GPU Shield : l’adaptateur de Cooler Master arrive à 30 € !

Au Computex cette année, nous découvrions quelques petites nouveautés signées Cooler Master. Parmi elles, nous retrouvions le GPU Shield, un adaptateur surveillant le courant traversant le 12V-2×6 de votre carte graphique. Si une anomalie de fonctionnement est détectée, le témoin lumineux change de couleur tandis qu’une alarme retentit pour avertir l’utilisateur d’un dysfonctionnement. Bonne nouvelle, ce dernier arrive dès la semaine prochaine en Europe !

GPU Shield : l’adaptateur de Cooler Master arrive ! 

Protégez votre carte graphique grâce au GPU Shield ! 

Cooler Master GPU Shield

Dans les grandes lignes, le GPU Shield fait le pont entre votre carte graphique et votre alimentation, ce dernier dispose également de broches colorées pour s’assurer d’un branchement optimal. En interne, le boîtier vient surveiller le courant passant au travers des broches et selon l’intensité de l’anomalie, la diode intégrée change de couleur :

  • Vert : tout va bien
  • Rouge : l’intensité traversant les broches est comprise entre 9 et 12 A
  • Rouge clignotant : l’intensité est supérieure à 12 A

D’ailleurs, dans ces conditions, une alarme retentit avertissant l’utilisateur d’un dysfonctionnement. Derrière, la protection intégrée peut s’activer. Le but étant de réduire la consommation du GPU afin de préserver l’intégrité du connecteur d’alimentation. Dans les faits, l’alimentation au 12V-2×6 sera coupée par l’adaptateur pour éviter de faire fondre la prise. Il ne vous restera plus qu’à inspecter votre installation et redémarrer après vous être assuré que tout allait bien et après avoir tout rebranché.

30 € pour sauver un GPU qui en vaut maintenant 6000 ! 

Si le GPU Shield arrivait en Chine en août dernier, de notre côté, en Europe, nous n’étions pas encore servis. Bonne nouvelle, les choses sont en train de bouger puisque la marque annonce une disponibilité pour la semaine prochaine tandis que le prix de vente est loin d’être déconnant. En effet, nous sommes à 29,99 € en prix de vente unitaire. Clairement, ce prix ne représente que 0,41 % des 7 350 € d’une RTX 5090 WindForce OC de chez Gigabyte (Top Achat). Sur une RTX 5070 Ti, l’adaptateur ne pèse que 2 % du prix d’achat d’un modèle Ventus 3X. Bref, le jeu en vaut la chandelle à notre sens.


Par ici la fiche produit de Cooler Master !


Un revendeur chinois vend de fausses RTX 4090 pour $52 !

En Chine, il y aurait un revendeur qui vendrait volontairement de fausses RTX 4090. Au vu de la description du produit, on ne peut pas dire que la carte soit vendue avec l’intention d’escroquer les clients, la description étant plutôt transparente. Non, là où ça pose un problème, c’est que certains seraient tentés de les revendre comme des produits originaux, c’est d’ailleurs ce qui est arrivé à notre Russe un peu plus tôt dans la matinée.

De fausses RTX 4090 vendues 52 $ en Chine :

Un faux GPU de RTX 4090 et de fausses puces mémoire !

Fausse RTX 4090

Pour $52, vous aurez la possibilité d’acquérir une authentique fausse RTX 4090 en Chine. L’annonce est claire et mentionne explicitement une imitation de 24 Go de mémoire et du GPU de la carte. Cette dernière met en avant des sorties DisplayPort et HDMI. L’annonce mentionne la carte comme adaptée aux démontages, à la réparation, comme filler ou à des fins d’exposition. Typiquement le genre de carte que l’on peut acheter pour compléter un décor de streamer ou à des fins pédagogiques. De plus, la carte ressemble clairement à un modèle en provenance de chez ASUS. Par ailleurs, la carte ne dispose d’aucun dissipateur ni système de refroidissement installé.

Attention aux mauvais usages : 

Évidemment, si le fait de vendre de fausses cartes comme celle-ci ne nous dérange pas sur le principe, tant qu’il n’y a aucun doute possible pour l’acheteur (l’annonce est d’ailleurs assez explicite), c’est la manière dont ces cartes peuvent être utilisées qui pose un souci. Effectivement, on peut rapidement imaginer des escrocs acheter ce type de produit pour ensuite les revendre comme du matériel original, sans dissipateur ou pour réparation uniquement. C’est également ce qui s’est produit un peu plus tôt.

Cette affaire a donc été repérée par le réparateur russe Vik-On dont nous avons déjà parlé sur le site.

MSI fait importer une RTX 5090 pour un remplacement !

Du côté de MSI, nous apprenons que l’entreprise fait importer une RTX 5090 directement depuis Taïwan pour remplacer une carte dont le connecteur d’alimentation a fondu. Précisons que la carte était utilisée dans le secteur de l’intelligence artificielle, chose que MSI aurait d’ailleurs relevée lors des échanges avec le client. Mais, étrangement, cela n’a pas invalidé la demande de prise en charge !

RTX 5090 : une carte importée de Taïwan pour honorer un remplacement !

La RTX 5090 qui grille en utilisation sur de l’IA ! 

MSI RTX 5090 Gaming Trio

Pour faire simple, l’utilisateur en question dispose d’une RTX 5090, une carte installée dans un PC préassemblé de chez MSI. Mais un jour, le propriétaire s’aperçoit que sa carte n’est plus reconnue sous Linux tandis que la bascule sous Windows n’a rien changé. Finalement, il tente une procédure classique avec coupure de l’alimentation, désinstallation du pilote en mode sans échec, mais aucune amélioration… Pas le choix, il faut passer par la case RMA, une étape un peu critique puisque certaines marques cherchent la petite bête pour se dédouaner de leurs obligations.

Bref, durant les échanges avec le SAV, MSI aurait indiqué à l’utilisateur que le logiciel d’IA (Ollama) qu’il utilisait était la raison pour laquelle la carte aurait rendu l’âme. Cependant, aucune capture d’écran n’est fournie, il faut donc croire l’utilisateur sur parole. Néanmoins, il profite tout de même d’un remplacement de son matériel et comme la marque n’a pas de stock localement, elle fait importer directement une carte de rechange depuis Taïwan pour honorer ses engagements.

Ollama responsable ? L’utilisateur n’y croit pas !

De son côté, le propriétaire de la carte ne croit pas que le logiciel qu’il utilise soit responsable de la mort de sa carte. Lorsqu’il fait tourner Qwen 3.8 27B (Q4) via Ollama, il indiquait avoir des températures comprises entre 30 et 50 °C pendant l’inférence. Selon lui, le GPU n’a pas pu mourir dans ces charges de travail normales.

Quoi qu’il en soit, le travail de MSI est à saluer ici puisque la marque a remplacé la carte de l’utilisateur sans chercher la petite bête. Ce n’est pas toujours comme ça.

Il achète une fausse RTX 4090 pour 350 $ en espérant la faire réparer

Nouvelle histoire impliquant une contrefaçon de carte graphique. En effet, un Russe achète une RTX 4090 pour 30 000 roubles, soit l’équivalent de 350 $. La carte est nue, il ne s’agit que du PCB, ce modèle étant vendu sans dissipateur. Dès lors, les tests pour vérifier qu’elle fonctionne sont compliqués. Néanmoins, il se lance quand même dans l’aventure en pensant pouvoir faire restaurer la carte. Grave erreur !

RTX 4090 : escroqué de 350 $ en pensant la faire restaurer par la suite !

Une fausse puce de RTX 4090 et de la fausse mémoire !

RTX 4090 Fake

Pour faire simple, la personne en question a acheté un PCB vide de GPU et de mémoire. En réalité, ces éléments ne sont que des répliques du modèle original, mais ne fonctionnent pas. Pourtant, sur ce PCB ASUS, nous retrouvons tous les éléments constituant la carte avec le connecteur à 16 broches en haut à droite, les étages d’alimentation, le logo ASUS sur la languette derrière le PCIe ainsi qu’un GPU et des puces mémoire. Le GPU comporte bien un marquage AD102-300-A1 tandis que les modules mémoire portent des marquages Micron.

Des différences avec le produit original :

Évidemment, la carte est parvenue entre les mains de Vik-On, un technicien informatique russe également. Ce dernier a tout de suite repéré la supercherie puisque, malgré la présence de faux composants, ces derniers ne sont pas 100 % conformes à l’original. Par exemple, sur le GPU, la couleur du substrat ne correspond pas, ainsi que le lettrage ou la manière dont la surface de la puce brille. D’autre part, lorsque le faux GPU a été dessoudé, la surface de contact ne ressemble pas non plus à un vrai GPU, d’autant que le masque de soudure se détériorait durant le processus de nettoyage.

Au niveau de la mémoire, après avoir dessoudé un module, il apparaît qu’il s’agirait plutôt de mémoire en GDDR6 plutôt que GDDR6X. En revanche, le PCB ressemblerait davantage à un circuit imprimé de RTX 3090 Ti.

