Du Foveros d’Intel aux chiplets d’AMD, pourquoi l’industrie joue au jeu de briques avec les puces

Jadis composé d’un seul morceau de silicium, les processeurs des ordinateurs et serveurs vont, de plus, en plus devenir des compositions de blocs logiques collés ou empilés les uns avec les autres. Focus sur ce qui est non pas une tendance, mais bel et bien une condition nécessaire à la poursuite de la course aux performances pour l’industrie des puces .

Intel Foveros AMD Chiplets
La puce graphique GPU Max (nom de code Ponte Vecchio) est l’exemple extrême de ces nouvelles générations de puces composées « agrégées ». Ici, plusieurs dizaines de chiplets composent un accélérateur de calcul de plus de 100 milliards de transistors. © Intel

La nouvelle puce Meteor Lake qu’Intel vient de présenter en détails lors de son salon Innovation, ne ressemble à aucune autre puce que le géant américain a jamais lancé. Ce processeur qui prendra corps à partir du 14 décembre prochain dans des PC portables sous le nom de Core Ultra rompt en effet avec la tradition monolithique de l’entreprise. Pas besoin de microscope pour s’apercevoir que la puce est un « collage » de plusieurs « morceaux » de puces. Si on devait faire une analogie viticole ; le géant Intel, qui ne produisait jusqu’ici que des Bourgognes mono-cépages s’est converti à l’assemblage pour devenir un producteur de Bordeaux !

futures générations de puces intel foveros
Le PDG d’Intel, Pat Gelsinger, au salon Innovation 2023 de Sans José qui présente les futures générations de puces composées de l’entreprise. © Adrian BRANCO pour overclocking.com

On pourrait se contenter de dire que l’arrivée de son nouveau PDG Pat Gelsinger en 2021 a été le début de moult changements chez Intel qui, avec sa stratégie IDM 2.0, fait sa révolution dans plusieurs de ses branches. Ce serait ne pas voir qu’AMD joue au Lego depuis un moment déjà, qu’Apple a déjà collé des M1 Max pour en faire des M1 Ultra. Ou que de nombreuses rumeurs font état de la conversion prochaine de Nvidia. La question est donc moins de savoir pourquoi Intel a changé, mais plutôt qu’est-ce qui est en train de forcer les producteurs de puces haute puissance à concevoir des puces comme des jeux de briques ?

Foveros et Chiplets : Optimiser les coûts au maximum

Gordon Moore
Dès les années 60, l’emblématique cofondateur d’Intel Gordon Moore (qui a donné son nom à la célèbre loi de Moore) avait pressenti le besoin futur de composer des puces à partir de plus petits morceaux. « Il pourrait être plus économique de concevoir des systèmes à partir de plus petites fonction, qui serait agrégées et interconnectées séparément ». © Adrian BRANCO pour overclocking.com

La première et principale raison, nous l’avions évoqué lors de la présentation même de la puce Meteor Lake, est celle des coûts. Le fait que AMD et Intel désormais conçoivent leurs puces à la carte est avant tout un moyen d’économiser de l’argent. Pourquoi graver la partie des entrées/sorties (IO die dans le jargon) en 4 nm si on peut se contenter du 7-8 nm ? Si la juste finesse de gravure est une donne d’importance, il y a aussi et surtout derrière une logique industrielle autour des rendements. Et pour comprendre cette logique, il faut se plonger un peu dans le merveilleux monde de la production de semi-conducteurs. Qui commencent leur vie sur un wafer, cette galette primordiale de silicium de 300 mm de diamètre et quelques microns d’épaisseur.

Après moult bains chimiques couplés à de multiples d’expositions au laser de scanners qui impriment les circuits, les composants électroniques sont découpés et testés. Testés en effet, car lors de la conception même des puces, de nombreux défauts peuvent apparaître à la surface du wafer, rendant le plus souvent les parties touchées inopérantes. Imaginez ainsi un wafer avec 10 erreurs réparties à sa surface. Si vous découpez de grandes puces de 3×4 cm, vous vous retrouvez avec un taux de déchet très élevé. Prenez le même wafer et découpez des blocs de 8×6 mm, et votre taux de rendement explose. Cette différence de rendement explique en grande partie pourquoi plus les composants sont grands, plus ils sont exponentiellement chers.

Si assembler des puces à partir de morceaux se paye en argent comme en technique (lire plus loin), ce mécanisme permet donc de faire baisser le prix final d’une puce composée. A ce gain potentiel d’argent basé sur les rendements purs, s’ajoute celui de la capacité à limiter les coûts d’amorce des nouveaux nodes de production. En effet, la production d’un nouveau composant prend un temps de calibrage des machines et des procédés, une période de lancement qui coûte cher. Maximiser les rendements lors de l’introduction d’un nouveau process permet de limiter les coûts de lancement de manière significative. Une fois le procédé maîtrisé et les rendements de pointe atteints avec de petits processeurs (ou bouts de puces), il est bien plus facile (et moins coûteux !) d’appliquer la même recette à des composants plus grands dont le taux de déchet est naturellement plus élevé.

Sapphire Rapids évolution industrie des puces
La nouvelle génération de processeurs professionnels Sapphire Rapids est bien constituée de plusieurs « tuiles ». Qui ont déjà une taille très conséquente ! © Adrian BRANCO pour overclocking.com

Cela, on le constate depuis des années avec les puces de smartphones : avec leurs volumes délirants, leurs marges plus importantes et leurs puces plus petites, nos téléphones intelligents profitent de nodes de gravure les plus fins. Le lancement début septembre de l’iPhone 15 Pro et sa puce A17 Pro gravée en 3 nm nous le rappelle – il s’agit de la première puce produite en masse dans cette finesse de gravure. Et il faut se réjouir ici que les incroyables volumes de production des ventes des SoC mobiles finance en partie les puces informatiques de demain !

