CXMT et YMTC stockent des outils ASML pour parer à d’éventuels embargos

Le secteur de la mémoire et du stockage en Chine fait face à une situation géopolitique tendue, avec des pressions américaines visant à bloquer l’exportation de nouvelles technologies vers le pays. Dans ce contexte, les géants chinois CXMT et YMTC ont pris une mesure stratégique majeure pour sécuriser leur avenir industriel. Selon un rapport publié par le Financial Times, ces deux entreprises ont réussi à acquérir une quantité importante d’outils de lithographie DUV fournis par ASML. Ce stock doit leur permettre de couvrir leurs besoins d’expansion sur une période de trois ans, même en cas de coupure totale de la chaîne d’approvisionnement.

 

Une menace pour les revenus d’ASML

La situation s’aggrave avec l’examen par le gouvernement américain d’un projet de loi bipartite intitulé le MATCH Act. Ce texte vise à obliger les pays alliés à interdire l’exportation de machines de lithographie DUV, y compris les modèles plus anciens. Si cette mesure est adoptée, ASML pourrait voir sa présence commerciale en Chine s’effondrer presque totalement. Les restrictions ciblant spécifiquement ces outils plus anciens pourraient faire disparaître près d’un cinquième des revenus prévisionnels de l’entreprise néerlandaise pour l’année en cours. Cette perte de chiffre d’affaires serait immédiate et significative pour le fabricant de machines de lithographie.

CXMT memory

Les alternatives locales sont encore en retard

Malgré cette accumulation de stocks, le remplacement des équipements ASML par des solutions locales reste un défi immense pour les fabricants chinois à court terme. Selon les informations rapportées, il est quasiment impossible pour ces entreprises de se passer des outils néerlandais cette année ou l’année prochaine. Shanghai Yuliangsheng Technology, un acteur clé dans ce domaine, a bien commencé la production limitée de machines de lithographie DUV à immersion en juillet. L’objectif initial était de livrer cinq systèmes d’ici la fin de l’année, mais l’objectif de production a été relevé à douze systèmes. Cette hausse de la capacité de production est le fruit d’une collaboration accrue entre les usines locales et Yuliangsheng, qui accélèrent le développement de leurs propres technologies.

Ce scénario illustre la complexité de la guerre technologique actuelle. D’un côté, les États-Unis tentent de verrouiller l’accès aux technologies de pointe pour freiner le développement industriel de la Chine. De l’autre, les entreprises chinoises doivent faire preuve de patience et gérer leur logistique pour maintenir leur croissance. Le stock d’outils ASML représente une fenêtre de tir précieuse, mais elle ne durera pas indéfiniment. La capacité de Shanghai Yuliangsheng à augmenter sa production de cinq à douze systèmes montre une volonté de réduire cette dépendance, même si le chemin vers l’autonomie technologique reste long et semé d’embûches.

Phanteks EX5 : compartimentez vos composants !

Phanteks annonce une nouvelle série de boîtiers avec ses EX5. Avec cette nouvelle série, la marque nous propose un boîtier décliné en trois versions différentes, avec un modèle de base, une version Plus et une déclinaison Max. La différence ? L’intégration ou non d’un kit watercooling AIO custom avec ou sans écran de 6″. Sinon, le boîtier vient compartimenter tous vos composants, de la carte graphique à la carte mère un petit peu à la manière d’un Thermaltake Level 10 par exemple !

EX5 : un boîtier, trois versions différentes !

Des différences qui se jouent sur la présence ou non d’un AIO custom !

Phanteks EX5

En réalité, le point principal de différenciation entre les trois versions du boîtier réside dans la présence, ou non, d’un kit watercooling custom intégré dans le boîtier. La version Plus disposera alors d’un Glacier One 360S25 monté de base avec une pompe disposant d’un éclairage RGB. De l’autre côté, nous retrouvons le modèle Max qui intègre un AIO dont la pompe dispose d’un écran imposant de 6″. Ce dernier servira à l’affichage d’un visuel personnalisé ou à la surveillance de votre système.

Dans les deux cas, les AIO sont pré-installés et les tuyaux pré-routés. La seule chose qu’il vous restera à faire, c’est de monter la pompe sur votre processeur et c’est à peu près tout, en somme. Quant au modèle de base, il faudra que vous choisissiez vous-même votre AIO. Attention toutefois, vous n’aurez que 72 mm disponibles en hauteur.

