Nouveau test de kit watercooling avec cette référence qui nous provient de chez MSI, de nouveau. En effet, la marque nous a fait parvenir un exemplaire de son MAG CoreLiquid A13 240 White. Il s’agit là d’une référence d’entrée de gamme dont le but est de satisfaire les petites bourses. Pour le coup, que vaut ce kit AIO concrètement ? On regarde ça de plus près !
Présentation :
Cette série MAG CoreLiquid A13 va à l’essentiel en proposant des radiateurs de taille standard. En effet, nous retrouvons une unité équipée d’un échangeur au format 240 mm, celui de notre test, et un modèle plus gros en 360 mm. Dans tous les cas, il n’y aura pas plus gros en 420 mm ni de taille intermédiaire en 280 mm (format qui se perd) par exemple.
Avec ce kit, nous retrouvons donc un AIO dont la pompe est toute basique. Ici, exit les écrans et autres fioritures, on fait dans le simpliste. Dès lors, le capot de pompe ne profite que d’un simple éclairage RGB, avec un logo et un pourtour illuminé. Malgré tout, le design de cette dernière est soigné.
Au niveau de la pompe en elle-même, MSI vante la présence d’un modèle très performant fonctionnant à haute vitesse : 3800 tr/min. Le roulement est annoncé comme étant de haute qualité et composé de billes en céramique assurant performance et silence. La plaque froide a aussi été retravaillée puisqu’elle est fixée au bloc sans avoir besoin de vis. Le canal a été revu pour de meilleures performances.
Pour finir, nous retiendrons la présence de ventilateurs Cycloblade 7 équipés de sept pales interconnectées les unes aux autres par un anneau interne. L’ensemble profite d’un branchement exploitant l’EZ Connect, un système visant à réduire le nombre de câbles dans votre PC. Comptez deux câbles au lieu de quatre pour ce modèle en 240 mm.
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Au niveau des prix, MSI positionne son AIO de manière très agressive. Comme on peut le voir, comptez un intervalle entre 55 et 65 € en temps normal. À ce tarif, l’entreprise rivalise avec des marques comme Thermalright ou Arctic par exemple.
[nextpage title= »Le MAG CoreLiquid A13 240″]
En matière de packaging, MSI nous propose une boîte classique qui met en avant une illustration du kit sur le devant et un rappel des fonctionnalités à l’arrière. On apprend alors que l’installation est simplifiée tandis que les ventilateurs sont préinstallés.
À l’intérieur, c’est comme d’habitude avec un moule en carton très classique tandis que tous les éléments constituant l’AIO sont emballés dans des sachets en plastique. Encore une fois, ça fait le travail puisqu’il n’y a pas de casse à déplorer à l’arrivée.
Le radiateur :
Au niveau du radiateur, nous retrouvons un bloc classique en 240 mm. Il mesure 277 (L) 119,6 (P) x 27 (H) mm. Ici, nous retrouvons des dimensions tout à fait classiques qui n’opposeront pas de mauvaises surprises contrairement à la série Liquid Freezer III Pro d’Arctic. Effectivement, sur les kits Suisse, l’épaisseur de 38 mm peut réserver de mauvaises surprises.
En dehors des dimensions, nous retrouvons un échangeur dont les finitions sont tout à fait correctes. En effet, les bordures sont carrées tandis qu’aucun rivets ou vis n’est apparent sur les flancs. Le revêtement blanc est appliqué de manière uniforme sur l’ensemble de la surface du radiateur tandis qu’il adopte un effet granuleux agréable au touché. Cependant, sur les flancs,
Afin de relier la pompe et le radiateur, nous retrouvons deux tuyaux dont la longueur est d’une quarantaine de centimètre. Encore une fois, nous retrouvons une gaine en nylon tressée finement. La souplesse est bonne et l’on n’aura pas à forcer de trop.
La pompe :
Comme on peut le voir, le capot de pompe est tout simple puisqu’il propose un couvercle gris comportant le logo de la marque. Ce dernier est simplement clipsé sur le bloc, on pourra donc le réorienter afin d’avoir le logo de la marque dans le bon sens. Cet ensemble vient apporter un peu de contraste avec le reste du carénage de blanc.
Au niveau des dimensions, nous retrouvons un ensemble plutôt compact qui mesure 70,9 (L) x 69,3 (P) x 56,98 (H) mm. En termes de dimensions, nous avons déjà vu plus imposant que cela, notamment chez SAMA avec son L70… Et encore plus avec le MineCube 360 de Thermaltake, mais le concept même faisait que la pompe ne pouvait pas être compacte.
Sous ce capot, nous retrouvons la base en cuivre du kit. Comme on peut le voir, cette dernière n’est maintenue par aucune vis. D’ailleurs, on peut aussi observer les traces d’un processeur Intel sur la plaque froide, signifiant que ce n’est pas la première fois que l’AIO voit une rédac. Idem pour les vis de serrage des bras de montage : il en manque une.
Les informations en lien avec la pompe sont bien maigres si ce n’est celles en lien avec l’alimentation ou encore la consommation. En dehors de ça, nous savons qu’elle fonctionnera à haute vitesse : 3800 tr/min. Le débit ou la colonne d’eau sont maintenues sous silence.
Pour ce qui est de la connectique, nous retrouvons deux câbles, un premier pour l’éclairage aRGB et un second de type PWM à destination de l’alimentation et pour le contrôle de la vitesse des ventilateurs.
Compatibilité :
Au niveau des plateformes compatibles, MSI met en avant un support des cartes mères en :
Intel : LGA-1851 – 1700
AMD : AM5 – AM4
Encore une fois, nous avons affaire à un kit moderne qui met de côté la compatibilité des plateformes antérieures au LGA-1700. Bien que ces plateformes commencent à être anciennes, au vu de la gamme du kit, c’est tout à fait le genre d’AIO que l’on achète en remplacement d’un AIO qui vient de lâcher sur un vieux PC.
Les ventilateurs :
Avec ce kit, MSI nous propose donc deux ventilateurs de 120 mm. Ces derniers sont montés de série sur radiateur, c’est toujours très pratique et nous fait gagner du temps lors du montage. En effet, il n’y a qu’à monter le radiateur dans le boîtier.
Sinon, ces ventilateurs mettent en avant un total de sept pales reliées entre elles par un anneau interne cranté à chaque passage de pale. Les pales sont longues, plutôt fines et fortement courbées. Cela nous évoque ce que l’on retrouvait sur le kit CombatLiquid, mais en moins nombreux. Quant au cadre, ce dernier dispose de silentblocs caoutchoutés visant à réduire les vibrations parasites !
Les deux ventilateurs sont connectés l’un à l’autre par un connecteur propriétaire à six broches dont cinq sont câblées. Le moulin en bout de grappe se termine par un long câble blanc offrant une prise fan PWM à quatre broches et une prise ARGB.
Du côté des caractéristiques, la fiche de MSI est un véritable gruyère puisqu’elle ne nous renseigne que le flux d’air généré : 62,6 CFM. La vitesse et la pression statique ne sont pas mentionnées.
Le bundle :
La partie accessoire se compose des éléments suivants :
Des notices MSI et des régulateurs européens
Une backplate en plastique pour sockets Intel
Les bras de montage pour socket AMD
Une seringue de pâte thermique
Les vis pour le montage sur radiateur
La partie accessoire est complète est offre le nécessaire pour le montage de la pompe et du radiateur. Facturé autour des 60 €, difficile d’être exigeant déjà que l’entreprise nous fourni une seringue de pâte thermique qui pourra servir deux ou trois fois suivant la quantité de pâte que vous appliquez.
Grosso modo :
Avec ce MAG CoreLiquid A13 240 White, MSI nous propose une référence qui présente bien et dont les finitions sont plutôt bonnes malgré un prix mini. Certes, nous sommes sur une base abordable, la partie accessoire ira à l’essentiel, mais la marque met à disposition une seringue de pâte thermique ce qui n’est pas le cas de toutes les marques !
