[nextpage title= »Introduction : »]
Très certainement le match le plus attendu par de nombreux lecteurs, à savoir, le comparatif de performances entre la nouvelle MSI RTX 3080 Gaming X Trio et ses deux petites sœurs, la MSI RTX 2080 Ti Duke OC et la RTX 2080 Super Gaming X Trio. Dans cet article, nous n’allons nous concentrer que sur ces trois cartes en jugeant de leurs performances dans des benchmarks synthétiques, applicatifs ainsi que dans les jeux. Nous réaliserons ces tests sur une plateforme Intel équipée d’un i9-10900K. Il s’agit d’une nouvelle plateforme de tests, nous upgradons notre 9900K afin de passer sur le dernier CPU d’Intel. Nous en avons aussi profité pour ajouter « Shadow of the Tomb Raider » afin de juger de l’impacte du Ray Tracing et du DLSS avec cette nouvelle génération.
N’ayant pas eu la chance d’être samplé par NVIDIA dans un premier temps, nous avons du patienter afin d’obtenir un exemplaire de la RTX 3080 afin de vous proposer notre propre test ce jour ! Les samples presses semblent se compter sur les doigts de la main et ne sont pas évident à récupérer. Un merci tout particulier à MSI France qui a pu nous proposer cette série de trois cartes. Sachez déjà que nous testerons également la RTX 3090 dans les semaines à venir.

On fait le point sur ces trois cartes :
Avant de débuter la présentation de ces trois cartes, voici un tableau récapitulatif qui vous permettra de mettre en lumière les différences entre ces trois modèles. Pour rappel, notre dossier sur l’architecture Ampere est toujours disponible en suivant ce lien.
Notre configuration de tests venant de changer, nous ajouterons au fur et à mesure les anciennes cartes, toujours disponibles au sein du labo, à nos graphiques. Sachez aussi que la RTX 3090 viendra bientôt s’ajouter à nos tests ainsi que la RTX 3070 prévue pour la fin du mois d’octobre.

