[nextpage title= »Introduction : »]
La carte que nous attendions le plus et architecturée autour du dernier chipset d’Intel, vient de débarquer au sein de la rédaction : la ROG Maximus Z790 APEX de chez Asus. La ressemblance avec la version Z690 APEX est frappante même si Asus nous a surpris en optant pour un PCB de couleur gris métallisé.
La série APEX représente chez Asus ce qui se fait de mieux pour les overclockeurs. La carte dispose de nombreux outils implantés sur le PCB et bénéficie de mises à jour régulières du BIOS. La team ingénieurs étant très réactive, plusieurs BIOS sont d’ores et déjà disponibles. Si vous désirez descendre la température de votre CPU sous la barre des 0 °C, cette APEX se montrera très certainement être un des meilleurs choix pour le chipset Z790. Une pluie de records est d’ailleurs tombée lors du lancement des processeurs Raptor Lake.
Merci à Asus France pour la mise à disposition de ce sample.
[nextpage title= »ROG Maximus Z790 APEX : « ]
Lors de chaque nouvelle génération de carte mère Maximus, Asus nous propose un modèle APEX qui représente la carte « ultime » pour les overclockeurs. C’est donc avec une certaine excitation que nous avons débuté nos tests et qui se sont principalement concentrés sur le potentiel d’overclocking de la mémoire DDR5.
Le bundle :
Un petit tour par le bundle de cette ROG Maximus Z790 APEX afin de voir si celle-ci bénéficie « d’accessoires particuliers ». Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a pas mal de choses à vous présenter !
Pour une fois, le bundle est un peu plus light et l’oscilloscope « ROG True Voltician » n’est plus présent. Par contre, on retrouve une clé USB contenant les drivers, un support SSD M.2 DIMM2 ainsi qu’une carte PCIe qui bénéficie d’un emplacement pour un disque dur au format SSD M.2 et compatible PCIe 5.0. L’intérêt est que lorsque ces disques seront disponibles, vous pourrez en ajoutant un à votre configuration via cette carte. Actuellement aucun GPU ni SSD n’est disponible dans cette norme.
Un petit accessoire bien sympathique fait son entrée dans ce bundle, c’est un cadenas à six chiffres. Il ne s’agit pas réellement d’un « vrai » cadenas, mais celui-ci avait été utilisé pour affiché la fréquence de 8812.85 MHz atteinte avec une APEX Z790 et un i9-13900K qui est devenu la plus haute fréquence jamais atteinte avec un processeur Intel. Enfin, on retrouve les câbles habituels ainsi qu’un support et un ventilateur qui peuvent être ajoutés au niveau de l’étage d’alimentation.
L’architecture :
C’est en réalité la quinzième Maximus, l’un des modèles les plus connus de la marque Asus. Celle-ci fait bien entendue partie de la série ROG (Republic Of Gamers). Il semblerait qu’Asus ne nomme plus le chiffre de la série puisque l’intitulé sur la boite est Maximus Z790 APEX. Nous n’avons plus de référence au nombre « XV ».
Petit mot sur la boite qui devient noire et qui se distingue des autres modèles et des générations précédentes en oubliant le traditionnel code couleur de la marque. La ROG Maximus Z790 APEX est architecturée autour du nouveau chipset d’Intel, le Z790. Cette carte mère conserve le socket de la génération précédente avec le LGA-1700 puisque le processeur a vu sa taille s’agrandir depuis les Rocket Lake.
Le chipset Z790 prend en charge le PCIe 5.0 offrant des performances de stockage plus élevées que sur la génération précédente ainsi que le support de la DDR5.
Les différents radiateurs :
Les dimensions de la carte sont de 305 mm x 244 mm, ce qui correspond au format ATX. Les couleurs dominantes sur le PCB sont le gris métallisé et le blanc. C’est un changement radical de couleur pour le PCB. Le design est toujours particulier mais sur cette version, le PCB reprend sa forme rectangulaire. Esthétiquement, elle ressemble assez fort à la version précédente du modèle APEX, la Z690.
Débutons le tour du propriétaire avec les radiateurs qui sont au nombre de quatre !
Tout d’abord, les trois radiateurs situés sur le dessus de la carte mère et qui entoure le socket. Les deux plus imposants recouvrent l’étage d’alimentation. Ces deux radiateurs sont reliés par un caloduc.