[nextpage title= »Installation »]
Pour la partie installation, il faudra conserver sa backplateAMD, MSI n’en fournissant pas. Si vous ne l’avez plus, un petit tour sur eBay doit vous permettre d’en retrouver une facilement.
Le montage du MAG CoreLiquid A13 240 :
Par défaut, le kit arrive avec les bras de montage Intel. Si vous avez une plateforme en LGA-1700/1851, vous n’avez qu’à placer la backplate à l’arrière de votre carte mère, retourner l’ensemble, mettre un peu de pâte thermique sur le CPU et visser la pompe sur le CPU. Il ne reste plus qu’à le brancher et à monter le radiateur dans le boîtier et le tour est joué.
Du côté AMD, c’est un poil plus complexe, mais pas bien difficile non plus. Effectivement, vous devrez monter les bons bras de montage sur la pompe. Pour cela, il faudra que vous dévissiez ceux pour socket Intel et que vous placiez ceux en AMD avant de les revisser. Ensuite, sur votre carte mère, vous devrez retirer les bras de montage d’origine avant d’appliquer un peu de pâte thermique sur le CPU. Il ne reste plus qu’à placer la pompe sur le CPU et à la visser sur la carte mère.
Pour le câblage, rien de compliqué puisque la pompe viendra se brancher sur une prise W_PUMP de votre carte tandis que les ventilateurs occuperont la prise CPU_FAN.[nextpage title= »Protocole »]
Nous vous proposerons les relevés effectués sur nos Ryzen 7 7900X et i5 13600KF consommant 105W et 170W pour AMD et 125 et 170W côté Intel. Pas de 65W, cette consommation ne nous semble pas pertinente pour évaluer les performances de kits watercooling.
Ici, nous mesurons maintenant le delta entre la température relevée sur notre CPU et la température ambiante. Pour finir, la gestion de la vitesse de ventilation est maintenant confiée à notre carte mère. Lors des tests, nous faisons fonctionner les ventilateurs successivement à 100%, 66% et 33%.
Pour les besoins du test, nous comparerons le MAG CoreLiquid A13 240 de MSI avec d’autres modèles en 240 mm, 280 mm, 360 mm et même du 420 mm :
On attaque donc notre série de relevés de températures, ici, on repart à zéro. Précisons tout de même les vitesses de ventilation enregistrées lors de nos relevés (pour 12V, 8V, 5V) :
Pour ce qui est de la vitesse des ventilateurs, nous relevons une vitesse maximale dans la moyenne des kits testés avec 2000 tr/min. À mi-régime, le MAG CoreLiquid A13 240 White fonctionne un peu plus vite que les concurrents avec ses 1600 tr/min tandis qu’à basse vitesse, ses 1100 tr/min le place légèrement au-dessus de la moyenne.
Bruit :
Les nuisances sonores sont globalement maîtrisées avec un 100% qui affiche moins de 40 dB au compteur. À 66% de vitesse, les ventilateurs ne génèrent plus que 33,5 dB, au niveau d’un Pure Loop 3 LX 240 pour finalement tomber à 30 dB à basse vitesse.
[nextpage title= »Températures CPU AMD »]
Processeur à 105W :
Ici, notre CPU tournera à 2,70 GHz constamment et sur tous ses cœurs. Nous appliquons un VCore de 1.030 pour obtenir une consommation d’une centaine de watts environ. Cela correspond à la valeur de TDP d’un Ryzen 7 7700X.
S’agissant d’un kit d’entrée de gamme, nous ne pouvons évidemment pas nous attendre à ce qu’il rvalise avec des AIO plus gros. Cependant, ce petit kit de MSI créé la surprise en se plaçant au niveau du Prime LC360 aRGB LCD d’ASUS sur notre processeur AMD qui consomme 105W. Face au Pure Loop 3 LX 240 de be quiet!, il se place derrière à plein régime, mais affiche également une meilleure tenue à basse vitesse.
Processeur à 170W :
Enfin, nous terminons avec notre profil 170W. Ici le dégagement thermique est plus important, et correspond au TDP par défaut du 7900X. Voyons comment s’en sortent nos coolings !
Sur une consommation plus élevée, le kit de MSI se place dans la moyenne des kits en 240 mm lorsque ses ventilateurs tournent à 100% et 66% de vitesse. Cependant, il brille à bas régime où il parvient à contenir la charge de notre Ryzen 9 7900X, chose que ses rivaux ne parviennent pas à faire. En revanche, le kit d’ASUS se place désormais bien loin devant, grâce à son radiateur de taille supérieure.
[nextpage title= »Ratio températures/bruit AMD »]
Sur ces graphiques de rapport perf/bruit, nous rappelons que le mieux est d’être placé le plus possible en bas à gauche du graphique. Pour la lecture, le point le plus à gauche symbolise la ventilation en 12V, celui au centre, la ventilation en 8V et le plus à droite en 5V.
105W de consommation :
Le moins que l’on puisse dire, c’est que le kit de MSI se positionne comme une alternative plus crédible au Prime LC360 aRGB LCD d’ASUS tout rivalisant sérieusement avec le Pure Loop 3 LX 240 de be quiet!… Bien qu’il soit moins convaincant à haute vitesse.
170W de consommation :
Avec une consommation de 170W, le MAG CoreLiquid A13 240 White accuse désormais un sérieux retard face au kit Prime LC360 aRGB LCD d’ASUS. Cependant, contrairement aux autres kits en 240 mm, celui-ci affiche une courbe complète. Ses vitesses supérieures à 33% doivent certainement aider au maintien des températures à bas régime.
[nextpage title= »Températures CPU Intel »]
Processeur à 125W :
Ici, nous effectuons nos relevés sur un Core i5 13600KF dont la consommation atteint 125W. Pour cela, les P-Core tournent à 4,5 GHz avec des E-Core fonctionnant à 3,5 GHz tandis que le VCore est réglé à 1,250V !
Sur CPU Intel à 125W de consommation, le kit de MSI vient se positionner au niveau de ses rivaux avec des ventilateurs qui tournent à 100% et 66% de vitesse. En revanche, nous constatons une meilleure tenue à bas régime comme nous pouvons le voir. Concrètement, il se place entre un Nautilus 360 RS LCD de Corsair et un Prime LC240 aRGB d’ASUS à bas régime.
Processeur à 170W :
Ici, nous effectuons nos relevés sur un Core i5 13600KF dont la consommation atteint 170W. Pour cela, les P-Core tournent à 5,00 GHz alors que les E-Core fonctionnent à 4,00 GHz tandis que le VCore est réglé à 1,350V !
Avec une consommation de 170W, comme on peut le voir, MAG CoreLiquid A13 240 se place derrière ses concurrents à pleine vitesse ainsi qu’à mi-régime. Le Prime LC240 aRGB domine clairement dans ces conditions, mais s’écrase totalement à basse vitesse, là où le kit de MSI tient plutôt bien compte tenu de son format.
Sur ces graphiques de rapport perf/bruit, nous rappelons que le mieux est d’être placé le plus possible en bas à gauche du graphique. Pour la lecture, le point le plus à gauche symbolise la ventilation en 12V, celui au centre, la ventilation en 8V et le plus à droite en 5V.
125W de consommation :
Sur socket Intel, le kit affiche une position délicate sur son ratio températures/bruit comme on peut le voir. Effectivement, il se débrouille très bien à basse vitesse, mais se retrouve en difficulté à haute vitesse. Disons que si vous souhaitez du silence, c’est une bonne base puisque le kit fait mieux que ses concurrents.
170W de consommation :
Avec une consommation de 170W, le kit de MSI est vraiment à la peine sur ses vitesses les plus élevées. Comme on peut le voir, il accuse un certain retard face à un Pure Loop 3 LX 240 par exemple. Toutefois, à basse vitesse, il tient très bien la charge grâce à ses ventilateurs relevés à 1100 tr/min.
