Et si on sortait le PC dehors par -53°C ?

Mais quelle bonne idée me direz-vous. Nos confrères de Wccftech nous ont partagé les aventures d’une créatrice chinoise « 苏打baka » qui a décidé de tester sa configuration à l’extérieur par -53°C. La semaine dernière, la Chine a connu une vague de froid sans précédent avec des températures très basses, c’était donc l’occasion pour elle de mettre à l’épreuve sa configuration équipée d’un Intel Core i9-13900K, d’une NVIDIA RTX 4090 ainsi que d’un AIO de 360 mm. Quant on sait qu’un 13900K peut facilement atteindre en benchmark une température de 90°C, on peut se demander comment celui-ci va se comporter à l’extérieur.

Avec une température proche des -53°C, il n’a pas fallu longtemps pour que le liquide à l’intérieur de la boucle de refroidissement ne gèle provoquant l’arrêt de la pompe. Mais il en fallait plus pour arrêter 苏打baka qui a remplacé le système de refroidissement liquide par un dissipateur passif Noctua NH-P1 combiné avec une série de ventilateurs. La température du CPU avoisinait alors les 10/15°C alors que celle de la RTX 4090 descendait à -40C (-18C Hotspot). Des températures aussi basses ont permis au 13900K de faire des pointes à 6.18 GHz.

Alors, que faire quand on dispose de la configuration la plus performante du moment ? Et bien on s’offre une partie de démineur bien au chaud ! On vous partage notre vidéo ci-dessous où nous avions également réalisé un test de ce genre mais la température chez nous n’était que de -2°C. Nous avions déjà failli perdre nos doigts ce jour-là.

Test : AORUS Z790 Tachyon

[nextpage title= »Introduction : »]

Cette carte mère AORUS Z790 Tachyon était l’un des modèles sur lequel nous voulions absolument mettre la main et nous en profitons pour remercier AORUS France de nous avoir offert cette opportunité. Fin d’année passée, nous vous parlions de l’excitation qui régnait au sein de notre communauté Discord autour de cette carte après la déception de certains utilisateurs par les performances de la ROG Maximus Z790 APEX en version retail. De notre côté, nous n’avons rencontré aucun souci sur le sample reçu, bien au contraire.

Cette AORUS Tachyon version Z790 est donc très attendue et nombreux sont ceux qui imaginent l’acquérir dans les semaines à venir. On parlait d’une disponibilité fin décembre dans le commerce mais à l’heure de publier cet article, la carte n’est toujours pas disponible en France.

Merci donc à AORUS France pour ce sample et découvrons directement les performances de cette carte mère dédiée à l’overclocking et aux tests sous froid.

[nextpage title= »AORUS Z790 Tachyon : »]

Le bundle :

Un petit tour par le bundle de cette AORUS Z790 Tachyon afin de voir si celle-ci bénéficie « d’objets particuliers ». Globalement, on retrouve un bundle assez standard avec les traditionnels câbles SATA, l’antenne Wi-Fi, des stickers, ect. Vous ne trouverez donc rien de plus dans la boite.

Au final, pour une carte dédiée à l’overclocking, ce n’est pas ce qui nous intéresse le plus. Notons cependant que dans mon sample reçu, il n’y a aucun manuel de la carte mère, ce qui est assez surprenant mais cela devrait certainement être le cas avec les cartes retails, c’est-à-dire vendue dans le commerce.

Même si elle n’est pas encore disponible en France, elle vient de faire une apparition en Finlande. Effectivement, la carte se retrouve actuellement en vente à 759,90 euros chez un revendeur finnois. Ce prix nous semble cohérent face au prix de la version ROG APEX de chez Asus à 820 euros.

 

L’architecture :

La carte mère AORUS Z790 Tachyon est architecturée autour du dernier chipset d’Intel, le Z790. Cette carte mère conserve le socket de la génération précédente, le LGA-1700, puisque le processeur a vu sa taille s’agrandir depuis les Rocket Lake. Avec cette version Z790, c’est la troisième carte mère Tachyon qui est lancée. La première était architecturée autour du chipset Z590. Il s’agit d’ailleurs d’une carte dont la conception est réalisée par Hi Cookie, célèbre overclockeur, qui gère la fabrication et le debug des BIOS.

Le chipset Z790 prend en charge le PCIe 5.0 offrant des performances de stockage plus élevées que sur la génération précédente ainsi que le support de la DDR5.

 

Les différents radiateurs :

Les dimensions de la carte sont de 305 mm x 270 mm, ce qui correspond au format E-ATX. Les couleurs dominantes sur le PCB sont le noir et le gris. Le design de cette version « Tachyon » est toujours assez particulier. Esthétiquement, elle ressemble assez fort à la version Z690, mais c’est surtout la partie dédiée aux boutons pour l’overclocking qui s’organise différemment.

Débutons le tour du propriétaire avec les radiateurs qui sont au nombre de trois !
Tout d’abord, les deux radiateurs situés sur le dessus de la carte mère et qui entourent le socket. Ils recouvrent l’étage d’alimentation et sont reliés par un caloduc. Notez que le radiateur de gauche dispose d’une partie qui recouvre les connectiques externes. Vous pourrez mieux vous en rendre compte lors du démontage de la carte un peu plus loin dans l’article.

Le troisième est celui qui recouvre le chipset et qui bénéficie d’une surface assez importante mais d’une faible hauteur afin de permettre facilement la mise en place des cartes graphiques.

On y retrouve le logo AORUS ainsi qu’un très léger rétroéclairage RGB. Nous sommes ici sur un système entièrement passif.

 

Quatre emplacements SSD  :

Deux plaques en aluminium dont la découpe viennent parfaitement s’associer avec celle posée sur le chipset, recouvre les quatre emplacements SSD de type M.2 au niveau du PCB. Comme vous pouvez le voir, les emplacements pour SSD disposent tous d’un pad thermique afin d’optimiser la dissipation de la chaleur. Sans manuel et sans information sur le site d’AORUS, il nous est très compliqué de savoir comment ils sont câblés.

Dès que nous aurons les informations, nous mettrons bien entendu cet unboxing à jour. D’ici la parution de l’article, ce devrait être le cas.

 

Le socket et les PCIe :

L’espace autour du socket est très bien dégagé et il sera assez très facile à isoler avec de la gomme pour les tests sous LN2. Par contre, la carte ne dispose que des trous de fixation pour LAG-1700.

Cette Tachyon devrait en toute logique supporter les kits mémoires en dual channel jusque 7800 MHz+ (OC) et pour une quantité maximale de 64 GB. Comme vous le constatez, il n’y a que deux emplacements mémoires. C’est voulu puisque l’idée est d’overclocker au maximum la mémoire ce qui est plus simple avec deux emplacements qu’avec quatre. Rappelons que cette carte se destine à 100% à l’overclocking. Les deux emplacements sont assez écartés afin de pouvoir utiliser un kit de refroidissement sous LN2.

On retrouve deux ports PCIe 5.0 sur lesquels nous n’avons malheureusement aucune information actuellement. Pour alimenter tout ce petit monde, la carte dispose d’un connecteur 24 pins à plat et de deux 8 pins à coté des étages d’alimentation.

AORUS semble avoir retravaillé le système de rétention qui libère votre carte graphique. Il s’agissait d’un souci que nous avions relevé sur la génération précédente lorsqu’un radiateur se trouvait trop proche du premier emplacement PCIe. Nous serons attentif lors de notre test afin de voir s’il se montre plus efficace.

[nextpage title= »Le PCB et les connectiques : « ]

Les outils pour clocker :

Débutons avec les éléments insérés sur le PCB et qui peuvent s’avérer être des outils intéressants pour les overclockeurs. Ils sont très nombreux sur ce modèle ce qui est devenu une habitude chez AORUS sur cette version Z790 Tachyon. Cela confirme bien sa position de carte dédiée à l’overclocking.

