Bonne année 2026

Tout d’abord, au nom de toute l’équipe, nous souhaitons vous adresser à vous, fidèles lecteurs, nos meilleurs voeux pour l’année 2026. Mais qui dit voeux de nouvelle année dit toujours petit bilan pour se retourner et se rendre compte du chemin parcouru.

L’année 2025 a été particulière pour nous. Depuis plus de 3 ans nous sommes le média de référence du Hardware en France. Mais objectivement ce n’est pas ce qui motive toute notre équipe. Monter des projets, animer la communauté hardware et chercher à partager notre passion, voilà quel est notre moteur principal. Et c’est à ce titre que les organisateurs de la Paris Games Week sont venus nous chercher avec l’ambition d’implanter un village Hardware au sein du second plus gros évènement gaming d’Europe.

Un projet épique, signé très tardivement (courant juin 2025) et qui ressemblait clairement à un épisode de Mission Impossible avec un calendrier très très serré. Beaucoup de stress, d’improvisation mais au final un vrai plaisir qui s’est transformé en succès. Et c’est une bonne nouvelle puisque ce projet a été signé pour les 5 prochaines années.

 

Octobre 2026 : OCCX, le rendez-vous du hardware en France

C’est donc au mois d’octobre prochain que nous nous retrouverons à nouveau, au sein de la Paris Games Week pour mettre en avant l’écosystème hardware et échanger avec toute la communauté. S’il est encore un peu tôt pour vous parler programmation et autres, vous l’aurez compris, nous allons rebaptiser le Village Hardware et utiliser le nom OCCX (pour OCC eXpo). Nous avons pas mal de choses dans les cartons et nous ne manquerons pas de vous en parler dans les prochains mois.

 

La Communauté OCC, notre autre objectif en 2026.

Mobiliser notre communauté a toujours été un objectif important pour nous. Si certains cherchent à faire briller des chiffres et des stats, nous avons depuis l’origine adopté une autre voie. Nous assumons d’avoir sélectionné et trié qui faisait partie et qui ne faisait pas partie de notre communauté. Par exemple, au cours de l’année 2025, nous avons banni plus de monde sur notre serveur Discord que nous n’en avons accepté. Pour des questions pratiques, nous avons aussi appliqué la même méthode avec les commentaires sur notre site. L’accès n’était pas libre et est même devenu très limité ces derniers mois. L’objectif principal était et reste de construire un environnement sain, avec des membres bienveillants compétents et ouverts à la discussion. Des membres qui nous aident dans le quotidien de la rédaction mais qui ont aussi la parole au sujet des produits, des marques… Si en plus d’OCCX nous avons prévu des rencontres IRL en 2026, nous souhaitons maintenir et amplifier cette méthode. En 2026 beaucoup de choses vont changer sur ce sujet avec toujours pour ambition d’échanger et de valoriser cette communauté.

 

Du contenu encore et encore

L’année 2025 nous a permis d’afficher une croissance de plus de 30% du volume de tests que nous avons publié. Nous voulons continuer sur cette voie en 2026 avec toujours pour ambition de vous offrir des tests 100% indépendants et les plus complets possibles. A ce titre plusieurs nouvelles plumes vont nous rejoindre et vous lirez, regarderez ou écouterez bientôt leurs contenus.

Il faut que vous sachiez que nous pourrions vous égréner encore pendant de longues lignes nos projets pour 2026. Mais il est temps pour nous de faire nos valises. En effet, dans les prochaines heures, 3 membres de l’équipe OCC décollent pour le CES. Nous allons essayer de vous faire vivre au mieux ce premier RDV de l’année. Profitez bien de ces quelques jours avec vos proches et restez bien à l’écoute !

 

[CES 2026] Une RTX 5090 Lightning chez MSI ?

MSI va-t-il vraiment passer à l’acte ? L’année dernière, là aussi au cours du CES, nous avions pu découvrir une série spéciale construite autour d’une RTX 5090 qui avait l’odeur et le goût d’une Lightning mais qui ne disait pas son nom. Ce CES 2026 sera-t-il l’occasion d’un lancement officiel ? D’après le teaser que la marque vient de lâcher, il semble bien que MSI compte proposer un nouveau produit avec un positionnement « extrême ». Voilà donc une opportunité pour relancer sa série Lightning avec une carte graphique premium de la série RTX 50. Cette série a été mise en pause depuis un bon moment puisque nous n’avons rien vu depuis la RTX 2080 Ti Lightning OC lancée en 2019.

La raison principale est connue. NVIDIA a tout fait pour encadrer les marques et laisser très peu de « fantaisie » aux ingénieurs. Il devient donc de plus en plus difficile de se distinguer autrement que par le design, les RGB et cie. Cependant, une petite ouverture semble s’être produite et Asus s’est engoufré dedans il y a quelques mois en faisant renaitre une MATRIX sous les traits d’une RTX 5090 débridée. A part ce teasing annonçant une communication la veille de l’ouverture du CES, MSI n’a évidemment pas communiqué d’autres détails pour pouvoir miser sur une bonne couverture médiatique de ce lancement éventuel le jour J. Cependant, au début de l’automne dernier, le développeur du logiciel MSI Afterburner OC avait déclaré avoir reçu des échantillons de cartes graphiques avec un contrôle de tensions étendu et des options de réglages plus poussées.

Même teaser qu'en 2025...
Même teaser qu’en 2025…

Autant vous dire que nous allons être particulièrement à l’écoute de ce qui se raconte sur cette carte. Cependant, si cette dernière devait voir le jour, il semble évident que son positionnement serait le même que celui d’ASUS, un prix épicé donc.

[CES 2026] ASRock se lance sur le marché des watercooling AIO

Asrock va annoncer une grosse quantité de nouveautés au CES 2026. En plus de nouvelles références d’écrans, de cartes mères, de cartes vidéo et des blocs d’alimentation, ASRock dévoilera cette année une nouvelle famille inédite pour la marque avec l’arrivée de kits de refroidissement liquide AIO, disponibles dans les gammes Taichi, WS, Phantom Gaming, Steel Legend, Challenger et PRO.

ASROCK AIO CES 2026

Le défi principal pour la marque va être de se différencier dans un marché particulièrement concurrentiel. ASRock affirme que ses nouveaux AIO vont se distinguer grace à un silence de fonctionnement inédit disposant d’un mode presque inaudible. Les autres points forts de cette nouvelle famille seront un montage simplifié, une pate thermique pré-appliquée de qualité supérieure ainsi qu’une couverture de garantie étendue à six années. La série d’AIO sera disponible en versions blanche et noire. Cependant, il faudra juger sur pièces car les éléments communiqués avant la présentation officielle mettent en avant de vastes affichages LCD et une multitude de LED RGB…Rien de bien original vous en conviendrez.

ASRock insiste sur les écrans

La marque est présente sur les écrans depuis quelque temp mais reste relativement discrète en Europe. Au CES, ASRock se focalise sur ses innovations QD-OLED et WOLED pour les écrans au sein des lignes Taichi et Phantom Gaming. Les TCO27QX, TCO27QXA, TCO27USA et TCO27USA-W font partie des quatre variantes disponibles dans la collection Taichi. Cette gamme de 27 pouces propose des résolutions en 2K et 4K, un taux de rafraîchissement pouvant atteindre 540 Hz, la fonction FreeSync Pro, le système TrueBlack 500, ainsi qu’une recharge rapide via USB Type-C à 65 W.

Les PGO27QSA et PGO27QSA-W font leur entrée dans la série Phantom Gaming. Ces deux moniteurs QD-OLED avec une résolution 2K à 240 Hz sont munis d’une prise USB Type-C et d’un chargeur PD65W.

RX 9070 XT Taichi White

La RX 9070 XT Taichi White sera là

De notre côté, nous attendons de découvrir la Radeon RX 9070 XT Taichi White dont nous avons parlé ici. Cette carte graphique intègre un affichage LCD de 2″ comme vous l’avez peut-être retenu. Par ailleurs, ASRock va aussi montrer de nouveaux blocs d’alimentation dans les séries Phantom Gaming SFX et Steel Legend Platinum, avec des capacités atteignant 1 200 W. Ces alimentations disposeront de câbles 12V-2×6 repensés, munis de prises teintées et de sondes NTC embarquées assurant une régulation fine de la chauffe. A voir donc. On s’attend aussi à découvrir une nouvelle série de cartes mères.

Pourquoi Nvidia croque Groq ?

