Intel pourrait renommer ses processus de fabrication pour suivre la concurrence

Intel en a marre d’entendre à longueur de journée qu’il est distancé par Samsung et TSMC. Il faut reconnaitre que concernant les processus de fabrication, un grand flou subsiste et beaucoup s’en sont emparés pour en faire des arguments commerciaux.

Car si on s’en tient à juste comparer les chiffres sur la finesse de gravure, Intel semble avoir des années de retard sur sa concurrence directe ( AMD ) mais aussi indirecte comme TSMC et Samsung. Ce constat commence à poser un sérieux problème marketing à Intel.

L’idée de renommer le processus de fabrication commence ainsi à faire son chemin chez Intel.

Le projet serait donc de renommer chacun des processus de fabrication made in Intel en trouvant une dénomination qui « colle » à ce que fait la concurrence. Ne bondissez pas trop vite en hurlant à la supercherie car Intel n’est pas forcément dans l’erreur sur le sujet. Depuis longtemps la controverse existe sur la densité notamment mais pas seulement.

Prenons par exemple ASML, une entreprise néerlandaise peu connue du grand public mais qui conçoit toutes les machines nécessaires aux fonderies afin d’obtenir des processus de fabrication de pointe avec la technologie EUV. Son vice-président du développement technologique, Tony Ten, a déclaré récemment que le futur 7nm d’Intel équivaudrait au 5nm de la société taïwanaise et de la société coréenne.

Mais cela ne rattrape qu’une partie du retard d’Intel puisqu’au moment où il basculera sur ce 7nm, TSMC lui sera sur du 4 voir du 3nm.

What Products Use Intel 10nm? SuperFin and 10++ Demystified

Néanmoins, inutile de s’attacher un boulet supplémentaire au pied et ça le marcheting d’Intel semble l’avoir compris. Si le nouveau boss donne son accord, on devrait donc en finir avec les xynm +++, les superfin + et autres concepts de plus en plus incompréhensibles.

RMx : Corsair rafraichit ses alims et augmente sa garantie !

Du côté de Corsair, nous apprenons que la marque californienne rafraîchit certains blocs d’alimentations. Effectivement, la marque nous propose une nouvelle fournée d’alims RMx avec un nouveau ventilateur. Néanmoins, la bonne nouvelle concerne la garantie qui passe à 10 ans !

RMx : nouveau ventilateur et garantie de 10 ans ! 

Corsair RMxAvec cette nouvelle génération de RMx, Corsair revoit légèrement son design. Fini la grille fine façon fil de fer et bonjour la grille au motif triangulaire. Idem, le ventilateur change au profit d’un modèle en 135 mm doté d’un roulement à lévitation magnétique. Le but étant d’augmenter la durée de vie de ce dernier. De plus, on pourra compter sur un fonctionnement semi-passif.

Autrement, la marque continue de nous proposer ce qui faisait l’essence de la série RMx. Ainsi, la gestion des câbles sera entièrement modulaire et on retrouve une certification Cybernetics Gold pour ce qui est de l’efficience énergétique. Ce bloc fournit donc un rendement situé entre ≥87% et <91% en 230V. Quant au bruit, elle obtient à A- avec des nuisances sonores mesurées entre ≥25 dBA et <30 dBA.

Côté puissances, on retrouve des blocs de 550W, 650W, 750W, 850W et 1000W. L’ensemble propose un unique rail 12V et des condensateurs japonais 105°C.

Les prix seront plutôt élevés avec un bloc de 550W se négociant 107,90€ contre 171,90€ pour la version de 1000W. Les modèles de 650W, 750W et 850W s’affichent respectivement à 117,90€, 128,90€ et 139,90€. On notera une plus grosse différence de prix entre les versions 850W et 1000W qu’entre les autres puissances. Pour finir, la garantie sera très longue puisque Corsair nous couvre pendant 10 ans !


Par ici la fiche technique de Corsair ! 


GSKill lance plusieurs kits compatibles Rocket Lake

Vous n’avez certainement pas pu ignorer le lancement, hier, des processeurs Rocket Lake et par conséquences, des tests des cartes mères Z590. Comme nous nous en doutions, les fabricants de mémoires devraient annoncer de nouveaux kits dans les jours à venir. C’est le cas avec GSKill qui va proposer plusieurs kits à destination des plateformes Z590 associées à un processeur Rocket Lake.

Les nouveaux kits disponibles seront en DDR4-5333 CL22 16GB (8GBx2), DDR4-4800 CL17 16GB (8GBx2), DDR4-4800 CL20 32GB (16GBx2), et DDR4-4600 CL20 64GB (32GBx2). Pour la finition, ils seront disponibles en Trident Z Royal, Trident Z RGB, et Ripjaws V.

Performance ultime : DDR4-5333 sur la plateforme Intel Z590

On débute avec cette fréquence à peine croyable pour du H24. GSKill va proposer un kit composé de deux barrettes de 8 GB à une fréquence de 5333 MHz. Les timing sont eux de 22-22-32-52. Cette fréquence a été validée sur les cartes mères ASUS ROG STRIX Z590-E GAMING WIFI, ASUS ROG MAXIMUS XIII APEX et MSI MEG Z590I UNIFY avec un i9-11900K.
Nous avons eu l’occasion de tester la ROG Maximus XIII APEX qui nous a déjà laissé une excellente impression sur son potentiel d’overclocking mémoire.

Un kit à 4800 MHz en CL17

Pour ceux qui désirent de hautes fréquences et des timings serrés, GKSill va proposer une nouvelle spécification fonctionnant à 4800 avec des timing CL17-19-19-39 extrêmement efficace en 16GB (8GBx2), construit avec des puces Samsung B-die.

Besoin d’une capacité de 32 GB ?

Pas de souci, GSKill proposera aussi un kit de 32 GB (16GBx2) avec une fréquence de 5066 MHz en CL20 pour la plateforme Intel Z590. Une fois de plus, la capture a été réalisée sur la ROG Maximus XIII APEX. GSKill ne spécifie pas si ce kit sera en single-rank ou en dual-rank.

Quoi, ce n’est pas assez, vous avez besoin de 64 GB ?

Pas de souci, voici un kit pour compléter l’offre ci-dessus, avec un kit de mémoire ultra-haute capacité de 64 GB (32 GB x 2) en DDR4-4600 CL20.

Un petit récap !

Comme vous avez pu le constater, GSKill propose une multitude de kit à destination du chipset Z590 et des processeurs Rocket Lake. Voici un tableau reprennent la liste des nouveaux kits disponibles. NouEnfis n’avons pas encore d’indications sur la disponibilité, enfin si durant Q2 2021 mais rien sur les prix.

Falcon : gagnez un PC Gigabyte avec Cybertek et LittleBigWhale

Pour la petite info, sachez qu’un gros PC Falcon est actuellement à gagner. Le concours est organisé par Cybertek et la streameuse Twitch LittleBigWhale à l’occasion de ses 300k abonnés. Bien sûr, le concours est organisé en partenariat avec Gigabyte ! Et vu la situation actuelle, on se dit que l’idée de relayer l’événement n’est pas une mauvaise idée.

Falcon : quelle config pour le PC ? 

Cybertek FalconAvec cette machine, nous ne retrouvons que des composants Gigabyte/Aorus. En effet, rien que le boîtier est un AC300 avec fenêtre en verre trempé. Le look est, comme on peut le voir, très Aorus avec la fameuse tête d’aigle présente un peu partout. Mais le plus intéressant est ce qui se trouve à l’intérieur non ?

À l’intérieur donc, nous avons une machine fonctionnant à base d’Intel, ici, un Core i7 11700K, un modèle overclockable. D’ailleurs, pour pousser son CPU, Cybertek opte pour une carte mère Z590 Aorus Elite AX, une carte avoisinant les 300 € tout de même. Enfin, côté RAM, nous avons 16 Go de mémoire moulinant à 3733 MHz avec diffuseur RGB.

Afin de jouer confortablement à tous vos jeux, la boutique opte pour une RTX 3070. À vous donc les 60 FPS sur Red Dead Redemption 2 en UHD d’après nos tests. Le modèle en question est là version Gaming OC profitant d’un léger OC d’usine. Le GPU passe alors de 1725 MHz pour la carte de référence à 1815 MHz sur celle-ci.

Pour finir, on retrouve un refroidissement type AIO en 280 mm estampillé Liquid Cooler avec son écran LCD sur le dessus de la pompe. Côté alimentation, c’est un bloc semi-modulaire de 750W certifié 80+ Gold qui est fourni. Enfin, pour le stockage, nous avons un SSD M.2 en PCIe 4.0 x4 de 1 To capable d’écrire à 4400 Mo/s.

Tirage au sort le 4 avril : 

Maintenant, pour tenter de remporter le gros lot, rendez-vous sur le stream de LittleBigWhale le 4 avril à 20h sur sa chaîne Twitch. Si vous êtes l’heureux gagnant, vous vous épargnerez sereinement les soucis de ruptures de stocks, les scalpeurs et les prix qui font nawak ! En voilà une nouvelle qu’elle est bonne.

Sinon, sachez que d’autres lots sont à gagner, on pense notamment aux 20 écrans CV27Q. 10 d’entre eux sont à gagner avec Cybertek, les 10 derniers avec la streameuse sur son Twitch. Les tirages au sort ayant lieu entre le 21 et le 30 Avril avec un prix par soir.

Enfin, vous pourrez tout simplement vous offrir ce PC Falcon contre un « petit billet » de 2 899.99 € T.T.C en l’achetant directement chez Cybertek.


Par ici le lien du PO chez Cybertek ! 


Officiel : Nvidia active le Resizable Bar avec son nouveau driver

Comme prévu, Nvidia vient de publier ses nouveaux pilotes graphiques GeForce 465.89 WHQL. Ces derniers intègrent des améliorations telles que la prise en charge de la technologie Resizable BAR pour l’ensemble de la gamme GeForce RTX 30, des améliorations prometteuses allant jusqu’à 11,9%. Les joueurs doivent cependant s’attendre à une augmentation des performances globale plutôt autopur des 5% avec une RTX 3080 à une résolution de 1440p.

Comment profiter du Resizable Bar ?

Evidemment, pour libérer cette nouvelle puissance, il faut une carte mères à jour ( dernier bios ) et un CPU relativement récent. Nvidia recommande ainsi :

  • Processeur AMD Ryzen 5000 

Uniquement des cartes mères AMD de la série 500/400

  • Processeurs Intel Core de 11e / 10e génération

Les cartes mères Intel Z490, H470, B460 et H410 ( La série 5 devrait suivre rapidement ).

Du côté des cartes graphiques, la RTX 3060 ne nécessite aucune modification, c’était le seul modèle à recevoir le support ReBAR dès sa sortie. Les autres cartes graphiques nécessiteront des mises à jour du microcode.

Si vous possédez NVIDIA Founders Edition, vous devez télécharger un outil spécial directement depuis NVIDIA. 

Si vous possédez une carte autre qu’une Founders Edition vous devez vous rendre sur le site Web de la marque concernée et trouver l’outil dédié à leurs cartes graphiques :

Vous pouvez télécharger les pilotes Nvidia GeForce 465.89 WHQL à partir du lien ci-dessous .

 

Test : Intel i9-11900K et i5-11600K

[nextpage title= »Introduction : « ]

Alors que nous vous parlons depuis des semaines des nouvelles cartes mères architecturées autour du chipet Z590, nous allons enfin pouvoir vous dévoiler les performances de ce nouveau CPU Intel Rocket Lake i9-11900K ainsi que celui du i5-11600K. Ce dossier sera consacré aux performances de ces deux processeurs face à la génération des Ryzen 5000 ainsi qu’au i9-10900K. Nous vous conseillons de lire cet article avant de vous orienter vers celui des cartes mères afin de bien comprendre afin de comprendre le principe de « Intel Adaptive Boost Technology » et de la désynchronisation de la mémoire.

Nous avons donc scindé cet article en nous consacrant uniquement sur les performances des processeurs. Vous pourrez retrouver ce jour le test de trois cartes mères architecturées autour du chipset Z590 en cliquant sur celle-ci : MSI MEG Z590 ACE, ROG Maximus XIII APEX et Aorus Z590 Tachyon. D’ici quelques jours, le temps de souffler un peu, nous vous proposerons celui de la ROG Maximus XIII Extreme Glacial et celui de l’ASRock Z590 Taichi.

Nous avons fait le choix de ne pas nous lancer trop précipitamment dans les tests puisque nous savions que de grosses mises à jour BIOS débarqueraient quelques jours avant le lancement et ce fut bien le cas. Nous avons tenté d’être le plus complet mais pas de panique, nous reviendrons en détails sur certains éléments dans les jours à venir.

Nous en profitons d’ailleurs pour remercier Intel, Asus, MSI et Aorus pour avoir mis à notre disposition ces différents samples.

[nextpage title= »On fait le point sur Rocket Lake : « ]

Débutons cet article en faisant le point sur cette nouvelle génération, la onzième et qui porte comme nom de référence Rocket Lake, avant les résultats de nos tests. Nous avons reçu de la part d’Intel afin de réaliser nos tests, un exemplaire du i9-11900K ainsi qu’un i5-11600K. Nous attendons aussi un exemplaire du i7-11700K qui sera ajouté à nos graphiques de résultats après son test.

Au niveau des annonces faites par Intel, on parle d’une hausse des IPC de 19 % grâce aux cœurs CPU Cypress Cove ainsi que d’une amélioration des performances de l’iGPU de 50 % induite par l’architecture Intel Xe.

Le i9-11900K, fleuron de la gamme avec ses 8 cœurs :

Bye bye les 10 cœurs du i9-10900K et retour aux traditionnels 8 cœurs avec le i9-11900K qui représentent le processeur le plus puissant de la série Rocket Lake. Il s’agit d’un processeur de onzième génération, compatible uniquement avec les chipset Z490/Z590 et donc le socket LGA-1200. Il dispose de 8 cores et 16 threads ainsi qu’un cache de 16 MB. Nous sommes toujours sur un procédé de fabrication en 14 nm qui devrait tirer ensuite sa révérence lors de l’arrivée de la prochaine génération.

Intel nous habitue depuis plusieurs années à proposer une gamme très large de processeurs bénéficiant de différentes appellations. On retrouve par exemple le i9-11900 qui se décline en version « K », « KF », « F » et « T ». C’est-à-dire cinq versions au total. Ces déclinaisons se caractérisent par soit un coefficient multiplicateur débloqué (K), soit un contrôleur graphique désactivé (F) soit un TDP très bas (T) soit une combinaison de plusieurs références (KF). Voici donc la gamme proposée par Intel pour ces Rocket Lake.

Notre exemplaire du i5-11600K dispose donc d’une fréquence de base de 3.9 GHz et d’une fréquence turbo de 4.9 GHz, d’un cache de 12 MB et d’un TDP de 125 watt. Pour ce processeur, c’est assez simple.
Pour notre i9-11900K, c’est un peu plus compliqué et nous vous proposons de passer à la page suivante afin de comprendre les différentes fréquences Boost.

[nextpage title= »Intel Adaptive Boost Technology : »]

Fréquences Boost, de quoi s’y perdre :

Notre exemplaire du jour dispose de plusieurs fréquences Boost, de quoi s’y perdre un peu. La fréquence de base est de 3.5 GHz avec une fréquence max turbo de 4.7 GHz sur tous les cœurs. La technologie Intel Turbo Boost Max 3.0 permet à certains cœurs d’atteindre une fréquence de 5.1 GHz. Et si votre système de refroidissement est suffisamment performant, température inférieure à 70°C, vous pouvez avoir accès aux fréquences Intel Thermal Velocity Boost qui permettent d’atteindre 4.8 GHz sur tous les cœurs et 5.3 GHz sur les deux meilleures cœurs.
Et quoi de mieux qu’un petit
tableau pour mieux comprendre. En fonction du nombre de cœurs utilisés, la fréquence peut-être différente.

Adaptive Boost Technology

Mais ce n’est pas tout ! Quelques jours avant le lancement, les BIOS de nos cartes mères ont pris en charge l’« Adaptive Boost Technology ». D’abord, la température maximale monte à 100°C par rapport au 70°C de TVB. Nous allons ainsi pouvoir avoir toujours deux cœurs à 5.3 GHz pour des applications limitées à deux cœurs, mais, lorsque les huit cœurs seront utilisés comme dans un Cinebench R15, ils pourront tous monter à 5.1 GHz grâce à ABT à la place des 4.8 GHz avec TVB si votre système de refroidissement est capable d’encaisser. Ci-dessous le tableau officiel d’Intel.

Afin de pouvoir bénéficier de « Adaptive Boost Technology », il faudra disposer d’un BIOS compatible. Actuellement, seuls les processeurs i9-11900K et i9-11900KF bénéficient de cette technologie. Afin de pouvoir le voir en action, nous vous invitons à vous tourner vers les tests de nos cartes mères où nous avons vérifié que cette option soit bien active, mais voici déjà nos relevés avec la ROG Maximus XIII APEX.

Test en situation avec notre i9-11900K :

Et dans la réalité ? Nous allons tester cette fonction avoir de voir si elle s’active effectivement correctement. Première étape, nous laissons tout en AUTO au niveau du BIOS sauf le profil XMP que nous chargeons afin d’avoir une fréquence de 3600 MHz 16-16-16-36 pour notre kit mémoire. L’option « Adaptive Boost Technology » est donc désactivée (disabled) au sein du BIOS.