Un troisième, plus petit, et relié aussi par l’intermédiaire d’un caloduc est chargé de tenir au frais l’étage une partie de l’étage d’alimentation. Nous sommes ici sur un système entièrement passif. Le radiateur frappé de la citation « For those who dare » (pour ceux qui osent). Il est composé de deux parties et cache sous la partie supérieure, un emplacement pour un SSD de type M2 PCIe 4.0.
Le quatrième est celui qui recouvre le chipset et qui bénéficie d’une surface assez importante mais d’une faible hauteur afin de permettre facilement la mise en place des cartes graphiques. On y retrouve le logo Asus ROG qui bénéficie d’un système de rétro-éclairage RGB.
Pas de SSD M.2 5.0 sur le PCB :
Une plaque en aluminium blanche dont la découpe vient parfaitement s’associer avec celle posée sur le chipset, recouvre un emplacement SSD de type M.2 au niveau du PCB. Comme vous pouvez le voir, le SSD est pris en sandwich entre deux pads thermique. Vous avez aussi la possibilité d’utiliser le support vertical (ROG DIMM2), présent dans le bundle, et qui peut accueillir lui aussi deux SSD M.2. Le nombre total de SSD M.2 grimpe ainsi à quatre mais il s’agit de version PCIe 4.0 x4.
Si vous désirez bénéficier d’un emplacement en Gen 5.0, vous devrez utiliser la carte PCIe présente dans le bundle.
Le socket et les PCIe :
L’espace autour du socket est assez bien dégagé et sera assez facile à isoler avec de la gomme pour les tests sous LN2. De plus, Asus propose sur les modèles ROG deux trous de fixation. L’un compatible avec les coolers LGA-1700 mais aussi LGA-115x ! Un très bon point pour Asus.
Cette Maximus Z790 APEX peut accueillir au maximum deux barrettes mémoires de DDR5. Qui dit nouveaux processeurs dit chez Intel nouveaux chipsets. Dans un premier temps, c’est le chipset Z790 qui sera disponible. Bonne nouvelle puisque celui-ci conserve le socket LGA-1700 ainsi que la rétrocompatibilité. Autrement dit, vous pourrez utiliser un i9-12900K sur le chipset Z790 et inversement, un i9-13900K sur le chipset Z690. Intel continuera d’assurer le support de la DDR4 sur ce chipset mais cela devrait être la dernière fois puisque la bascule se fera définitivement sur la DDR5 en 2024.
Comme sur la version Extreme, cette APEX dispose d’un bouton nommé Q-Release. Lorsqu’une carte est enfourchée dans le premier port PCIe, la pression sur ce bouton, ouvre le système de rétention et libère votre carte graphique. Il s’agissait d’un souci que nous avions relevé sur la génération précédente lorsqu’un radiateur se trouvait trop proche du premier emplacement PCIe. Bien vu Asus !
Cette APEX supporte les kits mémoires en dual channel jusque 8000 MHz+ (OC) et pour une quantité maximale de 64 GB. On retrouve deux ports PCIe 5.0 16x qui fonctionneront en x8/x8 si vous optez pour du SLI ou du CrossfireX. Un troisième emplacement en PCIe 4.0 x4 est également disponible ainsi qu’un PCIe 4.0 x1. Pour alimenter tout ce petit monde, la carte dispose d’un connecteur 24 pins à plat et de deux 8 pins à coté des étages d’alimentation.
RGB or not RGB ?
Comme c’est le cas pour une grande partie de la gamme ROG, elle dispose du système AURA avec des leds présentes sur le PCB au niveau du radiateur recouvrant les connectiques ainsi que le logo placé sur le chipset. La gestion de celles-ci se paramètre via le logiciel maison AURA mais il est possible de les désactiver, assez facilement, via le BIOS si vous le désirez.
[nextpage title= »Le PCB et les connectiques : « ]
Les outils pour clocker :
Débutons avec les éléments insérés sur le PCB et qui peuvent s’avérer être des outils intéressants pour les overclockeurs. Ils sont très nombreux sur ce modèle ce qui est devenu une habitude chez Asus sur le haut de gamme. Cela confirme bien sa position de carte dédiée à l’overclocking.
- Le bouton power : permet la mise sous tension de la carte mère.
- Le FlexKEY (reset) : permet de redémarrer la carte mère en cas d’échec. Le bouton peut-être désormais affecté à une autre tache via le BIOS.