Au final, il semblerait que le vendeur ait encore du stock de cartes. Reste à savoir s’il a conscience de ce qu’il vend ou s’il revend de faux PCB à son insu ? Telle est la question. Maintenant, ce genre de carte vise clairement les personnes en quête de bonnes affaires dont le but est de restaurer une carte à moindres frais. Sachez tout de même qu’en Russie, une RTX 4090 fonctionnelle atteint les 2 800 $ environ, soit 240 000 roubles. Dès lors, des cartes à réparer vendues 30 000 roubles, on peut comprendre que ça attire du monde.

RDNA 5 : vers des fréquences GPU élevées ?

De nouvelles rumeurs font surface du côté d’AMD et de ses prochaines générations de cartes graphiques. En effet, des leakers évoquent une fréquence de 4 GHz pour les GPU RDNA 5 de future génération. Évidemment, le crédit à apporter à ce type de rumeur reste difficile à évaluer. Cependant, il semblerait que l’on se dirige vers une augmentation générale des fréquences du côté des composants AMD pour les futures générations de CPU et GPU.

RDNA 5 : la barre des 4 GHz atteinte ? 

Hausse généralisée des fréquences pour Zen 6 et RDNA 5 ? 

Bien entendu, plus les fréquences augmentent, plus les performances suivent, mais ce n’est pas le seul facteur à prendre en compte pour élever le niveau de performances. Sur une carte graphique, le nombre d’unités de calcul est à prendre en compte, ainsi que la bande passante mémoire. La rapidité des unités dédiées au ray tracing est importante dans le domaine des jeux vidéo lorsque l’on active la technologie, etc., etc. Mais une hausse des fréquences soutient l’augmentation des performances de manière générale.

Si l’on en croit les dernières rumeurs, les fréquences vont donc augmenter de manière significative. Mais encore une fois, reste à savoir dans quelles proportions puisque selon la source, on parle de hausses importantes à des hausses complètement délirantes. Si la RX 9070 XT fonctionnait à 2,97 GHz, avec RDNA 5, on peut s’attendre à des fréquences comprises entre 3,1 et 3,4 GHz selon KeplerL2, un leaker fiable. À l’inverse, d’autres évoquent des gains situés sur la tranche haute des 3 GHz, donc de 3,4 à 3,9 GHz quand RedGamingTech nous parle de 4 GHz… À savoir tout de même qu’entre 3,1 et 3,4 GHz, les gains sont de 4,3 à 14,4 % supérieurs à ceux de la RX 9070 XT.

Attention aux rumeurs sensationnalistes : 

Même si RDNA 5 devrait être gravé en N3P, du 3 nm, il convient de prendre un peu de recul quant à ce type de rumeur sensationnaliste. Même si AMD est capable de réaliser des bonds de fréquence importants comme lors du passage de Zen 3 à Zen 4, il nous paraît peu probable que le GPU gagne 1 GHz comme ça. Il en va de même pour Zen 6 dont les 7 GHz étaient annoncés par certains leaker. Affaire à suivre, bien évidemment.

RTX 3090 Ti Kingpin : NVIDIA, un fauteur de trouble ?

La RTX 3090 Ti Kingpin est la dernière carte graphique en date à porter le nom du célèbre overclocker. Cependant, dans une vidéo récente où il reçoit plein de nouveau matos en provenance de chez ASUS, il revient sur le lancement de la dernière carte à porter son nom chez EVGA. En effet, selon lui, le lancement ne s’est pas très bien déroulé et ce serait la faute de NVIDIA. Dans sa conception originale, Vince Lucido « Kingpin » souhaitait intégrer deux connecteurs d’alimentation à 16 broches là où NVIDIA n’en voulait qu’un.

RTX 3090 Ti Kingpin : un lancement chaotique à cause de NVIDIA ?

Des quantités limitées de RTX 3090 Ti Kingpin à cause de cette histoire de connecteur ? 

RTX 3090 Ti KingPin
RTX 3090 KingPin, pour illustration.

Selon Kingpin, si on investit une somme importante en plus dans une carte graphique, on doit être en mesure de faire ce qu’on veut de sa carte. C’est une logique qui se tient clairement, et c’est d’ailleurs pour cela qu’il souhaitait que sa RTX 3090 Ti Kingpin dispose de deux connecteurs d’alimentation 12VHPWR. De cette manière, la carte graphique peut prendre les watts nécessaires à sa montée en fréquence sans recourir à une quelconque modification ni ajout de connecteur. Cependant, NVIDIA ne semblait pas l’entendre de cette oreille et le caméléon ne voulait voir qu’une seule prise sur cette carte. À l’arrivée, ce désaccord aurait perturbé le planning de lancement de la carte en « foutant en l’air le planning de lancement », ce sont les mots qu’il a utilisés : « really screwed up the production timeline ». Bien entendu, les raisons de ce refus d’utiliser deux prises d’alimentation n’ont pas été évoquées. On peut imaginer que le caméléon souhaitait faire la promotion de sa nouvelle prise (qui était en train d’apparaître à ce moment-là) ou qu’il ne souhaitait pas que la carte propose un trop gros potentiel d’overclocking.

On connaît la suite :

Malheureusement, la suite de l’histoire, on la connaît, EVGA annoncera la fin de son business de cartes graphiques fin 2022. Entre-temps, nous avons le témoignage d’un des anciens cadres de l’entreprise qui évoque plus en détail les points de friction entre les deux entreprises. Il revient aussi sur la manière dont NVIDIA a fini par prendre le contrôle sur la manière dont les cartes doivent être conçues et quels mécanismes sont mis en place.

Évidemment, ce sont des faits rapportés, mais comme ils le sont par le créateur de la carte, on peut y porter une oreille attentive.

MSI MPG Ai1300TS PCIE5

Avec la MPG Ai1300TS PCIE5, MSI propose une alimentation de 1300 watts destinée aux configurations gaming les plus exigeantes et aux stations de travail professionnelles. Ce bloc d’alimentation est le « petit frère » de la MPG Ai1600TS PCIE5 que nous avons déjà testée plus tôt cette année. C’est un modèle haut de gamme qui dispose d’une certification 80 PLUS Titanium, d’une compatibilité ATX 3.1 et PCIe 5.1, ainsi qu’un système de protection avancé des cartes graphiques. Son positionnement est clair : fournir une alimentation électrique stable, efficace et silencieuse, même avec des composants particulièrement énergivores. La présence de deux connecteurs 12V-2×6 natifs permet notamment d’envisager des configurations équipées de plusieurs GPU moyens (2 x RTX 5090 ne passeront pas), destinées au calcul intensif, à la création de contenu ou à l’intelligence artificielle.

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MSI MPG Ai1300TS PCIE5 : un rendement solide et une protection intelligente

Commercialisée au prix de référence de 389,90 euros TTC sur la boutique officielle MSI, la MPG Ai1300TS PCIE5 appartient au segment premium. Son tarif la réserve avant tout aux utilisateurs qui recherchent davantage qu’une simple réserve de puissance. Elle mise notamment sur sa conception électrique, son rendement énergétique et ses mécanismes de sécurité. Compte tenu des nombreux problèmes avec les connecteurs 12V-2×6, ces dispositifs de sécurité ne sont plus vraiment un luxe en ce moment.

Qualité perçue et construction

Comme sa grande sœur, la construction de cette alimentation inspire confiance. MSI utilise un châssis en acier noir mat, avec des finitions soignées et des éléments graphiques discrets. Le bloc mesure 190 mm de profondeur, 150 mm de largeur et 86 mm de hauteur. Son format reste conforme aux dimensions générales d’une alimentation ATX, mais sa longueur importante impose quelques précautions. Dans un boîtier compact, il faudra vérifier l’espace disponible, notamment lorsque la cage des disques durs se trouve à proximité. Avec un poids mesuré d’environ 2,3 kg, cette alimentation ne joue clairement pas dans la catégorie des poids plumes. Là encore, dans le cas d’une installation sur un berceau supérieur, il faudra vraiment vérifier la capacité de ce dernier à maintenir ce beau bébé.

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Le câblage entièrement modulaire est un incontournable sur cette gamme de prix, et représente un avantage appréciable au montage. L’utilisateur peut sélectionner uniquement les faisceaux nécessaires, ce qui facilite leur rangement et améliore la circulation de l’air. Les câbles disposent d’une gaine gaufrée individuelle, offrant davantage de souplesse que certains faisceaux traditionnels. Des peignes de rangement sont également présents sur les principaux câbles. Sur le sujet, on constate que MSI soigne des détails qui peuvent faire la différence dans une configuration haut de gamme, particulièrement lorsqu’elle possède un panneau latéral vitré. C’est évidemment positif.