  • Le bouton Clear CMOS : permet d’effacer les paramètres du BIOS afin de revenir à ceux par défaut.
  • Le bouton reset : permet de redémarrer la carte mère en cas d’échec.
  • Le bouton retry : lors de tests sous froid, parfois l’OS freeze et un reset ne permet pas de redémarrer la carte mère : seule solution 6, 7 secondes en maintenant appuyé le bouton START. Avec le bouton ReTry, ça redémarre de suite.
  • Le Q-Led : permet d’afficher un code qui correspond au composant responsable de l’erreur lors du boot. Il a une taille plus importante que sur les versions précédentes.
  • Les points de tension : permet de mesurer les tensions à l’aide d’un multimètre directement sur le PCB.
  • Le bouton power : permet la mise sous tension de la carte mère.
  • Le mode LIMP (la tortue) : semblable au « safe Boot » chez Asus, ce bouton permet de redémarrer la carte même si les paramètres choisis dans le BIOS ne permettent pas le Boot. Cela évite de devoir faire un Clear CMOS pour rebooter et donc de perdre vos paramètres encodés. La carte redémarre alors avec des paramètres par défaut.
  • Le bouton CPU Ratio Switch : permet d’augmenter ou de diminuer directement le coefficient multiplicateur de votre processeur.
  • Le switch SB : permet de désactiver ou d’activer la fonction Dual BIOS.
  • Le switch BIOS : permet de switcher entre les deux bios. Vous pouvez ainsi choisir d’avoir un bios « overclocking » et un bios plus stable pour une configuration H24
  • Le switch TGR : un bouton un peu semblable au « slow mode », il va permettre de diminuer la fréquence du processeur et ainsi faire descendre la température du CPU avant de lancer un benchmark et ainsi augmenter les chances que ce dernier passe. Vous l’activez, la température diminue, vous le replacez dans sa position d’origine juste avant de lancer votre benchmark.
  • Le switch OC_IGNITION : il permet aux overclockers et aux bricoleurs de pré-tester les systèmes de refroidissement par eau lors de la construction de leurs ordinateurs sans avoir à démarrer le système.

Comme vous pouvez le constater, les outils sont nombreux ! Hâte de pouvoir tester chacun d’entre eux lors d’une petite session sous froid.

 

Le PCB :

Passons maintenant au PCB, celui-ci est construit en 10 couches comme l’indique une inscription sur le coin du PCB. Cette Z670 Tachyon se base sur une alimentation en 15 + 1 + 2 phases.

Le premier contrôleur utilisé est un Renesas RAA2291131 qui pilote directement les 15 phases dédiées au CPU. Les 15 mosfets CPU sont quant à eux tous des Renesas RAA220105 de 105A. La partie GT est gérée par 1 Renesas RAA220105 de 105A. La partie IMC et PCIe est gérée par 2 MPS MP87992 de 70A. On est sur un étage d’alimentation similaire à celui de la Z690 Tachyon.

 

Les connectiques :

La façade arrière dispose des éléments suivants. Tout d’abord le mode LIMP (la tortue) présent aussi sur le PCB ainsi que le bouton permettant de flasher le bios à partir d’une clé USB. L’une des particularités de la carte est de posséder deux emplacements PS/2 afin de venir y connecter un clavier et une souris. Mais pourquoi encore utiliser ce type de connecteur en 2021 ? Tout simplement parce que certains benchs sont plus performants sous XP (Super Pi) et que l’utilisation de périphériques non USB facilite grandement l’installation de l’OS.

Au niveau des ports USB, nous attendons de recevoir les spécifications de la part d’AORUS afin de pouvoir vous les détailler. On retrouve ensuite les supports d’antennes pour le Wi-Fi dual band ainsi que la partie audio. Enfin, on retrouve aussi un port HDMI très utile pour tester le chipset graphique intégré à certains processeurs. Nous avons à présent terminer le tour de cette AORUS Z790 Tachyon, c’est parti de notre côté pour les tests et rendez-vous très bientôt pour découvrir ici-même le test complet.

[nextpage title= »Le BIOS : »]

En ce qui concerne le BIOS, par défaut, vous débarquez sur une page reprenant les informations de base de votre BIOS. Afin d’accéder à l’ensemble des paramètres, vous devrez presser la touche F2. Les débutant pourront déjà sur cette page allégée gérer le profil XMP ainsi que la gestion des ventilateurs. Maintenant, vous nous connaissez suffisamment pour savoir que c’est directement direction le BIOS complet.

Le premier onglet disponible est « Favorites » qui vous permet d’avoir directement accès aux paramètres que vous modifiez le plus souvent, c’est toujours très utile. La partie « Tweaker », comme son nom l’indique, va regorger de nombreuses options vous permettant de paramétrer votre processeur, votre kit mémoire mais aussi de gérer les différentes tensions. Un menue « Favorites (F11) » permet d’accéder à des paramètres du BIOS mis en favori.

On retrouve dans l’onglet « Tweaker » les différents paramètres de vos kits mémoires mais aussi ceux pour votre processeur. La plupart des paramètres pour régler les tensions se trouvent aussi dans cette section. En bonus, Aorus propose ici des XMP custom mais rien de bien intéressant puisque le profil le plus élevé pour des puces Hynix est de 6400 MT/s en sachant que notre kit possède déjà un XMP de 7200 MT/s. Par contre des options d’optimisations sont présentes mais nous vous en reparlerons lors de l’overclocking de la DDR5.

Nous vous parlerons des paramètres dédiés à l’overclocking du processeur et de la mémoire dans les pages dédiées un peu plus loin dans l’article.

Enfin, la sauvegarde de profils est vivement recommandée lorsque vous réalisez des tests. Cela permet un gain de temps. N’hésitez pas à demander conseils sur notre forum et discord si vous rencontrez des soucis lors du paramétrage de votre BIOS.

 

Le BIOS officiel F2d :

Le BIOS que nous avons utilisé durant nos tests est la version qui se destine logiquement aux tests sous froid mais sachez que le BIOS officiel est disponible directement sur le site d’AORUS, il s’agit de la version F2d. Pas vraiment de grande différence dans l’agencement des catégorie.

[nextpage title= »La configuration de tests : »]

Voici donc les différents composants qui équipent notre plateforme de tests. Pour la publication de ces tests, j’ai utilisé le dernier BIOS en date reçu bien que de nouvelles versions seront très certainement disponibles dans les jours à venir. Asus étant très réactif sur la mise à jour de ses BIOS.

Nous vous proposerons aussi dans les semaines à venir plusieurs guides d’overclocking pour votre processeur mais aussi pour votre kit mémoire avec ce modèle APEX.

  • Carte mère : AORUS Z790 Tachyon (BIOS x6k et F2d)
  • Processeur : Intel i9-13900K
  • Mémoire : 32 GB Teamgroup Delta RGB 7200 MT/s CL34
  • Carte graphique : MSI GT 710
  • Système de refroidissement : Optimus Foundation + radiateur EK de 480 mm
  • SSD : Western Digital SN850 NVMe SSD M.2
  • Alimentation : be quiet! Dark Power PRO 12 1500w
  • Système d’exploitation : Windows 11 64 bits
  • Écran : ROG PG27UQ

Un petit tour par CPU-Z afin de s’assurer que tout est parfaitement en ordre avant de débuter nos tests. On remarque qu’avec cette version 2.03.0, notre i9-13900K est parfaitement reconnu ainsi que la mémoire DDR5.

Maintenant que notre configuration est prête, voyons si le BIOS se montre correcte face aux fréquences de notre i9-13900K.

[nextpage title= »Les fréquences effectives : »]

Comme lors de chaque nouveaux tests concernant des processeurs, notre idée première est de vérifier si les fréquences annoncées sont bien atteintes. Pour ce faire, nous allons utiliser le benchmark Cinebench R23. Deux cas de figures vont être utilisés : un bench en single core et un second en multi core. L’idée est ainsi de pouvoir juger de la fréquence atteinte et donc, comparer à ce qui a été annoncé par Intel dans ses slides.

Rappelons que la fréquence Boost en bench est différente selon le processeur. Attention, comme le souligne Intel, lorsque l’on parle de fréquence Max Turbo, c’est la fréquence maximum atteignable par un des cœurs du processeur exécutant une charge de travail en single core (mono-thread). Cette fréquence varie en fonction de plusieurs facteurs : la charge, le système de refroidissement et donc la température de votre processeur. C’est une notion à bien garder en tête. Voici donc les fréquences que nous devrions atteindre sur un seul cœur lors de notre run sous Cinebench R23.

Première étape, nous laissons tout en AUTO au niveau du BIOS sauf le profil XMP que nous chargeons afin d’avoir une fréquence de 6000 MT/s en 30-38-38-96 pour notre kit mémoire. Nous ne réalisons aucune autre modification au sein du BIOS.

 

Test avec le i9-13900K :

C’est parti avec le plus costaud des processeurs, le i9-13900K. Comme vous pouvez le constater, nous avons ouvert plusieurs fenêtres afin de vérifier la fréquence ainsi que la température. Les options dans notre BIOS ont été laissées en AUTO par défaut et seul le profil XMP de notre kit mémoire a été chargé.

En single core, on peut voir que les cœurs #4 et #5 atteindre une fréquence de 5800 MHz ce qui correspond à ce qui est annoncé par Intel. On peut remarquer que la température des deux cœurs qui passent en alternance à 5.8 GHz ont une température de 61 °C.

Lorsque les 24 cœurs de notre i9-13900K sont sollicités, la fréquence se fixe sur les P-Core à 5.5 GHz et à 4.3 GHz sur les E-Core. En ce qui concerne la température du P-Core le plus chaud, elle est de 77°C et sur les E-Core de 63°C. N’oublions pas que nous sommes équipés d’une boucle de refroidissement custom de 480 mm. Autant dire que si vous optez pour ce processeur, ce sera au minimum un très performant AIO de 280/360 mm.

