Un PCB de développement de la RTX 5090 a de nouveau fuité. Il y a quelque temps, un autre PCB avait déjà fuité, présentant une conception similaire.
Source : videocardz
Que nous apprend ce genre de PCB d’ingénierie ?
Déjà, il faut bien comprendre que les 4 connecteurs ont un intérêt de développement. Ça permet d’avoir le PCB le plus fiable et le plus complet possible pour développer et travailler sur la puce, la mémoire, etc., ainsi que le développement du BIOS. L’objectif est d’aller chercher tous les cas possibles d’utilisation, y compris les cas extrêmes d’utilisations … Jusque-là, rien de choquant. Mais là où on peut se poser la question, c’est sur le choix initial de NVIDIA au niveau de la conception du PCB, puisqu’un modèle de RTX 5090 Founders Edition a une conception particulière en 3 PCB reliés entre eux. Évidemment, un seul PCB pour tester et développer la RTX 5090, c’est plus simple. Mais NVIDIA n’a-t-il pas, au départ de sa conception, voulu partir sur un PCB unique, avec une conception plus classique ?
D’où peut bien fuiter un PCB de développement ?
Pour information, un PCB de développement n’est pas censé sortir ou fuiter auprès du public. On parle ici de produits qui sont sous NDA. Mais le souci, c’est que ce genre de PCB, depuis des années, sort relativement facilement chez pas mal de marques, où les contrôles sur la destruction des PCB ou leur conservation sous clé sont, disons, un peu légers. Comme certains le diront, ça finit parfois dans les poubelles de certaines marques, et certains viennent les récupérer une fois la nuit tombée. Mais en l’état, pas vraiment. Ce sont plutôt des fuites, dont certains malins tirent profit pour mettre la main sur du matériel auquel ils ne devraient normalement pas avoir accès, et que vous pouvez retrouver quelque temps après en vente aux enchères sur eBay. Comme on a pu le voir dans le passé avec certaines cartes de test NVIDIA.
Asetek a profité du Computex pour dévoiler sa nouvelle génération de pompes pour les kits de refroidissements liquides AIO. Elle répondra au nom d’Ingrid (à priori rien à voir avec le sketch des Inconnus). Avec Ingrid, nous introduisons une approche basée sur une plateforme qui répond aux besoins des clients B2B, des partenaires OEM et des passionnés de PC , a déclaré André Sloth Eriksen, PDG et fondateur d’Asetek. C’est notre expérience d’acoustique et d’installation la plus aboutie à ce jour, et une base que nous continuerons à développer.
Comme vous le savez, depuis des années Asetek est un fournisseur de solutions pour plusieurs grandes marques. Jusque là, l’entreprise était protégée par un brevet lui donnant un certain poids; celui-ci tombe cette année ce qui va pousser l’entreprise à innover pour maintenir ses positions. C’est tout le sens de cette nouvelle génération Ingrid.
La plateforme intègre un capteur de température de liquide, une innovation unique sur le marché des systèmes tout-en-un. Si la température du liquide de refroidissement dépasse la cible, le système augmente intelligemment la vitesse de la pompe pour compenser, réduisant ainsi les démarrages bruyants des ventilateurs et améliorant la stabilité thermique. Le capteur peut également transmettre des données à des outils de surveillance numérique, permettant ainsi une télémétrie de qualité professionnelle et l’intégration de gadgets (on comprend que les écrans LCD sur les waterblocks n’ont pas fini d’exister). Cette solution offre des niveaux de personnalisation plus élevés que les précédentes conceptions de l’entreprise.
Asetek a également indiqué que sa solution avait la capacité de supporter des charges thermiques allant jusqu’à 400 W, la rendant ainsi prête pour l’overclocking.
Dans sa communication, l’entreprise parle plus d’une plateforme que d’une simple pompe. C’est en effet un ensemble pompe et turbine qui a été entièrement nouvellement conçu. Cet ensemble est moulé à l’aide d’une nouvelle technologie en instance de brevet. Dans les autres atouts mis en avant par Asetek pour cette nouvelle génération, l’ensemble pompe / waterblock bénéficierait d’un meilleur équilibre, de vibrations réduites et de l’absence de sifflement de la bobine. Asetek affirme avoir rendu sa nouvelle pompe beaucoup plus silencieuse que les générations précédentes. Elles sont maintenant proposées aux marques pour concevoir leurs nouveaux kits AIO.
