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Après avoir été dévoilé au CES 2024, les boîtiers Dark Base Pro 901 et Dark Base 701 blancs de be quiet! sont maintenant lancés. Si nous avons pu mettre la main sur les autres boîtiers de nouvelles générations de la marque (par ici et là les tests), il ne nous manquait que ce modèle 701. Aujourd’hui, nous profitons du lancement de ce nouveau coloris pour vous le proposer en test !
L’extérieur du Dark Base 701 White :
Avant d’aller plus loin, petit mot concernant les dimensions du boîtier. Ce dernier, malgré son format moyen tour, reste tout de même imposant. Effectivement, il affiche des dimensions de 249 (L) x 565 (P) x 523 (H) mm. Dans les grandes lignes, nous avons affaire à un boîtier partageant des dimensions similaires à celle du Shadow Base 800 DX que nous avons testé l’an passé. Sur la balance, il affiche 1 kg de plus que le Shadow Base soit 12,8 kg.
Au niveau du design, encore une fois, nous avons affaire à un boîtier be quiet! pur jus. Nous retrouvons de nouveau la façade caractéristique des boîtiers de la marque. Cependant, contrairement aux anciennes productions, be quiet! mise à fond sur le mesh. Il faut dire qu’avec la hausse des consommations des composants, avoir un boîtier qui respire est une bonne chose. Cependant, carton rouge pour la disparition de l’aluminium brossé. Ici, nous n’avons affaire qu’à du plastique imitant l’aluminium… Dommage, on perd ce côté premium de l’ancienne génération.
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En matière de prix, la version noire s’affiche déjà à plus de 200 €, 230 € même si on regarde du côté de GrosBill ou Cybertek. À ce prix, c’est dommage de perdre les petites touches d’aluminium qui renforce son côté haut de gamme.
Le panneau de contrôle :
Sur ce boîtier, il n’y a pas de changement quant à l’emplacement du panneau de configuration. Ce dernier se trouve toujours juste au-dessus de la façade. Cependant, face au Shadow Base, il est davantage complet et met en avant :
- Les prises casque et micro en Jack 3,5 mm
- Un port USB-C 3.2 Gen2
- Deux USB-A 3.2
- Un bouton permettant de gérer la vitesse des ventilateurs
- Un bouton power
- Un troisième bouton pour gérer l’éclairage aRGB de la façade
Dans les faits, le panneau de contrôle se rapproche davantage d’un Dark Base Pro 901 que d’un Shadow Base 800. La seule différence fondamentale entre les deux réside dans l’absence de deux USB-A.
Le dessous :
Sous le boîtier, rien qui ne sort de l’ordinaire avec be quiet!. Ce modèle propose alors quatre pieds avec un revêtement caoutchouc anti-dérapant. Ces derniers auront tendance à bien adhérer, attention donc lors du montage, il faudra bien soulever le boîtier pour le tourner et le retourner… Surtout lors du câblage. Au vu de son poids de 12,8 kg, cela peut vite tirer sur le dos.
Sinon, un long filtre à poussière est présent dans le bas, de quoi couvrir à la fois l’emplacement de l’alimentation ainsi que le devant, présentant un emplacement pour ventilateur.
L’arrière :
L’arrière de ce Dark Base 701 White reste tout à fait classique. Tout en haut, nous y retrouvons une première grille alvéolée ajoutant un peu de respirabilité au boîtier.
Ensuite, nous avons l’emplacement I/O shield de la carte mère suivi d’un emplacement de ventilateur en 120/140 mm. Juste en dessous sont présents un total de dix slots d’extensions, dont 3 à la verticale.
Pour finir, tout en bas, nous avons l’emplacement de l’alimentation. D’ailleurs, on devine que son pourtour se dévisse afin d’insérer le bloc dans son logement.
Le dessus :
Le dessus du boîtier met donc en avant une très longue grille mesh qui court sur toute la longueur du Dark Base 701 White. Encore une fois : respirabilité maximale pour ce boîtier qui mise très clairement sur le flux d’air. Là où l’ancien Dark Base 700 était orienté silence, nous avons affaire, ici, à un virage à 180° !