- Safe Boot : permet de redémarrer la carte même si les paramètres choisis dans le bios ne permettent pas le boot. Cela évite de devoir faire un Clear CMOS pour rebooter et donc de perdre vos paramètres encodés.
- ReTry Button : lors de tests sous froid, parfois l’OS freeze et un reset ne permet pas de redémarrer la carte mère : seule solution 6, 7 secondes en maintenant appuyé le bouton START. Avec le bouton ReTry, ça redémarre de suite.
- Switch bios : permet de switcher entre les deux bios. Vous pouvez ainsi choisir d’avoir un bios « overclocking » et un bios plus stable pour une configuration H24.
- Slow Mode : permet de booter avec un coefficient de 16x et une fois dans l’OS de remettre celui choisi dans le bios. C’est surtout pour des max screens.
- RSVD : permet lorsqu’il est activé sous froid (-120 °C) d’éviter les « Cold boot bug ».
- LN2 Mode : permet d’activer les profils LN2 dans le bios.
- Le debug LED : 4 diodes (CPU – DRAM – VGA – BOOT) qui permettent de diagnostiquer les erreurs lors du boot de la carte. Si l’une d’entre elle reste allumée, c’est que le composant qui lui correspond pose problème.
- Le Q-Led : permet d’afficher un code qui correspond au composant responsable de l’erreur lors du boot.
- Le CLR CMOS : permet d’effacer les paramètres du BIOS afin de revenir à ceux par défaut.
- ProbeIT : permet de mesurer les tensions à l’aide d’un multimètre directement sur le PCB.
Le PCB :
Notre Asus Maximus Z670 APEX se base sur une alimentation en 24 + 2 phases. La partie en charge du CPU se compose de 24 phases et sur ce modèle, aucun doubleur, mais attention les phases sont placées en parallèles : elles sont donc réellement au nombre de 12. Le contrôleur est une puce RAA229131 (X+Y=20), l’un des meilleurs actuellement si ce n’est le meilleur.
Les 24 mosfets sont quant à eux tous des RAA 22010540 de 105A groupés en parallèle par phase et ainsi permettre de les dédoubler sans avoir recours à un doubleur. Les mosfets dans les étages de puissance génèrent le plus de chaleur car ils sont responsables de la conversion de tension et de la livraison au CPU à partir du connecteur EPS 12 volts.
Les connectiques :
La façade arrière dispose des éléments suivants. Tout d’abord le Clear CMOS ainsi que le bouton permettant de flasher le bios à partir d’une clé USB. L’une des particularités de la carte est de posséder deux emplacements PS/2 afin de venir y connecter un clavier et une souris. Mais pourquoi encore utiliser ce type de connecteur en 2021 ? Tout simplement parce que certains benchs sont plus performants sous XP (Super Pi) et que l’utilisation de périphériques non USB facilite grandement l’installation de l’OS.
Au niveau des ports USB, cette ROG Maximus Z690 APEX dispose quatre USB 3.2 Gen 1, de cinq USB 3.2 Gen 2 et d’un USB 3.2 Gen 2 Type-C. On retrouve ensuite les supports d’antennes pour le Wi-Fi dual band. La partie audio est assurée par une puce SupremeFX ALC4080. Enfin, on retrouve pour terminer les différentes sorties audio ainsi que le port réseau (2.5G).
[nextpage title= »Le BIOS : »]
En ce qui concerne le BIOS, au premier coup d’œil, on reconnait que nous sommes chez Asus. Les habitués de la marque s’y retrouveront sans aucune difficulté. Pour rappel, l’onglet qui va le plus nous intéressé est « Extreme Tweaker ».
Avant de débuter, nous vous rappelons qu’il est primordial de mettre régulièrement à jour votre BIOS. De plus l’équipe d’Asus propose régulièrement des correctifs dont il serait dommage de ne pas profiter. L’avantage d’une carte comme cette APEX est de bénéficier de deux BIOS. Vous pouvez ainsi tester un nouveau tout en conservant le précédent. Pour ceux qui bidouillent, c’est un vrai plus ! Il vous sera également possible de sauvegarder vos BIOS sur une clé USB. Vous pourrez ainsi les recharger après avoir réalisé une mise à jour de votre BIOS.
