Test : GSKill Trident Z5 RGB 6800 MT/s CL34

[nextpage title= »Introduction : »]

Après avoir testé la semaine dernière le kit mémoire Teamgroup Delta RGB 7200 MT/s CL34 disposant de puces A-die, nous allons aujourd’hui passer en revue un autre kit disposant lui aussi de ces nouvelles puces DDR5 Hynix A-die. C’est un kit en provenance de chez GSKill et portant la référence Trident Z5 RGB 6800 MT/s CL34 que nous allons vous faire découvrir.

Ce kit est dores et déjà disponible chez nous en France pour un tarif de 489,95 euros chez LDLC. Sachez aussi que GSKill va proposer aussi une version à 7200 MT/s (569,95 €) et à 7600 MT/s (649,95 €).

Nous en profitons aussi pour remercier GSKill de nous avoir offert l’opportunité de passer en revue ce kit bénéficiant des nouvelles puces Hynix A-die. Pour rappel, il s’agit actuellement des puces disposant du meilleur potentiel en overclocking.

 

On fait le point sur les kits à notre disposition :

Puisqu’il s’agit d’un article où nous allons faire des tests comparatifs, il nous semblait intéressant de refaire un point sur les différents kits en notre possession. Vous pourrez ainsi connaître en détails les caractéristiques de chacun d’entre eux. Vous pouvez aussi jeter un œil à la section où sont disponibles nos derniers tests de kits mémoires et ainsi retrouver celui qui vous intéresse.

Alors, petit commentaire face au choix de l’unité pour la fréquence mémoire. Depuis plusieurs mois, les fabricants et plusieurs de nos confrères n’utilisent plus MHz pour parler de la fréquence de la mémoire. Soit certains utilisent MT/s soit Mbps. De notre côté, nous allons passer sur MT/s à l’heure actuelle en attendant de voir que va devenir la nouvelle norme.

N’hésitez pas à nous posez vos questions si vous rencontrez des soucis de paramétrage soit en commentaire soit sur nos réseaux sociaux. Vous pouvez aussi rejoindre notre communauté sur le discord.

[nextpage title= »Description du packaging : »]

Description du packaging :

Le kit de chez G.SKill est livré dans une boite cartonnée reprenant le code couleur habituel fidèle à l’esprit de la marque. On peut distinguer l’une des deux barrettes grise à l’avant de la boite grâce à la découpe. On peut ainsi s’apercevoir que celles-ci sont enfermées et protégées dans une protection plastique transparente. Sur la face arrière se trouve aussi une étiquette qui informe le futur acquéreur des caractéristiques de son kit mémoire. Deux découpes, au niveau des étiquettes, permettent d’avoir la confirmation de ces informations.

Une fois la boîte ouverte, on retrouve nos deux modules parfaitement protégés dans une coque en plastique transparent. Cette série « Trident Z5 » a débarqué avec l’arrivée des kits mémoires DDR5.

Le kit Trident Z5 est disponible soit en gris soit en noir. De plus, vous aurez le choix d’opter pour une version bénéficiant d’un rétro-éclairage RGB ou non. Notre sample du jour est gris et dispose du rétroéclairage RGB.

Il existe trois versions différentes à l’heure actuelle disposant de puces Hynix A-die en 6800, 7200 et 7600 MT/s. Le kit Trident Z5 est disponible soit en gris soit en noir. De plus, vous aurez le choix d’opter pour une version bénéficiant d’un rétro-éclairage RGB ou non.

 

Caractéristiques et refroidissement :

Notre kit est cadencé à 6800 MT/s, dispose de timings de 34-45-45-108 et nécessite une tension de 1,40 volt pour fonctionner. Il est composé de deux barrettes de 16 Go pour un total de 32 Go. Nous sommes donc ici sur un mix entre le gris et le noir.

Les dissipateurs, « Heatspreaders » en anglais, sont en aluminium. Ils sont chargés de dissiper la chaleur dégagée par le PCB composé de huit couches ainsi que celle des puces mémoires. Si vous avez déjà eu entre les mains un kit G.SKill Trident, vous constaterez rapidement que G.KSill à garder le même esprit dans la conception du radiateur.

Sur les deux faces, on retrouve le nom de la série. Une étiquette reprend une partie des caractéristiques de notre kit. En ce qui concerne le tarif, ce kit est actuellement disponible au prix de 489,95 euros chez LDLC. Il est possible de le trouver moins chère ailleurs mais la difficulté actuelle est de pouvoir le trouver en stock. Sur la partie supérieure, on retrouve le rétroéclairage RGB avec l’inscription G.Skill.

Pour terminer cette présentation, sachez que le kit est compatible XMP 3.0 (Extreme Memory Profil). Il ne faudra donc pas oublier d’activer le profil directement via le bios de nos cartes mères.

[nextpage title= »Les nouveautés de la DDR5 : « ]

L’arrivée du chipset Z690 coïncide avec l’arrivée de nouvelles barrettes mémoires en DDR5. Le principal changement est l’augmentation des fréquences ainsi qu’une capacité plus importante. Attention, mettons directement les choses au clair, il n’est pas possible d’utiliser des modules DDR5 sur une carte mère DDR4 et inversement. Même si la DDR5 possède aussi 288 broches, les encoches ne correspondent pas et c’est volontaire afin de ne pas avoir de catastrophes.

 

L’arrivée du module PMIC :

La grande nouveauté des barrettes DDR5 est la présence d’un module PMIC (Power Manager Integrated Circuit). Son rôle est de réguler l’alimentation du stick mémoire. Il y en a donc un par barrette. Celui-ci va utiliser le 5 volts de votre carte mère et le convertir pour fournir la tension nécessaire à votre kit. Par exemple, si votre kit a besoin de 1,1 volt, chaque puce recevra 1,1 volt.

Auparavant, c’était la carte mère qui était en charge de le faire. En réalité, cela a un avantage mais aussi un désavantage. Le point positif est de ne plus devoir prévoir ce contrôle sur le PCB de la carte mère pour les fabricants. Donc, un gain financier.