[nextpage title= »Conclusion »]
Nous arrivons à la fin de ce test du MAG CoreLiquid A13 240 White de MSI. Pour le coup, avons-nous affaire à un produit réussi ? Voyons cela dans le détail !
Un design tout en simplicité !
Si vous aimez la simplicité, ce kit watercooling est probablement l’AIO qu’il vous faut. Effectivement, MSI nous propose une référence qui adopte un design sobre sans trop de fioriture. Oubliez tout ce qui est écran, logiciel de gestion qui viendra vous pomper vos ressources où les boîtiers de contrôle dédiés, ici, c’est branché en direct sur la carte mère tandis que la pompe et les ventilateurs propose un simple éclairage aRGB.
Le design est plutôt discret, mais soignée tandis que les finitions sont bonnes, surtout pour un kit que l’on peut retrouver à moins de 60 €.
Un montage simple et rapide :
La partie montage est simple et rapide à réaliser, surtout si vous êtes sur une plateforme Intel. Effectivement, vous n’aurez qu’une backplate à positionner au dos de votre carte mère et il ne vous restera plus qu’à visser la pompe pour être prêts. Du côté AMD, rien de bien compliqué non plus, mais il faudra changer les bras de montage. Par ailleurs, nous sommes contents de voir que MSI fourni une seringue de pâte thermique sur un kit de cette gamme cas ce n’est pas un réflexe, même sur des références plus premium.
En revanche, nous pourrions regretter l’absence de support pour des sockets plus anciens. Étant positionné sur le secteur de l’entrée de gamme, c’est typiquement le genre de kit que l’on réserve en remplacement du cooling qui vient de tomber en panne sur un vieux PC par exemple.
Il s’en sort plutôt bien à basse vitesse !
Au niveau des températures, nous retiendrons que le kit s’en sort plutôt bien sur plateforme AMD, particulièrement lorsque la consommation est moyenne. Cet AIO nous a surpris à rivaliser avec des modèles plus gros en 360 mm, notamment, avec la série Prime d’ASUS. Côté Intel, les choses sont plus délicates puisqu’il se positionne derrière ses rivaux en 240 mm sur ses vitesses les plus importantes. En revanche, à basse vitesse, il est très bon. Précisons également qu’à 33% PWM, il est également plus rapide que ses concurrents qui partagent le même format.
Les nuisances sonores sont plutôt maîtrisées puisqu’à pleine vitesse, le bruit ne sera pas trop présent comme cela peut être le cas sur d’autres références. Tout ceci contribue à un ratio températures/bruit agressif, surtout à basse vitesse bien qu’il soit à la peine sur notre Core i5 13600KF sur ses vitesses les plus élevées.
Une facture abordable :
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Le montant de la facture fait que ce kit sera accessible à toutes les bourses puisqu’il se retrouve facilement entre 55 et 65 €. À ce prix, difficile d’être bien qu’il parvient à proposer de solide prestations pour son prix, d’autant que la finition n’est pas en reste.
MSI MAG CoreLiquid A13 240 White :
On aime :
Ses bonnes finitions malgré son positionnement d’entrée de gamme
Le logo de pompe orientable sur cette gamme tarifaire
La seringue de pâte thermique fournie
Les ventilateurs montés de série sur le radiateur
Le montage simple à réaliser
Les nuisances sonores maîtrisées
Ses bonnes performances sur CPU AMD
Sa bonne tenue des températures à basse vitesse
Le montant de la facture très abordable
On a moins aimé :
Il est moins bon sur CPU Intel
Son ratio températures bruit se dégrade sur processeur Intel à haute vitesse
Avec ce kit, MSI nous propose une référence solide sur le secteur de l’entrée de gamme. Facturé dans les soixante euros, nous retrouvons un kit dont la finition est bonne, qui arrive avec une seringue de pâte thermique (ce qui n’est pas toujours le cas, même sur des kits plus onéreux) et qui profite d’une ventilation montée d’origine. Les performances sont plutôt bonnes, surtout à basse vitesse où le MAG CoreLiquid A13 240 se distingue face à ses concurrents du même format. Cependant, il peine à haute vitesse, c’est ce qui lui fera perdre des points.
Ryzen 9 9950X3D2 : une facture de $899 hors taxe !
Le nouveau CPU grand public le plus cher d’AMD !
Avec ce prix de $899, AMD vend le processeur grand public le plus cher de son histoire. Auparavant, ce titre revenait au FX-9590, un CPU alors équipé de huit cœurs bulldozer. Ce dernier, à l’époque, se vantait comme étant le premier CPU grand public à franchir la barre symbolique des 5 GHz… Mais il était peu convaincant avec des résultats en demi-teinte face aux Core i 4000 d’Intel. Surtout, ce qu’il faisait défaut à ce modèle, c’était son efficacité énergétique avec des consommations qui étaient fort élevées. Le prix, c’est qu’AMD vendait officiellement ce FX à un prix de $799 en 2013 (les prix ont vite fondu par la suite).
Un double 3D V-Cache !
Avec 9950X3D2, AMD met en avant un processeur novateur qui dispose d’une double matrice de 3D V-Cache, une par CCD. Grâce à cela, le CPU met en avant une capacité de cache L3 totale de 192 Mo contre 128 Mo pour le Ryzen 9 9950X3D. Par ailleurs, les rouges semblent changer le positionnement de leur puce en l’orientant davantage sur le secteur pro et productivité que pour le jeu. Pour rappel, les premiers modèles X3D s’illustraient particulièrement en jeu vidéo.
Un ratio performances/prix en berne ?
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Pour en juger pleinement, il faudra attendre le lancement officiel du CPU et la publication des tests/review indépendantes. Cependant, au vu du prix qui augmente par rapport au Ryzen 9 9950X3D (+35% quand même) et des performances annoncées tout juste 7% meilleures en moyennes, la foule ne risque pas de se bousculer pour acheter ce modèle. Sauf peut-être certains cas spécifiques.
Dans tous les cas, il faudra faire preuve d’encore un peu de patience. Toutefois, avec ce CPU, AMD semble avoir poussé les potards au maximum et cela s’en ressent sur la facture. À voir en test si le jeu en vaut la chandelle.
Avec le temps et les mises à jour, il semblerait bien que la configuration nécessaire pour faire tourner Ubuntu ait rattrapé, voire dépassée celle de Windows 11. Oui, oui, sur le papier, la configuration requise pour faire tourner Ubuntu 26.04 LTS sur ordinateur est plus gourmande que celle requise pour le dernier système de Microsoft. On parle d’un CPU deux fois plus rapide et 50% de RAM en plus.
Windows 11 nécessite désormais 50% de RAM en moins et un CPU deux fois moins rapide qu’Ubuntu 26.04 LTS !
Et dire que l’on réservait Linux pour les systèmes légers…
Les fans de Linux risquent de grincer des dents en apprenant ça, mais la dernière version d’Ubuntu, la version 26.04 s’annonce plutôt gourmande en ressources matérielles. Effectivement, la configuration annoncée met en avant le besoin de 6 Go de RAM, d’un processeur double cœurs fonctionnant à 2 GHz tandis que l’espace de stockage nécessaire est de 25 Go.
En opposition, la configuration de Windows 11 affiche des besoins en CPU littéralement deux fois moins important : un double cœurs à 1 GHz au minimum. Quant à la RAM, on parle de 4 Go de mémoire, Ubuntu est donc plus demandeur de 50%. Cependant, le système de Microsoft est plutôt gourmand en espace de stockage : 64 Go.
Bon, évidemment, nous prenons un ton moqueur pour trigger les pro-Linux. Toutefois, il faut reconnaître que les exigences du système Linux sont plus souples et que l’OS s’installera même si le PC ne répond pas à tous ces prérequis là où le système de Microsoft refusera de s’installer. De plus, Windows est devenu une véritable diva puisqu’en plus de la config, il faudra disposer d’un système avec un module TPM 2.0 ou encore activer le Secure Boot.