Notez bien que l’ère de l’assemblage des chiplets ne signifie pas la disparition totale des grosses puces. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder la taille du méga processeur Cerebras qui fait littéralement la taille d’un wafer découpé en carré (d’où son nom de wafer scale engine ou moteur de la taille d’un wafer en français) ! Certaines puces professionnelles comme les Xeon ou les EPIC, dont certaines sont déjà composées, ont tout de même des morceaux de puces assez énormes. Ce afin de garantir un maximum de performances. Car la conception désagrégée emporte avec elle des limites et des contraintes, comme une plus grande latence entre certains éléments de la puce par exemple. Mais ces petites pertes peuvent être en partie limitée.

Faciliter la diversification du portfolio de puces

system on a package
Après avoir intégré quasiment tous les éléments jadis séparés (GPU, CPU, I/O, etc.) dans une seule puce appelée « system on a chip », l’industrie évolue vers le « system on a package » où le substrat devient un genre de micro carte-mère recevant des composants de quelques millimètres carrés. © Intel

Une fois la donne des rendements admise comme la raison principale du « grand jeu de briques », s’ajoute ensuite la recherche d’optimisation des coûts lié au portfolio de l’offre de chaque concepteur. Intel, AMD et les autres développent en effet des centaines de références de puces tous les ans. Des puces d’entrée, de milieu ou haut de gamme, des puces basse consommation ou haute puissance : entre les besoins clients et les effets de gamme, les vendeurs de processeurs ont un besoin de variété.

Dans l’approche classiques des processeurs monolithiques, une des astuces pour créer des puces différentes est de les qualifier différemment. Selon les erreurs à la surface du wafer, selon les besoins de la segmentation marketing, il s’agit de voir les fréquences à la baisse ou désactiver un ou plusieurs cœurs CPU ou GPU – contrôler le nombre de cœurs actif des différents blocs logiques est un moyen efficace de jouer sur les performances des puces. Ce qui explique donc pourquoi physiquement, le Core i5 le moins cher ressemble souvent à un Core i9. Dans ce dernier cas, la puce a passé tous les tests hauts la main et s’avère être la version ultime du design. Dans le premier cas, il s’agit d’un die qui tenait moins la route dans les hautes fréquences et se retrouvait amputé d’un ou deux cœurs.

L’assemblage des blocs logiques a ici une grande force : la possibilité pour les concepteurs de puces de réaliser des puces très complexes et/ou à la carte. Le tout sans avoir à passer par la case de la qualification d’un nouveau design de puce monolithique. Avec de plus, la possibilité de répondre précisément à un client qui, ça veut plus de cœurs CPU, là veut une partie graphique intégrée moins puissante et moins chère.

Dépasser les limites bidimensionnelles        

SoC x86 intel Lakefield
Lancée en 2020, la puce Lakefield était un SoC x86 très basse consommation qui embarquait CPU, GPU, I/O ainsi que la RAM qui était gravée à sa surface. Un mini système tout-en-un mesurant seulement 12 mm x 12 mm x 1 mm ! © Intel

Concevoir le schéma des puces est une entreprise d’une telle complexité qu’il faut désormais s’épauler de l’IA pour rechercher les meilleurs routages de l’information au sein des circuits. Des circuits dont il faut réaliser qu’ils sont tridimensionnels. Une profondeur qui apporte un élément de complexité, non seulement durant la phase de design, mais qui apporte surtout des limites pendant les phases de lithogravure (et de test !). Ainsi, il y a une limite au nombre de couches de circuits que l’on peut graver à la surface du wafer, une limite qui oblige à s’étaler. Un étalement peu compatible avec les besoins de compacité de nos appareils électronique, smartphones comme PC.

Intel packaging
Si Intel a perdu son leadership dans le domaine de la finesse de gravure (un leadership que l’entreprise veut retrouver), l’américain a cependant des techniques de pointes uniques dans l’industrie en matière de packaging. © Intel

Le « grand jeu de blocs » apporte là encore une nouvelle piste pour contourner ces limites : empiler les modules. Il vous suffit d’aller chez votre cybermarchand préféré pour acheter de telles puces chez AMD. Affublés de la mention « X3D », les processeurs du type Ryzen 9 7900X3D sont des puces classiques sur lesquelles AMD (et TSMC !) ont ajouté, à la surface, de la mémoire cache afin de favoriser l’exécution de certaines tâche (ici, les jeux vidéo). Pourquoi de la mémoire cache ? Car celle-ci est composée de cellules d’une mémoire appelée SRAM qui a comme limite de ne pas se miniaturiser aussi bien que les transistors des blocs logiques que sont les CPU et GPU. Pour une surface donnée, les ingénieurs réfléchissent bien la quantité de mémoire cache dont ils ont besoin, chaque kilo-octet consommant une surface précieuse. Bien qu’impliquant des limites, notamment thermiques – il y a une couche qui chauffe en plus par-dessus une autre, ce qui explique les fréquences un peu à la baisse des processeurs AMD ainsi conçus – coller de la mémoire est une méthode astucieuse pour profiter de plus de mémoire à peu de frais.

Notez ici que le couple AMD/TSMC n’est pas le seul à savoir empiler les blocs : Intel fut le premier avec son processeur Lakefield (2020), une puce très basse consommation qui empilait 6 couches (substrat et support mémoire inclus) dont la dernière n’était rien de moins que la mémoire vive (RAM) ! Lors de la session de questions/réponses à la presse du forum Innovation le 18 septembre dernier, le PDG d’Intel Pat Gelsinger a d’ailleurs garanti que l’empilement de mémoire cache n’était pas propre à AMD et qu’Intel devrait proposer des solutions similaires en utilisant ses propres méthodes.

Assemblage : Intel et TSMC mènent la danse

Industrie des puces : Intel PAckage Technology Foveros
Après avoir commencé à greffer un GPU AMD à certains de ces Core de 8e génération en 2018 avec sa technologie EMIB (génération Kaby Lake G), Intel n’a jamais cessé d’investir et avancer dans la recherche de nouvelles générations de mécanismes d’agrégation de chiplets. © Intel

Si vous suivez l’actualité des semiconducteurs, vous avez sans doute entendu parler de certains de ces acronymes : EMIB, CO-EMIB ou encore Foveros chez Intel ou encore CoWoS chez TSMC. Ces différentes technologies de « packaging » c’est-à-dire d’intégration de morceaux de die les uns avec les autres sur un substrat, sont les armes fatales de ces deux titans des puces pour repousser les limites actuelles du silicium. Qu’il s’agisse des énormes EPYC ou des petits Core Ultra, aucun de ces produits n’aurait jamais pu voir le jour dans ces conditions sans un savoir-faire de pointe d’interconnexion au micron près.