Mais malheureusement, il existe deux types de PMIC. L’un est verrouillé et n’acceptera que les valeurs par défaut de votre kit, on parle de secure mode. L’autre type de PMIC est modifiable et permettra donc de monter la tension au-delà de 2 volt. Heureusement, Asus sur sa Z690 APEX, a déjà commencé à contourner la restriction du secure mode afin d’atteindre 1,435 volt. Nous en avons parlé en détails dans l’article consacré à l’APEX.

L’autre question concerne le dégagement de chaleur de cette puce ainsi que le coût supplémentaire pour un kit DDR5. Personnellement, nous n’avons pas remarqué de dégagement supplémentaire de chaleur durant nos tests. En ce qui concerne les prix, ce sera plus élevé et ils dépendront aussi de la disponibilité.

 

Des fréquences plus hautes et une tension plus basse :

Alors, qu’est-ce qui change ? Premièrement, les fabricants semblent privilégier des barrettes de 16 GB et donc des kits dual channel en 2 x 16 ou 2 x 32 Go alors que nous sommes habitués à du 2 x 8 GB pour la DDR4. Les fréquences sont aussi à la hausse avec des kits qui débutent à 4800 MT/s alors que la norme semble se situer à 3200 MHz en DDR4 et qui peuvent atteindre actuellement 6600 MT/s. Enfin, qui dit hautes fréquences dit timings (beaucoup) plus relâchés.

La tension est aussi en amélioration puisqu’elle pourra diminuer à 1,1 volt pour la DDR5 contre 1,2 volt pour la DDR4. On parle ici d’une tension de 1,1 volt pour les kits DDR5 à 4800 MT/s. La tension sera plus haute si la fréquence augmente comme vous le verrez ci-dessous.

 

L’ECC (Error Correcting Code) compatible avec la DDR5 :

Les barrettes de DDR5 pourront intégrer l’ECC (Error Correcting Code). Euh, oui ? L’idée de ce module est de relever d’éventuelles erreurs et de les analyser avant de les transmettre au CPU. Maintenant, ce module ne sera pas disponible sur toutes les barrettes puisque cela augmentera le prix du kit. Tant que nous sommes à parler du prix, ceux-ci devraient être malheureusement (beaucoup) plus élevés.

XMP 2.0 (DDR4) et XMP 3.0 (DDR5), les changements :

On passe d’un XMP 2.0 pour la DDR4 au XMP 3.0 pour la DDR5. Ce qui change dans un premier temps, c’est la possibilité pour un fabricant de proposer trois XMP différents pour son kit mémoire. Ceux-ci doivent s’activer au sein du BIOS.

L’autre grande évolution est la possibilité d’enregistrer votre propre XMP. Pour faire simple, vous pouvez optimiser les timings et tensions pour ensuite écrire votre propre XMP. Une fois « gravé » sur votre stick mémoire, vous aurez la possibilité de choisir cette XMP au sein du BIOS. Il s’agit bien entendu d’une fonction sur laquelle nous reviendrons en détails lors d’un article dédié puisqu’il s’agit de quelques choses de possible avec iCUE.

[nextpage title= »Comment identifier son kit mémoire : « ]

Les caractéristiques de base :

Vous allez me dire que c’est assez facile puisqu’il suffit de regarder les références annoncées par le constructeur. Oui, mais ce n’est pas suffisant, surtout si vous comptez l’overclocker ! Certaines informations sont données par le constructeur, mais il faudra fouiller voire ôter les radiateurs pour connaître les autres.

On retrouve sur l’une des faces du dissipateur l’inscription « Trident Z5 RGB » et sur l’autre, une étiquette reprenant les caractéristiques techniques de notre exemplaire. C’est cela que nous allons regarder en détails. Par exemple, dans le cas de notre exemplaire du jour, voilà les informations que nous connaissons.

  • La marque : GSkill
  • Le modèle : Trident Z5 RGB
  • La capacité : 2 x 16 GB
  • La fréquence : 6800 MT/s
  • Les timings : 34-45-45-108
  • La tension : 1,40 volt
  • Révision : octobre 2022

Afin de se faire une idée du potentiel d’overclocking de votre kit, ces informations sont insuffisantes et il va falloir aller plus loin. En effet, il est aussi très important de connaître la révision du PCB ainsi que le modèle des puces qui équipent votre kit mémoire. En fonction de ces informations, les performances du kit en overclocking seront bien différentes.

Pour trouver ces renseignements, il n’existe actuellement qu’une seule solution, démonter les radiateurs. En effet, actuellement, le logiciel Taiphoon Burner ne prend pas en charge les kits en DDR5. D’ailleurs, rien n’indique que ce sera le cas dans les semaines à venir.

 

CPU-Z toujours présent :

Heureusement, notre fidèle logiciel CPU-Z est lui toujours au rendez-vous et nous permet de vérifier ces informations, notamment sur le type de puces qui équipe notre kit. Actuellement, il existe trois types de puces : Samsung, Hynix et Micron. Attention, puisque dorénavant sur les kits DDR5, nous pouvons avoir soit de la Hynix M-die soit de la Hynix A-die.

Notre kit est parfaitement reconnu sous Windows 10 et les différents timings parfaitement lus. Les puces mémoires qui équipent notre kit sont bien des Hynix. Il s’agit des puces bénéficiant du meilleur potentiel en overclocking.

 

Le PCB de notre kit mémoire :

Nous allons démonter les dissipateurs afin de pouvoir observer le PCB ainsi qu’identifier les puces. Attention, il s’agit de prendre ses précautions afin de ne pas détacher accidentellement des puces du PCB ! La meilleure technique consiste à chauffer le radiateur avec un sèche cheveux avant de faire délicatement levier et s’armer de patience.

Pour rappel, la conception des modules DDR5 sera aussi différente de la DDR4 avec la présence d’une puce PMIC (circuit intégré de gestion de l’alimentation) embarquée. L’idée est de permettre une meilleure gestion de l’alimentation et donc de la stabilité du système.