Si vous vous intéressez aux cryptomonnaies et que vous souhaitez vous lancer dans le minage, il est impératif de bien choisir votre matériel. Le minage de crypto est un processus qui demande des ressources spécifiques, une bonne gestion de la chaleur, et surtout, une configuration adaptée à un usage intensif. Que vous soyez novice ou amateur, cet article vous orientera vers les meilleures configurations PC à avoir pour miner des cryptos efficacement. Bonne lecture !
La base : comprendre le minage
Avant de vous pencher sur la configuration de votre PC et d’acheter des composants dernier cri et, il est primordial de bien comprendre ce qu’est le minage de crypto. En général, miner des cryptos, cela consiste simplement à valider des transactions sur une blockchain. Et en échange de cela, on reçoit des cryptos. Ce processus mobilise des ressources de calcul importantes, aussi, le choix de votre matériel doit être fait minutieusement.
Par ailleurs, sachez que selon les cryptos que vous souhaitez miner, vous n’aurez pas besoin de la même puissance. Si vous suivez la bitcoin valeur et que vous êtes intéressé pour miner du Bitcoin, il vous faudra forcément un appareil ultra performant. Mais si vous souhaitez miner une autre crypto, ce ne sera pas forcément le cas.
Les configurations GPU
La plupart des mineurs particuliers optent pour des rigs basés sur des GPU. Pour rappel, un rig (ou mining rig) est un ordinateur spécifiquement conçu pour le minage de cryptomonnaies. Son adoption par les mineurs réside dans le fait que ses cartes graphiques offrent un bon compromis entre performance, flexibilité et coût. Elles permettent de miner plusieurs cryptos (comme Ethereum Classic et Ravencoin) et sont plus simples à entretenir qu’un système ASIC.
Configuration recommandée :
Carte mère : ASUS B250 Mining Expert (jusqu’à 19 GPU) ou une carte avec plusieurs slots PCIe.
Processeur : Intel Celeron G3900 (simple et suffisant pour le minage).
RAM : 8 Go DDR4 (pas besoin de plus).
Stockage : SSD 120 Go (pour un démarrage rapide et fluide).
Cartes graphiques : NVIDIA GeForce RTX 3060 Ti ou AMD Radeon RX 6800.
Alimentation : Au moins 1200W certifiée 80+ Gold, avec protections thermiques.
Boîtier & ventilation : Riser + open frame + plusieurs ventilateurs de 120 mm.
Cette configuration offre un bon rendement énergétique et peut évoluer selon vos besoins. Vous pouvez commencer avec deux GPU et augmenter au fur et à mesure.
Les rigs multi-GPU, pour ceux qui veulent aller plus loin
Si vous envisagez de miner régulièrement ou à un niveau semi-pro, opter pour un rig avec plusieurs cartes graphiques peut être la meilleure option. À partir de quatre GPU, la gestion de la chaleur devient cruciale : il faudra penser à l’agencement de l’espace et au flux d’air. L’utilisation de risers PCIe, de ventilateurs supplémentaires et d’un cadre idéalement ouvert facilitera la dissipation thermique. Il est aussi recommandé de surveiller les températures avec un logiciel dédié afin d’éviter toute surchauffe susceptible de réduire la durée de vie des composants.
Points à garder à l’œil :
Assurez-vous que chaque carte est bien espacée pour éviter la surchauffe ;
Utilisez des risers PCIe de qualité pour garantir une bonne connexion ;
Prévoyez une alimentation en double si vous avez plus de six cartes ;
Surveillez la température et la consommation avec des outils comme MSI Afterburner.
Les rigs avec six ou huit GPU peuvent être un bon compromis entre performance et consommation. À ce niveau, l’électricité devient un facteur déterminant dans la rentabilité.
