PowerGPU est une boutique spécialisée dans l’assemblage de PC personnalisés aux USA. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le PDG de la boutique n’est pas très satisfait des pratiques menées par certains grossistes. Effectivement, il indique qu’il ne peut pas acheter de RTX 5090 (testée ici) à moins de $3000 ! Difficile de revendre des cartes à prix correct derrière ça.
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PowerGPU se plaint du comportement de certains grossistes !
Dans les grandes lignes, PowerGPU est donc un assembleur de PC sur mesure. Pour pouvoir proposer ses PC, il leur faut donc du stock de composants et pour cela, ils vont se fournir chez un grossiste. Toutefois, ce stock, il faut qu’il l’achète et la différence entre le prix d’achat et le prix de revente détermine la marge que se fait la boutique. Seulement voilà, la PDG se plaint des pratiques de certains grossistes qui vendent leur GPU à des prix abusés. Concernant la RTX 5090, la boutique n’est pas en mesure d’acquérir une RTX 5090 à un prix « correct ». Dans son cas, le PDG indique que la moindre RTX 5090 leur est facturée plus de $3000… Et il ne s’agit même pas d’un modèle haut de gamme, mais des cartes d’entrée/milieu de gamme tout au plus. Forcément, tout ceci se ressent sur la facture et le consommateur grogne, à juste titre.
De plus, le PDG de la boutique dénonce également la production insuffisante de NVIDIA qui tire les prix vers le haut… Eh oui, la demande ne parvient pas à satisfaire l’offre et certains en profitent, dans ce cas, ce sont les grossistes, dans d’autres, ce sont les marques.
Quoi qu’il en soit, nous retiendrons également la différence colossale entre le stock d’AMD et de NVIDIA au lancement des nouvelles générations de carte. Là où AMD parvenait à fournir de grosses piles de cartes graphiques, côté NVIDIA, le marchand ne parvenait à sécuriser qu’une RTX 5090. Et même la mi-mars passée, les stocks peinent à rentrer !
En juillet 2023, DeepCool nous offrait l’occasion de tester l’Assassin IV, un ventirad très haut de gamme offrant de solides performances. Depuis, l’eau a coulé sous les ponts et l’entreprise a lancé, entre temps, une version améliorée de ce produit. Cette version, n’est autre que l’Assassin IV VC Vision, une nouvelle révision qui gagne une chambre à vapeur. L’objectif ici est d’améliorer les performances de son dissipateur afin d’en faire une solution « ultime ». Cela sera-t-il le cas ? On regarde ça !
Présentation :
La famille de ventirads DeepCool se veut résolument haut de gamme. Il s’agit d’une série historique de l’entreprise qui mise sur un format double tour tout en offrant un gabarit massif afin de maximiser les performances. En plus de son format imposant, la marque y adjoint une chambre à vapeur afin d’améliorer l’efficacité de refroidissement de son ventirad. Cette dernière permettra une prise en charge des TDP allant jusque 300W !
Mais ce n’est pas parce que nous avons un gros ventirad qu’il doit être incompatible avec la RAM, loin de là. L’Assassin IV est conçu pour offrir une compatibilité maximale avec la mémoire. Pour cela, nous retrouvons un ventilateur à pales inversées monté à l’arrière afin de laisser un dégagement maximal côté mémoire. Cela confère à ce dissipateur un look que l’on ne retrouve nulle part ailleurs.
En plus de tout ça, DeepCool passe son dissipateur au tout numérique. Effectivement, sur le dessus, nous retrouvons un affichage digital qui renseignera sur la température, la consommation, et la fréquence du CPU. De plus, en cas de limite atteinte, une alerte visuelle s’enclenchera.
Comme pour l’Assassin IV original, ce modèle profite d’un sélecteur de vitesse qui permettra de miser tantôt sur les performances, tantôt sur le silence. Avec ceci, nous retrouvons un duo de ventilateurs exploitant un roulement de type FDB pour un fonctionnement fluide et silencieux. Enfin, nous apprenons que le ventilateur central en 140 mm a la capacité d’arroser les éléments situés autour du socket pour les VRM de la carte mère.
Avec ceci, on peut compter sur un look ravageur. Il est vrai que cet Assassin IV VC Vision profite d’un design tout caréné. Les parties latérales entourant le ventilateur central sont constituées d’une grille mesh avec des perforations carrées… Sans parler de l’affichage numérique qui confère un aspect sobre à cet ensemble.
Pour finir, DeepCool annonce une installation simplifiée avec un système de montage compatible avec les sockets modernes.
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Malheureusement, depuis le clash qu’il y a eu avec les États-Unis, la disponibilité de la marque se dégrade fortement. Si vous souhaitez retrouver ce modèle, il faudra passer par Alternate et payer un prix de 145,90 €. Certes, ce prix est élevé, par ailleurs, il est équivalent à celui du NH-D15 G2 de Noctua.
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Côté packaging, on se répète test après test, cependant, nous retrouvons les emballages classiques de la marque avec une boîte en carton recouverte par une visière blanche. Cette dernière présentera une illustration du dissipateur ainsi qu’un rappel de ses caractéristiques détaillées au dos.
En interne, tout est bien protégé. À l’ouverture, le ventirad est couvert par de gros blocs de mousse noirs. Sur le côté, une petite boîte contenant les divers accessoires du dissipateur. Bref, tout est arrivé en bon état, nous n’avons donc pas à nous plaindre !
