[nextpage title= »Introduction : »]
Il y a une semaine, nous vous présentions deux cartes mère Asus, avec la B660-F et la Z690-PLUS. Aujourd’hui nous passons en revue la ROG STRIX Z690-I Gaming Wi-Fi. Cette carte mère au format ITX est la version plus haut de gamme de la génération Z690. Et, comme nous allons le voir, cette petite ITX a beaucoup à offrir dans ce format si réduit.
Cette carte est proposée au prix de 499 € en France ou bien 439 € chez nos voisins allemands. À titre de comparaison, on retrouve sa concurrente la Z690I Unify à des tarifs équivalent en Europe.

Nous en profitons aussi pour remercier ASUS pour le sample proposé pour ce test.
[nextpage title= »La Asus ROG Strix Z690-I Gaming Wi-Fi : »]
Le bundle :
On commence ce test en faisant un tour du bundle de cette ROG Strix Z690-I. On retrouve ici câble sata, rallonge RGB, CD de drivers, splitter USB, antenne Wi-Fi, porte clef et enfin un module amovible pour le front IO. Niveau papier, les manuels sont complets et nous avons également des stickers pour personnaliser son matériel. Nous avons donc un bundle très complet avec des éléments indispensables au bon fonctionnement de la carte.
L’architecture :
Cette ROG Strix Z690-I est architecturée autour du nouveau chipset d’Intel, le Z690. Cette carte mère change de socket puisque nous passons du LGA-1200 (Z490/Z590) au socket LGA-1700. La raison est simple, la taille du CPU est plus grande.
Ci-dessus, une capture détaillant la différence entre les deux sockets (source Igor’s Lab). Le socket LGA-1700 dispose donc de 1700 pins, contre 1200 pour le précédent. Pour ce qui est de la compatibilité des refroidissements, nous avons droit à des points de fixation LGA1700 mais aussi LGA1200. Il est cependant recommandé de passer sur des fixations spécialement conçus pour le socket LGA1700 pour optimiser le refroidissement.

Le chipset Z690 prend en charge officiellement le PCIe 5.0 offrant des performances de stockage plus élevées que sur la génération précédente. Cependant, actuellement, aucun composant n’est encore compatible avec cette norme. L’autre grand changement est le support de la DDR5.
Les différents radiateurs :
Les dimensions de la carte sont de 170 mm x 170 mm, ce qui correspond au format mini-ITX. Les couleurs dominantes sur le PCB sont le noir et le gris. Pas de RGb sur le PCB de cette carte.
Débutons le tour du propriétaire avec les radiateurs qui sont au nombre de quatre ! Tout d’abord, nous avons les deux radiateurs situés sur le dessus de la carte mère et qui recouvrent les étages d’alimentation. Ces radiateurs sont très massifs, notamment celui recouvrant l’IO. Un ventilateur vient d’ailleurs se loger dans ce dernier.

Le troisième recouvre la zone chipset et M.2. Le quatrième quant à lui se trouve tout en dessous d’un empilage de PCB et vient refroidir le chipset Z690.