[nextpage title= »MSI RTX 2080 Ti et 2080 Super : »]
Architecture et les spécifications techniques :
Deux des cartes que nous allons opposer à la RTX 3080 sont construites autour de l’architecture Turing. MSI nous a fait parvenir un exemplaire de la RTX 2080 Ti Duke OC et la RTX 2080 Super Gaming X Trio. Nous n’allons plus rentrer en détails sur cette architecture mais vous rappeler les fréquences de fonctionnement de ces deux cartes.
La RTX 2080 Super Gaming X Trio bénéficie d’une fréquence de base annoncée à 1650 MHz quant le Boost pointe à 1845 MHz. Les 8 Go de mémoire G-DDR6 quant à eux tournent à 1938 MHz sur un bus de 256 bit.
Du coté de la RTX 2080 Ti Duke OC, nous sommes sur une fréquence de base annoncée à 1350 MHz quant le Boost pointe à 1665 MHz. Les 11 Go de mémoire G-DDR6 quant à eux tournent à 1750 MHz sur un bus de 352 bit.
Le refroidissement :
Pour ce qui en est de la RTX 2080 Super Gaming X Trio, je ne vais pas m’attarder dans les détails de son système de refroidissement puisqu’il est assez semblable à celui de la RTX 3080 Gaming X Trio que nous vous présentons à la page suivante.
La MSI RTX 2080 Ti Duke OC utilise un système de refroidissement disposant de trois ventilateurs Torx 2.0. Chaque ventilateur dispose de 14 pales. Les pales proposent un design spécial qui leur permet d’accélérer le flux d’air et d’améliorer l’efficacité de la ventilation. Cette MSI dispose de la technologie Zero Frozr qui permet de laisser les ventilateurs à l’arrêt lorsque la température est suffisamment basse. Le radiateur chargé de dissipé la chaleur des différents composants est traversés par des caloducs en cuivre, de forme carrée sur leur base. Cela permet d’optimiser le transfert de la chaleur provenant de la plaque de cuivre inférieure.
Un petit tour par GPU-Z :
L’idée est de vérifier que les valeurs que nous vous avons donné ci-dessus sont bien exactes. Les fréquences citées ci-dessus sont bien correctes et comme vous pouvez le voir, nos tests se dérouleront avec le dernier drivers de NVIDIA, le 456.71
[nextpage title= »MSI RTX 3080 Gaming X Trio : »]
L’architecture :
Cette MSI RTX 3080 Gaming X Trio est la première carte que nous testons et qui bénéficie de la nouvelle architecture de NVIDIA, Ampere. Celle-ci a pour but de venir remplacer l’architecture Turing des GeForce RTX 20xx lancée il y a un peu plus de deux ans. Cette RTX 3080 bénéficie d’une puce graphique GA102 avec un processus de fabrication en 8 nm réalisé par Samsung. La taille de la puce est de 628 mm² et accueille 8704 cœurs cuda.
Notre MSI RTX 3080 Gaming X Trio dispose de 10 GB de GDDR6X en 320-bit, ce qui se traduit par une bande passante de 760 GB/s. Le TDP grimpe en flèche par rapport à la génération précédente avec dans le cas de notre exemplaire, un TDP de 340 watt.
Le refroidissement :
Cette MSI RTX 3080 fait partie de la série « Gaming X Trio », la même que la RTX 2080 Super que nous avons utilisée lors de ce comparatif. MSI a fait du très bon boulot sur cette carte et ça se ressent dès que vous prenez possession de la carte. Elle en impose dans un premier temps par son poids qui est de 1565 g. Malgré cela, les proportions restent dans la norme d’une carte haut de gamme. Elle est même légèrement plus courte, en longueur, que la RTX 2080 Super.
La face avant joue sur des teintes noires et grises en faisant appel à des matériaux différents comme le plastique et le métal. La carte a comme dimension, une longueur de 323 mm, une largeur de 56 mm pour une hauteur de 140 mm. Sur la face avant, trois ventilateurs de 95 mm TORX 4.0 sont chargés de tenir au frais le radiateur en contact avec la puce graphique ainsi que les différents composants du PCB. Les nouveaux ventilateurs TORX 4.0 fonctionnent comme une équipe, avec des pales reliées par paire sur leur partie supérieure. L’idée est d’optimiser la redirection de l’air vers le système de refroidissement Tri Frozr 2.
Chaque ventilateur dispose de 14 pales et cette RTX 3080 Gaming X Trio bénéficie de la technologie Zero Frozr qui permet de laisser les ventilateurs à l’arrêt lorsque la température est suffisamment basse.
Oui, un peu de RGB :
La carte bénéficie de zones bénéficiant d’un rétroéclairage RGB mais sans tombé dans l’excès, et çà, nous apprécions. On trouve sur la face avant deux paires de trois griffes situées en haut et en bas du ventilateur central. Sur la partie supérieure, une longue bande disposant de plusieurs leds est aussi disponible. Il est ainsi possible de paramétrer le rétroéclairage de la carte graphique et en le synchronisant avec celui de vos autres composants, si ceux-ci sont bien entendu compatibles. Les différents réglages peuvent être réaliser via le logiciel MSI Mystic Light. Pour les autres paramètres, vous pouvez utiliser MSI Dragon Center.
Le radiateur :
Le radiateur est composé de deux parties distinctes. L’une chargée de dissiper la chaleur de la puce graphique, d’une partie de l’étage d’alimentation et d’apporter de l’air frais sur les puces mémoires. La seconde partie se concentre sur la seconde partie des différentes phases de l’étage d’alimentation tout en ayant recourt aussi à différents pads thermiques.
Le radiateur est traversé par six caloducs de 6 mm et une de 8 mm en cuivre. La partie en contact avec la puce Navi a été usinée de façon à assurer une zone de contact la plus large possible et dissiper la chaleur sur toute la longueur du dissipateur.. On retrouve à l’arrière une backplate dont le rôle est de rigidifier le PCB mais aussi permettre une dissipation de la chaleur accumulée sur l’arrière de la carte.
Les connectiques :
Pour alimenter la carte, trois connecteurs 8-pin sont nécessaires et se trouvent sur la partie supérieure de la carte. La carte dispose, au niveau des sorties vidéos de trois DisplayPort et d’un port HDMI.
Enfin, sachez que MSI fournit dans son bundle, un bracket, qui pourra être fixé au sein de votre boitier afin d’apporter un renforcement supplémentaire et ainsi éviter une torsion de votre carte graphique.
[nextpage title= »Spécifications et PCB : »]
Les spécifications techniques :
En terme de fréquence, celle de base est annoncée à 1485 MHz quant le Boost pointe à 1815 MHz. Les 10 Go de mémoire G-DDR6X quant à eux tournent à 1188 MHz (760 GB/s) sur un bus de 320 bit. Notre MSI RTX 3080 Gaming X Trio bénéficie d’un léger overclocking face à la carte Founders Edition de NVIDIA, qui elle, a comme fréquence de base 1440 MHz et 1710 MHz pour la fréquence Boost.
Petit passage par GPU-Z afin de vérifier que les informations lues sont bien correctes. La fréquence GPU est bien de 1440 MHz, et la fréquence Boost de 1815 MHz. N’oubliez pas que cette dernière sera supérieure lors des benchmarks selon la qualité de votre puce et déterminée par GPU Boost 4.0. La mémoire a une fréquence de 1188 MHz.
Nous vous rappelons le fonctionnement du GPU Boost ici.

