Les USA veulent prendre 10% du capital d’Intel

Le gouvernement US travaillerait sur une prise de participation de 10 % dans Intel. Pour réaliser cette opération, l’administration Trump envisage de convertir une partie des 10,9 milliards de dollars de subventions accordées dans le cadre du CHIPS and Science Act en actions de l’entreprise elle-même. Une approche défendue comme un retour pour le contribuable. Les discussions sont en cours, à l’initiative de la Maison-Blanche. Cette action pourrait signifier cependant que le maintient voir le développement de l’activité foundry est un sujet clé poussé par la Maison-Blanche. Mais cela pourrait aussi impliquer que cette activité se détache, au moins partiellement d’Intel. Comme Pat Gelsinger l’avait un temps évoqué, Intel Foundry deviendrait une filiale indépendante au sein d’Intel Corp. Dans ces conditions le gouvernement américain pourrait alors profiter de ces changements pour pousser Intel Foundry, dont l’objectif principal est la fabrication de puces de pointe sur le sol américain, en demandant à Apple, Nvidia voir AMD d’utiliser ses services.

Prise de participation dans Intel : la fin des secousses ?

Dans le même temps, on apprend que SoftBank Group vient de réaliser un investissement de 2 milliards de dollars dans Intel. La conjonction de ses investissements aurait pour objectif de débloquer la construction d’un centre de production phare dans l’Ohio. Initialement programmé pour une mise en route en 2026, ce site subit les tensions financières qui touchent les bleus. La construction a ainsi pris du retard, et l’inauguration est maintenant envisagée à l’horizon 2031.

Ces éléments sont-ils le signal que l’actuel PDG d’Intel est arrivé à convaincre le président Trump de lui laisser du répit alors qu’il avait demandé sa démission immédiate ? Rien n’est moins sûr. Cependant, une certaine stratégie semble se dessiner et la perspective d’un démembrement  voir d’une disparition d’Intel semble s’éloigner. Attention cependant, les négociations gouvernementales ne sont pas closes et les retards industriels ne se rattrapent pas en un trimestre. En réalité, la retour au premier plan d’Intel et l’attractivité de ses foundries se joueront clairement dans les prochains mois avec les démonstrateurs « maison » : Panther Lake et Nova Lake.

Synology ActiveProtect DP320 : ne l’appelez pas NAS

Dans un monde où les données numériques sont essentielles aux activités professionnelles et personnelles, la protection contre les pertes et les cybermenaces est primordiale. Synology, leader des solutions de stockage réseau, a lancé en ce début d’année la gamme ActiveProtect, qui sont des produits dédiées à la sauvegarde. Jusque là, nous avions pour habitude de nommer un produit comme le DP320 un NAS…Mais il va falloir changer nos habitudes. Chez Synology, le DP320 est le modèle d’entrée de gamme et cible les TPE/PME ou encore les utilisateurs avancés gérant un petit nombre de PC dans leur foyer.

Synology DP320 Contrairement aux NAS polyvalents comme le DS723+, il se concentre sur les sauvegardes sécurisées de PC (Windows, Mac, Linux), serveurs, VM (VMware, Hyper-V) et services de cloud comme Microsoft 365. Équipé d’un AMD R1600, 8 Go de RAM ECC et 8 To utiles (deux disques de 8 To en RAID-1), il offre déduplication, immuabilité WORM et anti-ransomware, avec une scalabilité via clusters. Son prix de plus de 1800€ malgré son statut d’entrée de gamme le positionne comme une solution premium pour la protection des données. Il va donc falloir bien comprendre son utilité pour ceux (comme nous) qui sont habitué aux NAS « classiques ». Disons le d’entrée, ce produit ne s’adresse pas au particulier qui compte stocker ses films, images et autres fichiers personnels. Cette gamme vise plutôt les sociétés ou les utilisateurs sensibles à le sécurisation de leurs données. Avec le DP320 vous bénéficier d’une sorte de brique arrivant en bout de chaine pour sécuriser de façon optimale les informations stockées sur les divers postes au sein de votre entreprise ou de votre foyer. Il fonctionne sous ActiveProtect Manager (que nous nommerons ici APM 1.0), un système d’exploitation spécialement conçu pour la sauvegarde.

[affilizz-publication id= »f0fbmw4″]

[nextpage title= »Qu’avons nous dans la boite ? »]

Le déballage du Synology DP320 n’est évidemment pas une expérience qui donne lieu à l’émerveillement. Mais l’expérience de déballage colle bien avec ce que souhaite véhiculer la marque avec ce produit : simplicité et professionnalisme. L’emballage écologique et minimaliste. Sur cet emballage nous retrouverons des indications claires: comme sa référence, son stockage utile, ou encore la mention de sa garantie de 3 ans. 