Est-ce à dire que ces deux entreprises sont les seules à savoir assembler ou empiler les morceaux de die ? Certes pas : outre les savoir-faire des Samsung, STMicroelectronics, Sony (notamment pour les capteurs empilés) ou Global Foundries, il faut aussi compter sur des acteurs comme les Taïwanais ASE Technology Holdings qui sont uniquement spécialisés dans ce domaine du packaging (et du test). Mais Intel et TSMC sont, de loin les plus avancées, non seulement en termes de savoir-faire avec des technologies de pointe, mais aussi en capacités de production. Il s’agit en effet d’un autre type de savoir-faire que la gravure qui requiert, en plus de connaissances supplémentaires, d’usines et de machines spécifiques. Les deux titans s’affrontent ainsi à coup de dizaines de milliards de dollars. Rien qu’à lui tout seul, Intel a ainsi investi 7 et 3,5 milliards de dollars entre ses usines malaisienne et Penang et américaine du Nouveau Mexique (USA). Et TSMC fait de même sur ses terres, avec le futur site de Tongluo à 2,9 milliards de dollars, sis dans le comté de Miaoli, au nord-ouest de l’île.

Un autre avantage de l’empilement des blocs est la possibilité de créer des puces jadis inconcevables pour des raisons de rendement comme on l’a vu. Avec l’amélioration des techniques de refroidissement – généralisation du watercooling dans les supercalculateurs – les concepteurs de puces ont pu créer des monstres comme la puce graphique « Datacenter GPU Max » (nom de code Ponte Vecchio). Avec ici une autre limite : celle du substrat.

industrie puces : Packaging evolution
Outre la course à miniaturisation des transistors, les acteurs de l’industrie cherchent aussi à réduire la taille des « bump », ces petites billes qui forment, une fois le procédé de collage effectué, les liens entre les différentes tuiles. Entre les premières génération et Foveros direct, Intel a déjà réussi à réduire leur taille dix fois, passant de 100 microns à 10 microns. © Intel

Ce support pour les dies et les chiplets – la « plaque » sur lesquels on colle, empile et relie les blocs entre eux – devient une nouvelle frontière. Et c’est, une fois encore, Intel qui pourrait venir repousser les limites actuelles du substrat organique sur lequel les fabricants posent et connectent les bouts de puces. Actuellement basé sur une fibre de verre laminée, ce matériau hétérogène ne peut pas être utilisé pour composer les puces géantes dont l’industrie aurait besoin. Et la densité des trous – qui permettent le passage des circuits d’interconnexion entre les différents « morceaux » de puces – est limitée. Voilà pourquoi Intel développe des années un nouveau substrat homogène en verre, un support qui devrait voir le jour dans des applications commerciales d’ici à la fin de la décennie. Un substrat qui qui va lui permettre d’entasser plus de briques – de des briques de plus en plus grosses par-dessus le marché.

Moore's law

Si la réduction de la finesse des circuits va devenir de plus en contraignante à mesure que l’on s’approche des limites physiques, le jeu d’assemblage auxquels les industriels s’adonnent aujourd’hui, avec la promesse de puces géantes qu’il porte avec lui, promet de faire vivre, quelques années encore, la célèbre loi de Moore. Et d’assouvir ainsi, l’inextinguible soif de puissance de calcul des Hommes.

 

 

 

Bon plan : PC portable gaming Ryzen 7 + RTX 4070 à 1175 € !

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Nouveau bon plan avec un PC portable gaming signé HP qui se retrouve actuellement en promotion chez CDiscount. Effectivement, le marchand du groupe Casino nous propose alors le Victus Gaming 16-S0019NF à partir de 1200 €, 1175 € à condition d’entrer le code promo 25DES299 !

HP Victus 16-S0019NF, le PC portable Gaming d’HP avec Ryzen 7 et RTX 4070 à 1175 € !

PC Portable Gaming HP Victus Au programme, nous retrouvons donc un PC équipé d’un écran de 16″ affichant une résolution full HD. Par ailleurs, la réactivité s’annonce bonne puisque la dalle fonctionne à une fréquence de 144 Hz.

Pour l’animer, HP opte pour une partie graphique à base de RTX 4070. Cependant, ne vous faites pas avoir par cette dénomination puisque la carte ne propose pas la même configuration que son homologue desktop. Avec sa configuration (36 SM), attendez-vous à avoir des performances proches d’une RTX 4060 Ti plutôt qu’une 4070. D’autant que c’est un modèle qui dispose de 8 Go de VRAM et non de 12 Go comme sur son homologue bureau.

La partie processeur s’appuie alors sur un Ryzen 7 7840HS, un modèle doté de 8 cœurs/16 threads. Ce dernier met en avant une fréquence boost de 5,1 GHz contre 3,8 GHz de base, le tout, pour un TDP de 35W.

Pour finir, le PC dispose de 16 Go de RAM et d’un petit SSD de 512 Go.

Pour le prix, comme nous vous le disions, compter 1199,99 €. Avec le code promotionnel 25DES299, vous pourrez abaisser la facture à 1174,99 € !

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Sugo 17 : la fiche de Silverstone en ligne !

Le boîtier Sugo 17 de Silverstone donne de ses nouvelles puisque la marque vient de mettre en ligne sa fiche technique. Pour rappel, c’est un boîtier destiné à accueillir de grosses configurations dans un format plutôt compact. Il était initialement présenté lors du Computex cette année.

Sugo 17 : la fiche technique de Silverstone en ligne ! 