Le PCB :
Observons le PCB de notre sample en détails. Tout d’abord, pas de surprise, la puce qui équipe notre modèle est bien la GA102 dont la taille est de 628 mm². Il s’agit d’un PCB « maison » propre à MSI et qui est différent de celui proposé par NVIDIA sur sa carte Founders Edition. Les fameux puces, à l’arrière du GPU, dont tout le monde à parlé sont bien au nombre de 5 capacitors.
Occupons-nous à présent des VRM, Voltage Regulator Module, c’est-à-dire le module de régulation de la tension. Tout d’abord, deux contrôleur de tension UPI 9512R combiné avec une puce OnSemi NCP81611 vont alimenter le GPU avec la bonne tension et le bon courant. MSI suit les recommandations de NVIDIA avec ce trio qui va gérer les 13 phases. Le nombre de phases est souvent déterminé par le besoin de courant de la puce graphique. Plus celle-ci a besoin de courant et plus il y a de phases. Celui-ci se trouve à l’arrière du PCB.
On retrouve ensuite les mosfets qui sont ici des DrMOS OnSemi NCP302150. Les mosfets sont les éléments à tenir bien au frais et sont souvent surmontés d’un radiateur. Ce sont eux qui vont convertir le courant continu puisque notre GPU ne fonctionne pas en 12 ou 5 volts, mais sur une tension plus faible souvent située aux alentours de 1 volt.
Les puces mémoires :
Les trois phases de la mémoire sont contrôlées par une puce UPI uS5650Q. Elles sont situées entre les phases d’alimentation du GPU. L’idée est d’améliorer le refroidissement et offrir une meilleure stabilité. En ce qui concerne les puces mémoires GDDR6X, elles sont au nombre de dix, des D8BGW et sont fabriquées par Micron. La référence exacte estMT61K256M32JE-19: T avec une fréquence de fonctionnement de 1188 MHz.
[nextpage title= »La configuration de tests : »]
Voici donc les différents composants qui équipent nos plateformes de tests. Pour rappel, celle-ci vient d’être upgrader avec l’arrivée du processeur i9-10900K ainsi que d’un kit mémoire de 16 GB cadencé à 4266 MHz, le tout sur une carte mère Maximus XII APEX. Nous sommes également passé sur un SSD SN750 de 2 TB de la marque Western Digital :
- Carte mère : Asus Maximus XII APEX (BIOS 0)
- Processeur : Intel i9 10900K à 5 GHz (50×100 MHz) 1,24 V – uncore x45
- Mémoire : 16 GB Corsair Platinum RGB 4266 MHz CL19
- Carte graphique : MSI RTX 3080 Gaming X Trio
- Système de refroidissement : Optimus Foundation + radiateur EK de 480 mm
- SSD : Western Digital Black SN750 2 TB + radiateur EKWB
- Alimentation : Corsair AX1600i
- Système d’exploitation : Windows 10 64 bits (version 1909)
- Écran : Asus PG27UQ
Pour les différents tests, nous avons utilisé les drivers 456.71 de NVIDIA qui est le dernier en date au moment de débuter ce nouveau protocole. Du côté des rouges, pour les cartes AMD, nous avons utilisé la version Adrenalin 2020 Edition 20.9.2.