L’alternative ASIC : puissance maximale, mais flexibilité minimale
Pour ceux qui veulent miner spécifiquement du Bitcoin ou d’autres cryptos utilisant l’algorithme SHA-256, les machines ASIC (Application Specific Integrated Circuit) sont parfaitement adaptées. Elles surpassent largement les GPU en vitesse, mais ne fonctionnent que pour un type de crypto comme le Bitmain Antminer S19 Pro : jusqu’à 110 TH/s de puissance pour environ 3250W de consommation.
Mais attention, ce matériel est bruyant, consomme beaucoup, et coûte souvent cher. Il est surtout conseillé aux mineurs expérimentés avec un espace dédié (comme un garage) et une électricité à coût raisonnable.
Quelques conseils pratiques
Le minage ne repose pas que sur le matériel. Une bonne configuration logicielle et un entretien régulier sont aussi essentiels.
Système d’exploitation : Windows est simple, mais HiveOS ou SimpleMining OS sont mieux pour les rigs ;
Pilotes GPU : installez toujours les versions stables ;
Overclocking : vous pouvez booster les performances en ajustant la fréquence, mais faites-le prudemment ;
Entretien : nettoyez souvent les ventilateurs et dissipateurs pour éviter la poussière.
Et surtout, gardez un œil sur les coûts. Calculez votre rentabilité en prenant en compte le prix de l’électricité, l’achat initial, les frais de pool, et le rendement de vos cartes.
Le choix de votre configuration pour le minage dépend surtout de vos objectifs, de votre budget et du temps que vous voulez y consacrer. Que vous partiez sur une petite installation à domicile ou un rig plus ambitieux, chaque option a ses avantages et inconvénients. L’important est d’avancer calmement, en gardant à l’esprit la consommation, les performances, et la simplicité d’entretien. Dans le monde des cryptomonnaies, ce sont souvent les mineurs les plus constants et les mieux préparés qui s’en sortent le mieux.
C’est une histoire sans fin pour Nvidia et ses RTX 50. Certains utilisateurs ont eu la malchance de rencontrer des problèmes d’écran noir et de redémarrage lorsqu’ils utilisent des cartes graphiques RTX 5060 et RTX 5060 Ti avec certaines cartes mères d’ancienne génération (potentiellement en PCie 4.0). Les utilisateurs de ces GPU peuvent désormais mettre à jour leur firmware pour résoudre ces problèmes.
Correctif firmware : les RTX 5060 et 5060 Ti concernées
Ce correctif arrive moins d’une semaine après le lancement de la carte graphique RTX 5060 des verts mais affecte aussi la RTX 5060 Ti. Nvidia a publié une série de solutions de contournement qui permettront aux utilisateurs des GPU concernés de redémarrer leurs systèmes et de mettre à jour leurs cartes graphiques. L’arrivée de ce correctif de firmware alors que le lancement de la petite RTX 5060 s’est fait sans test « libre » préalable, amène un autre éclairage sur les conséquences potentielles des pratiques de Nvidia.
La communication officielle de Nvidia sur la méthodologie à appliquer :
Outil de mise à jour du micrologiciel UEFI du GPU NVIDIA pour la série RTX 5060
Pour garantir la compatibilité avec certains SBIOS de cartes mères, une mise à jour du firmware du GPU NVIDIA peut être nécessaire. Sans cette mise à jour, les cartes GeForce RTX 5060 de certaines cartes mères anciennes pourraient afficher des écrans vides au redémarrage. Cette mise à jour ne doit être appliquée que si des écrans vides apparaissent au redémarrage.
– Cliquez ici pour télécharger l’outil de mise à jour du micrologiciel UEFI du GPU NVIDIA v2.0.
L’outil de mise à jour du micrologiciel du GPU NVIDIA détectera si la mise à jour du micrologiciel est nécessaire et, si nécessaire, donnera à l’utilisateur la possibilité de la mettre à jour.
Si vous rencontrez actuellement un écran vide lors du redémarrage, essayez l’une des solutions de contournement suivantes afin d’exécuter l’outil :
– Éteignez complètement votre système avant de démarrer – Assurez-vous d’utiliser le dernier SBIOS du fournisseur de votre carte mère – Assurez-vous que vous êtes en mode de démarrage UEFI et non Legacy/CSM – Démarrez en utilisant une source graphique alternative (carte secondaire ou carte graphique intégrée) – Après avoir allumé votre système, attendez que votre système d’exploitation se charge avec le pilote graphique installé
Une fois l’outil téléchargé, exécutez-le et suivez les instructions à l’écran. Assurez-vous que toutes les applications sont fermées avant de l’exécuter et qu’aucune mise à jour du système d’exploitation n’est en attente en arrière-plan.