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L’alimentation se distingue surtout par ses deux prises 12V-2×6, chacune associée à un câble annoncé pour 600 watts. Les connecteurs comportent une zone jaune servant de repère visuel. Lorsque le branchement est correctement réalisé, cette partie colorée ne doit plus apparaître. Ce dispositif simple contribue à limiter les risques liés à une mauvaise insertion du câble. Il ne dispense toutefois pas d’un contrôle minutieux, particulièrement avec les cartes graphiques les plus gourmandes. Par ailleurs, la présence de deux câbles de 600 watts ne signifie pas que l’alimentation peut fournir 1200 watts aux seuls GPU, tout en alimentant simultanément le reste de la machine.

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Au quotidien, la MPG Ai1300TS PCIE5 cherche également à se faire oublier. Son ventilateur de 135 mm, équipé d’un roulement hydrodynamique, bénéficie d’un fonctionnement semi-passif. Lorsque la consommation reste modérée, la ventilation peut s’arrêter complètement. Le bloc devient alors pratiquement inaudible, ce qui convient particulièrement aux usages bureautiques, multimédias ou à une machine puissante fonctionnant au repos.

MSI MPG Ai1300TS PCIE5
Connectiques de la MSI MPG Ai1300TS PCIE5

Enfin, MSI ajoute une dimension logicielle à son alimentation. Une liaison USB interne permet d’exploiter MSI Center, avec des informations sur la consommation, les tensions, la température et l’activité des connecteurs graphiques. L’ensemble transforme cette alimentation en véritable outil de surveillance électrique, là où de nombreux modèles concurrents se contentent de délivrer du courant.

L'alimentation MPG Ai1300TS PCIE5

Caractéristiques techniques et performances mesurées

La MSI MPG Ai1300TS PCIE5 repose sur une plateforme conçue par Channel Well Technology (CWT), un fabricant reconnu dans le domaine des alimentations PC. Son architecture associe plusieurs technologies de conversion électrique, une régulation numérique et des composants sélectionnés pour fonctionner sous des charges importantes. Le courant est principalement distribué par un unique rail +12 V, capable de délivrer 108,33 ampères. Cette ligne fournit pratiquement toute la puissance nominale du bloc, soit 1299,96 watts. Les tensions secondaires +5 V et +3,3 V bénéficient de convertisseurs DC-DC dédiés, afin de maintenir une régulation précise malgré les variations de consommation des différents composants.

Fiche technique détaillée et mesures de la MPG Ai1300TS PCIE5

CaractéristiqueSpécifications
FabricantMSI
ModèleMPG Ai1300TS PCIE5
Fabricant de la plateformeChannel Well Technology (CWT)
Puissance nominale1300 W
FormatATX
NormesATX 3.1, PCIe 5.1
Certification énergétique80 PLUS Titanium
Certification Cybenetics, 115 VETA Titanium
Certification Cybenetics, 230 VETA Platinum
Certification acoustique CybeneticsLAMBDA A+
Rendement moyen, 115 V91,604 %
Rendement moyen, 230 V92,763 %
Rendement à 50 % de charge, 230 V94,384 %
Rendement à 100 % de charge, 230 V92,859 %
Facteur de puissance moyen, 230 V0,936
Tension d’entrée100 à 240 V
Fréquence secteur50 à 60 Hz
Correction du facteur de puissancePFC actif entrelacé
Rail +12 V108,33 A, 1299,96 W
Rail +5 V22 A
Rail +3,3 V22 A
Puissance cumulée +3,3 V / +5 V120 W
Rail +5VSB3 A, 15 W
Architecture primairePFC entrelacé, pont complet, convertisseur résonant LLC
Architecture secondaireRedressement synchrone, convertisseurs DC-DC
Contrôle numériqueDeux contrôleurs Texas Instruments UCD3138A
CondensateursFabricants japonais, modèles 105 °C
VentilateurPower Logic PLA13525S12H, 135 mm
RoulementFluid Dynamic Bearing (FDB)
Mode semi-passifOui, désactivable
Connecteur carte mère1 × ATX 20+4 broches
Connecteurs processeur1 × EPS 8 broches + 1 × EPS 4+4 broches
Connecteurs GPU nouvelle génération2 × 12V-2×6, 600 W par câble
Connecteurs PCIe traditionnels7 × 6+2 broches
Connecteurs SATA8
Connecteurs Molex4
CâblesEntièrement modulaires, gaine individuelle gaufrée
Longueur des câbles GPU 12V-2×6600 mm
Longueur des câbles EPS650 mm
Connectivité logicielleLiaison USB interne, MSI Center
Protections électriquesOCP, OVP, UVP, OPP, OTP, SCP, SIP, NLO
Protections supplémentairesGPU Safeguard+, Fan Safeguard
Ondulation +12 V, pleine charge à 230 V37,85 mV
Régulation du +12 V, 230 V0,59 %
Temps de maintien électrique mesuré22,20 ms
Bruit moyen Cybenetics19,61 dB(A)
Dimensions190 × 150 × 86 mm
Poids mesuréEnviron 2,3 kg
Température nominale à pleine charge continueJusqu’à 40 °C
Garantie annoncée en France10 ans

 

Rendement : les éléments importants à retenir

La première qualité de la MPG Ai1300TS PCIE5 concerne son efficacité énergétique. Avec sa certification 80 PLUS Titanium, le bloc appartient à une catégorie particulièrement exigeante. L’objectif consiste à limiter les pertes lors de la transformation du courant alternatif en courant continu. Moins d’énergie dissipée signifie également moins de chaleur à évacuer, un avantage pour le refroidissement et le confort acoustique. Le laboratoire Cybenetics relève un rendement moyen de 92,763 % sur plus de 1450 combinaisons de charge à 230 V. À 50 % de charge, soit environ 650 watts délivrés, le rendement atteint 94,384 %. Même à pleine puissance, il reste à 92,859 %. En pratique, cela signifie qu’à environ 1300 watts fournis aux composants, l’alimentation absorbe approximativement 1400 watts sur le secteur dans les conditions de ce test.

 

Rendement mesuré à 230 V selon la charge

MSI MPG Ai1300TS PCIE5 — rendement énergétique

10 %

92,104 %

20 %

93,587 %

30 %

93,676 %

40 %

94,117 %

50 %

94,384 %

60 %

94,307 %

70 %

93,876 %

80 %

93,580 %

90 %

93,255 %

100 %

92,859 %

Échelle des barres : 90 à 95 % de rendement.

MSI revendique pour cette gamme l’emploi de composants en carbure de silicium (SiC), dans l’étage de correction du facteur de puissance. Cette technologie cherche à réduire les pertes de commutation et les dégagements thermiques. L’étage primaire utilise une architecture PFC entrelacée, associée à un convertisseur résonant LLC et à un pont complet. Côté secondaire, des MOSFET assurent le redressement synchrone, tandis que les lignes +5 V et +3,3 V disposent de leur propre conversion DC-DC. Deux contrôleurs numériques Texas Instruments UCD3138A participent au pilotage électrique. L’ensemble forme une architecture sophistiquée, très éloignée d’un simple bloc d’alimentation d’entrée de gamme.
Les composants passifs bénéficient également d’une attention particulière. On retiendra notamment la présence de deux condensateurs primaires Rubycon de 560 µF et un modèle Nippon Chemi-Con de 390 µF, tous annoncés pour 420 V et 105 °C. La capacité primaire cumulée atteint ainsi 1510 µF. Des condensateurs électrolytiques et polymères de fabricants japonais sont également employés dans les étages secondaires. Ces choix ne suffisent pas, à eux seuls, à garantir une durée de vie précise. Ils constituent néanmoins une base sérieuse pour assurer le filtrage, supporter les contraintes thermiques et accompagner les variations rapides de puissance.

MSI MPG_AI1300-TS

Le résultat de ces efforts est remarquable : à 230 V et pleine charge, on mesure une ondulation résiduelle de 37,85 mV sur le +12 V, nettement inférieure à la limite ATX habituelle de 120 mV. Les lignes +5 V et +3,3 V affichent respectivement 18,43 mV et 17,78 mV, elles aussi largement dans les tolérances. La régulation du rail +12 V reste contenue à 0,59 %. Cela traduit une bonne capacité à maintenir la tension malgré les changements de demande énergétique. Lors d’un essai transitoire à 200 %, on observe cependant un minimum de 11,43 V sur le +12 V, proche de la limite basse habituelle de 11,40 V. Le résultat reste conforme, mais montre que la réponse aux sollicitations très brusques n’est pas totalement exempte de fluctuations.
Le temps de maintien électrique atteint pour sa part 22,20 ms. Cette valeur représente la durée pendant laquelle les sorties peuvent être maintenues après une interruption de l’entrée secteur, dans les conditions du test. Le signal PWR_OK présente quant à lui un délai de maintien de 18,40 ms après la perte du secteur. Ces performances apportent une marge intéressante face aux microcoupures très brèves. Elles ne remplacent évidemment pas un onduleur, mais témoignent de réserves énergétiques correctement dimensionnées.

