ce que la société a fait jusqu’à présent, nous ne serions pas surpris si ce GPU était livré avec 6 Go de mémoire GDDR6 VRAM. Une possibilité de voir la carte en 12Go semble exister cependant.

RTX 3060

En ce qui concerne la RTX 3050 Ti, cette carte s’en tiendrait à 3584 cœurs CUDA. Compte tenu du fait que le GPU GA106 devrait normalement comporter un contrôleur de mémoire 192 bits, on peut là encore spéculer sur une mémoire GDDR6 de 6 Go pour cette version.

Une carte RTX 3050 non Ti serait elle aussi programmée pour le début de l’année.

Si on considère que le RTX semble « descendre » dans la gamme ( l’injection du Raytracing commençait seulement avec les RTX 2060 dans la précédente génération ), on peut se poser la question sur l’avenir des GTX. Il est possible qu’on ne revoie plus de cartes estampillées « GTX » pendant un petit moment.

Voici un petit récapitulatif de ce qu’on peut espérer en terme de spécifications pour ces deux cartes :

NVIDIA GeForce RTX 3050 TiGA106-200-A16 GB3584112641695 MHz1725 MHz1750 MHz
NVIDIA GeForce RTX 3060GA106-300-A16 GB3840120641770 MHz1860 MHz1750 MHz

Spectrix D50 Xtreme : la RAM Adata overclockée 5400 MHz sur Gigabyte !

Après avoir brièvement parlé overclocking avec un Ryzen 9 5950X qui affichait 5.90 GHz, c’est maintenant au tour de la RAM. En effet, la XPG Spectrix D50 Xtreme atteint maintenant les 5400 MHz. Précisons également que cette fréquence était atteinte sur une carte mère Gigabyte !

Spectrix D50 Xtreme : la RAM monte à 5400 MHz sur du Gigabyte ! 

ADATA XPG Spectrix D50 Xtreme 5400 MHzComme nous vous le disions, la RAM Spectrix D50 Xtreme est donc passée par le XPG Overclocking Lab. Entre les mains expertes des gars de ADATA, la mémoire a donc pu monter à 5400 MHz. Pour répondre à la question des timings, ces derniers étaient de 20-28-28-48 durant l’exercice. Malheureusement, nous n’avons aucune idée du voltage appliqué durant cette session.

Toujours est-il, que la mémoire a atteint cette fréquence sur une carte mère signée Gigabyte. Le labo utilisait une carte mère Gigabyte, une B550 Vision D plus précisément. Le tout était également couplé à un processeur AMD Ryzen 7 4700G.

Certes, il ne s’agit pas d’un record de fréquence, on se souvient toujours de la Spectrix D80 affichant 5531 MHz (battu depuis, 6666 MHz) mais cela reste une belle performance. D’autant que la RAM semble plutôt joueuse dans cet exercice qu’est l’overclocking. En attendant, vous pouvez toujours vous procurer cette D50 chez Amazon.

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Test : DeepCool Assassin III

[nextpage title= »Intro et présentation »]

Parmi la gamme de produits dédiée au refroidissement de votre matériel informatique, DeepCool propose également des ventirads. On l’a vu avec le AS500, la marque est capable de nous proposer des dissipateurs compacts, mais performants. Alors qu’en est-il des références doubles tour ? C’est ce que nous allons voir avec le Assassin III de la marque, un modèle hors norme sorti il y a une petite année. Mais trêve de bla-bla, en avant le test !

DeepCool Assassin III boîte

Très clairement, avec son Assassin III, DeepCool met l’accent sur les performances. D’ailleurs, une grosse partie de la com’ de la marque est axée dans ce sens. Visiblement, il faudra s’attendre à un dissipateur capable de rivaliser avec les meilleurs ventirads du marché.

Il faut dire que ce modèle est équipé pour, le constructeur n’hésitant pas à mettre en avant un support des TDP de 280W ! En même temps, il a ce qu’il faut : sept caloducs en cuivre et deux ventilateurs annoncés comme performants. La base aura également été travaillée pour offrir le meilleur. On retrouve donc un polissage de 0.1 mm tout en offrant une forme convexe. On ne peut que s’incliner face à cela !