Le radiateur :
Le poids et les dimensions :
Au niveau des dimensions, si la largeur et la profondeur ne changent pas : 144 (L) x 147 (P), la hauteur évolue. Effectivement, l’ajout de l’affichage numérique sur le dessus impactera négativement la hauteur du produit. On passe alors de 164 mm, ce qui est assez conséquent à 172 mm ce qui est pire. Vraiment, pour profiter de ce modèle, soyez vigilant quant à la capacité d’accueil de votre boîtier. Ça serait dommage de ne pas pouvoir refermer votre panneau latéral…
De plus, l’intégration d’une chambre à vapeur augmentera le poids de ce modèle de manière significative. On passer alors de 1575g à 1780g… Presque 2 kg. Heureusement, la marque a prévu le coup, vous allez le voir, la backplate est… Massive !
La base :
Au niveau de la base, nous retrouvons une nouveauté de taille puisque c’est ici que l’on constate le gros du travail effectué sur ce modèle. En effet, l’Assassin IV VC Vision intègre une chambre à vapeur que l’on peut admirer ci-dessus… En plus, la marque fait les choses bien avec un petit élément visuel comme on peut le voir. D’ailleurs, soit dit en passant, le VC signifie Vapor Chamber.
Quoi qu’il en soit, ceci ne nous empêche pas d’y trouver un grand nombre de caloducs, ces derniers sont au nombre de sept et affichent chacun un diamètre de 6 mm. Par ailleurs, malgré la taille imposante de la base, la partie qui entrera en contact avec le CPU ne mesure finalement que 31×31 mm, de quoi couvrir intégralement un CPU AM5 et l’essentiel d’un processeur en LGA-1700/1851.
Le radiateur/finition :
Au niveau du radiateur, ce dernier est donc constitué de deux empilements d’ailettes en aluminium… Chacun étant constitué de 53 ailettes. Par ailleurs, le traitement qui leur est réservé est assez différent qu’il s’agisse de la première ou de la seconde tour. Effectivement, à l’avant du ventirad, nous retrouvons le motif en gaufrier classique de la marque. Sur le second empilement, ces dernières adoptent un profil en dent de scie.
Remarquons que la finition est excellente et la marque à un souci du détail. Déjà, le montage des ventilateurs oublie le système classique de griffes en acier qui peut être pénible et disgracieux. Ensuite, le dissipateur est entièrement caréné, il présente une couleur noire intégrale tandis que l’on retrouvera un logo DeepCool illuminé en vert sur le dessus, à côté de l’affichage digital. Sinon, un petit sélecteur de vitesse discret prend place dans un coin du dissipateur tandis que l’afficheur numérique est amovible, maintenu par un système d’aimant. Bref, ça présente bien.
Compatibilité :
En matière de compatibilité, DeepCool indique que son ventirad pourra se monter sur les cartes mères suivantes :
Ici, point de support des processeurs Threadripper d’AMD, par ailleurs, avec une surface de contact de 31×31 mm… Compliqué de couvrir l’entièreté de l’IHS de l’un de ces monstres. Leur absence de support est donc parfaitement compréhensible.
Les ventilateurs :
De base, l’Assassin IV VC Vision arrive avec deux ventilateurs, un premier de 140 mm monté entre les deux tours de refroidissement et un second en 120 mm. Si le premier profite d’un cadre rond, et d’une structure facilitant son retrait, le second bénéficie d’un cadre carré tout à fait classique. De plus, il est vissé sur une structure qui permettra d’ajuster sa hauteur selon deux positions.
Concrètement, le moulin en 140 mm est massif et dispose d’un total de sept larges pales fortement courbées. De l’autre côté, concernant le moulin en 120 mm, les pales sont plus fines au niveau du moyeu, mais s’élargissent à leur extrémité. Dans tous les cas, on en retrouvera neuf.
L’alimentation se fait ici via des câbles PWM à quatre broches qui se connectent sur un splitter intégré directement relié au sélecteur de vitesse. Bien sûr, il faudra brancher le tout sur votre carte via une prise CPU_FAN.
Du côté de la fiche technique, cette dernière mentionne :
Vitesses :
Flux d’air :
Pression :
120 mm mode perf
de 500 à 1700 tr/min
58,06 CFM
2,1 mmAq
140 mm mode perf
de 500 à 1800 tr/min
61,25 CFM
3,76 mmAq
120 mm mode silence
de 500 à 1450 tr/min
46,75 CFM
1,35 mm1q
140 mm mode silence
de 500 à 1350 tr/min
48,55 CFM
2,46 mmAq
Le bundle :
La partie accessoire qui repose dans une boîte en carton comprend alors :
Une notice de montage
Une seringue de pâte thermique
Un applicateur de pâte thermique en caoutchouc ?
Une lingette de nettoyage
Un tournevis
Un cadre pour ventilateur supplémentaire en 120 mm
Une gosse backplate en acier pour sockets Intel
Les bras de montage pour sockets Intel et AMD
La visserie qui va avec
Dans les grandes lignes, la partie accessoire est bien complète et la marque fournit tout le nécessaire pour un montage en bonne et due forme de votre dissipateur. Mention spéciale à la présence d’un tournevis nous épargnant de courir après notre trousse à outils.