Si vous rencontrez des problèmes avec le mode de démarrage Legacy/CSM et que votre carte mère ne prend pas en charge le mode de démarrage UEFI, veuillez contacter le service client du fabricant de votre carte graphique pour une mise à jour du VBIOS Legacy.
Micron a profité du Computex 2025 pour discrètement montrer les performances de ses futurs SSD en PCIe 6.0. Ces gammes arriveront sans doute en premier dans le milieu professionnel pour les serveurs mais Micron avait un prototype installé et opérationnel au Computex. Le plus intéressant c’est que ce prototype était logé dans un PC et malgré l’aspect bricolage de la solution celle-ci était tout à fait fonctionnelle. Ce SSD a été présenté sur le stand d’Astera Labs, où il a contribué à la démonstration des commutateurs PCIe 6.0 de nouvelle génération et des logiciels d’adaptation de bande passante. Ces commutateurs permettent à des appareils tels que les GPU et les SSD de communiquer directement entre eux, en ignorant complètement le processeur. C’est une technologie qui devient de plus en plus crucial dans les flux de travail d’IA hautes performances. En associant le logiciel et le matériel Gearbox d’Astera pour la démonstration, on a pu réduire le nombre de voies PCIe 6.0 nécessaires pour fonctionner avec les hôtes PCIe 5.0 (par exemple, pour atteindre des performances PCIe 5.0 x8, seules les voies PCIe 6.0 sont nécessaires). N’oublions pas qu’aucune plateforme CPU ne prend officiellement en charge cette norme PCIe 6.0 aujourd’hui.
Micron 9650 Pro : Impressionnant mais encore très loin de nos PCs
Cette expérimentation a ainsi permis de se faire une idée très claire des performances malgré les restrictions abordées plus haut. Le SSD Micron a tout de même pu atteindre des vitesses de lecture et d’écriture séquentielles impressionnantes de 30,25 Go/s, soit le double du débit des SSD grand public les plus rapides du moment. Le potentiel est là mais il faudra encore patienter un tout petit moment. Tout d’abord car les choses ne sont pas encore figée par la norme PCIe 6.0. La certification des périphériques PCIe 6.0 par le PCI-SIG a été reportée de mi-2024 au second semestre 2025. Un retard qui laisse planer le doute et qui a beaucoup de répercussions. Ainsi, alors que les GPU Blackwell de Nvidia prennent en charge cette technologie, ils n’ont pas réussi les tests d’interopérabilité officiels…
Alors que la plupart des observateurs ont défavorablement accueilli l’arrivée de la RTX 5060 équipée seulement de 8Gb, on s’attendait à ce qu’AMD prenne le contrepieds de son concurrent pour la beauté du sport…Mais AMD a maintenu sa version de la RX 9060 XT 8 Gb tout en tentant très clairement de l’occulter en mettant uniquement en avant la version 16Gb durant le Computex. Alors évidemment, on peut tout de même dire qu’au moins AMD laissera le choix aux utilisateurs (s’ils en ont les moyens) d’opter pour la version 8 ou la version 16Gb. Cependant, il a était dit et répété qu’aujourd’hui 8 Go de VRAM ne suffisent pas à faire tourner sans problème de nombreux jeux PC modernes. Alors en baissant les paramètres, en faisant quelques sacrifices par ci et par là, on peut effectivement s’en sortir…Mais enfin les amis, on parle de cartes qui s’affichent (et vont s’afficher pour l’offre AMD) à plus de 300€ !