Silverstone Sugo 17 Avec ce modèle 17, la marque rompt avec la « tradition » des boîtiers ITX. Ce modèle se destinant à accueillir des cartes mères allant jusqu’au format micro-ATX. En même temps, avec ses dimensions de 202 (L) x 451 (P) x 286 (H) mm. Ces dimensions permettent également de ne pas être trop limité quant au choix du ventirad CPU. Ce dernier, si on le souhaite, pourra atteindre les 158 mm de hauteur, la taille d’un AK620 Digital de DeepCool !

Le montage de la carte graphique est assez particulier puisque cette dernière reposera à l’horizontale, ventilateur le haut dans le compartiment supérieur du boîtier. Pour procéder à son montage, un riser PCIe est présent. D’autant que ce compartiment propose un espace conséquent avec 400 mm de longueur pour 174 mm de largeur et une hauteur de quatre slot. Vous aurez même la possibilité de monter jusqu’à trois ventilateurs en 120 mm dans le haut pour aider à son refroidissement. Pendant ce temps là, on retrouve quatre emplacements en 80 mm sur le côté !

Silverstone Sugo 17 D’ailleurs, en parlant de ventilation, outre les emplacements cités précédemment, on retrouve également trois emplacements en 120 mm sur la droite. Tout ce petit monde est également complété par un emplacement en 120 mm à l’arrière !

Nous terminons par mentionner la partie stockage qui met en avant trois emplacements 2,5″ ou 2×2,5″ et 1×3,5″. Quant à l’alimentation, on pourra y monter un bloc ATX mesurant jusqu’à 220 mm de longueur avec une carte mère ITX !

Pour le prix, il faudra patienter encore un petit peu. Néanmoins, si la fiche technique est en ligne, on peut supposer que le lancement devrait avoir lieu prochainement.


Par ici la fiche produit de Silverstone ! 


D30-140 : nouveaux ventilos Phanteks malgré la plainte de Lian Li

Il n’y a pas si longtemps, nous apprenions que la marque Lian Li portait plainte contre Phanteks. Le motif ? Une violation de brevet en lien avec un système de branchement en série des ventilateurs D30 via le cadre. Comble de l’ironie, alors que la situation est tendue entre les deux marques, le néerlandais remue le couteau dans la plaie en annonçant ses D30-140 !

D30-140 : nouveaux ventilateurs pour Phanteks malgré la plainte de Lian Li ! 

Comme nous vous le disions ici, Phanteks estime être dans son bon droit dans cette affaire avec Lian Li. C’est donc la raison pour laquelle l’entreprise complète sa gamme de ventilateurs D30. Cette fois-ci, la marque décline ses ventilateurs en 140 mm, ils viendront compléter ceux en 120 mm. De plus, cela permettra à la marque d’annoncer son Glacier One 420 D30, encore absent au bataillon !

Phanteks D30-140

Dans les faits, nous retrouvons des ventilateurs inspirés de la série originale, mais plus gros. Ainsi, les moulins profitent d’un cadre épais doté de nombreux inserts aRGB tandis que le mode de branchement en série n’a pas changé. Effectivement, le cadre dispose d’un connecteur permettant de relier les ventilateurs les uns aux autres via un clip faisant le lien entre chaque moulin. Enfin, des caches vis permettent de soigner le montage.

Pour l’heure, nous ne connaissons pas encore toutes les caractéristiques de ces derniers. Le flux d’air ainsi que la pression statique ne sont pas communiqués.

Cependant, on sait que deux versions seront proposées, la première avec des pales normales, la seconde, avec des pales reverse. Le but étant de conserver une certaine esthétique sans faire un trop gros sacrifice sur les performances. Enfin, deux coloris sont au programme avec du noir et du blanc, le tout, décliné en pack de trois ou à l’unité.

Quant au prix :

  • 29,90 € à l’unité avec pales normales ou reverse
  • 84,90 € en pack de trois à l’unité ou en reverse

Quantum Surface : nouveau radiateurs de watercooling EKWB

Nouveau radiateur de watercooling à voir le jour chez EKWB. La marque dévoile alors son EK Quantum Surface, un nouveau modèle intégralement noir qui se décline en 360 mm et 240 mm.

Quantum Surface : du radiateur de watercooling intégralement noir chez EKWB ! 

radiateur watercooling EKWB Quantum Surface Slim Ces nouveaux radiateurs viennent donc compléter la série Quantum Surface déjà existante. La marque nous propose alors des radiateurs déclinés en 240 mm et 360 mm, tout en affichant un coloris noir intégral. On pourra alors assembler des configurations discrètes et sobres.

Le choix des matériaux de ce modèle se porte sur du cuivre pour les ailettes et les canaux. Pendant ce temps, nous retrouvons des baies de brassage en laiton tandis que les parties latérales sont en acier inoxydable. D’ailleurs, en parlant d’ailettes, on retiendra également une densité de 20 FPI (fins per inch).

Concernant les dimensions, le modèle en 360 mm mesure 405 (L) x 140 (P) x 30 (H) mm. La version en 240 mm, plus compacte, mesure quant à elle 285 mm de long. Forcément, le poids est assez important du fait de la présence d’éléments en cuivre : 730g en 240 mm contre 950g en 360 mm.

Pour finir, le raccordement à la boucle de watercooling custom se fera via deux filetages en G1/4″.

Au niveau des prix, il faudra compter un peu plus de 80 € en 240 mm et près de 100 € en 360 mm.


Par ici et là les fiches produits d’EKWB !


CPU-Z confirme les Threadripper Pro 7000WX !

CPU-Z se met à jour et vient confirmer les noms des nouveaux processeurs AMD Threadripper Pro 7000WX. Pour rappel, c’est la nouvelle série de processeurs HEDT des rouges qui se déclinent avec des cœurs Zen 4.

Les Threadripper Pro 7000WX confirmé dans le changelog de CPU-Z ! 

Cette nouvelle série de CPU, ce n’est pas la première que l’on en parle, oh que non. Avec cette dernière, AMD doit décliner sa dernière architecture sur sa plateforme HEDT. Pour cela, les processeurs disposeront de cœurs Zen 4 ainsi que toutes les dernières nouveautés du milieu. Nous parlons alors de mémoire en DDR5 ainsi que du PCIe 5.0. Bien entendu, toutes les fonctionnalités « habituelles » sont aussi présentes avec des canaux mémoires en grand nombre, idem pour les lignes PCIe.