Synology DP320

À l’ouverture, on découvre un contenu bien organisé, soulignant l’approche « plug-and-play » de Synology pour les environnements professionnels.

L’appareil principal ressemble extérieurement au NAS DS723+, avec un boîtier compact, le tout en plastique de couleur noir mat. Son format sera parfaitement adapté à un bureau ou une armoire serveur, grâce à ses dimensions d’environ 16,5 cm de hauteur, 10,8 cm de largeur et 23,3 cm de profondeur. Le tout pour un poids de moins de 3 kg une fois les disques installés.

Avec le DP320 nous retrouvons deux autres éléments essentiels à son installation: les deux disques durs Synology HAT 3310 de 8 To chacun. Concernant ces disques durs, on pourra noter qu’ils sont fabriqués par Seagate pour Synology afin de permettre une intégration parfaite grâce à un support dédié. Les disques durs sont protégés dans des sachets antistatiques, afin d’éviter tout risque lors du transport. 

On retrouve également deux câbles Ethernet RJ45 Cat5e, une alimentation externe compacte , deux petites clés pour verrouiller les baies de disques et empêcher les extractions non autorisées, ainsi qu’un guide d’installation rapide.

On notera l’absence de câble USB ou d’autres accessoires superflus, renforçant ainsi l’orientation professionnelle de l’appareil.

Synology DP 320

Le design du DP320 est très simple. À l’avant, on retrouve deux baies pour nos disques, avec un système de fixation rapide sans vis. Il suffira de clipser les disques dans les racks en plastique, puis de les réinsérer dans leur emplacement. Une opération qui prend moins d’une minute par disque. Un port USB 3.0 est disponible en façade, utile pour connecter une clé de restauration bootable ou exporter des données. 

Synology DP320

À l’arrière, l’appareil se distingue par ses deux ports Ethernet 1 Gbit/s: l’un est étiqueté « Management » pour permettre une administration sécurisée. L’autre est lui annoté “Data », ce sera lui qui sera branché sur le réseau et permettra les transferts de sauvegardes. Cette combinaison permet une segmentation réseau native pour isoler les flux et réduire les risques de compromission. Il y à aussi une encoche Kensington pour accrocher un câble antivol. Cette présence permet elle une sécurité physique. Idéal pour un déploiement en entreprise. 

Synology DP320

À l’intérieur, après le retrait des baies, on peut accéder aux slots RAM. Ceux-ci sont déjà occupés par 2x4Go de RAM ECC. Synology déconseille toute modification pour préserver la garantie, mais il n’y a surtout pas besoin de plus. 

Globalement, cette première découverte révèle un produit mature, préconfiguré pour une mise en service rapide. Cependant quelques contraintes subsistent, comme l’exclusivité des disques Synology, qui limitent la personnalisation et augmentent potentiellement les coûts de maintenance à long terme.

[nextpage title= »Configuration et mise en fonction »]

La configuration du Synology DP320, bien qu’un peu plus technique que celle d’un NAS Synology grand public, reste accessible aux utilisateurs ayant une base en informatique. D’autant plus qu’elle se révèle intuitive grâce à l’assistant Synology. 

Pour commencer, il faudra connecter l’alimentation et branchez au moins le port « Management » à votre réseau local ou, votre pc directement. Ensuite il sera nécessaire de télécharger l’application Synology Assistant”. Cet outil vous permettra de détecter sur votre réseau le DP 320 et de s’y connecter très facilement.

L’assistant web s’ouvre alors, vous guidant à travers une installation qui dure environ 10 minutes. Les étapes clés seront le téléchargement et installation de l’OS, la création d’un compte administrateur avec un mot de passe fort et la configuration des interfaces réseau. Concernant le stockage, celui-ci est automatiquement initialisé en RAID-1 avec le système de fichiers Btrfs, imposé pour ses avantages en matière de snapshots et de déduplication. Ici, aucun autre choix ne sera possible, ce qui simplifie mais restreint. Une option permet d’autoriser l’accès à l’interface via le port « Data », facilitant le cloisonnement réseau, une fonctionnalité absente des NAS classiques et particulièrement utile en entreprise pour isoler les sauvegardes des flux généraux.

Une fois l’appareil opérationnel, l’interface ActiveProtect Manager (APM) s’affiche. On peut directement remarquer qu’il s’agit d’une plateforme claire et ergonomique, inspirée d’Active Backup for Business. Elle est composée d’un menu latéral pour naviguer entre les sections: tableau de bord, tâches de sauvegarde, restauration, utilisateurs, etc… 

Pour ajouter des sources à sauvegarder, il faudra télécharger des agents directement depuis APM. Pour Windows, l’installation est fluide (adresse IP du DP320 + clé d’authentification), mais pour Mac, des autorisations supplémentaires seront requises (tout est bien documenté dans les guides de Synology). Linux est lui supporté via des agents dédiés. L’intégration avec des environnements professionnels est très avancée avec la connexion à Active Directory, LDAP ou encore SAML 2.0 pour permettre une gestion centralisée des accès. La création de groupes d’utilisateurs avec permissions, et d’un portail de récupération self-service permettra aux employés de restaurer leurs fichiers sans l’intervention d’un technicien. Parfait pour les petites entreprises mais aussi qui démontre la simplicité d’utilisation. 