Notre kit bénéficie donc des puces Hynix A-die qui sont au nombre de 8. Nous sommes sur un kit dit « SR » pour single rank, c’est-à-dire que toutes les puces se trouvent sur une seule face. A contrario, on peut retrouver des kits « DR » pour dual rank avec des puces sur les deux faces du PCB. Les puces Hynix portent la référence « H5CG48AGBD 230A » et sont des versions de 2 Go.

[nextpage title= »L’importance du profil XMP : « ]

Paramétrage au sein du BIOS :

On ne le dira jamais assez, mais les paramètres de votre kit mémoire ne se règlent pas automatiquement après l’avoir installé. Si c’est le cas pour votre processeur, il n’en est rien pour votre kit mémoire et un passage par le BIOS sera obligatoire ! Vous pourrez ainsi le configurer manuellement, en choisissant la bonne fréquence, les timings ainsi que la tension correspondant à votre kit. Pour plus de facilité, nous vous conseillons d’activer le mode XMP (Intel) ou DOCP (AMD) dans « AI Overclock Tuner » afin de le paramétrer automatiquement.

Sans cela, vos performances seront impactées dans tous les domaines et vous vous retrouverez avec un kit ne dépassant pas la fréquence de 4800 MHz en CL40. Nous allons donc activer notre profil XMP directement dans le BIOS.

Les BIOS Asus, que ce soit sur l’APEX ou sur les modèles Crosshair, bénéficient de profils mémoires. Ils sont de bonnes bases pour overclocker votre kit mémoire. Nous les utiliserons dans un premier temps lors de nos tests en overclocking. Notre kit est à présent paramétré au sein du BIOS et fonctionnera avec les caractéristiques du fabricant.

Comme vous l’avez vu sur les captures ci-dessus, une fois le profil XMP activé, les paramètres sont automatiquement détectés. La fréquence monte à 6800 MT/s, les timings sont activés et la tension passe à 1,40 volt.

[nextpage title= »Test sur la configuration Intel : « ]

Bien entendu, ce kit ne sera testé que sur une plateforme Intel puisque actuellement, AMD ne dispose pas encore de cartes mères prenant en charge la DDR5.

  • Carte mère : ROG Maximus Z690 APEX edition 2022 et Z790 APEX pour l’OC
  • Processeur : Intel i9-12900K Alder Lake et i9-13900K Rocket Lake pour l’OC
  • Mémoire : 32 GB GSKill Trident Z5 RGB 6800 MT/s CL34
  • Carte graphique : MSI GT 710
  • Système de refroidissement : Optimus Foundation + radiateur EK de 480 mm
  • SSD : Western Digital SN850 NVMe SSD M.2
  • Alimentation : be quiet! Dark Power PRO 12 1500w
  • Système d’exploitation : Windows 10 64 bits

 

Aida 64 :

Logiciel AIDA64Il s’agit d’un logiciel capable de vous fournir de nombreuses informations à propos de votre configuration mais qui à surtout la particularité de disposer d’un benchmark mémoire. Celui-ci va calculer la vitesse de lecture, d’écriture, de copie ainsi que la latence de votre kit mémoire. Il est très souvent utilisé notamment pour comparer des kits mémoires entre eux. C’est un excellent outil si vous voulez comparer les performances de votre kit mémoire avec ceux que nous avons déjà eu l’occasion de tester.

La version utilisée pour les tests est la 6.50.2812 bêta et nous avons repris les performances des kits précédemment testés.

Les performances de ce premier test nous semble parfaitement logique, avec une seconde place qui correspond bien aux fréquences de nos différents kits mémoire DDR5. Le débit est de 103640 MB/s. Pour rappel, notre meilleur score en DDR4 était de 61325 MB/s avec le Corsair Dominator Platinum à 4800 MT/s CL19. Il faudra donc, comme habituellement sur une plateforme Intel, privilégier la fréquence et les timings serrés.

En écriture, même constat avec un débit très élevé qui atteint 91319 MB/s. Le Corsair Dominator Platinum 4800 MT/s CL19 en DDR4 obtenait 67251 MB/s. Une fois de plus, nous notons une progression logique entre les différentes fréquences. Le résultat est assez proche de celui du kit Corsair 6600 MT/s CL32 car même si la fréquence du kit GSKill est plus élevée, on passe d’un CL32 à un CL34.

Les constatations sont identiques en copie avec de nouveau une seconde place pour notre sample du jour. Le Corsair Dominator Platinum 4800 MT/s CL19 en DDR4 obtenait lui en copie un débit de 57330 MB/s. Comme vous avez pu le constater, c’est en lecture et copie que la DDR5 prend une très large avance sur la DDR4.

Enfin, la latence. C’est d’ailleurs sur cette valeur que tous les yeux sont rivés car la DDR5 est un peu à la traine. Notre meilleur kit en DDR4 à ce petit jeu là était le G.SKill Trident Z Royal Elite 4000 MT/S CL14 qui obtenait 41,4 ns. Vous remarquerez que plus la fréquence de la DDR5 est haute et plus cet écart rétrécit. Notez qu’un kit DDR4 en 3200 MT/S CL16 a une latence de 50,3 ns. Ici, nous obtenons 60,1 ns pour notre GSKill Trident Z5 RGB 6800 MT/s CL34.

 

Geekbench 3.4.4 :

Logiciel Geekbench 3.4.2Il s’agit d’un benchmark disponible en plusieurs révisions, la version 5 venant d’ailleurs de débarquer depuis quelques semaines. Il permet d’obtenir deux scores : l’un en single et l’autre en multi. En utilisant ce benchmark, nous allons nous focaliser sur les performances obtenues sur le score dit « Memory Multi-Core » qui permet de différencier les performances mémoires.

La version utilisée pour les tests est la 3.4.4.

Pour le benchmark Geekbench 3, malgré qu’en single core la fréquence de notre i9-12900K soit de 5.2 GHz, on relève une différence de score entre les différents kits mémoires. Notre kit du jour s’empare de la troisième place malgré sa fréquence de 6800 MT/s. La raison est due aux timings moins serrés que sur le kit Corsair. Pour info, en DDR4, notre meilleur kit était le G.SKill Trident Z Royal 4400 MT/S CL16 avec 5617 points.