Threadripper Pro 7000 WX
Source : CPU-Z.

Cette fois-ci, la note de changement de CPU-Z donne les noms des processeurs. Ainsi, nous retrouvons un total de cinq CPU Threadripper Pro :

  • 7995WX : 96c/192t
  • 7985WX : 64c/128t
  • 7975WX : 32c/64t
  • 7955WX : 16c/32t
  • 7945WX : 12c/24t

Le nombre de cœurs du petit 7945WX n’est pas sûr à 100%, néanmoins, il semble peu probable qu’AMD propose deux références en 16 cœurs.

Quant aux fréquences, toutes ne sont pas connues, mais pour l’instant, nous savons que le 7995WX atteindra les 5,1 GHz en boost. Il en va de même pour le 7955WX qui en plus de ça, profite d’une fréquence de base à 4,5 GHz. Dans tous les cas, les TDP des CPU est de 350W.

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Quant aux performances, comme nous vous le disions ici, il y a fort à parier qu’Intel ne parvienne pas à suivre, notamment face au 7995WX. Dans des slides fuités, le CPU d’AMD se positionnait 75% devant le W9-3495X d’Intel. Plus globalement, on peut s’attendre à des performances en hausse de 20% face aux Threadripper 5000 !

Ventus 3X E : des cartes légèrement remaniées chez MSI

Tout à fait discrètement, la marque MSI propose de nouvelles cartes graphiques avec ses Ventus 3X E. Il est question de cartes proposant un léger remaniement par rapport aux modèles d’origine. Parfois, les sorties vidéos sont légèrement différentes des cartes de référence !

Ventus 3X E : des cartes révisées ? 

MSI RTX 40 Ventus 3X E

Avec cette série, MSI propose déjà six cartes graphiques avec des RTX 4070, RTX 4070 Ti et RTX 4090. Ces dernières se déclinent également en version overclockée ou non. Néanmoins, sachez qu’en cas d’overclocking d’usine, le gain de fréquence ne sera pas non plus fulgurant !

Finalement, que proposent concrètement ces modèles ? Dans les faits il n’y aura pas de gros changements physiques. Effectivement, les dimensions n’évoluent pas dans un premier temps. Cependant, il n’est pas impossible que de petites modifications de poids se fassent sentir. Dans le cas de la RTX 4090, MSI ne se contente pas que d’un changement de poids ni d’une amélioration structurelle, non, la configuration vidéo change du tout au tout. Plutôt que de retrouver un HDMI et trois DisplayPort, la carte présente deux HDMI et deux DisplayPort. Enfin, pas de quoi profiter pleinement d’un Odyssey Neo G9 non plus…

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Par contre, cette série E (pour « Essential ») ne se distinguera pas de la série originale, à première vue. Pour savoir qu’il s’agit bien d’un de ces modèles, il faudra regarder la référence complète de la carte qui affichera soit « E » soit « E1 ».

be quiet! annonce ses kits watercooling Pure Loop 2 !

Direction be quiet! qui nous propose une nouvelle série de kits watercooling tout-en-un. La marque allemande nous propose alors ses Pure Loop 2, des kits équipés de nouveaux ventilateurs, tout en restant sur une base inchangée. Bref, ça donne quoi concrètement ?

Pure Loop 2 FX : quatre tailles de radiateurs ! 

Avec cette nouvelle série de kits watercooling, be quiet! nous propose de nouveaux AIO déclinés avec quatre tailles de radiateur. Ces derniers se déclinent en 120 mm, 240 mm, 280 mm et 360 mm pour le plus gros. Bien entendu, la construction est toujours en aluminium tandis que les dimensions restent standard avec 27 mm d’épaisseur. Cependant, un fillport est proposé pour faire l’appoint de liquide en cas de besoin.

Sinon, nous retrouvons toujours une pompe découplée du kit. Cette dernière ne se situe ni dans le radiateur ni dans le radiateur, mais est déplacée dans les tubes. D’après be quiet!, cela permet de limiter au maximum les nuisances sonores malgré une vitesse max de 5500 tr/min.

De son côté, la ventilation est assurée par des ventilateurs Pure Wings 3 en 120 mm ou 140 mm. En 120 mm, leur vitesse maximale est de 2100 tr/min tandis qu’ils sont un poil plus lent en 140 mm avec leurs 1800 tr/mins. Cependant, be quiet! ne communique pas sur leur pression statique ni leur flux d’air, dommage.

Nous terminons avec les prix de vente annoncés qui sont de 89,90 € en 120 mm, 104,90 € en 240 mm, 114,90 € en 280 et 129,90 € en 280 mm. La disponibilité sera effective à partir du 10 octobre tandis que la garantie sera de 3 ans.

Test : ASUS TUF Gaming B760M-BTF D4 et config full ASUS

[nextpage title= »Introduction : »]

Il y a quelques semaines, ASUS France nous a proposé de passer en revue la carte mère TUF Gaming B760M-BTF WiFi D4. Cette carte mère a la particularité d’être un modèle « BTF », c’est-à-dire de la nouvelle gamme « Back To (the) Future ». Cette gamme ne se compose actuellement que de deux cartes mères B760M en DDR4 et DDR5. La caractéristique de cette gamme est d’avoir un PCB dépourvu de connecteurs sur sa face avant. Ils ont tous été déplacés à l’arrière du PCB afin de faciliter le cable management. Si vous possédez un boitier disposant d’une face en verre, les câbles seront pour la plupart invisibles car comme vous vous en doutez, il restera encore au moins ceux qui alimentent votre carte graphique bien qu’ASUS travaille déjà sur une solution.