Malgré cela, la marque soigne l’apparence de son dissipateur. Entre les ailettes anodisées et les caches supérieurs, on retrouve un ensemble sobre. De plus, les amoureux du « sans RGB » seront satisfaits, pas de lumières ici.

Enfin, la marque annonce fournir de nombreux accessoires avec cet Assassin III, de quoi rendre le montage simple et amusant.

DeepCool Assassin III

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[nextpage title= »Le DeepCool Assassin III »]

 

À l’instar de l’AS500, cet Assassin III arrive dans un packaging à base de vert et de gris. Sur la boîte on y retrouvera une illustration du dissipateur ainsi qu’un rappel de ses caractéristiques au dos. Rien d’extraordinaire ici.

À l’intérieur, on constate que notre ventirad est bien protégé puisque emmitouflé dans de la mousse blanche. De plus, avec un ventilateur et le bundle sur le dessus, aucun risque qu’il prenne un choc… De moins, dans des conditions normales de transport !

Le radiateur :

En sortant cet Assassin III de son packaging, on ne peut qu’être surpris par la taille du bestiau. Effectivement, nous avons là une référence très imposante aux dimensions similaires à un NH-D15 de Noctua. De plus, la finition de l’ensemble confère une réelle sensation de produit haut de gamme, mais détaillons.

Le poids et les dimensions : 

Commençons donc par les dimensions de ce ventirad. Ici, nous sommes face à du lourd et quelque chose qui en impose. En effet, DeepCool propose un dissipateur qui affiche une largeur de 140 mm, une profondeur de 161 mm et une hauteur de 165 mm. Dans les grandes lignes, les dimensions de l’Assassin III sont identiques au NH-D15, si ce n’est qu’il est un peu moins large de 1 cm.

Par ailleurs, nous avons là un dissipateur vraiment lourd puisqu’il affiche un poids de 1464 gr, presque 1.5 kg ! À titre de comparaison, le Noctua NH-D15 (encore) affiche 1320 gr. Vous l’aurez compris, nous avons affaire à un (très) gros pépère.

La base : 

Il est maintenant temps de voir ce qui se passe sous le dissipateur, au niveau de sa base. D’ailleurs, cette dernière n’est pas sujette à la critique, loin de là même. En effet, DeepCool propose une base en cuivre avec une jolie finition nickelée. Si on peut distinguer les traces du ponçage, ces dernières sont moins « grossières » que celles du NH-D15 chromax.black. De plus, on sent largement moins le grain sous les doigts.
DeepCool Assassin III base

Comme on peut le voir, la base est également très fournie en matière de caloducs. Cette dernière est traversée par un total de sept heatpipes de 6 mm chacun ! Clairement, la totalité de la base sera recouverte par les caloducs, de quoi rouvrir la totalité de l’IHS d’un CPU. Ceci assurera une évacuation homogène de la chaleur dégagée par le processeur et donc un acheminement rapide de cette dernière vers les réseaux d’ailettes en aluminium.

En parlant d’ailettes en aluminium, sachez que ces dernières sont au nombre de 44 par tour de refroidissement. À titre de comparaison, Noctua, avec son NH-D15 chromax.black en propose quatre de plus : 46 par bloc.

La finition : 

Au niveau de la finition, clairement, nous avons affaire à un dissipateur très propre. Aucune ailette n’est tordue d’autant que les deux premières proposent un finish miroir. Littéralement, on se voit dedans. Une finition qui rappelle celle du Ninja 4 de Scythe !

Autrement, sur le dessus des blocs d’ailettes, nous avons deux « spoilers » noir dont le but est de masquer l’embout des caloducs. Par ailleurs, ces derniers sont en plastiques, mais offrent une finition brillante, rappelant celle des ailettes. Idem, on aurait peut-être aimé un petit logo GamerStorm sur le dessus par exemple.

On terminera brièvement par les caloducs qui sont eux aussi nickelés afin d’apporter plus d’uniformité à l’ensemble.