* Intel Adaptive Boost Technology disabled :

L’idée va être de voir comment se comporte les cœurs de notre i9-11900K sous Cinebench lorsque nous lançons un test en single-core et en multi-core. Ici, nous n’avons aucun souci de températures avec notre boucle de refroidissement liquide, donc aucun souci de ce côté-là.

Lors du test en single-core (à gauche), on voit que les deux meilleurs cœurs sont sollicités en alternance, comme en atteste leur température. Ils parviennent sans difficulté à atteindre la fréquence de 5300 MHz. Par contre, si l’on sollicite les 8 cœurs, la fréquence est de 4800 MHz respectant ainsi les caractéristiques de notre processeur.

* Intel Adaptive Boost Technology enabled :

Voyons maintenant en activant « Adaptive Boost Technology » ce qui se passe et comment réagissent nos différents cœurs.

Pas de changement du côté du test en single-core puisque la fréquence est bien toujours de 5300 MHz. Par contre et c’est là que se situe la différence, sur le test multi-core, tous les cœurs sont à 5100 MHz à la place des 4800 MHz lorsque ABT est désactivé.
Un gain de 300 MHz ne se refuse pas si votre système de refroidissement est capable de l’encaisser. Maintenant, avec une tension en auto, la température et la consommation sont assez élevées et nous verrons comment la diminuer lors de l’overclocking de ce processeur sur nos différentes cartes mères.

[nextpage title= »Gear 1 VS Gear 2 : »]

Voilà très certainement l’un des changements majeurs et qui nous demandera encore quelques heures de tests afin d’en comprendre toutes les subtilités. Pour faire simple, on part sur quelque chose d’identique à ce qui se fait sur les plateformes AMD avec la possibilité de conserver une fréquence mémoire synchronisée avec le contrôleur mémoire sur le ratio 1:1 ou désynchronisée en ratio 1:2. En réalité, celle-ci se désynchronise automatiquement au-dessus de 3600 MHz.

Pourquoi un tel changement ? L’idée est de permettre une montée en fréquence mémoire avec des kits qui pourrait atteindre les 5400 MHz, voire plus, mais attention, il faudra des puces bien spécifiques pour y parvenir. Voici deux captures de CPU-Z de l’onglet mémoire qui vous montrent les différences entre la synchronisation (1:1) et la désynchronisation (1:2).

Il faut aussi savoir qu’en mode 1:2, il n’est pas possible d’opter pour toutes les fréquences mémoires. La seconde restriction est que le rapport BCLK:DRAM de 100:100 est plus instable que celui en 100:133 toujours pour Gear 2. Cela peut paraitre complexe, mais nous en réaliserons un article dédié en temps voulu mais nous avons tout de même voulu mesurer l’impact de la désynchronisation. Enfin, le passage en ratio 1:2 fait passer le Command Rate (CR) de 2 à 1 afin de palier la perte de performance.

Quel impact sur les performances :

C’est surtout cela qui nous intéresse car nous savons que chez AMD, la désynchronisation a un impact sur les performances surtout lorsque la fréquence est légèrement située au-dessus de la limite. Nous allons donc réaliser une série de tests sous AIDA64 afin de mesurer les débits à différentes fréquences mémoires. Le processeur tourne à 5100 MHz et la fréquence du cache est de 4000 MHz. Nous avons testé ces quatre fréquences mémoire différentes :

  • 3600 MHz 16-16-16-36 2T avec un ratio 1:1 en 100:100
  • 4000 MHz 16-16-16-36 1T avec un ratio 1:2 en 100:133
  • 4533 MHz 16-16-16-36 1T avec un ratio 1:2 en 100:133
  • 4533 MHz 14-13-13-28 1T avec un ratio 1:2 en 100:133

Voyons voir ce que cela nous a donné comme résultats sous AIDA64 pour le cache&memory benchmark.

Afin d’y voir plus clair, voici ces données sous forme de tableaux :

Eh bien, comme vous pouvez le constater, on ne ressent pas du tout la désynchronisation entre le contrôleur mémoire et la fréquence mémoire. Les performances ne font qu’augmenter plus nous augmentons la fréquence mémoire ainsi qu’avec des timings/subtimings plus serrés. C’est une excellente nouvelle !

[nextpage title= »Les configurations de tests : »]

Eh oui, il fallait bien en choisir une pour le chipset Z590 et notre choix s’est porté sur la ROG Z590 APEX, tout simplement parce qu’au moment de réaliser les tests comparatifs, nous étions sur ce modèle. Sachez que nous avons aussi testé les deux Rocket Lake sur les autres cartes mères, la MSI et l’AORUS, afin de s’assurer que les performances étaient identiques. Et c’est bien le cas.

La question du kit mémoire :

Eh oui, quel kit mémoire utiliser pour nos tests comparatifs ? C’est la question que je me suis posée très vite avant de débuter les tests. Pour avoir un avis qui nous semble plus représentatif, nous nous sommes tourné vers vous afin de connaitre votre configuration. L’idée étant de savoir de quelle fréquence mémoire votre configuration est-elle dotée ?
Et voici ce que cela a donné.

Nous avons donc décidé de partir sur une fréquence de 3600 MHz avec des timings en 16-16-16-36, histoire d’avoir un kit représentatif de vos réponses. Pour ce qui est des tests sur la plateforme AMD, le FCLK sera de 1800 MHz et donc en ratio 1:1

Pour la plateforme Intel Z490 et 10900K, nous avons activé via le BIOS le « Thermal Velocity Boost » (TVB) et pour celle en Z590 avec les processeurs Rocket Lake, « Adaptive Boost Technology ». L’idée étant de profiter des fréquences max des différents cœurs de nos processeurs.

Pour le reste, à part le profil XMP chargé, nous avons laissé l’ensemble des autres paramètres du BIOS en mode auto. Notre système d’exploitation, Windows10 est à jour avec les dernières mises à jour réalisées.

La configuration Intel Rocket Lake :

  • Carte mère : Asus Maximus XIII APEX (BIOS 0611)
  • Processeur : Intel i9-11900K
  • Mémoire : 16 GB GSKill TridentZ Royal 3600 MHz 16-16-16-36
  • Carte graphique : NVIDIA RTX 3070 Founders Edition (test)
  • Système de refroidissement : Optimus Foundation + radiateur EK de 480 mm
  • SSD : Western Digital SN850 NVMe SSD M.2 4.0
  • Alimentation : Corsair AX1600i
  • Système d’exploitation : Windows 10 64 bits
  • Écran : Asus PG27UQ

La configuration Intel Comet Lake :

  • Carte mère : Asus Maximus XII APEX (BIOS 2004)
  • Processeur : Intel i9-10900K
  • Mémoire : 16 GB GSKill TridentZ Royal 3600 MHz 16-16-16-36
  • Carte graphique : NVIDIA RTX 3070 Founders Edition (test)
  • Système de refroidissement : Optimus Foundation + radiateur EK de 480 mm
  • SSD : Western Digital SN750 NVMe SSD M.2 3.0
  • Alimentation : Corsair AX1600i
  • Système d’exploitation : Windows 10 64 bits
  • Écran : Asus PG27UQ

La configuration AMD :

  • Carte mère : ROG Crosshair VIII Dark Hero
  • Processeur : AMD Ryzen 5 5600X, Ryzen 7 5800X, Ryzen 9 5900X et Ryzen 9 5950X
  • Mémoire : 16 GB GSKill TridentZ Royal 3600 MHz 16-16-16-36 (FCLK 1800)
  • Carte graphique : NVIDIA RTX 3070 Founders Edition (test)
  • Système de refroidissement : EK AMD Ryzen Edition + radiateur EK de 480 mm
  • SSD : Seagate FireCuda 520 NVMe SSD M.2 4.0
  • Alimentation : Super Flower Platinum 1600 watts
  • Système d’exploitation : Windows 10 64 bits (version 1909)
  • Écran : Asus PG27UQ

[nextpage title= »Benchmarks Cinebench/Geekbench : »]

Débutons par un incontournable des benchmarks pour processeur, la série des Cinebench. Nous avons opté pour Cinebench R15, pour la version R20, qui est aussi de plus en plus utilisée et enfin pour Cinebench R23, le dernier en date. Les scores seront donnés en SingleThread et en MultiThread. Intel ayant mise en avant le bon réalisé par ses nouveaux processeurs, nous allons voir ce qu’il en est en terme de performances.

L’autre benchmark qui sera utilisé est GeekBench. Ceux qui nous suivent régulièrement savent qu’il s’agit d’un test que nous affectionnons particulièrement et que nous utilisons lors des comparatifs de kits mémoires. Deux versions seront utilisées, la 3.4.2 et la 5.2.5, et qui nous donneront aussi un score Single-Core et Multi-Core.

Cinebench R15 SingleThread et MultiThread :

Etiquette benchmark Cinebench R15
Un benchmark très utilisé notamment par les overclockeurs afin de pouvoir comparer les performances des processeurs entre eux. Il permet aussi de juger des optimisations de votre OS ainsi que de votre kit mémoire en fixant une fréquence et en essayant de gratter un maximum de points. Les scores seront donnés en SingleThread et en MultiThread.

C’est parti pour les benchmarks. Comme Intel le laissait sous entendre, le score single devait être plus performant sur Rocket Lake et c’est effectivement le cas. Dans un premier temps, le i9-11900K rattrape le Ryzen 7 5800X disposant du même nombre de cœurs et de threads, et de l’autre, le i5-11600K se permet de faire mieux que le i9-10900K.

En multi-threads, c’est le nombre de cœurs qui impose sa loi bien que notre i9-11900K et ses 8 cœurs se rapproche fortement du i9-10900K, comme le Ryzen 7 5800X d’ailleurs.

Cinebench R20 SingleThread et MultiThread :

Etiquette benchmark Cinebench R20
Cinebench R20 propose des tests similaires à la version R15 avec du SingleThread et du MultiThread. Fraîchement débarqué en mars 2019, il propose un benchmark plus complexe que la version R15 qui était devenue un peu trop facile pour les CPU disposant de nombreux cœurs. Cinebench R20 nécessite huit fois plus de puissance de calcul que la version R15, et quatre fois plus de mémoire.

Boum, voilà que notre i9-11900K se permet à notre second benchmark de voler la première place au Ryzen 9 5950X en single-core. L’amélioration des performances de Rocket Lake en single-core semble bien se confirmer. En multithreads, le i9-11900K gagne une place !

Le i5-11600K n’est pas en reste et vient combler le retard face au Ryzen 5 5600X.

Cinebench R23 SingleThread et MultiThread :

En quoi cette nouvelle version diffère des précédentes ? Tout d’abord, elle se veut plus réaliste quand au score obtenu en fonction du processeur utilisé. Pour rappel, les Cinebench testent les capacités uniquement de votre processeur en single-thread ou multi-thread. Mais la principale différence, c’est de proposer un benchmark qui par défaut va durer 10 minutes ! L’idée pour MAXON avec Cinebench R23 est de proposer un benchmark qui va permettre une certaine stabilité en terme de température et de fréquences Boost. Nous testerons ici la version rapide.

Troisième benchmark et confirmation des performances de Rocket Lake avec nos deux processeurs du jour qui prennent respectivement les deux premières places en single-core. Et pour ne rien gâcher, nos deux CPU grimpent d’une place dans la partie multi.

Geekbench 3.4.2 SingleThread et MultiThread :

Etiquette benchmark Geekbench 3

Il s’agit d’un benchmark disponible en plusieurs révisions, la version 5 venant d’ailleurs de débarquer depuis quelques semaines. Il permet d’obtenir deux scores : l’un en single et l’autre en multi. La version utilisée pour les tests est la 3.4.2

Geekebench confirme les résultats que nous avions obtenu dans la série des Cinebench. Le i9-11900K est très à l’aise et se permet d’obtenir 165 points de plus que le Ryzen 9 5950X. Dans la partie multi-threads, c’est le nombre de cœurs qui parle mais notre i9-11900K fait mieux que le i9-10900K et ses 10 cœurs ! Comme précédemment, les performances du i5-11600K sont excellentes.

GeekBench 5.2.5 SingleThread et MultiThread :

Etiquette benchmark Geekbench 5

Dernière version du logiciel GeekBench, elle est de plus en plus répandue et utilisée par les journalistes. Il permet, comme la version ci-dessus, de faire des tests de performance de la mémoire et du processeur.

Même constat une fois de plus pour ce dernier benchmark ! L’objectif d’Intel de performer en single-core est largement atteint. De plus, le i9-11900K se permet de faire souvent mieux que le i9-10900K, et même souvent le i5-11600K dans les benchmark single-core.

[nextpage title= »Benchmarks synthétiques : »]

Débutons avec une série de tests synthétiques que nous utilisons régulièrement. Nous avons opté pour les scores CPU des benchmarks de la série de 3DMark. L’idée est ainsi d’isoler uniquement le score CPU en réalisant un test custom.

Voici les résultats obtenus dans Fire Strike et Time Spy. Dans Fire Strike, que ce soit pour la version « standard » ou pour la version « ultra », le test physics (CPU) est identique. De ce fait, vous ne retrouverez que le score de Fire Strike. Par contre, pour Time Spy et Time Spy Extreme, les tests sont différents, vous aurez ainsi droit aux deux scores obtenus.

Score CPU à Fire Strike :

Benchmark Fire StrikeDébutons avec 3DMark Fire Strike, qui est l’un des benchs les plus utilisé actuellement. Il se compose de deux tests graphiques, d’un test CPU ainsi que d’un quatrième test qui combine GPU et CPU. N’oubliez pas de désactiver la démo qui n’apporte rien dans le score final et prolonge la durée (inutilement) du benchmark.

Même s’il ne parvient pas à rattraper le Ryzen 7 5800X qui conserve 909 points d’avance, notre i9-11900K prend une avance de 2198 points sur les 10 cœurs du i9-10900K.
Le i5-11600K ne fait pas non plus dans la dentelle puisqu’il prend 3097 points d’avance sur son frère de la génération précédente.

Score CPU à Time Spy :

Benchmark Time Spy

Le second test est 3DMark Time Spy. Bien que celui-ci se réalise en 1440p, il a surtout comme particularité d’utiliser DirectX 12. Il se compose de deux tests graphiques et d’un test CPU. Comme pour Fire Strike, n’oubliez pas de désactiver la démo. Ces deux premiers benchmarks sont proposés par UL Benchmark.

Un tableau de résultats légèrement différent sur Time Spy. C’est le 10900K qui s’empare de la première place talonné de près par le i9-11900K qui fait jeu égal avec lui. Le i5-11600K devance une fois de plus très largement le i5-10600K mais aussi le Ryzen 5 5600X.

Dans Time Spy Extreme, les 8 cœurs du i9-11900K ne peuvent rien faire contre les 12 cœurs du Ryzen 9 5900X et encore moins contre les 16 cœurs du Ryzen 9 5950X.

[nextpage title= »Benchmark AIDA64 : « ]

Alors, pour ce test qui va être réalisé avec le logiciel AIDA64, je vais comparer les deux plateformes, AMD et Intel, puisque j’ai utilisé le même kit à la même fréquence et avec les même timings.

AIDA vient de voir évoluer sa version bêta afin de passer en 6.32.5659. Il peut être téléchargé directement sur le site mais afin de pouvoir bénéficier de l’ensemble des résultats, vous devrez disposer d’une licence.

AIDA 64 :

Etiquette benchmark Aida64

Il s’agit d’un logiciel capable de vous fournir de nombreuses informations à propos de votre configuration mais qui à surtout la particularité de disposer d’un benchmark mémoire. Celui-ci va calculer la vitesse de lecture, d’écriture, de copie ainsi que la latence de votre kit mémoire. Il est très souvent utilisé notamment pour comparer des kits mémoires entre eux. C’est un excellent outil si vous voulez comparer les performances de votre kit mémoire avec ceux que nous avons déjà eu l’occasion de tester.
La version utilisée pour les tests est la v6.30.5500

En lecture, la génération des Rocket Lake améliore les choses et cela est certainement du au ratio BLCK:DRAM qui à 100:133 nous semble plus performant que le traditionnel 100:100.
Malgré cela, les performances sont relativement similaires.

L’écart se creuse plus au niveau de la copie ou nos deux Rocket Lake se placent en première et seconde position avec une très large avance.

[nextpage title= »Consommation : « ]

Boum, on parle de la consommation et comme les nombreux leaks l’avaient déjà laissé sous entendre, ça risque d’être le tendon d’Achille de Rocket Lake mais surtout pour le i9-11900K, le fleuron de la marque.

Nous avons donc utilisé le benchmark Cinebench R23 afin de mesurer la consommation moyenne de nos différents processeurs. Et comme vous pouvez le constater, les relevés sont sans appel. Alors que le i9-10900K pouvait encore limiter un peu les dégâts face à son opposants directs, le Ryzen 7 5800X et le Ryzen 9 5900X, ici avec le i9-11900K, c’est une consommation qui atteint les 361.8 watt que nous avons relevé.

D’un autre côté, le i5-11600K voit sa consommation augmenter de 23% par rapport à celle du i5-10600K. C’est sur cette note que nous allons clôturer nos tests et passer à la conclusion afin de vous dire ce que nous pensons au final de cette génération Rocket Lake.

[nextpage title= »Performance dans les jeux : « ]

Comme vous pouvez le constater, nous nous sommes limités à 3 jeux pour cette partie. La raison est double. L’idée première était de vous offrir une vue générale des performances de ces nouveaux processeurs et pas seulement sous l’aspect gaming. Nous avons finalement opté pour tester ces jeux dans les trois définitions qui sont le 1080p, le 1440p et le 2160p.