D’autres alternatives pour les potatoe PC !
Ubuntu n’est qu’un des choix possibles parmi tous les systèmes Linux disponibles. Si votre PC a du mal à faire tourner cette version 26.04, vous pouvez toujours vous orienter vers des distributions comme Lubuntu ou Xubuntu (aussi basées sur Ubuntu) qui sont plus légères. Si votre PC à la puissance de calcul d’un grille-pain, vous pouvez toujours vous tourner vers Puppy Linux ou encore Tiny Core Linux s’il s’agit du grille-pain de votre arrière-grand-mère.
Bref, dans cet univers, il n’y a pas qu’Ubuntu, certes, il s’agit de la distribution la plus populaire, mais des alternatives existent afin de ne pas surcharger votre PC avec un OS gourmand !
L’année dernière, au Computex, nous avions pu découvrir le boîtier Xtender d’Arctic, peu avant son lancement. Le boîtier mettait en avant un espace intérieur généreux, mais surtout, le support de nombreux ventilateurs et un espace supérieur généreux pour le montage des radiateurs Arctic particulièrement épais. Mais le boîtier mettait en avant des vitres en verre particulièrement teintées, surtout en noir. Aujourd’hui, nous apprenons qu’une version avec des panneaux transparents voit le jour !
Xtender Black : une version avec des vitres transparentes !
Un espace interne généreux :
Avec ce boîtier, la marque suisse nous propose une référence plutôt imposante qui mesure 231 (L) x 529 (P) x 529 (H) mm. À l’intérieur, on peut y monter une carte mère dont le format va jusqu’à l’E-ATX tandis que l’on retrouve jusqu’à 482 mm de longueur pour la carte graphique. Le ventirad CPU n’est pas en reste avec 171 mm en hauteur tandis que l’alimentation ne devra pas excéder les 200 mm en longueur si l’on conserve la cage HDD.
Sinon, pour le refroidissement, de base, c’est un boîtier qui arrive avec une ventilation complète. À l’arrière, deux P12 Pro A-RGB sont montés en extraction tandis que trois P14 Pro à pales inversées se chargent d’apporter de l’air frais. Mais si on le souhaite, on pourra rajouter trois ventilateurs de 120/140 mm dans le haut.
Quant au watercooling, nous retrouvons un double support pour radiateur de 420 mm, un dans le haut, l’autre sur la droite de la carte mère. Mieux encore, Arctic propose un espace généreux permettant à ses Liquid Freezer de rentrer sans transpirer. Pour rappel, il faut compter 63 mm d’épaisseur (radiateur + ventilateurs) pour un Liquid Freezer III Pro !
Quid du prix ?
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Cette nouvelle version avec vitre transparente s’affiche à un prix de 146,65 € ce qui est plutôt abordable compte tenu de ce qui nous est proposé ici. La facture passe à 186,65 € si vous optez pour la version avec support vertical + riser pour la carte graphique.
Avec Nova Lake, Intel opèrera un changement de socket. Ainsi, le LGA-1851 prendra sa retraite après une durée de vie très courte tandis que le LGA-1954 prendra la relève. Cependant, proposer une nouvelle « prise », c’est bien, mais les bleus amélioreraient également la manière dont le CPU est verrouillé dedans. Certaines cartes profiteraient d’un mécanisme de verrouillage à deux leviers, le 2L-ILM, afin de mieux répartir la pression de serrage !
2L-ILM : deux leviers pour mieux répartir la pression !
Les premiers LGA-1700 pliaient le CPU !
Arctic Liquid Freezer II 240 stock.
Avec son LGA-1700 est sa forme allongée, il y avait des retours d’utilisateurs comme quoi leurs CPU étaient tordus. En effet, le système de verrouillage appliquait une forte pression aux deux points de contact du processeur. Ceci avait pour effet de déformer le PCB du CPU ainsi que son IHS. Résultat, un contact avec le ventirad dégradé et des performances de refroidissement en berne. Les marques proposaient alors des cadres permettant de mieux répartir cette pression afin d’éviter de déformer les IHS. On en a testé un et c’est vrai que ça fonctionne bien.
Par la suite, les bleus, avec le LGA-1851, Intel proposait un ILM à la pression réduite. Pour éviter les déformations, malgré un IHS de proportions similaires à celles du LGA-1700.
Deux leviers pour l’ILM du LGA-1954 ?
Avec le LGA-1954, Intel travaillerait donc sur un nouveau mécanisme qui disposerait de deux leviers. Le but de ce dernier serait d’offrir une meilleure répartition de la pression de serrage sur le pourtour du CPU. De cette manière, Intel éviterait les déformations de socket et les pertes d’efficacité au niveau de la dissipation thermique. Quand on sait que Nova Lake pourra embarquer jusqu’à 52 cœurs, ça serait dommage de ne pas pouvoir les refroidir correctement.
Cependant, nous apprenons que cet ILM ne serait pas présent sur toutes les cartes mères. Effectivement, seuls les modèles les plus haut de gamme en seraient équipés… Mais ça reste à prouver.
Dans tous les cas, ce mécanisme de verrouillage pourrait bien ressembler à celui employé par Intel sur les sockets LGA-2000. Déjà à l’époque les bleus exploitaient deux leviers. La mécanique a donc eu le temps de faire ses preuves !
Si vous n’avez pas encore entendu parler de Terafab, on vous donne quelques notions. Cela fait un petit moment qu’Elon Musk cherche à mettre le nez dans la fabrication de puces. On a même pensé à un moment qu’il était intéressé par le rachat d’Intel. Le mois dernier, il a annoncé un projet d’usine géante de semi-conducteurs, logée dans une coentreprise entre Tesla, SpaceX et xAI. Musk part d’un constat aussi simpliste qu’implacable : les besoins en puces pour l’IA (et les siens en priorité), ne peuvent pas être satisfaits par les fonderies existantes (TSMC, Samsung, Intel…). Tout simplement car ces dernières ne peuvent pas scaler assez vite.
On va peut-être arrêter de s’ennuyer…
Terafab : Elon Musk va-t-il aussi bouleverser le monde des puces ?
Musk veut ainsi produire 1 térawatt (TW) de puissance de calcul par an, soit bien plus que la production mondiale actuelle de puces AI. Ces puces alimenteront des tonnes de robots humanoïdes, des satellites, ses véhicules autonomes et les infrastructures de xAI. Autant le dire très clairement, l’objectif de production que vise Elon Musk est, suivant les analystes, soit « très ambitieux » soit « totalement délirant ». C’est effectivement un projet qui va nécessiter une énorme mobilisation de ressources (et pas seulement financières). Mieux (ou pire suivant les avis), le boss veut tout intégrer verticalement (conception, fabrication de puces, mémoire HBM et packaging avancé sous un même toit). Mais l’animal a quand même, quoi qu’on puisse penser de lui, une certaine capacité à disrupter des industries et à faire mentir les experts. Et au moins lui il nous fait rêver et parfois marrer. Tout regrouper au sein d’une même structure physique pourrait accélérer le développement en permettant aux ingénieurs de concevoir, tester et modifier les puces plus rapidement. Là encore, c’est une recette que connait bien le bonhomme.
Intel opportuniste ou visionnaire ?
Là où les choses commencent à prendre de l’épaisseur c’est quand Intel annonce qu’il embarque dans le projet. Cette boite que certains annonçaient morte, la même boite tech qui a laissé les clés à des comptables pendant des années et qui s’associe dans ce projet dingue ! Une annonce qui rajoute encore une couche d’incertitude. Est-ce que Terafab développera son infrastructure à partir de zéro ou utilisera les installations existantes d’Intel comme les process 18A et 14A ? Le patron d’Intel n’a pas seulement posé pour la photo, il a aussi partagé, d’une certaine manière son enthousiasme. Et pour le détail, lui n’est pas un comptable mais bien un vétéran de l’industrie des semi-conducteurs.