En fonctionnement : le bruit

Le silence constitue également l’une des principales réussites de cette alimentation. Avec une mesure moyenne de 19,61 dB(A) sur ses nombreuses combinaisons de charge, là aussi le bloc MSI confirme un fonctionnement acoustique maîtrisé. La clé de cette réussite, c’est aussi le paramétrage d’usine des courbes de ventilation. Le ventilateur reste arrêté jusqu’à 50 % de sollicitation, soit environ 650 watts délivrés. À 60 %, il démarre autour de 443 tr/min et produit seulement 10,4 dB(A). À 80 %, il atteint 840 tr/min pour 22,3 dB(A). À pleine puissance, sa vitesse grimpe à environ 1278 tr/min, avec 32,9 dB(A). L’alimentation est donc remarquablement discrète à charge modérée, même si elle devient naturellement plus audible lorsqu’elle approche de ses limites.

 

Les protections

Safeguard+

La protection GPU Safeguard+ constitue probablement l’argument technique fort mis en avant par la marque. Le dispositif surveille individuellement le courant circulant dans les broches d’alimentation des connecteurs 12V-2×6. Cette surveillance vise notamment à détecter des déséquilibres susceptibles d’accompagner un mauvais contact électrique. Lorsqu’une anomalie est identifiée, l’alimentation déclenche une alerte sonore et peut envoyer une notification par MSI Center. Dans les faits, l’alerte dure jusqu’à 180 secondes avant une intervention entraînant la perte du signal vidéo si le problème persiste. Cette protection cherche à limiter les dommages éventuels au connecteur et à la carte graphique. Dans la réalité, et comme chez la plupart des offres concurrentes, cette solution ne constitue toutefois pas une garantie absolue contre toute défaillance électrique ou tout échauffement.
Le système Fan Safeguard complète cette surveillance. Il détecte un arrêt anormal du ventilateur et déclenche une alerte sonore. Si la situation persiste, le bloc peut provoquer l’arrêt du système après une dizaine de secondes pour éviter une surchauffe. À cela s’ajoutent les protections classiques contre les surtensions, les sous-tensions, les surintensités, les courts-circuits, les surcharges et les températures excessives.

Le contrôle sous MSI Center

MSI Center apporte des fonctions de contrôle et d’observation intéressantes. Le logiciel permet de consulter la puissance délivrée, les principales tensions électriques, le rendement estimé et les informations concernant les connecteurs GPU. Des graphiques enregistrent les évolutions de consommation, avec une possibilité d’exportation au format CSV. Cette fonctionnalité peut intéresser les amateurs d’overclocking, désireux d’identifier les variations de charge de leur configuration. MSI Afterburner, à partir de la version 4.6.7, peut également exploiter la surveillance du courant par broche et adapter la limite de puissance du GPU lorsqu’une anomalie est détectée. Pour ceux qui s’engagent dans cette voie, l’utilisation du module Cooling Wizard peut permettre de profiter des réglages plus fins. Le logiciel permet de désactiver le mode semi-passif et d’intervenir sur la vitesse du ventilateur notamment.

MSI MPG Ai1300TS PCIE5 : le bilan

La première chose à retenir, c’est que cette alimentation suit exactement les pas de sa grande sœur avec une excellente qualité de fabrication. Cela va au-delà de son esthétique (très réussie). Son rendement élevé, ses tensions stables et son fonctionnement silencieux constituent des arguments décisifs pour les utilisateurs exigeants. Enfin, son silence global au quotidien et sous forte charge vient compléter un tableau très favorable.

La présence de GPU Safeguard+ est un argument supplémentaire pour la tranquillité d’esprit de son futur propriétaire. Une tranquillité d’esprit renforcée par une garantie de 10 ans. Évidemment, si vous vous lancez dans la construction d’une machine haut de gamme avec un « gros » GPU, les connecteurs d’alimentation concentrent régulièrement les inquiétudes. MSI propose une surveillance électrique directement intégrée au bloc. Cette fonctionnalité apporte une protection supplémentaire, sans imposer l’installation d’un dispositif de contrôle externe. Fan Safeguard, la compatibilité ATX 3.1 et les deux câbles 12V-2×6 complètent une offre particulièrement rassurante. Cela ne vous dispensera néanmoins pas de rester attentif aux bonnes pratiques de branchement et de vérifier régulièrement l’état de ces connecteurs.

MSI MPG Ai1300TS PCIE5

Au tableau des réserves, on peut dire que celles-ci sont minimes, mais nécessitent d’être prises en compte avant l’achat. C’est notamment au niveau des mensurations de ce bloc qu’il faudra être attentif : avec une profondeur de 190 mm et un poids de près de 2,3 kg, l’intégration peut se révéler compliquée dans certains boîtiers.

Conclusion

Pour une configuration musclée, il est difficile de ne pas recommander l’alimentation MPG Ai1300TS PCIE5. Elle confirme que, globalement, MSI a fait les bons choix pour se hisser au niveau des meilleurs sur le marché des blocs haut de gamme. Elle associe une puissance importante, un très bon rendement, des fonctions de sécurité intéressantes, une excellente qualité de fabrication, le tout en proposant un fonctionnement discret. Au final, au moment de la parution de cet article, on constate qu’il faut débourser entre 380 et 399 € pour s’offrir cette alimentation. Une somme importante, évidemment, mais qu’il faut nuancer en considérant la qualité d’un bloc qui va vous accompagner pendant de longues années.

Test : XPG MARS 980 BLADE 1 To

Aujourd’hui, on passe en revue un nouveau SSD tout droit en provenance de chez XPG, la branche gaming de chez Adata. La référence du jour se situe dans le haut de gamme des produits de stockage de la marque grâce à son interface Gen 5. Mais qu’en est-il réellement ? On vous donne notre réponse dans ce test !

XPG MARS 980 BLADE avec dissipateur

Merci à XPG pour la mise à disposition de cet exemplaire !

Le MARS 980 BLADE 1TB :

Unboxing :

Le MARS 980 BLADE est livré dans un emballage tout en rouge. Une couleur de boîte habituelle pour les produits de la marque, comme nous avions pu le remarquer lors de notre test de l’alimentation Core Reactor II VE 850W. Dessus, on y retrouve les caractéristiques clés du SSD, telles que sa capacité, sa référence ou encore sa compatibilité Gen 5.

Une fois la boîte ouverte, nous retrouvons un support en carton contenant et protégeant le SSD. Celui-ci est très bien maintenu, il ne risquera pas de bouger durant le transport.

Enfin, le SSD et son dissipateur sont tous deux rangés dans un sachet en plastique. Le dissipateur n’est pas fixé d’origine au SSD, afin de vous permettre d’installer le SSD sous un dissipateur de carte mère sans devoir démonter celui livré.

Le XPG MARS 980 BLADE 1TB :

Le XPG MARS 980 BLADE est un SSD se plaçant parmi les références premium de la marque, mais également du marché. Il sera décliné en quatre versions : 1 To, 2 To, 4 To et 8 To. Des variantes classiques pour ce type de composant. Notre version du jour, celle en 1 To, est la moins performante des quatre avec des vitesses séquentielles annoncées de 10 000 MB/s en écriture et de 14 000 MB/s en lecture. Face à 13 000 MB/s en écriture et 14 000 MB/s en lecture pour les versions supérieures.

XPG MARS 980 BLADE

Ce SSD est livré avec un « vrai » dissipateur et non une étiquette en graphène comme on peut le retrouver sur d’autres SSD. Si l’initiative peut être saluée, nous n’y voyons pas une grande utilité. En effet, ce type de SSD a souvent tendance à chauffer et devra dans tous les cas être installé sous un dissipateur de carte mère.

Au cœur de ce SSD se trouve un contrôleur Silicon Motion, plus précisément le SM2508, fabriqué en 6 nm par TSMC. Un choix technique judicieux, puisqu’il s’agit d’un des meilleurs, si ce n’est le meilleur contrôleur pour un SSD Gen 5 très performant. De plus, il s’appuie sur un cache DDR4. Parfait pour garder de hauts débits stables lors d’utilisations intensives. Ce contrôleur supporte également jusqu’à huit canaux NAND à 3 600 Mt/s, garantissant une fluidité exemplaire dans les transferts de données massifs. Cela permet, par exemple, des modèles de 8 To comme le Kingston Fury Renegade G5.

XPG MARS 980 BLADE contrôleur

Pour la mémoire NAND, XPG s’appuie sur des puces 3D TLC (référence B58R) empilées sur 232 couches en provenance de chez Micron. Ces puces NAND offrent une densité élevée, un débit de 2400 MT/s par canal et une endurance solide. Le TBW (quantité de données que l’on peut écrire sur le SSD) de notre version est de 740 To et son MTBF (espérance de vie théorique avant qu’une panne n’ait lieu) est de 2 millions d’heures. 