Nous avons sélectionné trois jeux que nous connaissons bien et que nous utilisons déjà dans notre protocole de tests des GPU :

  • The Division 2 (DirectX 12)
  • Borderlands 3 (DirectX 11)
  • Gears 5 (DirectX 12)

The Division 2 :

Benchmark The Division 2Le jeu The Division 2 sera testé sous DirectX 12. En ce qui concerne les paramètres graphique, ils seront réglés en mode « ultra » (lien sur le forum).

Les performances sont ici très proches en 1080p et il faudrait descendre en 720p afin d’avoir des écarts plus importants, mais qui joue en 720p ?

Borderlands 3 :

Benchmark Borderlands 3

Pour le second jeu, nous passons sur Borderlands 3 et par la même occasion sous DirectX 11. Les options graphiques réglées sur « Brutal ». Il faut savoir que Borderlands 3 se montre assez gourmand et que ce choix de paramètres ait une incidence assez forte sur les FPS (lien sur le forum).

Le i9-11900K parvient à reprendre la tête mais pour quelques dixième. Le i5-11600K semble lui très intéressant quand on le compare à son homologue, le i5-10600K et le Ryzen 5 5600X.

Gears 5 :

Benchmark Gears 5

Gears 5 tourne sous DirectX 12 avec les options graphiques en « ultra » (lien sur le forum). Il sera ici également possible d’augmenter certaines options graphiques.

Enfin des écarts un peu plus importants dans Gears 5 qui confirment le bon placement des deux processeurs Rocket Lake.

[nextpage title= »Le mot de la fin : « ]

Alors, que penser de cette dernière génération gravée en 14 nm ? Comme pour chaque architecture, il y a du bon et du moins bon. Tout d’abord, si l’objectif d’Intel était de revenir dans la course face aux processeurs Ryzen 5000 d’AMD, c’est chose faite. Les performances en single-core sont en nette augmentation face à la génération précédente et donc face au i9-10900K. Au niveau du gaming, là aussi, Intel parvient à repasser devant mais souvent d’une courte tête. Maintenant, n’oublions pas que plus votre définition de jeu sera élevée et moins la performance du CPU se laissera ressentir pour laisser place à la carte graphique. Maintenant, nous nous faites pas dire ce que nous n’avons pas dit, il faut bien entendu un bon équilibre entre les deux.

Cette hausse de performance à un double prix. Tout d’abord, celui de la consommation, qui explose face aux Ryzen 5000 mais aussi face au 10900K. L’une des raisons est aussi la fréquence de 5100 MHz sur tous les cœurs offerte via la technologie Adaptative Boost Technology. Nous avons d’ailleurs pu voir qu’il était possible de réduire la consommation via l’overclocking.
Le second élément à prendre en compte est le prix. Quid des prix ? On trouve déjà des écarts très importants avec un i9-10900K référencé à 549,95 euros et le nouveau i9-11900K, avec deux cœurs de moins rappelons-le, est affiché en prix de lancement à 699,95 euros chez LDLC. Le Ryzen 9 5900X est lui affiché à 719,95 euros mais est en rupture de stock. Par contre, le modèle qui pourrait être très intéressant est le 11900KF que nous avons trouvé au prix de 560,81 euros chez Caseking !

Faut-il changer de configuration et partir sur Rocket Lake ? De notre coté, chaque nouvelle génération est l’occasion de découverte comme avec cette désynchronisation de la mémoire qui nous annonce encore de longues heures d’expérimentation et l’Adaptative Boost Technology qui se montre rudement performant. Maintenant, comme à chaque conclusion de ces dernières semaines, c’est le prix qui aura le dernier mot. Dans les semaines à venir, nous testerons le 11900K sur une plateforme Z490 afin de voir s’il existe des différences en terme de performance entre les deux chipsets. Nous attendons aussi avec impatience le chipset B560 qui se montre très prometteur !

Pour terminer, comme vous pouvez le constater, nous n’avons pas abordé le sujet de l’overclocking car nous en parlons lors de nos tests de cartes mères, nous vous invitons donc à vous tourner vers ces tests afin d’en savoir plus. Nous bossons déjà en parallèles sur des guides d’overclocking pour Rocket Lake sur du chipset Z590.

N’hésitez pas à nous rejoindre ce soir sur notre chaîne Twitch pour une soirée évènement en collaboration avec Intel et Asus pour le lancement de Rocket Lake !

Test : ROG Maximus XIII APEX

[nextpage title= »Introduction : « ]

Nous y voilà, c’est aujourd’hui la fin de NDA concernant les nouveaux processeurs Rocket Lake d’Intel et l’occasion pour nous de vous proposer le test de trois cartes mères architecturées autour du chipset Z590. Même si celles-ci sont compatibles avec la génération des Comet Lake, nous préférions attendre la fin du NDA afin de vous proposer le test de cette ROG Maximus XIII APEX.

Nous avons consacré un article dédié aux performances de deux processeurs Rocket Lake avec le i9-11900K et le i5-11600K confrontés aux performances du i9-10900K, i5-10600K et des quatre Ryzen 5000. Dès la réception du i7-11700K, nous mettrons l’article à jour. Cette article est dors et déjà disponible ici. Nous vous conseillons d’ailleurs de lire cet article afin de comprendre le principe de « Intel Adaptive Boost Technology » et de la désynchronisation de la mémoire.

En parallèle, nous postons trois autres articles consacrés aux cartes mères Z590, avec la ROG Maximus XIII APEX, la MSI MEG Z590 ACE et la AORUS Z590 Tachyon. Trois autres cartes mères seront traitées dans les jours à venir, à savoir l’ASRock Z590 Taichi, la ROG Maximus XIII Extreme Glacial ainsi que la MSI MPG Carbon EK X. Si l’une de ces cartes vous intéressent, n’oubliez pas de passer nous revoir.

Nous avons fait le choix de ne pas nous lancer trop précipitamment dans les tests puisque nous savions que de grosses mises à jour BIOS débarqueraient quelques jours avant le lancement et ce fut bien le cas. Nous avons tenté d’être le plus complet mais pas de panique, nous reviendrons en détails sur certains éléments dans les jours à venir.

Sans plus attendre, débutons directement les hostilités avec cette ROG Maximus XIII APEX, une série que nous affectionnons particulièrement au sein de la rédaction puisqu’il s’agit d’un modèle destiné principalement aux overclockeurs. Nous avions d’ailleurs déjà passé en revue la ROG Maximus XII APEX architecturée en Z490.

Nous en profitons aussi pour remercier Asus France pour nous avoir offert l’opportunité de tester cette carte mère Z590 APEX customisée spécialement pour nous.

[nextpage title= »ROG M13 APEX : « ]

Lors de chaque nouvelle génération de carte mère Maximus, Asus nous propose un modèle APEX qui est parfois uniquement réservé à quelques élus ou, avec de la chance, peut se trouver en vente en ligne. Le précédent modèle, la Maximus XII APEX a été correctement distribuée et de nombreuses personnes ont pu en faire l’acquisition. Elle est d’ailleurs toujours disponibles à la vente, bien que son prix ait augmenté de près de 70 euros depuis la mise en ligne de son article. Difficile actuellement de dire si cette nouvelle version sera disponible aussi en nombre pour le grand public.

La série APEX représente chez Asus ce qui se fait de mieux pour les overclockeurs. La carte dispose de nombreux outils implantés sur le PCB et bénéficie de mises à jour régulières du BIOS. Si vous désirez descendre la température de votre CPU sous la barre des 0 °C, cette APEX se montrera très certainement être un excellent choix sur base du chipset Z590.

Le bundle :

Un petit tour par le bundle de cette ROG Maximus XIII APEX afin de voir si celle-ci bénéficie « d’objets particuliers ». Globalement, on retrouve un bundle assez standard avec les traditionnels câbles SATA, l’antenne Wi-Fi, des stickers, le manuel de la carte mère, ect.

Une petite nouveauté a tout de même fait son apparition, un support VGA, le ROG Graphics Card Holder. Il s’agit d’un support qui aura pour but de soutenir votre carte graphique et d’éviter que celle-ci ne se torde sous son poids. La base est aimantée, ce qui ne posera aucun souci pour les boitiers dont la structure est en acier, mais reste à voir comment l’utiliser dans un boitier dont la carcasse est en aluminium.

Une nouvelle Maximus et le support du PCIe 4.0 :

Eh oui, c’est déjà la treizième version de la Maximus, l’un des modèles les plus connus de la marque Asus. Celle-ci fait bien entendue partie de la série ROG (Republic Of Gamers).
L’Asus Maximus XIII APEX est architecturée autour du nouveau chipset d’Intel, le Z590. Cette carte mère conserve le socket LGA-1200 du chipset Z490 ce qui vous permettra de réutiliser votre système de refroidissement si vous désirez upgrader votre configuration. Pour rappel, le socket LGA-1200 est différent du LGA-1151 puisque l’on passe de 1151 pin à 1200 pin au niveau du socket.

Le chipset Z590 prend en charge officiellement le PCIe 4.0 offrant des performances de stockage plus élevées que sur la génération précédente. Le PCIe 4.0 intégré à ce chipset Z590 double la bande passante face au PCIe 3.0. Pour rappel, et c’est important de le souligner, afin de pouvoir bénéficier du PCIe 4.0, vous devrez opter pour un processeur Rocket Lake. Nous devrions aussi voir la plupart des constructeurs annoncer la compatibilité du PCIe 4.0 sur le chipset Z490 lorsque celui-ci est combiné avec un Rocket Lake. Un grand nombre de cartes mères Z490 était déjà câblé pour le PCIe 4.0.

Les différents radiateurs :

Les dimensions de la carte sont de 305 mm x 244 mm, ce qui correspond au format ATX. Les couleurs dominantes sur le PCB sont le noir et le gris. Le design est toujours particulier avec un PCB qui n’est pas totalement rectangulaire. Celui-ci est pourvu de découpe, notamment au niveau des ports SATA.

Débutons le tour du propriétaire avec les radiateurs qui sont au nombre de quatre !
Tout d’abord, les trois radiateurs situés sur le dessus de la carte mère et qui entoure le socket. Les deux plus imposants recouvrent l’étage d’alimentation. Ces deux radiateurs sont reliés par un caloduc.

Un troisième, plus petit, et relié aussi par l’intermédiaire d’un caloduc est chargé de tenir au frais l’étage d’alimentation dédié aux VCCSA/VCCIO. Nous sommes ici sur un système entièrement passif. Le radiateur frappé du nom APEX est composé de deux parties et cache sous la partie supérieure, un emplacement pour un SSD de type M2 PCIe 4.0.

Le quatrième est celui qui recouvre le chipset et qui bénéficie d’une surface assez importante mais d’une faible hauteur afin de permettre facilement la mise en place des cartes graphiques. On y retrouve le logo Asus ROG et un système de rétro-éclairage RGB. Asus fournit dans son bundle de quoi customiser la zone plexi se trouvant juste à côté. Mon exemplaire est d’ailleurs arrivé customisé avec mon prénom « Alex », « CornerJack » comportant malheureusement trop de lettres.

Une plaque en aluminium noir dont la découpe vient parfaitement s’associer avec celle posée sur le chipset, recouvre les deux emplacements SSD de type M.2 au niveau du PCB. Vous avez aussi la possibilité d’utiliser le support vertical, présent dans le bundle, et qui peut accueillir lui aussi deux SSD M.2. Le nombre total de SSD M.2 grimpe ainsi à quatre.

Le socket et les PCIe :

L’espace autour du socket est assez bien dégagé et sera assez facile à isoler avec de la gomme pour les tests sous LN2. Cette Maximus XIII APEX peut accueillir au maximum deux barrettes mémoires de DDR4. Elle supporte les kits mémoires en dual channel jusque 5000 MHz+ (OC) et pour une quantité maximal de 128 GB. On retrouve deux ports PCIe 3.0 16x qui fonctionneront en x8/x8 si vous optez pour du SLI ou du CrossfireX. Un troisième emplacement en PCIe 3.0 x4 et un quatrième en PCIe 3.0 x1.

Pour alimenter tout ce petit monde, la carte dispose d’un connecteur 24 pins et de deux 8 pins à coté des étages d’alimentation.

RGB or not RGB ?

Comme c’est le cas pour une grande partie de la gamme ROG, elle dispose du système AURA avec des leds présentes sur le PCB au niveau du radiateur recouvrant les connectiques ainsi que le logo placé sur le chipset. La gestion de celles-ci se paramètre via le logiciel maison AURA mais il est possible de les désactiver, assez facilement, via le BIOS si vous le désirez.

[nextpage title= »Le PCB et les connectiques : « ]

Les outils pour clocker :

Débutons avec les éléments insérés sur le PCB et qui peuvent s’avérer être des outils intéressants pour les overclockeurs. Ils sont très nombreux sur ce modèle ce qui est devenu une habitude chez Asus sur le haut de gamme. Cela confirme bien sa position de carte dédiée à l’overclocking.

  • Le bouton power : permet la mise sous tension de la carte mère.
  • Le FlexKEY (reset) : permet de redémarrer la carte mère en cas d’échec. Le bouton peut-être désormais affecté à une autre tache comme la fonction Safe Boot ou la possibilité de désactiver le rétro-éclairage AURA Light.
  • Safe Boot : permet de redémarrer la carte même si les paramètres choisis dans le bios ne permettent pas le boot. Cela évite de devoir faire un Clear CMOS pour rebooter et donc de perdre vos paramètres encodés.
  • ReTry Button : lors de tests sous froid, parfois l’OS freeze et un reset ne permet pas de redémarrer la carte mère : seule solution 6, 7 secondes en maintenant appuyé le bouton START. Avec le bouton ReTry, ça redémarre de suite.
  • Switch bios : permet de switcher entre les deux bios. Vous pouvez ainsi choisir d’avoir un bios « overclocking » et un bios plus stable pour une configuration H24.
  • Slow Mode : permet de booter avec un coefficient de 16x et une fois dans l’OS de remettre celui choisi dans le bios. Sous froid, si vous voulez atteindre 6GHz en 60x100MHz, en activant le Slow Mode, vous bootez en 16×100 et dans l’OS, hop vous revenez à 60×100. C’est surtout pour des max screens.
  • RSVD : permet lorsqu’il est activé sous froid (-120 °C) d’éviter les « Cold boot bug ».
  • LN2 Mode : permet d’activer les profils LN2 dans le bios.
  • Le Q LED : 4 diodes (CPU – DRAM – VGA – BOOT) qui permettent de diagnostiquer les erreurs lors du boot de la carte. Si l’une d’entre elle reste allumée, c’est que le composant qui lui correspond pose problème.
  • Le Debug Led : permet d’afficher un code qui correspond au composant responsable de l’erreur lors du boot. Ceux-ci s’affiche à présent sur l’écran OLED et la liste des codes se trouve au sein du manuel.
  • Le CLR CMOS : permet d’effacer les paramètres du BIOS afin de revenir à ceux par défaut.
  • ProbeIT : permet de mesurer les tensions à l’aide d’un multimètre directement sur le PCB.

En plus de tous ces outils, la carte dispose de trois sondes à l’arrière du PCB qui vont pouvoir détecter de la condensation lors de tests sous azote liquide :

  • LED du processeur : clignote lorsque de la condensation est détectée à proximité du CPU
  • LED DRAM : clignote lorsque de la condensation est détectée à proximité de la DRAM
  • LED PCIe : clignote lorsque de la condensation est détectée près du PCIe

Le PCB :

Notre Asus Maximus XIII APEX se base sur une alimentation en 18 + 4 + 1 phases (CPU + VCCSA/VCCIO + MEM). La partie en charge du CPU se compose de 18 phases et sur ce modèle, aucun doubleur, mais attention les phases sont placées en parallèles : elles sont donc réellement au nombre de 9. Le contrôleur Renesas ISL69269 est capable de gérer jusqu’à 12 phases.

Les 18 mosfets sont quant à eux tous des Renesas ISL99390 de 90A groupés en parallèles par phase et ainsi permettre de les dédoubler sans avoir recours à un doubleur. Les MOSFET dans les étages de puissance génèrent le plus de chaleur car ils sont responsables de la conversion de tension et de la livraison au CPU à partir du connecteur EPS 12 volts.

Les connectiques :

La façade arrière dispose des éléments suivants. Tout d’abord le Clear CMOS ainsi que le bouton permettant de flasher le bios à partir d’une clé USB. L’une des particularités de la carte est de posséder deux emplacements PS/2 afin de venir y connecter un clavier et une souris. Mais pourquoi encore utiliser ce type de connecteur en 2021 ? Tout simplement parce que certains benchs sont plus performants sous XP (Super Pi) et que l’utilisation de périphériques non USB facilite grandement l’installation de l’OS.

Au niveau des ports USB, cette ROG Maximus XIII APEX dispose quatre USB 3.2 Gen 1, de cinq USB 3.2 Gen 2 et d’un USB 3.2 Gen 2 Type-C. On retrouve ensuite les supports d’antennes pour le Wi-Fi dual band. Enfin, la partie audio est assurée par une puce SupremeFX S1220. Enfin, on retrouve pour terminer les différentes sorties audio ainsi que le ports réseau (2.5G).

[nextpage title= »BIOS et logiciel : « ]

Deux nouvelles options :

En ce qui concerne le BIOS, au premier coup d’œil, on reconnait que nous sommes chez Asus. Dans l’onglet « Extreme Tweaker », on voit apparaître une nouvelle option qui n’était pas présente sur la génération précédente. Il s’agit de « Intel Adaptive Boost Technology » sur laquelle nous allons revenir en détails à la page 7 de cet article. Le but de celle-ci est d’offrir un boost plus important sur l’ensemble des coeurs lors de l’exécution d’application multithreads.

