[nextpage title= »Introduction : « ]
Nous y voilà, c’est aujourd’hui la fin de NDA concernant les nouveaux processeurs Rocket Lake d’Intel et l’occasion pour nous de vous proposer le test de trois cartes mères architecturées autour du chipset Z590. Même si celles-ci sont compatibles avec la génération des Comet Lake, nous préférions attendre la fin du NDA afin de vous proposer le test de cette ROG Maximus XIII APEX.
Nous avons consacré un article dédié aux performances de deux processeurs Rocket Lake avec le i9-11900K et le i5-11600K confrontés aux performances du i9-10900K, i5-10600K et des quatre Ryzen 5000. Dès la réception du i7-11700K, nous mettrons l’article à jour. Cette article est dors et déjà disponible ici. Nous vous conseillons d’ailleurs de lire cet article afin de comprendre le principe de « Intel Adaptive Boost Technology » et de la désynchronisation de la mémoire.
En parallèle, nous postons trois autres articles consacrés aux cartes mères Z590, avec la ROG Maximus XIII APEX, la MSI MEG Z590 ACE et la AORUS Z590 Tachyon. Trois autres cartes mères seront traitées dans les jours à venir, à savoir l’ASRock Z590 Taichi, la ROG Maximus XIII Extreme Glacial ainsi que la MSI MPG Carbon EK X. Si l’une de ces cartes vous intéressent, n’oubliez pas de passer nous revoir.
Nous avons fait le choix de ne pas nous lancer trop précipitamment dans les tests puisque nous savions que de grosses mises à jour BIOS débarqueraient quelques jours avant le lancement et ce fut bien le cas. Nous avons tenté d’être le plus complet mais pas de panique, nous reviendrons en détails sur certains éléments dans les jours à venir.
Sans plus attendre, débutons directement les hostilités avec cette ROG Maximus XIII APEX, une série que nous affectionnons particulièrement au sein de la rédaction puisqu’il s’agit d’un modèle destiné principalement aux overclockeurs. Nous avions d’ailleurs déjà passé en revue la ROG Maximus XII APEX architecturée en Z490.
Nous en profitons aussi pour remercier Asus France pour nous avoir offert l’opportunité de tester cette carte mère Z590 APEX customisée spécialement pour nous.
[nextpage title= »ROG M13 APEX : « ]
Lors de chaque nouvelle génération de carte mère Maximus, Asus nous propose un modèle APEX qui est parfois uniquement réservé à quelques élus ou, avec de la chance, peut se trouver en vente en ligne. Le précédent modèle, la Maximus XII APEX a été correctement distribuée et de nombreuses personnes ont pu en faire l’acquisition. Elle est d’ailleurs toujours disponibles à la vente, bien que son prix ait augmenté de près de 70 euros depuis la mise en ligne de son article. Difficile actuellement de dire si cette nouvelle version sera disponible aussi en nombre pour le grand public.
La série APEX représente chez Asus ce qui se fait de mieux pour les overclockeurs. La carte dispose de nombreux outils implantés sur le PCB et bénéficie de mises à jour régulières du BIOS. Si vous désirez descendre la température de votre CPU sous la barre des 0 °C, cette APEX se montrera très certainement être un excellent choix sur base du chipset Z590.
Le bundle :
Un petit tour par le bundle de cette ROG Maximus XIII APEX afin de voir si celle-ci bénéficie « d’objets particuliers ». Globalement, on retrouve un bundle assez standard avec les traditionnels câbles SATA, l’antenne Wi-Fi, des stickers, le manuel de la carte mère, ect.
Une petite nouveauté a tout de même fait son apparition, un support VGA, le ROG Graphics Card Holder. Il s’agit d’un support qui aura pour but de soutenir votre carte graphique et d’éviter que celle-ci ne se torde sous son poids. La base est aimantée, ce qui ne posera aucun souci pour les boitiers dont la structure est en acier, mais reste à voir comment l’utiliser dans un boitier dont la carcasse est en aluminium.
Une nouvelle Maximus et le support du PCIe 4.0 :
Eh oui, c’est déjà la treizième version de la Maximus, l’un des modèles les plus connus de la marque Asus. Celle-ci fait bien entendue partie de la série ROG (Republic Of Gamers).