Maintenant, se pose un souci avec une conception de ce type : « comment vient-on l’installer dans un boitier ? ». Effectivement, il faudra un boitier compatible avec l’emplacement des connecteurs sur l’arrière du PCB. ASUS France a donc mis à notre disposition un exemplaire du boitier Prime A21. Pour finalement rester sur une configuration 100 % ASUS, nous avons également équipé notre PC d’un système de refroidissement ROG Ryuo III de 240 (test ici), d’une carte graphique TUF Gaming RX 7700 XT OC (test ici) ainsi que de l’alimentation ROG LOKI SFX-L 850 watts Platinum.

Installation configuration PC complète ASUS

Merci à ASUS France d’avoir mis à notre disposition l’ensemble de ces composants afin de pouvoir réaliser ce test. Sachez que la TUF Gaming B760M-BTF WiFi D4 est disponible au tarif de 245,95 euros et le boitier ASUS A21 à 89,95 euros chez LDLC.

[nextpage title= »TUF Gaming B760M-BTF D4 : « ]

Notre TUF Gaming B760M-BTF WiFi D4 est architecturée autour du chipset B760. Ce chipset B760 est utilisé sur des cartes mères qui seront financièrement plus abordables que celles conçues autour du Z790. Nous avons d’ailleurs déjà pu tester ce chipset en réalisant le test de la carte mère ROG Strix B760-A Gaming Wifi en version DDR4.

 

Le bundle :

Un petit tour par le bundle de cette TUF Gaming B760M-BTF WiFi D4 afin de voir si celle-ci bénéficie « d’objets particuliers ». Globalement, on retrouve un bundle assez standard avec les traditionnels câbles SATA, l’antenne Wi-Fi ainsi que le manuel de la carte mère. C’est un bundle assez logique et assez comparable à ce que nous allons retrouver chez la concurrence et dans cette même gamme tarifaire.

 

L’architecture :

Comme nous vous le disions dans l’introduction, cette carte mère TUF Gaming B760M-BTF WiFi D4 est architecturée autour du chipset d’Intel, le B760. Il s’agit d’un chipset milieu de gamme et qui conserve le dernier socket en date d’Intel, le LGA-1700. Le socket LGA-1700 dispose donc de 1700 pins et se montre compatible avec les processeurs Alder Lake (12xxx) et Raptor Lake (13xxx).

Le chipset B760 prend en charge officiellement le PCIe 5.0 mais se contente d’emplacement SSD M.2 en PCIe 4.0. Notez cependant qu’il existe des cartes mères B760 compatibles DDR4 et des versions DDR5, tout comme pour le chipset Z790. Attention, Intel a annoncé qu’il s’agirait des derniers chipset à prendre en charge le support de la DDR4.

 

Les différents radiateurs :

Les dimensions de la carte sont de 244 mm x 244 mm, ce qui correspond au format micro-ATX. La couleur du PCB est noir avec des radiateurs dans le même esprit. Nous sommes sur un design assez sombre avec uniquement les références et logos propres à la série TUF Gaming.

Débutons le tour du propriétaire avec les radiateurs qui sont au nombre de trois !
Tout d’abord, les deux radiateurs situés sur le dessus de la carte mère et qui recouvrent l’étage d’alimentation. Ces deux radiateurs sont indépendants et ne sont pas reliés ensemble par un caloduc. Le cache plastique recouvre les connectiques arrières. Nous sommes ici sur un système entièrement passif.

Le troisième recouvre le chipset et voit sa surface réduite au maximum. Par contre, la faible hauteur assure la mise en place des cartes graphiques. On y retrouve le logo TUF ainsi que la nom de la série TUF Gaming.

 

Trois emplacements SSD 4.0 x4 :

Deux plaques en aluminium recouvrent les trois emplacements SSD de type M.2 au niveau du PCB. Vous aurez ainsi la possibilité de bénéficier d’une zone de stockage très importante. Les deux premiers emplacements sont au format 2242/2260/2280 et câblés en PCIe 4.0 x4. Le troisième qui se trouve à l’arrière du PCB est au format 2280 et aussi en PCIe 4.0 x4.

Les deux plaques sur la face avant sont dotées d’un pad thermique chargé d’optimiser la dissipation de la chaleur émise par le SSD. N’oubliez pas d’ôter le film plastique de protection avant d’installer votre SSD. ASUS propose sur ce modèle milieu de gamme le système de serrage rapide pour les SSD comme sur le Z690. Plus besoin de venir fixer une vis, il vous suffit de faire pivoter le loquet afin de verrouiller le SSD.

 

Le socket et les PCIe :

L’espace autour du socket est assez bien dégagé et on retrouve les trous de fixation du socket LGA-1700. La TUF Gaming B760M-BTF WiFi D4 peut accueillir au maximum quatre barrettes mémoires de DDR4 et supporte les kits mémoires en dual channel jusque 5333 MHz (OC) pour une quantité maximale de 128 GB.

On retrouve un emplacement PCIe 5.0 x16, un PCIe 4.0 x16 et un PCIe 4.0 x1. Mais venons-en maintenant aux connectiques qui se trouvent à l’arrière du PCB. La carte dispose d’un connecteur 24 pins et d’un 8 pins + 4 pins.

[nextpage title= »Le PCB et les connectiques : « ]

Les outils pour clocker :

Débutons avec les éléments insérés sur le PCB et qui peuvent s’avérer être des outils intéressants pour les overclockeurs. Ils sont très très peu nombreux puisque cette carte se destine à de l’entrée de gamme. On ne retrouvera donc que :

  • Le CLR CMOS : permet d’effacer les paramètres du BIOS afin de revenir à ceux par défaut.

 

Les connectiques :

La façade arrière dispose des éléments suivants. Tout d’abord le Clear CMOS ainsi que les supports d’antennes pour le Wi-Fi dual band. La carte dispose d’un port HDMI et d’un DisplayPort.

On retrouve aussi un port USB 3.2 Gen 2×2 port Type-C, deux ports USB 3.2 Gen 2 (1 Type-A et 1 Type-C), trois ports USB 3.2 Gen 1 (2 Type-A et 1 Type-C) ainsi que quatre ports USB 2.0. La carte dispose aussi des entrées et sorties audios traditionnelles ainsi que d’un port Ethernet 2.5 Gb. Enfin, la partie audio est assurée par une puce Realtek.