En multi core, l’écart entre nos kits est moins important. Toujours à titre d’information, en DDR4, notre meilleur score était de 48800. Il faut bien entendu tenir compte de la DDR5 mais aussi des performances apportées par le CPU Alder Lake.

Dès que l’on isole le score memory, de vraies différences sont visibles entre les kits. Notre kit du jour obtient un score de 11286 points ! Ce score nous permet de bien voir que ce que l’on gagne avec une fréquence plus élevée se perd d’un autre côté avec des timings primaires plus relâchés. En DDR4, notre meilleur kit obtenait seulement un score de 7748 points. On remarquera une fois de plus l’énorme avantage apporté par la DDR5 combinée au processeur Alder Lake.

 

Geekbench 5.2.5 :

Capture Geekbench 5.2.5Nous avons décidé d’ajouter ce benchmark supplémentaire mais pourquoi ? Le benchmark CPU fait appel à de nouveaux tests qui simulent plus fidèlement les tâches auxquelles sont confrontées les processeurs face aux applications récentes. Geekbench 5 augmente également la mémoire utilisée lors du benchmark pour mieux rendre compte de l’impact de ce paramètre dans les résultats du CPU. Actuellement, nous conserverons les deux puisque la version 3 est encore largement utilisée.

Alors que dans Geekbench 3, nous avions une différence en single core, ici dans la version 5, les performances sont assez identiques et c’est notre kit du jour qui prend la seconde place avec un total de 2029 points.

Enfin, dernier score de notre série de benchmark avec un total de 19511 points pour notre kit GSKill Trident Z5 RGB 6800 MT/S CL34. Toujours pour vous donner un score de référence en DDR4, notre meilleur score était de 11179 points.

Bref, vous l’aurez compris dans cette série de tests, notre sample du jour se montre performant mais malgré sa fréquence de 6800 MT/s, les timings primaires plus relâchés ne lui assurent pas toujours la seconde place dans nos classements.

[nextpage title= »Overclocking sur notre Z790 APEX : « ]

Le choix de votre kit DDR5 en fonction des puces mémoires :

Comme c’était déjà le cas pour la DDR4, si vous souhaitez clocker votre mémoire, certaines marques bénéficieront d’un meilleur potentiel. Actuellement, les kits annoncés par les différentes marques bénéficient soit de puces Micron soit de puces Hynix soit de puces Samsung. Ce sont ces deux dernières marques qui seront les plus intéressantes. Notre kit Teamgroup Delta RGB 7200 MT/S est équipé de puces Hynix comme vous avez pu le constater. Mais attention, il existe des puces Hynix M-die, les premières qui ont débarqué mais surtout aujourd’hui des puces Hynix A-die qui permettent de monter plus facilement en fréquence.

Petite remarque qui a son importante, notre ROG Z690 APEX est une « nouvelle version » de 2022 qui gomme les soucis rencontrés pour l’overclocking mémoire au-dessus de 6600/6800 MHz.

 

Les tensions « clés » de la DDR5 :

Pour l’overclocking de la mémoire, il y a 5 tensions clés. Il s’agit des tensions qui auront un impact sur l’overclocking et donc sur la montée en fréquence ou le serrage des timings. Il s’agit du CPU System Agent Voltage (SA), du DRAM VVD Voltage, du DRAM VVDQ Voltage, du Memory Controller Voltage ainsi que du IVR Transmitter VVDQ Voltage. Voici où ces tensions se trouvent dans le BIOS de notre ROG Maximus Z690 APEX.

Attention, en fonction du type de puces mémoires (Micron, Hynix et Samsung), l’équilibre entre ces différentes tensions est différent. Pas de panique, nous y reviendrons en détail dans notre guide sur l’overclocking d’Alder Lake et de la DDR5. Si votre module PMIC n’est pas verrouillé, en activant « High DRAM Voltage Mode », vous aurez accès aux tensions allant jusqu’à 2 volt. C’est parti pour l’overclocking de cette DDR5 de chez GSKill.

 

Étape 1 : on change de processeur et de carte mère

Pourquoi ? Tout simplement parce que l’IMC (Integrated Memory Controller) de mon 13900K est bien meilleur que celui de mon 12900K. Intégré à présent au processeur, l’IMC permet une gestion de la RAM plus directe et plus rapide que lorsque les contrôleurs de mémoire étaient sur la carte mère. Comme pour l’overclocking, il existe une « loterie » et certains processeurs bénéficient d’un meilleur IMC qui leur permet de supporter des fréquences de mémoires plus hautes. Puisqu’en overclocking nous allons notamment augmenter la fréquence, surtout avec les puces A-die, autant prendre le meilleur CPU à ce petit jeu là.

Nous allons aussi refaire un test de performances avec le profil XMP et notre i9-13900K afin d’avoir une base de comparaison pour nos résultats en overclocking. Vous verrez aussi que nous désactiverons à un moment les E-core afin d’être stable dans des fréquences plus hautes.

 

Étape 2 : profil APEX à 7600 MT/s CL36

La carte mère ROG Maximus Z790 APEX dispose d’un profil à 7600 MT/s que nous utiliserons aussi pour tester les prochains kits. Pour ce faire, direction le BIOS dans la section « Extreme Tweaker » et choisissez « Memory Presets ». Là, vous retrouvez tout une série de profil mémoire et notamment le fameux Hynix 7600 MHz.

C’est donc lui que nous allons activer pour notre test. Attention, si les timings et les tensions sont modifiées automatiquement, il n’en est rien de la fréquence mémoire. Donc vous ne devrez pas oublier d’opter pour 7600 MHz.

Nous avons réalisé nos tests avec ce profil et celui-ci s’est montré parfaitement stable. Nous vous parlerons des performances un peu plus bas lorsque nous ferons la synthèse des performances de ce kit GSKill Trident Z5 RGB 6800 MT/s CL34.

 

Étape 2 : 8000, 8200 et même 8400 MT/s ?