L’Asus Maximus XIII APEX est architecturée autour du nouveau chipset d’Intel, le Z590. Cette carte mère conserve le socket LGA-1200 du chipset Z490 ce qui vous permettra de réutiliser votre système de refroidissement si vous désirez upgrader votre configuration. Pour rappel, le socket LGA-1200 est différent du LGA-1151 puisque l’on passe de 1151 pin à 1200 pin au niveau du socket.
Le chipset Z590 prend en charge officiellement le PCIe 4.0 offrant des performances de stockage plus élevées que sur la génération précédente. Le PCIe 4.0 intégré à ce chipset Z590 double la bande passante face au PCIe 3.0. Pour rappel, et c’est important de le souligner, afin de pouvoir bénéficier du PCIe 4.0, vous devrez opter pour un processeur Rocket Lake. Nous devrions aussi voir la plupart des constructeurs annoncer la compatibilité du PCIe 4.0 sur le chipset Z490 lorsque celui-ci est combiné avec un Rocket Lake. Un grand nombre de cartes mères Z490 était déjà câblé pour le PCIe 4.0.
Les différents radiateurs :
Les dimensions de la carte sont de 305 mm x 244 mm, ce qui correspond au format ATX. Les couleurs dominantes sur le PCB sont le noir et le gris. Le design est toujours particulier avec un PCB qui n’est pas totalement rectangulaire. Celui-ci est pourvu de découpe, notamment au niveau des ports SATA.
Débutons le tour du propriétaire avec les radiateurs qui sont au nombre de quatre !
Tout d’abord, les trois radiateurs situés sur le dessus de la carte mère et qui entoure le socket. Les deux plus imposants recouvrent l’étage d’alimentation. Ces deux radiateurs sont reliés par un caloduc.
Un troisième, plus petit, et relié aussi par l’intermédiaire d’un caloduc est chargé de tenir au frais l’étage d’alimentation dédié aux VCCSA/VCCIO. Nous sommes ici sur un système entièrement passif. Le radiateur frappé du nom APEX est composé de deux parties et cache sous la partie supérieure, un emplacement pour un SSD de type M2 PCIe 4.0.
Le quatrième est celui qui recouvre le chipset et qui bénéficie d’une surface assez importante mais d’une faible hauteur afin de permettre facilement la mise en place des cartes graphiques. On y retrouve le logo Asus ROG et un système de rétro-éclairage RGB. Asus fournit dans son bundle de quoi customiser la zone plexi se trouvant juste à côté. Mon exemplaire est d’ailleurs arrivé customisé avec mon prénom « Alex », « CornerJack » comportant malheureusement trop de lettres.
Une plaque en aluminium noir dont la découpe vient parfaitement s’associer avec celle posée sur le chipset, recouvre les deux emplacements SSD de type M.2 au niveau du PCB. Vous avez aussi la possibilité d’utiliser le support vertical, présent dans le bundle, et qui peut accueillir lui aussi deux SSD M.2. Le nombre total de SSD M.2 grimpe ainsi à quatre.
Le socket et les PCIe :
L’espace autour du socket est assez bien dégagé et sera assez facile à isoler avec de la gomme pour les tests sous LN2. Cette Maximus XIII APEX peut accueillir au maximum deux barrettes mémoires de DDR4. Elle supporte les kits mémoires en dual channel jusque 5000 MHz+ (OC) et pour une quantité maximal de 128 GB. On retrouve deux ports PCIe 3.0 16x qui fonctionneront en x8/x8 si vous optez pour du SLI ou du CrossfireX. Un troisième emplacement en PCIe 3.0 x4 et un quatrième en PCIe 3.0 x1.
Pour alimenter tout ce petit monde, la carte dispose d’un connecteur 24 pins et de deux 8 pins à coté des étages d’alimentation.
RGB or not RGB ?
Comme c’est le cas pour une grande partie de la gamme ROG, elle dispose du système AURA avec des leds présentes sur le PCB au niveau du radiateur recouvrant les connectiques ainsi que le logo placé sur le chipset. La gestion de celles-ci se paramètre via le logiciel maison AURA mais il est possible de les désactiver, assez facilement, via le BIOS si vous le désirez.