Les specs :

Sinon, concernant les caractéristiques, le boîtier de base reste le même et nous retrouvons un modèle mesurant 234 (L) x 449 (P) x 474 (H) mm. Ce dernier supporte des cartes mères allant jusqu’au format ATX, sans prise en charge des modèles à connectique inversée. Néanmoins, cette dernière est comme coupée du reste de la configuration et il y aura simplement un capot transparent au niveau du CPU pour admirer votre AIO et profiter de votre RAM.

La carte graphique pourra mesurer jusqu’à 358 mm de longueur pour une épaisseur atteignant les 3,6 slots au maximum selon l’emplacement du PCIe sur la carte mère. Un support dédié est présent tandis qu’un coffrage transparent viendra entourer la carte graphique. Ce dernier est constitué de mesh de manière à laisser respirer la carte.

Quant à l’alimentation, cette dernière pourra mesurer jusqu’à 210 mm en profondeur. Elle dispose d’un compartiment dédié dans le bas du boîtier.

La ventilation : 

Phanteks EX5

De base, le boîtier arrive avec un ventilateur de 120 mm monté à l’arrière de la carte mère. Comme cette dernière est placée sous un cache, le ventilateur est là pour faire circuler l’air, sans quoi la chaleur risquerait de s’accumuler lentement, mais sûrement.

Sinon, on retrouve trois emplacements en 120 mm sur le côté de cette dernière, mais ces emplacements serviront au montage d’un radiateur de watercooling en 360 mm.

Un ticket d’entrée abordable finalement !

[affilizz-publication id=”b93sjrb”]

Malgré le fait que cet EX5 soit un boîtier concept à part entière, les prix de vente sont tout sauf abusés, surtout pour le modèle de base. Effectivement, la version vendue sans AIO s’annonce à 109,90 € tandis que la version Plus, avec son AIO installé de série, s’affiche à 159,90 €. Enfin, ne reste plus que la version Max avec son AIO équipé d’un grand écran de 6″, qui s’affiche à 229,90 €.


Par ici la fiche produit de Phanteks !


Un modder recrée une RTX 3070 Ti 16 Go GDDR6 jamais commercialisée

Le monde du hardware est parfois surprenant. Certains modders et bricoleurs sont capables de donner naissance à des produits qui n’ont jamais vu le jour officiellement. C’est précisément dans cette optique qu’un modder brésilien nommé Fmklab a récemment réalisé un projet technique impressionnant. Il est parvenu à construire une carte graphique GeForce RTX 3070 Ti dotée de 16 Go de mémoire GDDR6, une spécification qui aurait dû exister mais qui n’a jamais été commercialisée par NVIDIA.

Modder recreates never-released RTX 3070 Ti with 16GB GDDR6 memory

Ce projet dépasse largement le cadre d’une simple modification de mémoire classique. En effet, la configuration originale de la RTX 3070 Ti commercialisée utilisait 8 Go de GDDR6X. Le modder a donc remplacé cette configuration par des puces GDDR6 conventionnelles pour atteindre la capacité de 16 Go. Selon les tests effectués avec l’outil GPU-Z, la carte est correctement détectée comme une RTX 3070 Ti 16 Go GDDR6. Le créateur affirme également que les charges de travail peuvent allouer l’intégralité de cette capacité de 16 Go sans restriction.

Une base matérielle adaptée et des tests réussis

Il est important de noter que cette carte ne repose pas sur le circuit imprimé (PCB) d’une RTX 3070 Ti d’origine. L’équipe a utilisé une carte ASUS TUF RTX 3070, dont le circuit imprimé prenait déjà nativement en charge la mémoire GDDR6. Sur cette base, elle a transplanté un GPU RTX 3070 Ti. Le processus a également nécessité des modifications logicielles, notamment la mise à jour du firmware et l’ajustement des straps de mémoire. Les puces de mémoire initiales, de type HC14, ont été remplacées par des puces HC16 de plus grande capacité.

Les résultats de cette intervention sont prometteurs. La carte parvient à démarrer sous Windows et réussit les tests de mémoire MATS. Elle fonctionne également normalement sous des charges de travail en 3D. Pour corroborer ces affirmations, le modder a fourni des résultats de benchmark obtenus avec le logiciel UNIGINE Superposition, prouvant que la modification est fonctionnelle et stable.