Quatre emplacements SSD M.2 :
Bien que la carte soit très compacte, nous avons tout de même droit à deux slots M.2 de refroidi par des dissipateurs. On commence avec le slot M.2 relié au CPU en 4.0 qui vient se placer au dessus du chipset. Ce dernier est refroidi des deux cotés. Ensuite, nous avons un M.2 connecté au chipset Z690 en sata. Et, ici encore nous avons droit à une dissipation des deux cotés.
En plus des emplacements M.2, nous retrouvons la partie audio sur ces PCB empilé. Ceux-ci sont au nombre de deux. Le premier regroupe l’audio externe et interne ainsi que l’USB 2.0, une prise ventilateur et une prise RGB 5V adressable. Il s’agit d’une solution ingénieuse pour regrouper un maximum d’élément sur une carte mère si petite. Bien sûr, cela a ses inconvénients car certains ventirads ne passeront pas.
Techniquement, on retrouve un emplacement PCIe 4.0 x4 et un PCIe 4.0 x4/SATA. Vous ne devriez pas manquer d’emplacement de stockage.
Le socket et PCIe :
L’espace autour du socket est très bien dégagé et sera très facile à isoler pour des essais sous froid. On remarque que les condensateurs utilisés sont des low profile en tantale, ce qui aidera énormément lors de l’isolation. Cette Strix Z690-I peut accueillir au maximum deux barrettes mémoires DDR5. Je vous invite à aller lire la page dédiée à la DDR5 dans notre article sur Alder Lake.
Cette Strix Z690-I supporte les kits mémoires en dual channel jusque 6400 Mt/s+ (OC) et pour une quantité maximale de 64 GB. On retrouve un port PCIe 5.0 16x.
Pour alimenter tout ce petit monde, la carte dispose d’un connecteur 24 pins et d’un 8 pins à coté des étages d’alimentation.
La carte IO interne amovible
En plus de l’immeuble à SSD M.2, cette carte mère dispose d’un petit PCB amovible pour tout ce qui est sata et front IO. Celui-ci vient se connecter sur deux ports USB type C. Encore une bonne idée pour gagner de la place sur le PCB!
[nextpage title= »Le PCB et les connectiques : »]
Les outils pour clocker :
Débutons avec les éléments insérés sur le PCB / IO shield et qui peuvent s’avérer être des outils intéressants pour les overclockeurs. Et, cette Strix Z690-I propose le strict minimum.
- Le CLR CMOS : permet d’effacer les paramètres du BIOS afin de revenir à ceux par défaut.
- Le Q LED : 4 diodes (CPU – DRAM – VGA – BOOT) qui permettent de diagnostiquer les erreurs lors du boot de la carte. Si l’une d’entre elle reste allumée, c’est que le composant qui lui correspond pose problème.

Le PCB :
Passons maintenant au PCB, celui-ci est construit en 10 couches. Cette ROG Strix Z690-I se base sur une alimentation en 10+1 phases.
Le contrôleur utilisé est un Renesas RAA229131 qui pilote directement les 11 phases dédiées au CPU et IGP. Les 10 mosfets CPU sont quant à eux tous des Renesas RAA220105 de 105A. La partie IGP est gérée par 1 Renesas RAA220105 de 105A.

Les connectiques :
La façade arrière dispose des éléments suivants. Tout d’abord, le Clear CMOS ainsi que le bouton permettant de flasher le bios à partir d’une clé USB.

Ensuite, au niveau des ports USB, cette Strix Z690-I dispose de deux USB 2.0, de deux USB 3.2 gen 2 type A, de trois USB 3.2 gen 1 type A et de deux thunderbolt 4 type C. On retrouve ensuite la partie réseau avec les supports d’antennes, le Wi-Fi dual band et la prise Ethernet Intel 2,5GbE. La partie audio est gérée par une puce Realtek ALC4080 avec une prise optique et 3 prises jack. Pour finir, nous avons une prise HDMI.
[nextpage title= »Le BIOS »]
Le BIOS :
En ce qui concerne le BIOS, par défaut, vous débarquez sur une page reprenant les informations de base de votre BIOS. Afin d’accéder à l’ensemble des paramètres, vous devrez presser la touche F7.