[nextpage title= »Le PCB et les connectiques : « ]
Les outils pour clocker :
Débutons avec les éléments insérés sur le PCB et qui peuvent s’avérer être des outils intéressants pour les overclockeurs. Ils sont très nombreux sur ce modèle ce qui est devenu une habitude chez Asus sur le haut de gamme. Cela confirme bien sa position de carte dédiée à l’overclocking.
- Le bouton power : permet la mise sous tension de la carte mère.
- Le FlexKEY (reset) : permet de redémarrer la carte mère en cas d’échec. Le bouton peut-être désormais affecté à une autre tache comme la fonction Safe Boot ou la possibilité de désactiver le rétro-éclairage AURA Light.
- Safe Boot : permet de redémarrer la carte même si les paramètres choisis dans le bios ne permettent pas le boot. Cela évite de devoir faire un Clear CMOS pour rebooter et donc de perdre vos paramètres encodés.
- ReTry Button : lors de tests sous froid, parfois l’OS freeze et un reset ne permet pas de redémarrer la carte mère : seule solution 6, 7 secondes en maintenant appuyé le bouton START. Avec le bouton ReTry, ça redémarre de suite.
- Switch bios : permet de switcher entre les deux bios. Vous pouvez ainsi choisir d’avoir un bios « overclocking » et un bios plus stable pour une configuration H24.
- Slow Mode : permet de booter avec un coefficient de 16x et une fois dans l’OS de remettre celui choisi dans le bios. Sous froid, si vous voulez atteindre 6GHz en 60x100MHz, en activant le Slow Mode, vous bootez en 16×100 et dans l’OS, hop vous revenez à 60×100. C’est surtout pour des max screens.
- RSVD : permet lorsqu’il est activé sous froid (-120 °C) d’éviter les « Cold boot bug ».
- LN2 Mode : permet d’activer les profils LN2 dans le bios.
- Le Q LED : 4 diodes (CPU – DRAM – VGA – BOOT) qui permettent de diagnostiquer les erreurs lors du boot de la carte. Si l’une d’entre elle reste allumée, c’est que le composant qui lui correspond pose problème.
- Le Debug Led : permet d’afficher un code qui correspond au composant responsable de l’erreur lors du boot. Ceux-ci s’affiche à présent sur l’écran OLED et la liste des codes se trouve au sein du manuel.
- Le CLR CMOS : permet d’effacer les paramètres du BIOS afin de revenir à ceux par défaut.
- ProbeIT : permet de mesurer les tensions à l’aide d’un multimètre directement sur le PCB.
En plus de tous ces outils, la carte dispose de trois sondes à l’arrière du PCB qui vont pouvoir détecter de la condensation lors de tests sous azote liquide :
- LED du processeur : clignote lorsque de la condensation est détectée à proximité du CPU
- LED DRAM : clignote lorsque de la condensation est détectée à proximité de la DRAM
- LED PCIe : clignote lorsque de la condensation est détectée près du PCIe
Le PCB :
Notre Asus Maximus XIII APEX se base sur une alimentation en 18 + 4 + 1 phases (CPU + VCCSA/VCCIO + MEM). La partie en charge du CPU se compose de 18 phases et sur ce modèle, aucun doubleur, mais attention les phases sont placées en parallèles : elles sont donc réellement au nombre de 9. Le contrôleur Renesas ISL69269 est capable de gérer jusqu’à 12 phases.
Les 18 mosfets sont quant à eux tous des Renesas ISL99390 de 90A groupés en parallèles par phase et ainsi permettre de les dédoubler sans avoir recours à un doubleur. Les MOSFET dans les étages de puissance génèrent le plus de chaleur car ils sont responsables de la conversion de tension et de la livraison au CPU à partir du connecteur EPS 12 volts.