[nextpage title= »L’overclocking CPU : »]

Protocole :

Avant de débuter, il est nécessaire d’avoir un ou plusieurs scores de référence avec notre i9-13900K aux fréquences stock, c’est-à-dire, sans avoir réalisé aucune modification si ce n’est, avoir activé le profil XMP. Il est aussi très important d’avoir à portée de main une feuille qui va vous permettre de noter tous les tests que vous allez réaliser ainsi que les résultats ou échecs. Personnellement, j’ai des centaines de feuilles de mes tests sur lesquelles il m’arrive de retourner afin de savoir comment s’était comporté le processeur sur telle carte mère ou dans telle condition de tests. Ma petite bible à moi.

Pour de l’overclocking H24, il faudra bien sûr prendre plus de temps pour affiner la tension afin de lui fournir le minimum nécessaire mais aussi de régler chaque cœur indépendamment si vous désirez profiter du max du max des performances.

 

Loadline Calibration dans le BIOS :

Direction l’onglet Tweaker – Advanced Voltage Settings – CPU Vcore Loadline Calibration. C’est dans cette partie que vous pourrez optez pour le mode qui vous convient le mieux.

Personnellement, mon principe est afin d’avoir le moins de vdroop possible.
En gros, je veux que la tension choisie soit le plus proche possible de la tension en load. Dans les tableaux ci-dessous, vous pourrez voir la tension choisie, celle effective en idle et enfin en load. Les relevés sont réalisés avec un multimètre au niveau du PCB de la carte mère. Il est très important de connaître la réelle tension apportée aux différents composants mais surtout à votre processeur. En général, j’opte pour le mode Turbo.

 

Des profils au sein du BIOS Gaming, Max Performance et Instant 6GHz :

Au sein de notre BIOS, il existe 3 profils supplémentaires par rapport à celui par défaut. Rappelons que par défaut, la fréquence de notre i9-13900Ks sur une tache singlethread est de 5.8 GHz et de 5.5 GHz pour les P-Core et 4.3 GHz pour les E-Core sur du multithread.
Voyons donc ce que change les profils Gaming, Max Performance et Instant 6GHz.

Le profil Gaming aura comme impact de désactiver les E-Core ne laissant que les P-Core actifs. Le second profil, le Max Performance, va pousser la fréquence des P-Core de 5.5 à 5.6 GHz et celle des E-Core de 4.3 à 4.5 GHz. Il en résultera un gain de performances dans les taches multithread. Enfin, comme vous vous en doutez, le profil Instant 6GHz va pousser les deux meilleurs P-Core à 6 GHz. Ces trois profils ont passé plusieurs run d’affilée à Cinebench R23 sans broncher ! Les résultats de ces tests seront repris dans un tableau ci-dessous.

 

Overclocking sous watercooling en différentes étapes :

Plus besoin vraiment d’overclocker mon i9-13900K par étape puisque à force, je le connais et malheureusement, ce n’est une pépite. Par contre, si c’est un nouveau processeur, je vous conseille de suivre ce petit rituel. Débutez les tests en choisissant, via le BIOS, une fréquence de départ appliquée sur les 8 P-Core du i9-13900K. J’ai opté pour une fréquence de départ de 5500 MHz avec un coefficient multiplicateur de 55, un BCLK de 100, une tension de 1,20 volt et un Level 7. Toutes les autres options sont en AUTO

L’idée est ensuite, dans l’OS, de tester la stabilité sur plusieurs runs de Cinebench R23 multithread. Si c’est stable, j’augmente la fréquence d’un palier de 100 MHz tout en revérifiant la stabilité. Si le benchmark crashe, j’augmente la tension par palier de 0,05 volt afin de retrouver une stabilité permettant d’exécuter le benchmark. L’objectif est de se faire assez « rapidement » une idée de la fréquence max benchable. Dès que la fréquence max des P-Core est détectée, vous pouvez poussez les E-Core.

Le hic, c’est que ce dont est capable mon i9-13900K, c’est-à-dire P-Core x56, E-Core x45 et uncore x50 correspond quasiment au profil Max Performance dont nous vous avons parlé plus haut. On va donc essayer de voir si on peut faire un peu mieux sur cette AORUS Z790 Tachyon.

Notre meilleur score est de 42762 à Cinebench R23 mais avec des températures qui sont comprises entre 77 et 93 °C. Notre exemplaire n’est malheureusement pas un processeur gold mais s’est comporté correctement sous LN2. Voici le tableau synthèse qui reprend nos différents tests avec les profils du BIOS.

J’attends cette semaine l’arrivée d’un i9-13900KS qui devrait disposer d’un bon potentiel en overclocking associé à un bon IMC, on croise les doigts.

[nextpage title= »L’overclocking de la DDR5 : « ]

Pour l’overclocking de la mémoire, nous avons bien entendu conservé notre kit Teamgroup Delta RGB 7200 MT/s CL34 et ses puces Hynix A-die. L’idée étant d’opter pour le kit bénéficiant, selon nous, du meilleur potentiel en overclocking. Et vous le constaterez, nous ne nous sommes pas trompé.

 

Le choix de votre kit DDR5 en fonction des puces mémoires :

Comme c’était déjà le cas pour la DDR4, si vous souhaitez clocker votre mémoire, certaines marques bénéficieront d’un meilleur potentiel. Actuellement, les kits annoncés par les différentes marques bénéficient soit de puces Micron soit de puces Hynix soit de puces Samsung.

 

Les tensions « clés » de la DDR5 :

Pour l’overclocking de la mémoire, il y a 5 tensions clés. Il s’agit des tensions qui auront un impact sur l’overclocking et donc sur la montée en fréquence ou le serrage des timings. En fonction de la marque de votre carte mère et du BIOS, celles-ci peuvent porter un nom différent. Voyons donc où elle se trouvent dans le BIOS de la Tachyon.

Il s’agit de Internal VCCSA, VDDQ CPU (IVR), VDD2 CPU (Memory Controler) et les tensions mémoires VDD et VDDQ. C’est dans l’équilibre de ces tensions que dépendra en grande partie la réussite de l’overclocking mémoire.

 

Le BIOS permet une optimisation « automatique » :

Voilà une option qui va ravir les débutants en overclocking mémoire. En parcourant les différentes options du BIOS, nous sommes tombés dans l’onglet Tweaker sur trois options qui semblent avoir comme objectif d’optimiser les timings et subtimings de votre kit mémoire. Nous avons donc voulu les tester afin de vérifier l’impact sur les performances.

Ces options portent comme nom : DDR5 Auto Booster, High Bandwidth et Low Latency. Afin de les activer, il faudra passer de AUTO à enabled. Voyons les gains de performances ainsi que les timings et subtimgs qui ont été modifiés.

Le gain en terme de performances et de débits est excellent et il serait vraiment dommage de s’en priver. Sachez que des options assez similaires se trouvent aussi dans certains BIOS de cartes mères AORUS Z790 et X670E.

 

L’overclocking manuel de notre kit DDR5 Teamgroup A-die :

Si les choses ont été très simples jusque 8000 MT/s, ça s’est compliqué par la suite. J’ai pu arriver assez vite à 8200 MT/s pour faire passer Aida64 mais impossible de finir un benchmark de Geekbench 3. J’ai tenté plusieurs solutions avec plus ou moins de succès mais sans réellement pouvoir atteindre les fréquences obtenues avec l’APEX Z790 et l’EVGA Z690. Je dois bien avouer être plus habitué des BIOS Asus et EVGA que de l’AORUS. Je loupe peut-être une option qui me permettrait d’atteindre les 8400 MHz.

Voici déjà les résultats obtenus à 8000 MT/s en 32-45-45-28 et à 8200 MT/s en 34-48-48-32. Les performances sont quasiment identiques puisque même si je suis monté en fréquence, j’ai dû relâcher les timings.

Le potentiel d’overclocking de la mémoire semble bien être là, mais il demande beaucoup plus de recherches, d’affinement des tensions que sur les deux autres cartes mères XOC que nous avons testées dernièrement avec ce kit Teamgroup A-die. Le secret semble vraiment, encore plus chez AORUS, résider dans les tensions.

Ci-dessus un tableau reprenant l’évolution des scores sous AIDA 64 et Geekbench avec les différents profils que nous avons testé. Rappelons que les E-Core sont désactivés afin de permettre une meilleure montée en fréquence. Les gains mesurés ne sont représentatifs que de l’overclocking mémoire, la fréquence du processeur est toujours identique. Nous passerons cette carte sous froid avec notre prochain 13900KS afin de juger de son potentiel.