Nous avons mis en place une série de profils qui vont nous permettre de tester les kits disposant de puces Hynix A-die. Nous verrons ainsi si ils sont capables de tenir ces fréquences. Nous avons trois profils à tester à 8000, 8200 et 8400+. Bien entendu, les tensions et les timings seront différents pour chacun de ces profils.

Le profil à 8000 passe sans aucun souci comme d’ailleurs celui à 8200 MT/s. Si le profil à 8400 MT/s arrive dans l’OS, il ne s’est pas montré suffisamment stable et ne nous a pas par exemple permis de terminer un AIDA64 memory ou un Geekbench 3.

 

Ci-dessous, la capture dans Windows 10 de la fréquence de 8400 MT/s. Il serait surement possible de trouver une certaine stabilité pour des benchmarks en relâchant quelques timings. L’augmentation de la tension n’améliore rien car alors impossible de parvenir dans l’OS.

Voici un tableau qui reprend les différents scores que nous avons obtenus à ces différentes fréquences sous AIDA64 et Geekbench 3.4.4 en comparants aux fréquences stocks.

Le potentiel d’overclocking de ce kit est excellent puisque l’on peut facilement atteindre les 8200 MT/s en benchs alors que la fréquence de base est de, rappelons-le, 6800 MT/s.

[nextpage title= »Le mot de la fin : « ]

GSKill propose avec ce kit Hynix A-die un excellent kit DDR5 même si l’augmentation de fréquence s’est répercutée sur le prix. Ce kit GSKill Trident Z5 RGB est actuellement vendu au prix de 489,95 euros chez LDLC. Mais face à la concurrence des autres kits Hynix A-die, c’est un excellent prix. Cela est dû au fait qu’il ne soit cadencé « qu’à 6800 MT/s ». L’intérêt de ce kit est surtout son potentiel d’overclocking qui lui permet alors de devenir ultra-intéressant puisque si l’imc de votre processeur le permet, à vous les 7600/7800 MT/s stable en H24.

Nous serions d’ailleurs curieux de tester une version 7600 MT/s afin de voir si le potentiel d’overclocking de ces versions est supérieur à celui de notre 6800 MT/s. Une chose est sûre, afin de pouvoir tenir un XMP de 7600 MT/s, les puces mémoires Hynix A-die ont encore été plus triées. Maintenant, n’oubliez pas que l’IMC de votre processeur est aussi à prendre en compte et que c’est peut-être lui qui n’acceptera pas de booter avec un profil d’origine trop élevé. Nous espérons d’ailleurs pouvoir vous en parler plus en détails dans les semaines à venir.

Ce kit GSKill Trident Z5 RGB est donc un excellent choix si vous désirez acquérir de la Hynix A-die et avec une fréquence de 6800 MT/s, il s’agit surement du kit le plus abordable actuellement.

 

GSKill Trident Z5 RGB 6800 MT/s CL34 :

On a aimé :

  • Le look des dissipateurs avec un RGB esthétiquement très réussi même si nous préférons les noirs
  • La qualité de finition des modules mémoires
  • Le kit DDR5 le plus performant que nous ayons eu entre les mains !
  • L’excellent potentiel d’overclocking des puces Hynix A-die et du BIOS de notre APEX
  • Une tension de 1,40 volt ce qui reste très correcte
  • La garantie à vie

On aurait aimé :

  • Une disponibilité plus importante, difficile de les trouver en stock

médaille award OMF or goldGSKill propose avec ce Trident Z5 RGB à 6800 MT/s CL34, un kit très intéressant et disposant des nouvelles puces mémoires Hynix A-die. Les performances sont bien au rendez-vous et le potentiel d’overclocking est très bon. Si vous désirez encore de meilleures performances sans passer pas la case overclocking, vous pourrez alors vous tourner vers une version 7200 ou 7600 MT/s selon votre budget.
Un merci tout particulier à GSKill pour avoir mis ce kit à notre disposition et on attend la version 7600 MT/s.

Legend 960 : nouvelle série de SSD PCIe 4.0 chez ADATA

ADATA lance une nouvelle série de SSD baptisée Legend 960. Cette série comporte un total de trois modèles dont les capacités maximales atteignent les 4 To de stockage. De nouveau, nous avons affaire à une série exploitant l’interface PCIe 4.0 !

Legend 960 : quatre nouveaux SSD en PCIe 4.0 ! 

ADATA Legend 960Avec ces nouveaux SSD, la marque Adata nous propose donc trois nouveaux modèles en 1 To, 2 To et enfin, 4 To. En interne, nous ne connaissons pas le type de mémoire utilisé, néanmoins, nous savons que la marque exploite un contrôleur SMI SM2264. Idem, on sait que des caches SLC et DRAM sont de la partie.

Côté performances, ADATA communique sur des débits séquentiels pouvant atteindre les 7,4 Go/s en lecture sur PC. Sur console, notamment PS5, la lecture séquentielle est plus limitée : 6,4 Go/s. En revanche, pour ce qui est de l’écriture, la marque annonce du 6,8 Go/s ! Enfin, les performances aléatoires sont de 750k IOPS en lecture contre 630k IOPS en écriture.

Ne restera donc plus qu’à connaître les prix de vente de tous les modèles. Pour le moment, nous pouvons déjà retrouver la version de 1 To à 137,49 € sur Amazon France notamment.


Par ici la fiche technique d’Adata !


Alpine 17 LP : un ventirad Arctic de 42,9 mm en LGA-1700 !

Arctic lance un nouveau ventirad type aircooling sur le marché avec l’Alpine 17 LP. Il est question d’un nouveau dissipateur ultra compact destiné uniquement au socket LGA-1700 d’Intel. Clairement, la marque vise les configurations mini-ITX compactes !

Alpine 17 LP : seulement 42,9 mm de hauteur ! 

Arctic Alpine 17 LPAvec ce dissipateur, la marque suisse nous propose une référence plutôt basique de par sa conception. Effectivement, on retrouve un dissipateur à la radbox avec un simple bloc d’aluminium usiné. Ici, oubliez le cuivre, il n’y en a pas. Néanmoins, cela permet à la marque de propose un dissipateur ultra compact mesurant 95 mm de côté pour une hauteur de seulement 42,9 mm. Clairement, ça devrait passer dans tous les boîtiers !