Grosso modo :
Clairement, avec son Assassin IV VC Vision, DeepCool nous propose une référence haut de gamme. Cela se ressent au design ainsi qu’au soin apporté par la marque. À voir ce que ça donnera côté performances, mais ça s’annonce pas mal !
[nextpage title= »Installation »]
Pour la partie installation, il faudra conserver sa backplateAMD, DeepCool n’en fournissant pas. Si vous ne l’avez plus, un petit tour sur eBay devrait vous permettre d’en retrouver une facilement.
Le montage de l’Assassin IV VC Vision :
Que l’on soit sur une carte mère AMD ou Intel, les étapes de montage restent globalement les mêmes. Dans un premier temps, il faudra préparer le socket à recevoir le dissipateur de DeepCool. Chez Intel, cela signifie appliquer la backplate massive au dos de la carte mère. Bien sûr, il faudra gérer l’espacement entre les pas de vis. Côté AMD il faudra retirer les bras de montage d’origine.
Ensuite, on viendra fixer les bras de montage correspondant aux deux plateformes. Avant, il faudra appliquer des entretoises aux quatre coins du socket. Chez Intel, elles sont en plastique tandis qu’il faudra les visser côté AMD. Ensuite, on dépose les bras de montage, en faisant attention au sens. S’agissant d’un dissipateur à double tour, il faudra les déposer en haut et en bas du socket au lieu de les disposer à droite et à gauche. Enfin, on les sécurise avec les écrous fournis.
Ne reste plus qu’à appliquer un peu de pâte thermique sur le CPU, positionner le ventirad et le visser. Pour cela, on retirera le ventilateur central afin de libérer les vis de serrage placées juste en dessous. Une fois serré, on repositionne le ventilateur et on place l’afficheur digital et le tour est joué.
Pour le branchement, bien sûr, les ventilateurs seront connectés à la carte mère via une prise CPU_FAN tandis qu’un header USB 2.0 sera nécessaire pour la gestion de l’afficheur numérique. D’ailleurs, il faudra aussi télécharger l’utilitaire de la marque disponible à cette adresse.
Dans les faits, avoir un affichage dédié à aux informations en lien avec notre CPU est toujours sympa, à vous de voir si vous en avez besoin ou non. Quoi qu’il en soit, en pratique, il manque de luminosité comme on peut le voir. On aurait apprécié y voir un peu mieux, d’autant que si l’on n’est pas pile en face, on perd en clarté.
[nextpage title= »Protocole »]
Nous vous proposerons les relevés effectués sur notre Ryzen 9 7900X consommant 65W et 105W et 170W. Il est à noter que sur la plus grosse consommation certains dissipateurs ne sont pas parvenus à maintenir notre processeur au frais, la chauffe étant trop intense.
Ici, nous mesurons maintenant le delta entre la température relevée sur notre CPU et la température ambiante. Pour finir, la gestion de la vitesse de ventilation est maintenant confiée à notre carte mère. Lors des tests, nous faisons fonctionner les ventilateurs successivement à 100%, 66% et 33%.
Pour les besoins du test, nous comparerons le Pure Rock 3 Black avec d’autres modèles simples tour et double tour en 120 mm et 140 mm :
On attaque donc notre série de relevés de températures, ici, on repart à zéro. Précisons tout de même les vitesses de ventilation enregistrées lors de nos relevés (pour 12V, 8V, 5V) :
Au niveau de la vitesse des ventilateurs, ceux de cet Assassin IV VC Vision sont dans la moyenne de ce que nous relevons habituellement. Effectivement, à pleine vitesse, ces derniers montent jusqu’à 1800 tr/min contre 1400 à mi-régime. Enfin, à 33% de signal PWM, nous relevons 900 tr/min. Face à l’Assassin IV original, cela représente une amélioration de 100 tr/min à fond pour des vitesses équivalentes à 66% et 33%.
Bruit :
Toutefois, les nuisances sonores restent encore conséquentes comme on peut le voir. Ainsi, à fond, cette nouvelle génération d’Assassin IV génère 34 dB contre 38 dB à bas régime. On retrouve ici un profil de nuisance équivalent à celui du premier modèle. Par ailleurs, à basse vitesse, nous retombons à 30 dB. Dommage pour les nuisances à 66% qui restent encore trop importantes !
[nextpage title= »Températures CPU AMD »]
Processeur à 65W :
Nous commençons par notre profil en 65W, une consommation finalement assez basse, surtout lorsque l’on considère les monstres actuels. Cette consommation est là pour simuler de petits processeurs équipés de peu de cœurs ou peu consommateurs.
Avec une consommation de 65W, le gros dissipateur de DeepCool s’en sort très bien, en se positionnant au niveau de l’AK620 Digital Pro du même constructeur. Par ailleurs, la chauffe étant assez limitée avec ce profil, il n’est pas impossible que l’on finisse par atteindre un certain plafond de verre.
Processeur à 105W :
Ici, notre CPU tournera à 2,70 GHz constamment et sur tous ses cœurs. Nous appliquons un VCore de 1.030 pour obtenir une consommation d’une centaine de watts environ. Cela correspond à la valeur de TDP d’un Ryzen 7 7700X.