 

P’tit update :

Quelques heures avant la publication de l’article, j’ai pu serrer les timings sur 8200 MT/s afin d’améliorer encore les performances du kit mémoire en overclocking.

Le prochain objectif à atteindre est les 8400 MT/s mais pour cela, il faudra encore certainement passer quelques heures afin de trouver le profil parfaitement équilibré au niveau des tensions.

[nextpage title= »Le mot de la fin : »]

Sans faire de jeux de mots sur cette dernière page, je reste un peu sur ma faim car cette AORUS Z790 Tachyon à tout pour plaire. Maintenant, comme je l’ai signalé lors de l’overclocking de la DDR5, c’est peut-être moi et mes connaissances moins aboutie du BIOS AORUS qui limite un peu mes résultats puisque certains overclockeurs sont déjà parvenu à atteindre les 8400 MT/s. Hormis cela, la carte nous a donné entière satisfaction et on ressent le travail réalisé notamment par Hi Cookie sur la conception mais surtout aussi sur le travail réalisé au sein du BIOS. On peut nettement juger de l’évolution très positive depuis la première version de la Tachyon architecturée autour du chipset Z590.

La carte n’étant pas encore disponible pour le grand public, qui s’impatiente, nous devrions voir plus de résultats tomber par la suite et donc plus d’échanges sur les différents paramètres utilisés par les différents utilisateurs. Nous apprécions aussi le fait que la carte se soit très rapidement crée sa propre marque de fabrique avec un design qui ne ressemble à aucune autre carte. Dès que nous réceptionnons un Intel Core i9-13900KS digne de ce nom, la carte s’offrira un petit bain de LN2.

Bonne nouvelle également puisque les possesseurs d’un processeur AMD AM5 ne seront pas en reste puisque AORUS va aussi proposer une version B650E Tachyon comme nous vous en parlions dans cette brève. Aucune date ou information sur la disponibilité ni le tarif ne sont encore connu.

 

AORUS Z790 Tachyon

On a aimé :

  • Un étage d’alimentation ultra performant
  • La possibilité d’utiliser de la mémoire haute capacité et haute fréquence
  • Le mode LN2 pour les tests sous azote liquide
  • La présence de deux BIOS
  • L’overclocking automatique de la DDR5 pour les débutants
  • Les 3 profils supplémentaires pour l’overclocking CPU au sein du BIOS
  • Les « outils » insérés sur le PCB afin de faciliter l’overclocking extrême
  • La présence des deux emplacements PS/2 pour clocker sous XP
  • La disponibilité d’un BIOS XOC
  • Un design propre à cette série « Tachyon »

On aurait aimé :

  • Une disponibilité plus rapide face à la concurrence puisque au jour d’aujourd’hui, la carte n’est toujours pas disponible
  • Une prise en main plus facile de l’overclocking de la DDR5

médaille award OMF or goldAvec cette Z790 Tachyon, AORUS et son équipe d’ingénieur continue a faire de l’excellent travail sur son modèle XOC. Nous sommes ravis de voir que plusieurs marques continuent de proposer des modèles destinés aux overclockeurs. Elle se destine tout de même à un public averti qui est conscient qu’elle demandera plus de temps que la concurrence pour être domptée au niveau de l’overclocking mémoire. Pour le reste, rien à signaler, elle fait le taf ! Merci à AORUS France de nous avoir fait parvenir un exemplaire de cette Z790 Tachyon.

Un Xeon W9-3495X de 56 cœurs aperçu sur GeekBench !

Actuellement, Intel travaille sur sa nouvelle génération de processeurs Xeon à destination des serveurs. Cela se voir puisqu’un très gros Xeon a été repéré sur GeekBench. En effet, le Xeon W9-3495X fait sur entrée dans la base de données du logiciel !

Xeon W9-3495X : le CPU fait son entrée sur GeekBench ! 

Xeon W9-3495X

Pour la petite histoire, ce processeur, c’est le fer de lance de la série Saphhire Rapids d’Intel. En effet, nous retrouvons là une puce dotée d’un grand nombre de cœurs : 56 ! Idem, il se dote d’une grosse capacité en mémoire cache L3 avec 105 Mo, même constat pour le L2 avec 56 Mo de mémoire. Enfin, le logiciel affiche la fréquence de base qui est de 1,90 GHz contre 4,6 GHz en boost.

L’entrée indique que le processeur était installé sur une carte mère SuperMicro X13SWA-TF. Il est question d’un modèle E-ATX doté d’un socket LGA-4677. Cette dernière affiche un total de seize slots mémoire, sept PCIe x16 et quatre M.2 complétés par seize SATA. Bref, un monstre.

SuperMicro X13SWA-TF

En matière de score, le processeur obtient 1284 pts en single-core contre 36990 pts en multi-core. Néanmoins, aussi impressionnants soient-ils, ces scores restent inférieurs à ce qu’un Threadripper PRO 5995WX peut obtenir. Le modèle d’Intel serait alors 15% plus lent en single-core alors que le modèle d’AMD tape les 40k pts en multi-core d’après VideoCardz.

Asus annonce ses alimentations TUF Gaming équipées du 12VHPWR

Nouvelle annonce de la part d’Asus qui nous propose de nouveaux blocs d’alimentations. Il est question, cette fois-ci, des TUF Gaming Gold. Une série de trois alims équipées du nouveau connecteur d’alimentation pour carte graphique, le 12VHPWR !

TUF Gaming Gold : trois nouvelles alimentations chez Asus ! 

Asus TUF Gaming Gold 1000WAu programme, la marque nous propose un total de trois blocs d’alimentations. Ces derniers affichent des puissances de 750W, 850W et 1000W. Bien entendu, ils sont conformes avec la nouvelle norme ATX 3.0 et disposent également du fameux connecteur 12VHPWR. Vous pourrez donc alimenter sereinement votre RTX 40 sans devoir passer par un adaptateur douteux.

Concernant la partie électrique, la première chose à souligner, c’est le rendement de 92% grâce à la certification 80+ Gold. Autrement, la construction semble inspirer confiance grâce à des condensateurs japonais. Idem, le PCB bénéficie d’un revêtement qui le protège contre l’humidité, la poussière ou tout autre débris. On évitera ainsi les cours-circuits. Sinon, tous ces modèles bénéficient d’un unique rail 12V et profitent des protections suivantes : OPP, OVP, UVP, SCP, OCP et OTP.

Pour finir, la ventilation est assurée par un ventilateur de 135 mm doté d’un double roulement à billes. Ce moulin Axial-Tech devrait fonctionne de manière active.

Actuellement, difficile d’en dire plus quant aux prix de vente. Seul le modèle de 750W semble être disponible sur Amazon à un tarif de 206,64 € !


Par ici les fiches techniques d’Asus ! 


Du waterblock Alphacool à la pelle pour RTX 40 customs !

Après EKWB, c’est au tour d’Alphacool d’annoncer de nouveaux waterblocks. Cette fois-ci, la marque s’attaque aux RTX 40 customs avec des modèles compatibles avec de nombreuses cartes. Nous avons donc des blocs compatibles avec les cartes de Zotac, Gainward ou encore Palit !

Un waterblocks Alphacool compatible avec de nombreuses RTX 40 customs !

Alphacool waterblock RTX 40 customsAu programme, Alphacool lance donc de nouveaux waterblocks issus de sa série Eisblock Aurora. Ces derniers sont compatibles avec les RTX 4090/4080 AMP Extreme Airo, Trinity OC et Trinity. Chez Gainward cela concerne les RTX 4080 Phantom et Phantom GS quand il s’agit de RTX 4080 GameRock OC/OmniBlack chez Palit. Enfin, un modèle à destination de la 4080 Founders Édition est également proposé !

Pfiou, après une telle liste, il est temps de voir ce que nous propose la marque allemande… Eh bien, des waterblocks full cover, comme d’habitude. Ces derniers refroidiront le GPU, la mémoire ainsi que les étages d’alimentation des cartes.

Contrairement à EKWB, la base est en cuivre, certes, mais en cuivre chromé et non nickelé. D’après Alphacool, cela permet une meilleure résistance en plus d’offrir une finition plus soignée.

Bref, avec ses nouveaux blocs, Alphacool propose de passer sous eaux de nombreuses cartes. Pour les prix, il faut visiblement tabler sur une facture d’environ 160 €, mais sans certitudes.

EKWB lance son waterblock à destination des RX 7900 TUF Gaming

EKWB propose un nouveau waterblock à destination de cartes graphiques. Cette fois-ci, l’entreprise slovène s’attaque à l’offre d’Asus. Effectivement, elle annonce un bloc refroidissant les RX 7900 TUF Gaming de chez Asus !

RX 7900 TUF Gaming : EKWB propose un waterblock adapté ! 