[nextpage title= »L’intérieur du Dark Base 701 White »]
L’intérieur du Dark Base 701 White :
Pour basculer à l’intérieur du Dark Base 701 White, il faudra de nouveau composer avec des vis à mains maintenant chaque panneau… Encore une fois, précisons que ce boîtier occupe un secteur tarifaire supérieur à 200 € et que des références moins onéreuses, comme le P120 Crystal, proposent un système d’ouverture sans outils avec des panneaux montés sur charnières.
Le châssis :
Malgré un format moyen tour, ce Dark Base 701 profite tout de même d’une compatibilité avec les cartes mères au format E-ATX (30,5 cm de largeur).
Comme on peut le voir, le plateau de carte mère est entouré par un certain nombre d’ouvertures. Ces dernières permettront de faire passer facilement les câbles depuis l’arrière du boîtier. Dès lors, nous retrouvons des ouvertures dans le bas, dans le haut ainsi que sur la droite du plateau. Cependant, aucun passe cloison caoutchouté n’est présent contrairement au CH560 Digital de DeepCool !
En revanche, ce modèle reprend une caractéristique similaire à celle du Dark Base Pro 901 : la possibilité d’inverser le plateau de la carte mère. Ce faisant, vous pourrez monter une configuration en reverse, le processeur vers le bas.
Les emplacements de stockage :
De série, le boîtier de be quiet! met en avant un total de trois emplacements 3,5″ complétés par deux emplacements 2,5″. Ces derniers sont présents notamment à l’arrière du plateau de la carte mère où il faudra insérer des silentblocs en silicone avant d’y monter les unités de stockage. Le montage se fait simplement en vissant des ergots sur les disques durs/SSD puis en les insérant dans les silentblocs.
L’emplacement de l’alimentation :
Au niveau de l’emplacement de l’alimentation, c’est tout simplement parfait, be quiet! pense à tous les dispositifs visant à limiter les vibrations émises par l’alimentation. Comme on peut le voir, le bloc repose sur quatre longs patins en caoutchoucs tandis que le pourtour arrière est également caoutchouté.
Maintenant, en ce qui concerne les contraintes de tailles, disons qu’il n’y en a pas vraiment. Effectivement, le Dark Base 701 White prend en charge des alimentations ATX d’une profondeur de 250 mm… Voire plus s’il n’y a pas de disque dur installé juste devant.
Les possibilités de refroidissement :
Par défaut, le boîtier arrive avec une ventilation plutôt complète puisque nous y retrouvons un total de trois ventilateurs. Ces derniers ne sont autres que des Silent Wings 4 de couleur blanche, le tout, en 140 mm. Ils sont installés à l’avant (aspiration), dans le haut et à l’arrière (extraction).
Si on le souhaite, on pourra compléter cette ventilation déjà présente puisque cette référence dispose de nombreux emplacements pour ventilateurs :
- Avant : 3x 120/140 mm
- Haut : 3x 120/140 mm
- Bas : 1x 120/140 mm
- Arrière : 1x 120/140 mm
Malheureusement, malgré le triple support pour des ventilateurs de 140 mm à l’avant et dans le haut, il n’y aura pas de compatibilité avec des radiateurs de watercooling en 420 mm. On se contentera de modèles en 360 mm dans le haut et à l’avant.
Enfin, si vous avez un dissipateur de type aircooling, vous disposerez de 185 mm de libre en hauteur. Vous pourrez donc y monter un Dark Rock Elite sans transpirer.
Le bundle :
Sans plus attendre, voici donc les éléments fournis en guise d’accessoires avec le boîtier :
- Une notice de montage et en couleur, s’il vous plaît !
- Une grille de ventilation s’installant sur le cache alimentation.
- Un braquet permettant le montage d’un panier pour disque dur 3,5″.
- Un sachet contenant la visserie ainsi que 9 bandes velcros pour le plaquage des câbles.
Une partie accessoires plutôt basique, loin de ce qui était proposé avec le Dark Base Pro 901. Cependant, nous retrouvons tout le nécessaire pour le montage, ainsi que des bandes velcros réutilisables contrairement aux colliers nylon.
Les petits détails :
Avec ce boîtier, nous avons affaire à une référence haut de gamme, cela se ressent dans ses fonctionnalités. En premier lieu, pour simplifier le câblage, le boîtier présente un système de goulotte servant à guider les câbles. De nombreuses encoches sont de la partie, et ce afin d’y insérer les bandes velcros fournies en bundle.