Les connectiques :
La façade arrière dispose des éléments suivants. Tout d’abord le Clear CMOS ainsi que le bouton permettant de flasher le bios à partir d’une clé USB. L’une des particularités de la carte est de posséder deux emplacements PS/2 afin de venir y connecter un clavier et une souris. Mais pourquoi encore utiliser ce type de connecteur en 2021 ? Tout simplement parce que certains benchs sont plus performants sous XP (Super Pi) et que l’utilisation de périphériques non USB facilite grandement l’installation de l’OS.
Au niveau des ports USB, cette ROG Maximus XIII APEX dispose quatre USB 3.2 Gen 1, de cinq USB 3.2 Gen 2 et d’un USB 3.2 Gen 2 Type-C. On retrouve ensuite les supports d’antennes pour le Wi-Fi dual band. Enfin, la partie audio est assurée par une puce SupremeFX S1220. Enfin, on retrouve pour terminer les différentes sorties audio ainsi que le ports réseau (2.5G).
[nextpage title= »BIOS et logiciel : « ]
Deux nouvelles options :
En ce qui concerne le BIOS, au premier coup d’œil, on reconnait que nous sommes chez Asus. Dans l’onglet « Extreme Tweaker », on voit apparaître une nouvelle option qui n’était pas présente sur la génération précédente. Il s’agit de « Intel Adaptive Boost Technology » sur laquelle nous allons revenir en détails à la page 7 de cet article. Le but de celle-ci est d’offrir un boost plus important sur l’ensemble des coeurs lors de l’exécution d’application multithreads.
Les captures du bios ont été réalisées avec le profil XMP de notre kit GSKill activé. L’autre nouvelle option est « Memory controller : DRAM Frequency Ratio ». Il s’agit d’une nouveauté propre aux processeurs Rocket Lake.
Un peu comme sur les plateformes AMD, il est possible de conserver une fréquence mémoire synchronisée avec le contrôleur mémoire sur le ratio 1:1 ou désynchronisée en ratio 1:2. Possible n’est pas tout à fait exacte, puisqu’à partir de 3600 MHz, le ratio passe en 1:2. Nous revenons en détails sur cette nouvelle option dans notre article dédié aux tests des Rocket Lake ainsi qu’à la page 9, lors de l’overclocking mémoire.
Le « Loadline calibration » est en mode auto pour les tests comparatifs mais nous reviendrons sur sa fonction lors de l’overclocking du i9-11900K. Les autres sections sont présentes depuis les générations précédente et vous permettent notamment de flasher votre carte mère, de contrôler la vitesse des ventilateurs, de créer des profils de tests, ect.
Enfin, la sauvegarde de profils est vivement recommandée lorsque vous réalisez des tests. Cela permet un gain de temps. Sachez que vous avez aussi la possibilité de les sauver sur une clé USB. La présence de deux BIOS vous permettra de réaliser des tests comparatifs.
Nouvelle fonction Hydronaude :
Avec cette ROG Maximus XIII APEX, Asus introduit un nouveau connecteur 4-pin de type fan, en réalité sur ce modèle, ils sont au nombre de deux. Ce deux connecteurs supportent un nouveau standard de connexion appelé Hydronaude. Avec une seule prise, il est désormais possible de contrôler jusqu’à 3 ventilateurs, tout en conservant le contrôle sur chacun d’entre eux individuellement.
En activant cette fonctionnalité dans le BIOS, vous pouvez ainsi démultiplier le nombre de ventilateurs de votre config, tout en gardant le contrôle sur chacun. Nous attendons un kit de trois ventilateurs de Silverstone Air Penetrator 140i Hydronaude afin de vous en parler en détails.
Memtest86 intégré :
L’une des nouveautés de cette Maximus XIII APEX est l’intégration au sein du BIOS de Memtest86 dans la section « Tool ». Celui-ci va vous permettre d’identifier les problèmes de mémoire en un seul click. Le logiciel va ainsi tester votre kit mémoire et révéler des erreurs si celui-ci en rencontre lors des différents tests.
Le mode LN2 :
On retrouve un mode LN2, qui devra être activé via un jumper placé sur le PCB. Attention, celui-ci est vraiment dédié aux tests sous froid, donc ne l’activez pas pour des tests en air/water puisque certaines sécurités seront désactivées automatiquement. Une fois celui-ci activé, on retrouve deux profils LN2, l’un pour le processeur et l’autre pour la mémoire.