La veille de Noël, Groq annonçait un accord de licence non exclusif avec NVIDIA, sur sa technologie d’inférence en intelligence artificielle. Le communiqué, très court, aurait pu presque passer inaperçu si l’ampleur du deal (on évoque 20 milliards de $ en cash) n’avait pas titillé les marchés financiers et commencé à alimenter les spéculations. Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, plantons le décor.

Groq chip AI Nvidia

C’est qui, c’est quoi Groq ?

Disons le tout de suite, si vous voulez comprendre rapidement, il est souhaitable que vous ne confondiez pas Groq avec Grok (l’IA d’Elon Musk).

Groq est une entreprise américaine fondée en 2016 par Jonathan Ross, l’un des créateurs du premier TPU chez Google où il a passé près de 4 ans. Groq a conçu une gamme d’accélérateurs nommés GroqChip. Ces derniers sont catégorisés comme LPU (Language Processing Unit) et ont été pensés dès le départ pour l’inférence en intelligence artificielle, plutôt que pour le traitement graphique. Fabriqués en 14 nm par GlobalFoundries, ces puces priorisent la diminution du délai par token et l’amélioration du coût par demande dans les tâches liées aux modèles de langage à grande échelle (LLM). Ce gain de temps est obtenu grâce à une architecture plus épurée que celle des GPU Nvidia, mais optimisée pour des opérations tensorielles massives en précision réduite.

Autour de ces composants, Groq met à disposition une infrastructure intégrée : des cartes PCIe Gen4, des serveurs GroqNode au format 4U intégrant des CPU AMD Epyc et un boîtier dédié aux accélérateurs. Le tout est géré via le kit de développement Groqware, qui inclut un compilateur, des interfaces API et des instruments d’analyse, permettant d’adapter des modèles issus de PyTorch, TensorFlow ou ONNX à cette plateforme. L’ambition déclarée est de fournir un système d’inférence stable et fiable, avec une latence et une consommation énergétique hautement prévisibles, apte à générer des réponses textuelles presque instantanées. Cette approche a attiré des utilisateurs dans les secteurs des télécommunications et des offres cloud.

Quel est l’intérêt de Nvidia dans cette histoire ?

La conception des puces Groq est fondamentalement différente de ce que fait Nvidia. Elle repose sur une architecture monocœur épaulée par une vaste mémoire SRAM intégrée, garantissant des résultats d’inférence avec une latence extrêmement réduite. Des évaluations indépendantes ont démontré qu’elles surpassent les alternatives rivales d’environ deux fois en termes de vitesse. Les puces Groq diffèrent radicalement des GPU de Nvidia, issus des unités de traitement graphique et basés sur une multitude de cœurs associés à une mémoire HBM externe, entraînant des coûts supplémentaires et des latences. La structure de Groq délivre une bande passante mémoire atteignant des dizaines de téraoctets par seconde via sa SRAM intégrée, tout en éliminant les « cycles inutiles ». Ces caractéristiques s’avèrent cruciales pour les applications IA à venir (notamment l’IA « agentique » en temps réel), qui nécessitent une très faible latence. Avec cette opération, Nvidia acquiert une technologie distincte, sans laquelle son écosystème axé sur les GPU risquerait de rester en retrait.

Un montage complexe plutôt qu’un rachat

Alors qu’au début tout le monde a communiqué sur un rachat de Groq par Nvidia c’est en réalité un montage beaucoup plus complexe qui a été opéré. Avant de détailler l’opération, parlons tout de suite de l’intérêt de celle-ci. Ce montage est là, lui aussi, pour une question de « latence »…En signant une licence technologique non exclusive combinée à l’acquisition de la majorité des actifs de Groq liés aux puces et à un transfert des principaux dirigeants et ingénieurs vers ses équipes, Nvidia gagne un temps précieux tout en minimisant les risques de l’opération. Un rachat simple aurait déclenché des enquêtes et procédures du régulateur. Avec cette méthode, Nvidia utilise son expérience sur son opération avortée avec ARM. Le montage limite la portée des contrôles antitrust et raccourcit les délais de l’opération. Factuellement, l’entreprise Groq existe toujours, elle est désormais dirigée par Simon Edwards, jusqu’ici directeur financier. Mais Nvidia l’a vidé de ses forces vives et d’une grande partie de sa technologie. Ainsi, les principaux dirigeants, Jonathan Ross, Sunny Madra, plusieurs cadres et ingénieurs rejoignent immédiatement les équipes de Nvidia avec pour ambition d’intégrer la technologie de Groq dans les futurs produits de Nvidia. D’autres diront que Nvidia élimine un rival prometteur et renforce encore son pouvoir sur le marché…

 

 

Test : Geometric Future Model 8

[nextpage title= »Introduction »]C’est un monolithe d’aluminium au look futuriste : le Geometric Future Model 8 Dharma sort franchement de l’ordinaire. La marque chinoise ne cesse d’innover depuis sa création en 2020. Elle a beaucoup d’ambition, une vision claire et multiplie les designs marquants. Et en pratique, que vaut cet impressionnant boîtier ? Pour le savoir, nous l’avons confronté aux composants les plus extrêmes du moment.

Geometric Future Model 8 : une rencontre déstabilisante 

Geometric-Future-Model-8

Dès le déballage, il en impose. Le Model 8 présente des dimensions de 500 x 230 x 500 mm et un poids d’environ 13 kg. Mais il perturbe surtout par son refus des codes habituels. En premier lieu, la superbe face avant en aluminium n’offre aucune accroche au regard. Pas le moindre bouton ni connecteur ici. On les retrouve sur le dessus du châssis, réunis en une ligne discrète (boutons démarrage et reset, quatre USB-A, un USB-C et ports audios).

Au dos, les surprises continuent ! Là où on s’attend à trouver les connections carte mère et GPU : rien. Nous sommes face à une simple grille de ventilation reprenant le logo de la marque.

Geometric-Future-Model-8

De chaque côté, le boîtier est fermé par d’imposantes vitres teintées en verre trempé (4 mm d’épaisseur). Malgré la présence de ces deux surfaces vitrées, le Model 8 ne se classe pas parmi les châssis « aquariums ». Le verre est fortement teinté, presque opaque. Il est ici une composante de la démarche design portée par Geometric Future : le matériau au coeur de la structure.

Le reste du cadre est composé d’acier (1 mm d’épaisseur). La marque l’annonce comme « indestructible ». Si l’affirmation est quelque peu présomptueuse, il faut reconnaître que le Model 8 inspire confiance. Rien ne bouge ni ne vibre.

Retrait des panneaux

On commence par faire glisser la grille métallique supérieure de quelques millimètres vers l’arrière pour accéder à une petite chambre. A l’intérieur, on découvre l’emplacement des connectiques carte mère et GPU, un espace pour ventilateur 120 mm, et le point d’insertion des ventilateurs ou radiateur arrière (nous reviendrons sur ce point particulier). A côté du ventilateur, une ouverture est prévue pour le passage des tubes de l’AIO.

Le retrait des vitres, plutôt lourdes, est aisé. Elles sont maintenues par deux vis à main. A l’arrière, on fait face à une chambre peu large (29 mm). Il faudra faire un effort de gestion des câbles, d’autant qu’on pourra les distinguer à travers la vitre. L’alimentation prend place à l’avant, dans un renfoncement. Ce positionnement est fréquent chez Geometric Future.

Sous le châssis, le filtre à poussière est magnétique. On aurait préféré un système de glissière.

L’avant de la chambre principale est partiellement occupé par le cache-alimentation. Celui-ci est de forme biseautée et muni d’une grille de ventilation fortement ajourée qui constituera l’apport d’air frais pour l’alimentation. Le ventilateur PSU devra donc être dirigé de ce côté.

Atypique, anticonformiste, le Geometric Future Model 8 ne déçoit pas après ce premier tour d’horizon. Entrons dans le détail.

[nextpage title= »Support Hardware »]

Geometric Future Model 8 : support hardware

Le Model 8 tente de se démarquer par de nombreux choix originaux. Et il y arrive fort bien ! Mais cela engendre-t-il des limitations ou contraintes ?

Carte mère

Aucune limite de taille. Toutes les dimensions de carte mère sont acceptées. En revanche, le boîtier fait l’impasse sur les cartes mères à connecteurs inversés (cohérent pour un modèle lancé en 2022). On note un bon nombre de passages de câbles permettant une gestion fine de ceux-ci.