Avant de passer à la compatibilité des sockets, petit mot sur la compatibilité avec la RAM. L’Assassin III est un ventirad type double tour très imposant. La hauteur maximale des modules mémoire sera forcément impactée. DeepCool annonce une compatibilité avec de la mémoire de 54 mm de hauteur, sinon, il faudra rehausser les ventilateurs.

Compatibilité : 

Comme grand nombre de ventirad, cet Assassin III s’installera sur presque tous les sockets du marché. Encore une fois, il en manque un, le sTRX40 :

  • Intel : LGA-115x / LGA-1366 / LGA-20xx
  • AMD : FMx(+) / AMx(+) dont l’AM4

Les ventilateurs : 

Le refroidissement de l’Assassin III sera assuré par deux ventilateurs de 140 mm. Le modèle proposé ici, nous le connaissons bien puisqu’il s’agit du même que celui fournit avec le AS500. Vous l’aurez compris, on retrouve donc deux TF140S en 14 cm.

Les ventilateurs proposent donc un cadre carré avec des angles arrondis. C’est sur ces derniers que nous retrouverons les dispositifs anti-vibrations. Le but étant de réduire au maximum les vibrations parasites lors du fonctionnement des ventilateurs. Les pâles continuent toujours d’afficher un design bien singulier. Ces derniers sont scindés en deux et ce n’est pas anodin. Le but étant d’accentuer le flux d’air.

Enfin, on passe au caractéristiques de ces moulins. À ce sujet, DeepCool met à disposition des ventilateurs alimentés par PWM fonctionnant de 400 RPM à 1400 RPM. À plein régime, le flux d’air sera de 90.37 CFM et la pression statique de 1.79 mmAq.

Par ailleurs, via les réducteurs de vitesse, il sera possible de faire tourner notre duo de TF140S de 450 RPM à 1000 RPM. Forcément, le flux d’air sera réduit : 64.33 CFM, idem pour la pression statique : 0.81 mmAq. Cependant, on gagnera en silence, critère essentiel pour les plus exigeants.

DeepCool Assassin III ventilateurs

Le bundle :

Il est maintenant temps de voir ce que ça donne au niveau des accessoires fournis. Souvenez-vous, c’était l’un des point mis en avant par la marque. Dans les faits on retrouve :

  • Une notice de montage
  • Une backplate multisocket
  • De la pâte thermique en seringue
  • Une carte de garantie
  • Un pad imprégné d’alcool pour nettoyer la pâte thermique sur le CPU
  • Deux adaptateurs LSP pour réduire la vitesse de chaque ventilateur
  • Un « Y » pour brancher les deux ventilateurs sur une seule prise fan
  • Deux stickers GamerStorm
  • Un badge GamerStorm
  • Les bras pour le montage sur socket AMD et Intel
  • La visserie nécessaire au montage
  • Trois sets de griffes en acier
  • Un tournevis

DeepCool n’aura pas menti concernant les accessoires présents avec son Assassin III. Effectivement, on y retrouve tout le nécessaire pour l’installation avec la visserie, les bras de montage, etc. Mais la marque ne se cantonne pas qu’à l’essentiel et propose notamment un « Y » afin de brancher les deux moulins sur une seule prise fan ou encore un pad imprégné d’alcool pour nettoyer l’ancienne pâte thermique de son CPU. Enfin, les six griffes en acier permettront d’installer trois ventilateurs sur ce modèle. Une bonne idée.

DeepCool Assassin III bundle

Grosso modo :

Grosso modo, l’Assassin III est un dissipateur qui fera forte impression et qui ne passera pas inaperçue. Il propose une bonne finition et design plutôt sobre. La partie bundle est vraiment complète et permettra même de monter un troisième ventilateur, une bonne chose.

[nextpage title= »L’installation »]

On enchaîne sans plus tarder avec la partie montage. Comme vous le savez, la backplate AMD est fournie dans le bundle. Donc, si vous avez égaré celle de votre carte mère, pas de panique, vous pourrez toujours monter l’Assassin III.

Ici, les montages Intel et AMD sont assez similaires, nous allons détailler les deux montages en parallèle.