Avec une consommation de 105W, clairement, ce dissipateur se positionne en première place et ce quel que soit le régime de ses ventilateurs. On retiendra surtout une bien meilleure tenue des températures à basse vitesse contrairement à ses concurrents.
Processeur à 170W :
Enfin, nous terminons avec notre profil 170W. Ici le dégagement thermique est plus important, et correspond au TDP par défaut du 7900X. Voyons comment s’en sortent nos coolings !
Avec une consommation de 170W, l’Assassin IV VC Vision brille de nouveau par ses températures excellentes. Dans ces conditions, aidé par sa chambre à vapeur, il met une tempête à ses concurrents. À 66% de vitesse, il faut aussi bien que le NH-D15 G2 de Noctua à fond !
Résumé :
Sur plateforme AM5, l’Assassin IV VC Vision se montre très performant et se positionne dans le haut du panier. Il faut dire qu’il est taillé pour avec son système à chambre à vapeur, ses deux tours de refroidissement ainsi que sa chambre à vapeur, clairement, il a ce qu’il faut pour s’imposer comme un sérieux challenger.
[nextpage title= »Ratio températures/bruit AMD »]
Sur ces graphiques de rapport perf/bruit, nous rappelons que le mieux est d’être placé le plus possible en bas à gauche du graphique. Pour la lecture, le point le plus à gauche symbolise la ventilation en 12V, celui au centre, la ventilation en 8V et le plus à droite en 5V.
65W de consommation :
En 65W, l’Assassin IV VC Vision se positionne alors dans le peloton de tête. Comme on peut le voir, il se positionne assez haut dans le graphique, signe que ses nuisances sonores sont importantes. On aurait aimé un mieux à ce niveau pour qu’il se distingue pleinement ici.
105W de consommation :
Avec une consommation de 105W, le dissipateur de DeepCool s’en sort mieux, disons qu’il prend de l’ascendant par rapport à l’AK620 Digital Pro. Par ailleurs, il se montre redoutable à bas régime.
170W de consommation :
En 170W, c’est clairement LE dissipateur qu’il vous faut. Comme on peut le voir, il domine tous ses concurrents, même le NH-D15 G2 ne lui résiste pas. De plus, même à bas régime, il affiche une domination nette face à la concurrence ! [nextpage title= »Températures CPU Intel »]
Processeur à 65W :
Nous commençons par le profil en 65W, une consommation finalement assez basse, surtout lorsque l’on considère celle de base de ce 13600KF. Ici, nous sommes là pour simuler celle de petits processeurs équipés de peu de cœurs ou peu énergivores. En théorie, tout le monde devrait bien s’en sortir !
Sur un Core i5 13600KF consommant 65W, le ventirad de DeepCool affiche d’excellentes prestations, mais surtout une tenue hors pair à bas régime comme on peut le voir. Effectivement, à 33% de signal PWM, il domine assez nettement son rival de chez Noctua. Par ailleurs, rappelons que les ventilateurs DeepCool sont presque 2x plus rapides que ceux de l’autrichien ce qui leur permet d’offrir un bon flux d’air et une bonne pression statique.
Processeur à 105W :
Ici, nous effectuons nos relevés sur un Core i5 13600KF dont la consommation atteint 125W, la consommation de base pour ce processeur. Cela correspond à la puissance consommée de manière prolongée du processeur.
Sur ce profil de consommation de 125W, de nouveau, l’Assassin IV VC Vision vient rivaliser avec le NH-D15 G2 à haute vitesse avant de se montrer bien plus efficace à basse vitesse. Ici, la différence de température atteint 7°C sur le delta, ce qui est important !
Processeur à 170W :
Enfin, nous terminons nos séries de relevés avec notre Core i5 13600K qui consomme 170W. Pour cela on pousse un peu plus les fréquences ainsi que le VCore qui monte maintenant à 1,350V !
Avec une consommation de 170W, plusieurs deux choses à dire. Déjà, sur Intel, c’est le seul dissipateur à contenir la chauffe à basse vitesse, tous les autres ventirads sont K.O ici. Cependant, malgré cette tenue impressionnante, il faut garder à l’esprit que notre CPU n’était pas au frais. Avec une température ambiante de 22°C, nous relevions réellement 92°C sur notre 13600KF. Ensuite, s’il impressionne à basse vitesse, le NH-D15 G2 affiche de sérieuses prestations à haute vitesse comme on peut le voir.
Résumé :
Sur plateforme AMD, l’Assassin IV VC Vision se comporte toujours très bien, mais on sent que le son penchant Noctua lui mène vie dure à haute vitesse. Cependant, il brille par sa bonne tenue à basse vitesse… D’un autre côté, ses ventilateurs fonctionnent presque deux fois plus vite que ceux de l’autrichien, forcément, ça aide.
Sur ces graphiques de rapport perf/bruit, nous rappelons que le mieux est d’être placé le plus possible en bas à gauche du graphique. Pour la lecture, le point le plus à gauche symbolise la ventilation en 12V, celui au centre, la ventilation en 8V et le plus à droite en 5V.
65W de consommation :
Sur une consommation de 65W, l’Assassin IV VC Vision se tire « la bourre » avec le NH-D15 G2 de Noctua comme on peut le voir. Les deux produits affichent des courbes assez similaires, bien que celle de DeepCool s’arrête bien plus tôt sur le graphique grâce à une bien meilleure tenue des températures à basse vitesse !