Les captures du bios ont été réalisées avec le profil XMP de notre kit GSKill activé. L’autre nouvelle option est « Memory controller : DRAM Frequency Ratio ». Il s’agit d’une nouveauté propre aux processeurs Rocket Lake.

Un peu comme sur les plateformes AMD, il est possible de conserver une fréquence mémoire synchronisée avec le contrôleur mémoire sur le ratio 1:1 ou désynchronisée en ratio 1:2. Possible n’est pas tout à fait exacte, puisqu’à partir de 3600 MHz, le ratio passe en 1:2. Nous revenons en détails sur cette nouvelle option dans notre article dédié aux tests des Rocket Lake ainsi qu’à la page 9, lors de l’overclocking mémoire.

Le « Loadline calibration » est en mode auto pour les tests comparatifs mais nous reviendrons sur sa fonction lors de l’overclocking du i9-11900K. Les autres sections sont présentes depuis les générations précédente et vous permettent notamment de flasher votre carte mère, de contrôler la vitesse des ventilateurs, de créer des profils de tests, ect.

Enfin, la sauvegarde de profils est vivement recommandée lorsque vous réalisez des tests. Cela permet un gain de temps. Sachez que vous avez aussi la possibilité de les sauver sur une clé USB. La présence de deux BIOS vous permettra de réaliser des tests comparatifs.

Nouvelle fonction Hydronaude :

Avec cette ROG Maximus XIII APEX, Asus introduit un nouveau connecteur 4-pin de type fan, en réalité sur ce modèle, ils sont au nombre de deux. Ce deux connecteurs supportent un nouveau standard de connexion appelé Hydronaude. Avec une seule prise, il est désormais possible de contrôler jusqu’à 3 ventilateurs, tout en conservant le contrôle sur chacun d’entre eux individuellement.

En activant cette fonctionnalité dans le BIOS, vous pouvez ainsi démultiplier le nombre de ventilateurs de votre config, tout en gardant le contrôle sur chacun. Nous attendons un kit de trois ventilateurs de Silverstone Air Penetrator 140i Hydronaude afin de vous en parler en détails.

Memtest86 intégré :

L’une des nouveautés de cette Maximus XIII APEX est l’intégration au sein du BIOS de Memtest86 dans la section « Tool ». Celui-ci va vous permettre d’identifier les problèmes de mémoire en un seul click. Le logiciel va ainsi tester votre kit mémoire et révéler des erreurs si celui-ci en rencontre lors des différents tests.

Le mode LN2 :

On retrouve un mode LN2, qui devra être activé via un jumper placé sur le PCB. Attention, celui-ci est vraiment dédié aux tests sous froid, donc ne l’activez pas pour des tests en air/water puisque certaines sécurités seront désactivées automatiquement. Une fois celui-ci activé, on retrouve deux profils LN2, l’un pour le processeur et l’autre pour la mémoire.

Lorsque nous aurons terminé le tour des cartes mères Z590 présentes au sein du labo, nous ne manquerons pas de tester nos CPU sous azote liquide.
N’hésitez pas à demander conseils sur notre forum et discord si vous rencontrez des soucis lors du paramétrage de votre bios.

Les logiciels de notre ROG Maximus XIII APEX :

Asus fournit une série de logiciels qui vont vous faciliter la vie. On retrouve tout d’abord le célèbre AI Suite III sur lequel nous ne reviendrons pas cette fois-ci. Nous allons principalement utiliser TurboV Core afin d’overclocker notre processeur à la volée directement au niveau de l’OS ainsi que Mem TweakIT.

[nextpage title= »La configuration de tests : « ]

Voici donc les différents composants qui équipent notre plateforme de tests. Pour la publication de ces tests, j’ai utilisé le dernier BIOS en date reçu bien que de nouvelles versions seront très certainement disponibles dans les jours à venir.

Nous vous proposerons aussi dans les semaines à venir plusieurs guides d’overclocking pour votre processeur mais aussi pour votre kit mémoire avec ce modèle APEX. Sachez que Kansaï et Vertex, deux membres importants de notre communauté discord, disposent eux aussi d’une carte mère Z590 HERO et pourront ainsi répondre à vos différentes questions.

  • Carte mère : Asus Maximus XIII APEX (BIOS 0611)
  • Processeur : Intel i9-11900K
  • Mémoire : 16 GB GSKill TridentZ Royal 4400 MHz CL16
  • Carte graphique : MSI GT 710
  • Système de refroidissement : Optimus Foundation + radiateur EK de 480 mm
  • SSD : Western Digital SN850 NVMe SSD M.2
  • Alimentation : Corsair AX1600i
  • Système d’exploitation : Windows 10 64 bits
  • Écran : Asus PG27UQ

Un petit tour par CPU-Z afin de s’assurer que tout est parfaitement en ordre avant de débuter nos tests.

[nextpage title= »Intel Adaptive Boost technologie : « ]

Une petite semaine avant la fin du NDA, les différentes marques dont nous avons une carte mère à tester, nous ont fait part de l’arrivée d’un nouveau BIOS prenant en charge l’Adaptive Boost Technology d’Intel. Nous n’étions pas vraiment surpris puisqu’un tableau de cette technologie était apparu depuis quelques semaines. Bref, nous avions bien fait d’attendre la dernière semaine avant de débuter nos tests.

Afin de mieux comprendre la différence entre la technologie « Thermal Velocity Boost » (TVB) et « Adaptive Boost Technology » (ABT), voici un petit tableau qui devrait vous permettre d’y voir plus clair. Pour rappel, la technologie « Thermal Velocity Boost » était déjà présente sur le i9-10900K et nous vous l’avions détaillé ici. Pour faire simple, si la température de votre processeur était inférieur à 70°C, dans une tâche single core, vous pouviez avoir un Boost à 5.3 GHz avec le 10900K. Ensuite, en fonction du nombre de cœurs sollicités, la fréquence est adaptée. Si les huit cœurs sont utilisés, ils seront tous à 4.8 GHz.

Adaptive Boost Technology

L’« Adaptive Boost Technology » va plus loin. D’abord, la température maximale monte à 100°C par rapport au 70°C de TVB. Nous allons ainsi pouvoir avoir toujours deux cœurs à 5.3 GHz pour des applications limitées à deux cœurs, mais, lorsque les huit cœurs seront utilisés comme dans un Cinebench R15, ils pourront tous monter à 5.1 GHz grâce à ABT à la place des 4.8 GHz avec TVB. Ci-dessous le tableau officiel d’Intel.

Afin de pouvoir bénéficier d’Adaptive Boost Technologie, il faudra disposer d’un BIOS compatible. Actuellement, seul les processeurs i9-11900K et i9-11900KF bénéficient de cette technologie.

Bon, ben, on va tester cela avec notre i9-11900K :

Et dans la réalité ? Nous allons tester cette fonction avoir de voir si elle s’active effectivement correctement. Première étape, nous laissons tout en AUTO au niveau du BIOS sauf le profil XMP que nous chargeons afin d’avoir une fréquence de 3600 MHz 16-16-16-36 pour notre kit mémoire. L’option « Adaptive Boost Technology » est donc désactivée (disabled) au sein du BIOS.

* Intel Adaptive Boost Technology disabled :

L’idée va être de voir comment se comporte les cœurs de notre i9-11900K sous Cinebench lorsque nous lançons un test en single-core et en multi-core. Ici, nous n’avons aucun souci de températures avec notre boucle de refroidissement liquide, donc aucun souci de ce côté-là.

Lors du test en single-core (à gauche), on voit que les deux meilleurs cœurs sont sollicités en alternance, comme en atteste leur température. Ils parviennent sans difficulté à atteindre la fréquence de 5300 MHz. Par contre, si l’on sollicite les 8 cœurs, la fréquence est de 4800 MHz respectant ainsi les caractéristiques de notre processeur.

* Intel Adaptive Boost Technology enabled :

Voyons maintenant en activant « Adaptive Boost Technology » ce qui se passe et comment réagissent nos différents cœurs.

Pas de changement du côté du test en single-core puisque la fréquence est bien toujours de 5300 MHz. Par contre et c’est là que se situe la différence, sur le test multi-core, tous les cœurs sont à 5100 MHz à la place des 4800 MHz lorsque ABT est désactivé.
Un gain de 300 MHz ne se refuse pas si votre système de refroidissement est capable de l’encaisser. Maintenant, avec une tension en auto, la température et la consommation sont assez élevées et nous allons voir comment la diminuer lors de l’overclocking de ce processeur.

[nextpage title= »L’overclocking CPU : »]

Protocole :

Avant de débuter, il est nécessaire d’avoir un ou plusieurs scores de référence avec notre i9-11900K aux fréquences stock, c’est-à-dire, sans avoir réalisé aucune modification si ce n’est, avoir activé le profil XMP. Il est aussi très important d’avoir à portée de main une feuille qui va vous permettre de noter tous les tests que vous allez réaliser ainsi que les résultats ou échecs. Personnellement, j’ai des centaines de feuilles de mes tests sur lesquelles il m’arrive de retourner afin de savoir comment s’était comporté le processeur sur telle carte mère ou dans telle condition de tests. Ma petite bible à moi.

Pour de l’overclocking H24, il faudra bien sur prendre plus de temps pour affiner la tension afin de lui fournir le minimum nécessaire mais aussi de régler chaque cœur indépendamment si vous désirez profiter du max du max des performances.

Load-Line Calibration :

Comme vous pouvez le voir, la tension de départ est plus élevée qu’habituellement. En effet, j’opte souvent pour 1.20 volt alors qu’ici nous partons directement avec 1.40 volt.
Le vdroop est assez conséquent même en choisissant un Level 4 au niveau du BIOS, celui recommandé par Asus. Vous pourrez voir dans le tableau ci-dessus les différences entre la tension choisie, la tension au repos et la tension en charge.

Mes deux compères, Kansaï et Vertex, ont été confrontés à la même constatation. Il faudra donc être très attentif à ce point. La ROG Maximus Z590 Apex possède un atout majeur avec la présence de points de tension directement sur le PCB ce qui me permet de facilement faire des relevés.

Overclocking sous watercooling en étapes :

Comme à mon habitude, je vais débuter les tests en choisissant, via le BIOS, une fréquence de départ appliquée sur les 8 cœurs de cet exemplaire du i9-11900K. J’ai opté pour une fréquence de départ de 5000 MHz avec un coefficient multiplicateur de 50, un BCLK de 100 et une tension de 1.40 volt.

L’idée est ensuite, dans l’OS, de tester la stabilité sur plusieurs runs de Cinebench R15 multithread. Si c’est stable, j’augmente la fréquence d’un palier de 100 MHz tout en revérifiant la stabilité. Si le benchmark crashe, j’augmente la tension par palier de 0.05 volt afin de retrouver une stabilité permettant d’exécuter le benchmark. L’objectif est de se faire assez « rapidement » une idée de la fréquence max benchable.

Il est aussi très important d’avoir un score de référence sous Cinebench R15 en prenant soin de noter aussi la tension (vcore), la température max lors du benchs, la consommation ainsi que bien entendu, le score obtenu. Durant le benchmark, la fenêtre de Core Temp est ouverte ce qui a une légère incidence négative sur le score. Voici nos différents résultats.

Ces résultats nous amènent à plusieurs constatations.
Tout d’abord, ce i9-11900K voit sa consommation grimper en flèche par rapport à la génération précédente. Par défaut, son score est équivalent à celui obtenu à 5100 MHz. Logique, puisque par défaut, avec ABT activé, les 8 cœurs en multi-threads sont à cette fréquence. Il est donc intéressant de modifier manuellement la tension afin de faire diminuer sa température ainsi que sa consommation.

Même si le gain n’est pas très important dans Cinebench R15, le fait de pouvoir atteindre 5300 MHz sur les 8 cœurs est une excellente chose. Kansaï et Vertex, qui disposent aussi d’un i9-11900K atteignent eux aussi cette fréquence mais avec un peu plus de tension.

Voyons maintenant ce que va nous réserver l’overclocking mémoire avec cette nouvelle fonction de désynchronisation entre le contrôleur mémoire et la fréquence mémoire.

[nextpage title= »L’overclocking mémoire : « ]

Voilà très certainement l’un des changements majeurs et qui nous demandera encore quelques heures de tests afin d’en comprendre toutes les subtilités. Pour faire simple, on part sur quelque chose d’identique à ce qui se fait sur les plateformes AMD avec la possibilité de conserver une fréquence mémoire synchronisée avec le contrôleur mémoire sur le ratio 1:1 ou désynchronisée en ratio 1:2. En réalité, celle-ci se désynchronise automatiquement au-dessus de 3600 MHz.

Je vous invite à jeter un œil ici, dans notre article consacré aux Rocket Lake i9-11900K et i5-11600K afin de comprendre cette nouvelle option ainsi que découvrir son impact sur les performances.

L’overclocking mémoire :

L’idée va être de voir jusqu’où nous pouvons monter en fréquence ainsi que les performances obtenues dans Geekbench 3. Le kit que nous avons utilisé pour ces tests et celui que nous considérons comme celui de référence, le GKSill TridentZ Royal 4400 MHz CL16.
Voici d’ailleurs nos paramètres au sein du BIOS.

Nous avons débuté nos tests directement à 4533 MHz en 16-16-16-36 (100:133 et 1:2), sans aucune difficulté, ce qui est déjà une excellente chose.

L’impact du ratio 1:2 est inexistant et nos scores ne font que grimper plus nous overclockons la mémoire ! En poussant au max l’overclocking de notre processeur et celui de la mémoire, on obtient un excellent score avec presque un 11K en memory performance ! C’est donc plutôt une excellente nouvelle. Hâte de pouvoir tester un kit bénéficiant de puces DJR afin de tester la montée en fréquence.

Cette ROG Maximus XIII APEX assure aussi au niveau de l’overclocking mémoire et ce qui nous semblait être une difficulté dans un premier temps, s’est parfaitement déroulé !

Quelques heures avant la publication de l’article, nous sommes parvenus à passer la barre des 11K en score memory et booster encore les performances dans Geekbench 3.

[nextpage title= »Le mot de la fin : « ]

Nous voilà arrivé au terme de l’examen de cette Asus Maximus XIII APEX. Il ne lui manque qu’un passage sous froid qui est prévu dans les semaines à venir, dès que l’actualité hardware sera plus calme. Asus propose avec cette Maximus XIII APEX architecturée autour du chipset Z590, une excellente carte à destination des overclockeurs et qui possèdent tous ce dont vous avez besoin pour pousser votre processeur dans ses derniers retranchements. Les nombreux outils présents sur le PCB sont un réel atout ainsi que la mise à jour régulière de BIOS à destination des overclockeurs.

Notre première série de tests nous a donné entière satisfaction, que ce soit pour l’overclocking du processeur, le i9-11900K, ainsi que pour l’overclocking mémoire. N’ayons pas peur des mots, cette ROG Maximus XIII APEX nous a tapé dans l’œil et s’est montrée ultra performante à tous points de vue, et ce, alors que la plupart des autres cartes ne bénéficient pas encore d’un BIOS « mature ». Nul doute que nous sommes impatients de réaliser avec elle une session sous froid !

En ce qui concerne son prix, celui-ci devrait se situer aux alentours des 550 euros, ce qui représente un budget non négligeable, mais par rapport à certains modèles haut de gamme vendu parfois le double du prix, elle fait parfaitement le job ! Une carte d’exception à mettre en priorité entre les mains des clockeurs !

ASUS ROG Maximus XIII APEX

On a aimé :

  • Un étage d’alimentation performant
  • La possibilité d’utiliser de la mémoire haute capacité et haute fréquence
  • Le mode LN2 pour les tests sous azote liquide
  • La présence de deux BIOS
  • Les nombreux profils au sein du bios pour clocker la mémoire
  • Les « outils » inséré sur le PCB afin de faciliter l’overclocking extrême
  • La bonne surprise d’un overclocking automatique intelligent (AI Overclocking)
  • La réactivé d’Asus pour proposer de nouveaux bios aux overclockeurs
  • La présence des deux emplacements PS/2 pour clocker sous XP
  • Un prix correct pour tout ce qu’elle offre à l’overclockeur extrême
  • Le logiciel TurboV Core

On aurait aimé :

  • Une carte peut-être trop exclusive (overclockeurs)
  • Retrouver des profils CPU H24 au sein du BIOS et pas uniquement des profils LN2

Cette Asus Maximus XIII APEX réalise un sans faute et cela dès nos premiers tests. Nous savons que la plupart du temps, lors d’un lancement, les premiers BIOS peuvent rencontrer quelques couacs, mais ici, ce n’est pas du tout le cas. Asus propose avec ce modèle une carte qui s’insère parfaitement dans la lignée de sa série « APEX ». La collaboration de clockeurs de renoms permet une mise à jour régulière de bios ainsi que de nombreuses informations toujours bien utiles. Asus propose ainsi une carte presque sans défaut qui bénéficie du soutien de la communauté des overclockeurs ! C’est donc sans hésitation que nous lui décernons la mention coup de cœur !

Test : MSI MEG Z590 ACE

[nextpage title= »Introduction : « ]

Nous y voilà, c’est aujourd’hui la fin de NDA concernant les nouveaux processeurs Rocket Lake d’Intel et l’occasion pour nous de vous proposer le test de trois cartes mères architecturées autour du chipset Z590. Même si celles-ci sont compatibles avec la génération des Comet Lake, nous préférions attendre la fin du NDA afin de vous proposer le test de cette MSI MEG Z590 ACE.