Les captures du BIOS ont été réalisées avec le profil XMP de notre kit Teamgroup Delta RGB 7200 MT/s CL34 activé. L’autre nouvelle option est « Memory controller : DRAM Frequency Ratio » qui a débarqué avec Rocket Lake. Vous aurez le droit entre Gear 1, Gear 2 et Gear 4. Sachez que dans la majorité des cas, ce sera du Gear 2. La solution Gear 4 est là pour les kits > 7000 MHz.
Le « Loadline calibration » est en mode auto pour les tests comparatifs mais nous reviendrons sur sa fonction lors de l’overclocking du i9-13900K. Les autres sections sont présentes depuis les générations précédentes et vous permettent notamment de flasher votre carte mère, de contrôler la vitesse des ventilateurs et de créer des profils de tests.
Les différentes tensions :
Nous verrons dans la section « overclocking », les tensions primordiales pour le CPU ainsi que pour booster la mémoire DDR5. Sachez qu’il est possible de désactiver les E-core mais que les performances de votre processeur en prennent alors un sérieux coup. On vous en parle dans la suite de l’article.
Enfin, la sauvegarde de profils est vivement recommandée lorsque vous réalisez des tests. Cela permet un gain de temps. Sachez que vous avez aussi la possibilité de les sauver sur une clé USB.
Avec l’arrivée des kits mémoires disposant de puces A-Die, Asus a ajouté un nouveau profils mémoires qui peut atteindre les 7600 MT/s. Nous ne manquerons pas de le tester lors de l’overclocking mémoire.
Le mode LN2 :
On retrouve un mode LN2, qui devra être activé via un jumper placé sur le PCB. Attention, celui-ci est vraiment dédié aux tests sous froid, donc ne l’activez pas pour des tests en air/water puisque certaines sécurités seront désactivées automatiquement. Une fois celui-ci activé, on retrouve un profil LN2 CPU.
Un BIOS qui continue d’évoluer :
Franchement, respect Asus ! Déjà que la cadence de mise à jour et correctif est excellente, l’équipe d’Asus continue à faire évoluer le BIOS en venant d’ailleurs d’ajouter avec la version du BIOS Bêta 0031, la présence d’une seconde valeur SP qui indique le potentiel de l’IMC de votre processeur. Plus celle-ci sera haute et plus votre processeur devrait être capable de tenir de hautes fréquences avec la mémoire DDR5. Nous en reparlerons lors de l’overclocking de la DDR5.
Nous avons d’ailleurs déjà testé notre i9-13900K et le i5-13600K sous azote liquide mais avec notre exemplaire de la Maximus Z690 APEX. N’hésitez pas à demander conseils sur notre forum et discord si vous rencontrez des soucis lors du paramétrage de votre bios.
[nextpage title= »La configuration de tests : »]
Voici donc les différents composants qui équipent notre plateforme de tests. Pour la publication de ces tests, j’ai utilisé le dernier BIOS en date reçu bien que de nouvelles versions seront très certainement disponibles dans les jours à venir. Asus étant très réactif sur la mise à jour de ses BIOS.
Nous vous proposerons aussi dans les semaines à venir plusieurs guides d’overclocking pour votre processeur mais aussi pour votre kit mémoire avec ce modèle APEX.
- Carte mère : ROG Maximus Z790 APEX (BIOS Bêta 0031)
- Processeur : Intel i9-13900K
- Mémoire : 32 GB Teamgroup Delta RGB 7200 MT/s CL34
- Carte graphique : MSI GT 710
- Système de refroidissement : Optimus Foundation + radiateur EK de 480 mm
- SSD : Western Digital SN850 NVMe SSD M.2
- Alimentation : be quiet! Dark Power PRO 12 1500w
- Système d’exploitation : Windows 11 64 bits
- Écran : ROG PG27UQ
Un petit tour par CPU-Z afin de s’assurer que tout est parfaitement en ordre avant de débuter nos tests. On remarque qu’avec cette version 2.03.0, notre i9-13900K est parfaitement reconnu ainsi que la mémoire DDR5. Maintenant que notre configuration est prête, voyons si le BIOS se montre correcte face aux fréquences de notre i9-13900K.
[nextpage title= »Les fréquences effectives : »]
Comme lors de chaque nouveaux tests concernant des processeurs, notre idée première est de vérifier si les fréquences annoncées sont bien atteintes. Pour ce faire, nous allons utiliser le benchmark Cinebench R23. Deux cas de figures vont être utilisés : un bench en single core et un second en multi core. L’idée est ainsi de pouvoir juger de la fréquence atteinte et donc, comparer à ce qui a été annoncé par Intel dans ses slides.