125W de consommation :
En 125W, nous retrouvons un dissipateur autrichien qui commence à se positionner de manière assez nette devant le produit chinois (DeepCool étant basé à Pékin). Toutefois, à basse vitesse, l’Assassin IV VC Vision se positionne de manière bien plus agressive !
170W de consommation :
Avec une consommation de 170W, le ventirad de DeepCool se fait larguer à haute vitesse par le NH-D15 G2. Visiblement, sur socket LGA-1700, le ventirad autrichien et plus à l’aise, certainement une histoire de contact avec le CPU. En attendant, à basse vitesse, le D15 ne parvient pas à contenir la chauffe de notre CPU ce que l’Assassin IV VC Vision parvient à faire !
[nextpage title= »Conclusion »]
Nous arrivons à la fin de ce test de l’Assassin IV VC Vision de DeepCool. Pour le coup, avons-nous affaire à un produit réussi ? Voyons cela dans le détail !
Un ventirad imposant, esthétique et encore plus haut !
Clairement, l’Assassin IV VC Vision est un ventirad vraiment impressionnant. C’est un modèle qui propose une conception atypique dans le sens où il n’a pas de ventilateurs à l’avant, mais à l’arrière. De plus, son look ainsi que ses finitions sont de très bonne qualité… Tous les aspects sont soignés avec un carénage intégral pour les tours de refroidissement ou les ventilateurs. Cependant, si le modèle original pouvait passer dans votre boîtier, attention, cela ne sera peut-être pas le cas de cette version. La raison est simple, l’affichage numérique vient ajouter à la hauteur du radiateur !
Si la partie accessoire est parfaitement complète et ne souffre pas de la critique, on ne peut pas en dire autant de l’affiche LCD. Si ce dernier peut s’avérer pratique (cela dépendra de chacun), ce n’est pas le plus lisible que nous ayons eu. Ce dernier manquerait peut-être d’un peu de luminosité tandis qu’il faudra se tenir bien devant pour pouvoir lire les informations qu’il affiche.
Montage simple et compatibilité maximale avec la RAM !
Pour ce qui est du montage, nous n’avons pas de critique particulière à formuler, loin de là. Le mécanisme de montage se met rapidement en place et ne dispose que de très peu d’éléments à manipuler d’une part. D’autre part, le dissipateur assure une compatibilité maximale avec la mémoire tandis qu’il se montera sans encombre sur une Crosshair X670E Extreme d’ASUS. Effectivement, lors de notre test de l’Endorfy Fortis 5 Black, nous avons eu quelques soucis de compatibilité sur cette carte !
D’excellentes performances !
Au niveau des températures, ce nouveau modèle fournit d’excellentes prestations avec les meilleures températures relevées sur socket AM5 sur notre Ryzen 9 7900X. Du côté d’Intel, si parvient à proposer ce qu’il se fait de mieux à bas régime, le NH-D15 G2 de Noctua sera un rival de taille, surtout à haute vitesse. D’ailleurs, notre exemplaire en pâtira au niveau de son ratio températures/bruit.
Concernant ses nuisances sonores, il faudra faire attention à la vitesse à laquelle on fait fonctionner ce dissipateur puisqu’à fond il donne de la voix ! Heureusement qu’il dispose d’un sélecteur de vitesse réduisant facilement ses vitesses de fonctionnement en un clin d’œil.
Une grosse facture de 146 € !
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Au niveau de la facture, cette dernière pique assez sévèrement dans le sens où l’on retrouve ce ventirad à un prix de 146 € chez Alternate.fr, boutique qui n’est pas particulièrement connue pour se « goinfrer » sur les prix. Forcément, ça pique, par ailleurs, rappelons qu’il s’agit d’un tarif équivalent à celui du NH-15 G2 de Noctua.
DeepCool Assassin IV VC Vision :
On aime :
Le design vraiment attrayant de ce modèle
Les finitions de qualité
Son afficheur numérique pour surveiller les données essentielles de son processeur
Le sélecteur de vitesse présent sur le dessus !
La partie accessoire complète incluant un tournevis, une lingette de nettoyage, etc.
Le montage des ventilateurs se passant du classique système de griffe en acier
Le montage simple à réaliser
Malgré son format imposant, il est pleinement compatible avec la RAM !
Ses performances exceptionnelles sur AM5 à bas régime
Son excellent ratio températures/bruit à basse vitesse
On a moins aimé :
La hauteur qui augmente encore !
Les angles de vision de l’afficheur LCD qui mériterait d’être plus ouverts
Les nuisances sonores à mi-régime et à fond qui sont très présentes !
Le prix qui reste très élevé pour de l’aircooling !
Avec ce dissipateur, nous retrouvons une excellente référence proposant une finition soignée et un look ravageur. Si vous cherchez un produit performant, c’est le ventirad qu’il vous faut, c’est également le plus performant sur socket AM5 tandis qu’il se montre redoutable à basse vitesse sur LGA-1700. Attention cependant, aux nuisances sonores à plein régime puisqu’il donne rapidement de la voix… Vous pouvez cependant réduire rapidement la vitesse de ses ventilateurs grâce à un sélecteur manuel. Enfin, on retiendra un bundle complet, une installation simple et une compatibilité maximale avec la RAM !