Pour ce modèle 1 To, XPG a intégré 1 Go de mémoire cache DDR4 divisé en deux puces de 512 Mo en provenance de chez Samsung. Ce cache permet d’optimiser les accès aléatoires et la gestion du cache SLC dynamique. Cela permet d’augmenter les performances lors de tâches lourdes telles que l’ouverture de fichiers volumineux, leur édition ou le lancement de jeux vidéo.

XPG MARS 980 BLADE en détails

Résumé des caractéristiques :

CaractéristiqueXPG MARS 980 BLADE
FormatM.2 2280
InterfacePCIe 5.0 x4
ContrôleurSilicon Motion SM2508
Mémoire NANDMicron B58R – 3D TLC 232L
Capacités1 To / 2 To / 4 To
Lecture séquentielle14 000 Mo/s pour les versions 1 To / 2 To / 4 To
Écriture séquentielle10 000 Mo/s pour la version 1 To et 13 000 Mo/s pour les versions 2 To / 4 To
DRAMOui
CacheSLC + DRAM
TBW740 To (1 To) / 1 480 To (2 To) / 2 960 To (4 To)
MTBFJusqu’à 2 000 000 h
Garantie5 ans

XPG MARS 980 BLADE

Le protocole de test :

Notre protocole de test :

Pour évaluer ce SSD, nous opterons pour une configuration AMD. En l’occurrence, avec une carte mère Sapphire B850M Nitro+ que l’on a choisie d’associer à un processeur Ryzen 9 7950X3D. Si vous songez à acquérir un SSD tel que le MARS 980 BLADE, assurez-vous que votre carte mère est compatible avec l’interface PCIe Gen 5. En effet, il faudra s’assurer de cette compatibilité avec les chipsets AMD plus anciens comme le B650. Par ailleurs, sur une plateforme Intel Arrow Lake, ce SSD ne pourra pas exploiter pleinement ses capacités. Effectivement, les processeurs Core Ultra 200 sont limités à un débit maximal de 12 000 Mo/s en lecture. Par conséquent, l’investissement dans un SSD haut de gamme comme celui-ci pour ce type de configuration nécessite une réflexion supplémentaire.

En ce qui concerne les performances que nous avons relevées sur ce SSD, celles-ci peuvent varier d’une configuration à l’autre d’une centaine de Mo/s. Cela dépend principalement de votre processeur, de votre BIOS, de la température du SSD…

Pour vous donner des résultats qui se rapprocheront le plus de ce que vous obtiendrez une fois le SSD dans votre PC, celui-ci a passé tous les tests sous un dissipateur de carte mère. Si vous n’en possédez pas, nous vous recommandons fortement d’en acheter un séparément. Car même avec des températures dites contrôlées, du thermal throttling va obligatoirement apparaître au cours de l’utilisation.

XPG MARS 980 BLADE

Enfin, afin de garantir des résultats les plus précis et les plus fiables possible, les tests ont été reconduits à plusieurs reprises. Au minimum deux fois et jusqu’à trois fois dans certains cas.

La configuration de test :

  • Carte mère : Sapphire B850M Nitro+
  • Processeur : AMD Ryzen 9 7950X3D
  • Mémoire : Corsair Vengeance RGB 6000 MT/s CL30 (2 x 16 Go)
  • Carte graphique : Asus TUF 1660 SUPER
  • Système de refroidissement : be quiet! Pure Loop 2 240 mm
  • SSD : XPG MARS 980 BLADE 1TB
  • Alimentation : NZXT C1500 Platinum
  • Système d’exploitation : Windows 11 (25H2)

Les benchmarks utilisés :

  • 3DMark Storage Benchmark
  • Crystal Disk Mark
  • ATTO Disk Benchmark
  • AS SSD Benchmark
  • PCMark 10
  • Anvil Benchmark

Les performances :

CrystalDiskMark :

On commence nos tests par CrystalDiskMark. Avec ce test, nous allons mesurer principalement les débits d’écriture et de lecture séquentiels. Ce test nous permet de voir si les débits annoncés par le constructeur sont bien présents.

XPG MARS 980 BLADE CrystalDiskMark

Les valeurs obtenues sont globalement très correctes, avec plus de 14 400 MB/s de vitesse séquentielle de lecture. On regrette cependant une vitesse séquentielle d’écriture bien en dessous d’autres références concurrentes que nous avons précédemment testées.

AS SSD :

On continue avec AS SSD. Avec ce test, on va encore regarder les vitesses de lecture et d’écriture séquentielles. Mais ce qui nous intéressera le plus, ce sont les mesures en 4K, 4K 64 threads ainsi que le temps d’accès. Ce benchmark permet de voir les performances pour une utilisation lourde, comme du traitement vidéo.

XPG MARS 980 BLADE AS SSD

Comme sur le test précédent, nous obtenons de très bonnes valeurs du côté des performances de lecture. Mais du côté des performances d’écriture, nous sommes toujours autant en retrait par rapport à ce que nous mesurons d’habitude pour un SSD Gen 5.

ATTO Disk :

On va maintenant mesurer les débits d’écriture et de lecture du SSD en fonction de différentes tailles de fichiers. Les tailles de fichiers testées iront de 512 B à 64 MB.

XPG MARS 980 BLADE ATTO Disk

Même scénario ici, des performances de lecture très solides et très moyennes en écriture.

Anvil Benchmark :

Passons maintenant à Anvil Benchmark. Avec ce test, nous pouvons voir les temps de latence pour différents types d’utilisations. Nous aurons aussi un résultat concernant les vitesses d’écriture séquentielles et aléatoires. Mais ce qui nous intéressera le plus ici, ce seront les temps d’accès.

XPG MARS 980 BLADE Anvil Benchmark

Sur ce test, nous remarquons que le score de lecture est cette fois-ci en retrait face à ce que l’on peut espérer. Pour le score d’écriture, il est comme sur les autres tests : très moyen.

3DMark Storage Benchmark :

On arrive maintenant au benchmark destiné à la simulation d’une utilisation gaming. Ce test va nous permettre d’obtenir la bande passante et le temps d’accès moyen pour différents titres de jeux. Il mesure notamment les temps de chargement pour Battlefield 5 ou encore Call of Duty: Black Ops 4.

XPG MARS 980 BLADE 3DMark Storage Benchmark XPG MARS 980 BLADE 3DMark Storage Benchmark

Nous obtenons sur ce benchmark une bande passante et un temps d’accès moyen qui sont relativement mauvais pour un SSD de cette interface.

PCMark 10 :

On finit nos tests avec trois benchmarks de PCMark 10 : “Quick System Drive Benchmark”, “Data Drive Benchmark” et “Full System Drive Benchmark”. Avec ces tests, une simulation d’un usage quotidien et « normal » du SSD est effectuée. À la fin, on obtient la bande passante et le temps d’accès moyen.

XPG MARS 980 BLADE PCMark 10 Full Drive Benchmark XPG MARS 980 BLADE PCMark 10 Quick Drive Benchmark XPG MARS 980 BLADE PCMark 10 Data Drive Benchmark

Ici encore, les bandes passantes et les temps d’accès moyens obtenus sur ces trois tests se trouvent dans la fourchette basse des SSD Gen 5. Des performances que l’on peut qualifier de décevantes pour un tel SSD.

La chauffe :

Les températures :

Le principal défaut des SSD Gen 5 est la chauffe. Ce problème concernait notamment les premiers SSD possédant cette interface, qui chauffaient énormément. Pour remédier à cela, PNY, avec le CS3150-XHS, ainsi que d’autres fabricants, avaient décidé d’équiper leurs SSD de dissipateurs actifs. Ils utilisaient ainsi des ventilateurs pour dissiper la chaleur, entraînant des inconvénients comme le bruit ou encore la présence d’un câble d’alimentation et de contrôle des ventilateurs. Le tout, en ayant une chauffe toujours présente…

Heureusement, les SSD Gen 5 ont depuis bien évolué. Les nouvelles références peuvent désormais être facilement intégrées sous un dissipateur de carte mère. Une évolution qui est le fruit de l’amélioration de la finesse de gravure des contrôleurs. Malgré tout, ils chauffent toujours bien plus que les SSD en PCIe Gen 4. Nous allons donc vérifier si cette intégration est possible avec le XPG 980 BLADE, ou si la chauffe est un problème. Car si le SSD chauffe trop, il peut se brider et impacter les performances.

XPG MARS 980 BLADE températures

Afin de simuler une utilisation intensive, nous allons exécuter le test CrystalDiskMark plus de cinq fois de suite. Puis, nous noterons la température maximale atteinte par le SSD.

Au final, les températures se sont avérées assez basses. Elles n’ont pas dépassé les 59 degrés pendant plus de cinq tests CrystalDiskMark consécutifs. Nous avons souhaité continuer les tests jusqu’à dix tests d’affilée, résultant dans des températures sensiblement similaires (environ 61/62 degrés au maximum). Cette valeur relativement basse s’explique par le dissipateur thermique important installé sur notre carte mère Sapphire B850M Nitro+. Toutefois, attendez-vous à des températures plus élevées si votre carte mère est équipée d’un dissipateur thermique plus petit. Sans toutefois dépasser les 70 degrés, ce qui est tout à fait satisfaisant.