Ensuite, nous y retrouvons un hub. Il permettra de gérer jusqu’à huit ventilateurs de type PWM ainsi que deux appareils aRGB via deux prises à trois broches. Par défaut, la vitesse des ventilateurs et de l’éclairage sont gérés depuis le panneau de contrôle du boîtier, via deux boutons dédiés.
Le montage des ventilateurs/radiateurs de watercooling ne devrait pas opposer de difficulté particulière. Les emplacements en question se situent sur des platines de montage amovibles.
Pour finir, le filtre de l’alimentation est accessible depuis l’avant du boîtier, néanmoins, pour le retirer, il faudra démonter la face avant. Dommage de ne pas pouvoir y accéder sans avoir à retirer la façade du boîtier.
En résumé :
De ce que l’on peut voir, le boîtier de be quiet! propose pas mal de choses intéressantes ainsi que de bonnes capacités d’accueil pour nos composants. Malheureusement, d’autres choses ont peu de logique comme le fait de devoir démonter la face avant pour accéder au filtre à poussières du bas. Idem, au vu de son gabarit, nous aurions apprécié un support de radiateur de watercooling en 420 mm.
[nextpage title= »Montage »]
Montage
On passe maintenant à l’étape de montage de notre configuration à l’intérieur de ce Dark Base Pro 901 signé be quiet!. Voici donc les composants qui serviront pour le montage :
- Carte mère : NZXT N7 Z790
- CPU : Intel Core i5 14600KF
- Carte graphique : ASUS ROG Strix RTX 3050
- Ventirad : Noctua NH-U12A chromax.black
- Alimentation : NZXT C1000 Gold
L’alimentation :
Dans ce modèle, le montage de l’alimentation se fait en vissant le pourtour arrière sur le bloc d’alimentation. Une fois fait, on peut glisser l’alimentation dans le boîtier, par l’arrière. Il ne reste alors plus qu’à visser le pourtour au boîtier à l’aide de vis à main. On retiendra l’espace conséquent dans ce compartiment dédié à l’alimentation, lequel permettra d’ajouter des câbles facilement par la suite.
Installation de la carte mère :
On enchaîne rapidement avec le montage de la carte sur son plateau. Encore une fois, rien de bien difficile puisqu’il suffira de la déposer sur son emplacement. Attention cependant puisque l’entretoise centrale est un plot… Il faudra faire attention si vous avez une carte mère comme la nôtre, une NZXT N7 Z790, puisque la vis centrale n’est pas visible. Dans tous les cas, une fois en place, il ne reste plus qu’à visser la carte mère et le tour est joué.
Le câblage :
Le panneau de contrôle :
Pour le câblage, nous commençons toujours par le panneau de contrôle, ceci permettant au moins d’éliminer les petits câbles avant de continuer par les gros !
Ici, ça aura été rapide puisque, de base, les câbles sont déjà bien disposés. Au final, nous avons simplement fait sortir la connectique du panneau de contrôle au niveau du cache alimentation.
Il n’y a que l’USB-C et l’USB-A qui feront une boucle dans la goulotte principale avant de ressortir au niveau de la connectique de la carte mère. Dans tous les cas, nous n’avons pas bataillé plus que cela.
La carte mère, la carte graphique :
En enchaîne ensuite avec le câblage de la carte mère. Comme d’habitude, le but du jeu ici est de faire passer le câble EPS12V CPU par l’arrière du boîtier. Il longera alors le plateau de la carte mère avant de ressortir par l’une des ouvertures supérieures avant d’être branché sur son connecteur.
En ce qui concerne l’ATX 24 broches, lui, nous le faisons passer par la goulotte principale, il se superposera aux connecteurs USB. Même chose pour le PCIe 6+2 de la carte graphique.
Afin de plaquer au mieux les différents câbles, nous utilisons quelques bandes velcros, deux au niveau de la goulotte… Et c’est tout, comme quoi, il n’en faut pas plus quand le boîtier est bien pensé !