Un prototype historique de NVIDIA

Cette réalisation n’est pas totalement inédite dans l’histoire de la série RTX 30. Dès septembre 2020, des spécifications pour une RTX 3070 Ti 16 Go avaient été listées sur un produit Lenovo Legion T7, bien que cette information ait ensuite été retirée sans jamais être confirmée officiellement. NVIDIA a finalement lancé la version commerciale en juin 2021 avec 8 Go de GDDR6X.

Plus tard, en décembre 2022, un véritable prototype de RTX 3070 Ti 16 Go a été mis en lumière. Ce prototype utilisait de la mémoire GDDR6 offrant un débit de 512 Go/s, contrairement aux 608 Go/s de la version GDDR6X de vente au détail. Fmklab indique avoir pu étudier le firmware d’un Late Engineering Sample lié à cette configuration inhabituelle de 16 Go lors du développement de sa modification. Bien que NVIDIA ait donc construit au moins un prototype de cette configuration il y a plusieurs années, cette carte modifiée représente l’une des premières reproductions fonctionnelles documentées publiquement de ce modèle spécifique.

Le modder a partagé une documentation détaillée comprenant des photos du remontage et du travail de soudure, des analyses de straps, des résultats de tests et des vidéos de la carte en fonctionnement. Des benchmarks de jeux plus approfondis et des comparatifs sont prévus lors des prochaines étapes de ce projet.

Avec le DLSS 5, ça va chauffer ! La RTX 5090 au-delà de 600 W, le connecteur ne résiste pas

Le DLSS 5 fait l’objet d’une attention particulière depuis son arrivée officielle dans le jeu NBA 2K27. Si cette fonctionnalité promet des gains de performance, elle semble également exposer les cartes graphiques haut de gamme à des contraintes importantes. Une nouvelle information rapportée sur les réseaux suggère que l’activation de ce mode pourrait être responsable d’un incident grave sur une GeForce RTX 5090.

A post-DLSS 5 RTX 5090 suffering from a genetic disease known as its 16-pin connector melting
                                                             (Image credit: erek on HardOCP Forums)

Un utilisateur du forum HardOCP, identifié sous le pseudonyme Erek, a partagé les détails d’un dysfonctionnement sur sa carte MSI GeForce RTX 5090 Gaming Trio OC. Lors d’un test dédié à la technologie DLSS 5, la carte graphique a présenté une consommation électrique anormalement élevée. Avant l’activation de la fonctionnalité, la carte consommait environ 450 W lors de ses tâches habituelles. En revanche, avec DLSS 5 activé, la consommation a dépassé les 600 W, atteignant un pic de 613,5 W selon les relevés du logiciel GPU-Z.

Un connecteur 12V-2×6 en état critique

Les conséquences de cette surconsommation ont été immédiates et visibles. Peu après le pic d’activité durant lequel la carte a encaissé une consommation au-dessus de 610 W, elle a brusquement cessé de fonctionner. L’utilisateur a détecté une odeur de brûlé et a constaté que le plastique du connecteur d’alimentation 12V-2×6 (16 broches) était partiellement fondu. La chaleur intense a fait coller le câble au connecteur de la carte, rendant sa séparation extrêmement difficile. Les photographies montrent des dommages thermiques sévères sur plusieurs broches, dont l’habillage plastique a totalement disparu sur l’une d’elles.

DLSS 5 RTX 5090

Il est important de noter que le connecteur 12V-2×6 est conçu pour supporter jusqu’à 600 W, mais le port PCIe x16 fournit lui aussi 75 W. Bien que la lecture totale de la puissance de la carte (Board Power) dépasse 600 W, cela ne signifie pas nécessairement que le câble seul a transporté cette charge, car l’alimentation peut également fournir de l’énergie à la carte via le port PCIe. Néanmoins, la fonte du plastique indique un échauffement localisé particulièrement important.

DLSS 5 et l’impact sur la consommation

Les données techniques recueillies et corroborées par d’autres sources suggèrent que DLSS 5 ajoute une charge de calcul significative, ce qui se traduit par une augmentation drastique de la consommation d’énergie. Lors de tests internes sur une RTX 5090 MSI Lightning Z, l’activation de DLSS 5 a fait passer la consommation de 691 W à 800 W dans le jeu Control, soit une augmentation d’environ 16 %. Dans d’autres scénarios, comme le jeu Hogwarts Legacy, la consommation a bondi de 480 W à 720 W, soit une hausse de 50 %.