Lorsque nous aurons terminé le tour des cartes mères Z590 présentes au sein du labo, nous ne manquerons pas de tester nos CPU sous azote liquide.
N’hésitez pas à demander conseils sur notre forum et discord si vous rencontrez des soucis lors du paramétrage de votre bios.
Les logiciels de notre ROG Maximus XIII APEX :
Asus fournit une série de logiciels qui vont vous faciliter la vie. On retrouve tout d’abord le célèbre AI Suite III sur lequel nous ne reviendrons pas cette fois-ci. Nous allons principalement utiliser TurboV Core afin d’overclocker notre processeur à la volée directement au niveau de l’OS ainsi que Mem TweakIT.
[nextpage title= »La configuration de tests : « ]
Voici donc les différents composants qui équipent notre plateforme de tests. Pour la publication de ces tests, j’ai utilisé le dernier BIOS en date reçu bien que de nouvelles versions seront très certainement disponibles dans les jours à venir.
Nous vous proposerons aussi dans les semaines à venir plusieurs guides d’overclocking pour votre processeur mais aussi pour votre kit mémoire avec ce modèle APEX. Sachez que Kansaï et Vertex, deux membres importants de notre communauté discord, disposent eux aussi d’une carte mère Z590 HERO et pourront ainsi répondre à vos différentes questions.
- Carte mère : Asus Maximus XIII APEX (BIOS 0611)
- Processeur : Intel i9-11900K
- Mémoire : 16 GB GSKill TridentZ Royal 4400 MHz CL16
- Carte graphique : MSI GT 710
- Système de refroidissement : Optimus Foundation + radiateur EK de 480 mm
- SSD : Western Digital SN850 NVMe SSD M.2
- Alimentation : Corsair AX1600i
- Système d’exploitation : Windows 10 64 bits
- Écran : Asus PG27UQ
Un petit tour par CPU-Z afin de s’assurer que tout est parfaitement en ordre avant de débuter nos tests.
[nextpage title= »Intel Adaptive Boost technologie : « ]
Une petite semaine avant la fin du NDA, les différentes marques dont nous avons une carte mère à tester, nous ont fait part de l’arrivée d’un nouveau BIOS prenant en charge l’Adaptive Boost Technology d’Intel. Nous n’étions pas vraiment surpris puisqu’un tableau de cette technologie était apparu depuis quelques semaines. Bref, nous avions bien fait d’attendre la dernière semaine avant de débuter nos tests.
Afin de mieux comprendre la différence entre la technologie « Thermal Velocity Boost » (TVB) et « Adaptive Boost Technology » (ABT), voici un petit tableau qui devrait vous permettre d’y voir plus clair. Pour rappel, la technologie « Thermal Velocity Boost » était déjà présente sur le i9-10900K et nous vous l’avions détaillé ici. Pour faire simple, si la température de votre processeur était inférieur à 70°C, dans une tâche single core, vous pouviez avoir un Boost à 5.3 GHz avec le 10900K. Ensuite, en fonction du nombre de cœurs sollicités, la fréquence est adaptée. Si les huit cœurs sont utilisés, ils seront tous à 4.8 GHz.
L’« Adaptive Boost Technology » va plus loin. D’abord, la température maximale monte à 100°C par rapport au 70°C de TVB. Nous allons ainsi pouvoir avoir toujours deux cœurs à 5.3 GHz pour des applications limitées à deux cœurs, mais, lorsque les huit cœurs seront utilisés comme dans un Cinebench R15, ils pourront tous monter à 5.1 GHz grâce à ABT à la place des 4.8 GHz avec TVB. Ci-dessous le tableau officiel d’Intel.
Afin de pouvoir bénéficier d’Adaptive Boost Technologie, il faudra disposer d’un BIOS compatible. Actuellement, seul les processeurs i9-11900K et i9-11900KF bénéficient de cette technologie.