Installation du ventirad et de la carte graphique :
Avec ce modèle be quiet!, nous retrouvons un large accès backplate permettant de manipuler l’arrière de la carte mère aisément. Pour le montage de notre dissipateur Noctua, nous avons pu la déposer au dos de notre carte mère sans problème. Contrairement au NZXT H6 Flow, pas besoin de monter la carte mère avant l’alimentation ou de monter le ventirad sur la carte mère avant de la mettre dans le boîtier.
Quant à la carte graphique, rien de bien compliqué puisqu’il suffit de retirer les deux équerres PCIe qui empêchent son montage. On l’insère sur son slot puis on la visse au boîtier. Cependant, au vu de la gamme du boîtier, nous aurions apprécié un support GPU comme c’était le cas pour le Dark Base Pro 901… Ou, à minima comme ce que peut proposer DeepCool sur son CH560 !
Globalement :
Finalement, le montage d’une configuration dans ce boîtier ne pose pas de problème particulier, surtout la partie câblage. Effectivement, les diverses connectiques du boîtier trouvent facilement leur porte de sortie tandis que l’on aura pas besoin d’utiliser un grand nombre de bandes velcros pour plaquer les câbles. Cependant, au vu de la gamme du boîtier, nous trouvons dommage de ne pas retrouver de support GPU aussi rudimentaire soit-il !
[nextpage title= »Protocole »]
Nous avons mis à jour notre protocole de test afin de tester les qualités de nos boîtiers. Ainsi, nous évaluerons les prestations offertes par les différents modèles selon trois critères :
- Isolation
- Bruit de la ventilation d’origine
- Flux d’air
Ici, la configuration change, vous trouverez le détail un peu plus bas. Quant aux logiciels, le CPU tournera sur PowerMax tandis que la carte graphique fonctionnera sur Furmark, les deux simultanément. À noter que la ventilation du CPU est forcée sur 100% tandis que celle de la carte graphique tournera à 50%.
De plus, afin de limiter les variations de températures liées à une fréquence/consommation variant, nous écrêtons la courbe de la carte graphique à 1860 MHz, fréquence boost d’origine de la RTX 3050 Strix d’ASUS.
Une période de chauffe de 8 à 9 min est appliquée avant deux sessions de moyenne de 2 min. Les tests sont enchainés les uns après les autres, sans coupure, de sorte à observer la variation de la température des composants en fonction des régimes des ventilateurs du boîtier. Ensuite, un delta est appliqué : température des composants moins la température ambiante.
Pour ce qui est de l’ajout de la ventilation, nous choisissons d’intégrer deux ventilateurs Riing 14 rouges de Thermaltake. Le premier sera placé à l’avant en aspiration, le second dans le bas, également en aspiration, mais monté avec la grille canalisant le flux d’air vers la carte graphique.
Configuration :
- Carte mère : NZXT N7 Z790
- CPU : Intel Core i5 14600KF
- Carte graphique : ASUS ROG Strix RTX 3050
- Ventirad : Noctua NH-U12A chromax.black
- Alimentation : NZXT C1000 Gold
[nextpage title= »Tests »]
Tests
Flux d’air :
La ventilation supplémentaire prend la forme de deux ventilateurs Thermaltake Riing 140 placés à l’avant et dans le bas en aspiration.
Flux d’air CPU, ventilation d’origine puis complétée :
On commence tout d’abord avec la température de notre CPU. On garde la façade ainsi que la partie supérieure de notre boîtier de test. Voyons si le flux d’air est suffisant pour avoir une influence sur refroidissement du Core i5 14600KF.
Ce que l’on remarque, c’est que malgré des ventilateurs présents en moins grand nombre, le Dark base 701 White refroidit plus efficacement notre processeur que le CH560 Digital de DeepCool… D’une courte tête certes, mais le boîtier de DeepCool profitait d’une ventilation plus complète.
Dans le cas du boîtier de be quiet!, compléter la ventilation n’apporte pas de gros changements, loin de là.
Flux d’air CPU ventilation d’origine sans façade ni top :
Afin de s’assurer du facteur limitant dans l’histoire (et à quel point), nous retirons les caches supérieurs tandis que l’on monte la devanture en mesh en façade. Le but ici est de montrer les performances brutes de la ventilation intégrée.