Toutes les cartes sont testées aux fréquences stock et sans aucune optimisation. En ce qui concerne les différents benchmarks, que ce soit les synthétiques ou les jeux, nous opterons pour des résolutions en 1080p, 1440p et 2160p. Nous avons fait le choix de conserver la résolution en 1080p afin de pouvoir réaliser des comparatifs avec l’ancienne génération dans les semaines à venir.
[nextpage title= »Benchmarks synthétiques : »]
Notre première sérié de tests va être dédiée aux benchs synthétiques. Ceux-ci sont souvent utilisés pour les compétitions d’overclocking mais sont également très intéressant pour comparer les différents GPU entre eux. Nous allons donc privilégier les benchmarks de la série 3DMark ainsi que Superposition de la société Unigine.
Nous testerons les benchmarks suivants :
- Fire Strike (1080p)
- Fire Strike Ultra (2160p)
- Time Spy (1440p)
- Time Spy Extreme (2160p)
- Unigine Superposition (1080p extrême)
3DMark Fire Strike :
Débutons avec 3DMark Fire Strike, qui est l’un des benchs les plus utilisés actuellement. Il se compose de deux tests graphiques, d’un test CPU ainsi que d’un quatrième test qui combine GPU et CPU. N’oubliez pas de désactiver la démo qui n’apporte rien dans le score final et prolonge la durée (inutilement) du benchmark.

Premier benchmark que nous réalisons avec une RTX 3080 et l’on peut dire que les performances décollent. La barre des 30K est largement dépassée avec un score de 31548 points sous FireStrike. Sachez que nous avons rencontré un petit souci concernant le score « Combined » qui a tendance à pas mal fluctuer d’un bench à l’autre. La raison semble venir de notre i9-10900K et ses dix cœurs.
3DMark Time Spy :
Le second test est 3DMark Time Spy. Bien que celui-ci se réalise en 1440p, il a surtout comme particularité d’utiliser DirectX 12. Il se compose de deux tests graphiques et d’un test CPU. Comme pour Fire Strike, n’oubliez pas de désactiver la démo. Ces deux premiers benchmarks sont proposés par UL Benchmark.

Même constat avec Time Spy où notre RTX 3080 se permet de prendre près de 2900 points de plus que l’excellente RTX 2080 Ti.
3DMark Port Royal :
3DMark Port Royal est le dernier benchmark en date de UL Benchmark, anciennement Futuremark. Il s’agit du premier benchmark prenant en charge le « ray tracing » et qui permet ainsi aux utilisateurs de comparer leurs performances. Le test s’effectue en 2560 x 1440. Pour rappel, cette nouvelle technologie est arrivée avec les RTX 2080Ti, 2080, 2070 et 2060. À l’heure actuelle, seule une série de cartes NVIDIA sont compatibles.
Voilà un benchmark que nous n’avions plus utilisé depuis plusieurs semaines puisqu’il n’est compatible qu’avec les cartes graphiques NVIDIA supportant le Ray Tracing. On peut constater que la différence est flagrante et cela peut très certainement s’expliquer par l’arrivée des RT Cores de deuxième génération.
Superposition :

Superposition est le dernier benchmark en date de chez Unigine. Il est basé sur DirectX 11. Pour ce benchmark, j’ai opté pour la version Performance en 1080p Extreme. Il se compose de 17 scènes et se montre assez costaud afin de mettre à mal votre carte graphique.

Dans le benchmark Superposition, le score de notre sample du jour monte à 11462 points et creuse une nouvelle fois la distance avec sa première concurrente, la RTX 2080 Ti.
[nextpage title= »Performances en jeux : »]
Nous avons décidé de retenir cinq jeux car ils nous semblent suffisamment représentatifs. Nous avons opté pour DirectX11, DirectX12 ainsi que Vulkan avec les jeux suivants :
- The Division 2 (DirectX 12)
- Borderlands 3 (DirectX 11)
- Red Dead Redemption II (Vulkan)
- Gears 5 (DirectX 12)
- Shadow of the Tomb Raider (DirectX 12)
Nous avons fait le choix d’utiliser les benchmarks intégrés à ces différents jeux.
Pourquoi ? Tout simplement pour vous permettre de comparer vos résultats avec les nôtres si vous disposez aussi d’un exemplaire de l’un de ces jeux. C’est une réflexion qui nous semblait pertinente et qui va ainsi vous permettre de comparer vos résultats avec les nôtres en vous rendant dans la section benchmark sur ce post dans le forum. Vous y trouverez les réglages et paramètres que nous utilisons pour nos tests.
Nous avons aussi ajouté un nouveau jeu : Shadow of the Tomb Raider. Ce jeu permet d’activer les ombres gérées par le Ray Tracing ainsi que le DLSS. Le but va être de juger de leurs impacts sur les performances.
The Division 2 :
Le jeu The Division 2 sera testé sous DirectX 12. En ce qui concerne les paramètres graphique, ils seront réglés en mode « ultra » (lien sur le forum).

