Présentation
Aujourd’hui, on s’attaque à de nouveaux tests avec les machines pré-assemblées. Ceci regroupera soit des machines OEM, comme cet Asus ROG Strix GA35, ou des machines « DIY » assemblées par des entreprises par exemple.
Comme nous vous le disions, aujourd’hui, on s’attaque au test du ROG Strix GA35 de Asus. Il est ici question d’une machine produite par le constructeur se voulant haut de gamme. Vous allez le voir, il y a de quoi se faire plaisir avec la configuration que la marque nous a fait parvenir. Sachez également que ce test fait suite à celui de nos confrères de chez Vonguru. Mais avant toute chose, commençons par une petite présentation de la machine.

Les configurations possibles :
Comme nous vous le disions, le ROG Strix GA35 est une machine qui vise le secteur du (très) haut de gamme. Pour cela, Asus n’hésite pas à proposer de très grosses configurations. La version que nous avons reçu affiche :
- Ryzen 9 3950X
- 64 Go de DDR4
- RTX 2080 Super
- SSD M.2 NVMe 1 To
- Alimentation de 700W 80+Gold non modulaire
Et encore, avec cette configuration, nous ne sommes même pas sur la version la plus performante (bien que très généreuse). Effectivement, il sera possible d’opter pour une RTX 2080 Ti si vous souhaitez vous offrir ce qu’il se fait de mieux pour cette référence.
Côté processeur, on restera sur une offre AMD avec au choix des Ryzen 9 3950X et 3900X. Plus abordable, on pourra opter pour du Ryzen 7 3800X et 3700X.
Concernant la carte graphique, comme nous vous le disions, on pourra monter jusqu’à la RTX 2080 Ti. Néanmoins, pour les plus petits budgets, Asus décline son PC avec des RTX 2060 et RTX 2060 Super. En version intermédiaire, nous avons le choix avec une RTX 2070 Super la RTX 2080 Super qui équipe déjà notre exemplaire.
Idem côté stockage où Asus évoque des disques durs de 1 To à 2 To de stockage. Sans parler des baies 2.5″ hotswap accessibles depuis la façade de l’engin.
[nextpage title= »Petit tour extérieur »]
Petit tour extérieur :

Clairement, avec ce PC, on sait chez qui nous sommes, le logo « ROG » présent sur la façade ne trompe pas, tout comme le marquage présent sur la fenêtre. Idem, on ne passera pas à côté du design travaillé de la tour, notamment avec toutes ces lignes obliques parcourant la face avant. Afin de laisser respirer la machine, le boîtier présente de nombreuses ouvertures sur la face avant. Ces dernières se concentrent surtout sur la partie inférieure de la façade.
Sinon, toujours sur la face avant de ce modèle, nous retrouvons, cachées derrière un capot, deux baies 2.5″ hotswap. Un équipement toujours intéressant car permettant d’augmenter le stockage de sa machine sans tout démonter. Un bon point !
Concernant les dimensions du PC, nous sommes face à un bloc mesurant 270 (L) x 433 (P) x 501 (H) mm. Lors de son choix, on sera donc attentif à sa largeur, puisqu’il est plus imposant que des machines plus traditionnelles. Ceci est lié au format particulier du boîtier, mais nous y reviendrons. Au niveau du poids, Asus annonce 15 kg sur la balance, ce n’est pas léger, mais croyez-nous, certains boîtiers, même vides, pèsent plus lourd (View 71 TG en tête).
Le panneau de contrôle :

Le panneau de contrôle du GA35 se situe sur le dessus du boîtier tout en étant légèrement renfoncé par rapport à la façade. Au moins la connectique se fait discrète et ne vient perturber l’aspect général du PC.
Bref, à ce sujet Asus propose :
- 2x prises Jack 3.5″ pour micro et casque
- 2x USB 3.2 Gen1 Type C
- 2x USB 3.2 Gen1 Type A
Quant au bouton de mise sous tension, ce dernier se trouve sur la façade, au niveau du liseré brillant.
Quoi qu’il en soit, Asus nous propose une connectique plutôt complète et un panneau fonctionnel. Même sur des boîtiers disponibles dans le commerce, il est parfois compliqué de trouver une connectique aussi fournie.
L’arrière :