MAXSUN Z890 PACIFIC

Le point remarquable ici est la rotation de la carte mère à 90°. Ainsi, les ports I/O se retrouvent en haut (et non sur l’arrière). A noter que le Model 8 n’est pas le seul boîtier à proposer cette orientation de la carte mère.

Support ventilateurs 

Le positionnement des ventilateurs est inhabituel, tout comme leur système de fixation.

Nous pouvons installer :

  • Arrière : 3 x 120 mm ou  3 x 140 mm
  • Bas : 3 x 120 mm ou 3 x 140 mm
  • Haut : 1 x 120 mm

Geometric-Future-Model-8

En bas, l’installation des ventilateurs est standard. Par contre, pour l’arrière, Geometric Future s’appuie sur deux rails séparés. Il faut dévisser ceux-ci, fixer les ventilateurs puis glisser l’ensemble dans le boîtier en passant par le haut. Selon la taille du bloc ventilateur/radiateur, il est envisageable de l’installer directement depuis la chambre principale. Les avantages sont la versatilité en terme de largeur (120 ou 140 mm) et un réglage plus précis. L’inconvénient est que le moindre ajustement passe par le retrait du système complet. Surtout, il faudra surveiller l’épaisseur totale pour l’insertion via la chambre haute.

Support radiateurs

Comment installer un AIO dans ce boîtier ? L’emplacement bas est à proscrire. Celui du haut n’autorise que 120 mm. L’option privilégiée sera donc l’arrière. Il faudra utiliser le système de rails décrit ci-dessus et être vigilant à l’épaisseur. En effet, l’ensemble radiateur + ventilateurs ne doit pas dépasser 55 mm. Plus épais, il sera impossible de l’insérer par le haut. Cette limitation concerne essentiellement les modèles 360 et 420mm. Cela exclut, par exemple, le Arctic Liquid Freezer III 360 mm. Quant aux tubes, ils passeront par la chambre haute pour revenir ensuite vers le CPU via l’ouverture prévue à côté du ventilateur 120 mm. Ce système est alambiqué mais le rendu final est très satisfaisant.

Geometric-Future-Model-8

Et le custom ? Il y a de la place et du potentiel. L’arrière peut donc accueillir un radiateur jusqu’à 420 mm dans le respect de l’épaisseur maximale. En bas, le chassis autorise jusqu’à 360 mm. Les plus ambitieux envisageront un radiateur 120 mm en haut.

Refroidissement CPU

Le refroidisseur CPU peut culminer à 170 mm. Ce sera tout juste suffisant pour les 168 mm du Noctua NH-D15 G2, mais acceptable pour la grande majorité des modèles sur le marché.

Carte graphique

Orientation de la carte mère oblige, le GPU est, lui aussi, orienté vers le haut. La carte est comme « suspendue » par le haut du boîtier. Sa longueur est limitée à un confortable 400 mm (sans ventilateur en bas). En position normale, l’épaisseur est virtuellement illimitée (7 slots PCI-E). Elle peut être orientée parallèlement à la carte mère (riser non fourni). Dans ce sens, on essaiera de se limiter à une épaisseur de 3 slots. Il est possible d’aller jusqu’à 3,5 slots mais la carte s’approche alors dangereusement de la vitre et son apport d’air frais est limité.

Geometric-Future-Model-8

La chambre arrière

L’espace pour la gestion des câbles est suffisant mais pas exceptionnel (29 mm). De nombreux points de fixation facilitent le travail. Les alimentations jusqu’à 220 mm sont acceptées.

Une rallonge, fournie, permet de diriger le câble d’alimentation vers une des sorties à l’arrière (haut ou bas du châssis). On notera que la rallonge est munie d’un connecteur C13. Pour les alimentations d’une puissance supérieure à 1200W, il faudra prévoir une rallonge avec connecteur C19 (sauf exception).

Le seul apport d’air frais pour le bloc alimentation se trouve côté chambre principale. L’orientation est donc imposée. Enfin, jusqu’à six SSD/HDD 2,5″ ou 3,5″ peuvent être ajoutés, impressionnant.

[nextpage title= »La configuration »]

La configuration : raconter une histoire

Nous en parlions en live récemment : face à ce type de boîtier, nous ne pouvons nous contenter d’un rapide assemblage de composants. Les efforts de design et d’originalité de la marque imposent le respect et nous obligent à passer plusieurs semaines en sa compagnie. Ce temps long, rarement compatible avec le rythme effréné des algorithmes, nous semble indispensable pour tenter de saisir les intentions des créateurs.

Nous avons donc passé un long moment à mettre au point cette configuration, mais aussi à réfléchir à un montage custom. Merci à Geometric Future de permettre ce type de test longue durée.

La carte mère

Vous l’avez peut-être aperçue à la Paris Games Week : notre carte mère est une MAXSUN Ms-icraft Z890 Pacific. Elle fait partie des fleurons de la marque chinoise qui ne cesse de monter.

MAXSUN Z890 PACIFIC

Ecran intégré, quatre slots PCI-E plein format, autant de slots M.2, I/O très bien fourni, debug LEDS, boutons physiques sur la carte, backplate, bundle ultra complet (il intègre même un support pour bench la carte hors boîtier),… on ne sait plus où donner de la tête.

Si son prix, estimé entre 300 et 350 €, se confirme lors de son arrivée officielle en Europe, elle sera un des meilleurs rapports performances/prix du marché.

Le processeur

Il est déjà loin, le lancement chaotique de la série Intel Core Ultra. Aujourd’hui, cette génération de processeurs brille par sa stabilité et son efficacité énergétique. Impossible de rivaliser en jeu avec le diabolique Ryzen 7 9800X3D. En revanche, notre Core Ultra 7 265KF n’a rien à envier à la concurrence en applicatif. Côté gaming, nous préparons ici une configuration 4K. La différence faite par le CPU X3D sera minime. Alors, pour 200 € de moins, nous choisissons le Core Ultra sans la moindre hésitation.

Waterblock CPU

Pour l’occasion et parce qu’il s’intègre parfaitement à ce build, nous redonnons une chance au EKWB Quantum Magnitude. La marque slovène est toujours en grande difficulté après la crise traversée en 2024. La gamme Magnitude, développée avant les évènements, était une démonstration de savoir-faire remarquable et reste parfaitement exploitable aujourd’hui.

EK QUANTUM MAGNITUDE

La carte graphique : une RTX 5090 pas comme les autres

Notre Gigabyte Nvidia GeForce RTX 5090 est équipée du très rare waterblock Comino. Entièrement constitué de métal, c’est une pièce d’exception. Normalement destiné au montage en rack, il a la particularité de n’occuper qu’un seul slot PCI-E. De plus, les raccords pour liquide de refroidissement sont à l’extrémité du waterblock. Dernière caractéristique peu commune, il dispose de deux connecteurs 12V-2×6 en parallèle. Un seul suffit à alimenter la carte.

RTX 5090 COMINO

Le stockage et la mémoire

Après avoir eu la chance de travailler avec les produits de la marque lors de la Paris Games Week 2025, nous nous tournons vers Lexar pour ce montage. Nous installerons 32 Go de RAM Lexar THOR RGB DDR5 2ème génération et un SSD M.2 NM990 de 1 To.

L’alimentation : Seasonic

Une fois de plus, nous faisons confiance aux douze années de garantie et à la fiabilité légendaire des alimentations Seasonic. Notre modèle du jour, la Vertex PX-1200, est certifiée Platinum et répond aux normes ATX 3.1 et PCIe 5.1. On apprécie son silence d’utilisation et son facteur de forme compact. Un des meilleurs modèles du marché.

SEASONIC VERTEX

 

Radiateurs et ventilation

Peut-on unir efficacité, look et facilité d’installation ? Le défi est de taille mais nous comptons sur les ventilateurs Alphacool Apex Stealth Metal pour le relever. Entourés d’un cadre métallique, ces ventilateurs haut de gamme grimpent jusqu’à 3000 trs/mn. Ils ont le bon goût d’être daisy chainables. Leur épaisseur standard de 25 mm est importante pour notre montage.

 

Côté radiateur, nous choisissons deux modèles HardwareLabs :

  • Bas : Black Ice Nemesis GTR 360, épaisseur 55 mm
  • Arrière : Black Ice Nemesis GTS 360, épaisseur 30 mm

Le choix du second radiateur est dicté par l’épaisseur limite de 55 mm (avec ventilateurs) pour le combo arrière.