Bon, ben, on va tester cela avec notre i9-11900K :
Et dans la réalité ? Nous allons tester cette fonction avoir de voir si elle s’active effectivement correctement. Première étape, nous laissons tout en AUTO au niveau du BIOS sauf le profil XMP que nous chargeons afin d’avoir une fréquence de 3600 MHz 16-16-16-36 pour notre kit mémoire. L’option « Adaptive Boost Technology » est donc désactivée (disabled) au sein du BIOS.
* Intel Adaptive Boost Technology disabled :
L’idée va être de voir comment se comporte les cœurs de notre i9-11900K sous Cinebench lorsque nous lançons un test en single-core et en multi-core. Ici, nous n’avons aucun souci de températures avec notre boucle de refroidissement liquide, donc aucun souci de ce côté-là.
Lors du test en single-core (à gauche), on voit que les deux meilleurs cœurs sont sollicités en alternance, comme en atteste leur température. Ils parviennent sans difficulté à atteindre la fréquence de 5300 MHz. Par contre, si l’on sollicite les 8 cœurs, la fréquence est de 4800 MHz respectant ainsi les caractéristiques de notre processeur.
* Intel Adaptive Boost Technology enabled :
Voyons maintenant en activant « Adaptive Boost Technology » ce qui se passe et comment réagissent nos différents cœurs.
Pas de changement du côté du test en single-core puisque la fréquence est bien toujours de 5300 MHz. Par contre et c’est là que se situe la différence, sur le test multi-core, tous les cœurs sont à 5100 MHz à la place des 4800 MHz lorsque ABT est désactivé.
Un gain de 300 MHz ne se refuse pas si votre système de refroidissement est capable de l’encaisser. Maintenant, avec une tension en auto, la température et la consommation sont assez élevées et nous allons voir comment la diminuer lors de l’overclocking de ce processeur.
[nextpage title= »L’overclocking CPU : »]
Protocole :
Avant de débuter, il est nécessaire d’avoir un ou plusieurs scores de référence avec notre i9-11900K aux fréquences stock, c’est-à-dire, sans avoir réalisé aucune modification si ce n’est, avoir activé le profil XMP. Il est aussi très important d’avoir à portée de main une feuille qui va vous permettre de noter tous les tests que vous allez réaliser ainsi que les résultats ou échecs. Personnellement, j’ai des centaines de feuilles de mes tests sur lesquelles il m’arrive de retourner afin de savoir comment s’était comporté le processeur sur telle carte mère ou dans telle condition de tests. Ma petite bible à moi.
Pour de l’overclocking H24, il faudra bien sur prendre plus de temps pour affiner la tension afin de lui fournir le minimum nécessaire mais aussi de régler chaque cœur indépendamment si vous désirez profiter du max du max des performances.
Load-Line Calibration :
Comme vous pouvez le voir, la tension de départ est plus élevée qu’habituellement. En effet, j’opte souvent pour 1.20 volt alors qu’ici nous partons directement avec 1.40 volt.
Le vdroop est assez conséquent même en choisissant un Level 4 au niveau du BIOS, celui recommandé par Asus. Vous pourrez voir dans le tableau ci-dessus les différences entre la tension choisie, la tension au repos et la tension en charge.
Mes deux compères, Kansaï et Vertex, ont été confrontés à la même constatation. Il faudra donc être très attentif à ce point. La ROG Maximus Z590 Apex possède un atout majeur avec la présence de points de tension directement sur le PCB ce qui me permet de facilement faire des relevés.
Overclocking sous watercooling en étapes :
Comme à mon habitude, je vais débuter les tests en choisissant, via le BIOS, une fréquence de départ appliquée sur les 8 cœurs de cet exemplaire du i9-11900K. J’ai opté pour une fréquence de départ de 5000 MHz avec un coefficient multiplicateur de 50, un BCLK de 100 et une tension de 1.40 volt.
L’idée est ensuite, dans l’OS, de tester la stabilité sur plusieurs runs de Cinebench R15 multithread. Si c’est stable, j’augmente la fréquence d’un palier de 100 MHz tout en revérifiant la stabilité. Si le benchmark crashe, j’augmente la tension par palier de 0.05 volt afin de retrouver une stabilité permettant d’exécuter le benchmark. L’objectif est de se faire assez « rapidement » une idée de la fréquence max benchable.