Bon, c’est sans surprise que notre MSI RTX 3080 prend largement la tête dans ce premier jeu. Il est cependant intéressant de noter le score obtenu en 1080p, qui explose littéralement. La résolution UHD est une simple formalité avec une moyenne de 77 FPS. Notons que la RTX 2080 Ti ne se débrouille pas mal non plus dans cette résolution.
Borderlands 3 :
Pour le second jeu, nous passons sur Borderlands 3 et par la même occasion sous DirectX 11. Les options graphiques réglées sur « Brutal ». Il faut savoir que Borderlands 3 se montre assez gourmand et que ce choix de paramètres ait une incidence assez forte sur les FPS (lien sur le forum).

Borderlands 3 est un jeu gourmand et qui plus est quand nous optons pour des options graphiques réglées au maximum, c’est-à-dire en mode « Brutal ». Autant dire que toutes les cartes souffrent en 4K et seule la RTX 3080 sort son épingle du jeu avec une moyenne de 65.4 FPS. Notons d’ailleurs que c’est ce benchmark qui a été utilisé pour la présentation, certes rapide, de la prochaine carte graphique d’AMD.
Red Dead Redemption 2 :
Troisième jeu et non des moindres, le très attendu Red Dead Redemption II sur PC. L’avantage de ce nouvel opus est de proposer la possibilité de tester le benchmark intégré sous Vulkan. Nous optons pour les options graphiques en « ultra ».
Attention, contrairement aux autres jeux où en optant pour un niveau de détails, rien ne change, ce n’est pas ici le cas, il faut donc bien être attentif à toutes les valeurs. De plus, avec les options que nous avons choisi, il faut plus de 4 Go de mémoire pour lancer le benchmark (lien sur le forum). Sans quoi le jeu manquera de mémoire vidéo et ne voudra pas se lancer.

C’est dans ce jeu que se marque la plus grande différence entre la nouvelle RTX 3080 et la RTX 2080 Ti. On remarque que dans la résolution UHD, le gain est de 47 % et en QHD, il est de 39 %, de quoi profiter pleinement de ces deux résolutions !
Gears 5 :
Gears 5 tourne sous DirectX 12 avec les options graphiques en « ultra » (lien sur le forum). Il sera ici également possible d’augmenter certaines options graphiques.

Gears 5 est une formalité pour notre MSI RTX 3080 Gaming X Trio avec ses 78.2 FPS en 1440p. Notez, et c’est important de ne pas l’oublier, que notre RTX 2080 Ti s’en sort également très bien. L’importance de bien réfléchir avant de vouloir absolument changer de carte graphique à tout prix.
Shadow of the Tomb Raider :

Ce premier graphique va donc juger des performances entre les différentes cartes en se basant sur les performances brutes comme à la page précédente avec les autres jeux. Nous avons opté pour des détails graphiques au maximum avec le TAA actif.