Réservoir et pompe

Le choix du réservoir est d’abord esthétique : nous voulons occuper visuellement l’espace derrière la carte graphique. En effet, le Geometric Future Model 8 peut aisément accueillir une configuration bi-GPU. L’espace ne manque pas. Comme notre unique carte n’occupe qu’un seul slot, nous voulons éviter un déséquilibre visuel trop prononcé. Le développement en hauteur est aussi une caractéristique du boîtier. Nous nous orientons donc vers le Aquacomputer Ultitube dans sa version 200 mm. Son look cylindrique indémodable tranchera avec les angles saillants du châssis.

Mais il a bien d’autres atouts ! Son tube est en verre, un gage de durabilité. La version « pro » est munie d’une membrane à l’aspiration. Il dispose également d’une large gamme d’accessoires dont un détecteur de fuite performant (que nous n’utilisons pas ici).

Nous lui adjoignons une pompe Alphacool Apex VPP, choisie pour son silence de fonctionnement et sa fiabilité.

Quadro

Le pilotage d’une boucle watercooling custom unique intégrant CPU et GPU ne peut se baser uniquement sur la température de l’un des composants. Plusieurs méthodes existent mais la plus efficace reste de passer par le logiciel Aquasuite de la marque Aquacomputer. Pour bénéficier des fonctions de celui-ci, nous raccorderons nos ventilateurs et pompe à un accessoire de la marque : le Quadro.

Nous pourrons ainsi piloter la vitesse de nos ventilateurs en nous basant sur la température du liquide de refroidissement, tout en surveillant l’ensemble des températures des composants.

[nextpage title= »Le montage »]

Geometric Future Model 8 : l’expérience de montage

Le Geometric Future Model 8 est original. Mais cette originalité vient-elle perturber l’expérience de montage ?

Préparation de la carte mère

Nous déposons délicatement le Intel Core Ultra 7 265KF sur le socket LGA 1851 puis mettons en place le waterblock EK Quantum Magnitude. L’installation est classique : une plaque de rétention arrière et quatre vis à serrer en croix sur l’avant.

Nous ajoutons le SSD M.2 Lexar NM990 et la RAM Lexar THOR RGB. La carte est prête ! Nous notons l’absence de quick release pour l’accès aux emplacements M.2 sur la MAXSUN MS-Icraft Z890 Pacific. Et c’est le seul reproche que nous ferons à cette excellente carte mère.

Installation de la carte mère

Nous fixons la carte mère dans le boîtier dans la seule position possible : I/O orienté vers le haut. Avant d’aller plus loin, nous raccordons l’ensemble des connecteurs (USB, audio, etc.). En effet, les radiateurs compliqueront la chose par la suite. Les multiples passages de câbles rendent l’opération rapide et facile.

Geometric-Future-Model-8

Nous veillons à brancher dès maintenant le module Quadro en USB sur la carte mère puis le dissimulons dans la chambre arrière.

Alimentation

Notre Seasonic Vertex PX-1200 prend place sans difficulté dans l’espace dédié. On veille à orienter le ventilateur vers la grille d’aération. Nous pouvons d’ores-et-déjà connecter la majorité des câbles, y compris l’alimentation Molex du module Quadro.

Radiateurs et réservoir

Nous commençons par installer les ventilateurs Alphacool Apex Stealth Metal sur leurs radiateurs respectifs. Le radiateur bas fera office d’entrée d’air et l’autre de sortie. Il n’y aura pas d’autre ventilateur installé car l’emplacement 120 mm sera condamné par nos tubes. Sur le radiateur arrière, nous ajoutons une sonde de température en ligne, essentielle aux réglages à venir.

Vient ensuite la pénible étape de fixation du radiateur arrière. Certes, le système de double glissière autorise un réglage fin, mais il faut dévisser et ressortir l’ensemble pour chaque correction. L’insertion du radiateur se fait par le haut. Notre combinaison atteint une épaisseur de 55 mm, le maximum toléré. Il s’adapte parfaitement et prend finalement place dans le boîtier. Le look, même vu depuis l’arrière, est parfaitement épuré. Avouons que cela justifie le système de montage original.

Il nous paraît plus simple de fixer le réservoir sur le radiateur bas avant de l’insérer dans le Model 8. Nous le fixons donc sur le dernier ventilateur. Nous en profitons aussi pour fixer les deux premiers tubes rigides. L’un d’entre eux connecte le réservoir au radiateur sur lequel il est fixé. Le second ira du radiateur au GPU. Les ports du radiateur se trouveront sous le cache alimentation et seront peu accessibles ensuite. Nos tubes sont des Corsair PMMA 14 mm Satin Black.

L’imposant module ainsi constitué est enfin installé en bas du boîtier et sécurisé par des vis M4.

Carte Graphique

Toujours pour des raisons esthétiques, mais aussi pour éviter de le plier inutilement, nous choisissons le connecteur 12V-2×6 se trouvant à l’extrémité de la RTX 5090 Comino. Non seulement, le câble sera invisible une fois le build terminé, mais il ne subira aucune contrainte. Nous le branchons avant d’installer la carte afin d’être certains de sa bonne insertion.

Toujours hors du boîtier, nous installons l’ensemble des fittings et adaptateurs nécessaires sur le waterblock GPU. La carte graphique est ensuite placée sur la carte mère (d’ailleurs munie d’un bouton de largage déporté).

Tubes souples et sleeving

Pour donner un peu de relief à l’ensemble et apporter une touche de couleur, nous habillons les tubes souples en EPDM de gaines couleur bordeaux. Les gaines, fournies par MDPC-X, sont maintenues sur les tubes par la bague de serrage du fitting lui-même. Nous utilisons la technique popularisée par les modders LiquidHaus.

Enfin, nous découpons et perçons une plaque d’acrylique pour l’installer sur l’emplacement 120mm. Elle nous permet de faire le lien avec la chambre supérieure dans laquelle se trouvent les raccords du radiateur arrière.

Nous connectons la sonde de température au quadro puis réalisons un test pneumatique d’étanchéité. Le build est prêt !

[nextpage title= »Verdict »]

Geometric Future Model 8 : à l’usage

Une fois n’est pas coutume, notre montage du jour ne fait pas dans la démesure. La capacité de refroidissement offerte par les deux radiateurs est suffisante pour la RTX 5090 et le Core Ultra 7 265KF, mais sans marge importante.

Tests génériques

Geometric-Future-Model-8

Nous réalisons les tests habituels : OCCT, Cinebench, benchmarks 3D mark (port royal, time spy, extreme) et Unigine Valley. Peu représentatifs d’un usage réel, ces derniers nous permettent cependant d’établir un comparatif fiable avec d’autres configurations customs.

La pompe D5 est fixée à 60%. Les ventilateurs suivent une courbe de ventilation standard basée sur la température du liquide de refroidissement et paramétrée dans le logiciel Aquasuite. Nous souhaitons que le liquide reste toujours sous les 30°C. La courbe de ventilation est donc assez aggressive au-dessus de cette température.

Notre cible prioritaire est la carte graphique. La RTX 5090 absorbe volontiers 600W et peut chauffer assez rapidement. Nous comparerons les résultats à notre précédent montage avec cette même carte. Sur châssis ouvert, avec une boucle dédiée, elle ne dépassait jamais 50°C.

Ici, les deux composants sont refroidis par le même circuit et l’airflow offert au watercooling est contraint par le boîtier fermé. Et ça se voit. Ainsi, lorsque le GPU est majoritairement sollicité seul, les résultats sont excellents. Par exemple, sur Valley, il atteint à peine 37°C. Sur Port Royal, il plafonne à 28°C. Mais lorsque CPU et GPU travaillent en même temps, il dépasse parfois les 50°C. La température maximale atteinte reste raisonnable : 61°C. Même si on n’atteint pas les incroyables performances de notre build sur le LiquidHaus ISO, les résultats sont très satisfaisants.

Geometric-Future-Model-8

Core Ultra : facile à vivre

Côté CPU, les résultats sont conformes aux attentes. Cette génération de Core Ultra peut atteindre des températures élevées lors des benchmarks exigeants. Ainsi, on relève 83°C pendant Cinebench R23 et Time Spy Extreme. Il redescend ensuite aux alentours de 40°C en quelques instants. On remarque tout de même que le Core Ultra 7 est beaucoup moins exigeant que ses prédécesseurs de 14ème génération. Les montées en température ponctuelles sont vites contenues.

Pendant l’ensemble des tests, la température du liquide ne dépasse à aucun moment 29°C, même lorsque notre CPU subit des pics au-dessus de 80°C. De fait, les ventilateurs ne grimpent jamais jusqu’à leur vitesse maximale.