C’est en passant à l’arrière que l’on devine pourquoi le boîtier est aussi large. En effet, ce dernier arbore une conception compartimentée, cela se devine à l’emplacement de la carte mère et de l’alimentation.
Ainsi, nous aurons un bloc d’alimentation qui reposera dans le coin inférieur gauche du PC tandis que la carte mère et le reste des composants seront sur la partie droite. On retrouvera également quelques grilles d’aérations, dans le haut à gauche, à côté de la carte mère, pour un ventilateur et à droite des slots d’extensions.
Cependant, cette face arrière révèle une connectique bien fournie au niveau de la carte mère :
- 1x HDMI 2.0
- 1x DisplayPort
- 4x USB 3.2 Gen1 Type A
- 3x USB 3.2 Gen2 Type A
- 1x USB 3.2 Gen2 Type C
- 1x RJ45
- 1x S/PDIF
- 5x Jacks 3.5″
Idem, on remarque que le PC dispose d’une carte graphique dédiée (au vu du segment visé, le contraire nous aurait fait mal) :
En dessous :

Sous le boîtier, il y a déjà moins de choses à dire. Effectivement, sorti des deux grilles d’aérations et des quatre pieds en caoutchouc, c’est le vide. On notera toutefois que les patins caoutchoutés adhèrent bien sur diverses surfaces tels le mélaminé ou encore le bois massif. Fort heureusement, l’ensemble arrive pré-assemblé, nous n’aurons pas à le tourner dans tous les sens.
Sur le dessus :

On termine notre petit tour extérieur par le dessus du boîtier qui présente un grand nombre d’aérations. Une bonne chose car l’air chaud ne stagnera pas à l’intérieur de la machine et son évacuation en sera facilité. Idem, on remarquera qu’une poignée de transport est présente, un bon point pour les joueurs se déplaçant régulièrement en LAN (ou pas).
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A l’intérieur :
À l’intérieur de ce GA35, nous constatons que l’assemblage est bien réalisé. Comme on peut le voir, le câblage et la disposition des composants reste très similaire à ce que l’on a l’habitude de voir avec les PC assemblés à la « main ».
Le boîtier étant compartimenté, nous avons donc une carte mère qui prend place dans le bas. D’ailleurs, en parlant de carte mère, celle qui équipe notre exemplaire ressemble fortement à une Strix X570-F bien qu’elle n’en porte pas le nom.
De son côté, le radiateur de l’AIO, est placé dans le haut tandis que la carte graphique reste à l’horizontale.
Comme on peut le voir, le câblage reste propre avec des câbles ATX 24 broches et EPS12V 4 et 8 broches bien masqués. Idem concernant les PCIe de la carte graphique qui passent par le côté sans trop se faire se faire remarquer. Finalement, il n’y a que dans le bas où l’on pourrait formuler une petite critique avec des fils qui mériteraient d’être davantage tendus.
Pour finir, à l’arrière du boîtier, on constate que l’alimentation (non modulaire) est installée à la verticale afin de réduire l’encombrement dans le sens de la largeur. Idem, son ventilateur sera placé vers le panneau du boîtier qui n’est d’ailleurs pas ajouré à cet endroit. Ce n’est pas l’idéal concernant la ventilation.
Le refroidissement :
Afin d’assurer le refroidissement du processeur, un Ryzen 9 3950X pour rappel, Asus opte pour un watercooling tout-en-un. Ici, il est question d’un modèle en 240 mm dont la pompe nous semble être d’origine Cooler Master, cette dernière nous faisant fortement penser aux MasterLiquid Pro.
Côté radiateur, on remarque d’entrée de jeu que ce dernier est excentré par rapport à la carte mère. En effet, ce dernier vient se positionner au niveau du compartiment de l’alimentation. Original, mais peut-être aurait-il mieux valu l’avoir au dessus de la carte mère afin que sa ventilation puisse profiter du flux d’air apporté depuis la façade ?
Sinon, afin d’assurer une bonne circulation de l’air à l’intérieur du boîtier, nous retrouvons deux ventilateurs. Le premier, un 120 mm à LED RGB, est présent à l’avant du boîtier et permettra un apport en air frais. Ce dernier est signé Cooler Master et ressemble à s’y méprendre à un MasterFan 120.
Enfin, on terminera par parler du petit moulin situé à l’arrière du boîtier qui permettra l’extraction de l’air chaud. Dans cas-là, nous avons un ventilateur de 92 mm de côté alimenté par une prise 3 broches.
La carte graphique :