Il est aussi très important d’avoir un score de référence sous Cinebench R15 en prenant soin de noter aussi la tension (vcore), la température max lors du benchs, la consommation ainsi que bien entendu, le score obtenu. Durant le benchmark, la fenêtre de Core Temp est ouverte ce qui a une légère incidence négative sur le score. Voici nos différents résultats.
Ces résultats nous amènent à plusieurs constatations.
Tout d’abord, ce i9-11900K voit sa consommation grimper en flèche par rapport à la génération précédente. Par défaut, son score est équivalent à celui obtenu à 5100 MHz. Logique, puisque par défaut, avec ABT activé, les 8 cœurs en multi-threads sont à cette fréquence. Il est donc intéressant de modifier manuellement la tension afin de faire diminuer sa température ainsi que sa consommation.
Même si le gain n’est pas très important dans Cinebench R15, le fait de pouvoir atteindre 5300 MHz sur les 8 cœurs est une excellente chose. Kansaï et Vertex, qui disposent aussi d’un i9-11900K atteignent eux aussi cette fréquence mais avec un peu plus de tension.
Voyons maintenant ce que va nous réserver l’overclocking mémoire avec cette nouvelle fonction de désynchronisation entre le contrôleur mémoire et la fréquence mémoire.
[nextpage title= »L’overclocking mémoire : « ]
Voilà très certainement l’un des changements majeurs et qui nous demandera encore quelques heures de tests afin d’en comprendre toutes les subtilités. Pour faire simple, on part sur quelque chose d’identique à ce qui se fait sur les plateformes AMD avec la possibilité de conserver une fréquence mémoire synchronisée avec le contrôleur mémoire sur le ratio 1:1 ou désynchronisée en ratio 1:2. En réalité, celle-ci se désynchronise automatiquement au-dessus de 3600 MHz.
Je vous invite à jeter un œil ici, dans notre article consacré aux Rocket Lake i9-11900K et i5-11600K afin de comprendre cette nouvelle option ainsi que découvrir son impact sur les performances.
L’overclocking mémoire :
L’idée va être de voir jusqu’où nous pouvons monter en fréquence ainsi que les performances obtenues dans Geekbench 3. Le kit que nous avons utilisé pour ces tests et celui que nous considérons comme celui de référence, le GKSill TridentZ Royal 4400 MHz CL16.
Voici d’ailleurs nos paramètres au sein du BIOS.
Nous avons débuté nos tests directement à 4533 MHz en 16-16-16-36 (100:133 et 1:2), sans aucune difficulté, ce qui est déjà une excellente chose.
L’impact du ratio 1:2 est inexistant et nos scores ne font que grimper plus nous overclockons la mémoire ! En poussant au max l’overclocking de notre processeur et celui de la mémoire, on obtient un excellent score avec presque un 11K en memory performance ! C’est donc plutôt une excellente nouvelle. Hâte de pouvoir tester un kit bénéficiant de puces DJR afin de tester la montée en fréquence.
Cette ROG Maximus XIII APEX assure aussi au niveau de l’overclocking mémoire et ce qui nous semblait être une difficulté dans un premier temps, s’est parfaitement déroulé !
Quelques heures avant la publication de l’article, nous sommes parvenus à passer la barre des 11K en score memory et booster encore les performances dans Geekbench 3.
[nextpage title= »Le mot de la fin : « ]
Nous voilà arrivé au terme de l’examen de cette Asus Maximus XIII APEX. Il ne lui manque qu’un passage sous froid qui est prévu dans les semaines à venir, dès que l’actualité hardware sera plus calme. Asus propose avec cette Maximus XIII APEX architecturée autour du chipset Z590, une excellente carte à destination des overclockeurs et qui possèdent tous ce dont vous avez besoin pour pousser votre processeur dans ses derniers retranchements. Les nombreux outils présents sur le PCB sont un réel atout ainsi que la mise à jour régulière de BIOS à destination des overclockeurs.