Lip-Bu tan et Elon Musk : un duo improbable
Elon a fait ses preuves en réi-maginant des industries entières. C’est exactement ce dont a besoin la fabrication de semi-conducteurs aujourd’hui. Terafab représente un changement radical dans la manière dont la gestion, la mémoire et l’emballage du silicium seront construits à l’avenir (Lip-Bu Tan Pdg D’Intel).
C’est aussi un signal important pour Intel de s’impliquer dans un tel projet, permettant de confirmer son retour au premier plan. On peut aussi constater que c’est encore une pierre supplémentaire dans l’ambition de relocaliser sur le territoire US les industries de pointe. Franchement, on est curieux et enthousiaste car une chose est certaine : si le monde des puces est ennuyeux à mourir, avec Musk ça ne sera pas le cas !
Du côté de MSI, nous retrouvons l’annonce d’une nouvelle gamme de PC préassemblés avec les MAG Infinite S AI 2nd. Cette série se positionne comme une offre milieu/haut de gamme avec des composants qui vous permettront de jouer en UHD suivant les jeux et la qualité visuelle voulue. De plus, nous apprenons le support de fonctionnalités alimentées par intelligence artificielle !
MAG Infinite S AI 2nd : nouvelle ligne de PC préassemblés chez MSI !
Jusqu’au Core Ultra 7 265 et RTX 5070 Ti !
Avec ses nouvelles machines, la marque nous propose des PC plutôt compacts dont les dimensions sont de 175 (L) x 447,35 (P) x 399,55 (H) mm. Le volume est de 25l tandis que le PC pèse 8,21 kg.
À l’intérieur, on retrouvera un processeur qui pourra aller jusqu’au Core Ultra 7 265. Mais des alternatives moins haut de gamme incluent des Ultra 7 265F et Core Ultra 5 225/225F. Le tout sera monté sur une carte mère H81.
Le choix de la mémoire se porte sur de la DDR5 dont la capacité max pourra atteindre les 64 Go. Par défaut, c’est une RAM qui mouline à 5600 MT/s. Quant au stockage, on parle de SSD en PCIe Gen4x4. Si on le souhaite, on pourra rajouter deux unités 2,5″ ainsi qu’un disque dur en 3,5″.
Enfin, le choix de la carte graphique pourra aller jusqu’à la RTX 5070 Ti.
Refroidissement par air et fonctionnalités IA intégrées !
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Pour le refroidissement, MSI opte pour une solution à base de ventirad tandis que la gestion des ventilateurs sera assistée par des fonctionnalités pilotées par IA. Ces dernières adaptent les courbes de ventilation en fonction des besoins : silence ou performances.
D’ailleurs, l’IA est au centre du marketing de MSI puisque la marque vante une puissance dans le domaine de plus 1400 TOPS en combinant les performances proposées par le CPU et la carte graphique.
Enfin, toujours en lien avec l’intelligence artificielle, la machine est capable de détecter les applications en cours d’utilisation et d’adapter l’éclairage RGB, l’audio ou encore la colorimétrie de l’écran en fonction des scénarios : réunion, travail ou divertissement/jeu vidéo.
Grâce à son chat, ce gamer taïwanais a pu limiter la casse de son PC de jeu. Effectivement, son animal s’est montré tellement insupportable qu’il a fini par aller voir. C’est à ce moment qu’il constate que le connecteur de sa carte graphique était en train de prendre un coup de chaud. Comme quoi, avoir des animaux, ça peut sauver la mise de son matériel.
Le minou avertit son propriétaire que son PC était en train de cramer !
Comme par hasard, c’était une RTX 4090…
C’est vrai qu’il est mignon le matou !
Pour faire simple, le propriétaire du PC était dans sa salle de bain pendant que le connecteur de sa RTX 4090 Gaming Trio était en train de s’échauffer. Cela commençait à générer de la fumée, ce qui a probablement alerté le chat qui s’est mis à miauler avec insistance. Très probablement agacé par les agissements de son animal de compagnie (c’est mon cas quand les miens font de même), il sort de sa pièce quand il sent une odeur de plastique fondu. Ni une ni deux, il se précipite pour éteindre son PC le préservant ainsi de dégât bien plus important.
Le connecteur a quand même fondu :
Malgré le peu de temps écoulé entre l’alerte donnée par le chat et l’intervention du maître, le connecteur de la carte graphique a quand même eu le temps de fondre. La prise mâle du 12VHPWR a fusionné avec la prise femelle rendant ce connecteur impossible à retirer. Fort heureusement, du côté de l’alimentation, un bloc FSP HPT2-1000M de 1000W (80+ Platinum), aucun dégât à déplorer. La suite, on la connaît, le propriétaire a fait une demande de RMA auprès de MSI.
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Pensez à vérifier vos connecteurs 12VHPWR/12V-2×6 :
Pourtant, le propriétaire affirme que son câble était correctement enfoncé d’une part. D’autre part, il annonce que le câble n’était pas trop plié non plus. Cependant, les problèmes liés à cette connectique sont connus de longue date, mais il n’y a toujours rien eu de fait pour corriger ces soucis de fonte. Dans le doute, pensez à vérifier régulièrement vos installations. On l’a vu, avec certains adaptateurs, la prise a tendance à ressortir légèrement au gré des cycles de chauffe et de refroidissement. Comme vous le savez, il faut que la prise mâle soit bien enfoncée dans le connecteur femelle pour maximiser le contact entre les broches et éviter l’échauffement et la fonte.
Nouveau pilote du côté d’Intel qui publie son Arc GPU Graphics Driver en version 101.8629. Cette nouvelle version apporte notamment le support des nouvelles cartes graphiques professionnelles de la marque, les Arc Pro B70 et Arc Pro B65. Sinon, il ne semble pas y avoir de nouveau correctifs de déployés !
Intel 101.8629 : support pour les GPU Arc Pro B70 et Arc Pro B65 !
Les nouveautés :
Avec cette nouvelle mouture, les bleus mettent en avant le support de leurs nouvelles cartes graphiques professionnelles. On parle ici des Arc Pro B70 et Arc Pro B65. Pour rappel, il s’agit de carte mettant en avant une grosse capacité de mémoire : 32 Go, le tout, accessibles à un prix très agressif : moins de $1000. Même dans le secteur grand public, on ne fait pas aussi abordable pour la même quantité de VRAM.
Les problèmes identifiés :
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On passe directement à la catégorie des problèmes déjà identifiés puisqu’il n’y a pas de correctifs de déployé avec cette version :
Intel Core Ultra 3 Series :
Des crashs intermittents peuvent apparaître sur The Finals (DX12).
Sur certains terrains, des corruptions peuvent apparaître sur No Man’s Sky (VK).
Des crashs peuvent apparaître au lancement du jeu Star Citizen (VK).
Des crashs peuvent avoir lieu sur Mafia: The Old Country (DX12) durant le gameplay.
Lors d’exports en HEVC sur Windows OS 26200.7840+, des crashs peuvent apparaître sur Adobe Premiere Pro.
Intel Arc-B Series :
Sur certaines surfaces d’eau, des corruptions peuvent apparaître sur Call of Duty: Black Ops 6 durant les phases de gameplay.
Des corruptions scintillantes peuvent apparaître sur Dune: The Awakening (DX12) durant les phases de gameplay.
Des crashs peuvent apparaître au lancement du jeu Star Citizen (VK).
PugetBench pour DaVinci Resolve Studio peut crasher lorsqu’un benchmark est en route. Il est recommandé de changer le slider timeout à 1500 secondes ou plus pour attendre que chaque test soit terminé.
Intel Arc-A Series :
PugetBench pour DaVinci Resolve Studio peut crasher lorsqu’un benchmark est en route. Il est recommandé de changer le slider timeout à 1500 secondes ou plus pour attendre que chaque test soit terminé.
Intel Core Ultra Series 1 :
Des corruptions intermittentes peuvent avoir lieu sur certaines cartes durant le gameplay sur BF6 (DX12).