Au niveau de la carte graphique, c’est la déception quand on constate que Asus équipe sa machine d’une carte dotée d’un ventilateur blower. Effectivement, le constructeur opte pour une carte « d’entrée de gamme » avec une RTX 2080 Super Turbo. À ce sujet, nous aurions clairement apprécié une carte appartenant à la gamme Strix. Cela aurait été plus plaisant pour nos oreilles, les ventilateurs turbines n’étant pas réputés pour leur silence. D’autant qu’opter pour une Strix aurait été plus cohérent en matière de gamme, pour rappel, le ROG Strix GA35 est une machine résolument très haut de gamme.
[nextpage title= »Le BIOS »]
Le BIOS :
Avec son GA35, Asus nous propose son bios habituel ROG. On retrouve donc les onglets connus comme le « AI Tweaker » via lequel nous pourrons paramétrer processeur et RAM. Sachez d’ailleurs que via ce dernier nous pourrons overclocker notre processeur et notre mémoire, chose qui n’est pas forcément possible sur tous les PC pré-assemblés tels que celui-ci.
Enfin, on n’oubliera pas de sauvegarder nos modifications dans un des huit profils utilisateur disponibles via l’onglet « tool ».
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Protocole :
Afin de mesurer les performances des PC pré-montés, nous avons mis en place un protocole simple. L’objectif est de se faire une idée de ce que peut donner ce type de machines dans différentes situations. Pour cela, nous testerons le matériel sur différentes applications 2D, 3D et en jeu avec les paramètres bios par défaut.

Pour les applications 2D, nous avons opté pour Cinebench R20 ainsi que 7Zip pour les tests de compression et de décompression. Côté 3D, nous effectuerons des relevés sur 3DMark Firestrike Extreme. Le but étant de voir quel score nous obtenons lorsque la carte graphique et le processeur sont utilisés. Enfin, en jeu, nous testons tout ce petit monde sur Assassin’s Creed Odyssey ainsi que Shadow of the Tomb Raider, le tout en 1440p.
Précisons que pour chaque logiciel, nous effectuons une série de trois relevés avec un redémarrage du PC entre chaque. Le score obtenu sera la résultante de la moyenne des trois relevés.
Bien entendu, nous verrons ce que ça donne du côté de la chauffe pour la carte graphique et le processeur dans divers scénarios. Pour cela, nous utiliserons HWiNFO64 pour les mesures de températures et de consommation. Et pour se faire une idée de la conso globale de la machine, nous adjoindrons des relevés effectués au wattmètre.
Enfin, pour le bruit, le sonomètre sera positionné devant la machine à 40 cm de cette dernière dans le sens d’aspiration des ventilateurs. L’intérêt est de ne pas être perturbé par les mouvements d’air.
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Les relevés :
Benchs applicatifs :
On attaque donc les relevés par les logiciels dits « 2D ». Au programme, on utilise Cinebench R20 et 7Zip afin de mesurer les taux de compression et de décompression. Trois passes sont effectuées avec un redémarrage entre chaque. Ensuite, nous faisons la moyenne des trois relevés sur chaque logiciel.
On commence par Cinebench R20, le logiciel permettant de tester les capacités de notre machine en modélisation 3D. Dans ces conditions, le Ryzen 9 3950X affiche un joli score de 9493 pts.
Sur des tests d’archivages, le PC de Asus permet d’atteindre des débits de 102.1 Mo/s en compression contre 2022 Mo/s en décompression. Des scores qui place la machine dans le haut du panier.
Bench 3D :
Du côté des tests 3D, nous nous contenterons d’un simple relevé sur 3DMark Firestrike. L’objectif étant de voir ce que donne cette machine sur des tests synthétiques.