Sur la carte de l’utilisateur Erek, l’augmentation a été d’environ 150 W par rapport à la charge de base. Bien que les connecteurs de la RTX 5090 aient déjà fait l’objet de rapports de défaillance sous d’autres charges de travail, la capacité de DLSS 5 à maintenir la carte à des niveaux de puissance élevés de manière soutenue pourrait être un facteur aggravant. NVIDIA n’a pas encore commenté cet incident spécifique ni les implications générales de la consommation accrue liée à son nouveau moteur de rendu neuronal.

Cette situation soulève des questions sur la gestion thermique et électrique des futures cartes graphiques. Si le DLSS 5 devient une fonctionnalité standard sur les cartes de la série RTX 40 et au-delà, les constructeurs devront peut-être revoir leurs marges de sécurité ou adapter leurs solutions de connectique pour éviter que de tels incidents ne se reproduisent.

Le prix et des détails du remake de Zelda : Ocarina of Time ont fuité

La communauté du jeu vidéo s’apprête à découvrir un projet majeur lors d’un Zelda Direct, devançant de 24 h la prochaine Nintendo Direct du 9 septembre. Avant même le début de la diffusion, des indices concrets ont commencé à circuler concernant le remake de Zelda : Ocarina of Time. Ces informations, repérées sur la boutique en ligne officielle de Nintendo en Australie, offrent un aperçu des tarifs attendus pour ce titre sur la console Switch 2. On devrait donc en apprendre davantage sur le remake de Zelda mais aussi sur le film Zelda, qui pourrait arriver l’année prochaine.

Le site Vooks a débusqué des détails tarifaires sur la plateforme numérique du géant japonais. Bien que la boutique ait actuellement un statut de maintenance, les prix affichés correspondent aux projections de nombreux observateurs. Pour les acheteurs australiens, le coût du jeu numérique s’élève à 94,95 dollars australiens. En tenant compte des écarts de prix habituels entre les régions, cela équivaut approximativement à 59,99 dollars américains.

Une version physique potentiellement plus chère

La situation est moins claire concernant la version physique du jeu. Les analystes spéculent que la précommande de la cartouche pourrait coûter 109,95 dollars australiens. En se basant sur les pratiques des détaillants pour les titres de première partie, comme Yoshi et le Livre Mystérieux ou Pokémon Pokopia, une majoration d’environ 10 dollars est courante pour les copies en boîte. Cela suggérerait un prix réaliste de 70 dollars pour le remake de Zelda sur support physique.

Il est également notable que la boutique ne liste qu’une seule référence numérique (SKU). Cette absence de variantes suggère qu’aucune édition numérique avec contenu bonus n’est actuellement prévue. Cependant, des rumeurs persistent quant à l’existence d’une édition collector physique, qui inclurait des objets tangibles. Par ailleurs, des fuites antérieures évoquaient une console Switch 2 anniversaire et un contrôleur Pro, bien que ces éléments ne soient pas confirmés.

Le débat sur la fidélité à l’original

Certains fans pourraient trouver ces tarifs décevants si le jeu se révèle être une reproduction à l’identique de l’original de 1998. Le titre avait déjà connu un retour sur la 3DS en 2011 et s’est intégré au service Nintendo Switch Online + Expansion Pack en 2024. La question centrale reste donc de savoir si les développeurs parviendront à restituer l’esprit du classique tout en ajoutant de nouvelles zones à explorer pour convaincre les sceptiques.

Les réactions initiales des observateurs indiquent que, pour un prix de 60 ou 70 dollars, le jeu restera probablement très fidèle à la version originale. Néanmoins, même le remake de Star Fox, qui a été commercialisé 10 dollars moins cher, a introduit des voix off, des cinématiques et un nouveau mode de jeu. La prochaine Nintendo Direct devrait, espérons-le, apporter des réponses définitives à toutes les questions en suspens concernant ce projet ambitieux.

 

Dans les jeux, la Radeon RX 9070 XT domine la GeForce RTX 5070 sur tous les plans ?

0

Le marché des cartes graphiques de « milieu de gamme » traverse une période de turbulence sans précédent. Alors que les prix des produits NVIDIA ont considérablement augmenté, la Radeon RX 9070 XT se positionne désormais comme une alternative sérieuse, voire supérieure, à la GeForce RTX 5070. Une analyse détaillée met en lumière cette inversion de tendance, basée sur des tests rigoureux couvrant un large éventail de titres récents.