Intel Core Ultra Series 2 :
Des corruptions peuvent apparaître sur Call of Duty: Black Ops 6 durant les phases de gameplay.
Sur certains laptops, des corruptions intermittentes peuvent avoir lieu sur certaines cartes durant le gameplay sur BF6 (DX12).
En phase de gameplay, sur certains terrains, des corruptions peuvent apparaître sur No Man’s Sky (VK).
Intel Graphics Software :
Lors de l’utilisation des paramètres : Préférence, réinitialiser toutes les options, sur Windows 10, l’application peut crasher. Il est cependant possible de réinitialiser les paramètres via leurs pages individuelles.
Des crashs peuvent apparaître lors du premier réarrangement des fenêtres de métriques.
La page performance peut ne pas masquer les graphiques lors de l’utilisation du bouton « masquer les graphiques ».
La page performance peut ne pas fonctionner comme prévu lors de l’ajout de nouvelles métriques.
Pour télécharger ce nouveau pilote, rendez-vous sur le lien ci-dessous :
[nextpage title= »Présentation du ROG Kithara »]Asus n’est pas le premier constructeur à tenter le grand écart entre les mondes gaming et audiophile. Mais avec le ROG Kithara, il s’allie à l’un des plus grands noms de l’audiophile grand public : Hifiman. Sur le papier, mutualiser l’expertise audio de Hifiman avec l’expérience gaming d’Asus a tout pour plaire. Nous sommes en droit d’espérer un produit remarquable. Qu’en est-il en pratique ?
Asus ROG Kithara : la promesse
En s’associant avec Hifiman, marque réputée pour ses transducteurs planaires magnétiques, Asus promet l’intégration de cette technologie au meilleur niveau. Les casques orthodynamiques (planaires magnétiques), dont Hifiman a fait sa spécialité, se distinguent des casques dynamiques, majoritaires dans le monde gaming.
Les casques dynamiques reposent sur une membrane attachée à une bobine mobile. Cette membrane est mise en mouvement par un champ magnétique, lui-même généré par la circulation d’un courant dans la bobine. Dans un casque planaire, la membrane, beaucoup plus fine, est placée entre des aimants. Ils permettent théoriquement une sollicitation plus uniforme de la membrane et une réponse plus rapide et précise sur une large gamme de fréquence.
En pratique, on attend de ce type de casques :
Graves plus secs, incursions faciles dans le sous-grave
Mediums très détaillés, excellents sur les voix
Aigus précis, mais parfois plats
Grande largeur de scène, surtout pour les modèles ouverts (comme le Kithara)
Alimentation délicate : faible impédance, mais sensibilité très basse. Le choix de la source est souvent de la plus haute importance
Poids élevé
Prix élevé
Ces règles générales souffrent beaucoup d’exceptions, surtout dans les domaines haut et très haut de gamme.
Spécifications du ROG Kithara
Le Kithara est caractérisé par :
Impédance de 16 ohms, ce qui le rend théoriquement facile à driver (mais on gardera les nuances vues plus haut à l’esprit)
Réponse en fréquence 8 Hz – 55 kHz, dans la moyenne des plages de fréquences chez Hifiman
Format ouvert
Poids 420 g
Prix 320 €
Transducteurs planaires magnétiques 100 mm Stealth Magnet « optimisés par ROG »
Nos recherches ne permettent pas d’affirmer si ces transducteurs ont été développés spécifiquement pour le Kithara ou s’ils sont issus d’un modèle Hifiman existant. Les deux marques communiquent peu sur le sujet. On retrouve plusieurs modèles aux dimensions proches (drivers oblongues 130 x 100 mm), notamment le Ananda Stealth Magnet qui annonce les mêmes impédance et réponse fréquentielle. En tout cas, ils bénéficient de la récente technologie Stealth Magnet de Hifiman. Ce type d’aimant, dont la forme limite les perturbations de l’onde sonore, a fait ses preuves et équipe des modèles haut de gamme.
Pour une fois, ce produit ROG ne semble pas excessivement cher sur le marché. En effet, le Hifiman Ananda Stealth Magnet peut être trouvé à 260 €, mais avec un bundle bien moins complet, moins d’options de connexion, et sans micro.
Asus ROG Kithara : bundle
Le ROG Kithara est livré dans une boîte en carton reprenant les codes esthétiques habituels de la gamme. Au déballage, le bundle impressionne et affirme immédiatement les ambitions audiophiles du produit. Sous une fiche présentant la réponse en fréquence du casque, nous trouvons une protection mousse qui accueille les accessoires :
Fiche 6.35 mm asymétrique
Fiche 4.4 mm symétrique
Fiche 3.5 mm asymétrique
Câble symétrique commun avec embout interchangeable
Câble avec microphone et commandes intégrées 1,8 m
Adaptateur USB-C
Coussins velours (en plus des simili-cuirs installés sur le casque)
Notice et certificats
Nous avons rarement vu un équipement aussi complet, même sur des modèles bien plus chers. Notons toutefois l’absence de sacoche de transport.
[nextpage title= »Connexion et confort »]Comment connecter le ROG Kithara
Face aux multiples solutions offertes, détaillons et hiérarchisons les options de connexion. Rappelons que ce casque ne propose pas de connexion sans fil. De plus, même en USB, aucun logiciel n’est requis.
La plus courante : 3.5 mm
C’est la connexion « jack » la plus répandue. On la retrouve sur une grande majorité des PC, consoles et autres dispositifs. Elle a donc l’avantage d’une quasi-universalité. En revanche, ces prises dissimulent parfois des alimentations peu optimisées pour l’audio. Par exemple, sur PC, tout dépendra de la qualité de la carte son intégrée.
DAC ou amplificateur externe : 6.35 ou 4.4 mm
Pour ce type de casque, même avec une faible impédance, c’est l’option recommandée. Un bon convertisseur numérique/analogique (DAC) disposant d’une réserve de puissance confortable, voir un amplificateur dédié, permettront de profiter du plein potentiel du Kithara. On adaptera le connecteur en fonction du DAC. Si ce dernier dispose d’une sortie symétrique 4.4 mm, elle sera à privilégier. En effet, outre la puissance supérieure, nous profiterons d’un meilleur rapport signal/bruit et meilleure séparation des canaux. Les casques planaires bénéficient généralement de ces avantages.
Adaptateur USB-C Asus
Une excellente option plug & play sur le papier. Cet adaptateur USB-C vers double jack 3.5 mm, inclus dans le bundle, n’est rien de moins qu’un DAC et un ADC (Audio to DigitalConverter). Ainsi, il permet d’alimenter le casque sans achat de matériel supplémentaire, et permet en plus le raccordement du microphone (peu de DAC audiophiles prennent en charge un microphone). Pratique, à condition que la qualité et la puissance soient au rendez-vous. Il est petit, mais des modèles comme le AudioQuest Dragonfly ont prouvé qu’il était possible d’obtenir de bons résultats avec un encombrement maîtrisé.
Et le microphone ?
Le microphone est installé sur un câble dédié, muni de commandes de volume. Il s’agit en fait de deux câbles pour séparation des signaux audio et micro, très bon point. Pour les connecter, trois options s’offrent à nous :
Directement sur les sorties audio et micro du PC. Nous retrouvons les avantages et inconvénients vus plus haut
Via le dongle USB-C, solution la plus simple et efficace
Audio sur le DAC externe et microphone sur le PC, très peu pratique, d’autant que le câble n’est pas long (1,8 m)
Asus ROG Kithara : confort
Le ROG Kithara adopte le système de bandeau et arceau retrouvé sur une bonne partie de la gamme Hifiman. Un arceau fixe en métal supporte un bandeau mobile en similicuir. Cette disposition est efficace pour répartir les 420 g de notre casque. Le poids ne se fait pas sentir. Toutefois, le réglage du bandeau manque de fermeté et a tendance à se dérégler lorsqu’on enfile ou retire le casque. Le bandeau unique des précédentes générations Hifiman nous semblait plus efficace et tout aussi confortable.