Du côté de FireStrike (Extrême), la machine de Asus affiche un joli score global de 13455 pts avec un score graphique de 13594 pts. La partie CPU n’est pas en reste avec un score Physics de 32469 pts. Pour finir, le résultat combiné est en moyenne de 6931 pts.
Jeux :
Pour les jeux, on regardera les performances de ce ROG Strix GA35 sur Assassin’s Creed Odyssey et Shadow of the Tomb Raider en 1440p. Pour Tomb Raider, nous testerons successivement avec DLSS et RayTracing, et sans, et dans différents niveaux de qualité afin de voir l’impact de ces technologies sur les performances.

Clairement, le GA35 permettra de jouer confortablement à tous les titres du moment. De notre côté, nous avons mesuré une moyenne de 62 FPS sur Assassin’s Creed Odyssey en Ultra en 1440p.
Sur Shadow of the Tomb Raider c’est mieux puisque le titre tournait à 96 FPS. En réduisant les détails en « Medium » et en activant le RayTracing et le DLSS, ces FPS remontent à 120. Clairement, on peut se permettre de jouer au jeu avec les détails au maximum tout en profitant des effets apportés par le RayTracing.
Fréquences :
Pour finir, nous avons relevé les fréquences atteintes par la carte graphique ainsi que le processeur dans différents scénarios.

Là où les composants ont atteint la plus grosse fréquence, c’était en jeu, sur Assassin’s Creed Odyssey. Effectivement, nous avons relevés 4191 MHz pour le CPU tandis que la carte graphique atteignait les 1920 MHz.
Par la suite, dans des usages plus intensifs, sur OCCT, le Ryzen 9 3950X affichait 4091 MHz. Sur PowerMAX en AVX, la fréquence descendait sous les 4000 MHz : 3942 MHz précisément.
Du côté de la RTX 2080 Super, sur un test éprouvant comme Furmark, sa fréquence baissait à 1710 MHz contre 1920 MHz en jeu pour rappel.
[nextpage title= »Les nuisances »]
Les nuisances :
Les températures :
Pour les températures, nous avons effectué des relevés dans différents scénarios après une vingtaine de minutes d’activité.

En idle, sur le bureau donc, après une vingtaine de minutes, le processeur du GA35 se stabilisait aux alentours des 46°C. Cela peut paraître élevé sur un bureau, par ailleurs, rappelons qu’il s’agit d’un processeur à seize cœurs. En jeu, la température monte un peu sur Assassin’s Creed Odyssey où nous enregistrions 59.2°C en moyenne, rien de bien dangereux alors que sur OCCT, on prenait encore 10°C. Enfin, avec PowerMAX (en AVX), le CPU dépassait les 89°C.
Côté carte graphique maintenant, on remarquera la température très fraîche de cette dernière sur le bureau. Contrairement à de nombreuses cartes actuelles, le ventilateur de celle-ci fonctionne, même à faible charge. En jeu, malgré l’utilisation d’un ventilateur blower, les températures restent raisonnables avec 71°C. Sous Furmark, une charge lourde, nous avions 79°C ce qui n’est pas alarmant, mais quid du bruit ?
La consommation :
Côté consommation, nous nous aidons du logiciel HWiNFO64 afin de mesurer la consommation de notre carte graphique et du processeur. Nous adjoignons également les relevés fait au wattmètre depuis la prise de courant.

Au niveau de la consommation, on retiendra que la machine en idle, sur le bureau tire 82W à la prise alors que nous relevions une consommation de 34.5W pour le processeur et 4.6W pour la carte graphique.
En jeu, avec la sollicitation des composants, la conso monte à 322W à la prise. Dans ce scénario, les principaux composants, carte graphique et CPU, affichaient respectivement 158.1W et 80.2W.
Toutefois, le jeu n’est clairement pas le scénario le plus stressant pour le Ryzen 9 3950X. En lançant OCCT, on voit que la consommation de ce composant grimpe à 137.6W pour atteindre les 212W sur PowerMAX en AVX. La consommation affichée à la prise est alors de 205W et 299.3W.
Sur Furmark, la carte graphique affiche une consommation de 250W. On remarque que la consommation de notre 2080 Super se stabilise à la valeur de son TDP (250W) lorsqu’elle est poussée dans ses derniers retranchements.
Enfin, on remarque que la consommation à la prise est toujours supérieure à celle des deux autres composants. Normal, puisqu’il y a des histoires de rendement de l’alimentation. Idem, nous avons tenu compte ici de la consommation du CPU et du GPU et non du reste des éléments de la machine : carte mère, SSD, ventilateurs, éclairage, etc.
Le bruit :
Pour le bruit, nous positionnons notre sonomètre à 40 cm de la source de bruit dans le sens de la ventilation afin de ne pas être perturbé par les mouvements d’air.