Synology DP320

Nous avons aussi le droit à des fonctionnalités comme la définition de plans de protection (fréquence, rétention, immuabilité WORM) et l’ajustement de la bande passante pour éviter de saturer le réseau. Cependant, des écueils mineurs peuvent survenir, comme des interruptions lors de l’initialisation, nécessitant une intervention manuelle, ou la complexité accrue sur Mac. Globalement, cette phase met en lumière la force du DP 320. C’est-à-dire une appliance prête à l’emploi pour des sauvegardes multi plateformes, avec une scalabilité via clusters. Mais elle demande un minimum de planification réseau pour exploiter pleinement sa segmentation sécurisée.

Synology DP320

 

[nextpage title= »Le Synology DP320 en action »]

 

Il faut bien le dire, nous avons mis un petit moment à « digérer » le fonctionnement de ce DP320. Ce n’est pas le produit Synology qui est en cause mais bien nos bonnes vieilles habitudes. Mais une fois que nous avons dépasser ces dernières, tout devient évident. Le DP 320 ne vient pas remplacer notre NAS, il vient sécuriser l’ensemble de nos données. Dans notre cas, cela a engendré un changement dans l’organisation du studio OCC…Mais nous vous en parlerons plus tard.

Synology DP320

Nos tests du Synology DP320 révèlent un produit robuste et efficace, taillée pour les scénarios de sauvegarde professionnels, ou des performances adaptées à des environnements modestes. D’abord, son efficience énergétique est impressionnante. On est ainsi à environ 5 W de consommation en moyenne, même lors de sauvegardes actives. Une consommation possible grâce au processeur AMD économe et à l’absence de fonctionnalités superflues. Ce qui en fait un choix économique pour un fonctionnement 24/7. Les ports ethernet de 1 Gbit/s offrent eux des débits suffisants pour la plupart des TPE/PME , mais l’absence de ports avec un débit plus large limite son usage à des petites installations. 

En termes de fonctionnalités, le DP320 excelle avec sa déduplication globale, réduisant drastiquement l’espace utilisé. Par exemple, 1,79 To de données ont pu être compressés à 220 Go, soit un ratio jusqu’à x8 selon les types de fichiers, grâce à des algorithmes avancés. Les sauvegardes incrémentielles sont rapides, avec une première tâche configurable en 15 minutes via l’APM. 

Synology DP320

Un sujet qui nous a particulièrement intéressé concerne les sauvegardes d’ordinateurs personnels. Cela fonctionne plutôt bien mais ne pensez pas que le DP320 effectue une sauvegarde de l’image complète de votre système. Pour restaurer votre PC, il faudra préalablement réinstaller Windows, y coller l’agent Synology et le configurer. Les sauvegardes automatiques couvrent fichiers, systèmes et applications. Sur Mac, malgré les multiples autorisations requises lors de la configuration, la protection est complète. Linux est aussi bien géré pour les serveurs de fichiers. Pour les machines virtuelles, le DP320 sera aussi particulièrement convaincant grâce à son support natif pour VMware ESXi et Hyper-V, avec sauvegardes à chaud sans interruption des VM. Malheureusement, Proxmox n’est pas encore supporté, bien que Synology annonce des développements futurs. Un point faible pour les utilisateurs open-source. Pour Microsoft 365, l’intégration nécessite des droits admin globaux, mais permet de sauvegarder Exchange, OneDrive, SharePoint et Teams, avec restauration granulaire.

La sécurité anti-ransomware est un atout majeur. Le stockage WORM rend les données immuables (non supprimables pendant une période définie), air gap via extinction programmée ou filtrage IP, et tests de reprise en sandbox pour vérifier l’intégrité sans risque. La restauration est flexible, au niveau fichier via le portail self-service (idéal pour les utilisateurs finaux) ou via support bootable USB pour des scénarios de disaster recovery. Des synergies avec d’autres NAS Synology permettent des réplications croisées, transformant le DP320 en centre de sauvegarde hybride. Dans des scénarios pratiques, comme la sauvegarde d’un parc de 10 PC, l’interface affiche un tableau de bord clair avec états (vert/rouge), motifs d’erreurs et logs détaillés. Gestion des tâches avancée, blocage d’IP pour prévenir les intrusions, ajustement de bande passante, et seuils d’engagement.