Pour le flux d’air, nous avons le droit à un ventilateur de 92 mm fonctionnant de 300 RPM à 3000 RPM. Malheureusement, les chiffres concernant le flux d’air ou la pression statique ne sont pas communiqués par Arctic.

Enfin, pour ce qui est de la compatibilité des sockets, nous avons affaire à une référence uniquement compatible LGA-1700. Le montage ne devrait pas être trop problématique puisque nous avons un système de push-pin.

Nous terminons avec le prix de vente, forcément très doux. En effet, ce modèle s’affiche à 15,99 € sur le site de la marque.


Par ici la fiche technique d’Arctic ! 


BX-10B-OP : un nouveau boîtier µATX compact pour Chieftec !

Chieftec annonce son nouveau boîtier BX-10B-OP, un nouveau modèle accueillant des cartes mères µATX. De plus, il joue la carte de la compacité au vu de son agencement interne. Une alternative au Jonsbo D30 ?

BX-10B-OP : un boîtier compact pour Chieftec ! 

Chieftec BX-10B-OPAvec son nouveau boîtier, la marque annonce un modèle au design plutôt sobre et épuré. Le boîtier affiche une façade comportant quelques lignes verticales et c’est à peu près tout.

Concernant les dimensions, nous retrouvons quelque chose de compact avec 204 (L) x 415 (P) x 325 (H) mm. Le poids est de 4,78 kg, plutôt léger donc, bien pratique pour le montage ou d’éventuels déplacements.

En interne, nous pourrons installer une carte mère mini-ITX ou µATX. Pour le reste des composants, nous avons 165 mm de libres pour un ventirad CPU. La carte graphique pourra mesurer jusqu’à 380 mm, mais attention à la profondeur du bloc d’alimentation. Si cette dernière mesure plus de 180 mm, la CG ne pourra pas excéder les 300 mm. Effectivement, l’alim, à l’instar du Jonsbo D30, s’installe à l’avant et à la verticale.

La partie stockage pourra comporter jusqu’à quatre unités de stockage au format 2,5″. Sinon, il sera possible d’installer un disque dur 3,5″ et trois SSD 2,5″.

Chieftec BX-10B-OP

La ventilation reste assez limitée avec deux emplacements en 120/140 mm dans le haut. Dans le bas, on pourra monter jusqu’à trois ventilateurs en 120 mm ou deux en 140 mm… À condition d’avoir une carte mère mini-ITX. Enfin, à l’arrière, nous avons un emplacement en 120 mm déjà occupé par un ventilateur. Forcément, pour le watercooling, la compatibilité avec les radiateurs est limitée : 240 mm max dans le haut ou 120 mm à l’arrière.

Pour l’heure, pas de prix de connu, dommage. Néanmoins, nous pensons qu’il pourrait être une bonne alternative au boîtier de Jonsbo encore une fois.


Par ici la fiche technique de Chieftec !


SI-100 White aRGB : un ventirad top flow lumineux chez Thermlright

Thermalright annonce un nouveau dissipateur de type top flow, le SI-100 White aRGB. Malgré sa conception, il s’avère plutôt épais avec ses 99,8 mm de hauteur avec son ventilateur.

SI-100 White aRGB : un top flow plutôt imposant ! 

Thermalright SI-100 White aRGBAvec son nouveau produit, la marque annonce un dissipateur mesurant 120 (L) x 108 (P) x 99,8 (H) mm avec le ventilateur. Au niveau du poids, nous sommes à 490g sur la balance.

Comme on peut le voir, ce ventirad arbore une conception top flow, cela signifie que le ventilateur est monté en parallèle de la carte mère. Le flux d’air viendra donc du dessus, d’où son nom. D’ailleurs, en parlant de flux d’air, ce dernier sera apporté par un ventilateur TL-E12W-S en 120 mm. Ce dernier fonctionnera jusqu’à 2000 RPM générant un flux d’air de 72,37 CFM et une pression statique de 2,87 mmH2O.

Thermalright SI-100 White aRGB

Le radiateur en lui-même dispose d’une base en cuivre C1100 nickelée d’où partent un total de six caloducs de 6 mm de diamètre. Cet ensemble se veut compatible avec les sockets LGA-115X/1200/1700/2000 et AMD AM4/5.

Comme d’habitude avec Thermalright, il faudra faire preuve de patience avant de connaître prix de vente. Néanmoins, la solution peut-être pertinente dans un boîtier compact type ITX !


Par ici la fiche technique de Thermalright ! 


Project CARS c’est fini

Après une série d’acquisition digne des meilleures parties de Monopoly, Electronic Arts s’est retrouvé propriétaire de Slightly Mad Studios qui a fait l’enchantement de pas mal de fans de simulation avec 3 opus de Project Cars. Mais pour EA, ce titre ne rentre pas dans la stratégie globale de l’entreprise et ils ont décidé tout simplement d’y mettre fin. Il semble que les têtes pensantes du groupe ont conclu qu’il était peu probable que le titre devienne un jeu à succès ou qu’il s’intègre au reste du portefeuille de courses de l’éditeur.

Project Cars 3
Project Cars 3 : la version décriée

Aujourd’hui, nous avons annoncé en interne une mise à jour de notre portefeuille de jeux de course. Suite à une évaluation du prochain titre Project CARS et de son potentiel de croissance à long terme, nous avons pris la décision d’arrêter le développement et l’investissement dans la franchise ( Déclaration officielle d’EA à GamesIndustry.biz )

La série de titres Project CARS a été lancée en 2015 avec sa première édition. Une suite est sortie en 2017. Le troisième opus est arrivé en 2020 mais, contrairement à ses prédécesseurs, cette version été plutôt mal accueillie. Un échec ouvrant la voie notamment à un titre comme Assetto Corsa. Tirant plus profit de la puissance des nouvelles machines, le jeu a gagné rapidement en popularité.

Project Cars

 

LG dévoile le premier écran extensible au monde.