Ainsi, en idle, nous retrouvons une machine qui sait se faire discrète avec 34 dB. En charge, le GA35 vient davantage titiller le sonomètre puisque nous enregistrons 44.5 dB. À ce sujet, sachez que le ventilateur de 90 mm placé en extraction se fait surtout entendre, de même pour la carte graphique et son ventilateur radial.
En ne stressant que le CPU sur OCCT, la ventilation de l’AIO en 240 mm s’enclenche et notre sonomètre enregistre 36.5 dB. Sous PowerMAX (toujours avec l’AVX), le bruit est plus présent avec 40.5 dB. C’est normal, notre processeur chauffe plus, il faut donc augmenter le régime pour le refroidir.
Finalement, l’élément le plus bruyant de la machine s’avère être la carte graphique lorsqu’elle est fortement sollicitée. Sous Furmark nous enregistrions 48 dB, la faute au ventilateur turbine qui donne rapidement de la voix lorsqu’il se réveille.
[nextpage title= »Un petit overclocking »]
Un petit overclocking :
Sur le processeur :

Au niveau de l’overclocking, si l’on pousse le Ryzen 9 3950X à 4.4 GHz sur tous ses cœurs, on voit le score augmenter. Ce dernier passer alors de 9493 pts par défaut à 10261 pts, soit une augmentation de 7.5%. Pour monter à 4.4 GHz, il nous a fallu pousser le VCore à 1.312V sans oublier la LLC qui a été réglée sur le niveau 5. Cependant, 4.4 GHz semble être l’extrême limite atteignable, dans ces conditions, l’OC n’est pas stable. Peut-être revoir la fréquence à la baisse : 4.2 GHz ou 4.3 GHz sur tous les cœurs.
Sur la carte graphique :
Via Asus GPU Tweak, on applique un petit overclocking à notre RTX 2080 Super. On augmente donc la fréquence GPU de 100 MHz et la mémoire de 200 MHz et on pousse légèrement le PowerTarget : +20 et +4 pour le GPU Temp Target.
Bien qu’il s’agisse d’un overclocking timide, le score augmente. Le score global passe alors de 13455 pts à 13896 pts (+3.1%) et le score graphique monte à 14052 pts quand il était de 13594 auparavant (+3.2%).
Durant le test, le GPU atteignait les 2055 MHz contre 1965 MHz avant OC tandis que la mémoire affichait 1962.7 MHz au lieu de 1937.7 MHz.
[nextpage title= »Conclusion »]
Conclusion :
Nous arrivons maintenant au terme de ce test concernant le ROG Strix GA35 de Asus. Pour le coup, est-ce une bonne machine ? C’est ce que nous allons voir.
Un design très travaillé !
Clairement, c’est quelque chose que nous ne pouvons nier, si vous aimez le style ROG, vous ne pourrez qu’aimer ce GA35. Effectivement, tout y est, éclairage en façade, logo ROG, les motifs de la série, même le panneau en verre estampillé du logo de la marque, chose que nous n’avons pas ou peu sur des boîtiers « classiques ». De plus, nous apprécions la présence de la poignée de transport facilitant les déplacements de la machine. Idem pour les deux baies hotswap accessibles depuis la face avant du boîtier.
À l’intérieur, c’est comment ?
Lorsque l’on ouvre le PC, on remarque que l’on a affaire à un PC s’approchant d’une machine assemblée main. Cela se remarque surtout au niveau du choix des composants où, il n’y aura pas de matériel custom ou alors dans des formats étranges (on pense surtout à la carte mère).
Pour le reste, le câblage reste propre, les câbles ne se baladent pas devant les composants. Dans les grandes lignes, ça reste bien rangé bien que les câbles présents dans le bas de la carte mère mériteraient d’être un peu tirés vers l’arrière du PC.
Une configuration homogène et très haut de gamme !