En retirant la façade du boîtier, on s’aperçoit que les températures diminuent peu. Cela signifie simplement que les différents panneaux du boîtier restreignent que très peu le flux d’air. En même temps, avec une façade en mesh présentant d’aussi grosses perforations, heureusement nous direz-vous !
Flux d’air GPU, ventilation d’origine puis complétée :
On réitère l’opération, mais avec des mesures effectuées sur la carte graphique. Ici, nous testons avec ventilation d’origine puis ventilation complétée.
Au niveau des températures de la carte graphique, si elles sont loin d’être alarmantes, on retiendra que le boîtier DeepCool s’en sort mieux… Surtout à bas régime. Dans les faits, il y aurait moyen de tirer tout ceci vers le bas, simplement en positionnant les ventilateurs dans le bas de la face avant.
Toutefois, compléter la ventilation semble bénéfique, du moins, en ajoutant un ventilateur dans le bas du boîtier… Mais rien de transcendant non plus !
Flux d’air GPU ventilation d’origine sans façade ni top :
Nous refaisons le même test, mais en retirant la façade et le top du boîtier. Voyons comment cela influera sur les températures de la carte.
Encore une fois, les températures mesurées sur la carte graphique montrent que la façade ne bloque que très très peu le flux d’air. On retiendra un écart de températures de l’ordre de 1°C à bas régime contre 2°C à pleine vitesse.
Isolation :
Ici, nous mesurons simplement le bruit émit par notre config lorsque l’on fait tourner le refroidissement CPU et refroidissement GPU très vite.
Malgré les nombreuses ouvertures en mesh que comporte ce boîtier, l’isolation qu’il présente est plus que bonne. Comme on peut le voir, avec ses 37,5 dB, il est bien plus efficace que le CH560 Digital de DeepCool !
Bruit de la ventilation d’origine :
Cette fois-ci, nous mesurons le bruit émis par la ventilation d’origine du boîtier. Pour cela, la configuration tourne en idle (ventilation CPU et GPU au minimum) pendant que les relevés sont effectués successivement en 5V, 8V et 12V sur la ventilation du boîtier.
Concernant le bruit de la ventilation, les trois Silent Wings 4 de 140 mm se montrent complètement audibles à plein régime. En même temps, des ventilateurs de 14 cm tournant à 2000 tr/min, qui cela surprend-il ? Toutefois, dès que les ventilateurs tournent moins vites, les nuisances retombent immédiatement, on obtient alors plus que 32,5 dB. Enfin, une fois réglée à basse vitesse, la ventilation se fait tout bonnement oublier !
En résumé :
Grosso modo, le boîtier de be quiet! présente une bonne capacité d’isolation phonique et vous en aurez besoin, surtout si vous faites tourner la ventilation d’origine à fond. Par ailleurs, précisons que trois ventilateurs de 14 cm fonctionnant à 2000 tr/min, cela fait du bruit !
Sur le plan thermique, il s’en sort bien quand il s’agit de refroidir notre CPU, du moins, il ne fait pas pire que la concurrence. Cependant, pour la partie graphique, c’est un peu moins bien. En réajustant la position des ventilos d’origine il devrait y avoir moyen de tirer la température de notre carte graphique vers le bas… Sinon, il faudra compléter cette ventilation d’origine !
[nextpage title= »Conclusion »]
Nous arrivons maintenant à la fin de notre test du Dark Base 701 White de be quiet!. Alors, bon boîtier ou pas ? On vous dit tout !
Une construction en mesh tout à fait sérieuse !
Avec cette nouvelle référence, la marque be quiet! opère un virage à 180° puisque ce nouveau Dark Base 701 White ne mise plus sur le silence… Mais sur le flux d’air. Exit donc la jolie façade en aluminium de l’ancien boîtier, mais place aux panneaux en mesh. Clairement, si cela favorise le flux d’air, la qualité des matériaux est en retrait face à la génération précédente… Il n’y a plus d’aluminium brossé. Détails pour certains, pour nous c’est dommageable, surtout si l’on rajoute le prix dans l’équation !
De très nombreuses fonctionnalités :
Néanmoins, ne boudons pas notre plaisir pour autant puisque l’on reste face à un Dark Base. Le niveau de fonctionnalités reste donc conséquent, à commencer par la possibilité de passer le plateau de la carte mère en reverse ATX. Le montage de radiateur de watercooling aussi sera simplifié par la présence de platines amovibles ou encore une gestion de l’éclairage et de la vitesse des ventilateurs directement depuis la façade.