Notre première série de tests nous a donné entière satisfaction, que ce soit pour l’overclocking du processeur, le i9-11900K, ainsi que pour l’overclocking mémoire. N’ayons pas peur des mots, cette ROG Maximus XIII APEX nous a tapé dans l’œil et s’est montrée ultra performante à tous points de vue, et ce, alors que la plupart des autres cartes ne bénéficient pas encore d’un BIOS « mature ». Nul doute que nous sommes impatients de réaliser avec elle une session sous froid !
En ce qui concerne son prix, celui-ci devrait se situer aux alentours des 550 euros, ce qui représente un budget non négligeable, mais par rapport à certains modèles haut de gamme vendu parfois le double du prix, elle fait parfaitement le job ! Une carte d’exception à mettre en priorité entre les mains des clockeurs !
ASUS ROG Maximus XIII APEX
On a aimé :
- Un étage d’alimentation performant
- La possibilité d’utiliser de la mémoire haute capacité et haute fréquence
- Le mode LN2 pour les tests sous azote liquide
- La présence de deux BIOS
- Les nombreux profils au sein du bios pour clocker la mémoire
- Les « outils » inséré sur le PCB afin de faciliter l’overclocking extrême
- La bonne surprise d’un overclocking automatique intelligent (AI Overclocking)
- La réactivé d’Asus pour proposer de nouveaux bios aux overclockeurs
- La présence des deux emplacements PS/2 pour clocker sous XP
- Un prix correct pour tout ce qu’elle offre à l’overclockeur extrême
- Le logiciel TurboV Core
On aurait aimé :
- Une carte peut-être trop exclusive (overclockeurs)
- Retrouver des profils CPU H24 au sein du BIOS et pas uniquement des profils LN2
Cette Asus Maximus XIII APEX réalise un sans faute et cela dès nos premiers tests. Nous savons que la plupart du temps, lors d’un lancement, les premiers BIOS peuvent rencontrer quelques couacs, mais ici, ce n’est pas du tout le cas. Asus propose avec ce modèle une carte qui s’insère parfaitement dans la lignée de sa série « APEX ». La collaboration de clockeurs de renoms permet une mise à jour régulière de bios ainsi que de nombreuses informations toujours bien utiles. Asus propose ainsi une carte presque sans défaut qui bénéficie du soutien de la communauté des overclockeurs ! C’est donc sans hésitation que nous lui décernons la mention coup de cœur !



















































Beau petit test !!!
J’espère avoir la chance de choper cette Maximus XIII Apex, en attendant, je suis sur la Hero…
par contre, les réglages bios sont beaucoup détaillés et beaucoup d’options supplémentaires comparé au chipset 400.
Mon seul soucis actuel, c’est qu’en bloquant le Vcore a 1,45v dans le bios , LLC4, je suis à 1,57v Cpu-z en idle et 1,47 en charge….
je ne comprends pas le voltage idle, si vous pouvez m’apporter de l’aide, merci à vous?
Hello, je n’ai pas eu la Hero entre les mains, je demande à mes Kansaï et Vertex de te faire un retour 🙂
Retour de Vertex 🙂
Normal, llc4 ca ocershoot en idle. Et cpu-z n’affiche pas la bonne valeur. Faut regarder sur hwinfo
Si il met llc5 il devrais être a 1,43 idle pour 1,45 bios
Meilleur settings
Salut.
Merci de la réponse !!!
Je me sers uniquement de CPU-Z pour dégrossir en général, jusqu’au z490, je n’ai jamais eu de valeurs à l’ouest comme avec ce chipset …
Pour la carte mère, j’ai enfin obtenu ma MAXIMUS XIII APEX tant attendue !!!
Donc sous HWINFO64, valeur bios 1.39V avec LLC7 pour éviter un drop trop important ( je préfère à régler un voltage de 1.50 et n’avoir que 1.35 en Load) , idle 1.385V,et Load 1.350V; ça passe le R15 sans soucis .
Bonne chip apparemment, qui m’a permis de faire un petit TOP 1 sur Firestrike en combo 11900k / rtx3090 !!!
Le résultat ici : https://www.3dmark.com/fs/25341149
Encore merci des réponses, au plaisir !!!
Max.
Avec plaisir !