Cependant, des inconvénients émergent comme  l’obligation d’utiliser des disques Synology. Ce qui augmente les coûts (pas de HDD tiers compatibles). La configuration sur Mac peut être fastidieuse, et le prix élevé le rend moins attractif pour les usages domestiques purs, où un NAS polyvalent suffit. Comparé à d’autres  solutions, le DP320 offre une intégration hardware/software supérieure, mais manque de support pour certains hyperviseurs. Globalement, il est idéal pour sécuriser jusqu’à 200 VM ou un parc de pc étendu.

 

[nextpage title= »Conclusion »]

En conclusion, le Synology DP320 ActiveProtect nous a nécessité de nous remettre en question dans notre conception des NAS et de la sécurité du réseau. Dans notre cas, il a permis de redéfinir le fonctionnement de notre chaine de production images et vidéos. Il nous a aussi donné des solutions pour nos bancs de tests avec une restauration rapide et fiable de nos environnements Windows ( les benchs, les jeux…).

Synology DP320

Le DP320 doit être considéré comme un outil de  sauvegarde et de restauration sécurisées et qui se focalise exclusivement sur ces aspects, il surpasse les NAS traditionnels en termes d’efficacité et de robustesse. Avec des atouts comme la déduplication globale qui optimise l’espace de stockage, l’immuabilité WORM pour une protection inébranlable contre les modifications malveillantes et des mécanismes anti-ransomware avancés incluant l’air gap et les tests en sandbox le DP 320 s’impose comme une solution efficace. Sa compatibilité multi plateforme qui couvre les PC sous Windows, Mac et Linux, les serveurs physiques, les machines virtuelles sur VMware ou Hyper-V, et même les suites cloud comme Microsoft 365 font de ce NAS une vraie sécurité. Mais surtout un outil polyvalent pour divers environnements. L’interface ActiveProtect Manager, intuitive et ergonomique, simplifie la gestion quotidienne, tandis que le portail self-service permet aux utilisateurs finaux de restaurer leurs données de manière autonome, réduisant la charge sur les équipes IT. De plus, sa scalabilité via des clusters permet une extension fluide pour des besoins croissants, et son intégration avec des systèmes comme Active Directory ou LDAP assure une administration centralisée en entreprise.

Dans notre cas, il vient en complément de notre NAS dédié aux médias dont nous reparlerons bientôt. Ce dernier devient uniquement un outil de production et de partage et le produit de ses travaux (images exclusives, vidéos ou rush finaux) est alors archivé et protégé par le DP320. Au bout du compte, le DP320 qui nous semblait complexifier notre installation, nous fait en réalité gagner beaucoup de temps et de tranquillité d’esprit.

Malgré ces qualités, il convient de pondérer cet enthousiasme au regard du prix d’entrée élevé, d’environ 1800€, qui peut dissuader les budgets modestes, particulièrement comparé à des NAS plus versatiles offrant des fonctionnalités similaires. L’exclusivité imposée aux disques durs Synology limite la flexibilité et gonfle les coûts de maintenance ou d’extension. De même, les ports Ethernet limités à 1 Gbit/s pourraient freiner les déploiements dans des infrastructures à haut débit, et la configuration initiale, bien que guidée, demande un minimum de compétences techniques. Surtout sur macOS où les autorisations système ajoutent de la complexité.

Au final, le DP320 s’adresse idéalement aux TPE/PME ou aux passionnés de virtualisation et de domotique qui priorisent une sécurité des données sans compromis. Si votre objectif est un centre de sauvegarde dédié, fiable et évolutif pour des plans de reprise d’activité robustes, ce DP320 représente un investissement judicieux, potentiellement amorti par la prévention de pertes coûteuses dues à des cyberattaques ou des pannes. Pour des usages plus généralistes incluant stockage multimédia ou partage de fichiers, un NAS comme le DS723+ reste préférable. Mais encore une fois, ne faites pas notre erreur initiale : il ne faut pas comparer les deux. Synology propose ici une autre solution qui vous amène la tranquillité d’esprit et non la flexibilité d’un NAS. Si vous comprenez ça et que la sauvegarde de vos travaux est cruciale, alors le DP320 redéfinira votre organisation. En somme, si la protection des données est votre priorité absolue, optez pour le DP320. Au début vous vous focaliserez sur son prix…Mais le jour où vous en aurez besoin (et ça arrivera obligatoirement) le temps qu’il vous fera gagner vous fera oubliez tout ça.