Aucun souci pour notre sample du jour qui dépasse largement la barre des 60 FPS en 2160p avec un nombre de FPS de 83. Notez également les excellentes performances en 1440p alors que toutes les options sont au maximales.
La moyenne des jeux :
Pour la moyenne des jeux, nous avons considéré la RTX 2070 Super comme étant la carte de référence et donc celle qui représente les 100 %.
L’ordre des performances est respecté et c’est sans surprise que notre RTX 3080 pointe en première place. Le paris lancé par NVIDIA de proposer une carte capable de faire tourner tous les jeux en 4K avec au minimum 60 FPS semble être parfaitement atteint. Il va être très intéressant de voir comment vont venir se positionner les futures RTX 3070 et RTX 3060 Ti au sein de ce tableau.
[nextpage title= »Performances avec Ray tracing et DLSS : »]
Les deux derniers benchmarks en date que nous avons ajouté à notre protocole, l’idée est de pouvoir juger de l’impacte du Ray Tracing et du DLSS sur le nombre de FPS.
Depuis son lancement, le DLSS a connu plusieurs évolution. Le premier jeu que nous allons tester, Shadow of the Tomb Raider, utilise la première version du DLSS et ne prend en charge que les ombres via le Ray Tracing.
Le second jeu, Wolfenstein Youngblood, vient d’être mis à jour et supporte à présent le DLSS 2.1 qui permet l’activation d’un nouveau mode : Ultra Performance pour les jeux 8K avec la GeForce RTX 3090.
Shadow of the Tomb Raider :

Volontairement, nous avons fait le choix de ne conserver que la résolution 1440p et 2160p qui nous semblent être les plus à même à mettre en évidence ces deux technologies.
L’activation des ombres en ultra via le Ray Tracing a un impacte significatif sur les performances. Si on prend le cas de notre RTX 3080 Gaming X Trio, on perd près de 54 FPS (37%) en 1440p et 30 FPS (36%) en 2160p face aux résultats obtenus à la page précédente ou le Ray Tracing n’était pas activé.
Activons à présent le DLSS (c’est quoi ?) qui a pour but d’améliorer le nombre de FPS tout en réalisant un compromis sur la qualité du rendu.


L’activation du DLSS a comme impact visuel, une impression d’un léger voile floue sur l’image. Après, il s’agit de votre propre ressenti, mais il est tout à fait possible de n’activer que le Ray Tracing et de profiter du QHD voir de l’UHD avec une RTX 3080. Et c’est çà le plus important !
Wolfenstein Youngblood :
Ce second jeu diffère du premier par l’arrivée depuis quelques heures de la compatibilité avec le DLSS 2.1. Celui-ci permet l’ajout d’un nouveau mode DLSS, qui dans sa version 2.0, en compte déjà trois : performance – équilibre – qualité. Dès à présent, dans Wolfenstein Youngblood vous pouvez profiter du mode « ultra performance ». Il est surtout là pour être combiné à une GeForce RTX 3090 dans une résolution 8K.
Avant de vous faire part de nos résultats, voici un petit tableau qui va vous permettre de juger de l’impacte des différents mode offert par le DLSS 2.1
Vous pouvez ainsi prendre la mesure de l’impacte des différents modes proposés par le DLSS. Pour notre part, nous réaliserons les tests ci-dessous avec le DLSS en mode équilibré qui nous semble être un bon compromis pour nos tests. Maintenant, en fonction de votre carte graphique, et de votre tolérance visuelle, vous êtes libre d’opter pour l’un des quatre modes. Gardez à l’esprit que le DLSS améliore la jouabilité mais à un impacte sur la qualité de l’affichage. Nous reviendrons bientôt sur ces différents modes en détails.


Comme on peut le voir avec notre RTX 3080 Gaming X Trio de chez MSI, finalement, même en 2160p, l’activation du DLSS n’est pas vraiment nécessaire et vous pourrez profiter pleinement du Ray Tracing !
[nextpage title= »Benchmarks applicatifs : »]
Petite nouveauté avec l’ajout de deux nouveaux benchmarks issus du monde applicatifs. Ils sont là pour montrer comment se comporte votre GPU lors d’un usage Workstation. Il s’agit en l’occurrence de 3DS Max et de Catia.
3DSMax 6 :

Ce benchmark utilise plusieurs tests qui utilisent des méthodes de rendu différentes. Les vues reflètent des représentations réalistes, ombrées et filaires. Les animations combinent des vues différentes : rotation du modèle et survol de la caméra selon le test.

Le benchmark 3DSMax 6 fait les belles heures de NVIDIA qui s’empare de la première place avec un score de 306 points. Il sera intéressant de juger de la différence de scores lorsque nous testerons un exemplaire de la RTX 3090.
Catia :

L’ensemble de vues de Catia comprend de nombreux modes de rendu pris en charge par l’application, notamment filaire, anti-crénelage, ombré, ombré avec bords, profondeur de champ et occlusion ambiante.