Usages réels

En pratique, les choses sont très différentes, en particulier côté CPU. Les sollicitations auxquelles il doit faire face pour notre usage quotidien diffèrent de celles proposées par les benchmarks synthétiques. Nous avons utilisé cette machine pendant les deux derniers mois pour :

  • Jeux en 1440p et 4K
  • Montage photo et vidéo
  • Live avec OBS

Nous avons surveillé les températures par différents moyens :

  • HWinfo64
  • Aquasuite
  • Maxsun View : monitoring intégré à l’écran de notre carte mère. Il s’est avéré précis et cohérent avec les valeurs lues dans HWinfo64.

Geometric-Future-Model-8

Verdict : le dimensionnement du watercooling est idéal. Le CPU est en moyenne à une température comprise entre 40 et 50°C. Le GPU ne dépasse que très rarement les 50°C (généralement en jeu 4K). On ne déplore aucun pic de température ni hotspot inquiétant.

Pour autant, notre configuration open air faisait systématiquement mieux. Mais l’avantage est ailleurs.

On le garde !

Notre RTX 5090 a un gros problème : elle est victime d’un coil whine particulièrement prononcé. Nous étions parvenu à le maîtriser en open air avec quelques réglages et limitation des FPS. Toutefois, nous avions le sentiment de ne jamais pouvoir tirer le plein potentiel de la carte ni tenter un overclocking poussé. Elle se mettait alors à hurler, tranchant franchement avec le reste de la configuration.

Ici, on l’entend à peine, même au paroxysme de son coil whine. L’isolation phonique du Geometric Future Model 8 est très satisfaisante. Nous faisons donc une rare infidélité aux châssis ouverts pour apprécier le silence de cette configuration… jusqu’à ce que nous mettions la main sur une RTX 5090 plus discrète.

Geometric-Future-Model-8

 

Au quotidien, on apprécie son look minimaliste assumé. Il se démarque très nettement de la majorité des boîtiers. Il est également facile à vivre. Nous sommes amenés à connecter et déconnecter régulièrement des accessoires. Rien de plus simple ici. La grille supérieure coulisse en un instant, donnant accès aux I/O GPU et carte mère. Les filtres à poussière sont faciles d’accès avec un bemol pour celui du bas qui nécessite le basculement du boîtier.

Conclusion

overclocking.com Gold Award

Il fallait au moins ça pour nous faire abandonner (pour un temps) les châssis ouverts. Le Geometric Future Model 8 est un de ces boîtiers qui osent. Il ose un design non consensuel et des choix techniques forts. Et il impose ses choix à l’utilisateur, sûr de la pertinence de sa proposition.

Qualité de finition irréprochable, matériaux nobles, style marquant, bonne capacité d’intégration et isolation phonique, on a très peu à lui reprocher. Les quelques remarques faites pendant ce test sont à prendre en compte mais aucune ne peut s’avérer rédhibitoire.

Et il se décline en plusieurs variantes esthétiques, toutes bien distinctes les unes des autres. Il est disponible à partir de 70€.

Pourvu que les choix de la marque (tant sur le style que la fonction) vous conviennent… foncez !

Samsung augmente sa production de DRAM et redonne espoir au marché du PC ?

C’est une actualité presque inattendue avec tout ce qu’on entend en ce moment sur le marché de la mémoire. Samsung a décidé d’accélérer l’augmentation de sa capacité de production de DRAM. Initialement, Samsung est une des trois entreprises faisant partie de ce que l’on nomme depuis quelques semaines le « cartel » de la DRAM. A l’origine, une nouvelle unité de production baptisée P5 conçue par Samsung Electronics sur le site de Pyeongtaek 2, était programmée pour une mise en service au mieux fin 2027. Mais à la suite de décisions récentes au regard de la forte pénurie actuelle de puces mémoire dans l’électronique et l’IT, ce calendrier pourrait s’être fortement accéléré.

Samsung Electronics à Pyeongtaek DRAM
Installations de Samsung Electronics à Pyeongtaek

Selon des sources industrielles, Samsung Electronics a lancé un appel d’offres il y a quelques jours pour l’acquisition d’équipements de production de gaz et de produits chimiques destinés à son usine P5 de Pyeongtaek. Ces équipements sont essentiels à la construction des lignes de production. Alors que ces commandes sont généralement passées après la phase de construction du gros œuvre, l’entreprise adopterait cette fois une approche accélérée, en réalisant simultanément la construction du gros œuvre, la commande des équipements et leur mise en service afin d’accélérer le début de la production dans ces nouvelles unités. Mais Samsung accélère aussi sur d’autres lignes de production. L’expansion, planifiée de longue date de la ligne P4 est aussi concernée par ce sprint. Il a été récemment annoncé que l’installation des équipements et les phases de test de l’usine P4 ont été avancées de deux à trois mois par rapport au calendrier initial. Cette ligne doit délivrer des puces pour la mémoire HBM4 de 6e génération, le segment le plus concurrentiel du marché de la mémoire pour l’IA l’année prochaine.

Une source interne à Samsung décrit la situation de la sorte : Cet investissement dans le projet P5 progresse à un rythme sans précédent. Alors que les infrastructures essentielles, telles que les installations gazières et chimiques, sont généralement réalisées après la construction du gros œuvre, il semble qu’un investissement parallèle ait été décidé cette fois-ci. […] Cela témoigne de la volonté de la direction de réagir rapidement aux conditions du marché.

DRAM Supplier 2025
Les fabricants de DRAM en 2025 ( la forte montée en puissance de CXMT est à noter )

Dans cette histoire il faut bien comprendre que mémoire HBM et mémoire DDR5 sont évidemment différentes mais ont leurs destins liés. La HBM et la DRAM “classique” ne se font pas vraiment concurrence sur le marché. Cependant elles reposent sur les mêmes lignes de production, les mêmes machines et les mêmes wafers de silicium. Quand l’IA consomme l’essentiel des capacités, les PC, les laptops et les consoles en subissent les conséquences. À l’inverse, si la production augmente nettement, le grand public peut de nouveau entrevoir une éclaircie.

Un PC dans un radiateur en fonte

Voici encore un projet délirant mais toujours aussi interessant de la part de Billet Labs. Pour faire simple, il s’agit d’utiliser un radiateur domestique en fonte de l’époque Victorienne qui pèse environ 50 kg pour s’occuper, de manière esthétique, du refroidissement d’un PC.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Billet Labs (@billet_labs)

 

Un radiateur en fonte de 100 ans peut-il refroidir un gros PC ?

Tous les composants clés de l’ordinateur sont placés sous la base du radiateur. En examinant l’ensemble depuis l’arrière, on peut identifier les ports de la carte graphique, le panneau d’entrées/sorties de la carte mère ainsi que la sortie d’air de l’alimentation. Un dispositif élaboré connecte les composants générant de la chaleur à ce grand dissipateur en fonte, via des conduits en cuivre et des dissipateurs thermiques. Les concepteurs de ce projet assurent que, une fois l’assemblage terminé, la partie inférieure du radiateur sera complètement tapissée de cuivre, offrant à l’ensemble un aspect raffiné et sophistiqué, dans un style Steampunk. Si vous nous lisez régulièrement, vous avez dû voir que l’utilisation du cuivre n’est pas vraiment quelque chose qui fait peur aux anglais de Billet Labs.

Evidemment, l’utilisation d’un radiateur comme dissipateur thermique passif devrait permettre à ce projet un fonctionnement sans bruit. Pour le moment, nous n’avons pas de détails sur les composants qui seront utilisés mais même si les caractéristiques précises restent à révéler, les proportions et la capacité de dissipation de chaleur de ce vieux radiateur pesant 50 kg devraient permettre de doter ce projet d’un système de refroidissement aussi original que performant pour les CPU et GPU haut de gamme, sans danger de surchauffe.

Ce projet fait l’objet d’un développement intensif en ce moment, et le produit fini s’annonce comme l’un des ordinateurs personnalisés les plus massifs et les plus spectaculaires sur le plan esthétique de l’année prochaine. Evidemment, nous allons suivre tout ça et vous donner des nouvelles des périgrinations de Billet Labs et de son radiateur.