[affilizz-publication id= »0hhfpbv »]

Ce documentaire sur le marché noir des GPU en Chine va faire du bruit

Le Elise Lucet du Hardware vient de présenter un documentaire long et détaillé sur un sujet qui va faire grincer des dents. Si on est souvent pas d’accord avec les méthodes d’accusateur public de Gamer Nexus, il faut saluer ce long reportage qui devrait faire normalement pas mal de bruit. La vidéo plonge dans le marché noir des GPU en Chine sans concession. D’abord, GN plante le décors en évoquant la demande explosive en GPU IA depuis l’essor des modèles génératifs, puis l’effet ciseau des contrôles d’exportation américains. En conséquence, des filières parallèles alimentent la Chine en NVIDIA A100 et H100, pendant que des cartes gaming comme la GeForce RTX 4090 sont modifiées pour l’IA, par exemple avec 48 Go de VRAM, afin de tenir des charges d’inférence plus lourdes. Ensuite, l’enquête cartographie des routes logistiques où Hong Kong et Singapour servent de hubs, tandis que des « mules technologiques » transportent du matériel de façon discrète. Côté prix, la spéculation est majeure : des H100 peuvent s’échanger trois à quatre fois leur tarif de référence sur ces canaux non officiels. Nous avions évoqué ici le cas de citoyens chinois accusés aux USA pour une importation « industrielle » de cartes graphiques depuis le territoire américain vers la Chine.

Enfin, le reportage met en scène un écosystème opaque, où les centres de données et des acteurs privés cherchent des solutions de contournement pour entraîner et déployer des modèles IA, malgré les pénuries. Si le documentaire mené par Steve offre une radiographie solide du marché noir en mettant en lumière les incitations économiques et les chaînes d’approvisionnement parallèles, il nous semble cependant qu’un point encore plus sensible n’a pas été totalement abordé : le fait que les usines qui fabriquent toutes ces cartes graphiques sont majoritairement en Chine et que le premier niveau de fuite est potentiellement là.

AMD va dévoiler son futur en novembre

AMD tiendra son Financial Analyst Day 2025 le mardi 11 novembre 2025, à New York, avec retransmission en direct. Au menu, des présentations de la direction sur la stratégie, les opportunités de croissance, ainsi que les feuilles de route avec de nouveaux produits et technologies. Evidemment, les rouges insisteront aussi sur le plan financier de long terme. Il ne s’agit pas d’un lancement grand public, mais d’un rendez-vous pour poser le cap, cadrer les échéances et donner de la visibilité aux marchés, aux partenaires, et, par ricochet, de nous éclairer un peu plus sur la roadmap. En effet, c’est peut-être l’originalité de ce rendez-vous, la presse spécialisée souligne l’orientation « produits » de l’événement : il faut donc s’attendre à des architectures évoquées, des jalons calendaires et pourquoi pas quelques surprises.

AMD futur
AMD va dévoiler une partie de son futur le 11 Novembre 2025

AMD a annoncé la tenue de sa Journée des analystes financiers 2025 le mardi 11 novembre 2025 à New York. Cet événement comprendra des présentations de l’équipe de direction d’AMD, mettant en avant la stratégie et les opportunités de croissance de l’entreprise, ses feuilles de route en matière de produits et de technologies innovants, ainsi que son plan financier à long terme. 

AMD va parler finance mais aussi produits

l’avantage majeur réside donc dans une certaine clarification du calendrier d’AMD: processeurs, puces graphiques, et matériels IA seront positionnés sur une échelle de temps permettant à AMD d’envoyer des messages de confiance aux investisseurs. S’il ne faut pas s’attendre à de la granularité technique (TDP, fréquences, configurations mémoire), la partie essentielle de ce rendez-vous restant financière, on peut cependant espérer avoir des éclaircissements sur pas mal de sujets. Evidemment l’IA sera un sujet central mais la stratégie gaming d’AMD et notamment son deal pluriannuel avec Microsoft pourrait être abordé alors que l’arrivée de nouvelles consoles se dessine. Enfin les échéances de court terme, notamment un peu plus de précision sur l’arrivée de Zen6, sont des sujets majeurs pour les investisseurs puisqu’ils engagent le chiffre d’AMD pour les prochains mois.

Si les communications à l’attention du monde financier sont souvent rébarbatives, celle-là pourrait être particulièrement intéressante pour savoir où AMD va dans les prochains mois.

ASUS relocalise 90 % de sa production hors de Chine

Les tensions commerciales et les tarifs douaniers imposés par les USA impliquent des changements rapides pour ceux dont l’outil de production est majoritairement localisé en Chine. Mais les relations entre la Chine et les USA font peser énormément de risques sur le business de plusieurs marques. En conséquence, comme Apple, ASUS a décidé de diversifier et de délocaliser sa production. L’entreprise vient ainsi d’annoncer avoir déplacé plus de 90 % de sa production de PC (stations et portables) et cartes mères hors de Chine. les nouveaux sites de production sont en Thaïlande, au Vietnam et en Indonésie. L’objectif est d’atténuer l’impact des droits de douane liés aux tensions commerciales. De plus, le groupe précise avoir rapatrié sa production serveurs aux États-Unis fin 2024, puis diversifié ses bases pour gagner en résilience. Ces détails ont été donnés lors de sa conférence téléphonique sur les résultats financiers du 2eme trimestre 2025.