des benchmarks flatteurs…mais en 16Gb
AMD a tenu à monter au créneau pour défendre son choix
Frank Azor, d’AMD, a défendu l’option RX 9060 XT 8 Go d’AMD en affirmant que la plupart des jeux joués dans le monde entier sont principalement des jeux d’e-sport. Il prétend de la sorte que les joueurs qui se concentrent sur ces titres n’ont pas besoin de mémoire GPU supplémentaire. Cette remarque est pertinente mais cela signifie aussi que cette version 8Gb de la carte cantonnera nécessairement son utilisateur à ce type de jeux. Avec les titres AAA, les deux cartes 8Gb des rouges et des verts seront incontestablement en très grosse souffrance. Si l’argument du budget est aussi à écouter : AMD insiste sur le fait que contrairement à Nvidia, le passage d’une version 8 à une version 16Gb est moins douloureux (Il faudrait passer d’une RTX 5060 8Gb à une 5060 Ti 16Go). Cependant, le cas de l’upgrade avec ces cartes n’est jamais spécifié. Si nous n’avons pas encore d’information à vous communiquer sur le comportement d’une RX 9060 XT 8/16 sur un port PCIe non 5.0, on sait par contre ce que ça donne avec les RTX 5060…C’est juste catastrophique et il faut bien en avoir conscience.
Quand une bonne nouvelle arrive, il est aussi important de la relayer. Depuis son lancement en début d’année la RTX 5090 n’a jamais pu s’échanger à son prix de vente conseillé. Enfin, sauf si vous avez eu la chance de sauter au bon moment sur un drop d’un lot de Founders Edition chez Nvidia. Pour le reste, on a souvent vu la carte naviguer aux alentours de 3000€, un prix délirant en comparaison du prix de lancement officiel (déjà bien épicé). Mais nous avions déjà pu apercevoir quelques frémissements ces derniers jours. Ils se manifestent plus concrètement aujourd’hui. Cette baisse n’a rien d’officielle. Initialement affichée à 2 329 euros, la RTX 5090 est maintenant tarifée à 2 239 euros en France. Mais plusieurs confrères européens ont pu observer que des modèles customs se retrouvaient maintenant positionnés en dessous du MSRP de Nvidia. Comment expliquer cette situation ?
Il faut cependant encore bien chercher pour retrouver ça dans d’autres pays…
RTX 5090 : Retour à la raison ou chute de la demande ?
Difficile d’avoir une réponse catégorique mais il semble évident que la loi de l’offre et de la demande s’applique aussi dans les deux sens. Et contrairement à ce que dit Nvidia, la demande n’est pas au mieux pour de multiples raisons. Tout d’abord la situation économique globale, en Europe comme ailleurs qui combine incertitudes et baisse du pouvoir d’achat. Nous avons aussi les multiples péripéties sur le haut de gamme RTX 50 qui est quand même de nature à refroidir le plus enthousiaste des clients. On rajoutera depuis le début de l’année une certaine détente sur les échanges €/$. Enfin, les livraisons sont annoncées comme plus conséquentes ce qui évite évidemment la spéculation. Cependant, sur ce dernier point, nos contacts réguliers avec les principaux grossistes européens nous amènent à nuancer cette évolution. Certes, les stocks livrés sont en augmentation mais nous sommes loin des niveaux de réceptions qu’on pouvait retrouver pour les RTX 30 et RTX 40. Une situation confirmant que c’est bien la demande qui devient le problème.
Quelle analyse en tirer ? De notre côté nous espérons que c’est une situation totalement conjoncturelle et que quand les points de tensions s’effaceront, la demande reviendra. Mais nous ne pouvons pas nous enlever de la tête ce vieux proverbe français… Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse…
Chaque printemps, les principaux fabricants de matériel informatique se réunissent à Taïwan pour le Computex. C’est le salon des fans de PC, mais c’est vrai que cette année nous étions un peu inquiet avec une édition 2025 baptisée « AI Next ». On s’est clairement dit qu’on allait avoir une indigestion de concept marketing foireux et de produits inutiles…Il n’en fut RIEN. Cette édition 2025 du Computex a été un excellent cru avec de vraies nouveautés et des moment marquants. Nous allons vous dire ce que nous avons retenu.