ASUS va présenter sa nouvelle série de cartes mères AM5 « NEO »

Qu’attendre des nouveautés hardware en 2026 alors que la situation sur la RAM semble plonger le marché en plein marasme ? Asus compte profiter du CES dans les prochains jours pour lancer quelques nouveautés intéressantes. C’est avec une courte vidéo que la marque vient d’annoncer une nouvelle gamme de cartes mères baptisée NEO. Cette gamme comprend les familles de cartes mères ASUS populaires telles que les séries ROG, TUF Gaming et ProArt Creator est semble en réalité une sorte de refresh. Car pour le moment, les nouveautés techniques exactes qu’apporteront les modèles restent inconnues. Au premier abord, on serait tenté de penser qu’Asus va tout simplement faire comme MSI avec sa série MAX : refresh esthétique léger et nouvelles fonctionnalités dans le bios.

Donc tout comme son concurrent, Asus devrait logiquement conserver les noms actuels des modèles existants et ajouter « NEO » à la fin pour distinguer les versions mises à jour.

ASUS NEO : un ripolinage pour 2026 ?

Nous savons aussi que 2026 devrait être une année (normalement) calme sur le front des processeurs chez AMD. Les nouveaux Ryzen X3D (9850X3D et 9950X3D2) pourraient aussi être officialisés au CES et nous avons relayé il y a quelques jours des mises à jours importantes que les Rouges vont pousser sur la RAM (Support Cudimm et EXPO 1.2). Bref, c’est peut-être en s’appuyant sur ces actualités qu’Asus va tenter de suciter l’intérêt de ceux qui veulent s’équiper.

Asus Neo CES 2026

Les faibles autres détails qui circulent ne font que confirmer que les séries ROG Strix, TUF Gaming et ProArt en AM5 seront concernées. On découvre aussi un affichage « WIFI7 NEO », ce qui indique une mise à jour autour de la connectivité avec la prise en charge des dernières normes de communication sans fil moderne. On devine aussi  des petites retouches avec notamment une conception de radiateur légèrement mise à jour.

Test : SSD PNY CS3250

Il y a un peu moins d’un an et demi, nous testions le premier SSD Gen 5 de la marque PNY: le CS3150-XHS. Un SSD aux performances incroyables, mais qui en contrepartie était très bruyant (dissipation active) et surtout affiché à un prix exorbitant. Entre temps, PNY a lancé une autre référence dénommée le CS2150; un SSD très semblable au KIOXIA Exceria Plus G4 que nous avons testé ici. Un modèle qui vise l’entrée de gamme des SSD Gen 5. 

Depuis ce premier modèle de SSD Gen 5 délivré par PNY, la technologie a énormément évolué. Particulièrement dans le domaine de la chauffe. La plupart des SSD récents ne nécessite maintenant plus de refroidissement actif. Des progrès techniques qui ont tout naturellement amené la marque à proposer un nouveau flagship, que nous allons tester aujourd’hui ! Il s’agit aussi d’un des premiers SSD à être équipé du nouveau contrôleur Phison E28, qui a pour but de rivaliser avec le SM2508 de chez Silicon Motion. Ce dernier était jusque-là, le composant incontournable d’un SSD Gen 5 performant.

PNY CS3250

Au cours de ce test nous verrons donc si ce SSD est tout aussi performant que les références concurrentes. Mais surtout nous regarderons si PNY, comme d’autres marques, est arrivé avec ce modèle à des températures et un prix contrôlés !

Merci à PNY pour la mise à disposition de ce SSD. 

[affilizz-publication id= »apw0sr9″]

[nextpage title= »Unboxing et présentation »]

Nous recevons le CS3250 emballé entre deux plaquettes cartonnées et un cache en plastique. Un conditionnement simple et très similaire au SSD Kingston NV3 que nous avons précédemment testé. 

Cet emballage est donc plutôt léger et pourrait, selon le mode de livraison, se révéler insuffisant pour protéger le SSD. Je prendrai pour exemple Amazon, qui livre habituellement ce genre de produit dans de fines pochettes / enveloppes en carton. 

PNY CS3250

Sur la partie supérieure de l’emballage, nous retrouvons comme toujours les informations essentielles. Nous retiendrons une garantie de 5 ans, des débits d’écriture séquentielle de 13500 Mo/s et de lecture séquentielle de 14 900 Mo/s. Des performances qui, sur le papier, placeraient ce SSD parmi les meilleurs actuellement disponibles sur le marché. 

PNY CS3250

Pour ce test nous avons reçu la version de 1To, la version dite la plus commune et classique. Parmi les autres particularités, on peut noter que cette version de 1To possède un MTBF (temps moyen d’utilisation avant panne) de 1,5 Million d’heures. Un chiffre couplé à une endurance de 700 To. Des caractéristiques tout à fait dans la norme pour un SSD de cette capacité. En théorie, notre version coche donc toutes les cases d’un bon SSD.

Le CS3250 dispose sur le papier de 3 versions : 1, 2 et 4To. Mais attention, actuellement seules les versions de 1 et 2To sont disponibles à l’achat depuis le 28 Octobre. Pour ces modèles, on retrouvera des vitesses de lecture ainsi qu’une garantie identique à notre version de 1TB. La différence se situe au niveau des vitesses d’écriture séquentielles qui montent à 14000 Mo/s contre 13500 Mo/s pour la version de 1To. Le MTBF sera lui identique pour ces trois versions. 

Enfin, comme nous vous le disions, seules les versions 1 et 2To sont actuellement disponibles. Celles-ci sont affichées à un prix respectif de 165 € pour la version 1To et 228€ pour celle de 2To Des prix très similaires à la concurrence. En France au moment de l’écriture de ce test la disponibilité est exclusivement sur Amazon. Un problème de disponibilité qui avait déjà été le point négatif principal du CS3150-XHS, entraînant des tarifs élevés en France. Un phénomène qui va être d’autant plus amplifié avec la crise actuelle sur les puces mémoire.

[affilizz-publication id= »m4i7csc »]

De quoi dispose le CS3250 ?

Ce SSD est équipé du dernier contrôleur de chez Phison: le E28. Un contrôleur ultra performant, développé pour concurrencer le SM2508 de chez Silicon Motion. Une puce que l’on retrouve sur le Corsair MP700 PRO XT, un SSD qui rivalise facilement avec ceux équipés en Silicon Motion. 

PNY CS3250

Le E28 est un contrôleur gravé en 6 nm et qui est capable de gérer jusqu’à 8 nands. Du côté de la vitesse des nands, il ne pourra supporter qu’une vitesse maximum de 3200 MT/s. Phison annonce qu’il s’agit aussi du contrôleur le plus efficient, mais nos recherches et nos tests ont démontré que ce n’était pas tout à fait le cas. On peut tout de même dire qu’il s’agit d’un des contrôleurs les plus efficients du marché !

Sur notre CS3250, nous avons le droit à deux nands de 512Gb. Il s’agit plus précisément de nands SanDisk BiCS8 3D TLC à 218 couches. Il s’agit de la huitième génération de nand développée par SanDisk / Kioxia. Celles-ci sont cadencées à 3200 MT/s, ce qui correspond précisément au maximum de ce que le contrôleur est capable de gérer. 

Enfin, on retrouvera un cache dram de 1Go pour notre version de 1To, 2Go pour la version de 2To. Concernant la version de 4To, aucune information n’indique précisément la quantité de dram même si l’on peut s’attendre à 4Go. Cette puce dram va permettre lors des sessions longues et intensives, de garder des vitesses élevées. Un argument important pour les professionnels qui effectuent souvent de longues tâches de transfert.

Résumé des caractéristiques:

 

Caractéristiques:Détails:
Interface:PCIe Gen 5 ×4 
Format:M.2 2280
Capacités disponibles:1 TB, 2 TB et 4 TB
Vitesse de lecture (séquentielle):Jusqu’à 14 900 MB/s (1, 2 et 4TB)
Vitesse d’écriture (séquentielle):Jusqu’à 13 500 MB/s (1TB); 14 000 MB/s (2TB et 4TB)
Type de NAND:SanDisk BiCS8 3D TLC NAND (3200MT/s)
Contrôleur:Phison E28
MTBF:1 500 000 heures
TBW (endurance):600 TBW (1TB); 1 200 TBW (2TB); 2 800 TBW (4TB)
Garantie:5 ans (ou selon TBW)

 

[nextpage title= »Les tests »]

 

Notre protocole de test:

Pour évaluer ce SSD, notre banc de test sera basé sur une configuration AMD. Plus précisément, nous aurons une carte mère ASRock B650E Taichi associée à un processeur Ryzen 5 9600X.