Concernant le choix des composants, Asus se tourne ici vers des composants résolument hauts de gamme. On l’a vu, RTX 2080 Super, processeur Ryzen à 16 cœurs, 64 Go de RAM etc. Clairement, avec cette configuration Asus met à disposition une machine permettant de jouer et de travailler dans d’excellentes conditions. De même, le jeu en 1440p sera au programme sans faire de concessions sur les détails visuels.
Toutefois, nous ajoutons une petite réserve quant au GPU. En effet, les RTX 3000 viennent tout juste d’être annoncées, on se pose donc la question de la durée de vie de cette machine signée Asus. Quoi qu’il en soit, on imagine bien la marque remettre à jour son GA35 avec la nouvelle série de carte. Peut-être mieux vaut-il être patient avant de faire chauffer la carte bleue ?
Cependant, on regrettera le choix fait par la marque concernant la carte graphique. Si le fait d’opter une 2080S ne nous pose pas de problème, la critique se fait au niveau du dissipateur de cette dernière. Un ventilateur turbine sur une machine de cette gamme, c’est dommage, surtout quand on sait que la marque propose des cartes customs pas piquées des hannetons. Un modèle Strix n’aurait pas été de refus.
Les nuisances :
En parlant du ventilateur turbine, sachez que ce dernier se fera entendre lorsque la carte graphique sera fortement sollicité. À elle seule, elle parvient à couvrir le bruit global de la machine. Sinon, en jeu, c’est surtout le ventilateur de 92 mm placé en extraction qui se fera entendre. Là aussi c’est dommage d’avoir mis un ventilateur si petit. En idle, rien à signaler côté bruit.
Autrement, côté températures, nous n’avons pas constaté de chauffe particulière, en jeu comme en idle. Par ailleurs, lors d’un stress en utilisant l’AVX, les températures du Ryzen 9 3950X s’emballent et frôlent les 90°C. D’ailleurs, nous avons vu que les fréquences diminuaient. Peut-être qu’un AIO plus gros aurait permis de mieux refroidir le CPU, tout en garantissant des fréquences plus élevées ?
Côté carte graphique, par ailleurs, bien que bruyante, la turbine maintient la RTX 2080 Super à des températures raisonnables dirons-nous.
Un prix élitiste !
En fin de compte, la douche froide se situera au niveau du prix de la machine. La configuration, telle que nous l’avons reçu, s’affiche à 3999 €. Une tarification très élevée, d’autant qu’en réalisant un panier avec une configuration équivalente il est possible d’assembler une machine similaire pour 1000 € de moins… On pourra même passer sur une RTX 2080 Ti à ce prix. Après, est-ce le prix de la tranquillité ? D’avoir une machine prête à fonctionner en sortie de carton ? Là, nous vous laisserons seuls juges.
Asus ROG Strix GA35 :
On a aimé :
- Le look Republic of Gamers
- La poignée de transport
- Les deux baies 2.5″ hotswap présentes depuis la face avant du PC
- La configuration très haut de gamme de cette machine, là, on se fait plaisir
- L’assemblage propre
- Son silence en idle
- La chauffe contenue en jeu
- L’overclocking possible depuis le bios
On aurait aimé :
- Une RTX 2080 Super plus haut de gamme (le blower, c’est bruyant !)
- Une carte graphique moins bruyante (le ventilateur radial encore une fois)
- Un prix moins élevé, un PC à monter équivalent est bien moins cher.
Avec ce GA35, Asus nous propose un PC pré-assemblé performant, nous permettant de jouer et travailler dans d’excellentes conditions. Le tout est bien assemblé et la configuration homogène. On regrettera le choix porté sur la carte graphique, une turbine, ce n’est pas ce qu’il y a de mieux en terme de gamme ou de silence. D’ailleurs, la carte se fait rapidement entendre lorsqu’elle est fortement sollicitée. Autre point noir, le prix démentiel, c’est pour cette raison que nous lui décernons l’argent !
Un grand merci à Asus !