Asus Chine

En pratique, Asus vise à réduire l’exposition aux surtaxes sur les produits fabriqués dans les ateliers chinois, alors que des niveaux de 30 % de taxes sur l’entrée de ces produits aux États-Unis ont été évoqué. Dans le même temps, les pays d’Asie du Sud-Est mentionnés bénéficient eux d’un niveau de taxe plus clément (19–20 % selon les cas). Ainsi que l’indique ASUS, cette reconfiguration permet à l’entreprise d’absorber une partie des coûts, notamment en optimisant les flux logistiques. Cependant quelques hausses pourraient ponctuellement s’imposer au client final si la pression persiste. L’argument de la production de serveurs aux USA pourrait aussi servir à Asus pour obtenir des exemptions…

Délocaliser des chaines automatisées augmente les prix ?

Eclater sa production dans plusieurs pays différents peut coûter plus cher et compliquer la logistique. Mais alors que la plupart des médias mainstream évoquent la folie de Trump et l’explosion annoncée des tarifs en raison d’une main d’œuvre plus couteuse, la réalité est peut-être différente. Ainsi, si nous faisons l’exercice de revenir à notre voyage en Chine en septembre dernier, nous avons constaté que la très large majorité de la production de cartes mères, cartes graphiques et autres se faisait sur des chaines automatisées. A notre retour de Shenzhen nous avions martelé ce constat. La même chaine automatisée produira quasiment au même coût quelque soit l’endroit du monde où elle est implantée. Sauf à se rendre compte que la Chine fait du dumping sur ces produits…

 

Zen 7 finalement sur socket AM5 ?

Vous venez de passer à Zen 5 avec les Ryzen 9000, vous regardez Zen 6 qui doit arriver à priori fin 2026…Et voilà qu’on se met à disserter sur Zen 7 ! Oui on parle de Zen 7 car jusque là c’était cette génération qui marquerait la fin de vie du socket AM5 chez AMD. Mais il se dit maintenant que les choses pourraient changer. D’après le Nostradamus de Youtube (aka MLID) qui a un ratio aussi contrasté que lui, AMD aurait changé son fusil d’épaule très récemment et prévoit de prendre en charge ses futurs processeurs Zen 7 sur les cartes mères AM5 actuelles. Ainsi le socket AM5 égalerait la longévité de l’inusable socket AM4 (qui semble cependant tirer ses dernières cartouches). D’après les documents que MLID prétend avoir consulté, Zen 7 serait attendu au plus tôt en 2028. Cette génération s’appuierait sur un process A14 (TSMC 14A). Nous serions donc sur un calendrier bien plus éloigné que la visibilité officielle du support AM5 jusqu’en 2027.

AMD AM5 chipset zen4

ZEN 7 : Un socket AM5 pour suivre les traces du record d’AM4 ?

En l’état actuel des connaissance sur Zen 6 (et qui sont encore plus faibles sur Zen 7 évidemment), cette rumeur nous semble peu crédible. Toute cette histoire arrive après des informations évoquant la possibilité qu’Intel assure le support de sa prochaine plateforme LGA1954 sur au moins quatre générations de processeurs. Une manière de mettre fin aux critiques récurrentes sur la durée de vie des plateformes Intel et sur la pertinence des ces changements à répétitions. En effet, alors qu’AMD marche sur l’eau depuis quelques années, la rivalité pourrait de nouveau se réveiller sur le marché grand public. Intel vise à retrouver son éclat d’autrefois en frappant un grand coup avec Nova Lake, tandis qu’AMD va s’employer à défendre farouchement la part de marché qu’il a conquise avec effort.

Si la rumeur d’un maintient du socket AM5 pour Zen 7 n’a rien de délirant en comparaison de ce que nous avons pu vivre avec la longévité du socket AM4, celle-ci est cependant difficile à envisager. En effet, l’arrivée en 2026 de Zen 6 va considérablement changer la donne chez AMD (notamment avec le nombres de cœurs disponibles). Sauf à concevoir la génération suivante comme une étape de transition, il semble difficile d’envisager son maintient alors que DDR6 et autres normes seront déjà en phases de lancements. Enfin, les premières informations sur Zen 7 évoquaient encore une augmentation du nombres de cœurs

 

Les processeurs Intel Bartlett Lake-S verront-ils le jour ?

C’est une rumeur qui coure depuis des mois mais qui tarde à se concrétiser. Pour ceux qui n’auraient pas suivi, les processeurs Bartlett Lake (ou Bartlett Lake-S) sont destinés à donner un second souffle à la plateforme LGA1700 et permettre à Intel de reprendre des parts de marché sur les PC à prix modérés. Cette histoire (fable ?) nous vous la relayons depuis maintenant plus d’un an et depuis on ne voit rien venir. Elle aurait pourtant du sens quand aujourd’hui on voit circuler des configs basées sur des cartes mères LGA1700 et du 14400F. Cela serait aussi un moyen sympathique pour Intel de redorer un petit peu son image après sa politique de valse des sockets et l’inflation des cartes mères. Mais pour l’instant mêmes si de nouvelles rumeurs tournent, elles ne se matérialisent pas.