Avant de commencer nos tests, nous tenons à rappeler que si vous envisagez un SSD possédant la norme Gen 5; il faudra vous assurer que votre carte mère est compatible. Notamment pour les chipsets AMD plus anciens comme le B650. De plus, sur la plateforme Intel Arrow Lake, ce SSD ne pourra pas exploiter pleinement tout son potentiel. En effet, les derniers processeurs des bleus sont limités à un débit maximal de 12 000 Mo/s en lecture. Ainsi, l’investissement dans un SSD Gen 5, qui peut déjà pousser à peser le pour et le contre s’additionne avec la recherche d’une bonne compatibilité de sa configuration.

Nous tenons aussi à ajouter que les performances que nous avons relevées sur ce CS3250, peuvent varier d’une configuration à l’autre. Cela dépend de votre processeur, de votre BIOS, de la température du ssd… Évidemment cette différence ne sera pas gigantesque, mais peut aller jusqu’à une centaine de Mo/s environ. 

Afin de vous donner des résultats qui se rapprocheront le plus de conditions réelles, le SSD a passé tous les tests sous un dissipateur de carte mère. Si votre carte mère n’en possède pas, nous vous recommandons fortement d’en acheter. En effet, même avec des températures dites contrôlées, du thermal-throttling va obligatoirement apparaître au cours de l’utilisation. 

Enfin, pour garantir des résultats précis et fiables, tous les tests ont été répétés. Avec un minimum de deux fois, et même jusqu’à cinq fois dans certains cas. Toujours pour permettre l’obtention de résultats cohérents et qui se rapprocheront de ce que vous pourrez obtenir. 

Notre configuration de test: 

  • Carte mère : ASROCK B650E Taichi 
  • Processeur : AMD Ryzen 5 9600 X
  • Mémoire : Corsair Vengeance 6600 Mt/s CL32 (2x16go)
  • Carte graphique : Asus TUF GTX 1660 SUPER 
  • Système de refroidissement : Bequiet Pure Loop 2 240mm   
  • SSD : PNY CS3250 1TB
  • Alimentation : Deepcool PQ1000M 1000W
  • Système d’exploitation : Windows 11 (24H2)
Benchmarks utilisés :
  • 3DMark Storage Benchmark
  • Crystal Disk Mark
  • ATTO Disk Benchmark
  • AS SSD Benchmark
  • PCMark 10
  • Anvil Benchmark

Les performances:

 

Crystal Disk Mark: 

On commence les benchmarks avec le classique CrystalDiskMark. Un benchmark qui nous permet d’évaluer les vitesses séquentielles en lecture et en écriture du SSD. C’est l’outil idéal pour vérifier si le SSD tient vraiment les promesses annoncées par le fabricant.

Les résultats montrent d’excellents débits. Toutefois, PNY annonce un débit de lecture séquentielle de 14900 Mb/s, mais nous n’obtenons que 14807 Mo/s. Cela reste une vitesse de lecture impressionnante, mais ce n’est pas celle annoncée pour le SSD. On ne comptera pas cette différence comme un point négatif car elle n’est pas gigantesque et que les vitesses peuvent dépendre du type de configuration. Du côté de la vitesse séquentielle en écriture, nous sommes à 14040 Mo/s. Une mesure qui dépasse largement les 13500 Mo/s promis. On peut déjà constater que ce SSD est plus rapide que le Kingston Fury Renegade G5 que nous avons testé récemment et qui nous a impressionné pour ses vitesses.

AS SSD:

On enchaîne avec AS SSD, un benchmark qui mesure à nouveau les débits séquentiels. Mais il va surtout mettre l’accent sur les performances en 4K, 4K-64 threads, les temps d’accès et les scénarios de charge lourde comme le montage vidéo par exemple.

On remarque que le SSD possède des performances solides en lecture, mais en écriture les performances sont assez basses. Cela peut s’expliquer par la présence d’un cache dram d’uniquement 1Go. Le CS3250 possède tout de même de meilleurs débits qu’un Gen 4 haut de gamme. 

ATTO Disk:

On continue avec ATTO Disk, un bench qui nous montre comment le SSD se comporte selon la taille des fichiers transférés. Des fichiers allant de 512 octets jusqu’à 64 Mo.

Les résultats obtenus par le CS3250 montrent une très bonne endurance du SSD. En comparaison, celui-ci est meilleur du côté de l’écriture que le Kingston Fury Renegade G5. Du côté des performances de lecture les résultats sont assez similaires. 

Anvil Benchmark:

On passe maintenant à Anvil Benchmark, un test qui nous permet de mesurer les temps de latence pour différentes utilisations. Nous aurons aussi le droit aux vitesses d’écriture séquentielles et aléatoires. Mais ici, ce qui nous intéressera le plus seront les temps d’accès du SSD.

Le CS3250 obtient d’excellents résultats. Cette fois-ci le SSD obtient un score de lecture supérieur au Kingston Fury Renegade G5. Du côté du score d’écriture, il se place juste derrière le Kingston et le Crucial T710. Il obtient une note globale de 35446 points. 

3D Mark Storage Benchmark:

On passe à un benchmark orienté gaming avec le Storage Benchmark de 3DMark. Ce bench simule des scénarios réels issus de jeux populaires (comme Battlefield V ou encore Call of Duty: Black Ops 4) et mesure la bande passante ainsi que les temps d’accès.

Comme on pouvait s’en douter, ce SSD est excellent pour les jeux. On peut voir un score global légèrement en retrait face au Kingston Fury Renegade G5 (4274 vs 4300). Mais les débits et les temps d’accès sont quasiment similaires. Pour rappel, un SSD Gen 5 ne rendra pas votre expérience en jeux plus fluide. Les temps de chargement peuvent être légèrement améliorés face à un bon Gen 4; mais rien ne de signifiant. Surtout si l’on prend en compte la différence de tarif. 

Enfin, n’oubliez pas que les performances de sauvegarde en jeu dépendent aussi beaucoup de votre processeur ou encore de votre mémoire.

PCMark 10:

On termine avec les trois tests de PCMark 10: Quick System Drive, Data Drive et Full System Drive. Ces tests visent à reproduire une utilisation quotidienne réelle tout en mesurant la bande passante moyenne ainsi que les temps d’accès.

 

Le CS3250 obtient toujours d’excellents résultats. Ces benchmarks nous montrent des temps d’accès très bas ainsi que des débits très hauts. Cela permettra des ouvertures d’applications plus rapides ainsi qu’une meilleure réactivité. Ces gains seront surtout très appréciables pour des professionnels. 

La chauffe: 

Le principal défaut des SSD Gen5 est la chauffe. Comme nous vous le disions dans l’introduction, ce problème concernait le prédécesseur du CS3250, qui chauffait énormément. Pour remédier à cela, PNY comme d’autres fabricants ont donc décidé d’équiper leurs SSD de dissipateurs actifs, ou plus simplement de ventilateurs. Entraînant alors des inconvénients comme le bruit ou encore la présence d’un câble d’alimentation et de contrôle des ventilateurs. Le tout, en ayant une chauffe toujours présente… Heureusement, les SSD gen 5 ont depuis bien évolué. Les nouvelles références peuvent être maintenant intégrées sous un dissipateur de carte mère sans aucun problème. Une évolution qui est le fruit d’une amélioration de la finesse de gravure des contrôleurs. Malgré tout, les SSD Gen 5 chauffent toujours bien plus que ceux en Gen 4. Nous allons donc vérifier si cette intégration est possible avec le CS3250 ou si la chauffe va être encore un problème. Car si le SSD chauffe trop, il peut se brider en performance. Pour rappel, ce SSD possède le nouveau contrôleur de Phison qui se veut être le plus efficient et chauffant peu. Nous allons donc voir si ces promesses sont respectées !

Pour cela, nous allons venir effectuer plus de cinq fois d’affilée le benchmark Crystal Disk Mark afin de reproduire une utilisation intensive. Nous relèverons ensuite la température maximale du ssd. 

Finalement, nous enregistrons une température maximale de 75 degrés après avoir lancé cinq fois de suite notre benchmark. Un très bon résultat au regard des performances délivrées par le CS3250. Nous en avons aussi profité pour pousser le test plus loin avec huit benchs de suite. Cette fois-ci la température maximale atteint 78 degrés. On peut en conclure que ce SSD peut sans problème être monté sous un dissipateur de carte mère. On pourrait même envisager son installation dans un PC portable.

Face à d’autres SSD:

Pour pouvoir comparer les performances de ce SSD de chez PNY face à celles des SSD que nous avons précédemment testé, nous vous mettons à disposition ci-dessous des tableaux. 