Nous avons consacré un article dédié aux performances de deux processeurs Rocket Lake avec le i9-11900K et le i5-11600K confrontés aux performances du i9-10900K, i5-10600K et des quatre Ryzen 5000. Dès la réception du i7-11700K, nous mettrons l’article à jour. Cet article est d’ores et déjà disponible ici. Nous vous conseillons d’ailleurs de lire cet article afin de comprendre le principe de « Intel Adaptive Boost Technology » et de la désynchronisation de la mémoire.

En parallèle, nous postons trois autres articles consacrés aux cartes mères Z590, avec la ROG Maximus XIII APEX, la MSI MEG Z590 ACE et la AORUS Z590 Tachyon. Trois autres cartes mères seront traitées dans les jours à venir, à savoir l’ASRock Z590 Taichi, la ROG Maximus XIII Extreme Glacial ainsi que la MSI MPG Carbon EK X. Si l’une de ces cartes vous intéressent, n’oubliez pas de passer nous revoir.

Nous avons fait le choix de ne pas nous lancer trop précipitamment dans les tests puisque nous savions que de grosses mises à jour BIOS débarqueraient quelques jours avant le lancement et ce fut bien le cas. Nous avons tenté d’être le plus complet mais pas de panique, nous reviendrons en détails sur certains éléments dans les jours à venir.

Sans plus attendre, débutons directement les hostilités avec cette MSI MEG Z590 ACE. Lors du lancement du i9-10900K, nous avions déjà eu l’occasion de tester la version Z490 ACE qui nous avait donné entière satisfaction. En sera-t-il de même avec cette version Z590 ?

Nous en profitons aussi pour remercier MSI France pour nous avoir offert l’opportunité de tester cette carte mère Z590 ACE et surtout de nous avoir fait profiter de l’immense bundle qui l’accompagnait, à savoir le système de refroidissement CoreLiquid K360 sur lequel nous reviendrons très rapidement ainsi qu’un exemplaire du i9-11900K.

[nextpage title= »MSI MEG Z590 ACE : « ]

Comme nous vous le disions dans l’introduction, nous avons eu la chance de recevoir un BIG colis de la part de MSI pour le lancement de Rocket Lake. Comme vous pouvez le constater, MSI nous a gratifié d’un superbe packaging pour l’arrivée de ses cartes mères ainsi que la 11eme génération des processeurs Intel ! Sachez que le nombre de packaging de ce genre se compte sur les doigts de la main pour la France.

Cette boîte immense, les dimensions sont de 46 x 55 x 16 cm, contenait trois composants : un Rocket Lake i9-11900K, une carte mère MSI MEG Z590 ACE ainsi que le nouveau système de refroidissement CoreLiquid K360. Ce nouveau système de refroidissement de type AIO embarque trois ventilateurs TORX 4.0 de 120 mm sur le radiateur, et un TORX 3.0 de 60 mm intégré au waterblock. Nous y reviendrons très bientôt dans un test complet.

Le bundle :

Un petit tour par le bundle de cette MSI MEG Z590 ACE afin de voir si celle-ci bénéficie « d’objets particuliers ». Globalement, on retrouve un bundle assez standard avec les traditionnels câbles SATA, l’antenne Wi-Fi, des stickers, le manuel de la carte mère, etc. à l’exception de deux éléments qui se démarquent. On retrouve une brosse avec d’un côté des poils souples et de l’autre, des poils durs. L’idée est de vous permettre de nettoyer votre carte mère et d’éliminer les poussières.

Enfin, un porte clé où les extrémités des deux clés sont en réalité des tournevis, avec un embout cruciforme et un plat.

Une nouvelle ACE et le support du PCIe 4.0 :

Cette MSI MEG Z590 ACE est architecturée autour du nouveau chipset d’Intel, le Z590. Elle fait partie de la série « MSI MEG » qui représente le haut de gamme de la marque. Cette carte mère conserve le socket LGA-1200 du chipset Z490 ce qui vous permettra de réutiliser votre système de refroidissement si vous désirez upgrader votre configuration. Pour rappel, le socket LGA-1200 est différent du LGA-1151 puisque l’on passe de 1151 pin à 1200 pin au niveau du socket.

Le chipset Z590 prend en charge officiellement le PCIe 4.0 offrant des performances de stockage plus élevées que sur la génération précédente. Le PCIe 4.0 intégré à ce chipset B590 double la bande passante face au PCIe 3.0. Pour rappel, et c’est important de le souligner, afin de pouvoir bénéficier du PCIe 4.0, vous devrez opter pour un processeur Rocket Lake. Nous devrions aussi voir des annonces de certains constructeurs annonçant la compatibilité du PCIe 4.0 sur le chipset Z490 lorsque celui-ci est combiné avec un Rocket Lake.

Les différents radiateurs :

Les dimensions de la carte sont de 305 mm x 244 mm, ce qui correspond au format ATX. Les couleurs dominantes sur le PCB sont le noir et le doré. Le design ressemble visuellement au modèle ACE Z490 même si certaines différences sont bien visibles.

Débutons le tour du propriétaire avec les radiateurs qui sont au nombre de trois principalement. Tout d’abord, les deux radiateurs situés sur le dessus de la carte mère et qui entoure le socket. Ils sont imposants et recouvrent l’étage d’alimentation. Ces deux radiateurs sont reliés par un caloduc. Nous sommes ici sur un système entièrement passif.

Le troisième est celui qui recouvre le chipset et qui bénéficie d’une surface assez importante mais d’une faible hauteur afin de permettre facilement la mise en place des cartes graphiques. On peut voir que cette zone bénéficie d’une grille afin d’optimiser la dissipation de la chaleur au niveau du chipset.

Dans l’optique de conserver une unité dans le design des radiateurs, trois éléments sont intégrés au radiateur recouvrant le chipset. Les découpes viennent parfaitement s’associer et on pour but de recouvrir les quatre emplacements pour les SSD de type M2. Cette MSI MEG Z590 ACE peut donc accueillir quatre SSD M.2. Ces éléments portent le nom de « Shield Frozr » dont le rôle est de protéger les SSD M.2 contre le throttling et la surchauffe notamment par l’intermédiaire de pads thermiques. Seul l’emplacement M2_1 est compatible avec le PCIe 4.0 x4.

Le socket et les PCIe :

L’espace autour du socket est assez bien dégagé et sera assez facile à isoler avec de la gomme pour les tests sous LN2. Cette MSI MEG Z590 ACE peut accueillir au maximum quatre barrettes mémoires de DDR4. Elle supporte les kits mémoires en dual channel jusque 5600 MHz OC+ (une seule barrette), 4400MHz+ pour deux barrettes et pour une quantité maximal de 128 GB. On retrouve trois ports PCIe (le premier est câblé en 4.0) et deux PCIe 3.0 x1.

Pour alimenter tout ce petit monde, la carte dispose d’un connecteur 24-pin ainsi que deux 8-pin à coté des étages d’alimentation. Enfin, à l’arrière se trouve aussi une plaque en acier sur la moitié de la surface et dont l’unique rôle est d’assurer la rigidité du PCB.

RGB or not RGB ?

Le RGB est bien présent sur cette MSI MEG Z590 ACE mais de manière assez harmonieuse. On retrouve une zone RGB au niveau du dragon sur le cache qui protège les connectiques et qui pour moi est vraiment superbe ! L’autre zone se situe sur le radiateur du chipset.

[nextpage title= »Le PCB et les connectiques : « ]

Les outils pour clocker :

Débutons avec les éléments insérés sur le PCB et qui peuvent s’avérer être des outils intéressants pour les overclockeurs. Ils sont assez nombreux sur ce modèle et seront d’une aide efficace pour l’overclocking. On peut regretter l’absence d’un mode LN2 mais celui-ci reste dédié à la version Godlike.

  • Le bouton power : permet la mise sous tension de la carte mère.
  • Le bouton reset : permet de redémarrer la carte mère en cas d’échec.
  • Jumper OC Force : permet de redémarrer la carte même si les paramètres choisis dans le bios ne permettent pas le boot. Cela évite de devoir faire un Clear CMOS pour rebooter et donc de perdre vos paramètres encodés.
  • Jumper ReTry Button : permet de tenter de relancer plusieurs fois d’affilée la carte mère jusqu’au moment où celle-ci boot. Il s’agit ici d’une fonction liée aux tests sous LN2.
  • Jumper Low Temperature : permet de faciliter le démarrage de la carte mère lorsque les températures sont basses, c’est-à-dire sous azote liquide.
  • Jumper Slow Mode : permet de booter avec un coefficient de 16x et une fois dans l’OS de remettre celui choisi dans le bios. Sous froid, si vous voulez atteindre 6GHz en 60x100MHz, en activant le Slow Mode, vous bootez en 16×100 et dans l’OS, hop vous revenez à 60×100. C’est surtout pour des max screens.
  • Le EZ Debug LED : 4 diodes (CPU – DRAM – VGA – BOOT) qui permettent de diagnostiquer les erreurs lors du boot de la carte. Si l’une d’entre elle reste allumée, c’est que le composant qui lui correspond pose problème.
  • Le Debug Led : permet d’afficher un code qui correspond au composant responsable de l’erreur lors du boot. Ceux-ci s’affiche à présent sur l’écran OLED et la liste des codes se trouve au sein du manuel.
  • Le CLR CMOS : permet d’effacer les paramètres du BIOS afin de revenir à ceux par défaut.
  • V-Check : permet de mesurer les tensions à l’aide d’un multimètre directement sur le PCB.

Le PCB :

Notre MSI MEG Z590 ACE est équipée du contrôleur Renesas qui porte la référence ISL69269 et qui semble être celui que toutes les marques utilisent actuellement. L’étage d’alimentation CPU est composé de 16 + 2 + 1 phases. En réalité, elles ne sont qu’au nombre de 8 mais doublée grâce aux dédoubleurs de phase ISL6617A qui se trouvent à l’arrière du PCB. Les mosfets sont quant à eux tous des Renesas ISL99390B de 90A déjà utilisés sur certains modèles hauts de gamme de MSI. Nous sommes ici sur un étage d’alimentation très costaud qui ne fera qu’une bouchée du i9-11900K.

Le contrôleur ISL69269, en plus des huit phases du CPU sera en charge aussi de gérer le VCCSA/VCCIO. C’est sur ce point que subsistent des inconnues que nous tentons d’éclaircir.

Les connectiques :

La façade arrière dispose des éléments suivants. Tout d’abord le Clear CMOS ainsi que le bouton permettant de flasher le bios à partir d’une clé USB.

Au niveau des ports USB, cette ROG Maximus XIII APEX dispose quatre USB 3.2 Gen 1 type A, de deux USB 2.0 et de deux USB 3.2 Gen 2. Sont aussi disponibles, deux Thunderbolt 4 40Gbps (Type-C) et deux Mini DisplayPort Input. Enfin, on retrouve pour terminer les différentes sorties audio ainsi que le ports réseau (2.5G). On retrouve ensuite les supports d’antennes pour le Wi-Fi dual band. Enfin, la partie audio est assurée par une puce Realtek ALC4082.

[nextpage title= »BIOS et logiciels : « ]

Comme c’était le cas pour Asus, MSI s’est montré très réactif en terme de BIOS et nous a proposé mardi dernier le BIOS prenant en compte Adaptive Boost Technology. Première petite nouveauté avec la présence lors du démarrage de votre configuration, une question concernant votre type de refroidissement. L’idée est de protéger votre processeur contre une surchauffe inutile et ainsi mettre des limites si cela s’avère nécessaire. Pas de soucis de notre côté, on est largement à l’aise avec notre boucle de refroidissement liquide.

Ensuite, le BIOS s’ouvre sur l’affichage simplifié, une pression sur la touche F7 vous permet d’accéder à l’ensemble des paramètres. Le BIOS est intuitif et pour les initiés, il est assez facile de retrouver les différents paramètres nécessaires pour clocker votre processeur ou votre kit mémoire. Quelques nouvelles options font leurs arrivées en rapport avec le chipset Z590 comme Adaptive Boost Technology, Gear 1 et Gear 2 dont nous vous reparlons plus tard dans l’article.

Un nouvelle option est aussi présente : « memory force » mais que nous n’avons pas encore eu l’occasion de tester. Plus la barre est longue, plus vous pouvez pousser l’overclocking de la mémoire. À mesure que vous paramétrez la mémoire de la bonne manière pour son overclocking, la barre se rétrécira. Grâce à cette barre, vous pourrez savoir en un clin d’œil si votre overclocking est efficace ou non.

MSI offre aussi des profils mémoires qui peuvent être un bon point de départ pour ceux qui veulent se lancer dans l’overclocking de leur kit. On peut juste regretter l’absence de profils qui permettrait d’overclocker votre processeur bien que cela ne soit pas très compliqué pour débuter. MSI devrait revoir ses profils « OC memory » car pour en avoir testé quelques-uns, ils ne fonctionnent pas et ce n’est pas la première fois.

Enfin, n’oubliez pas l’importance de sauvegarder vos paramètres afin de ne pas devoir à chaque fois encoder vos paramètres !

Les logiciels de notre MSI MEG Z590 ACE :

Tout d’abord, il faut savoir que le logiciel principal de MSI, « MSI Center » fait peau neuve. Nous aurons l’occasion d’y revenir lors du test de performance du système de refroidissement CoreLiquid K360 car la gestion de ce dernier se fera directement au sein du logiciel. De notre côté, c’est le logiciel « Command Center Lite » que nous affectionnons tout particulièrement puisqu’il permet de modifier de nombreux paramètres directement au sein de l’OS.

[nextpage title= »La configuration de tests : « ]

Voici donc les différents composants qui équipent notre plateforme de tests. Pour la publication de ces tests, j’ai utilisé le dernier BIOS en date reçu bien que de nouvelles versions seront très certainement disponibles dans les jours à venir.

Nous vous proposerons aussi dans les semaines à venir plusieurs guides d’overclocking pour votre processeur mais aussi pour votre kit mémoire avec ce modèle APEX. Sachez que Kansaï et Vertex, deux membres importants de notre communauté discord, disposent eux aussi d’une carte mère Z590 HERO et pourront ainsi répondre à vos différentes questions.

  • Carte mère : MSI MEG Z590 ACE (BIOS 1.12)
  • Processeur : Intel i9-11900K
  • Mémoire : 16 GB GSKill TridentZ Royal 4400 MHz CL16
  • Carte graphique : MSI GT 710
  • Système de refroidissement : Optimus Foundation + radiateur EK de 480 mm
  • SSD : Seagate FireCuda 520 500 GB SSD M.2 PCIe 4.0
  • Alimentation : Corsair AX1600i
  • Système d’exploitation : Windows 10 64 bits (version 1909)
  • Écran : Asus PG27UQ

Un petit tour par CPU-Z afin de s’assurer que tout est parfaitement en ordre avant de débuter nos tests.

[nextpage title= »Intel Adaptive Boost technologie : « ]

Une petite semaine avant la fin du NDA, les différentes marques dont nous avons une carte mère à tester, nous ont fait part de l’arrivée d’un nouveau BIOS prenant en charge l’Adaptive Boost Technology d’Intel. Nous n’étions pas vraiment surpris puisqu’un tableau de cette technologie était apparu depuis quelques semaines. Bref, nous avions bien fait d’attendre la dernière semaine avant de débuter nos tests.

Afin de mieux comprendre la différence entre la technologie « Thermal Velocity Boost » (TVB) et « Adaptive Boost Technology » (ABT), voici un petit tableau qui devrait vous permettre d’y voir plus clair. Pour rappel, la technologie « Thermal Velocity Boost » était déjà présente sur le i9-10900K et nous vous l’avions détaillé ici. Pour faire simple, si la température de votre processeur était inférieur à 70°C, dans une tâche single core, vous pouviez avoir un Boost à 5.3 GHz avec le 10900K. Ensuite, en fonction du nombre de cœurs sollicités, la fréquence est adaptée. Si les huit cœurs sont utilisés, ils seront tous à 4.8 GHz.

Adaptive Boost Technology

L’« Adaptive Boost Technology » va plus loin. D’abord, la température maximale monte à 100°C par rapport au 70°C de TVB. Nous allons ainsi pouvoir avoir toujours deux cœurs à 5.3 GHz pour des applications limitées à deux cœurs, mais, lorsque les huit cœurs seront utilisés comme dans un Cinebench R15, ils pourront tous monter à 5.1 GHz grâce à ABT à la place des 4.8 GHz avec TVB. Ci-dessous le tableau officiel d’Intel.

Afin de pouvoir bénéficier de , il faudra disposer d’un BIOS compatible. Actuellement, seul les processeurs i9-11900K et i9-11900KF bénéficient de cette technologie.

Bon, ben, on va tester cela avec notre i9-11900K :

Et dans la réalité ? Nous allons tester cette fonction avoir de voir si elle s’active effectivement correctement. Première étape, passage dans le BIOS afin de localiser cette option et l’activer car par défaut, elle est désactivée.

Une fois l’option activée, direction Windows 10 et notre benchmark Cinebench R15 afin de voir si les fréquences Boost annoncées sont bien obtenues.

Pas de changement du côté du test en single-core puisque la fréquence est bien toujours de 5300 MHz avec soit le cœur 4 ou le cœur 5 qui travaille. Par contre et c’est là que se situe la différence, sur le test multi-core, tous les cœurs sont à 5100 MHz à la place des 4800 MHz lorsque ABT est désactivé.
Un gain de 300 MHz ne se refuse pas si votre système de refroidissement est capable de l’encaisser. Maintenant, avec une tension en auto, la température et la consommation sont assez élevées et nous allons voir comment la diminuer lors de l’overclocking de ce processeur.