Sur la tête, le casque est extrêmement confortable. Il n’applique aucune pression désagréable autour des oreilles ou sur le haut du crâne. Les longues sessions de jeu ou d’écoute ne seront pas un problème. Deux types d’oreillettes sont fournis (similicuir et tissu). Le choix dépendra des goûts de chacun, car elles sont d’un même niveau de confort. Les porteurs de lunettes privilégieront probablement le tissu. Nous aurons tendance à choisir les modèles similicuir, en raison de leur impact sur la signature sonore. Nous détaillerons ce point plus bas.
Le Kithara ne propose pas de connexion sans fil. Le choix du câble est donc important. Bonne nouvelle, le câble Hifi torsadé et le câble gaming tressé sont tous deux de bonne facture et, surtout, ne provoque aucun bruit parasite lors du contact avec le bureau ou un vêtement. Cependant, le câble avec microphone aurait pu être plus long. Selon la disposition du setup, il pourra être difficile de le connecter au port microphone du PC. Dans le cas d’une utilisation Hifi, il est parfaitement envisageable de remplacer le câble d’origine par un autre modèle. La connectique double jack 3.5 mm côté casque est un standard très répandu. En revanche, pour bénéficier du microphone, il faudra utiliser le câble fourni par Asus.
[nextpage title= »Ecoute musicale »]Le casque Asus ROG entend jouer sur deux tableaux : écoute musicale Hifi et gaming à tendance compétitive. Nous l’avons donc testé dans ces deux usages bien distincts. Nous l’avons également comparé à un panel de casques issus des deux mondes.
Asus ROG Kithara : écoute Hifi
Pour l’écoute musicale, nous adoptons le setup suivant :
Serveur Roon hébergé localement
Tous les titres utilisés sont dans un format « sans perte », généralement FLAC ou ALAC
ifi ZEN DAC connecté en USB au PC de test
Câble Hifi du ROG Kithara avec embout 4.4 mm raccordé sur la sortie symétrique du Zen DAC
Aucun equalizer appliqué
Notre playlist de test incorpore des morceaux de différents genres musicaux pour couvrir une large gamme de fréquences et sollicitations du casque :
Kae Tempest – Europe is lost
TimeKops – Tears in the rain
Triplego – Noir carbone
Metallica – Atlas, rise !
Matt Elliott – C.F. Bundy
Nigel Kennedy and the Kroke Band – Adje Jano
Philip Glass – Metamorphosis : One
Orange Blossom – Ya Sidi
Nick Cave and the Bad Seeds – The mercy seat (live from KCRW)
The Dave Brubeck Quartet – Take five
Calvin Russel – Crossroad
Enfin, nous comparons le ROG Kithara avec :
Hifiman Edition XS
Hifiman He-R9
Audeze Penrose
Sennheiser HD598
Les basses
Le ROG Kithara propose d’excellentes basses. Elles sont précises et remarquablement denses pour un casque planaire de cette gamme tarifaire. Même sur un morceau exigeant dans ce domaine fréquentiel, comme « Noir Carbone » de Triplego, elles ne débordent jamais vers les mediums ni ne les étouffent. On sent tout de même une volonté de flatter ou impressionner avec une emphase un peu exagérée vers le bas du spectre. Loin de la représentation chirurgicale d’un Sennheiser HD598, le Kithara affirme son identité, mais le fait avec suffisamment de précision. Il ne tombe pas dans la caricature trop souvent rencontrée dans le domaine et tire parti de ses transducteurs magnétiques pour délivrer des basses impactantes, sans être envahissantes. Et il le fait sans être trop gourmand en puissance. Nous évoluons entre 20 et 30 % de puissance sur le Zen DAC.
Branché directement à la sortie 3.5 mm de notre PC, il s’en sort, mais nous notons une nette perte de cohérence et d’impact. L’écoute reste agréable, mais une source dédiée est presque indispensable. C’est tout particulièrement flagrant sur le titre « Atlas, rise ! » de Metallica. Cette remarque s’applique également à l’alimentation par le dongle USB-C fourni.
Les mediums
Dans ce domaine complexe, incluant la majorité des performances vocales, le Kithara brille à nouveau. Rien à lui reprocher ici. L’ensemble des instruments à cordes est bien distinct et intelligible. Les voix masculines et féminines sont bien définies et émergent sans difficulté du mix. À ce titre, le morceau « Europe is lost » de Kae Tempest permet d’apprécier la constance de notre casque. L’écoute de « Metamorphosis : One » et « C.F. Bundy » confirme sa versatilité. Et le morceau live de Nick Cave termine de convaincre. Ce titre nous permet d’apprécier pleinement la largeur de la scène sonore offerte par le casque ouvert et les transducteurs planaires. On a vu mieux dans le genre, mais dans des gammes de prix bien supérieures.
Nous le pressentions pendant l’analyse des basses fréquences, et le confirmons maintenant : les oreillettes en tissu ont une légère tendance à étouffer la scène. L’ensemble perd en dimension, et même légèrement en clarté, comparativement aux oreillettes en similicuir. Rien de rédhibitoire, mais la différence est audible. Ce constat dépend fortement de la physionomie de chacun et doit donc être modéré. De notre côté, nous utiliserons les pads similicuir pour le reste du test. Ils nous semblent d’ailleurs plus confortables. Les modèles tissus peuvent chauffer pendant les longues sessions.
Les aigus
À nouveau, le Kithara se positionne fermement. Il montre une franche personnalité dans les aigus. Sur certains morceaux, notamment en présence de voix, c’est un succès. L’emphase appuyée de certaines fréquences hautes fait merveille et contribue à la cohérence d’ensemble. Mais, parfois et surtout dans les sonorités Jazz, le Kithara épuise. Ayant perçu cette faiblesse à l’écoute de « Take Five », nous avons écouté l’intégralité de l’album de Dave Brubeck. Ce fut une écoute agréable, mais éprouvante sur la fin. L’agressivité perçue vers le haut du domaine contraint à baisser légèrement le volume global, au détriment des subtilités du mix. Il est possible qu’une source plus « chaude » (amplificateur à lampes) permettent de corriger cette tendance. En comparaison, un titre moins exigeant (plus linéaire) comme « Crossroad », passe à merveille au travers du prisme Kithara. La voix et la guitare sont retranscrites avec précision et un soupçon d’énergie non caricatural.
Sur la majorité des morceaux, le Kithara délivre une superbe performance, bien meilleure que ce que proposent les casques gaming en général.
Remarques générales
L’Asus ROG Kithara est donc un casque polyvalent pour l’écoute musicale. Il délivre le niveau de performance attendu d’un modèle planaire à ce prix, avec une vraie personnalité. Les choix de tuning ne feront pas l’unanimité, mais sauront satisfaire la majorité des utilisateurs. Les remarques faites plus haut peuvent être assez facilement corrigées par un equalizer bien réglé. Nous recommandons vivement l’utilisation d’une source dédiée. Il donnera de bons résultats en connexion 3.5 mm directe, mais ne délivrera pas son plein potentiel. Nul besoin d’une source très haut de gamme ou d’un amplificateur surpuissant : une simple carte son dédiée (si possible munie d’une sortie symétrique) fera l’affaire.
Le Kithara est un casque ouvert. Il n’offre donc aucune isolation phonique. Vous entendez l’extérieur et l’extérieur vous entend. Il ne se destine donc pas aux environnements bruyants ou partagés.
Comparaisons subjectives
Nous avons comparé le Kithara à quelques autres casques.
Hifiman He-R9
Le Hifiman He-R9 ne peut lutter avec le Kithara. Il est battu à plate couture dans tous les domaines. Casque fermé, son seul atout est le supplément d’isolation phonique qu’il offre. Pour le reste, il souffre d’une scène sonore qui parait minimaliste en comparaison de celle du casque ROG. Ses basses très prononcées semblent vulgaires face à la précision de son concurrent. Pour résumer, il n’y a pas match.