Des performances nettement supérieures pour la Radeon

Les résultats des benchmarks sont sans équivoque. Sur un panel de 52 jeux testés à deux résolutions différentes (1440p et 4K) et avec des réglages de qualité variés, la Radeon RX 9070 XT affiche une domination constante. En moyenne, elle délivre 24 % de FPS en plus à 1440p et 25 % en 4K par rapport à la RTX 5070. Cette avance se maintient même dans des titres exigeants comme Cyberpunk 2077 ou Ark: Survival Ascended, où la carte d’AMD peut atteindre des performances deux fois supérieures.

La Gigabyte RX 9070 XT Gaming OC
La Gigabyte RX 9070 XT Gaming OC

La gestion des performances minimales (1 % lows) est également un point fort pour la Radeon. Dans des jeux comme Baldur’s Gate 3 ou Red Dead Redemption 2, la RX 9070 XT offre une fluidité bien plus stable, évitant les micro-saccades qui peuvent gâcher l’expérience de jeu. Même lorsque la RTX 5070 parvient à prendre la tête dans des titres spécifiques comme Doom: The Dark Ages grâce au path tracing, la carte d’AMD conserve un avantage global significatif sur l’ensemble du panel de jeux testé.

Le rapport qualité-prix penche massivement vers AMD

Si la performance était déjà un argument, le prix scelle désormais le verdict. À l’heure du test, la Radeon RX 9070 XT se négocie entre 730 $ et 750 $, tandis que les modèles de la GeForce RTX 5070 démarrent à 800 $, avec une majorité autour de 820 $. Cette différence de 9 % en faveur de la carte d’AMD se transforme en un avantage de 37 % sur le coût par image à 1440p, et de 39 % en 4K.

NVIDIA RTX 5070 Founders Edition
La RTX 5070 Founders Edition

La situation est encore plus contrastée pour les modèles supérieurs. La RTX 5070 Ti, qui offre des performances similaires à la RX 9070 XT, coûte plus de 1 100 $, soit une prime de plus de 50 % pour un gain de performance marginal. De même, la RTX 5060 Ti 16 Go a vu son prix grimper de près de 40 % en quelques semaines, atteignant désormais 800 $, ce qui la place au même niveau tarifaire que la RTX 5070 standard sans offrir la même puissance brute.

Enfin, la capacité de mémoire vidéo constitue un dernier argument décisif. La RX 9070 XT embarque 16 Go de VRAM, une quantité de plus en plus critique pour les jeux modernes, contre seulement 12 Go pour la RTX 5070. Cette quantité limitée de mémoire sur la carte NVIDIA se traduit par des limitations sévères dans certains titres comme Mafia: The Old Country, où la Radeon double le taux de rafraîchissement. Pour les joueurs cherchant une solution rationnelle en 2026, la Radeon RX 9070 XT apparaît comme le choix le plus logique.

Puissance pure pour AMD, technos et stabilité pour Nvidia ?

Reste maintenant la problématique du rendu. Et on ne parlera pas que du ray tracing. Sur ce terrain, les technos de NVIDIA règnent en maître, il faut être objectif. On ne peut pas dire qu’AMD soit mauvais, mais l’écart est tout de même plus que significatif. Enfin, il faut aussi évoquer la stabilité et la réactivité des pilotes en fonction des nouveaux titres ; là encore, NVIDIA reste devant. Cependant, nous ne sommes plus à l’époque où un gouffre séparait les Verts des Rouges. 

CHUWI UniBox AI495 Pro : un mini PC de 2,9 litres avec 192 Go de RAM et un NPU de 131 TOPS

0

Le constructeur chinois CHUWI a dévoilé lors de l’IFA 2026 à Berlin son nouveau mini PC le plus puissant, baptisé UniBox AI495 Pro. Bien que conçu dans un format compact, cet appareil se positionne davantage comme une mini-station de travail ou un terminal gaming haut de gamme que comme un simple ordinateur bureautique. L’objectif principal de cette machine réside dans son utilisation intensive pour l’intelligence artificielle, grâce à l’intégration du processeur AMD Ryzen AI MAX+ PRO 495.

