Actuellement, c’est la crise au niveau de la mémoire. L’IA engloutie la plus grosse partie de la production de mémoire qui se recentre sur la HBM. Dès lors, les autres types de mémoire en pâtissent avec une flambée de la DDR5 (900 € le kit de 64 Go). La GDDR n’est pas en reste et des augmentations de prix s’annoncent du côté d’AMD. Et le pire dans tout ça, c’est que cette situation est voulue. C’est même un choix stratégique de la part de Samsung et de SK Hynix qui représentent à eux seul 70% de production de mémoire !
Samsung et SK Hynix objectif pognon !

Du côté de SK Hynix, la situation est tout aussi vicieuse puisque l’entreprise privilégie les contrats à courts termes, les contrats les plus rentables pour l’entreprise. En effet, un contrat de long terme viendrait à sécuriser les prix à un instant T sur la durée. Or, tant que les prix montent, SK Hynix n’a pas d’intérêt à le faire puisque cela signifie un manque à gagner pour la société. Cependant, lorsque les prix redescendront, il y a fort à parier que les contrats à long terme vont réapparaître.
Quoi qu’il en soit, cette stratégie est dangereuse puisqu’à force de maintenir des prix élevés, on risque de voir un ralentissement du marché hardware. Le secteur grand public peut se retrouver à tourner au ralenti… Mais visiblement ce n’est pas bien grave puisque ce n’est pas le secteur le plus rentable. Cependant, les entreprises aussi ont leurs limites et peuvent potentiellement ralentir leur rythme d’adoption. De plus, les marques s’exposent à la concurrence chinoise qui peut négocier des contrats au rabais ou encore pousser les investissements dans ce secteur. Cette situation pourrait être une aubaine pour rendre les acteurs chinois plus concurrentiels lorsque les prix redescendront. De plus, cela peut même accélérer l’éclatement de la bulle IA si un ralentissement brutal des investissement en raison du délire des prix s’opérait.
Bref, affaire à suivre.