EKWB RX 7900 TUF Gaming WaterblockFinalement, avec les waterblocks, la recette toujours plus ou moins la même. En effet, nous retrouvons un dissipateur de type full cover qui recouvrira l’intégralité de la carte graphique. Idem, ce modèle refroidira les parties critiques de la carte : GPU, puces mémoires et étages d’alimentation.

Comme à son habitude, EKWB met en avant un bloc proposant une base en cuivre électrolytique nickelée. La partie supérieure est en acrylique, elle permettra d’admirer le liquide circuler à l’intérieur tout en diffusant l’éclairage des 14 diodes aRGB qui la parcoure.

Pour le raccordement à votre boucle de watercooling, nous retrouvons des filetage en G1/4″. Pendant que nous y sommes, ce modèle permettra de transformer votre carte triple slot en un modèle single slot grâce à ses dimensions. Il mesure alors 317 (L) x 153 (P) x 27 (H) mm. De plus, il est conforme au standard EK-Matrix7, qui, pour rappel, permet de simplifier le montage d’une boucle custom au sein de votre PC grâce à des dimensions standardisées.

Ne reste plus qu’à parler du prix et là, à ça fait mal : 259,90 € !


Par ici la fiche technique d’EKWB ! 


Asus lance sa TUF Gaming Z790-Plus WiFi en DDR5 !

Asus lance une nouvelle carte mère avec sa TUF Gaming Z790-Plus WiFi. Un modèle au format ATX affichant toujours un look aussi militaire. Cependant, ce modèle se dote, cette fois-ci, de slots mémoires en DDR5 !

TUF Gaming Z790-Plus WiFi, la carte passe à la DDR5 ! 

Asus TUF Gaming Z790-WiFiAvec ce modèle, Asus lance donc une carte mère au format ATX. Cette dernière se dote également d’un socket LGA-1700 et d’un chipset Z790. De plus, il semblerait qu’Asus exploite encore les trous de montage des anciens sockets.

La principale nouveauté de ce modèle est d’être équipée d’emplacements mémoires en DDR5. Ils encaisseront jusqu’à 128 GO de mémoire cadencés à 7200 MT/s d’après la fiche technique.

Pour le reste, nous avons le droit à un premier connecteur PCIe x16 fonctionnant à la norme 5.0. Le reste étant en 4.0 voire en 3.0 pour les PCIe x1. La partie stockage met en avant un total de quatre ports SATA ainsi que quatre M.2 en PCIe 4.0 x4.

Sinon, on retiendra une partie alimentation dotée de 16+1 phases d’alimentation. Cette dernière se constitue de phases en 60 A équipées de Dr.MOS. Enfin, nous retrouvons un circuit imprimé en 6 couches.

Pour finir, on mentionnera la partie réseau gérée par une puce Intel en 2,5 GbE. Le Wi-Fi 6E est également au programme. Enfin, la partie audio se retrouve pilotée par une puce Realtek S1220A gérant l’audio en 7.1.

La disponibilité semble déjà effective alors que les prix tournent autour des 380 € au moins cher chez Amazon.fr.


Par ici la fiche technique d’Asus !


GeForce 528.24 WHQL, paré pour Hitman 3 ou Deliver us to Mars

Nouvelle version de pilote de graphique, cette fois-ci en provenance de chez NVIDIA. Effectivement, les verts publient leur GeForce 528.24 WHQL. Cette nouvelle version apporte quelques optimisations, mais également des correctifs que nous allons détailler.

GeForce 528.24 WHQL : quelles nouveautés ? 

GeForce 528.24 WHQL - Deliver Us MarsAvec ce nouveau pilote, nous retrouvons un certain lot d’optimisations à destination de jeux compatibles DLSS 3.0. Les jeux concernés sont Marvel’s Midnight Suns, Hitman 3 ou encore Deliver Us Mars. Néanmoins, des titres compatibles DLSS sont aussi concernés comme Dead Space ou encore Forspoken.

Bien sûr, ce pilote débarque avec un certain nombre de correctifs. Nous les avons bien entendu traduits :

  • Correction des instabilités rencontrées avec le GeForce 528.02 sur Adobe Premiere Pro, Photoshop et Lightroom.
  • Finis les instabilités avec Photoshop 24.1 en utilisant GeForce Experience.
  • Les fichiers ProRes RAW n’apparaitront pas noirs lors de la prévisualisation.
  • Les fenêtres normalement transparentes sur Autodesk Alias n’apparaîtront plus opaques.
  • Terminés les échecs sur OctaneBench à cause d’échecs du moteur de rendu.

Mais tout n’est pas réglé puisque NVIDIA a déjà repéré quelques problèmes. En voici quelques-uns :

  • La version Steam de Forza Horizon 4 crashs après 15 à 30 minutes de gameplay.
  • Sur Halo Wars 2, le feuillage est plus gros que la normale et clignote constamment.
  • Avec une RTX 4090 sur Watch Dogs 2, l’affichage peut clignoter lorsque l’on fixe le ciel.

Maintenant pour télécharger cette dernière version, rendez-vous sur le lien ci-dessous :


Par ici le GeForce 528.02 WHQL ! 


Test : la NZXT N7 B650E

[nextpage title= »Introduction : « ]

La semaine dernière, nous vous avons proposé le test de la version N7 Z790 de chez NZXT et aujourd’hui, nous allons nous occuper de la version AMD, avec la N7 B650E. Ce modèle est disponible à la vente sur le site de la marque au tarif de 379,99 euros.
Esthétiquement nous restons bien entendu dans l’esprit de la marque NZXT mais nous accueillons le socket AM5 propre aux nouveaux chipsets d’AMD ainsi que le support de la DDR5. Nous testerons cette carte mère avec un Ryzen 5 7600, un processeur de la gamme non-X que nous venons de passer en revue. Nous devrions avoir un combo très intéressant en associant ces deux composants même si comme vous le verrez, un processeur Ryzen 9 7950X ne lui aurait pas fait peur !

Merci à NZXT France pour la mise à disposition de ces deux samples de cartes mères N7 ! Dites-nous aussi dans les commentaires si vous aimeriez nous voir concevoir un PC full NZXT autour de cette carte mère ?

[nextpage title= »NZXT N7 B650E : « ]

Le bundle :

Un petit tour par le bundle de cette NZXT N7 B650E afin de voir si celle-ci bénéficie « d’accessoires particuliers ». Même constat que la version Z790, on se retrouve avec le strict minimum, c’est-à-dire les deux traditionnels câbles SATA, l’antenne Wi-Fi, le d’installation rapide de carte mère et 2 vis pour SSD. C’est une chose habituelle chez NZXT puisque la marque se contente d’un bundle très light. Maintenant quand on voit son tarif de 379,99 euros, on aurait pu au moins espérer une clé USB avec les différents drivers. Si l’on compare à la concurrence sur ce chipset B650E, le tarif est intéressant faisant de ce modèle l’un des plus abordables.

 

L’architecture :

La NZXT N7 B650E est architecturée autour du nouveau chipset d’AMD, le B650E. Pour rappel, avec l’arrivée du socket AM5 et du support de la DDR5, AMD a lancé simultanément quatre nouveaux chipsets : les X670(E) et les B650(E). Pour rappel, voici un tableau qui met en évidence les différences entre ces différents chipsets.

Le chipset B650 en version Extrême est donc un modèle qui se destine à l’entrée de gamme même si les cartes B650 seront encore meilleur marché. Après le chipset Z690 et le socket LGA-1700, c’est au tour d’AMD de faire sa révolution. Adieu le socket AM4, bonjour socket AM5. Il est temps d’oublier le socket PGA (Pin Grid Array) dans lequel vous veniez enfourcher votre processeur afin d’accueillir le socket LGA (Land Grid Array). Ce socket ressemblera à ceux déjà présents depuis des années sur les cartes mères Intel. Pourquoi ce changement ? Tout simplement à cause du nombre plus important de broches sur les Ryzen 7000 (1718).

AMD a décidé, avec le socket AM5, de conserver une plaque arrière déjà présente pour le socket AM4. Les 4 trous extérieurs qui maintiennent le système de rétention afin de fixer votre système de refroidissement sont toujours présents. L’entraxe entre ces 4 trous est identique au socket AM4, donc vous pourrez encore utiliser votre système de refroidissement à conditions qu’il utilise la backplate d’origine sur votre carte mère !

Mais AMD va plus loin et ajoute 4 trous supplémentaires. Ceux-ci serviront à maintenir le socket AM5 en place mais aussi à tenir la plaque arrière en place. Celle-ci ne devrait donc plus être démontée comme sur la génération précédente. Enfin, le mécanisme de verrouillage change. On retrouve le cadre de renfort, le cadre de force et le loquet. Une fois votre Ryzen 7000 placé en respectant les clés d’alignement, il suffira de fermer le loquet afin de maintenir celui-ci en place.