Face à d’autres SSD :

Pour pouvoir comparer les performances de ce SSD de chez XPG face à celles des SSD que nous avons précédemment testés, nous vous mettons à disposition ci-dessous plusieurs tableaux.

Dans ce premier tableau, nous pouvons facilement comparer les débits d’écriture et de lecture séquentielle relevés à l’aide de CrystalDiskMark lors de nos tests. On peut voir que le XPG MARS 980 BLADE est un SSD très rapide en lecture, mais beaucoup moins en écriture.

XPG MARS 980 BLADE contre d'autres SSD sur CrystalDiskMark

Le deuxième tableau s’appuie cette fois-ci sur le test 3DMark Storage, qui nous permet de comparer les performances du SSD en jeux. On peut remarquer que le SSD se positionne tout en bas des autres modèles équipés d’une interface Gen 5, y compris au niveau des latences lors d’une mise en condition « gaming ». Globalement, celui-ci propose des performances similaires au flagship des SSD Gen 4.

XPG MARS 980 BLADE contre d'autres SSD sur 3DMark

Enfin, le troisième et dernier tableau reprend les données de nos tests PCMark 10, qui permettent de voir les performances du SSD lors d’une utilisation professionnelle et quotidienne. Là encore, le SSD se place en dernière position parmi les SSD Gen 5.

XPG MARS 980 BLADE contre d'autres SSD sur PCMark 10

Conclusion :

Les performances :

Le XPG MARS 980 BLADE est un SSD globalement très rapide. Les débits annoncés sont parfaitement respectés, plaçant le SSD parmi les meilleurs en vitesse de lecture séquentielle, mais dans les derniers en vitesse d’écriture séquentielle. Dans nos tests orientés utilisation quotidienne et gaming, le SSD obtient globalement de bons résultats. Cependant, il reste bien en retrait face à d’autres références équipées d’une interface Gen 5.

En jeux, comme avec tous les autres SSD équipés de l’interface Gen 5, les gains sont limités et ne nécessitent pas de dépenser plus qu’un SSD Gen 4 pour en profiter. Des gains peu intéressants, surtout en ce moment, où les prix sont plus élevés que la normale. Une version équipée d’une interface PCIe Gen 4 sera donc tout aussi performante pour un joueur et la différence sera quasiment invisible.

XPG MARS 980 BLADE

La chauffe :

Malgré des performances en retrait face à la concurrence, la chauffe du SSD est parfaitement contenue. Durant nos tests de chauffe, le SSD n’a jamais dépassé les 60 degrés après plusieurs tests d’affilée. Évidemment, la température ne sera pas la même en fonction du dissipateur de votre carte mère. Elle pourrait augmenter en jeu ou lors de tâches intensives, lorsque la carte graphique expulsera de sa chaleur.

On en pense quoi au final :

Au final, ce SSD coche, malgré des performances limitées face à d’autres SSD Gen 5, toutes les cases. Il reste globalement performant, très bon pour une utilisation quotidienne poussée et il ne chauffe pas beaucoup. Cependant, au vu de ses performances dans nos benchmarks orientés vers un usage professionnel, les résultats ne sont pas aussi convaincants que d’autres modèles que nous avons testés précédemment.

Enfin, compte tenu de la situation du marché et des prix délirants qui règnent, nous avons donc décidé de nous baser uniquement sur ce que ce SSD propose pour rendre notre jugement. Il obtient finalement notre Award Silver.

Test : MSI MAG CoreFrozr AA13

Après avoir eu l’occasion de tester le V8 3DHP de Cooler Master dans le secteur des ventirads CPU, nous revoici avec le test d’une petite référence de chez MSI. En effet, la marque nous fait parvenir un exemplaire de son petit MAG CoreFrozr AA13, un dissipateur résolument d’entrée de gamme. Mais comme il en faut pour toutes les bourses et que tout le monde n’a pas les moyens d’investir plus de 100 € dans un dissipateur, nous allons donc voir ce que ce petit modèle a dans le ventre, c’est parti !

MSI MAG CoreFrozr AA13 boîte

Présentation :

Dans les grandes lignes, MSI nous propose un dissipateur qui se déclinera en noir ou en blanc. Ici, point d’option sans éclairage RGB, il faudra, dans tous les cas, se contenter d’un ventilateur lumineux. Si cet aspect ne vous plaît pas, vous pouvez toujours le couper via le logiciel de votre carte mère ou via votre BIOS, au choix.

Avec ce modèle, la marque met en avant un ventirad compact dont la hauteur ne sera pas un frein pour le montage dans un boîtier PC. Effectivement, nous sommes à moins de 160 mm en hauteur. Le radiateur adopte également un profil slim ce qui limitera les problèmes d’incompatibilité avec la RAM notamment.

Le radiateur adopte la conception classique d’un dissipateur d’entrée de gamme. Ainsi, nous retrouvons un total de quatre caloducs qui entreront en contact direct avec le CPU. MSI indique un meilleur transfert de chaleur puisque les heatpipes captent directement la chaleur émise par le CPU. Enfin, cet ensemble est conçu pour prendre en charge des enveloppes thermiques de 240 W au maximum.

Pour ce qui est de la pâte thermique, cette dernière est préappliquée et on sait ce que ça signifie. Aucune seringue ne sera fournie, donc, en cas de maintenance ou de nettoyage, il faudra en racheter une.

L’aspect esthétique est soigné avec un dissipateur intégralement noir d’une part. D’autre part, le logo du dragon est directement gravé au laser sur la première des 50 ailettes du radiateur.

Quant à la compatibilité des sockets, MSI annonce une prise en charge des plateformes récentes.

MSI MAG CoreFrozr AA13

Vous l’aurez compris, le prix sera très agressif puisque l’on retrouve ce modèle autour des 35 € hors promotion sur Amazon notamment. Cette tarification est en accord avec ce que propose ce dissipateur.

 

Au niveau du packaging, nous retrouvons une boîte simple avec une illustration sur le devant avec toute la charte graphique de la série MAG de la marque. À l’arrière, un bref rappel des fonctionnalités de l’AA13 est présent tandis que les caractéristiques détaillées se situent sur le côté.

À l’intérieur, nous retrouvons le radiateur à plat séparé de son ventilateur entouré par une épaisse protection en carton. L’ensemble est d’ailleurs entouré par de la mousse blanche tandis que le ventilateur repose dans le fond de la boîte. Une solution qui s’avère efficace, notre exemplaire est arrivé intact.

Le radiateur :

Le poids et les dimensions :

Comme dit un peu plus haut, le CoreFrozr AA13 est un petit dissipateur qui bénéficie de dimensions réduites afin de maximiser sa compatibilité avec les boîtiers présents sur le marché. En termes de hauteur, il affiche moins de 160 mm puisque nous sommes sur une hauteur totale de 152 mm. Il n’est pas particulièrement large avec ses 121 mm. Enfin, en largeur, il est question de 94,5 mm, pas de quoi poser de problème de compatibilité avec la RAM encore une fois.

Sur la balance, ce n’est pas un mastodonte puisqu’il ne pèse que 595 g, pas de quoi arracher un socket non plus.

La base :

MSI MAG CoreFrozr AA13 base

Sous le radiateur, nous retrouvons donc la base de dissipateur du jour. Comme on peut le voir, cette dernière met en avant un total de quatre caloducs en cuivre qui entreront en contact direct avec le dessus du processeur. C’est un assemblage dit « direct touch », à différencier des bases en cuivre pleines.

Le montage et l’ajustement de ces derniers sont précis et on ne ressent pas le passage des caloducs au doigt. C’est important pour assurer un contact optimal avec le CPU et donc maximiser les performances.

Au niveau des dimensions, les 38 x 35 mm sont suffisants pour couvrir correctement l’IHS des processeurs Intel et AMD en LGA-1700 et AM4/AM5.

Bien entendu, l’ensemble des caloducs traverse un empilement d’ailettes en aluminium et ces dernières sont au nombre de 50. Ici, la découpe est simple et droite. Contrairement à un modèle de chez DeepCool, il n’y aura pas de découpe en gaufrier ni en dent de scie.

Le radiateur/finition :

Ici, nous retrouvons un produit dont la finition demeure assez basique. En effet, contrairement à un Pure Rock 3 de be quiet! qui disposait d’un capot supérieur, ici, rien. En effet, il faudra se contenter d’une vue dégagée sur les embouts disgracieux des caloducs en cuivre, dommage. Cependant, la première ailette présente le dragon, logo phare de la marque, gravé directement au laser.