Rappelons que la fréquence Boost en bench est différente selon le processeur. Attention, comme le souligne Intel, lorsque l’on parle de fréquence Max Turbo, c’est la fréquence maximum atteignable par un des cœurs du processeur exécutant une charge de travail en single core (mono-thread). Cette fréquence varie en fonction de plusieurs facteurs : la charge, le système de refroidissement et donc la température de votre processeur. C’est une notion à bien garder en tête. Voici donc les fréquences que nous devrions atteindre sur un seul cœur lors de notre run sous Cinebench R23.
Première étape, nous laissons tout en AUTO au niveau du BIOS sauf le profil XMP que nous chargeons afin d’avoir une fréquence de 6000 MT/s en 30-38-38-96 pour notre kit mémoire. Nous ne réalisons aucune autre modification au sein du BIOS.
Test avec le i9-13900K :
C’est parti avec le plus costaud des processeurs, le i9-13900K. Comme vous pouvez le constater, nous avons ouvert plusieurs fenêtres afin de vérifier la fréquence ainsi que la température. Les options dans notre BIOS ont été laissées en AUTO mais sachez que nous en reparlerons dans la section consommation car cela à un impact sur celle-ci non négligeable.
En single core, on peut voir que le cœur #4 atteint une fréquence de 5800 MHz ce qui correspond à ce qui est annoncé par Intel. On peut remarquer que la température des deux cœurs qui passent en alternance à 5.8 GHz ont une température de 65/66 °C.
Lorsque les 24 cœurs de notre i9-13900K sont sollicités, la fréquence se fixe sur les P-Core à 5.5 GHz et à 4.3 GHz sur les E-Core. En ce qui concerne la température du P-Core le plus chaud, elle est de 87°C et sur les E-Core de 70°C. N’oublions pas que nous sommes équipés d’une boucle de refroidissement custom de 480 mm. Autant dire que si vous optez pour ce processeur, ce sera au minimum un très performant AIO de 280/360 mm.
[nextpage title= »L’overclocking CPU : »]
Qui dit nouvelle plateforme, dit temps d’adaptation mais ici vu que nous sommes assez proche du chipset Z690, nous ne devrions pas avoir trop de difficultés. Nous devrons juste tenir compte des nouvelles spécificités des processeurs au niveau des fréquences.
Protocole :
Avant de débuter, il est nécessaire d’avoir un ou plusieurs scores de référence avec notre i9-13900K aux fréquences stock, c’est-à-dire, sans avoir réalisé aucune modification si ce n’est, avoir activé le profil XMP. Il est aussi très important d’avoir à portée de main une feuille qui va vous permettre de noter tous les tests que vous allez réaliser ainsi que les résultats ou échecs. Personnellement, j’ai des centaines de feuilles de mes tests sur lesquelles il m’arrive de retourner afin de savoir comment s’était comporté le processeur sur telle carte mère ou dans telle condition de tests. Ma petite bible à moi.
Pour de l’overclocking H24, il faudra bien sûr prendre plus de temps pour affiner la tension afin de lui fournir le minimum nécessaire mais aussi de régler chaque cœur indépendamment si vous désirez profiter du max du max des performances.
Load-Line Calibration dans le BIOS :
Dans le cas de Rocket Lake, même si Asus conseille un Level 4 pour l’overclocking, j’ai opté pour un Level 7 afin d’avoir le moins de vdroop possible.
En gros, je veux que la tension choisie soit le plus proche possible de la tension en load. Dans les tableaux ci-dessous, vous pourrez voir la tension choisie, celle effective en idle et enfin en load. Les relevés sont réalisés avec un multimètre au niveau du PCB de la carte mère. Il est très important de connaître la réelle tension apportée aux différents composants mais surtout à votre processeur.
Overclocking sous watercooling en différentes étapes :
Comme à mon habitude, je vais débuter les tests en choisissant, via le BIOS, une fréquence de départ appliquée sur les 8 P-Core du i9-13900K. J’ai opté pour une fréquence de départ de 5500 MHz avec un coefficient multiplicateur de 55, un BCLK de 100, une tension de 1,20 volt et un Level 7. Toutes les autres options sont en AUTO. J’ai déjà eu l’occasion de tester mon i9-13900K et c’est loin d’être un foudre de guerre malheureusement.