AMD/Intel :

Que l’on ait une carte mère Intel ou AMD, pas le choix, il faudra commencer par préparer la backplate. L’opération, il suffit simplement d’insérer la visserie dans les trous correspondant à votre plateforme. Notez que les vis seront maintenues dans la plaque via un système autobloquant. Faites également attention au sens de la backplate lors du passage de la visserie à l’intérieur.

La suite des opérations est simple et très similaire d’une carte mère Intel à une carte AMD. Une fois la backplate placée au dos de la carte, on retourne l’ensemble. La suite des opération consistera à visser les entretoises sur les filetages qui dépassent. Une fois fait, on met en place les bras de montage que l’on fixera à l’aide des écrous proposés en bundle.

Par la suite, on dépose une petite noisette de pâte thermique sur la surface du processeur et on place l’Assassin III dessus. Il ne reste plus qu’à le visser à l’aide du tournevis fourni. Simple comme bonjour.

Cependant, si l’installation est simple, le gabarit imposant de l’Assassin III génèrera un problème de taille. En effet, une fois en place, le dissipateur recouvrira l’intégralité des slots RAM de notre Crosshair VI Hero. Pour terminer l’installation, nous avons dû rehausser les ventilateurs augmentant encore un peu plus l’encombrement de ce modèle. Idem, il se peut que le premier PCIe de votre carte soit condamné si nous n’avez pas de port M.2 placé directement sous le socket. Soyez vigilent donc.

Le montage de l’Assassin III est vraiment simple et on enchaîne les étapes sans difficulté. Seul le gabarit de ce modèle fait qu’il faudra être vigilent sur la hauteur de la RAM et des PCIe de votre carte mère. Si vous avez un slot M.2 placé sous le socket, pas de problème à ce niveau-là. C’est dans ces conditions que l’on apprécie les bases excentrées ou les ventilateurs slim.

[nextpage title= »Protocole »]

Petite mise à jour de notre protocole de test. En effet, nous avons changé le logiciel que nous utilisions pour stresser notre configuration. Il en va de même pour les différents profils. C’est via ce lien que vous pourrez voir notre méthode de test ainsi que le matériel de notre machine de test. Bien sûr, nous nous attarderons toujours sur des mesures de températures et de bruit.DeepCool Assassin III Protocole

Pour les besoins du test, nous comparerons notre exemplaire avec d’autres ventirads en 120 et 140 mm. Comme vous pouvez le voir, nous avons considérablement réduit la liste des dissipateurs avec lesquels nous comparerons les performances de l’Assassin III. Nous sommes face à une référence haut de gamme, inutile de faire figurer des Hyper 212 Evo ou autres Pure Rock 2 par exemple. :

[nextpage title= »Vitesse et bruit »]

Vitesse de ventilation :

On attaque donc notre série de relevés de températures, ici, on repart à zéro. Précisons tout de même les vitesses de ventilation enregistrées lors de nos relevés (pour 12V, 8V, 5V) :DeepCool Assassin III vitesse ventilation

On commence donc notre série de relevés par les vitesses de fonctionnement des ventilateurs. À ce sujet, on constate que le profil de ventilation de ces TF140S calque celui des NF-A15 PWM du NH-D15 où des XF140 du R5. On retrouve donc des moulins tournant à moins de 1500 RPM à plein régime, 1200 RPM en 8V et 700 RPM à basse vitesse. On retrouve donc une ventilation plutôt axée sur le silence. À voir si c’est vraiment le cas au sonomètre.

Bruit :DeepCool Assassin III Bruit

On l’a vu, à plein régime, ça tourne à des vitesses relativement peu élevées, par contre le bruit est là. Avec 43 dB, le bruit est certes moins élevée que sur le R5 de Cryorig, mais il reste bien présent tout de même.

La réduction de la vitesse des moulins permettra de gagner en silence. Malgré tout, à mi-vitesse, on constate que les nuisances générées restent supérieures à la moyenne. Seul le A500 de Corsair, très axé sur les performances, fait pire. Enfin, ils deviendront quasiment inaudibles à faible régime.

Attention toutefois, sur notre exemplaire, nous avons remarqué qu’un des spoilers vibrait lorsque la ventilation tournait à mi-régime. Espérons que cela ne concerne que notre sample.