 

Le PCB :

L’étage d’alimentation sur cette TUF Gaming B760M-BTF WiFi D4 dispose de 12 + 1 phases. La partie en charge du CPU se compose de 12 phases et sur ce modèle, aucun doubleur, mais attention les phases sont placées en parallèles : elles sont donc réellement au nombre de 6. Les mosfets sont eux des modèles de 50A.

La carte mère TUF Gaming B760M-BTF WiFi D4

[nextpage title= »Le montage : »]

C’est donc parti pour le montage des différents composants qui équiperont cette configuration. Pour rappel, voici la configuration complète que nous allons mettre en place :

  • Carte mère : ASUS TUF Gaming B760M-BTF WiFi D4 (BIOS 1220)
  • Processeur : Intel i5-13600KF
  • Mémoire : 16 GB Corsair Dominator
  • Carte graphique : ASUS TUF Gaming RX 7700 XT OC
  • Système de refroidissement : ROG Ryuo III de 240
  • SSD : Kingston NV2 NVMe PCIe 4.0 SSD Interne 2To
  • Alimentation : ROG
  • Système d’exploitation : Windows 11 64 bits
  • Écran : ROG PG27UQ

La première étape va consister à insérer notre processeur i5-13600 KF dans le socket de notre TUF Gaming B760M-BTF WiFi D44 et de venir fixer celle-ci à l’intérieur du boitier Prime A21. Comme vous pouvez le constater, aucune difficulté malgré les connectiques à l’arrière de la carte mère puisque le boitier est prévu à cet effet.

Passons maintenant à l’installation de la ROG LOKI SFX-L 850 watts Platinum. Comme il s’agit d’un modèle prévu à la base pour du format SFX, vous devrez préalablement venir fixer le support afin d’être compatible avec le boitier Prime A21.

Le système de refroidissement que nous utiliserons est le ROG Ryuo III de 240. Nous avons placé celui-ci en position haute mais nous aurions pu aussi le fixer verticalement sur la face avant.

La carte mère est la TUF Gaming RX 7700 XT OC, un modèle qui vous permettra de profiter pleinement de la définition 1440p. ASUS fournit dans le bundle de la carte graphique, un support qui vous permet d’éviter que la carte ne se torde sous le poids de celle-ci.

Maintenant que nos composants sont installés, nous allons insérer notre kit mémoire DDR4, 16 GB Dominator Platinum RGB 4266 MT/s CL19 de la marque Corsair. Il est temps à présenter de débuter le cable management et voir si effectivement, le rangement et l’organisation des câbles est facilité par la présence des connecteurs sur l’arrière du PCB.

Voilà, c’est terminé, tout est en place et il ne nous reste plus qu’à installer l’OS, mettre à jour les drivers et surtout aussi flasher la carte mère avec le dernier BIOS en date, le 1220 datant du 18/08/2023. Si nous en avions eu à notre disposition, nous aurions bien sur ajouté trois ventilateurs sur la face avant et un à l’arrière afin d’optimiser la circulation de l’air au sein du boitier.

[nextpage title= »Les fréquences effectives : « ]

Comme lors de chaque nouveaux tests concernant des processeurs, notre idée première est de vérifier si les fréquences annoncées sont bien atteintes. Pour ce faire, nous allons utiliser le benchmark Cinebench R23. Deux cas de figures vont être utilisés : un bench en single core et un second en multi core. L’idée est ainsi de pouvoir juger de la fréquence atteinte et donc, comparer à ce qui a été annoncé par Intel dans ses slides.

Rappelons que la fréquence Boost en bench est différente selon le processeur. Attention, comme le souligne Intel, lorsque l’on parle de fréquence Max Turbo, c’est la fréquence maximum atteignable par un des cœurs du processeur exécutant une charge de travail en single core (mono-thread). Cette fréquence varie en fonction de plusieurs facteurs : la charge, le système de refroidissement et donc la température de votre processeur. C’est une notion à bien garder en tête. Voici donc les fréquences que nous devrions atteindre sur un seul cœur lors de notre run sous Cinebench R23.

Première étape, nous laissons tout en AUTO au niveau du BIOS sauf le profil XMP que nous chargeons. Nous ne réalisons aucune autre modification au sein du BIOS.

 

Test avec le i5-13600KF :

Nous allons donc tester notre i5-13600KF et ses 6 P-Core/8E-Core. En single core, on peut voir que le cœur #1 en alternance avec le #2 atteignent une fréquence de 5100 MHz mais étrangement les autres cœurs restent aussi à cette fréquence. Il semble que ce soit les paramètres AUTO de notre BIOS qui retirent les limites d’Intel puisque la température est correcte. La température du cœur sollicité est de 53/54 °C.

Lorsque tous les cœurs sont sollicités, la fréquence est toujours de 5.1 GHz pour les P-Core et 3.9 GHz pour les E-Core. Finalement, nous n’allons pas nous en plaindre puisque les températures sont excellentes avec le P-Core le plus chaud à 79 °C et le E-Core à 65° C.

Maintenant que nous savons que notre processeur est parfaitement opérationnel, voyons ce que donnent les performances face au chipset B760 que nous avions aussi testé avec la carte mère ROG Strix B760-A Gaming WiFi D4.

[nextpage title= »Les tests comparatifs : « ]

Pour nos tests comparatifs, nous allons comparer nos résultats avec les performances obtenues avec la ROG Strix B760-A Gaming WiFi D4. Cependant, nous avons changé de kit mémoire puisque nous avions utilisé avec celle-ci, le kit de 16 GB GSKill Trident Z Royal Elite 4000 MHz CL14. Le reste de la configuration est quasiment similaire, ce qui nous permettra ainsi de comparer les résultats obtenus.

Débutons avec un test de performances mémoires sur AIDA64. La version utilisée est la dernière en date. Les performances sont très similaires hormis au niveau de la latence mais ce qui s’explique par les caractéristiques du kit DDR4 utilisé avec la B760 Strix. Petite remarque, nous sommes aussi sur deux OS différents mais cela n’a que très peu d’influence sur les benchmarks du jour.