[nextpage title= »L’overclocking CPU : »]

Protocole :

Avant de débuter, il est nécessaire d’avoir un ou plusieurs scores de référence avec notre i9-11900K aux fréquences stock, c’est-à-dire, sans avoir réalisé aucune modification si ce n’est, avoir activé le profil XMP. Il est aussi très important d’avoir à portée de main une feuille qui va vous permettre de noter tous les tests que vous allez réaliser ainsi que les résultats ou échecs. Personnellement, j’ai des centaines de feuilles de mes tests sur lesquelles il m’arrive de retourner afin de savoir comment s’était comporté le processeur sur telle carte mère ou dans telle condition de tests. Ma petite bible à moi.

Pour de l’overclocking H24, il faudra bien sûr prendre plus de temps pour affiner la tension afin de lui fournir le minimum nécessaire mais aussi de régler chaque cœur indépendamment si vous désirez profiter du max du max des performances.

Load-Line Calibration :

Load-Line Calibration Z590 ACEPetit tour par l’option « Load-Line Calibration » afin de régler au mieux ce paramètre afin de conserver une tension la plus constante possible. L’idée est de ne pas trop avoir de différence entre la tension choisie, la tension relevée au repos et en charge. Comme habituellement, nous avons opté pour un Level 2 puisque c’est pour nous la courbe qui nous semble être le plus à l’horizontal comme le montre la capture ci-jointe.

En général, sur les cartes MSI, il faut opter pour un mode 2 ou mode 3. Ici j’ai opté pour un mode 2 afin de voir comment se comporte la tension. Nous avons choisi 1,25 volt au sein du BIOS. Une fois dans Windows 10, notre multimètre nous indique 1,23 volt au repos et 1,24 volt en charge. Nous perdons 0,01 volt lors du benchmark ce qui nous satisfait parfaitement. Nous conservons donc un niveau 2 pour le Load-Line Calibration durant nos tests.

Overclocking sous watercooling en étapes :

Comme à mon habitude, je vais débuter les tests en choisissant, via le BIOS, une fréquence de départ appliquée sur les 8 cœurs de cet exemplaire du i9-11900K. J’ai opté pour une fréquence de départ de 5000 MHz avec un coefficient multiplicateur de 50, un BCLK de 100 et une tension de 1.25 volt.

L’idée est ensuite, dans l’OS, de tester la stabilité sur plusieurs runs de Cinebench R15 multithread. Si c’est stable, j’augmente la fréquence d’un palier de 100 MHz tout en revérifiant la stabilité. Si le benchmark crashe, j’augmente la tension par palier de 0.05 volt afin de retrouver une stabilité permettant d’exécuter le benchmark. L’objectif est de se faire assez « rapidement » une idée de la fréquence max benchable.

Il est aussi très important d’avoir un score de référence sous Cinebench R15 en prenant soin de noter aussi la tension (vcore), la température max lors du benchs, la consommation ainsi que bien entendu, le score obtenu. Durant le benchmark, la fenêtre de Core Temp est ouverte ce qui a une légère incidence négative sur le score. Voici nos différents résultats.

Durant mes tests, j’ai été confronté à un petit souci. Impossible de passer un coefficient multiplicateur supérieur à 51x ? J’ai donc du, pour atteindre 5200 MHz, opter pour 51 x 102 et pour 5.3 GHz, 51 x 104. Peut-être une option que je loupe et un BIOS qui subira un correctif par la suite.

On peut constater que ce i9-11900K voit sa consommation grimper en flèche par rapport à la génération précédente. Par défaut, son score est équivalent à celui obtenu à 5100 MHz. Logique, puisque par défaut, avec ABT activé, les 8 cœurs en multi-threads sont à cette fréquence. Il est donc intéressant de modifier manuellement la tension afin de faire diminuer sa température ainsi que sa consommation. Même si le gain n’est pas très important dans Cinebench R15, le fait de pouvoir atteindre 5300 MHz sur les 8 cœurs est une excellente chose.

Mise à jour de dernière minute :

Quelques heures avant la publication de notre article, j’ai reçu le logiciel « Command Center Lite » qui permet de modifier certaines valeurs à la volée directement dans l’OS. Je suis donc parvenu grâce à ce logiciel à passer en 52x et donc ainsi résoudre mon problème relevé plus haut ! Merci à MSI pour sa réactivité.

Voyons maintenant ce que va nous réserver l’overclocking mémoire avec cette nouvelle fonction de désynchronisation entre le contrôleur mémoire et la fréquence mémoire.

[nextpage title= »L’overclocking mémoire : « ]

Voilà très certainement l’un des changements majeurs et qui nous demandera encore quelques heures de tests afin d’en comprendre toutes les subtilités. Pour faire simple, on part sur quelque chose d’identique à ce qui se fait sur les plateformes AMD avec la possibilité de conserver une fréquence mémoire synchronisée avec le contrôleur mémoire sur le ratio 1:1 ou désynchronisée en ratio 1:2. En réalité, celle-ci se désynchronise automatiquement au-dessus de 3600 MHz.

Je vous invite à jeter un œil ici, dans notre article consacré aux Rocket Lake i9-11900K et i5-11600K afin de comprendre cette nouvelle option ainsi que découvrir son impact sur les performances.

L’overclocking mémoire :

L’idée va être de voir jusqu’où nous pouvons monter en fréquence ainsi que les performances obtenues dans Geekbench 3. Le kit que nous avons utilisé pour ces tests et celui que nous considérons comme celui de référence, le GKSill TridentZ Royal 4400 MHz CL16.
Voici d’ailleurs nos paramètres au sein du BIOS.

Nous avons débuté nos tests directement à 4533 MHz en 16-16-16-36 (100:133 et 1:2), sans aucune difficulté, ce qui est déjà une excellente chose. Ensuite, les choses se compliquent un peu et même si nous parvenons à serrer les timings, Geekbench se coupe lors du test.

Nous allons continuer à explorer l’overclocking mémoire sur cette MSI MEG Z590 ACE et nous reviendrons vers vous dès que nous aurons solutionné le problème. Si vous êtes un habitué de notre site, vous savez que l’overclocking mémoire demande beaucoup de temps et de patience ! Maintenant, si l’on se réfère aux spécifications indiquées par MSI dans sa fiche technique, nous sommes bien sur un support de 4400MHz+ pour deux barrettes.

[nextpage title= »Le mot de la fin : « ]

Ce n’est pas la première fois que nous testons une carte mère de la série « MEG ACE » et le moins que l’on puisse dire, c’est que nous ne sommes jamais déçu. Cette carte est un excellent choix pour une répondre à vos différents besoins. Elle dispose de quatre emplacements pour des disques de type SSD M.2 avec le support du PCIe 4.0, elle bénéficie d’une connectique externe ultra complète et cerise sur le gâteau, son potentiel d’overclocking est très bon grâce à son BIOS. Celui-ci manque encore peut-être de maturité au niveau des petits soucis rencontrés et nul doute que ceux-ci seront solutionnés lors de la prochaine mise à jour.

La compatibilité avec notre exemplaire du jour, le i9-11900K s’est faite sans encombre et l’apport par le BIOS du support de « Adaptive Boost Technology » vous permet de profiter pleinement de ses performances avec un Boost à 5.3 GHz en single-core et à 5100 MHz en multi-core.

Pour finir, du côté de MSI, nous testerons dans quelques jours, le temps de souffler un peu, la MSI MPG Z590 Carbon EK X qui bénéficie d’origine d’un waterblock intégral recouvrant le processeur et les étages d’alimentations. Enfin, nous gardons à l’œil MSI et espérons voir débarquer très bientôt la MSI Z590 Unify-X ?

MSI MEG Z590 ACE

On a aimé :

  • Un étage d’alimentation performant
  • La possibilité d’utiliser de la mémoire haute capacité et haute fréquence
  • Les « outils » insérés sur le PCB afin de faciliter l’overclocking
  • La compatibilité avec le RGB Corsair (connecteurs PCB)
  • La nouvelle version de MSI Center sur laquelle nous reviendrons très bientôt
  • L’overclocking automatique de la mémoire via Memory Try It!
  • Le logiciel Command Center Lite
  • Les quatre emplacements pour SSD M.2
  • La connectique externe ultra complète

On aurait aimé :

  • Des profils mémoires extrêmes plus efficaces
  • Un mode LN2 et un bios XOC

médaille award OMF or goldSi vous cherchez une carte complète, cette MSI MEG Z590 ACE pourrait très certainement vous convenir tant par sa capacité de stockage, que par sa connectique ultra-complète ainsi que sur un BIOS disposant des outils nécessaires pour profiter de l’overclocking. En ce qui concerne son prix, il devrait se situer aux alentours des 519 euros, ce qui nous semble raisonnable pour ce chipset. Les budgets plus serrés pourront se tourner vers une MSI B560 dont nous parlerons aussi bientôt.

Test : AORUS Z590 Tachyon

[nextpage title= »Introduction : « ]

Nous y voilà, c’est aujourd’hui la fin de NDA concernant les nouveaux processeurs Rocket Lake d’Intel et l’occasion pour nous de vous proposer le test de trois cartes mères architecturées autour du chipset Z590. Même si celle-ci sont compatibles avec la génération des Comet Lake, nous préférions attendre la fin du NDA afin de vous proposer le test de cette AORUS Z590 Tachyon.

Nous avons consacré un article dédié aux performances de deux processeurs Rocket Lake avec le i9-11900K et le i5-11600K confrontés aux performances du i9-10900K, i5-10600K et des quatre Ryzen 5000. Dès la réception du i7-11700K, nous mettrons l’article à jour. Cet article est d’ores et déjà disponible ici. Nous vous conseillons d’ailleurs de lire cet article afin de comprendre le principe de « Intel Adaptive Boost Technology » et de la désynchronisation de la mémoire.

En parallèle, nous postons trois autres articles consacrés aux cartes mères Z590, avec la ROG Maximus XIII APEX, la MSI MEG Z590 ACE et la AORUS Z590 Tachyon. Trois autres cartes mères seront traitées dans les jours à venir, à savoir l’ASRock Z590 Taichi, la ROG Maximus XIII Extreme Glacial ainsi que la MSI MPG Carbon EK X. Si l’une de ces cartes vous intéressent, n’oubliez pas de passer nous revoir.

Nous avons fait le choix de ne pas nous lancer trop précipitamment dans les tests puisque nous savions que de grosses mises à jour BIOS débarqueraient quelques jours avant le lancement et ce fut bien le cas. Nous avons tenté d’être le plus complet mais pas de panique, nous reviendrons en détails sur certains éléments dans les jours à venir.

Sans plus attendre, débutons directement les hostilités avec cette AORUS Z590 Tachyon. Quelle joie de voir revenir AORUS à l’avant plan de l’overclocking en proposant un modèle dédié à cette discipline ! Après l’abandon de la série « Super Overclock », nous sommes enchantés de voir débarquer cette Tachyon en espérant qu’elle tienne toutes ses promesses.

Nous en profitons aussi pour remercier AORUS France pour nous avoir offert l’opportunité de tester cette carte mère Z590 Tachyon.

[nextpage title= »AORUS Z590 Tachyon : « ]

Comme nous vous le disions dans l’introduction, c’est avec une certain excitation que nous avons accueilli cette carte mère au sein de la rédaction et pour cause, depuis la série SOC (Super OverClock) et la dernière Z170X, nous n’avions plus vraiment eu de cartes mères dédiées à l’overclocking extrême chez Gigabyte. Aujourd’hui, tout cela est oublié avec l’arrivée de cette AORUS Z590 Tachyon.

Le bundle :

Un petit tour par le bundle de cette ROG Maximus XIII APEX afin de voir si celle-ci bénéficie « d’objets particuliers ». Globalement, on retrouve un bundle assez standard avec les traditionnels câbles SATA, l’antenne Wi-Fi, des stickers, le manuel de la carte mère, ect.
Au final, pour une carte dédiée à l’overclocking, ce n’est pas ce qui nous intéresse le plus.

Une nouvelle Tachyon et le support du PCIe 4.0 :

Cette nouvelle « Tachyon » est peut-être à la base d’une nouvelle série de cartes mères dédiées à l’overclocking dans la gamme AORUS. Pour en être certain, il faudra atteindre un nouveau chipset afin de voir si on retrouve de nouveau cette dénomination. Cette AORUS Tachyon est architecturée autour du nouveau chipset d’Intel, le Z590. Cette carte mère conserve le socket LGA-1200 du chipset Z490 ce qui vous permettra de réutiliser votre système de refroidissement si vous désirez upgrader votre configuration. Pour rappel, le socket LGA-1200 est différent du LGA-1151 puisque l’on passe de 1151 pin à 1200 pin au niveau du socket.

Le chipset Z590 prend en charge officiellement le PCIe 4.0 offrant des performances de stockage plus élevées que sur la génération précédente. Le PCIe 4.0 intégré à ce chipset B590 double la bande passante face au PCIe 3.0. Pour rappel, et c’est important de le souligner, afin de pouvoir bénéficier du PCIe 4.0, vous devrez opter pour un processeur Rocket Lake. Nous devrions aussi voir des annonces de certains constructeurs annonçant la compatibilité du PCIe 4.0 sur le chipset Z490 lorsque celui-ci est combiné avec un Rocket Lake.

Les différents radiateurs :

Les dimensions de la carte sont de 305 mm x 270 mm, ce qui correspond au format E-ATX, c’est d’ailleurs la plus grande des cartes mères Z590 que nous avons testé jusqu’à présent. Les couleurs dominantes sur le PCB sont le noir et le gris foncé. Le design avec la disposition des radiateurs est assez particulier et l’on peut dire qu’il ne ressemble à aucun autre.

Débutons le tour du propriétaire avec les radiateurs qui sont au nombre de trois principalement. Tout d’abord, les deux radiateurs situés sur le dessus de la carte mère et qui entoure le socket. Ils sont très imposants et recouvrent l’étage d’alimentation. Ces deux radiateurs sont reliés par un caloduc. Nous sommes ici sur un système entièrement passif. Le troisième est celui qui recouvre le chipset et qui bénéficie d’une surface assez importante mais d’une faible hauteur afin de permettre facilement la mise en place des cartes graphiques.

Une plaque en aluminium noir dont la découpe vient parfaitement s’associer avec celle posée sur le chipset, recouvre l’un des emplacements SSD de type M.2 au niveau du PCB. Il s’agit d’ailleurs du seul emplacement SSD M.2 bénéficiant du PCIe 4.0. Attention, si vous ne disposez pas d’un processeur Rocket Lake, cette emplacement ne sera pas reconnu dans le BIOS. Les deux autres se trouvent entre les deux ports PCIe et répondent à la norme PCIe 3.0. Le nombre total de SSD M.2 grimpe ainsi à trois et ils sont dotés chacun d’un Thermal Guards.

Le socket et les PCIe :

L’espace autour du socket est assez bien dégagé et sera assez facile à isoler avec de la gomme pour les tests sous LN2. Cette AORUS Z590 Tachyon peut accueillir au maximum deux barrettes mémoires de DDR4. Elle supporte les kits mémoires en dual channel jusque 3600 MHz (infos actuelles du site) et pour une quantité maximal de 64 GB. On retrouve deux ports PCIe 4.0 16x qui fonctionneront en x8/x8 si vous optez pour du SLI ou du CrossfireX mais aussi un emplacement en PCIe 3.0 x4 et un quatrième en PCIe 3.0 x1.

Pour alimenter tout ce petit monde, la carte dispose d’un connecteur 24 pins à plat, c’est plutôt bien vu ainsi que deux 8 pins à coté des étages d’alimentation mais placé l’un au-dessus de l’autre.

RGB or not RGB ?

Le RGB est ici réduit à sa plus simple expression et ce n’est pas nous qui allons nous en plaindre, avec juste une lame rétro-éclairée qui se trouve au niveau du radiateur recouvrant le chipset. Comme nous l’avons déjà dit, nous préférons une carte performante qu’un sapin de Noël !

[nextpage title= »Le PCB et les connectiques : « ]

Les outils pour clocker :

Débutons avec les éléments insérés sur le PCB et qui peuvent s’avérer être des outils intéressants pour les overclockeurs. Ils sont très nombreux sur ce modèle ce qui est devenu une habitude chez Asus sur le haut de gamme. Cela confirme bien sa position de carte dédiée à l’overclocking.