[nextpage title= »Températures »]

Processeur à 65W : 

DeepCool Assassin III températures 65W
Afin de faciliter la lecture, certaines valeurs ont été arrondies.

On commence avec un profil de chauffe de 65W et clairement, l’Assassin III nous fait une belle entrée en la matière. Avec ce profil, il domine tous ses concurrents et nous fait un #top1, mettant jusqu’à 2.5°C dans la vue au NH-D15 à mi-régime ! Clairement, ce modèle signé DeepCool semble performant. D’autant qu’il ne démérite pas à basse vitesse avec des températures inférieures à 40°C !

iProcesseur à 95W :

DeepCool Assassin III températures 95W
Afin de faciliter la lecture, certaines valeurs ont été arrondies.

Avec une chauffe plus prononcée, 95W ici, l’écart avec le NH-D15 chromax.black se réduit, mais il ne s’avoue pas vaincu pour autant. Le modèle DeepCool conserve encore un peu d’avance. On note 2°C de mieux à mi-régime, un peu moins de 2°C à faible vitesse et quelques dixièmes lorsque la ventilation tourne à son maximum.

Processeur à 125W :

DeepCool Assassin III températures 125W
Afin de faciliter la lecture, certaines valeurs ont été arrondies.

Avec notre profil de 125W, l’avance de l’Assassin III s’amenuise vraiment. Sans ces conditions, face au NH-D15, le dissipateur de DeepCool n’affiche plus qu’une avance de quelques dixièmes de degré à pleine vitesse et à mi-régime. Cependant, il se distingue plus franchement à basse vitesse où il flirte avec 70°C, malgré tout, chapeau bas !

En bref : 

Dans les grandes lignes, on retiendra que l’Assassin III est un dissipateur performant qui se distingue particulièrement en 65W et 95W. Par ailleurs, sur les plus grosses chauffes, la concurrence le rattrape excepté à faible régime où il conserve une avance confortable.

Toutefois, il faut dire qu’il est taillé pour les performances avec ses deux tours de refroidissement et ses caloducs nombreux. On retiendra aussi la ventilation qui rempli son office, surtout à bas régime. Cependant, il s’avère que cette dernière est bruyante, particulièrement à pleine vitesse.

À voir comment cela se traduit sur l’aspect températures/bruit, mais le match face au NH-D15 chromax.black risque de s’annoncer intéressant. On prend les paris !

[nextpage title= »Perf/bruit »]

Sur ces graphiques de rapport perf/bruit, nous rappelons que le mieux est d’être placé le plus possible en bas à gauche du graphique. Pour la lecture, le point le plus à gauche symbolise la ventilation en 12V, celui au centre la ventilation en 8V et le plus à droite en 5V.DeepCool Assassin III température/bruit 65W

Malgré un bruit plutôt présent, la courbe tire vers le haut, l’Assassin III se distingue assez nettement du NH-D15 de Noctua. Par ailleurs, il domine très nettement les autres dissipateurs de notre comparatif.

DeepCool Assassin III températures/bruit 95W

En revanche, en 95W, on remarque le NH-D15 revient très nettement sur son rival, les deux courbes se chevauchant. Malgré tout, le dissipateur de DeepCool reste avantagé à basse vitesse.

DeepCool Assassin III température/bruit 125W

Enfin, en 125W, l’Assassin III se retrouve dominé par le NH-D15 (d’une courte tête) qui se distingue davantage par son bruit très contenu, surtout à pleine vitesse. Finalement, ce qu’il manque au dissipateur de DeepCool, c’est plus de silence lors de son fonctionnement. Pour cela, nous vous conseillons le faire tourner à mi-régime au maximum, là, il s’avère redoutable malgré tout.

[nextpage title= »Conclusion »]

Attention, convoi exceptionnel !

La  première chose que l’on retiendra de cet Assassin III c’est sa taille imposante. Nous l’avons vu, ces dimensions sont similaires au NH-D15 de Noctua (un peu moins large), ce qui peut s’avérer problématique. Sur notre configuration tous les ports mémoires étaient obstrués, il nous a fallu rehausser les ventilateurs pour terminer l’installation, augmentant encore la hauteur de ce modèle. Dommage que DeepCool n’ait rien tenté pour réduire cet encombrement : base excentrée, ventilateurs slim, etc.