On arrive ensuite sur la partie « Ai Tweaker », on peut ici overclocker le CPU mais aussi la mémoire ou bien accéder au réglages des tensions.
Si l’on continue sur l’onglet « Advanced », on retrouve des menus de modification de tout ce qui est relier à la carte mère. Nous pouvons par exemple changer le nombre de cœur du CPU.
Voici ci-dessous un extrait des différents onglets accessibles dans ce bios.
[nextpage title= »La configuration de tests : »]
Voici la configuration qui sera utilisée pour le test :
- Carte mère : ASUS ROG STRIX Z690-I Gaming Wifi (Bios 1505)
- Processeur : INTEL CORE I9 12900KS
- Mémoire : 32 GB Adata Lancer RGB 6000 MT/s CL40
- Carte graphique : EVGA RTX 2080 Super XC Ultra
- Système de refroidissement : Watercool Heatkiller IV basic + MO-RA3 420
- SSD : PNY CS900 120Gb
- Alimentation : Be Quiet ! Dark Power Pro 12 1200W
- Système d’exploitation : Windows 11 64 bits (version 21H2)
- Écran : DELL S2421NX
Pour les tests, notre carte mère a été flashée avec le Bios 1505, il s’agit du dernier bios en date pour cette carte mère. On rappelle qu’il est important de mettre à jour son bios pour vérifier si de nouvelles versions de bios peuvent permettre un overclocking plus poussé.
[nextpage title= »L’overclocking CPU : »]
Notre partie overclocking CPU va se concentrer sur les performances du i9-12900KS.
Protocole :
Avant de débuter, il est nécessaire d’avoir un ou plusieurs scores de référence avec notre i9-12900KS aux fréquences stock, c’est-à-dire, sans avoir réalisé aucune modification si ce n’est, avoir activé le profil XMP dans le cas d’un processeur Intel. Concernant les tensions de tests, nous avons décidé de mettre la tension en mode fixe, le mode adaptatif sera approfondie ultérieurement dans un article dédié.
Il est aussi très important d’avoir à portée de main une feuille ou tableur. Qui va vous permettre de noter tous les tests que vous allez réaliser ainsi que les résultats ou échecs.
Load-Line Calibration :
Avant de commencer, il nous faut régler le LLC. Dans le cas de cette carte mère, nous le réglons sur le mode « Level 5 ». Vous pourrez voir dans les tableaux ci-dessus les différences entre la tension choisie, la tension au repos et la tension en charge.

Il s’agit d’un point important, ici le mode « Level 5 » nous donne une bonne stabilité sur la tension sans trop nous impacter par des tensions idle trop haute ou bien en load trop basse.
Scores de référence :
Débutons donc par relever le résultat sous Cinebench R15 et R20 en prenant soin de noter aussi la tension (vcore), la température max lors du bench, la consommation ainsi que bien entendu, le score obtenu. Durant le benchmark, la fenêtre de HWinfo est ouverte ce qui a une légère incidence négative sur le score.
Overclocking sous watercooling en étapes :
Pour commencer, je laisse le BIOS en auto en paramétrant juste la RAM sur 6000C40. Dans un premier temps, nous relevons tension vcore et fréquence en load lors des benchmarks sur Cinebench R15 et R20 (5200Mhz à 1,32v). J’ai donc opté pour une fréquence de départ de 5200 MHz avec un coefficient multiplicateur de 52, un BCLK de 100 et une tension de 1,3 volt. Les Ecore et le caches sont quant à eux placés à 4000 MHz. L’idée est ensuite, dans l’OS, de tester la stabilité sur plusieurs runs de Cinebench R15 et R20 multithread.
Si c’est stable, j’augmente la fréquence d’un palier de 100 MHz tout en revérifiant la stabilité. Si le benchmark crashe, j’augmente la tension par palier de 0.05 volt afin de retrouver une stabilité permettant d’exécuter le benchmark. L’objectif est de se faire assez « rapidement » une idée de la fréquence max benchable.