On pourrait dire que le progrès ne s’arrête jamais mais autant certaines innovations nous permettent de nous projeter immédiatement vers de futurs usages, autant certaines laissent perplexes. Ainsi LG Display vient de présenter ce qu’il appelle le premier écran extensible haute résolution de 12 pouces au monde. Manifestation concrète de cette innovation : l’écran dispose d’une flexibilité semblable à un élastique ce qui lui permet d’être étiré jusqu’à 14 pouces.

LG écran extensible
LG présente son écran extensible : pour quel domaine d’application ?

De la R&D et de l’innovation pour contrer le Made In China

Pour LG, l’innovation n’est pas que dans la capacité de cette dalle à être étirée. Sa conception fine et légère offre une polyvalence « de niveau supérieur » pour une pléthore de scénarios quotidiens. Par exemple, un panneau pourrait facilement être fixé à des surfaces courbes comme des meubles, les vêtements, les avions et les automobiles…Ou encore la peau comme un bijou ou tout simplement une montre. Samsung travaillerait  également sur une technologie d’affichage extensible afin de pouvoir s’adapter à plusieurs types de formes et de supports. Mais que l’on parle de LG ou de Samsung, on assiste depuis quelques temps à une multiplication des initiatives et efforts en matière de Recherche et Développement. La raison principale est que le gouvernement coréen souhaite éviter que ses champions nationaux perdent la main face à la concurrence chinoise de plus en plus présente sur le domaine de l’affichage. Le ministère sud-coréen du commerce, de l’industrie et de l’énergie (MOTIE) a lancé depuis 2020 un grand plan pour encourager le secteur dans ce sens.

[irp posts= »158438″ ]

Souvenez vous des dernières innovations de LG avec notamment l’écran « déformable » présenté par Corsair :

@overclocking.comCorsair Xeneon Flex : comment plier son écran !♬ son original – overclocking.com

 

Test : Arctic MX-6 Thermal paste

[nextpage title= »Introduction : »]Aujourd’hui, nous passons en revu la dernière pâte thermique de chez Arctic, la Arctic MX-6. Il s’agit de la remplaçante de la MX-5 qui a eu une fin prématurée. La Arctic MX-6 se présente comme étant une pâte thermique premium haute performance. Voyons si elle parvient à faire aussi bien que les meilleures pâtes thermique du marché.

Cette nouvelle pâte thermique est disponible en France en direct chez Arctic aux prix suivant :

  • 11,99 € pour 2g
  • 13,99 € pour 4g ou 14,99 € avec 6 lingettes de nettoyage
  • 17,99 € pour 8g

Arctic MX-6

Merci à Arctic de nous avoir fourni cette pâte thermique pour ce test.

[nextpage title= »La Arctic MX-6 : »]

La Arctic MX-6 est vendue dans un emballage entièrement en carton, aux couleurs de la marque. Le carton regroupe les différentes informations techniques de la pâte thermique mais aussi des photos du produit. On retrouvera aussi un QR code sur le coté masqué par un adhésif qui permet de confirmer l’authenticité du produit.

À l’intérieur, nous avons le tube de pâte thermique. Pour cette version 8g, nous n’avons pas de bundle. Il faudra prendre la version 4g avec lingettes pour avoir un bundle plus conséquent.

Pour la seringue, nous avons une ouverture sur le coté nous permettant de voir le niveau de pâte restant dans le tube.

Concernant les spécifications de cette pâte, nous sommes sur une densité de 2,6g/ml et une viscosité de 45000 Poise. Voici ci-dessous les tableaux des différentes pâtes thermiques testées sur notre configuration. La MX-6 est donc plus de deux fois plus chère que la MX-4 à volume égale.

KFA² TG-001 & TG-002 Tableau

Arctic MX-6 prix / volume

[nextpage title= »La configuration de tests : »]

Voici la configuration qui sera utilisée pour le test :

  • Carte mère : EVGA Z690 DARK KINGPIN (BIOS 1.15)
  • Processeur : INTEL CORE I9 12900KS
  • Mémoire : 2x16gb SK Hynix A die
  • Carte graphique : NVIDIA RTX 3080 Founder Edition
  • Système de refroidissement : Watercool Heatkiller IV basic + MO-RA3 420
  • SSD : Western Digital SN850 500gb
  • Alimentation : Be Quiet ! Dark Power Pro 12 1200W
  • Système d’exploitation : Windows 11 64 bits (version 21H2)
  • Écran : DELL S2421NX

[nextpage title= »Résultats : »]

Notre protocole de test de pâte thermique est tout jeune, celui-ci s’oriente autour d’une plateforme Intel Alderlake avec un I9-12900KS et une EVGA Z690 DARK KINGPIN. Les tests sont réalisés dans les mêmes conditions avec un waterblock Heatkiller IV à pression constante.

Protocole :

Le I9 12900KS est paramétré pour obtenir 250W de charge sur cinebench R20. Les Pcore sont à 5200MHz, les Ecore à 4000MHz et le cache à 4400MHz pour une tension de 1,335V bios LLC +25%.

Les applications de pâtes thermiques se font en croix sur le CPU, il s’agit de la méthode fonctionnant le mieux avec toutes les pâtes thermiques du marché. Le waterblock est monté et serré jusqu’à la butée des vis pour laisser les ressorts appliquer la bonne pression.

Arctic MX-6 application

Ensuite, un stress test de cinebench R23 est lancé pour mettre la pâte thermique en température avec 10min de charge lourde. Pour finir, trois cinebench R20 sont lancés à la suite. Tout en prenant bien compte d’avoir la même température d’eau entre chaque début de benchmark.

Chaque pâte thermique est appliquée trois fois avec trois cinebench R20 par application. La valeur de delta T° minimal entre l’eau et le CPU est relevée parmi ces neuf mesures.

Résultats :

Comme on peut le voir, cette MX-6 arrive donc à faire jeu égale avec la XTM70 de chez Corsair ou bien la NT-H2 de chez Noctua. Elle se place donc dans une bonne fourchette de performance/prix. Nous la testerons également sur la RTX 3080 FE qui est maintenant équipée d’un waterblock. Nous attendons encore de recevoir le reste du matériel pour finaliser la mise à jour de la boucle de refroidissement.