DeepCool Assassin III boîte

Par ailleurs, on retiendra un mécanisme de montage simple à mettre en place avec une backplate universelle de fournie. De plus, la marque propose tous les accessoires nécessaires au montage dans le bundle, notamment un tournevis.

En parlant de bundle, on retiendra une partie accessoire bien fournie. La marque proposant le nécessaire pour monter trois ventilateurs sur son dissipateur. Idem, on aura des réducteurs de son, un « Y » pour n’utiliser qu’une prise fan sur la carte mère ou encore des stickers à coller où bon vous semble. C’est complet et il ne manquera rien !

Autrement, il n’y aura pas grand chose à dire sur le design sobre de l’ensemble. Les plus allergiques au RGB apprécieront l’absence d’éclairage. Toutefois, sur notre exemplaire, nous avons constaté qu’un des spoilers avait tendance à vibrer lorsque la ventilation était en route.

Des températures très basses, mais un bruit trop élevé :

DeepCool Assassin III Protocole

Comme nous avons pu le voir, les températures obtenues avec cet Assassin III sont vraiment excellentes. Ce modèle se distinguant clairement du NH-D15 de Noctua avec des consommations de 65W et 95W. En 125W, nous avons constaté que l’écart avec le concurrent autrichien se réduisait à plein vitesse et a mi-régime. Par ailleurs, le ventirad de DeepCool excelle à bas régime !

Cependant, ces bonnes températures ne s’obtiennent pas par magie et malheureusement, cette référence s’avère bruyante, surtout à plein régime. Il se retrouve donc pénalisé sur ce point, tellement, que le modèle double tour de Noctua aligne un ratio températures/bruit globalement plus intéressant avec notre Ryzen 7 1700X réglé à 125W de consommation.

Dans les grandes lignes, on essaiera de limiter la ventilation de l’Assassin III à 1200 RPM afin d’en tirer le maximum. D’autant que le faire fonctionner à pleine vitesse n’apporte pas grand chose ici.

Ventirad haut de gamme, prix haut de gamme !

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Vous l’aurez compris, l’Assassin III est un dissipateur haut de gamme et la tarification va de paire. Ainsi, vous pouvez vous le procurer sur internet à un tarif allant de ~80 € à une centaine d’euros chez les revendeurs du groupe LDLC. Cela peut sembler élevé, par ailleurs, gardez à l’esprit que c’est la tarification habituelle des modèles doubles tours.

Actuellement, le NH-D15 se déniche à partir de 90 € contre 102 € pour la version noire. Idem, le R1 Ultimate de Cryorig est disponible à partir de 95 € et nous sommes sur un tarif bas de 75 € pour le Dark Rock Pro 4 de be quiet!. Finalement, même si le prix peut paraître important, il reste cohérent !

DeepCool Assassin III : 

On aime :
  • Le design sobre et sans éclairage RGB de ce modèle
  • La finition très soignée de l’ensemble
  • Le bundle très complet : tournevis, adaptateurs, etc.
  • La possibilité d’y adjoindre trois ventilateurs en sortie de boîte
  • L’installation simple et la backplate Intel/AMD fournie
  • Ses températures basses, surtout à faible régime
  • Son ratio perf/bruit excellent à faible conso
  • Sa tarification cohérente face à la concurrence
On aurait aimé :
  • Une base excentrée ou un ventilateur slim maximisant la compatibilité avec la RAM
  • Des spoilers qui ne vibrent pas lorsque les ventilateurs fonctionnent
  • Un bruit moins présent à plein régime

médaille award OMF or goldEn fin de compte, nous choisissons de décerner l’or à l’Assassin III de DeepCool. Avec ce modèle, la marque signe un produit performant sur le plan thermique, esthétique et bien fini. On retiendra une partie bundle très complète avec la possibilité de monter trois ventilateurs. Cependant, son bruit émis à pleine vitesse ou la vibration que nous avons constaté au niveau des spoilers lui fait perdre des points, d’autant qu’il est très imposant. Donc, attention à votre boîtier et à vos RAM !

Un grand merci à DeepCool !