Du côté des alimentations, nous apprenons que la marque SuperFlower lançait son bloc colossal de 2800W sur le marché. L’intérêt de ce dernier réside clairement dans sa puissance importante et dans sa connectique riche en 12V-2×6. Effectivement, avec une telle puissance, nous avons de quoi alimenter pleinement jusque quatre RTX 5090 tout en ayant un peu de rab pour le reste de la configuration !
La Leadex de 2800W de SuperFlower affichée à $899 !
Sans hésitation, on peut dire qu’il ne s’agit pas d’une alimentation à destination du secteur grand public, non. Avec ce bloc, nous avons une alimentation se destinant clairement au montage de configurations typées pro pour les workstations par exemple. En effet, qui aurait besoin d’une telle puissance autrement ? Honnêtement, si c’est pour du jeu vidéo : personne !
Bref, avec cette alimentation, SuperFlower nous propose un bloc très haut de gamme à la puissance colossale de 2800W. Derrière ça, les rendements sont plutôt bons avec des certifications 80+ Platinum et Cybernetics Platinum. On retrouvera également des composants qualitatifs avec, notamment, des condensateurs japonais en interne. Concernant la ventilation, difficile de dire si cette dernière est semi-passive ou non, en attendant, nous retiendrons un petit changement de roulement dans le ventilateur de 140 mm. Effectivement, ce dernier passe d’un roulement de type FDB à un double roulement à billes.
Au niveau des dimensions, on peut compter sur une carcasse qui ne fera pas 14 cm de profondeur, loin de là. Ici, nous avons affaire à un bloc profond qui affiche 20 cm de longueur. Prévoyez un boîtier adapté capable d’intégrer un tel monstre !
Sinon, du côté de la connectique, outre l’ATX 24 broches traditionnel et la pléthore de SATA/molex, nous retrouvons notamment quatre 12V-2×6 pour alimenter jusque quatre RTX 5090. Même à 100% de charge, le bloc tiendra.
Pour le prix, il faudra compter $899 ainsi que sur une garantie de 10 ans.
Chez Colorful, nous retiendrons le lancement silencieux d’une nouvelle carte mère à destination des processeurs AMD. Effectivement, la marque liste la Battle-AX B850M-E sur son site internet. Clairement, nous avons affaire à une carte d’entrée de gamme qui va à l’essentiel. Cette dernière ne propose alors que le strict nécessaire pour le montage d’une configuration.
Battle-AX B850M-E : une carte AMD d’entrée de gamme !
Comme nous pouvons le voir, d’aspect visuel, la carte est véritablement spartiate. En effet, si ce n’est la présence de quelques motifs gris/blanc sur le PCB, la carte ne propose pas de fioriture. Par exemple, il n’y a pas de dissipateur sur les VRM ensuite, la plaque I/O shield est ici absente tandis que les SSD M.2 sont « à nu ». Bref, que des mesures afin de tirer les coûts vers le bas !
Au niveau de la connectique, nous retrouvons tout de même deux slots mémoires en GDDR5 pouvant encaisser un total de 96 Go de RAM, le tout, à 7600 MT/s. En matière de stockage, nous avons deux slots M.2 dont un en PCIe 5.0 x4 contre une interface PCIe 4.0 x4 pour le second. Par ailleurs, l’absence de dissipateur intégré vous poussera à vous tourner vers des modèles vendus au détail ! Pour finir, la partie PCIe met en avant un connecteur renforcé en x16 4.0 contre un second en x4 4.0.
La connectique arrière est également très simpliste avec six USB, des sorties vidéos HDMI et DisplayPort tandis que l’on retrouve un combo clavier/souris type PS2. La partie réseau est ici pilotée par une puce Ethernet RTL8111K en 1 GbE tandis que l’audio se tourne vers un ALC897 avec une gestion du son en 5.1.
Pour le moment, nous ne connaissons pas encore le prix de vente de ce modèle, mais il ne devrait pas aller bien haut au vu de ce qui est proposé ici.
Du côté des cartes graphiques, nous remarquons qu’ASUS continue d’augmenter le prix de ses cartes graphiques. Le top du top de la marque, la RTX 5090 Astral OC coûtera maintenant $280 de plus. Quant aux RX 9000, oubliez le MSRP, ça n’existe plus pour la marque. Pire encore, la RX 9070 d’entrée de gamme du constructeur se vend maintenant plus cher que le MSRP de la RX 9070 XT.
ASUS continue de monter ses prix !
À partir de maintenant, vous pouvez tout simplement oublier les cartes vendues au juste prix chez ASUS, ces dernières n’existent plus (temporairement on l’espère). Effectivement, du côté de la RTX 5090, nous constatons que le prix de vente de la carte continue de monter drastiquement. On constate ainsi que le modèle Astral prend maintenant $280 dans les dents et passe alors à $3359,99, une sérieuse hausse qui signifie un prix 1,68x supérieur au prix officiel de NVIDIA. Et il ne s’agit pas de la version AIO…
Du côté de l’offre d’AMD, la situation n’est guère plus reluisante puisque les prix montent aussi petit à petit. La RX 9070 XT Prime s’affiche actuellement à $719 sur la boutique de la marque. Du côté de la TUF Gaming, la hausse de prix est plus « raisonnable » puisque la carte ne prend que $10. Du côté de la RX 9070 non-XT Prime, la situation est également tendue puisque la carte passe à $659, un prix $60 supérieur au MSRP d’AMD qui était de $549 pour la non-XT contre $599 pour la XT.