L’idée est ensuite, dans l’OS, de tester la stabilité sur plusieurs runs de Cinebench R23 multithread. Si c’est stable, j’augmente la fréquence d’un palier de 100 MHz tout en revérifiant la stabilité. Si le benchmark crashe, j’augmente la tension par palier de 0,05 volt afin de retrouver une stabilité permettant d’exécuter le benchmark. L’objectif est de se faire assez « rapidement » une idée de la fréquence max benchable.
Voici ce que nous avons obtenu pour le i9-13900K. Comme vous pouvez le voir, nous avons été très vite limité par la température et cela malgré une tension assez basse.
Notre meilleur score est de 42329 à Cinebench R23 mais avec des températures qui sont comprises entre 85 et 88°C. Notre exemplaire n’est malheureusement pas un processeur gold et s’est comporté correctement sous LN2. J’attends l’arrivée des 13900KS afin d’essayer de mettre la main sur un processeur gold.
[nextpage title= »L’overclocking mémoire : « ]
Pour l’overclocking de la mémoire, nous avons bien entendu conservé notre kit Teamgroup Delta RGB 7200 MT/s CL34 et ses puces Hynix A-die. L’idée étant d’opter pour le kit bénéficiant, selon nous, du meilleur potentiel en overclocking. Et vous le constaterez, nous ne nous sommes pas trompé.
Le choix de votre kit DDR5 en fonction des puces mémoires :
Comme c’était déjà le cas pour la DDR4, si vous souhaitez clocker votre mémoire, certaines marques bénéficieront d’un meilleur potentiel. Actuellement, les kits annoncés par les différentes marques bénéficient soit de puces Micron soit de puces Hynix soit de puces Samsung.
Les tensions « clés » de la DDR5 :
Pour l’overclocking de la mémoire, il y a 5 tensions clés. Il s’agit des tensions qui auront un impact sur l’overclocking et donc sur la montée en fréquence ou le serrage des timings. Il s’agit du CPU System Agent Voltage (SA), du DRAM VVD Voltage, du DRAM VVDQ Voltage, du Memory Controller Voltage ainsi que du IVR Transmitter VVDQ Voltage. Voici où ces tensions se trouvent dans le BIOS.
Si votre module PMIC n’est pas verrouillé, en activant « High DRAM Voltage Mode », vous aurez accès aux tensions allant jusqu’à 2 volts.
C’est parti pour l’overclocking de cette DDR5 :
Dans un premier temps, nous nous sommes basés sur le profil à 7600 MT/s présent dans le BIOS de notre Z790 APEX. Celui-ci passe sans problème, donc direction 7800, 8000, 8200, … mais où cela va-t-il s’arrêter ?
Alors cet overclocking DDR5 ? Le moins que l’on puisse dire, c’est que nous n’avons pas été déçu. Une fois de plus, grâce à l’équipe d’Asus qui bosse sur ses BIOS régulièrement et qui nous a permis d’en tester déjà huit différents depuis la réception de la Maximus Z790 APEX. Nous avons ainsi pu atteindre en aircooling une fréquence de 8450 MHz avec des timings de 34-45-45-30. Il y a encore quelques semaines, jamais nous n’aurions imaginé atteindre ses fréquences en aircooling.
Bien entendu, pour ce faire, nous avons dû pousser les tensions et notamment le VDD à 1.66 volt et le VDDQ à 1.67 volt. Il s’agit d’une fréquence utilisée pour bencher et pas pour un utilisation H24. Mais sachez que plusieurs marques devraient proposer d’ici peu de temps des kits disposant d’un XMP à 8000 MT/s. Nous pourrions surement faire assez facilement un profil stable à 8000 MT/s en relâchant les timings mais ce n’était pas l’objectif ici.
Sur le benchmark Geekbench 3.4.4 nous avons pu atteindre un score memory de 16172 points, un score inimaginable pour nous il y a encore quelques semaines.
[nextpage title= »Le mot de la fin : »]
Voilà, nous avons fait le tour de cette ROG Maximus Z790 APEX combinée au processeur Rocket Lake i9-13900K. D’ailleurs, si vous désirez connaître les performances complètes de ces processeurs face à la concurrence, notre article qui lui est consacré se trouve ici.