Bartlett Lake-S

Bartlett Lake-S : une arrivée de moins en moins crédible ?

Dans la famille mystérieuse Bartlett Lake, il y a un processeur hautes performances à 12 cœurs (des P-Core reposant sur l’architecture Raptor Cove) qui serait également doté de la technologie HyperThreading , lui permettant donc d’offrir un total de 24 threads. Le candidat idéal pour une machine de gaming par exemple. Sur le papier, un processeur pas cher basé sur des cœurs P-Core attirerait particulièrement les adeptes de jeux vidéo, mais aussi ceux qui priorisent les logiciels sensibles à la réactivité plutôt qu’à la performance multicœur. Naturellement, cela donnerait une possibilité d’upgrade à ceux qui patiente avec leur bon vieux LGA1700, qui permet en plus d’associer cet hypothétique CPU à de la mémoire DDR4 ou DDR5. Mais ça c’est la théorie car ces Bartlett Lake étaient logiquement programmées pour arriver au tout début de cette année 2025.

Actuellement, Intel semble sonder le marché, en mesurant à la fois l’engouement des utilisateurs et la faisabilité d’une mise en vente de Bartlett Lake-S. La politique de l’entreprise étant de prioriser les lancements capables de se rentabiliser à très court terme. Enfin, ce lancement pourrait être mal compris alors que l’entreprise a fait des architectures hybrides sa marque de fabrique depuis quelques années maintenant. Enfin il reste aussi le positionnement tarifaire et la place que pourrait prendre ce processeur sur le marché alors que le Core Ultra 5 225F équipé de 6 P-Core et 4 E-Core se négocie autour de 170€.

 

SK Hynix détrône Samsung et devient le leader de la DRAM

SK Hynix prend la tête du marché DRAM pour la première fois en 33 ans, avec 36,3 % de parts de marché au premier trimestre 2025, devant Samsung. Ce basculement s’explique par la domination de SK Hynix sur la mémoire HBM3/HBM3E utilisée par les GPU IA, notamment chez NVIDIA. L’entreprise a sécurisé très tôt des contrats HBM et a livré des piles HBM3E “12-high” à large échelle, un atout décisif sur les charges IA modernes. Dans le même temps, le déclin important de Samsung s’est confirmé, en partie dû à l’incapacité de l’entreprise à obtenir des contrats HBM avec des entreprises comme NVIDIA. Mais SK Hynix ne compte pas s’arrêter là. Selon ses projections, le marché international des puces de mémoire à haute bande passante (HBM) destinées à l’intelligence artificielle devrait connaître une expansion annuelle d’environ 30 % d’ici à 2030. En effet, cette dynamique est soutenue par une adoption rapide de l’IA, ainsi que par une transition progressive vers des architectures plus adaptées et personnalisées. Notons aussi que SK Hynix, tout comme Samsung, devraient faire l’objet de mesure s’exemption de taxes douanières en raison de leurs investissements respectifs sur le sol américain.

SK Hynix HBM

Grace à Nvidia SK HYNIX détrône Samsung

Côté prix, les contrats DRAM classiques ont reculé au premier trimestre 2025, alors que les modules HBM restent haut de gamme et chers, ce qui tire la valeur plus que les volumes. En pratique, la HBM3E s’adresse aux datacenters IA, aux accélérateurs GPU/ASIC, et, de plus, aux serveurs exigeant un fort débit mémoire. Autrement dit, SK Hynix a pris le dessus sur Samsung au moment où le marché est en train de basculer vers des achats massifs pour l’IA. SK Hynix estime que le marché de la HBM personnalisée pourrait à lui seul représenter le gros de son chiffre à horizon 2030. AMD et Nvidia utilisent ces technologies qui sont un facteur important de différenciation. Et c’est là que c’est intéressant car cela rend plus difficile le basculement d’une proposition concurrente vers une autre, et par conséquent, cela consolide les profits dans un domaine qui était jadis régi par une rivalité axée sur les tarifs.

PC custom sur base châssis Monster Studio A45 EVO : la vidéo

Voici la VOD de notre dernier live Twitch dans lequel @Nico a détaillé l’assemblage d’un ordinateur personnalisé sur un châssis ouvert. Avec cette vidéo d’une durée d’environ deux heures, vous allez découvrir toutes étapes de la construction d’une machine réellement unique avec des composants différents de ceux que l’on utilise au quotidien.