Les dimensions de la carte sont de 305 mm x 244 mm, ce qui correspond au format ATX. Les couleurs dominantes sur le PCB sont le blanc et noir, renforcées par le carénage en acier blanc. Le design est assez neutre mais c’est une volonté de NZXT afin de reprendre le code de conception de sa gamme de boitier. Pour rappel, deux couleurs sont disponibles : blanc et noir. Enfin, sachez que la carte ne dispose d’aucun système RGB mais bien de plusieurs connecteurs compatibles avec les composants NZXT. Ceux-ci sont implantés directement sur le PCB.

 

Les différents radiateurs :

Débutons le tour du propriétaire avec les radiateurs qui sont au nombre de trois !
Tout d’abord, les deux radiateurs situés sur le dessus de la carte mère et qui recouvrent l’étage d’alimentation. Ces deux radiateurs sont reliés ensemble par une vis, ils ne disposent pas de caloducs et sont en contact direct avec les mosfets via un pad thermique. Nous sommes ici sur un système entièrement passif.

Le troisième radiateur, qui recouvre le chipset, est caché sous le cache métallique qui recouvre plus de la moitié du PCB. La zone du cache métallique où se trouve le radiateur est perforée afin de permettre plus facilement l’évacuation de la chaleur.

 

Trois emplacements SSD M.2 :

Tant que nous sommes à parler de ce carénage, trois zones peuvent être enlevées juste en les déclipsant afin d’accéder aux trois emplacements pour les SSD. Elles sont maintenues en place grâce à deux aimants hormis l’emplacement sous le socket qui vous demandera l’utilisation d’un tournevis cruciforme.

Cette NZXT N7 B650E dispose de trois emplacements permettant d’accueillir des SSD de type M.2 : un 2242/2260/2280 (PCIe 5.0 x4 mode), un 2242/2260/2280/22110 (PCIe 4.0 x4) et enfin un 2242/2260/2280 (PCIe 4.0 x2).

 

Le support de la DDR5 :

Ce nouveau chipset X670E apporte également le support de la DDR5. Notre NZXT N7 B650E dispose de quatre emplacements pour la mémoire. N’oubliez pas qu’il y a deux emplacements prioritaires comme l’indique l’inscription sur le PCB (A2 et B2). Cette carte mère peut accueillir au maximum quatre barrettes mémoires de DDR5. Elle supporte les kits mémoires en dual channel jusque 6000 MHz (OC) et pour une quantité maximale de 128 GB.

AMD en collaboration avec les fabricants de barrettes mémoires propose désormais des kits bénéficiant de la technologie « EXPO ». Il s’agit d’une alternative au profil XMP (A-XMP chez AMD). Pour rappel, le XMP permet, via le BIOS, d’activer automatiquement les caractéristiques de votre kit mémoire : la fréquence, les timings ainsi que la tension. La technologie AMD EXPO permettra en plus d’overclocker la DDR5 en un seul click en combinaison avec les Ryzen 7000.

On retrouve trois ports PCIe. Le premier est un PCIe 5.0 en 16x et les deux autres PCIe sont en 4.0. Comme nous vous le disions précédemment, on retrouve sur le PCB quatre connecteurs NZXT RGB ainsi que deux connecteurs ARGB en 5v.

[nextpage title= »Le PCB et les connectiques : « ]

Les outils pour clocker :

Débutons avec les éléments insérés sur le PCB et qui peuvent s’avérer être des outils intéressants pour les overclockeurs. Ils seront bien entendu peu nombreux puisque cette carte ne se destine pas du tout à l’overclocking.

  • Le bouton power : permet la mise sous tension de la carte mère.
  • Le bouton reset : permet de redémarrer la carte mère en cas d’échec.
  • Le CLR CMOS : permet d’effacer les paramètres du BIOS afin de revenir à ceux par défaut.
  • Le Q LED : 4 diodes (CPU – DRAM – VGA – BOOT) qui permettent de diagnostiquer les erreurs lors du boot de la carte. Si l’une d’entre elles reste allumée, c’est que le composant qui lui correspond pose problème.

 

Les connectiques :

La façade arrière dispose des éléments suivants. Tout d’abord le Clear CMOS, le BIOS Flashback ainsi que les supports d’antennes pour le Wi-Fi dual band. La carte dispose d’un port HDMI, de 2 USB 2.0, d’un USB 3.2 Gen 2 type-C, de deux USB 3.2 Gen 2, de quatre USB 3.2 Gen 1, d’un port LAN (RJ45), de 1 Optical S/PDIF Out et des différentes sorties audio. Enfin, la partie audio est assurée par une puce Realtek ALC1220.

Pour alimenter tout ce petit monde, la carte dispose d’un connecteur 24 pins et d’un 8 pins + 4 pins coté des étages d’alimentation.

 

Le PCB :

La conception du PCB de ce modèle NZXT N7 B650E est encore très certainement sous-traitée par ASRock. Nous rechercherons pour la parution de l’article à quel modèle il fait référence. Maintenant, comme nous l’avons toujours dit, il s’agit là d’un très bon choix au vu de la bonne réputation d’ASRock.

La carte mère se base sur une alimentation en 16 + 2 +1 (vcore/vddcr_soc/vdd). La partie en charge du CPU se compose de 16 phases avec un contrôleur RAA229620 avec en réalité 8 phases placées en parallèle.

Les 16 mosfets sont quant à eux tous des ISL99390B de 90A ! Il s’agit des mêmes mosfets que ceux utilisés par ASRock sur certains de ses modèles. L’étage d’alimentation se montre donc suffisamment costaud pour accueillir des processeurs plus haut de gamme comme le Ryzen 9 7950X par exemple.

[nextpage title= »Le BIOS : »]

Comme nous vous le disions, NZXT s’est associé à ASRock depuis son modèle Z490. La marque possède une réputation plutôt bonne au niveau de ses cartes mères, ce qui est une excellente chose pour NZXT et nous sommes ravis de voir ce partenariat perdurer dans le temps.

Le BIOS sera donc calqué sur les modèles ASRock et devrait apporter tout ce qui est nécessaire pour tirer parti au mieux de votre processeur ainsi que de votre kit mémoire. Personnellement, je suis devenu assez fan de leur BIOS à force de le manipuler puisque nous n’en sommes pas à notre coup d’essai avec des cartes NZXT.

 

Première étape : on flash le BIOS

Mais avant tout chose et c’est le reflex que vous devez aussi avoir, nous avons flashé le BIOS avec la dernière version en date reçue de chez NZXT et qui est la 1.12. Pour ce faire, direction le BIOS, direction l’onglet « Tool » et vous choisissez « Instant Flash ».

C’est plutôt bien fait puisque même pas besoin de spécifier l’endroit où se trouve le BIOS sur votre clé USB, le BIOS scanne la clé afin de le trouver. C’est rudement efficace puisqu’en moins de 3 secondes, le BIOS est identifié sur notre clé USB. Le BIOS vous informe que la carte va redémarrer avant de débuter le flash du BIOS.

Maintenant que nous disposons de la dernière version du BIOS, allons voir ce que celui-ci nous propose. Bon point pour cette N7 B650E qui n’a aucun souci pour fonctionner avec notre kit DDR5 GSKill EXPO à 6000 MT/s.

 

Un BIOS très bien organisé !

Le BIOS de notre NZXT N7 B650E se montre sobre mais rudement efficace en terme d’organisation. Les différentes sections sont parfaitement et facilement identifiables.
La section « overclocking » qui nous intéresse le plus. On y retrouve tout ce qui concerne l’overclocking du CPU, de la mémoire ainsi que les différentes tensions.

C’est ici aussi que vous aurez la possibilité de sauvegarder ou de charger vos profils. C’est aussi dans cette section, via « External Voltage Settings » que vous pourrez avoir accès au Load-Line calibration.

Vous retrouvez aussi toutes les options concernant la mémoire DDR5 et son utilisation sur cette plateforme AMD. Si tout cela vous semble un peu étranger, nous vous conseillons de lire attentivement la page concernée à l’overclocking de la mémoire avoir de bien comprendre ce que sont que le mclk, le fclk et le uclk.

 

Le profil EXPO de votre kit mémoire :

On ne le dira jamais assez, mais les paramètres de votre kit mémoire ne se règlent pas automatiquement après l’avoir installé. Si c’est le cas pour votre processeur, il n’en est rien pour votre kit mémoire et un passage par le BIOS sera obligatoire ! Dans la section « overclocking – DRAM Profil Configuration », choisissez « DRAM Performance Mode » et activez le profil EXPO.

Une fois sélectionné, vous devrez sauvegarder les changements et redémarrer votre carte mère afin que le profil soit chargé. Un retour dans cette section nous permet de voir que celui-ci est bien activé. Il semble exister des modes permettant d’overclocker automatiquement votre kit mémoire, nous y reviendrons lorsque nous overclockerons la DDR5.