Nos impressions sont excellentes sur cette ROG Maximus Z790 APEX, qui a tenu toutes ses promesses. Nous avions hâte de la tester et de voir comment celle-ci allait se comporter après le couac des premières Z690 APEX. Heureusement, cette Z790 APEX se base sur les versions 2022 des APEX Z790 ce qui fait qu’elles devraient toutes être performantes.
On retrouve tous les codes des générations précédentes des modèles APEX avec les nombreux outils présents sur le PCB ainsi que la mise à jour régulière de BIOS à destination des overclockeurs. La présence des profils est un réel plus proposé par Asus. Alors que nous avions déjà testé notre i9-13900K sur la version Z690 APEX sous LN2, nous prévoyons un second passage mais cette fois-ci avec la Z790.
La carte commence à être référencée sur des boutiques françaises avec un tarif de 839 euros chez LDLC et même à 799,90 euros sur Amazon. Le prix est élevé, voire même encore plus élevé que la Z690 APEX. Si vous désirez profitez pleinement de l’overclocking de la DDR5 ou si vous prévoyez un passage sous LN2, alors c’est cette carte dont vous aurez besoin et pas une autre !
Nous vous proposerons aussi très bientôt le test de la ROG Strix Z790-A Gaming Wifi D4.
Le retour de notre communauté Discord
Comme vous le savez, notre Discord est très actif et notamment sur l’overclocking. Plusieurs de nos membres se sont donc empressés d’acquérir cette ROG Maximus Z790 APEX et leur avis est plus mitigé que le nôtre. Certaines cartes retail semblent être atteintes d’un « bent ». Le PCB est légèrement courbée de base et cela semble venir du radiateur VRM. Une fois celui-ci replacé correctement, cela devient quasiment invisible. Un autre point, et à juste titre, est le fait que les pattes des composants au dos de la carte mère ne soit pas coupées. Lorsqu’on manipule souvent la carte, notamment pour l’isoler, ce sont les extrémités des doigts qui morflent et sur une carte destinée à l’overclocking, c’est vraiment dommage.
Certains éprouvent des soucis de stabilités comme notre confrère du site Igorlabs en ce qui concerne l’overclocking mémoire. Espérons que ces soucis proviennent d’une mauvaise série mais nous resterons attentif pour la suite. Comme nous vous le disions, notre exemplaire semble être une version retail et ne souffre ni du « bent » ni de souci de stabilité. Nous n’imaginons pas Asus proposer des cartes différentes à la presse et à la vente, ce qui serait totalement contre productif pour la marque. Il semble cependant exister une version A01 et A02.
ROG Maximus Z790 APEX
On a aimé :
- Un étage d’alimentation ultra performant
- La possibilité d’utiliser de la mémoire haute capacité et haute fréquence
- Le mode LN2 pour les tests sous azote liquide
- La présence de deux BIOS
- Un BIOS qui continue d’évoluer avec l’ajout de nouvelles fonctions (IMC memory)
- Les profils DDR5 au sein du bios pour clocker la mémoire
- Les « outils » insérés sur le PCB afin de faciliter l’overclocking extrême
- La bonne surprise d’un overclocking automatique intelligent (AI Overclocking)
- La réactivé d’Asus pour proposer de nouveaux bios aux overclockeurs
- La présence des deux emplacements PS/2 pour clocker sous XP
- La présence des trous de fixation LGA-115x !
- Le bouton Q-Release pour libérer votre carte graphique
- Le chouette bundle
On aurait aimé :
- Les pattes coupées des composants à l’arrière du PCB
- Un prix tout au moins identique à celui de la Z690 puisque la carte est quasiment identique hormis la couleur du PCB
Comme nous vous le disions ci-dessus : « Si vous désirez profitez pleinement de l’overclocking de la DDR5 ou si vous prévoyez un passage sous LN2, alors c’est cette carte dont vous aurez besoin et pas une autre ! ». Cette ROG Maximus Z790 APEX est enfin arrivée pleinement à maturité au niveau de son PCB mais aussi et surtout grâce à la formidable équipe qui derrière la conception et le correctif des BIOS fait un boulot de dingue.
Bref, ce sera très certainement l’un si pas le dernier coup de cœur de cette année 2022. Un merci tout particulier à ASUS France qui nous offre depuis plusieurs années l’opportunité de tester cette série APEX en avant première !































