Cependant, de petites incohérences se sont glissées dans ce boîtier. On pense au filtre à poussières accessible depuis l’avant du boîtier (très bien), à condition de retirer la façade… Ou encore l’ouverture des panneaux latéraux assurée par des vis à mains… Mon Antec P120 Crytal, vendu 120 € il y a a quatre ans, présente une ouverture facile et un système de charnière.
Enfin, si ce Dark Base 701 White propose un excellent support pour vos composants, l’aspect watercooling pêche sérieusement. Effectivement, vous ne pourrez pas monter de radiateurs en 420 mm alors que dans le Shadow Base 800, vendu 100 € de moins, vous le pourrez.
Températures de la CG en retrait, mais bonne isolation phonique !
Concernant les températures, le boîtier s’en sort pas trop mal, reste que notre carte graphique était en retrait face au CH560 Digital de DeepCool. Toutefois, un réajustement de la ventilation présente de série permettrait de corriger ce problème.
Néanmoins, il faut l’avouer, le focus opéré par be quiet! sur le flux d’air est convaincant. Comme nous l’avons vu, les différents panneaux ne restreignent que très peu le flux d’air, d’autant que le boîtier arrive avec trois ventilateurs haut de gamme puissants.
Ceci a donc une incidence directe sur le bruit puisqu’à pleine vitesse, le trio de Silent Wings 4 de 140 mm se montre audible. Heureusement, une fois régulés, ils ne vous casseront plus les oreilles.
Toujours du côté des nuisances sonores, nous retiendrons une bonne isolation phonique malgré la présence massive de mesh.
Un tarif élevé :
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Ne reste plus qu’à parler du prix, puisque le modèle noir se retrouve officiellement autour des 230 €… 205 € si on lorgne du côté d’Alternate, pour la version noire. En blanc, on peut s’attendre à un prix au moins équivalent.
Bref, pour ce tarif, ce boîtier souffrira clairement de la concurrence puisque l’on retrouve des modèles très récents sur ce secteur. On pense notamment aux nouvelles productions DeepCool (Morpheus, CH780) qui alignent un châssis modulaire ou encore une ouverture des panneaux plus dans l’air du temps.
Finalement, c’est assez triste à dire, mais ce boîtier sera cannibalisé par le Shadow Base 800 DX/FX qui offre une meilleure compatibilité watercooling, un prix moins important et les mêmes matériaux. Ce qui vous fera pencher sur ce Dark Base, c’est la possibilité de retourner le plateau de la carte mère, et c’est tout !
be quiet! Dark Base 701 White :
On a aimé :
- La gestion de l’éclairage et de la vitesse des ventilateurs depuis la façade.
- Le hub permettant de pilote huit ventilateurs et deux appareils aRGB fournis.
- Les trois ventilateurs haut de gamme présents de série.
- Le montage des ventilateurs/radiateurs sur platines amovibles.
- Le montage de la configuration qui se déroule sans accroc.
- La possibilité de basculer le plateau de la carte mère en reverse ATX.
- Ses différents panneaux ne gênant pas le flux d’air !
- La bonne isolation phonique de ce modèle
On a moins aimé :
- L’absence d’aluminium sur une référence estampillée Dark Base.
- Le système d’ouverture des panneaux toujours aussi rudimentaire…
- Pas de compatibilité avec des radiateurs de watercooling en 420 mm.
- La ventilation qui peut être bruyante à plein régime !
- Les températures de la carte graphique en retrait face à la concurrence.
Nous terminons ce test sur un award bronze. Finalement, au moment de faire les comptes, ce Dark Base 701 White ne propose qu’un intérêt limité par rapport aux Shadow Base ou au Dark Base Pro 901. Il ne se distingue finalement que par un panneau de contrôle plus fourni ou un plateau de carte mère que l’on pourra monter en reverse. Heureusement, il propose une isolation phonique efficace et trois ventilateurs haut de gamme ainsi que quelques options bienvenues, mais rien de transcendant non plus.
Un grand merci à be quiet! !