Le châssis Monster Studio A45 EVO est un format ouvert ITX, permet une flexibilité maximale, supportant à la fois des alimentations SFX et ATX. Nico assemble étape par étape : installation de la carte mère Jingu B650i Night Devil avec un Ryzen 7 7700, montage d’un refroidisseur passif Noctua NH-P1 (défiant les recommandations du fabricant pour ce CPU), ajout de RAM Team Group T-Create et d’un SSD.

Châssis Monster Studio A45 EVO et watercooling GPU original

La partie la plus excitante est le water cooling custom pour la RTX 4090 ASUS ROG Strix, équipée d’un waterblock Optimus. Nico préassemble un radiateur Hardware Labs 240 mm multiport avec pompe EK FLT 80 et ventilateurs Noctua, puis plie et installe des tubes rigides Corsair en noir et transparent. Il insiste sur l’ordre d’assemblage pour éviter les démontages, teste l’étanchéité (avec un incident de pompe résolu en live), et remplit le circuit avec du DP Ultra. Des tests BIOS montrent des températures stables (autour de 45-54°C au repos pour le CPU), malgré le défi du refroidissement passif.

PC Custom build live

Tout au long, Nico partage astuces : importance de la pâte thermique (testée avec COM CA3 Ultimate), gestion des câbles custom de ModDIY, et alternatives comme les builds passifs. Il répond aux viewers sur des sujets variés, de l’overclocking aux comparaisons de châssis (vs. ModDIY System 8). Le live se termine par un teaser de futurs projets, encourageant la communauté à rejoindre le Discord overclocking.com.

Les Produits utilisés pour ce build :

  • Châssis : Monster Studio A45 EVO
  • Carte mère : Jingu B650i Night Devil (AM5, ITX)
  • Processeur : AMD Ryzen 7 7700
  • Refroidisseur CPU : Noctua NH-P1 (passif)
  • Carte graphique : ASUS ROG Strix RTX 4090 avec waterblock Optimus
  • RAM : Team Group T-Create 32 Go DDR5 6200 MHz
  • Stockage : Team Group T-Force G70 SSD (Gen5, heatsink aluminium)
  • Alimentation : Corsair SF850L (SFX, 850W)
  • Water cooling : Radiateur Hardware Labs 240 mm multiport ; Pompe/réservoir EK FLT 80 ; Ventilateurs Noctua Chromax ; Tubes rigides Corsair 14 mm (noir/transparent) ; Fittings Bitspower
  • Pâte thermique : COM CA3 Ultimate
  • Câbles : Custom ModDIY

Suivez nos contenus vidéos sur :

-> notre chaine Twitch

-> notre chaine Youtube

intel 18A : prêt pour les SoC non-x86

Les informations contradictoires se multiplient pour Intel. Il y a quelques jours, des rumeurs évoquaient un rendement du process 18A insuffisant, menaçant la sortie de Panther Lake voir de Nova Lake…Et ces dernières heures, Intel fait une démonstration plutôt détaillée, pour démontrer que son process 18A n’est pas réservé au x86. Lors de cette démo en direct, un SoC de référence non-x86 a exécuté des charges hétérogènes, 3D temps réel, animation, puis lecture vidéo 4K, avec 7 cœurs répartis en classes performance, optimisée et efficiente.

Intel 18A non X86

Le message est clair : ce process de gravure est tout a fait opérationnel et capable de servir l’écosystème ARM et RISC-V. Une démonstration visant donc à attirer des clients fabless et concurrencer le TSMC N2. De quoi laisser perplexe alors que des analystes ont récemment évoqué un recentrage possible de l’offre 18A vers le 14A pour les clients externes. Toutes ses rumeurs et ses contradictions démontrent qu’Intel, en plus de ses propres difficultés, fait l’objet d’une intense politique de déstabilisation depuis des mois.

Intel 18A ARM RISC

Le 18A, son PDG, les fonderies : déstabilisation en cours ?

Techniquement, le 18A combine RibbonFET (GAA) et PowerVia (alimentation backside), pour hausser l’efficience sans augmenter la taille des puces. En pratique, les outils Intel (ex. VTune optimisé non-x86) et la disponibilité de l’écosystème IP pèsent autant que le transistor lui-même. Plusieurs clients potentiels peuvent trouver chez Intel une solution pour diminuer leur position de dépendance face à TSMC. On pense évidemment à Apple mais ce n’est clairement pas le seul. Les derniers développement laissaient penser que le 18A serait un produit utilisé quasi entièrement en interne, mais cette dernière démonstration montre qu’Intel souhaite l’étendre à d’autres écosystèmes.

Au bilan nous ne sommes pas plus éclairé sur la situation réelle du 18A tout comme sur celle de l’entreprise en général. Cependant, comme nous l’avons évoqué plus haut, Intel semble subir une campagne de déstabilisation plutôt intensive et seuls les faits (c’est à dire ses produits et sa production) pourront les sortir de cette situation.