Bref, la question reste de savoir quelle est la raison derrière ces hausses de prix continuels du côté des partenaires d’AMD et de NVIDIA. Si l’on en croit ce qui était dit ici, le GPU ainsi que la mémoire représenteraient 80% du coût d’une carte graphique. Pour les cartes dites MSRP, on peut comprendre que les partenaires veulent tenir leurs marges, cependant, pour des cartes vendues 68% plus cher que le prix d’annonce, continuer d’augmenter le prix, ça devient difficilement audible.
On le sentait venir, petit à petit, MSI proposait moins de cartes graphiques basées sur des GPU. Sur cette génération de cartes, les RX 9000, MSI n’alignera aucune carte custom. Oui l’entreprise annonce skipper totalement cette série. Visiblement, l’entreprise préfère se concentrer sur les cartes NVIDIA… Sur ce coup-ci tout du moins.
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MSI tourne le dos à AMD et aux RX 9000 !
Si l’on regarde le catalogue de MSI, on remarque que le nombre de cartes proposées par la marque en GPU AMD est à la baisse. Effectivement, si l’entreprise était prolifique avec les RX 6000, cela n’a clairement pas été le cas avec les RX 7000. Avec RDNA 3, la marque au dragon ne proposait alors que quatre cartes au total. Nous avions alors le droit à des RX 7900 XT et XTX suivit de deux RX 7600… Et encore, pour le haut de gamme des rouges, la marque ne servait que des cartes avec un dissipateur d’ancienne génération, difficile d’être convaincant.
En opposition, avec les RX 6000, MSI innovait sur les cartes d’AMD. Au total, nous avions 45 cartes graphiques… Aller, 33 si l’on ne compte pas le refresh opéré par AMD sur cette génération.
Là, avec l’abandon de MSI pour les RX 9000, il n’y aura tout simplement aucune carte de proposée. La marque semble vouloir privilégier NVIDIA dans le développement de ses produits. Oui, si MSI ne propose plus de carte AMD, l’entreprise peut rediriger les budgets qui étaient consacrés aux rouges au caméléon directement.
Ce que cette annonce indique, c’est que les cartes AMD pourraient faire leur retour dans le catalogue de la marque… Juste pas sur cette génération. MSI indiquait laisser la porte ouverte à de futurs projets… À suivre. Toutefois, l’entreprise ne dit pas pourquoi elle a pris cette décision. Derrière, on peut imaginer que les parts d’AMD sont trop faibles pour continuer de travailler avec eux. Ou alors, MSI veut monter dans les petits papiers de NVIDIA et devenir partenaire n°1 du caméléon, ce qui pourrait lui octroyer des avantages significatifs. C’est aussi une possibilité.
Le sujet de crispation principal concernant les RTX 50 c’est clairement leurs prix. Evidemment, la dispo, la flute magique de Nvidia, etc…Cela n’arrange pas les choses. Mais certaines informations pourraient nous permettre d’avoir une autre lecture de la situation actuelle concernant les prix sur les RTX. Au cours d’une conversation avec un gros testeur de cartes, un partenaire NVIDIA en Chine a déclaré que la principale raison des prix élevés des RTX 50 serait le coût du couple GPU/VRAM (vendu par Nvidia) beaucoup plus important que celui des versions précédentes.
Traduction du passage clé de l’échange :
À vrai dire, il est très difficile pour les usines de mettre en œuvre le prix de vente conseillé (PDSF) de nos jours. Le coût de la nomenclature d’une puce et de la mémoire vidéo représente 80 % du coût. Le coût d’un ensemble radiateurs + matériaux d’emballage varie de quelques dizaines à près de cent dollars. Par conséquent, la politique actuelle du marché consiste à augmenter légèrement le prix de vente conseillé pour y répondre, le reste étant vendu avec une marge opérationnelle. L’offre devrait se stabiliser en mars, et nous n’avons même pas encore reçu beaucoup d’échantillons de cartes de test envoyés par les médias.
RTX 50 : Que cherche à faire Nvidia ?
Si on considère cette déclaration comme sérieuse (restons quand même prudents), la vente de RTX 50 au MSRP est une opération commerciale non rentable. Les marques poussent donc pour des modèles customs. Dans le cas de la production de la RTX 5080, cette dernière peut coûter jusqu’à 900 dollars alors que le MSRP annoncé par les verts est de 999 dollars. Evidemment, si on suit cette logique, le phénomène que nous constatons depuis le lancement, c’est à dire un saupoudrage de cartes au MSRP des marques puis une hausse quelques jours après, est malheureusement tout à fait implacable.
Encore une fois, il faut rester prudent, mais si toutes ces informations se confirment, il devient difficile de comprendre la stratégie de Nvidia. Depuis quelques années, nous avons émis l’idée que les verts cherchent, à terme, à vendre directement et à se passer des marques. Soyons limpides, c’est une hypothèse qui repose sur notre observation du marché, la féodalisation des marques…Mais nous ne disposons d’aucune information concrète pour venir étayer cette thèse.