Computex 2025 : Vous n’avez rien raté à ne pas voir ça :
Conférences AMD, Intel & Nvidia : lieux communs…
Si on se met dans la peau d’un fan de PC, la conférence de Nvidia ne restera pas dans les annales. La révélation de la RTX 5060 ne devait pas faire d’étincelle, au moins nous n’avons pas été déçu. Pour le reste, La série GeForce RTX 50 vient de connaître son lancement le plus réussi, le plus rapide de notre histoire…On a beau nous le servir et le re-servir : on achète pas. On espérait cependant s’enthousiasmer avec la puce ARM destinée au monde du PC, il faudra encore attendre un peu.
AMD c’était mieux mais pas de quoi casser trois pattes à un canard. La RX 9060XT a bien été lancée, sur la pointe des pieds pour sa version 8Go. On va bientôt tester cette nouvelle carte et voir si les rouges continuent de bien flairer le coup. On a tout de même la satisfaction de revoir du Threadripper, lui aussi lancé mais beaucoup d’informations nous manquent encore (prix, disponibilité…).
On avait beaucoup d’attentes sur Intel. Sans doute trop. Un potentiel refresh Arrow Lake, une B770 qui viendrait secouer un peu le marché…On a pu voir fonctionner le futur Panther Lake dans de vrais PC, les cartes Pro B50 et B60, intéressantes pour le business mais chiantes à mourir. On allait sombrer puis il y a eu Battlematrix…
Ce qu’il ne fallait pas rater (mais vraiment)
Le projet Battlematrix nous a vraiment sorti de notre torpeur. Ce système est aussi génial que son nom l’indique. Principalement élaboré pour les développeurs en IA, le projet Battlematrix c’est un système clé en main, sous forme de rack, reposant sur un processeur Intel Xeon équipé d’un maximum de huit GPU B60 et bénéficiant du travail d’Intel sur la pile logicielle, permettant de répartir les modèles sur plusieurs GPU B60 installés. Une adition autour des 10K $ pour une solution capable de faire tourner des LLM dépassant les 70 milliards de paramètres. C’est considérable si on met ce système en comparaison avec une seule RTX 6000 ADA de 48Go facturée plus de 7K$. A voir dans les faits mais Intel nous a étonné là où on ne l’attendait pas.
Hyte X50. Une gamme de boitier qui arrive à casser les codes sans pour autant faire dans le laid ou le déjà vu, c’est quand même un bonheur. C’est ce qu’on a vu chez Hyte.
Thermaltake : tellement de choses à voir. Un stand animé, des produits sympas, du Simracing à gogo et du modding live sur place. On oublie pas la ram, les cooling, les boitiers…C’était très dense, très bien fait et souvent enthousiasmant. Dire que fin 2024 nous nous interrogions sur l’avenir de la marque.
be quiet! nous a déjà étonné plus tôt avec ses claviers. La marque présentait au Computex plusieurs autres nouveautés dont les AIO Pure Loop 3 avec un positionnement tarifaire vraiment agressif. Nous allons suivre avec intérêt ces produits dans les prochaines semaines.
ARCTIC revient souvent dans nos choix préférés ces derniers mois. Sur ce Computex, la marque s’est officiellement lancée dans les boitiers avec son ARCTIC Xtender (VG). Une entrée audacieuse sur ce segment. Le stand était aussi riche en nouveautés.
MAXSUN, le chinois qui fait feu de tout bois. On a très tôt parlé de Maxsun au sujet de ses cartes gaming plutôt originales le thème des animes avec sa série iCraft. Puis on s’est aussi intéressé à ses cartes mères en poussant à l’extrême une Z890 Vertex. On a pas été étonnée de voir ses liens se renforcer avec Intel et la présentation de son Bi-GPU B60 qui pourrait faire beaucoup de bien aux bleus sur le marché chinois. On a aussi découvert et apprécier la folie de ses équipes avec un « concept » de carte RTX qui vaut vraiment le détour …
Le modding est de partout mais on ne retrouve plus les compétitions ou les grosses expositions de créations où on s’en prenait plein les yeux il y a encore quelques années. Même si Thermaltake est toujours actif sur le sujet et depuis longtemps, l’entreprise a rattrapé la sauce cette année en mettant en avant un grande quantité de mods. Il faut dire que la présence de la marque sur ce Computex 2025 était vraiment massive. On a pu voir une gamme de produits vraiment étoffée allant des composant et accessoires jusqu’au Simracing. Mais c’est sur la mise en avant de ces boitiers que la marque a frappé fort. Il faut dire que dès le CES 2025 nous avions constaté qu’il se passait quelque chose avec une multiplication des références et beaucoup de projets très intéressants. De plus pendant le salon, on a pu assister à des constructions / modifications en live sur le stand.