Ici, c’est un peu l’inverse et c’est la RX 5700 XT qui prend la première marche du podium avec un score de 285 points. Notre RTX 3080 est assez loin avec un retard de 84 points.
[nextpage title= »Conso, température et nuisances : « ]
Consommation (configuration entière) :
Nous utilisons le logiciel Corsair Link en relevant la consommation sur la sortie PowerOut. Notre bloc d’alimentation modulaire est un CORSAIR AX1600i qui dispose d’une connectique dédiée au sein du bloc pour la lecture de la consommation. Le résultat que nous vous proposons est celui de la moyenne de la consommation totale de notre configuration. Seule la carte graphique change entre chaque relevé. Il est donc ainsi facile de calculer la différence entre chaque carte graphique.

Malgré le passage a une finesse de gravure de 8nm, la consommation décolle en flèche. Notre configuration disposant d’un processeur 10 cœurs overclocké à 5.0 GHz et associé à cette RTX 3080 pointe à une consommation moyenne globale de 474 watt. Notons que durant ce test, la pointe max relevée était de 558 watt.
Pour rappel, NVIDIA préconise une alimentation de 750 watt pour les configurations équipée d’une RTX 3080.
Température :
Afin de relever les températures, nous avons opté pour le stress test de Superposition en mode Extreme. Nous avons opté pour trois passages de 5 minutes avec 10 minutes d’intervalle entre chaque tests. Nous avons profité de ce benchmark afin de relever la consommation de la carte graphique pour le tableau ci-dessus.
Afin de connaitre la température en Idle, après avoir terminé les trois boucles du stress test, nous laissons la carte au repos durant 20 minutes avant de relever la température. Il faut tenir compte que la plupart des cartes bénéficient de la technologie « 0 dBa » et donc, que les ventilateurs se coupent en dessous d’une certaine températures, souvent entre 50 et 55°C. Il faut donc plus de temps pour dissiper la chaleur après une période de stress test ou de jeux. Une carte ne bénéficiant pas de cette technologie sera plus bruyante que les autres au repos.
Petit rappel : nos relevés de température sont effectués en Open-Air. Dans un boîtier fermé, les cartes seront forcément plus chaudes.

L’imposant radiateur permet de conserver des températures fraiches au repos. Une fois en charge, malgré les trois ventilateurs, elle monte à 69°C. C’est assez logique quand on voit l’imposant étage d’alimentation mais au final, il s’agit là de valeurs très bonnes !
Nuisances sonores :
Pour le relevé du bruit, nous utilisons un sonomètre placé à 40 cm de notre carte graphique. L’ensemble des autres composants susceptibles de faire du bruit (ventilateurs et pompe du circuit liquide) est désactivé.

L’imposant radiateur permet d’absorber une grande partie de la chaleur et est assez rapidement dissipée par la mise en action des ventilateurs. Pour rappel, cette MSI RTX 3080 Gaming X Trio bénéficie de la technologie Zero Frozr. Il ne lui est pas nécessaire de faire tourner à haute vitesse les trois ventilateurs afin de conserver de bonnes températures pour l’ensemble des composants du PCB.
[nextpage title= »Overclocking : « ]
Overclocking manuel :
Direction la dernière version en date du logiciel Afterburner. Il s’agit du logiciel d’overclocking conçu par MSI mais qui se montrera compatible avec les autres marques de GPU. Il s’agit pour nous d’un des meilleurs logiciels disponible à l’heure actuelle. Vous m’interpellez souvent en me disant que je dispose d’une version différente de la vôtre. Non, c’est la même, sauf que je suis habitué depuis des années à l’ancien skin, que je remets d’office celui-là.
Toutes les modifications se font au niveau des paramètres du logiciel.

Une fois n’est pas coutume et cela faisait un p’tit moment, je vais partir pour bencher 3DMark Port Royal. L’idée dans un premier temps est d’overclocker uniquement la fréquence du GPU. J’ai aussi augmenté le « Power Limit » mais celui-ci ne grimpe que jusqu’à 102%.
Voici un petit tableau qui reprend l’évolution des scores à Port Royal.