  1. Le bouton power : permet la mise sous tension de la carte mère.
  2. Le bouton reset : permet de redémarrer la carte mère en cas d’échec.
  3. Le mode LIMP : semblable au « safe Boot » chez Asus, ce bouton permet de redémarrer la carte même si les paramètres choisis dans le BIOS ne permettent pas le boot. Cela évite de devoir faire un Clear CMOS pour rebooter et donc de perdre vos paramètres encodés. La carte redémarre alors avec des paramètres par défaut.
  4. Le bouton Cold Reset : ce bouton permet de forcer un redémarrage et se montre plus efficace que le bouton reset, il peut être assimilé au bouton « ReTry » chez Asus. Il est souvent utiliser pour forcer le boot lorsque la mémoire est overclockée et atteint ses limites. lors de tests sous froid, parfois l’OS freeze et un reset ne permet pas de redémarrer la carte mère : seule solution 6, 7 secondes en maintenant appuyé le bouton START. Avec ce bouton, ça redémarre de suite.
  5. Le Clear CMOS : permet d’effacer les paramètres du BIOS afin de revenir à ceux par défaut.
  6. Le bouton CPU Ratio Switch : permet d’augmenter ou de diminuer directement le coefficient multiplicateur de votre processeur.
  7. Le bouton Profil Switch : permet d’activer soit le profil A ou B configuré au sein du BIOS.
  8. Les points de tension : permet de mesurer les tensions à l’aide d’un multimètre directement sur le PCB.
  9. Le switch OC Trigger Switch : un bouton un peu semblable au « slow mode », il va permettre de diminuer la fréquence du processeur et ainsi faire descendre la température du CPU avant de lancer un benchmark et ainsi augmenter les chances que ce dernier passe. Vous l’activez, la température diminue, vous le replacez dans sa position d’origine juste avant de lancer votre benchmark.
  10. Le switch Enhanced LN2 mode : permet au CPU de démarrer à une température aussi basse que possible. Il s’agit d’une fonction à utiliser lors de tests sous LN2 et ainsi éviter d’avoir des soucis de cold boot.
  11. Le switch Reserved Switch : ce switch n’aurait pas encore de réelle fonction actuellement.
  12. Le switch LN2 mode : permet d’activer les options LN2 et très certainement de désactiver certaines sécurités afin de booter sous LN2.
  13. Le switch SB : permet de désactiver ou d’activer la fonction Dual BIOS.
  14. Le switch BIOS : permet de switcher entre les deux bios. Vous pouvez ainsi choisir d’avoir un bios « overclocking » et un bios plus stable pour une configuration H24

Comme vous pouvez le constater, les outils sont nombreux ! Hâte de pouvoir tester chacun d’entre eux lors d’une petite session sous froid.

Le PCB :

Notre AORUS Z590 Tachyon se base sur une alimentation en 12 + 1 Phases Digital. La partie en charge du CPU se compose de 12 phases et sur ce modèle, aucun doubleur, elles sont donc réellement au nombre de 8. C’est le contrôleur Renesas ISL 69269 qui est en charge de gérer l’ensemble des phases. Les 12 mosfets sont quant à eux tous des Vishay SiC840 de 100A. Les MOSFET dans les étages de puissance génèrent le plus de chaleur car ils sont responsables de la conversion de tension et de la livraison au CPU à partir du/des connecteur/s EPS 12 volts.

Chose très intéressante, les « capacitor », les condensateurs ne ressemblent pas aux bobines que nous avons l’habitude de voir mais sont des versions plates « 100% tantalum polymer ». L’idée est de facilité grandement la vie des overclockeurs extrêmes en facilitant l’isolation autour du socket.

Les connectiques :

La façade arrière dispose des éléments suivants. Tout d’abord le bouton Q-Flash qui, comme son nom l’indique, vous permet de flasher le bios à partir d’une clé USB. On retrouve ensuite un bouton très particulier, le OC Ignition.

Au niveau des ports USB, cette Aorus Z590 Tachyon dispose quatre USB 3.2 Gen 1, de trois USB 3.2 Gen 2 Type-A et d’un USB 3.2 Gen 2 Type-C. Enfin, on retrouve pour terminer les différentes sorties audio ainsi que le ports réseau. Pour terminer, les deux supports d’antennes pour le Wi-Fi dual band. Enfin, la partie audio est assurée par une puce Realtek ALC1220-VB.

[nextpage title= »BIOS et logiciel : « ]

En ce qui concerne le BIOS, je dois bien avouer que cela faisait un petit moment que je ne m’étais plus plongé dans celui d’une carte mère Aorus et qu’il m’a fallu et qu’il me faudra encore quelques heures afin d’en comprendre toutes les subtilités. Par défaut, vous débarquez sur une page reprenant les informations de base de votre BIOS. Afin d’accéder à l’ensemble des paramètres, vous devrez presser la touche F2. Le premier onglet disponible est « Favorites » qui vous permet d’avoir directement accès aux paramètres que vous modifiez le plus souvent, c’est unique chez Aorus et très utile !

La partie « Tweaker », comme son nom l’indique, va regorger de nombreuses options vous permettant de paramétrer votre processeur, votre kit mémoire mais aussi de gérer les différentes tensions. C’est ici que vous pourrez activer Adaptive Boost Technology dans la section Advanced CPU Settings.

L’autre nouveauté concerne « Memory controller : DRAM Frequency Ratio ». Il s’agit d’une nouveauté propre aux processeurs Rocket Lake. Un peu comme sur les plateformes AMD, il est possible de conserver une fréquence mémoire synchronisée avec le contrôleur mémoire sur le ratio 1:1 ou désynchronisée en ratio 1:2. Possible n’est pas tout à fait exacte, puisqu’à partir de 3600 MHz, le ratio passe en 1:2. Nous revenons en détails sur cette nouvelle option dans notre article dédié aux tests des Rocket Lake ainsi qu’à la page 9, lors de l’overclocking mémoire.

Le « Loadline calibration » est en mode auto pour les tests comparatifs mais nous reviendrons sur sa fonction lors de l’overclocking du i9-11900K. Les autres sections sont présentes depuis les générations précédentes et vous permettent notamment de flasher votre carte mère, de contrôler la vitesse des ventilateurs, de créer des profils de tests, ect.

Enfin, la sauvegarde de profils est vivement recommandée lorsque vous réalisez des tests. Cela permet un gain de temps. Lorsque nous aurons terminé le tour des cartes mères Z590 présentes au sein du labo, nous ne manquerons pas de tester nos CPU sous azote liquide.
N’hésitez pas à demander conseils sur notre forum et discord si vous rencontrez des soucis lors du paramétrage de votre bios.

Les logiciels de notre AORUS Z590 Tachyon :

Finalement, les logiciels Gigabyte ou Aorus n’ont pas vraiment changé avec comme logiciel principal : « EasyTune ». Celui-ci permet de faire des modifications de paramètres à la volée sous OS. Il existe des outils propres aux overclockeurs mais j’attends une nouvelle version compatible avec le nouveau BIOS installé pour les tests.

[nextpage title= »La configuration de tests : « ]

Voici donc les différents composants qui équipent notre plateforme de tests. Pour la publication de ces tests, j’ai utilisé le dernier BIOS en date reçu bien que de nouvelles versions seront très certainement disponibles dans les jours à venir.

Nous vous proposerons aussi dans les semaines à venir plusieurs guides d’overclocking pour votre processeur mais aussi pour votre kit mémoire avec ce modèle Tachyon. Depuis des mois, nous manipulons principalement des cartes Asus et MSI, et cette nouvelle carte mère va nous demander un petit temps d’adaptation, surtout que le BIOS nous est parvenu vendredi soir.

  • Carte mère : AORUS Z590 Tachyon (BIOS F5a)
  • Processeur : Intel i9-11900K
  • Mémoire : 16 GB GSKill TridentZ Royal 4400 MHz CL16
  • Carte graphique : MSI GT 710
  • Système de refroidissement : Optimus Foundation + radiateur EK de 480 mm
  • SSD : Western Digital Black SN850 PCIe 4.0 500Mo
  • Alimentation : Corsair AX1600i
  • Système d’exploitation : Windows 10 64 bits (version 1909)
  • Écran : Asus PG27UQ

Un petit tour par CPU-Z afin de s’assurer que tout est parfaitement en ordre avant de débuter nos tests.

[nextpage title= »Intel Adaptive Boost technologie : « ]

Une petite semaine avant la fin du NDA, les différentes marques dont nous avons une carte mère à tester, nous ont fait part de l’arrivée d’un nouveau BIOS prenant en charge l’Adaptive Boost Technology d’Intel. Nous n’étions pas vraiment surpris puisqu’un tableau de cette technologie était apparu depuis quelques semaines. Bref, nous avions bien fait d’attendre la dernière semaine avant de débuter nos tests.

Afin de mieux comprendre la différence entre la technologie « Thermal Velocity Boost » (TVB) et « Adaptive Boost Technology » (ABT), voici un petit tableau qui devrait vous permettre d’y voir plus clair. Pour rappel, la technologie « Thermal Velocity Boost » était déjà présente sur le i9-10900K et nous vous l’avions détaillé ici. Pour faire simple, si la température de votre processeur était inférieur à 70°C, dans une tâche single core, vous pouviez avoir un Boost à 5.3 GHz avec le 10900K. Ensuite, en fonction du nombre de cœurs sollicités, la fréquence est adaptée. Si les huit cœurs sont utilisés, ils seront tous à 4.8 GHz.

Adaptive Boost TechnologyL’« Adaptive Boost Technology » va plus loin. D’abord, la température maximale monte à 100°C par rapport au 70°C de TVB. Nous allons ainsi pouvoir avoir toujours deux cœurs à 5.3 GHz pour des applications limitées à deux cœurs, mais, lorsque les huit cœurs seront utilisés comme dans un Cinebench R15, ils pourront tous monter à 5.1 GHz grâce à ABT à la place des 4.8 GHz avec TVB. Ci-dessous le tableau officiel d’Intel.

Afin de pouvoir bénéficier de Adaptive Boost Technology, il faudra disposer d’un BIOS compatible. Actuellement, seul les processeurs i9-11900K et i9-11900KF bénéficient de cette technologie.

Bon, ben, on va tester cela avec notre i9-11900K :

Attention, bon à savoir, l’option pour activer Adaptive Boost Technology se trouve dans l’onglet « Tweaker » mais dans une sous section appelée Advanced CPU Settings. Par défaut cette option est désactivée.

Une fois l’option activée, direction Windows 10 et notre benchmark Cinebench R15 afin de voir si les fréquences Boost annoncées sont bien obtenues.

Pas de changement du côté du test en single-core puisque la fréquence est bien toujours de 5300 MHz avec soit le cœur 4 ou le cœur 5 qui travaille. Par contre et c’est là que se situe la différence, sur le test multi-core, tous les cœurs sont à 5100 MHz à la place des 4800 MHz lorsque ABT est désactivé.
Un gain de 300 MHz ne se refuse pas si votre système de refroidissement est capable de l’encaisser. Maintenant, avec une tension en auto, la température et la consommation sont assez élevées et nous allons voir comment la diminuer lors de l’overclocking de ce processeur.

[nextpage title= »L’overclocking CPU : »]

Protocole :

Avant de débuter, il est nécessaire d’avoir un ou plusieurs scores de référence avec notre i9-11900K aux fréquences stock, c’est-à-dire, sans avoir réalisé aucune modification si ce n’est, avoir activé le profil XMP. Il est aussi très important d’avoir à portée de main une feuille qui va vous permettre de noter tous les tests que vous allez réaliser ainsi que les résultats ou échecs. Personnellement, j’ai des centaines de feuilles de mes tests sur lesquelles il m’arrive de retourner afin de savoir comment s’était comporté le processeur sur telle carte mère ou dans telle condition de tests. Ma petite bible à moi.

Pour de l’overclocking H24, il faudra bien sûr prendre plus de temps pour affiner la tension afin de lui fournir le minimum nécessaire mais aussi de régler chaque cœur indépendamment si vous désirez profiter du max du max des performances.

Load-Line Calibration :

Comme vous pouvez le voir, la tension de départ est un plus élevée qu’habituellement. En effet, j’opte souvent pour 1.20 volt alors qu’ici nous partons directement avec 1.25 volt.
Le vdroop est un peu plus important que d’habitude. Vous pourrez voir dans le tableau ci-dessus les différences entre la tension choisie, la tension au repos et la tension en charge.

Hicookie recommande l’utilisation d’un Load-line « Turbo » pour les tests sous azote liquide, nous verrons ce qu’il en est avec les différents modes disponibles.

Overclocking sous watercooling en étapes :

Comme à mon habitude, je vais débuter les tests en choisissant, via le BIOS, une fréquence de départ appliquée sur les 8 cœurs de cet exemplaire du i9-11900K. J’ai opté pour une fréquence de départ de 5000 MHz avec un coefficient multiplicateur de 50, un BCLK de 100 et une tension de 1.25 volt.

L’idée est ensuite, dans l’OS, de tester la stabilité sur plusieurs runs de Cinebench R15 multithread. Si c’est stable, j’augmente la fréquence d’un palier de 100 MHz tout en revérifiant la stabilité. Si le benchmark crashe, j’augmente la tension par palier de 0.05 volt afin de retrouver une stabilité permettant d’exécuter le benchmark. L’objectif est de se faire assez « rapidement » une idée de la fréquence max benchable.

Il est aussi très important d’avoir un score de référence sous Cinebench R15 en prenant soin de noter aussi la tension (vcore), la température max lors du benchs, la consommation ainsi que bien entendu, le score obtenu. Durant le benchmark, la fenêtre de Core Temp est ouverte ce qui a une légère incidence négative sur le score. Voici nos différents résultats.

Ces résultats nous amènent à plusieurs constatations.
Tout d’abord, ce i9-11900K voit sa consommation grimper en flèche par rapport à la génération précédente. Par défaut, son score est équivalent à celui obtenu à 5100 MHz. Logique, puisque par défaut, avec ABT activé, les 8 cœurs en multi-threads sont à cette fréquence. Il est donc intéressant de modifier manuellement la tension afin de faire diminuer sa température ainsi que sa consommation.

Même si le gain n’est pas très important dans Cinebench R15, le fait de pouvoir atteindre 5300 MHz sur les 8 cœurs est une excellente chose. Kansaï et Vertex, qui disposent aussi d’un i9-11900K atteignent eux aussi cette fréquence mais avec un peu plus de tension.

Voyons maintenant ce que va nous réserver l’overclocking mémoire avec cette nouvelle fonction de désynchronisation entre le contrôleur mémoire et la fréquence mémoire.

[nextpage title= »L’overclocking mémoire : « ]

Voilà très certainement l’un des changements majeurs et qui nous demandera encore quelques heures de tests afin d’en comprendre toutes les subtilités. Pour faire simple, on part sur quelque chose d’identique à ce qui se fait sur les plateformes AMD avec la possibilité de conserver une fréquence mémoire synchronisée avec le contrôleur mémoire sur le ratio 1:1 ou désynchronisée en ratio 1:2. En réalité, celle-ci se désynchronise automatiquement au-dessus de 3600 MHz.

Je vous invite à jeter un œil ici, dans notre article consacré aux Rocket Lake i9-11900K et i5-11600K afin de comprendre cette nouvelle option ainsi que découvrir son impact sur les performances.

L’overclocking mémoire :

L’idée va être de voir jusqu’où nous pouvons monter en fréquence ainsi que les performances obtenues dans Geekbench 3. Le kit que nous avons utilisé pour ces tests et celui que nous considérons comme celui de référence, le GKSill TridentZ Royal 4400 MHz CL16.
Si je n’ai rencontré aucun souci pour appliquer mes fréquences, timings et tensions pour mes tests, les performances ne suivent pas. J’ai ainsi pu prendre la fréquence de référence pour comparer les cartes entre elles à 4533 MHz 16-16-16-36 et voici le score obtenu sous Geekbench 3.

Face aux deux autres cartes, je suis bien en retrait. Lorsque l’on observe attentivement les résultats, on se rend compte que le score « memory performance » est relativement bas puisque je devrais être à 10K. Est-ce moi qui loupe une option dans le BIOS ou celui-ci à encore besoin de correctifs ? Difficile à dire actuellement. J’ai d’ailleurs pu aussi bencher à 4800 C16, avec un score qui grimpe, mais toujours en retrait face à la concurrence.

Cette Aorus Z590 Tachyon apporte son lot de nouveauté et il nous faudra plus que quelques jours afin d’en avoir compris toutes les subtilités. J’espère qu’après le lancement, des guides en ligne seront disponibles afin de m’éclairer sur quelques fonctions implantées au sein du BIOS. Le potentiel semble être pourtant bien présent puisque HiCookie est parvenu à pousser un stick de mémoire Aorus à la fréquence de 6623 MHz !

Nous reviendrons donc très rapidement vers sur cette carte mère afin de nous repencher sur l’overclocking de la mémoire, qui rappelons-le, reste toujours une chose assez complexe.

[nextpage title= »Le mot de la fin : « ]

C’est avec cette Aorus Z590 Tachyon que nous terminons cette première série de tests de cartes mères architecturées autour du chipset Z590. Cette Tachyon est le modèle que nous attendions le plus au sein du labo et vous l’avez certainement compris au fil des brèves postées ces dernières semaines. Alors, qu’en avons-nous pensé ? Notre premier avis est plutôt mitigé et je reste convaincu que le BIOS F5a que nous avons testé n’est pas encore totalement « mature ». Même si la carte n’a rencontré aucun problème en s’associant avec le i9-11900K, nous restons sur notre faim surtout en ce qui concerne les performances de l’overclocking mémoire. Nous avons bien sur nuancé nos résultats sur le fait qu’il s’agit peut-être d’un mauvais réglage de notre part au sein du BIOS, ce qui expliquerai ces performances légèrement en retrait face à la concurrence.

Cela fait un moment que nous n’avions plus plongé les mains dans un BIOS Aorus et force est de constater qu’il nous faudra un peu de temps avant de dompter celui-ci. Le dernier BIOS de cette Tachyon nous est parvenu vendredi soir, ce qui nous a laissé beaucoup moins de temps encore pour l’apprivoiser face aux deux autres cartes mères du jour.

Malgré cela notre excitation est toujours bien présente et nous espérons voir débarquer dans les heures à venir un guide d’overclocking proposé par HiCookie afin d’éclairer certaines zones d’ombre. Le succès de cette carte résidera en une seule condition : le suivi par Aorus de l’évolution des BIOS. Il n’y a pas de secret, il faut une équipe dédiée à cette carte afin de lui permettre d’exprimer tout son potentiel.