Sans l’activation du profil, vos performances seront impactées dans tous les domaines et vous vous retrouverez avec un kit ne dépassant pas la fréquence de 4800 MHz en CL40. Il serait vraiment dommage de brider les performances par l’oubli de l’activation du profil DRAM.

 

BIOS ultra complet pour cette N7 B650E :

Les autres onglets du BIOS vous permettront d’avoir accès aux paramètres de gestion du processeurs, du chipset, de votre SSD et le suivant lui sera à votre disposition pour flasher votre BIOS comme nous venons de le réaliser ci-dessus. Vous aurez aussi toute la partie monitoring ainsi que le réglage des différents ventilateurs connectés à votre carte mère.

Enfin, les dernières options vous serviront à définir votre séquence de démarrage ainsi qu’à sauvegarder et redémarrer votre carte mère.

Maintenant que nous avons fait un tour très rapide des différentes sections du BIOS de cette NZXT N7 B650E, il est temps de vous détailler notre configuration qui nous servira de base pour ce test.

[nextpage title= »La configuration de tests : »]

Voici donc les différents composants qui équipent notre plateforme de tests. Pour la publication de ces tests, j’ai utilisé le dernier BIOS en date reçu bien que de nouvelles versions seront très certainement disponibles dans les jours à venir. Asus étant très réactif sur la mise à jour de ses BIOS.

Nous vous proposerons aussi dans les semaines à venir plusieurs guides d’overclocking pour votre processeur mais aussi pour votre kit mémoire avec ce modèle APEX.

  • Carte mère : NZXT N7 B650E (BIOS 1.12)
  • Processeur : Ryzen 5 7600 (test)
  • Mémoire : 32 GB GSKill Trident Z5 NEO 6000 MT/s CL30 EXPO (test)
  • Carte graphique : MSI GT 710
  • Système de refroidissement : Optimus Foundation + radiateur EK de 480 mm
  • SSD : Western Digital SN850 NVMe SSD M.2
  • Alimentation : be quiet! Dark Power PRO 12 1500w (présentation)
  • Système d’exploitation : Windows 11 64 bits
  • Écran : ROG PG27UQ

Un petit tour par CPU-Z afin de s’assurer que tout est parfaitement en ordre avant de débuter nos tests. On remarque qu’avec cette version 2.03.0, notre Ryzen 5 7600 est parfaitement reconnu ainsi que la mémoire DDR5.

Maintenant que notre configuration est prête, voyons si le BIOS se montre correcte face aux fréquences de notre Ryzen 5 7600.

[nextpage title= »Les fréquences effectives : »]

Comme lors de chaque nouveaux tests concernant des processeurs, notre idée première est de vérifier si les fréquences annoncées sont bien atteintes. Pour ce faire, nous allons utiliser le benchmark Cinebench R23. Deux cas de figures vont être utilisés : un bench en single core et un second en multi core. L’idée est ainsi de pouvoir juger de la fréquence atteinte et donc, comparer à ce qui a été annoncé par AMD dans ses slides.

Rappelons que la fréquence Boost en bench est différente selon le processeur. Attention, comme le souligne AMD, lorsque l’on parle de fréquence Boost maximale, c’est la fréquence maximum atteignable par un des cœurs du processeur exécutant une charge de travail en single core (mono-thread). Le Boost max varie en fonction de plusieurs facteurs : la charge, le système de refroidissement et donc la température de votre processeur. C’est une notion à bien garder en tête.

Si les fréquences ne sont pas respectées, cela pourrait signifier un BIOS problématique, car de base les fréquences de votre processeur doivent être atteintes. Il se peut aussi que cela vienne de votre système de refroidissement si ce dernier n’est pas assez performant. Le processeur atteignant alors de trop hautes températures va se brider et donc réduire ses fréquences. Il se peut aussi que certaines options brides le processeur comme nous avons pu le constater lors du test du Intel Core i9-13900K sur la NZXT N7 Z790, d’où l’importance de vérifier.

La gamme des Ryzen 7000 non-X

Première étape, nous laissons tout en AUTO au niveau du BIOS sauf le profil EXPO que nous chargeons afin d’avoir une fréquence de 6000 MT/s en 30-38-38-96 pour notre kit mémoire. Nous ne réalisons aucune autre modification au sein du BIOS.

 

Test avec le Ryzen 5 7600 :

Inspectons les fréquences de notre processeur AMD Ryzen 5 7600 et ses 6 cœurs. En single core, on peut voir que le cœur #1 atteint une fréquence de 5150 MHz ce qui est légèrement plus haut que les 5.1 GHz annoncés par AMD. On ne va pas s’en plaindre.

Lorsque les 6 cœurs sont sollicités, la fréquence ne varie plus selon le CCD puisque le Ryzen 5 7600 ne dispose que d’un seul CCD. Les 6 cœurs se stabilisent à 4950/5000 MHz sur une tâche multithread.

Bonne nouvelle, notre processeur semble parfaitement opérationnel pour débuter nos différents benchmarks. N’oublions pas que nous sommes équipés d’une boucle de refroidissement custom de 480 mm.

[nextpage title= »L’overclocking de la DDR5 : »]

Une fois n’est pas coutume, nous allons débuter par l’overclocking de la DDR5 avant de nous occuper du cas de notre Ryzen 5 7600. Pourquoi ? Tout simplement parce que nous avons remarqué au sein du BIOS des options qui ont suscité notre intérêt. L’idée est ainsi de pouvoir ensuite utiliser le meilleur profil en combinaison avec l’overclocking du processeur.

Bon, débutons avec un rappel théorique puisqu’il y a du changement avec l’arrivée de l’architecture ZEN 4 en ce qui concerne la mémoire. Alors que pour les Ryzen 5000, la norme était de conserver un ratio 1:1:1 entre le mclk:uclk:fclk, cela va changer avec les Ryzen 7000. En effet, ceux-ci adoptent la mémoire DDR5. Celle-ci voit sa fréquence augmenter, ce qui implique des changements au niveau de ces ratio. AMD recommande dorénavant pour les cartes mères AM5 en DDR5 un ratio de type 1:1 pour le mclk:uclk et de finalement laisser le fclk en AUTO ce qui aura ainsi comme incidence de le régler automatiquement sur 2000 MHz. Voici théoriquement comment cela va se comporter :

  • DDR5-4800 donnera avec les nouveaux ratios 2400:2400:2000 MHz (mclk:uclk:fclk)
  • DDR5-5200 donnera avec les nouveaux ratios 2600:2600:2000 MHz (mclk:uclk:fclk)
  • DDR5-6000 donnera avec les nouveaux ratios 3000:3000:2000 MHz (mclk:uclk:fclk)

Bon, ça peut paraître un peu compliqué comme cela, mais on va tout vous expliquer. Tout d’abord, pas de panique, si vous activez votre profil XMP ou EXPO dans le BIOS, tout sera paramétré automatiquement. Les explications que nous vous donnons ici sont pour ceux qui désirent overclocker leur kit mémoire.

 

fclk, mclk, uclk, une petite piqure de rappel :

Le fclk est la fréquence de l’Infiny Fabric qui peut être, depuis la génération précédente, contrôlée indépendamment via les paramètres du BIOS. Par défaut, cette valeur est mise en mode AUTO et c’est la carte mère qui va gérer sa fréquence afin d’assurer la stabilité du système. Sa fréquence maximale se situe aux alentours de 2100/2200 MHz mais elle aussi dépendre de la qualité de votre processeur, mais ça, c’est la loterie qui en décidera. Le mclk appelé aussi parfois « memclk » correspond à la fréquence de votre kit mémoire et le uclk est la fréquence du contrôleur mémoire.

BIOS de la NZXT N7 B650E

Sachez aussi que si vous dépassez la fréquence de 6000 MT/s avec votre kit mémoire, automatiquement la fréquence du contrôleur mémoire (uclk) passera sur un ratio 1:2 toujours dans l’optique d’assurer la stabilité du système. AMD indique que la fréquence et les ratios les plus performants sont 3000:3000:2000 (mclk:uclk:fclk).

 

Les profils du BIOS :

Comme nous vous l’avons signalé, une option concernant la DDR5 a retenu notre attention dans le BIOS. Après avoir chargé le profil mémoire 6000-EXPO, l’option en dessous nommée « DRAM Performance Mode » nous permet de choisir entre trois modes différents. Pars défaut, c’est le mode « AMD AGESA Default » qui est activé mais le BIOS propose aussi les modes « Competitive » et « Aggressive ».

Ayant déjà rencontré ce type d’options, nous savons que ces modes vont modifier le profil mémoire en resserrant les subtimings afin de booster les performances. Voyons donc concrètement ce que cela va donner sous AIDA64 et Geekbench 3.