Attention, quand je parle de fréquence Boost max, il s’agit de la fréquence la plus haute atteinte durant le benchmark mais celle-ci fluctue en fonction de la consommation et de la température de votre GPU.
Maintenant que nous avons atteint des fréquences stables pour bencher (1975 MHz en Boost et 1300 MHz pour la mémoire), j’en ai profité pour bencher 3DMark Time Spy Extreme et Fire Strike Ultra.
Il aurait encore été possible de s’amuser avec cette MSI RTX 3080 Gaming X Trio mais je n’avais l’opportunité de l’avoir entre les mains que quelques jours. Ce n’est que partie remise.
[nextpage title= »Conclusion : « ]
Objectif atteint pour NVIDIA :
Nous voilà arrivé au terme de ce comparatif élaboré autour de notre nouvelle configuration de tests ainsi que de la mise à jour de certains éléments de notre protocole. Nous avons essayé d’être le plus complet en évaluant la carte sous de nombreux aspects.
Première constatation : objectif réussi pour NVIDIA. Cette MSI RTX 3080 Gaming X Trio propose (largement) plus de 60 FPS dans tous les jeux que nous avons testé et même sans avoir besoin d’activer le DLSS 2.0 ! C’est donc aujourd’hui une réalité, équipé d’une GeForce RTX 3080, vous pourrez profiter pleinement de la résolution 2160p à condition bien sur d’acquérir l’écran adéquat. Les performances face à l’ancienne génération et plus particulièrement face à la RTX 2080 Ti ne font aucun doute. Cependant, cette RTX 2080 Ti n’a pas encore dit son dernier mot et une revente, trop rapide, de ce modèle pourrait vous faire la regretter très vite.
En ce qui concerne le modèle de MSI, on retrouve une carte parfaitement conçue et disposant d’un système de refroidissement performant. Les températures sont contenues malgré de longues séances de « torture ». Les quelques touches de rétro-éclairage RGB sont parfaitement équilibrées pour ne pas tomber dans le traditionnel sapin de Noël.

Oui, mais quelques point à améliorer :
Venons-en à présent au point qui fâche. Le meilleur prix, actuellement, de cette MSI RTX 3080 Gaming X Trio est de 999,95 euros mais sans aucune disponibilité à l’horizon. Il faut savoir que le prix officiel de MSI est de 799 euros TTC ! Pour rappel, le prix de la version NVIDIA Founders Edition est de 719 euros, mais également sans aune carte dans les stocks. Le prix affiché par les revendeurs est bien entendu trop élevé mais malheureusement, on joue sur le principe d’une demande importante par rapport à une offre quasiment nulle.
L’autre élément à souligner, est la consommation qui grimpe en flèche. Malgré le passage à un process de gravure 8 nm. Lors de nos tests, nous avons pu comparer que sur une configuration identique, la différence entre la consommation de notre RTX 2080 Ti et de la RTX 3080 était en moyenne de 116 watt.
Hâte que les stocks de RTX 3080 reviennent à la normal ainsi que connaitre les performances de la prochaine RTX 3070. Celle-ci risque de venir perturber notre classement actuel.
Un merci tout particulier à MSI France pour nous avoir permis de remettre nos tests à jour via le prêt de ces trois cartes.
MSI RTX 3080 Gaming X Trio
On a aimé :
- Une carte parfaite pour profiter pleinement du 2160p
- La correction de la stabilité par les derniers drivers de NVIDIA
- Des performances en hausse face à la génération précédente
- Un tarif (qui devrait être) intéressant
- L’excellent système de refroidissement !
- Les nuisances sonores contrôlées
- La conception du PCB et son étage d’alimentation
- La marge d’overclocking
On aurait aimé :
- Une consommation beaucoup plus maitrisée
- Un stock beaucoup plus important lors du lancement
- Un prix, malgré l’absence de stock, cohérent chez les revendeurs
Cette MSI RTX 3080 Gaming X Trio est un modèle parfait pour ceux qui désirent profiter pleinement de la résolution 4K et qui se trouvaient encore limité par la RTX 2080 Ti. Les autres utilisateurs jouant dans des résolutions plus basses auront l’opportunité d’atteindre les prochains modèles de NVIDIA afin de voir si il sera intéressant de passer le cap d’un upgrade ou de conserver leur carte actuel.
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