Ainsi, mon 12900KS parvient à atteindre les 5,4 GHz avec une tension de 1,35 volt mais avec un température assez élevée. Quand aux Vrm, ils s’en sortent relativement bien, avec le ventilateur actif inclus, ils arrivent à rester en dessous de 52°C. Après cela, nous avons monté le cache et les Ecore ce qui a demandé plus de tension. Et, pour finir nous avons testé cet overclocking sans les Ecore.
Et voici les résultats sur R20. Comme on peut le voir, les 5400 MHz sont à la limite de la chauffe. Il faudra donc opter pour 5300 Mhz ou bien 5200Mhz en environnement SFF.
Voici donc les deux screenshots de nos tests avec Ecore avec le i9-12900KS.
Et, ceux sans Ecore.
[nextpage title= »L’overclocking mémoire : »]
Bien que cette ROG Strix Z690-I ne soit pas prévue pour l’overclocking, celle-ci se débrouille très bien en OC ram. Elle parvient à atteindre de haute fréquence avec 7000 Mt/s, mais impossible d’obtenir quelque chose de stable en daily, même à 6800 Mt/s. Les tests ont été réalisés sous air avec le kit Adata XPG Lancer RGB 6000C40 modifié avec heatspreader custom.
Passons maintenant dans le vif du sujet, tous les tests mémoires ont été réalisés avec une fréquence CPU Pcore à 5200MHz, Ecore à 4100MHz et un cache à 4400Mhz. Avec à la fin le matériel poussé à sa limite avec ou sans Ecore.
Test sur aida64 :
Pour commencer, sur aida 64 nous avons réussi à atteindre une fréquence de 3500Mhz soit 7000Mt/s en gear 2. Comme nous pouvons le voir, la montée en fréquence et la baisse des timings se voient directement dans les chiffres de débit. Pour ce qui est de la latence, nous voyons un gain, mais Aida64 n’est en rien un benchmark fiable sur ce point là.

Test sur Geekbench 3 :
En parallèle, nous avons réalisé des benchmarks sur Geekbench 3. Ici, nous voyons bien le gain coté score mémoire et score CPU. Ici, la limite de fréquence était de 7000 Mt/s, le benchmark se coupait au dela. Contrairement au test de la Z690 Tachyon, il fallait ici relâcher certains timings pour passer les 7000 Mt/s, impossible de faire du CL30 par exemple. La carte mère est très bonne en OC ram mais elle ne fera pas jeux égale avec des cartes dédiées à cet usage.

Voici donc le meilleur score Geekbench 3 obtenu avec cette carte mère avec les Ecore actifs.

Pour aller plus loin, nous avons également poussé la carte mère sans Ecore avec une fréquence CPU encore plus élevé et un cache très haut. Ce qui engendre d’atteindre prêt de 14000 pts sur le score mémoire à 7000C32 !

[nextpage title= »Conclusion : »]
Nous arrivons à la fin de ce test, et cette ASUS ROG STRIX Z690-I gaming Wi-Fi s’est avérée être une bonne surprise. Nous sommes ici sur une carte mère très qualitative avec de bon atout en overclocking. Maintenant, le choix sera difficile entre cette Z690-I, la Z690I unify de chez MSI ou bien la B660-I de chez Asus. Ce qui orientera votre choix sera certainement l’usage d’un CPU K ou non-K ou bien le besoin de porter l’overclocking RAM en daily plus haut. Pour une configuration ITX, cette carte mère ira parfaitement avec un kit mémoire Corsair Dominator Platinium en 6600C32 et un Intel Core I9-12900KS permettant un bon undervolt à des fréquences très élevés.
Pour rappel, cette carte est proposée au prix de 499 € en France ou bien 439 € chez nos voisins allemands.

ASUS ROG STRIX Z690-I gaming Wi-Fi
On a aimé :
- Le système M.2 à étage
- Un étage d’alimentation qui supporte de grosse charge
- La sortie vidéo
- L’overclocking mémoire
- Les performances globales : processeur, mémoire et SSD
- Le PCB de qualité 10 couches
- Le bundle
- La compatibilité avec les refroidissements LGA115X
On aurait aimé :
- Un prix en dessous de 400€
- Un overclocking mémoire stable au delà de 6600 Mt/s
Avec cette ROG Strix Z690-I gaming Wi-fi, Asus nous propose une excellente carte mère qui sera la partenaire parfaite pour un configuration compacte à base de 12900KS. Ses bonnes dispositions en overclocking lui permettrons d’accueillir les meilleurs kit mémoire du marché. Son design séduisant et sa connectivité complète laveront ses quelques lacunes ce qui nous pousse à lui donner l’OR même si l’Award supérieur n’était pas loin.