Passons à présent aux performances de notre i5-13600KF sous le benchmark Cinebench R23. Ici encore, rien à signaler, les performances sont quasiment identiques.

Enfin, sous Geekbench 3, on peut remarquer une différence qui s’explique ici par Windows 10 qui se montre plus performant sous ce benchmark mais aussi les timings du kit GSKill utilisé avec la Strix B760.

Comme on peut le voir, en termes de performances, il n’y a aucun souci avec cette TUF Gaming B760M-BTF WiFi D4. Nous ferons juste une remarque concernant les températures relevées durant nos tests. Nous avons stressés le processeur via le run Cinebench R23 durant 15 minutes et les températures sont très correctes avec notre i5-13600KF. Pour nous, vu l’architecture de l’étage d’alimentation, nous ne vous conseillons pas de lui adjoindre un i7 ou un i9 à moins d’avoir un système de refroidissement bien solide.

[nextpage title= »Le mot de la fin : »]

N’y allons pas par quatre chemins, c’est un réel coup de cœur que nous avons eu pour cette nouvelle série. Si nous devions monter un PC aujourd’hui dans un budget restreint, nous nous tournerions sans hésiter vers ce combo BTF et ASUS Prime A21. Maintenant que nous savons que la carte mère existe en version DDR5, c’est plutôt sur ce modèle que nous irions, en choisissant donc la TUF Gaming B760M-BTF WiFi (DDR5) qui est même encore esthétiquement plus belle. Nous imaginons cette carte mère en DDR5, avec un processeur i5-13500 voir même un modèle T de chez Intel, un kit de 32 GB de DDR5 et une AMD RX 7600, le tout dans ce boitier ASUS Prime A21. Grâce à ses ports HDMI et DisplayPort, vous pouvez même faire l’impasse sur la carte graphique dans un premier temps.

 

Cette série « BTF », une petite révolution ?

Pour nous, oui, en tout cas, elle apporte son lot d’avantages et permet surtout un cable management beaucoup plus simple à mettre en place. Nous pensons qu’ASUS doit poursuivre dans cette voie en proposant d’autres modèles, mais aussi en parrallèle d’autres boitiers. Effectivement, l’inconvénient actuel est la seule compatibilité avec le boitier Prime A21. Ces modèles BTF pourraient devenir dans le futur une série à part entière comme la TUF, la STRIX ou ROG. Nous savons qu’ASUS travaille aussi sur un connecteur PCIe capable d’alimenter directement la carte graphique sans avoir besoin d’utiliser les connecteurs d’alimentations traditionnels. Nous sommes curieux de voir à quoi cela pourrait aboutir surtout que les cartes demandent de plus en plus de jus.

Installation configuration PC complète ASUS

Le boitier Prime A21 est lui aussi parfaitement conçu et accueille sans aucun problème cette TUF Gaming B760M-BTF WiFi D4. Vendu pour un tarif de 89,95 euros, c’est un budget tout à fait raisonnable comme base de votre prochaine configuration !

 

La TUF Gaming B760M-BTF WiFi D4 :

On a aimé :
  • La présence des connectiques à l’arrière
  • La compatibilité parfaite avec le boitier Prime A21
  • Un étage d’alimentation suffisant pour notre i5-13600KF
  • La possibilité d’utiliser encore votre kit mémoire DDR4
  • Un BIOS très complet
  • Une connectique très complète pour ce tarif
  • Un prix beaucoup abordable pour cette nouvelle série
  • La disponibilité du même modèle en DDR5
On aurait aimé :
  • La possibilité de la placer sur une table de benchs, mais c’est logique ^^
  • « nous aimerions » voir débarquer d’autres modèles et d’autres boitiers

C’est un réel coup de cœur que nous avons eu pour ce modèle « BTF ». Nous croyons que cette série a vraiment de l’avenir et nous sommes curieux de voir comment ASUS va la faire évoluer dans les mois à venir. Comme nous l’avons souligné, si nous devions aujourd’hui concevoir une configuration avec un budget réduit, nous imaginerions sans difficulté nous tourner vers cette TUF Gaming B760M-BTF WiFi D4.
Merci à ASUS France pour le prêt des composants utilisés pour ce test.

Meteor Lake pour PC de bureau : oui mais non…

La rumeur nous a fortement perturbé il y a quelques heures quand nous avons publié une brève faisant suite à l’interview de Michelle Johnston Holthaus, vice-présidente exécutive de la division Intel CCG chez PC World. Durant son échange, nous avons cru comprendre qu’elle aurait affirmé que les Meteor Lake, contre toute attente, arriveraient finalement sur les PC de bureau en 2024…Une information doublement étonnante après le lancement d’une Gen 14 « bicéphale » composée de Raptor Lake Refresh pour le PC desktop et de Meteor Lake pour le laptop mais surtout avec un calendrier 2024 déjà chargée d’Intel où Arrow Lake-S devrait pointer le bout de son nez. D’après plusieurs de nos sources, nous n’aurions rien compris…

Q: Let me ask you, is there gonna be a Meteor Lake desktop?
A: Desktop will come in 2024.
Q: So you are confirming Meteor Lake desktop?
A: Yes.
Q: Whether or not you guys are returning to an era where there is gonna be a processor family for mobile and a seprate processor family for desktop but doesn’t sound like that’s the case.

Il est vrai que l’interview est en anglais et que comme tous les bons français, nous maitrisons mal l’anglois…Cependant, cette information a été copieusement rapportée, relayée, diffusée par les sites anglophones. Quoiqu’il en soit, il y a bien une incompréhension avec les déclarations de Michelle et Meteor Lake-S ne devrait pas voir le jour et laisser le terrain libre, pendant une petite année, aux Raptor Lake refresh qui vont arriver sur la seconde partie du mois d’octobre. Pour le moment, on ne sait pas encore si nous avons entendu ce que nous voulions entendre ou si la mère Michelle va bientôt se faire remercier…Intel devrait réagir rapidement pour clarifier la situation.

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