Pour le reste, nous avons le droit à un revêtement noir mat appliqué sur l’intégralité des ailettes en aluminium et des caloducs en cuivre. Même le dessus de la base est concerné tandis que les bras de montage restent gris.

Enfin, le maintien du ventilateur est assuré par un système de griffe en acier plutôt commun sur cette gamme de prix.

Compatibilité :

En matière de compatibilité, MSI indique que son ventirad pourra se monter sur les cartes mères suivantes :

  • Intel : LGA-1700 – LGA-1851
  • AMD : AM4 – AM5

Ce MAG CoreFrozr AA13 affiche donc une compatibilité limitée, seules les deux dernières générations de sockets sont compatibles tant du côté Intel qu’AMD. D’un autre côté, c’est un choix rationnel, rappelons que l’AM3 voyait le jour en 2009 contre 2011 pour l’AM3+ tandis que le LGA-1200, plus récent, arrivait il y a six ans.

Le ventilateur :

La ventilation est assurée par un unique moulin de 120 mm. Ce dernier profite d’une épaisseur standard de 25 mm, exit donc les 30 mm de ceux du V8 3DHP. Dans l’absolu, ce moulin reste assez classique avec un cadre carré et des silentblocs en caoutchouc aux quatre coins.

Les pales sont au nombre de sept et adoptent une courbure prononcée tandis qu’elles demeurent relativement fines. Le moyeu central n’est pas non plus le plus imposant qu’il nous ait été donné de voir. Cependant, un anneau reliant chacune d’entre elles est présent, probablement afin de garantir un certain équilibre de l’ensemble.

MSI MAG CoreFrozr AA13 ventilateur

La connectique reste classique avec une unique prise PWM à quatre broches pour l’alimentation et la gestion de la vitesse. En opposition, nous retrouvons une double prise mâle et femelle pour la partie RGB. Cet ensemble profite d’une longueur de câble de 30 cm.

Quant à ses caractéristiques, le ventilateur affiche une vitesse de fonctionnement de 2070 tr/min. À fond, le flux d’air atteindra les 62,6 CFM tandis que la pression statique montera jusqu’à 2,36 mmH2O.

Le bundle :

MSI MAG CoreFrozr AA13

La partie accessoire arrive dans une petite boîte en carton doublée d’un sachet plastique lequel renferme :

  • La notice obligatoire des régulateurs de l’Union européenne
  • Une backplate pour sockets Intel
  • Les bras de montage AMD
  • Un set de griffes en acier pour le ventilateur

Une partie accessoire qui va clairement à l’essentiel. Nous aurions apprécié de la pâte thermique en seringue ainsi qu’un second set de griffes permettant le montage d’un second ventilateur pour profiter d’une configuration push/pull.

Grosso modo :

Avec ce ventirad, MSI nous propose une référence d’entrée de gamme assez basique. On l’a vu, la concurrence parvient à proposer un petit capot supérieur pour une gamme de prix équivalente. Sinon, nous restons une recette bien connue du dissipateur en 120 mm avec radiateur slim et quatre caloducs en contact direct.

Installation

Pour la partie installation, il faudra conserver sa backplate AMD, MSI n’en fournissant pas. Si vous ne l’avez plus, un petit tour sur eBay devrait vous permettre d’en retrouver une facilement.

Le montage du MAG CoreFrozr AA13 :

MSI MAG CoreFrozr AA13 montage AMD

La partie montage est clairement simplifiée puisque les vis de serrage sont solidaires des bras de montage Intel et AMD. Si vous avez une carte mère LGA-1851/1700, il suffira simplement de positionner la backplate fournie au dos de votre carte mère, de retourner l’ensemble et de visser directement le radiateur. En effet, la pâte thermique étant préappliquée sur la base, il n’y a pas d’opération supplémentaire à réaliser.

Côté AMD, il faudra visser les bras de montage correspondants sur le ventirad. Encore une fois, pas de stress, on dévisse ceux en Intel installés d’office puis on visse ceux en AMD en réutilisant les vis d’origine. Attention au sens, l’encoche sur les bras doit être orientée vers le CPU, tandis que les pas de vis doivent pointer vers le bas. Une fois en place, on retire les bras d’origine de la carte mère, on positionne le ventirad sur le CPU puis on visse le tout.

Il ne reste plus qu’à brancher le ventilateur, le PWM sur une prise CPU_FAN de votre carte et la partie RGB sur un header correspondant.

Bref, une fois en place, nous constatons qu’il n’y a pas de problème d’incompatibilité avec la mémoire, une bonne chose.

Protocole

Nous vous proposerons les relevés effectués sur notre Ryzen 9 7900X consommant 65W, 105W et 170W. Il est à noter que sur la plus grosse consommation, certains dissipateurs ne sont pas parvenus à maintenir notre processeur au frais, la chauffe étant trop intense.

Ici, nous mesurons maintenant le delta entre la température relevée sur notre CPU et la température ambiante. Pour finir, la gestion de la vitesse de ventilation est maintenant confiée à notre carte mère. Lors des tests, nous faisons fonctionner les ventilateurs successivement à 100%, 66% et 33%.

MSI MAG CoreFrozr AA13 protocole

Pour les besoins du test, nous comparerons le CoreFrozr AA13 avec d’autres modèles simple tour et double tour en 120 mm et 140 mm :

Vitesse et bruit

Vitesse de ventilation :

On attaque donc notre série de relevés de températures, ici, on repart à zéro. Précisons tout de même les vitesses de ventilation enregistrées lors de nos relevés (pour 12V, 8V, 5V) :

AA13 vitesse Au niveau de la vitesse de fonctionnement, le petit ventirad de MSI affiche un ventilateur dont le profil de vitesse est élevé. En effet, à fond, ce dernier tourne jusqu’à 2050 tr/min pour finir à 1000 tr/min à basse vitesse. Le mi-régime se situe autour des 1850 tr/min. Cependant, ce n’est pas le ventilateur le plus rapide de notre comparatif, ce titre revient à l’AK700 Digital WH de DeepCool !

Bruit :

MAG CoreFrozr AA13 Bruit En matière de nuisance sonore, malgré un ventilateur plutôt véloce, ce MAG CoreFrozr AA13 ne s’en sort pas trop mal. Effectivement, il ne génère que 40 dB à fond pour être inaudible à 40 cm à basse vitesse. À mi-régime, il reste dans la moyenne avec ses 33 dB. Nous retiendrons que le Pure Rock 3 reste légèrement plus silencieux.

Températures CPU AMD

Processeur à 65W :

Nous commençons par notre profil en 65W, une consommation finalement assez basse, surtout lorsque l’on considère les monstres actuels. Cette consommation est là pour simuler de petits processeurs équipés de peu de cœurs, ou peu consommateurs.

Températures AMD 65W Bien évidemment, aucune difficulté ici pour refroidir un processeur qui ne fonctionne qu’à 65W. Mais dans ces conditions, le dissipateur de MSI vient se placer au niveau du Pure Rock 3 à haute vitesse pour se hisser au niveau de l’ETS-T41D d’Enermax à basse vitesse. En opposition, le T120 RGB est à la traîne par rapport à ses rivaux.

Processeur à 105W :

Ici, notre CPU tournera à 2,70 GHz constamment et sur tous ses cœurs. Nous appliquons un VCore de 1.030 pour obtenir une consommation d’une centaine de watts environ. Cela correspond à la valeur de TDP d’un Ryzen 7 7700X.

Température AMD 105W Le 105W fait déjà ses premières victimes avec un T120 RGB qui ne tient pas à basse vitesse. En opposition, le CoreFrozr AA13 se place toujours entre les Pure Rock 3 et ETS-T41D de be quiet! et Enermax. Il faut dire que les trois dissipateurs partagent un radiateur équivalent : 120 mm slim avec quatre caloducs.

Processeur à 170W :

Enfin, nous terminons avec notre profil 170W. Ici le dégagement thermique est plus important, et correspond au TDP par défaut du 7900X. Voyons comment s’en sortent nos coolings !

MSI MAG CoreFrozr AA13 Aïe, avec une consommation de 170W, le dissipateur de NZXT, le T120 RGB ne tient carrément pas la charge induite par notre Ryzen 9 7900X. En opposition, le MAG CoreFrozr AA13 se place devant l’ETS-T41D tandis que le Pure Rock 3 se montre un poil plus à l’aise dans ces conditions.

Ratio températures/bruit AMD

Sur ces graphiques de rapport perf/bruit, nous rappelons que le mieux est d’être placé le plus possible en bas à gauche du graphique. Pour la lecture, le point le plus à gauche symbolise la ventilation en 12V, celui au centre, la ventilation en 8V et le plus à droite en 5V.

65W de consommation :

Températures/bruit AMD 65W Avec une petite consommation, le ventirad de MSI affiche une courbe plutôt agressive puisque sur ses régimes les plus élevés, il vient concurrencer les SAMA A60B et AK700 Digital, il s’en éloigne sérieusement à basse vitesse où il se place au niveau du dissipateur d’Enermax.