Vitesse-decriture-et-Vitesse-de-lecture SSD benchmarks

Dans ce premier tableau, nous pouvons facilement comparer les débits d’écriture/lecture séquentielle relevés à l’aide de Crystal Disk Mark lors de nos différents tests.

Bande passante moyenne et temps d'accès moyen pour du gaming SSD benchmark

Un deuxième tableau, qui s’appuie cette fois-ci sur le benchmark 3DMark Storage, nous permet de comparer les performances du SSD pour la partie gaming. Enfin, un troisième tableau qui reprend les données de nos tests  PCMark 10, permet de voir les performances du SSD lors d’une utilisation professionnelle et quotidienne. 

Bande passante moyenne et temps d'accès moyen pour utilisation quotidenne

Nous pouvons remarquer que le CS3250 est le SSD qui posséde la vitesse de lecture séquentielle la plus rapide. Il se positionne aussi parmi les meilleurs dans notre test de latence en condition “gaming”. Globalement, celui-ci propose des performances similaires aux flagships d’autres marques. La seule différence se fera sur le prix mais aussi la chauffe. 

[nextpage title= »Conclusion »]

Avant de vous livrer notre conclusion générale, revenons sur les points clés de ce SSD que nous avons pu mettre en lumière tout au long de ce test.

Les performances sont clairement au rendez-vous :

Le PNY CS3250 s’impose sans problème comme l’un des SSD Gen 5 les plus performants du moment. Il offre des débits séquentiels excellents malgré une vitesse séquentielle de lecture légèrement en dessous de ce qui est annoncé. Le SSD est juste derrière ou équivalent en termes de performances face au Kingston Fury Renegade G5 ou encore le Crucial T710 lors de tâches lourdes/professionnelles. Sur le plan des performances, ce SSD sera donc largement capable de répondre à tous types de besoins.

Une bonne gestion thermique :

Avec une température maximale de 78 degrés après huit tests consécutifs de CrystalDiskMark, on peut affirmer que le CS3250 peut être utilisé sans stress ni contrainte. Il pourra être installé sous un dissipateur de carte mère et pourquoi pas envisagé dans un PC portable si ce dernier dispose d’un emplacement compatible et suffisamment ventilé.

Mais toujours pas de gain en jeux:

En jeux comme tous les SSD Gen 5; l’apport reste minimal par rapport à un bon SSD Gen 4. On peut espérer quelques secondes gagnées lors des chargements, mais son tarif bien plus élevé le rend beaucoup moins attractif pour ce type d’utilisation. Le CS3250 sera donc parfait dans un pc destiné à des créateurs ou des professionnels cherchant de la réactivité. 

CS3250
Au moment de publier notre test, seules les versions 1 et 2To étaient disponibles.


Le prix:

Pour ce SSD, au moment où nous publions ce test, les prix de ce ssd sont de 165 € pour la version de 1To et 228 € pour celle de 2To. Des prix qui sont parfaitement alignés avec ce que le marché des SSD Gen 5 propose actuellement. Cependant, nous n’avons trouvé cette référence que chez Amazon. 

[affilizz-publication id= »r1ttx2w »]


Finalement:

overclocking.com Gold Award

En conclusion, si vous cherchez un SSD Gen 5 aux excellentes performances, avec une bonne gestion thermique et un prix compétitif, le PNY CS3250 fait partie des choix à privilégier. Ce SSD est une excellente surprise pour nous au regard des prestations décevantes qu’avait délivrées son prédécesseur. C’est d’autant plus une surprise, quand l’on sait que PNY a fait le choix de partir sur un contrôleur Phison qui était jusque là très en retrait face à Silicon Motion et son SM2508.

Compte tenu de sa prestation d’ensemble, sa température de fonctionnement et son prix contenu, ce SSD mérite clairement l’award GOLD. Il faudra surveiller sa disponibilité en France malheureusement aléatoire au moment de publier ce test mais gageons que la situation va se stabiliser. 

 

On a aimé:

  • Les débits 
  • La chauffe contenue
  • La garantie
  • Le prix annoncé 

On a moins aimé:

  • L’absence de vis pour le montage & un emballage sommaire
  • Gain toujours limité dans les jeux
  • Disponibilité famélique au moment de la publication

 

 

LIVE OCC – Claviers Customs samedi 27 à 18h

0

Venez nous retrouver en live ce samedi à 18h pour parler de claviers customs et échanger avec Taner.  Pour ce live, on vous propose de découvrir un clavier nommé le Vella et il y aura aussi un prototype accès gaming construit en fibre de carbone et aluminium

Venez nous retrouver ici :

Vous avez maintenant 3 possibilités pour nous suivre :

 


Nos précédents lives :

 

VOD du modding avec Nico_CPK. Au programme, un boitier de chez Cougar qui vient juste d’arriver, le Omnyx qui sera unboxé. Mais le moment chaud sera l’évolution du build custom Kompcase Titan avec avec watercooling Alphacool et board Intel.


VOD du live « clavier custom » du 28/09/2025

Un nouveau format autour des claviers customs. Le live était présenté par Taner dont vous pouvez avoir un aperçu de ses projets ici. 

clavier custom

Pour ceux qui ignorent les subtilités de l’art du clavier custom, celui-ci est composé d’un boitier, une carte mère, des switches et des keycaps (touches).
Dans ce live vous allez découvrir les créations de Taner : tout est monté, soudé, lubrifié à la main.


Ancien épisode, la VOD plus bas. Vous allez pouvoir suivre le montage d’une machine complète sur la base du nouveau boitier ENDORFY ARX 700 ARGB White. Pour le reste on est sur des composants classiques mais néanmoins sympathiques :

  • Processeur: Intel Core Ultra 5 225F
  • Carte mère: NZXT N9 Z890 White
  • Boîtier: ENDORFY ARX 700 ARGB White
  • Refroidissement: NZXT Kraken Elite 360 RGB White
  • Carte graphique: GIGABYTE RTX 5060 AERO OC
  • Alimentation: ENDORFY Supremo FM6 1000W
  • Mémoires: Netac Z-RGB 2x16go 6200 MHz CL32
  • SSD: Kingston FURY Renegade G5 2TB

A noter qu’à la fin de ce live on vous fera découvrir la nouvelle carte mère B850 de chez Sapphire tout fraichement arrivée.

Venez nous retrouvez ici :
Vous avez maintenant 3 possibilités pour nous suivre :

 

Ancien épisode :

. Vous l’avez déjà aperçu lors de l’unboxing et de la présentation du PC de la Tweak League sur Twitch il y a quelques semaines, mais aussi à travers plusieurs brèves et sujets touchant à l’univers du PC et du watercooling custom.

Nico_CPK Build Custom
Build Custom : RTX 4090 Hall of Fame, Singularity Computers Benchcase avec distroplate, Asus ROG Z690 Formula, Bloc CPU SC D5 Next, Seasonic PX-2200, ventilateurs par Noctua

Pour vous dire qui est nico_cpk, on retrouve Nicolas, un passionné situé en Normandie, spécialiste du modding PC. Depuis plusieurs années, il partage sa passion pour la conception, la personnalisation et le watercooling custom, avec une attention particulière portée au design de ses builds. On retrouve aussi bien du build ouvert que des boîtiers fermés.

La VOD :

Actif sur Instagram (cpk_nicolas) et YouTube (Nico_CPK), Il publie régulièrement ses créations en collaboration avec différentes marques comme Singularity Computers, Alphacool, Noctua et bien d’autres, pour tous ceux qui veulent voir de beaux builds réalisés avec un vrai savoir-faire, ou trouver de l’inspiration sur différents thèmes souvent liés aux marques qu’il choisit pour concevoir un projet.

Le stream de ce soir s’annonce intéressant puisque nico va réaliser un live sur un build custom complet d’un PC, avec toutes les étapes, explications et astuces de montage.

C’est l’occasion pour découvrir cet univers et lever certaines idées reçues sur la manière de s’y prendre, du câblage à l’assemblage, tout en vous donnant des idées pour améliorer l’esthétique et le refroidissement de votre configuration PC ou de votre futur configuration.

Le stream s’adresse à tous, du débutant aux plus expérimentés. L’objectif est de partager sa passion et, pourquoi pas, vous donner envie de faire un watercooling custom par exemple …

Rendez-vous donc ce soir à 18 h pour partager un moment instructif avec nico_cpk. Préparez vos questions, vos cafés, apéritif ou ce que vous voulez pour écouter nico et ses précieux conseils.