Comme on peut le voir les différents mode on un effet non négligeable. Nous avons décidé aussi de passer par l’overclocking manuel en augmentant la tension de 1,35 à 1,40 volt ainsi qu’en poussant la fréquence à 6400 MT/s, le FCLK à 2100 tout en gardant un ratio 1:1.

Le potentiel d’overclocking est très sympathique et nous pourrions certainement encore allez plus haut en resserrant quelques timings et subtimings. L’idée était ici dans un premier temps de juger les modes présents dans le BIOS et qui seront très intéressants pour les débutants en overclocking mémoire ! Un excellent bon point pour ce BIOS.

[nextpage title= »L’overclocking CPU : »]

Eh bien je dois bien avouer que j’avais en tête que le coefficient multiplicateur des Ryzen non-X était bloqué mais bien entendu, ce n’est absolument pas le cas. Nous allons donc voir ce que nous pouvons espérer de notre Ryzen 5 7600 et pourquoi pas aller titiller le score de son grand frère, le Ryzen 5 7600X.

Pour overclocker notre processeur, nous devons soit le faire directement via le BIOS soit via le logiciel AMD Ryzen Master. C’est cette dernière solution que nous avons choisi pour ces premiers tests.

 

Protocole :

Avant de débuter, il est nécessaire d’avoir un ou plusieurs scores de référence avec votre processeurs aux fréquences stock, c’est-à-dire, sans avoir réalisé aucune modification si ce n’est, avoir activé le profil XMP/EXPO. Il est aussi très important d’avoir à portée de main une feuille qui va vous permettre de noter tous les tests que vous allez réaliser ainsi que les résultats ou échecs. Personnellement, j’ai des centaines de feuilles de mes tests sur lesquelles il m’arrive de retourner afin de savoir comment s’était comporté le processeur sur telle carte mère ou dans telle condition de tests. Ma petite bible à moi.

Pour de l’overclocking H24, il faudra bien sûr prendre plus de temps pour affiner la tension afin de lui fournir le minimum nécessaire mais aussi de régler chaque cœur indépendamment si vous désirez profiter du max du max des performances.

 

Load-Line Calibration :

L’idée de modifier le Load Line Calibration, c’est que la tension choisie soit le plus proche possible de la tension en load. NZXT ne propose que trois niveaux de « calibration ». Nous avons opté pour le Level 1 afin d’avoir le moins de vdroop possible. En gros, je veux que la tension choisie soit le plus proche possible de la tension en load. Les relevés sont réalisés avec un multimètre au niveau du PCB de la carte mère. Il est très important de connaître la réelle tension apportée aux différents composants mais surtout à votre processeur.

 

Fonctionnement du Ryzen 5 7600 :

Une fois n’est pas coutume, c’est via l’OS que nous allons débuter nos tests d’overclocking à l’aide de AMD Ryzen Master. C’est un outil qui peut se prendre en main très facilement et qui est donc très intuitif à condition d’avoir bien compris la structure de votre processeur et ici de notre Ryzen 5 7600. C’est assez facile puisque les 6 cœurs sont intégrés dans un seul CCD. L’overclocking est un peu plus subtil quand le processeur dispose de deux CCD comme nous vous l’expliquions ici avec le Ryzen 9 7950X.

Nous avons poussé les 6 cœurs à 5500 MHz et monté à la tension à 1,26 volt. L’idée étant de dépasser le score de base d’un Ryzen 5 7600X qui obtient un score sous Cinebench R23 de 15662 en multi. Nous vous avons aussi posé la capture du score stock et bien entendu à 5500 MHz avec notre meilleur profil mémoire obtenu à la page précédente.

Bonne nouvelle puisque notre score s’améliore nettement et comme nous l’imaginions, nous parvenons à dépasser les performances stock du Ryzen 7600X sous Cinebench R23. Finalement, rien à reprocher à cette carte mère en ce qui concerne l’overclocking et comme nous vous disions, vu l’étage d’alimentation vous ne devriez rencontrer aucun problème avec le Ryzen 9 7950X.

[nextpage title= »Le mot de la fin : »]

NZXT continue sur sa lancée de proposer des modèles performants et au design parfaitement identifiable. Qu’est-ce qui ressemble le plus à une carte mère NZXT qu’une autre carte mère NZXT ? Nous n’avions aucun reproche à faire à à la version N7 Z790 et cette version AMD N7 B650E nous a vraiment convaincu ! Certes, ce n’est pas le chipset haut de gamme, le X670E, que NZXT a décidé d’utiliser, mais finalement ce chipset B650E fait parfaitement le boulot avec encore une fois un BIOS parfaitement stable ! Cela fait déjà plusieurs années que nous testons des cartes mères NZXT et nous pouvons dire qu’elles se sont fortement améliorées depuis le premier modèle Z490. Nous pouvons vous recommander ces deux modèles, la N7 Z790 et la N7 B650E, les yeux fermés !

Cette carte mère conviendra parfaitement à ceux qui veulent construire une configuration AMD à base de composants NZXT et cerise sur le gâteau, ils auront également la possibilité de profiter de l’overclocking CPU et mémoire. Comme nous ne cessons de le répéter, c’est une excellente chose de voir le partenariat entre NZXT et ASRock se poursuivre dans le temps.

La carte mère NZXT N7 B650E

NZXT propose cette carte mère N7 B650E, que ce soit en version blanche ou noire, au prix de 379,99 euros, c’est tout de même 150 euros de plus que la version B550. La plupart des autres marques ont aussi augmenté leur tarif sur ce nouveau chipset avec l’arrivée d’un nouveau socket et le support de la DDR5. Malgré ce prix, elle se place parfaitement face à la concurrence des cartes mères architecturée sur ce même chipset. Notre N7 B650E bénéficie d’un design atypique qui fera le bonheur des inconditionnels de la marque et NZXT semble être bien parti pour devenir une marque sur laquelle il faudra compter.

 

NZXT N7 B650E

On a aimé :

  • Une carte mère 100 % dans l’esprit NZXT
  • Le design atypique avec comme destination les « moddeurs »
  • La sous-traitance réalisée par ASRock tant au niveau du PCB que du BIOS
  • Un BIOS très lisible et proposant de nombreuses options
  • La qualité de l’étage d’alimentation
  • L’ajout du bouton physique clear cmos !
  • Le très bon potentiel en overclocking pour la mémoire et le processeur
  • Le fait que NZXT poursuive la production de cartes mères AMD

On aurait aimé :

  • Un bundle disposant d’un disque ou d’une clé avec les drivers/logiciels à ce tarif

NZXT a franchi un cap avec ces deux dernières cartes mères en proposant des composants qualitatifs, dans l’esprit de la marque et accompagnées d’un BIOS parfaitement stable et très bien organisé. Nous n’allons pas vous le cacher, nous avons eu un coup de cœur pour cette N7 B650E et que nous comptons encore mettre en avant dans les prochaines semaines. Nous avons l’intention de monter une configuration de A à Z avec NZXT en vous proposant le montage mais aussi le paramétrage des différents composants de cette configuration. Merci à NZXT France pour la mise à disposition de ce sample et rendez-vous très bientôt pour la suite.

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be quiet! annonce ses alimentations Pure Power 12 M !

be quiet! annonce de nouveaux blocs d’alimentations avec ses Pure Power 12 M. Il est question de cinq blocs dont les puissances s’échelonnent de 550W à 1000W. De plus, nous retrouvons des alimentations conformes ATX 3.0 tout en étant équipés du fameux connecteur 12VHPWR !

Pure Power 12 M : cinq alimentations ATX 3.0 en 80+ Gold chez be quiet! 

be quiet! Pure Power 12 M La marque allemande annonce donc un total de cinq blocs d’alimentations. Ces derniers proposent des puissances de 550W, 650W, 750W, 850W et 1000W pour le modèle le plus gros. De plus, comme le petit « M » l’indique, nous retrouvons des alims entièrement modulaires.

Côté électrique, be quiet! met en avant une certification 80+ Gold ainsi qu’un double rail 12V. Les blocs reposent également sur une topologie LLC, le PFC est également actif et on retrouve les protections OCP, OVP, UVP, SCP, OPP et OTP. Bien entendu, la conformité ATX 3.0 est aussi de mise.

En matière de connectique, tous les blocs disposent d’un connecteur 12VHPWR. Cependant, les alimentations de 550W et 650W seront limités à des puissances de 300W et 450W sur ce connecteur. Pour avoir les 600W sur ce 12VHPWR il faudra opter pour le bloc de 750W au minimum !

Pour les prix, il faudra compter :

  • 1000W : 169,90 €
  • 850W : 139,90 €
  • 750W : 119,90 €
  • 650W : 109,90 €
  • 550W : 94,90 €

La disponibilité sera effective à partir du 7 février tandis que la garantie sera de 10 ans.


Par ici les fiches techniques de be quiet!