105W de consommation :

Températures Bruit AMD 105W Si le T120 RGB est bon dernier, nous retiendrons un CoreFrozr AA13 se positionnant davantage au niveau d’un ETS-T41D, surtout à bas régime. Sur les vitesses les plus élevées, le Pure Rock 3 Black conserve un net avantage qui s’estompe à mesure que la vitesse diminue !

170W de consommation :

Températures/bruit AMD 170W Enfin, avec une grosse consommation, le ventirad de MSI affiche un positionnement cohérent en se plaçant entre les modèles d’Enermax et de be quiet!. Encore une fois, le T120 RGB disparaît des radars, ce dernier ne tenant pas la charge.

Températures CPU Intel

Processeur à 65W :

Nous commençons par le profil en 65W, une consommation finalement assez basse, surtout lorsque l’on considère celle de base de ce 13600KF. Ici, nous sommes là pour simuler celle de petits processeurs équipés de peu de cœurs ou peu énergivores. En théorie, tout le monde devrait bien s’en sortir !

Températures Intel 65W Sur CPU Intel, nous avons affaire à un CoreFrozr AA13 qui vient se placer parmi les dissipateurs du même type. Ainsi, il se place entre les Pure Rock 3 Black et ETS-T41D. Ici, le T120 RGB se laisse moins marcher sur les pieds, du moins, à haute vitesse. Il prend toujours un peu de retard à bas régime.

Processeur à 125W :

Ici, nous effectuons nos relevés sur un Core i5 13600KF dont la consommation atteint 125W, la consommation de base pour ce processeur. Cela correspond à la puissance consommée de manière prolongée du processeur.

Températures Intel 125W Avec une consommation qui passe à 125W, le T120 RGB prend du retard pendant que notre dissipateur de chez MSI se place devant celui d’Enermax à fond, légèrement derrière sur ses autres régimes. En opposition, le Pure Rock 3 se montre plus à l’aise à fond qu’à basse vitesse.

Processeur à 170W :

Enfin, nous terminons nos séries de relevés avec notre Core i5 13600KF qui consomme 170W. Pour cela on pousse un peu plus les fréquences ainsi que le VCore, qui monte maintenant à 1,350V !

Température Intel 170W On termine à 170W où le ventirad de MSI se place encore une fois au niveau des Pure Rock 3 et ETS-T41D selon les régimes de ventilateurs. Cependant, il ne tient pas le bas régime… En même temps, très peu de ventirad le peuvent, sauf l’Assassin IV VC Vision qui boxe dans une catégorie toute autre.

Ratio températures/bruit Intel

Sur ces graphiques de rapport perf/bruit, nous rappelons que le mieux est d’être placé le plus possible en bas à gauche du graphique. Pour la lecture, le point le plus à gauche symbolise la ventilation en 12V, celui au centre, la ventilation en 8V et le plus à droite en 5V.

65W de consommation :

températres/bruit 65W Sur le ratio températures/bruit, à 65W, le MAG CoreFrozr AA13 vient se placer au niveau d’un Pure Rock 3. Ici, l’ETS-T41D d’Enermax semble être le dissipateur le plus à l’aise. Quant au T120 RGB, il accuse un léger retard par rapport à ses concurrents de même format.

125W de consommation :

températres/bruit 125W Avec une consommation légèrement supérieure, les trois petits ventirads proposent un ratio températures/bruit très similaire. Le Pure Rock 3 se distingue légèrement à haute et mi-vitesse cependant.

170W de consommation :

Températures/bruit Intel 170W Avec une consommation de 170W, le MAG CoreFrozr se montre légèrement plus avantageux que l’Enermax ETS-T41D tandis que le Pure Rock 3 se place franchement devant ses concurrents. En opposition, le T120 RGB est complètement dépassé par les événements.

Conclusion

Nous arrivons à la fin de ce test du MAG CoreFrozr AA13 de MSI. Pour le coup, avons-nous affaire à un produit réussi ? Voyons cela dans le détail !

Une solution d’entrée de gamme :

Avec ce petit ventirad, attendez-vous à une solution rationnelle proposée par MSI. En même temps, nous sommes face à un produit d’entrée de gamme dont le montant de la facture ne dépasse pas les 35 € et que l’on peut retrouver à moins de 30 € selon les boutiques et les promotions du moment. Nous avons donc affaire à une référence accessible à tout le monde et c’est plutôt agréable pour une fois, on ne va pas se le cacher.

Malgré tout, à ce prix, nous retrouvons un produit à la finition plutôt basique puisque l’on n’a pas de capot supérieur pour masquer l’embout des caloducs en cuivre par exemple. Par ailleurs, il dispose d’un revêtement intégralement noir ou blanc (selon la version) tandis qu’un logo dragon est gravé au laser sur la première ailette. Le RGB est aussi présent sur le ventilateur. Bref, entrée de gamme, mais pas totalement moche. Nous n’avons pas affaire à un produit dont la finition est aussi brute qu’un Arctic Freezer 34 par exemple.

MSI MAG CoreFrozr AA13

Cependant, la partie accessoire reste plutôt chiche et on ne retrouvera que les éléments de montage fournis avec le ventirad. Dommage cependant de ne pas avoir une petite seringue de pâte thermique ni un set de griffes en acier supplémentaire, cela aurait permis de monter un second ventilateur en cas de besoin.

Les performances :

Du côté des performances, ne vous attendez pas à des performances dignes d’un NH-D15, clairement, il n’en a pas la carrure. Ce petit modèle en 120 mm à quatre caloducs se compare à d’autres modèles similaires sur le plan thermique comme l’ETS-T41 ou le Pure Rock de be quiet!… Le Pure Rock ayant l’avantage de la finition et du rapport températures/bruit, celui-ci étant finalement légèrement plus avantageux sur le prix. De son côté, l’ETS-T41D fait payer son affichage digital de la température. C’est là que l’on aurait aimé pouvoir y monter un deuxième ventilateur pour aller un peu plus loin sur les températures.

Par ailleurs, au niveau du montage, ce ventirad MSI n’oppose pas de problème particulier puisqu’il est suffisamment compact pour rentrer dans une très grande majorité de boîtiers. De l’autre, son radiateur slim ne viendra pas générer de conflit avec la RAM.

Finalement, nous décernons l’argent à ce MAG CoreFrozr AA13 de MSI. Il s’agit d’une référence rationnelle dont la facture est très abordable. Il pourra refroidir parfaitement un CPU qui consomme 65 à 125W tout en se montrant juste au-delà. La finition reste basique, mais on a un ventilateur RGB. Sur le plan thermique, il ne se distingue pas spécialement de la concurrence sur ce secteur, mais propose un montage simple et rapide, une compatibilité à toute épreuve avec la RAM et les boîtiers et surtout une facture très abordable parfois inférieure à 30 € selon les boutiques. Donc si vous avez un petit budget ou un petit CPU, ce n’est pas un mauvais choix !

Un grand merci à MSI !

 

La BENCHLAB 2 dispo en pré-commande

Si vous êtes un fidèle de notre site, vous savez très certainement que j’utilise régulièrement la BENCHLAB afin de réaliser le monitoring de températures, mais aussi de tension lors de nos tests de processeurs et de cartes graphiques. Pour rappel, cette BENCHLAB est née d’une collaboration avec OBT afin de venir s’associer à leur Open Benchtable V2 et a été commercialisée en 2023. Le principe de ce produit est de vous offrir un moyen de surveiller votre configuration à plusieurs niveaux. Aujourd’hui, nous apprenons l’arrivée prochaine de la BENCHLAB 2.

La BENCHLAB est une solution de télémétrie en temps réel et qui va vous permettre notamment de surveiller les températures, la consommation de certains de vos composants ainsi que les différentes tensions. Vous pourrez aussi gérer la vitesse des ventilateurs. Cette nouvelle version apporte son lot de nouveautés en termes de conception et de fonctionnalités, notamment :

  • La réduction du bruit et de la chute de tension sur toutes les lignes grâce à un circuit imprimé composé de six couches
  • La surveillance par broche des deux connecteurs 12VHPWR
  • La surveillance de la température d’entrée et de sortie des connecteurs 12VHPWR
  • La présence de trous de fixation supplémentaires pour les boitiers Corsair Frame 4000D/5000D
  • La prise en charge de deux SSD
  • Une fonction de commutation 5VSB
  • L’ajout de deux boutons physiques : mise sous tension et de réinitialisation
  • L’ajout d’un buzzer pour les avertissements sonores et les alarmes
  • L’ajout d’un système intégré de détection des défauts et d’alarme pour la protection des périphériques
  • L’introduction du connecteur F_panel

Le BENCHLAB 2 est disponible en précommande sur la boutique en ligne officielle de BENCHLAB, ainsi que via Open Benchtable et ElmorLabs. Les expéditions dans le monde entier débuteront le 15 octobre 2026 et le tarif est lui de 263,95 euros.