On commence avec une configuration sur le thème de Black Myth Wukong, réalisée à partir du châssis The Tower 600 de Thermaltake. C’est indiscutablement l’attraction du stand compte tenu du niveau de détail de ce projet.
Dans un style complétement différent mais toujours avec un Tower 600, nous avons la créations des italiens de Explore Modding. La encore difficile de reconnaitre le châssis d’origine qui a été complètement transformé. Le style est complétement différent mais là encore c’est vraiment très sympa à regarder.
Alors on change encore d’atmosphère avec le japonais Toru Mod. Evidemment, là il va être difficile de poser ce modd dans sa maison ou sur son bureau…Mais une nouvelle fois, le boulot et le niveau de détails sont incroyables.
Enfin, pour finir, plus sobre mais plus fun, voici un hippopotame sur la base d’un Thermaltake TR100. Ce mod a été réalisé par le thaïlandais Suchao Prowphong et on ne peut s’empêcher de penser à plusieurs candidats pour lesquels ce PC symboliserait bien leur manière de vivre 🙂
Hyte a enfin mis en harmonie le design de ses châssis avec celui de ses AIO ! Le châssis innovant Hyte X50 est une véritable révolution, avec son design rond et séduisant, le tout en plusieurs coloris.
Hyte X50 : original et séduisant
Disponible en six teintes – Snow White, Pitch Black, Cherry, Strawberry Milk, Taro Milk, et Matcha Milk, la gamme X50 est proposée en plus en en deux versions (X50 et X50 Air). La première version c’est le châssis que vous avez sur la plupart de ces photos, une avec un panneau en verre trempé incurvé et sa façade mesh. Il est important de noter que Hyte n’a pas utilisé n’importe quel verre. Ce panneau fait 4 mm d’épaisseur, il est composé de deux couches de verre. Son autre intérêt est qu’il réduit davantage la transmission du bruit que les panneaux en verre trempé standard. Il est enfin particulièrement résistant.
Le X50 s’harmonise avec le design « rond » des AIO de la marque
La seconde version troc son verre incurvé pour un panneau en acier perforé pour optimiser l’aération. Ses dimensions ? 510 mm de haut, 255 mm de large, 515 mm de profondeur. Il supporte les cartes mères ATX, Micro-ATX et Mini-ITX, ainsi que les GPU jusqu’à 430 mm de long. Côté refroidissement, il accepte des radiateurs de 360 mm et intègre quatre emplacements pour ventilateurs de 120 mm, dont trois fournis d’office. Le Hyte X50 brille par sa facilité d’assemblage, avec un système de gestion des câbles malin et des panneaux sans outils. En revanche, pas de montage vertical pour les cartes graphiques dans la version standard, ce qui pourrait être un petit frein pour certains.
Hyte X50: le châssis le plus séduisant du Computex ?
Sincèrement ce Hyte X50 est une pépite pour ceux qui veulent un boîtier avec un style vraiment différent. Pour compléter cette gamme de boitiers et en harmonie avec la plupart des coloris des X50, HYTE a créé des ventilateurs Flow FX12 de 120 mm assortis. Ces derniers sont commercialisés en pack de 4. Cette quantité permet d’équiper intégralement le châssis.
Ses atouts – look unique, refroidissement efficace, montage facile – en font un choix solide pour les configs milieu ou haut de gamme. C’est clairement le châssis qui reste dans nos têtes à l’issue de ce Computex 2025.
Les Hyte X50 et X50 Air seront disponibles cet été. Les prix à cet instant seront respectivement de 149,99 $ et 119,99 $ pour les X50 et X50 Air. Mais on nous fait bien remarquer que les incertitudes sur les tarifs douaniers peuvent changer la donne. Nous avons évidemment hâte de pouvoir les tester.
Enfin, on ne résiste pas à vous montrer ce petit mod qui n’a rien à voir avec le X50 mais qui reste tout de même bien sympathique.