Sennheiser HD598
Ici, le constat est plus nuancé. De manière générale, le Kithara domine, impressionne même. Le HD598 peine à offrir la même profondeur que son adversaire tout en étant beaucoup plus exigeant en termes de puissance. Mais, s’il est un atout qu’on ne peut lui enlever, c’est la précision chirurgicale de sa reproduction. Sennheiser ne cherche pas à flatter l’auditeur, ni à booster artificiellement un mauvais enregistrement. Il restitue. Point. En ce sens, il conviendra mieux à certains usages ou utilisateurs. Par exemple, la fatigue que nous ressentions à l’écoute de « Take Five » sur le Kithara n’est pas retrouvée avec le HD598.
Audeze Penrose
Le Penrose est un casque fermé, sans fil. Comme le Kithara, il possède des transducteurs planaires et un micro. Il tente lui aussi, avec une approche différente, de concilier gaming et Hifi. Fidèle à la signature Audeze, le Penrose ne prétend à aucune forme de neutralité. Il impressionne autant qu’il fatigue. D’autant qu’il est peu confortable. Les oreillettes exercent une pression non négligeable sur le crâne et le poids se fait sentir. Il apporte toutefois le « sans fil » grâce à un dongle USB ou au Bluetooth. Une approche différente et quelques défauts pénibles, le Penrose perd globalement le match.
Hifiman Edition XS
Comme prévu, c’est bien au sein de la gamme même d’Hifiman que se situe la principale concurrence du ROG Kithara. Notre vénérable Edition XS n’a pas à rougir face au nouveau venu. Il propose une signature un peu différente, moins flatteuse, plus analytique, qui saura séduire un large public. Avis absolument subjectif, nous préférons le confort de port de son arceau unique. Entre ces deux casques, pas de net gagnant, plutôt une affaire de goût et de préférence personnelle. La nôtre va à l’Edition XS, décidément indémodable et polyvalent… mais il n’a pas de micro. On en reparle juste après.
[nextpage title= »Gaming et micro »]
Asus ROG Kithara : gaming
Le ROG Kithara compte bien faire honneur à la famille gaming d’Asus et briller en jeu. La communication de la marque semble le destiner aux jeux compétitifs. Sa réponse rapide et sa précision lui permettraient d’offrir une perception précise de la scène sonore. Pour vérifier cette assertion, nous l’avons testé sur un panel de jeux compétitifs et solo :
Call of Duty : Warzone
Valorant
Subnautica
Cyberpunk 2077
Death Stranding
Metro 2033
Pour les tests gaming, le casque est raccordé en USB-C au PC via le dongle Asus. En effet, peu de DAC externes possèdent une sortie microphone. Ce setup correspond donc au scénario d’utilisation le plus plausible pour bénéficier du microphone.
Jeux compétitifs
Dans ce type de jeu, la spatialisation et la capacité d’un casque à retranscrire précisément certains sons, comme les bruits de pas, fait toute la différence. Côté répartition spatiale, c’est parfait. Le Kithara n’est jamais pris en défaut et se démarque favorablement des casques gaming généralistes.
En revanche, la promesse de domination par la précision des bruits de pas et autres sons caractéristiques semble quelque peu exagérée. Le casque ROG n’a pas à rougir et rend une performance honorable, mais ne se démarque pas franchement de casques beaucoup moins chers. Surtout, sa conception ouverte et son orientation Hifi le desservent. Des modèles dédiés au jeu et réglés pour briller dans cette utilisation spécifique le détrôneront sans difficulté.
Jeux solos
Redécouvrir Subnautica avec un casque de cette envergure est un vrai bonheur. La sensation d’immersion est parfaite. Sur Death Stranding, il brille encore plus. Le jeu bénéficie d’une bande son travaillée et offre probablement le terrain de jeu idéal au ROG Kithara, lui donnant le loisir d’exploiter sa double identité au maximum.
Il en va de même pour les autres jeux solos testés. Dans tous les cas l’expérience est plaisante. Toutefois, la tentation est grande de reconnecter le casque au DAC externe quand le jeu n’utilise pas le microphone. Le DAC USB-C Asus limite décidément les performances du Kithara.
Le microphone
Le microphone intégré est l’un des principaux atouts du Kithara au moment de se confronter aux casques Hifi standards. Nous l’avons ici comparé à un microphone USB entrée/milieu de gamme, le Sennheiser Profile.
Test normalisé microphone ROG KITHARA
Il ne brille pas, mais ne démérite pas non plus, venant se placer dans la bonne moyenne des microphones intégrés aux casques gaming. Il fait même globalement mieux que le Sennheiser Profile avec un souffle moins prononcé et une meilleure atténuation des bruits ambiants.
Test normalisé microphone SENNHEISER PROFILE
Il est à noter que les signaux audio et micro transitent par des câbles séparés jusqu’au casque, un très bon point.
[nextpage title= »Verdict »]
Asus ROG Kithara : verdict
Le casque Asus ROG Kithara tente un impossible grand écart entre les mondes Hifi et gaming. Deux univers aux attentes et besoins parfois radicalement opposés. Et il a de sérieux atouts dans sa manche pour y parvenir.
À l’exception de ses aigus parfois forcés, l’écoute musicale est toujours agréable et représentative de ce que les casques planaires de sa catégorie ont à offrir. Il peut être alimenté par une simple prise jack 3.5 mm (ordinateur portable, console, etc.), mais gagne nettement en prestance avec une source dédiée.
Les jeux solos sont aussi un réel plaisir grâce à la largeur de sa scène sonore. Il brille moins intensément en jeux compétitifs, catégorie qui lui permet toutefois d’utiliser le microphone intégré, un vrai plus pour les joueurs.
Le bilan est donc globalement très bon, mais soulève une question : à qui s’adresse le Kithara ?
Pour qui ?
L’association d’Asus et Hifiman, si pertinente soit-elle, place le Kithara en concurrence directe avec les modèles de son partenaire. Il est ainsi possible de se procurer le Ananda Stealth Magnet, aux performances très similaires, pour 259 €. Le Hifiman Edition XS est, lui, à 219 €. Comment justifier les 319 € du modèle Asus ?
En jeu, la suprématie promise en compétitif restera un argument marketing, mais on retiendra une superbe immersion pour les jeux solos. Là encore, les modèles Hifiman cités plus haut offriront la même chose.
Reste au ROG Kithara un argument majeur : il fait tout. En sortie de boîte, il propose une multitude de connectiques, des accessoires, un microphone de bonne qualité, un DAC USB-C. Il peut donc être le choix idéal pour qui souhaite investir dans son setup audio, mais ne possède encore aucun composant. Sous cet angle, il est moins cher. En effet, l’achat d’une carte son, d’un microphone USB et d’un casque planaire dépassera le budget de 319 €. Il est également une excellente entrée en matière dans le monde Hifi pour les joueurs curieux.
Les joueurs compétitifs passeront leur tour pour se concentrer sur des modèles dédiés à l’exigence de leur gameplay. De même, les amateurs de Hifi déjà équipés de sources externes performantes préfèreront un modèle Hifiman moins cher, aux réglages souvent moins flatteurs, mais plus analytiques.
Ceux pour qui la connexion sans fil est indispensable pourront considérer le Audeze Maxwell, dont la seconde version vient d’être annoncée. Il tente lui aussi de se placer en chaînon manquant Hifi/gaming. Il est généralement bien plus cher que le ROG Kithara.
Conclusion
Asus et Hifiman signent une collaboration réussie. Le ROG Kithara permet aux joueurs de faire un premier pas vers le monde Hifi et le fait avec sérieux. Hélas pour lui, sa concurrence principale vient directement des autres modèles Hifiman. Reste à savoir s’il saura trouver son public, primo-accédant à ce type de modèle en quête d’une solution plug & play et ne possédant pas encore de setup audio dédié.