Au moment de boucler cet article, la carte n’est pas encore vraiment référencée en boutique, et le seul prix que nous avons vu se situe aux alentours des 500 euros. Comptez sur nous pour vous reparler très rapidement de cette carte et pour lui offrir un passage sous LN2 afin d’utiliser l’ensemble des outils mis à disposition sur le PCB !

MAJ 12 mai 2021 : comme nous vous l’avions laissé sous entendre, les informations concernant l’overclocking ainsi que des BIOS plus matures nous sont parvenus afin de refaire une série de tests. Les tests sont à présent beaucoup plus concluants que lors de la parution de cette article. Cela a pour conséquence la modification de notre award !

Aorus Z590 Tachyon

On a aimé :

  • Le retour d’Aorus dans le monde de l’overclocking extrême
  • Un étage d’alimentation performant et conçu pour les tests sous LN2
  • Le mode LN2 pour les tests sous azote liquide
  • La présence de deux BIOS
  • Les « outils » inséré sur le PCB afin de faciliter l’overclocking extrême
  • Le connecteur à plat 24-pin
  • Les performances obtenues avec la i9-11900K
  • Le RGB très basique ^^

On aurait aimé :

  • La présence de profils au sein du BIOS
  • Plus de temps pour mettre les mains dans le BIOS

médaille award OMF or goldQu’est-ce que nous avons attendu l’arrivée de cette Aorus Z590 Tachyon, tant nous sommes heureux de voir revenir la marque dans le monde de l’overclocking extrême. Nous restons convaincu que cette carte bénéficie d’un excellent potentiel afin de faire tomber des records, maintenant reste à voir la disponibilité des BIOS dans les semaines à venir ainsi que la réactivité de l’équipe d’Aorus à proposer un guide ou des informations plus conséquentes sur cette Tachyon !

Test : Corsair K55 RGB Pro XT

[nextpage title= »Présentation »]

Aujourd’hui, nous allons vous parler d’une toute nouvelle référence signée Corsair : le K55 RGB Pro XT. On va donc évoquer un tout nouveau clavier membrane, à l’instar du K57 Wireless que nous avions eu l’occasion de tester il y a quelques temps déjà. Ce nouveau clavier sera toutefois filaire mais possède quelques features intéressantes.

Alors, que vaut le K55 RGB Pro XT ? Réponse dans notre test complet !

Logo Corsair

Présentation :

Caractéristiques techniques :

Avec ce K55 RGB Pro XT, nous avons affaire à du grand clavier (si on compare avec le K65 RGB Mini). En effet, il mesure 481 mm x 167 mm x 36 mm pour un poids de 0,94 kg. Il possède également un câble non gainé de 1,82 m. Globalement, on a ici un clavier en plastique qui possède des parties mattes et d’autres en plastique plutôt brillant/gloss. Le tout dernier clavier de Corsair est équipé de commutateurs Rubber Dome ou membranes. On trouvera également pas moins de 6 touches macro sur le côté du clavier, à l’instar du K57 Wireless. Par rapport à ce dernier, on pourra paramétrer des effets lumineux touche par touche. De plus, le clavier est équipé de LED RGB possédant jusqu’à 16,8 millions de couleurs.

Corsair K55 RGB Pro XT

Sur le haut du clavier, on lui trouve, comme d’habitude, 7 touches multimédias dédiées qui permettront entre autres de switcher d’un son à l’autre ou bien de couper ou augmenter/baisser la musique. Via le logiciel iCUE, il sera aussi possible de bloquer quelques raccourcis (touche windows par exemple) afin de ne pas malencontreusement la presser en jeu.

Le K55 RGB Pro XT possède un polling rate de 1 GHz. De plus, on lui trouvera une mémoire interne lui permettant de garder quelques paramétrages en mémoire. Ce clavier possède aussi un 12-key rollover avec un anti-ghosting.

La grosse particularité c’est que ce K55 RGB Pro XT possède une certification IP42. Ainsi, il sera donc résistant à l’eau et aux poussières.

Système recommandé :

Pour utiliser le dernier clavier de Corsair, une connexion internet sera nécessaire pour télécharger le logiciel iCUE. De plus, il faudra un port USB 2.0 au minimum pour pouvoir le brancher. En ce qui concerne le système d’exploitation, Corsair préconise un Windows 10 ou un macOS en version 10.15.

[nextpage title= »Déballage »]

La boîte :

Avec ce K55 RGB Pro XT, on retrouve la classique boîte noire et jaune à l’effigie de Corsair. Sur l’avant de cette dernière, nous avons une jolie représentation de notre clavier du jour, il est illuminé de ses LED RGB. À première vue, nous avons affaire à une jolie référence. Mise à part le nom du clavier, le logo de la marque, nous n’avons pas grand chose de plus à l’avant.

Derrière, nous retrouvons une nouvelle représentation du clavier. Il est équipé de son repose-poignets cette fois. De plus, nous constatons qu’il y a beaucoup plus d’informations techniques. On y apprendra notamment que le rétroéclairage peut être géré touche par touche ou bien que le clavier possède une certification IP42. De plus, le K55 est équipé de 6 touches macros sur le côté du clavier mais aussi d’un repose-poignets amovible.

Le clavier est protégé dans un sachet en plastique. Le câble, quant à lui, est plaqué à l’arrière, sous une protection en carton. Le repose-poignets est placé sous le clavier.

Corsair K55 RGB Pro XT

Le bundle :

Dans la boîte du K55 RGB Pro XT, on ne trouvera malheureusement que le clavier, son repose-poignets et la documentation habituelle. C’est un peu dommage, on aurait apprécié voir une housse de transport ou bien des stickers peut-être.

Corsair K55 RGB Pro XT

Le K55 RGB Pro XT :

Il est grand temps de découvrir le K55 RGB Pro XT. Visuellement, il ressemble beaucoup au K57 Wireless que nous avons eu l’occasion de tester il y a quelques temps déjà. Les « grosses » différences visuelles se situant surtout au niveau du logo Corsair présent dans le haut du clavier et du repose-poignets. Sinon, visuellement parlant, on est sur la même chose.

À gauche, on trouve 6 touches macros. On aperçoit également un petit « // K55 » qui donne un effet très sympathique. Nous trouvons ce détail que nous apprécions beaucoup depuis le K60 RGB Pro. Sinon, dans le haut du clavier, on trouve une bande un peu glossy, brillante, qui marque beaucoup les doigts. Sur cette même bande, on trouvera la majeure partie des boutons multimédias du K55.

Sinon, les touches prennent place sur un réflecteur qui fait bien ressortir les LED RGB du clavier.

Pour terminer, le K55 RGB Pro XT est équipé d’un repose-poignets dans un plastique granuleux assez agréable sous les doigts. En son centre, on trouve une petite bande verticale représentant la marque. Cela donne un effet bien fini au clavier que nous apprécions une nouvelle fois beaucoup.

Corsair K55 RGB Pro XT

Et de dos, ça donne quoi ?

Passons maintenant à l’arrière du K55 RGB Pro XT. Au centre, on trouve une large étiquette reprenant les informations de série et de recyclage du produit. Sinon, on a deux patins en caoutchouc dans le bas du clavier pour bien le maintenir sur n’importe quel support. Nous trouvons aussi, juste à côté des pattes sur-élévatrices, deux « ronds » en caoutchouc pour aider une nouvelle fois au maintien du K55.

Corsair K55 RGB Pro XT

Sinon, nous avons les classiques pattes sur-élévatrices qui permettent tout simplement de relever un peu le clavier.

Corsair K55 RGB Pro XT
(GIF)

[nextpage title= »Logiciel « ]

Le clavier K55 RGB Pro XT de Corsair est proposé avec le logiciel Corsair Utility Engine ou (iCUE) dans sa toute dernière version. Pour découvrir toutes ses spécificités, c’est ici, dans ce tutoriel entièrement dédié au iCUE. Pour information, nous avons remis à jour notre dossier avec de nouvelles captures d’écran puisque le logiciel a beaucoup changé visuellement parlant avec sa nouvelle mise à jour sortie le 16 mars dernier.

Corsair iCUE

[nextpage title= »Test »]

Passons maintenant au test de ce K55 RGB Pro XT signé Corsair. Nous l’avons mis à l’épreuve dans à peu près tous les scénarios : jeux vidéo, bureautique, etc…

La prise en main :

Selon le type de clavier que vous utiliserez avant de prendre en main ce K55, cela pourra grandement influencer votre expérience avec ce tout nouveau clavier. Dans notre cas, nous utilisons au quotidien deux références, le K57 Wireless au travail et le Apex Pro de Steelseries personnellement. Dans tous les cas, pas de dépaysement par rapport au K57 avec notre tout nouveau K55. Effectivement, nous retrouvons les mêmes touches macros que ce dernier. De plus, on est visuellement parlant sur quelque chose de très similaire.

Toutefois, si vous n’êtes pas habitués à cela, les fautes de frappe seront monnaie courante au début car au lieu d’appuyer sur la touche « Ctrl » pour les raccourcis, les doigts se poseront naturellement sur la touche « G6 » ou bien même « G5 » à la place de « Shift ».

Quant aux boutons multimédias, ils sont bien positionnés sur la droite du clavier. Ils sont assez proéminents. Ainsi, on a moins de risque de se tromper de touche, même quand on ne maitrise pas trop encore le clavier. Ici, pas de molette pour la gestion du son par contre.

Ce K55 RGB Pro XT est équipé d’un large repose-poignets assez dur. Il est recouvert d’un plastique granuleux que l’on a trouvé très agréable quand on passe les doigts dessus. Toutefois, attention, à cause de ce revêtement, il se trouve assez « irritant » à l’usage pour les peaux les plus sensibles/sèches. Dans notre cas, cela pourra même provoquer des marques rouges entre la paume de la main et le poignet.

Les touches arborent un profil haut, cela permet d’éviter, d’après nous, de nombreuses fautes de frappes. Niveau hauteur, on doit se rapprocher du K65 RGB Mini.

Ce clavier est également doté d’un bouton de blocage de la touche Windows, comme l’était son prédécesseur sans-fil, le K57 Wireless. En revanche, il faut préciser que le bouton Winlock ne possède aucun rétroéclairage. Pour s’assurer du blocage effectif (ou non), il faudra regarder la diode dédiée et non le bouton en lui-même. Cela peut être perturbant au début, mais rassurez-vous, on s’y fait vite.

Le design du K55 RGB Pro XT : 

Avec ce nouveau K55, on se trouve quasiment sur une copie conforme du K57 Wireless. On trouve quelques nouveautés, notamment en ce qui concerne le logo en haut du clavier ou alors le petit « // K55 » présent sur la gauche. De plus, la grosse nouveauté (visuelle), c’est le repose-poignets qui change du tout au tout par rapport au K57 Wireless. Nous le trouvons plus joli sur cette référence. Toutefois, ce dernier est beaucoup plus rêche que pouvait être celui du K57.

Globalement, ce K55 RGB Pro XT est très plaisant à regarder. Il fait aussi assez qualitatif, bien qu’il soit intégralement en plastique. Bref, on aime beaucoup son design.

Les matériaux utilisés :

Rien de nouveau par rapport au K57 Wireless, le K55 RGB Pro XT est lui aussi intégralement en plastique. Dans le haut du clavier, on trouve une partie brillante, glossy qui marque un peu les doigts. Toutefois, cela donne un effet assez sympathique. Le bas du clavier est un peu plus granuleux que le reste. Cela permet de trancher entre ces deux parties et de bien mettre en avant le haut du clavier avec le logo du constructeur.

De plus, malgré que ce clavier soit en plastique, il ne craque pas et ne plie pas quand on le manipule. Cela montre donc une certaine qualité tout de même.

Le repose-poignets est également en plastique. De même, quand il est manipulé, il ne craque pas spécialement et ne plie pas. L’idéal aussi avec ce type de repose-poignets, c’est qu’il est amovible. Si vous ne l’appréciez pas, rien ne vous empêche de le retirer.

On regrette toutefois que le câble ne soit pas gainé. Cela donne vraiment un effet cheap sur un clavier de ce tarif (~80 €). D’après nous, un petit câble tressé aurait rajouté une certaine qualité à l’ensemble.

De même, il aurait été intéressant de voir des patins en caoutchouc sous les pattes sur-élévatrices du clavier car dans l’état, il glisse énormément sans cela.

Corsair K55 RGB Pro XT
(GIF)

Les commutateurs :

Avec son K55 RGB Pro XT, Corsair propose des commutateurs membranes. Avec ces derniers, nous allons avoir une fin de course molle contrairement aux commutateurs mécaniques dont l’arrivée est sèche et bien marquée. D’ailleurs, à l’usage, cela se ressent clairement sur le bruit.

Quand la touche est activée, nous ressentons une sensation de « retombée », comme si la touche « lâchait » sous la pression. Clairement, c’est beaucoup moins sensible que des MX Red par exemple. Il faut vraiment appuyer sur la touche pour l’activer. Il est moins probable de faire des fautes de frappe par mégarde. Toutefois, venant d’un clavier mécanique en switch linéaire, il sera plus fréquent d’oublier des lettres dans la rédaction puisqu’il faut bien presser la touche pour l’activer.

De plus, grâce à ses touches au profil haut, les fautes de frappe seront beaucoup moins fréquentes qu’avec des switches linéaires. N’hésitez pas à jeter un œil sur notre dossier traitant des différents commutateurs sur le marché.

Corsair K55 RGB Pro XT

Le bruit :

L’idéal avec un clavier membrane, c’est qu’il sera beaucoup plus silencieux qu’un clavier à switches mécaniques. Cela est lié au commutateur qui va s’écraser à la pression. Ici, on est loin du bruit « clicky » des switches Cherry MX Blue du clavier HyperX Alloy FPS que l’on avait eu en test.

Mais, on vous laisse juger du bruit que fait ce clavier avec l’enregistrement ci-dessous :

Le RGB :

Comme à l’accoutumé, Corsair nous propose un clavier équipé de LED RGB. En dessous, nous avons aussi le droit à un réflecteur qui permettra de faire ressortir d’autant plus la lumière. Globalement, les effets lumineux ressortent bien, comme nous l’avions constaté avec le K57 Wireless. De plus, avec son nouveau clavier, Corsair propose un paramétrage touche par touche. C’est assez sympathique.

Corsair K55 RGB Pro XT

Nous avons fait le tour du dernier clavier de Corsair, le K55 RGB Pro XT. Passons donc maintenant à la conclusion.

[nextpage title= »Conclusion »]

Il est grand temps de passer à notre conclusion en ce qui concerne le K55 RGB Pro XT de Corsair.

Une belle mise à jour de l’ancien K55… 

Aujourd’hui Corsair nous propose une belle mise à jour de son ancien K55. En effet, cette version gagne la certification IP42 et la gestion des couleurs/effets touche par touche. De plus, esthétiquement parlant il a quelques petites nouveautés intéressantes avec notamment l’apparition de la petite mention // K55 ou encore le petit logo sur le repose-poignets. Visuellement parlant, le K55 RGB Pro XT est vraiment très joli et fait bonne impression, malgré qu’il ne possède que des commutateurs membranes. Par contre, on regrette clairement l’absence d’un gainage au niveau du câble du clavier. On aurait aussi apprécié voir des patins en caoutchouc sous les pattes sur-élévatrices du clavier pour éviter la glisse sur un tapis de souris par exemple.

De plus, le K55 RGB Pro XT possède de nombreux boutons multimédias bien pratique, tout comme les 6 touches macros présentes sur le côté gauche du clavier.


Corsair K55 RGB Pro XT

… Mais à quel prix ? 

Le K55 RGB Pro XT sera disponible courant avril pour 79,90 €... Nous trouvons le prix assez élevé si on le compare avec l’ancien K55 que l’on trouvait autour de 60 € il y a quelques années en arrière et encore à ce prix aujourd’hui. 80 € pour un clavier membrane, cela nous dérange car à ce tarif on commence à trouver quelques références sympa dotés de switches mécaniques. De plus, à ce prix, le câble du clavier n’est même pas gainé, c’est dommage.

Corsair K55 RGB Pro XT :

On a aimé :

  • Son design qui ne jure pas avec les anciennes références
  • La nouvelle version du iCUE avec sa nouvelle interface
  • Le réflecteur sous les touches qui permet une meilleure diffusion du RGB
  • Son silence à la frappe
  • Le repose-poignets très joli
  • Les 6 touches macros présentes
  • Le bouton de blocage de la touche Windows 
  • La qualité de ce clavier membrane

On a moins aimé :

  • Le bundle incomplet (on aurait apprécié une housse de transport, des autocollants…)
  • Son tarif : 80 € pour du membrane… on se rapproche de certains claviers méca à ce prix
  • Le repose-poignets qui irrite les poignets
  • Le câble non gainé
  • L’absence de patins en caoutchouc sur les pattes sur-élévatrices

Corsair nous propose globalement un très joli clavier avec son K55 RGB Pro XT. Le design de ce dernier est clairement dans la veine des anciens K55 et K57. De plus, le repose-poignets présent est très esthétique, on aime beaucoup. On trouve aussi quelques macros et touches multimédias supplémentaires sur le haut du clavier, c’est top. Néanmoins, le K55 arrive avec un bundle quasi inexistant, un câble non gainé et des patins en caoutchouc absents des pattes sur-élévatrices, c’est dommage. Pour finir, nous trouvons le prix trop gourmand pour du membrane. Pour nous, ce sera donc l’argent.

Merci à Corsair !