L’autre piste serait un dérapage des coûts notamment de Blackwell (et à un degré moindre de la GDDR7). Il faudrait aussi rajouter (à l’hypothèse 1 comme à l’hypothèse 2) la pratique des distributeurs et des revendeurs qui veulent eux aussi tenir leur marge alors que les volumes à vendre ne sont pas là. Ce qui explique aussi qu’on retrouve, en partie, la même tendance pour les RX 9070 d’AMD.
Difficile de vous donner une analyse fiable car, pour nous, les deux hypothèses se tiennent. Nous vous les livrons pour votre propre réflexion. Une chose sembla acquise, la baisse du dollars US pourrait faire les affaires des clients européens dans les prochaines semaines si les volumes sont enfin livrés.
Plusieurs rumeurs de plus en plus précises suggèrent que la sortie de SteamOS pour tous les PC est imminente. Les changements de code indiquent un support matériel étendu, ce qui correspond aux rapports officiels indiquant que SteamOS sera bientôt disponible et pas seulement pour des appareils de type Steam Deck. Une information qui pourrait aussi expliquer pourquoi Microsoft a décidé de se bouger les fesses sur le sujet.
Lors du CES 2025, Valve avait dévoilé ses projets pour rendre SteamOS disponible pour les fabricants tiers. Ainsi, nous avons pu découvrir le premier appareil d’une autre marque à être équipé de SteamOS : le Lenovo Legion Go S, dont le lancement est prévu en mai 2025. Ce n’est pas la première fois que Valve tente de s’imposer dans le monde du PC classique. Les plus vieux se souviendront ainsi des Steam Machines, lancées en fanfare pour finir en bide retentissant.
Fin 2015, Alienware et plusieurs acteurs du PC se lançaient dans les Steam Machine…L’histoire (du PC) est un éternel recommencement ?
Néanmoins, avec le décollage du marché des consoles PC portatives, on constate que SteamOS offre une alternative Linux optimisée pour les jeux. Dans l’idée, Valve pourrait se positionner comme un concurrent sérieux de Windows pour apporter une interface plus adaptée aux joueurs qui préfèrent se rapprocher de l’expérience « console » que du bidouillage windows. L’atout principal de SteamOS est d’offrir une interface utilisateur considérablement simplifiée et est exempt de services inutiles qui consomment constamment beaucoup de ressources avec Windows 11.
Si non va encore un peu plus dans la réflexion, on sait que Nvidia va arriver sur ce terrain avec une puce ARM. De là à envisager la possibilité d’un support matériel encore plus large, y compris pour les appareils basés sur ARM, c’est aller un peu plus loin dans les spéculations. Il semble cependant que plusieurs acteurs soient en train de se mettre en ordre de bataille sur ce secteur. Nvidia est évidemment un gros poisson…Mais ne doutons pas de la réaction de Microsoft sur ce terrain. Le double boot va t-il revenir en force ?
ASUS a lancé son système Q-Release sur ses dernières cartes mères pour les processeurs AMD et Intel. Cette technologie évite aux utilisateurs d’appuyer sur le bouton situé à l’extrémité du slot PCI-E x16 pour déverrouiller le GPU. Si vous mettez les mains dans vos PCs depuis des années, vous connaissez la fragilité du système traditionnel. Une fragilité qui s’est amplifiée avec l’embonpoint des dernières générations de cartes graphiques, touchant de plus en plus l’intégrité du port PCI-E lui-même. Cependant, la technologie poussée par Asus a subit quelques « couacs ». Des retours utilisateurs ont fait mentions de dommages sur la carte graphique visiblement engendrés par une partie métallique à l’intérieur du slot PCI-E x16.
Au début, Asus a semblé nier ce problème en affirmant que ses tests internes n’avaient pas permis de constater un quelconque dommage de ce type et que le mécanisme Q-Release ne pouvait causer qu’une légère usure après 60 utilisations. Une réaction qui a déclenché un petit tacle de son concurrent Gigabyte / Aorus, trop content d’avoir là l’occasion de vanter la fiabilité de son propre système. Puis le discours d’Asus a commencé à évoluer. Tout d’abord la marque a affirmé que les impacts existaient mais qu’ils n’affecteraient pas le fonctionnement du GPU ni ses performances…Puis devant la montée en régime du mauvais buzz sur le sujet, Asus a affirmé qu’il apporterait des compensations aux utilisateurs touchés par ce problème : si vous êtes préoccupé par l’apparence de votre carte graphique ou par l’impact de cette usure sur la revente, nous ferons de notre mieux pour vous proposer un plan de compensation raisonnable.
Asus Q-Release : Une réaction rapide de la marque
Enfin, @UnikosHardware a détecté une modification toute fraiche en étudiant la fiche produit de la carte mère ASUS ROG Crosshair X870E Hero, mise à jour chez un détaillant. Comme vous pouvez le voir, la pièce métallique à l’intérieur du slot PCI-E x16 qui était à l’origine des soucis, n’est plus présente. On peut donc saluer la réaction rapide de la marque qui ne souhaitait pas que ces problèmes puissent détourner des clients de solutions de la marques. Cependant, cette pièce renforcée avait aussi une utilité pour fiabiliser le port PCI-E notamment en raison du poids et de la taille des nouvelles cartes graphiques. Il sera intéressant dans les prochaines semaines de comparer cette mise à jour avec l’ancienne version sur ce point très précis.
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