Les mesures ont été réalisées avec une eau à 27-28 °C et un débit de 220L/h. Voici le détail des meilleures mesures sur neuf relevés par pâte thermique.

Arctic MX-6 Cinebench R20

Arctic MX-6 Cinebench R23

[nextpage title= »Conclusion : »]

Nous arrivons à la fin de ce test. Arctic nous propose avec cette MX-6 une excellente alternative aux meilleures pâte thermique du marché. Son prix est certes plus élevé que ce que à quoi Arctic nous avait habitué, mais le produit est très performant et reste très compétitif. Pour nous, c’est un excellent choix qui viendra remplacer aisément les meilleures pâtes thermiques du marché.

Arctic MX-6

Pour rappel, cette pâte thermique est disponible à la commande en France en direct chez Artic à des prix compris entre 11,99 € à 17,99 € pour 2g à 8g. Mais on le trouve également sur la boutique Amazon de la marque au prix de 7,59 € pour la version 4g.

Arctic MX-6

On a aimé :

  • L’emballage et bundle minimaliste sans surplus
  • Les performances sur CPU
  • L’excellente tenue en charge longue (idéal sur GPU ?)

On aurait aimé :

  • Une pâte qui colle moins (attention avec les CPU AM4)

médaille award OMF or goldArctic nous régale à nouveau après la très bonne MX-5 disparue prématurément. Cette MX-6 se classe parmi ce qu’il se fait de mieux sur le marché. Et, même si le tarif augmente, nous restons tout de même inférieur à la concurrence avec un meilleur rapport performance prix. C’est ici un presque sans faute car tout comme la MX-5, la MX-6 à tendance à bien coller le refroidissement au CPU.

Intel NUC 13 Extreme : est-ce encore un mini PC ?

Intel vient d’officialiser son nouveau NUC 13 Extreme (nom de code Raptor Canyon) au cours d’un évènement que pour pouvez suivre en live sur notre serveur discord. Le concept NUC fête ses 10 ans et pour en revenir au NUC Extreme, au fil des ans ce dernier a pris de l’embonpoint. Au point que ce NUC 13 Extreme qui intègre un CPU Raptor Lake débloqué et de l’espace pour de nouvelles cartes graphiques ( jusqu’à trois slots ) ressemble de plus en plus à un PC.

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NUC

 Cette année marque le 10e anniversaire de notre impressionnante gamme de produits Intel NUC, et l’Intel NUC 13 Extreme (nom de code Raptor Canyon) est une excellente représentation du chemin parcouru. Notre tout premier NUC a démontré une percée dans la miniaturisation d’un petit PC de bureau en un facteur de forme PC ultra-petit. Bien que beaucoup plus grand que notre plus petit mini-PC, notre dernier Intel NUC 13 Extreme établit une nouvelle barre pour la façon d’emballer des performances de jeu stellaires dans un facteur de forme qui est 70 % plus petit qu’une tour de jeu 50L typique. En plus des performances épiques que vous attendez d’un produit Intel NUC, nous offrons également une qualité de produit et une densité de fonctionnalités exceptionnelles dans une conception entièrement modulaire et personnalisable.

–Brian McCarson, vice-président d’Intel et directeur général du groupe Intel NUC 

 

 

Vous n’allez pas aimer les prix des RTX 4080

Nous sommes à quelques jours de la sortie officielle de la RTX 4080 16Go. Le prix de cette carte est déjà connu tout du moins en ce qui concerne la version Founders Edition : 1469 € en Europe et 1199 $ aux USA. Une note salée quand on considère que la RTX 4090 avait déjà explosé les plafonds. C’est maintenant au tour des versions customs de dévoiler leurs prix et autant dire que la note ne va pas s’alléger. Effectivement, on sait maintenant qu’une version custom pourra se facturer jusqu’à 2130 euros en Europe (taxes comprises) et jusqu’à 1630 $ aux USA. Des prix dépassant ainsi le tarif de la RTX 4090 FE…

prix RTX 4080
des prix relevés en Espagne avec une TVA de 21%

En Amérique du Nord, la note est elle aussi salée sur les références customs.

prix RTX 4080

Pour revenir à l’Europe, les prix des modèles customs (et on parle souvent du niveau RGB du custom) piquent vraiment. En voici pour preuve quelques exemples : La  GIGABYTE RTX 4080 EAGLE OC, une référence honnête mais qui ne déchaine pas vraiment l’enthousiasme avec son design et ses caractéristiques, s’affiche à 1839 euros. Si on demande un poil de plus de raffinement, nous nous retrouvons chez ASUS avec son modèle TUF Gaming proposé à la modique somme de 1969 euros. Si vous aimez briller, passons alors à la 4080 ROG Strix OC qui s’affiche à 2129 euros !

PRIX des RTX 4080 : Soit les marques ont perdu la raison, soit Nvidia veut les tuer

Voilà donc une situation qui amène plusieurs réflexions. Lors de nos différents échanges avec des ingénieurs en charge de la conception des cartes pour plusieurs grandes marques, tous nous ont avoué qu’il était de plus en plus difficile de se différencier. Nvidia (mais AMD suit aussi la même logique) impose le suivi d’un cahier des charges rendant impossible de développer une carte explosant tout techniquement. Si on combine cela au délai que laisse les verts entre l’arrivée des puces et le lancement des cartes : au final toutes les cartes se ressemblent techniquement. Le seul espace de liberté se retrouvant donc sur le design ( et la quantité de LED RGB ). C’est déjà un constat qu’avait avancé EVGA au moment de sa rupture avec Nvidia. Dans ces conditions, comment expliquer une différence si importante entre le modèle Founders Edition dont la conception est objectivement d’une grande qualité et les modèles Customs qui se limitent de plus en plus à de l’esthétique ?

Voici donc une hypothèse : Soit les marques abusent et continuent à marger de manière abusive…Soit Nvidia a pour objectif progressivement de s’affranchir de tous ses partenaires et de distribuer des produits finis en dégoutant les marques partenaires. Dans ce cas, d’autres suivront rapidement EVGA.