CHUWI UniBox AI495 Pro

Une architecture orientée vers l’inférence locale massive

Le cœur du système s’appuie sur un Ryzen AI MAX+ PRO 495, un processeur doté de 16 cœurs et 32 threads, reposant sur l’architecture Zen 5, capable d’atteindre des fréquences turbo de 5,20 GHz. Pour ce qui est de la partie graphique, nous retrouvons une Radeon 8065S, basée sur l’architecture RDNA 3.5. Elle dispose de 40 unités de calcul et peut monter jusqu’à 3 GHz. Selon les informations rapportées, cette configuration graphique intégrée pourrait rivaliser avec certaines solutions dédiées comme la RTX 4060 de NVIDIA dans certains jeux, bien que l’accent soit mis sur les charges de travail professionnelles.

La véritable force de ce modèle réside dans sa capacité de calcul dédiée à l’IA. Le processeur intègre un NPU XDNA 2 offrant des performances affichées de 55 TOPS. En combinaison avec les performances du CPU et du GPU, la plateforme atteint un total de 131 TOPS. Cette puissance permet d’exécuter localement des modèles de langage (LLM) de très grande taille, jusqu’à 300 milliards de paramètres avec une quantification à 4 bits. CHUWI précise que cette configuration est compatible avec Project Zenith, la version de Windows 11 optimisée pour l’IA.

192 Go de mémoire unifiée et connectivité complète

Un point majeur distingue l’UniBox AI495 Pro de ses prédécesseurs : sa capacité mémoire. Le système prend en charge jusqu’à 192 Go de mémoire LPDDR5X-8533 unifiée. Cette mémoire est couplée à un bus de 256 bits, ce qui porte la bande passante à 273 Go/s. De plus, les utilisateurs peuvent allouer 160 de ces 192 Go à la VRAM de l’iGPU, une quantité nécessaire pour faire tourner des modèles complexes sans recourir au cloud.

En termes de connectivité, le boîtier offre quelque chose de complet pour un format compact. Il dispose de deux ports Ethernet à 10 Gbit/s, du Wi-Fi 7, du Bluetooth 5.4, de deux ports USB4 (jusqu’à 40 Gbit/s) et d’un connecteur OCuLink. Pour le stockage, trois emplacements M.2 2280 PCIe x4 sont prévus, la configuration de base incluant un SSD de 2 To. L’alimentation externe fournie délivre 240 W, et le système arrive préinstallé avec Windows 11 Pro.

Le châssis mesure 209,6 × 209,6 × 67 mm, ce qui correspond à un volume d’environ 2,9 litres. Par ailleurs, une version plus économique, le UniBox AI395, est également annoncée. Elle utilise le Ryzen AI MAX+ 395 et la Radeon 8060S, avec une limite de 128 Go de RAM unifiée (96 Go allouables en VRAM) et un NPU de 50 TOPS. Les détails concernant le prix et la date de disponibilité de l’UniBox AI495 Pro n’ont pas encore été communiqués par le fabricant.

Pénurie de consoles pour GTA 6 : la version PC avancée ?

Nous avions déjà parlé il y a quelque temps de cette possibilité, mais il semble qu’aujourd’hui le sujet revienne sur la table. Rockstar Games envisagerait fortement d’avancer la date de parution de sa version PC. Ce changement de calendrier éventuel serait principalement motivé par diverses raisons économiques et logistiques. En effet, le secteur des consoles subit actuellement des hausses de tarifs ainsi que des problèmes d’approvisionnement, ce qui risque de ralentir le succès à grande échelle du jeu s’il se cantonne à une seule génération d’appareils. Jusque-là, l’écart entre le lancement sur consoles et la disponibilité sur PC était relativement important. Pour rappel, il avait fallu patienter près de dix-neuf mois pour que GTA 5, initialement paru sur consoles en septembre 2013, soit porté sur PC en avril 2015. L’attente fut un peu moins longue concernant Red Dead Redemption 2, avec un décalage d’environ treize mois entre sa sortie sur consoles (octobre 2018) et sa déclinaison PC (novembre 2019). Changer de stratégie aiderait le studio à contourner l’obstacle de la disponibilité des consoles. L’éditeur tirerait parti du très vaste parc de PC gaming déjà installé et doté de composants performants. Vous l’aurez compris, l’entreprise cherche des solutions pour rentabiliser son titre phare plus vite et profiter de la hype du lancement.

GTA 6
Les consoles se font rares – vive les joueurs PC !

GTA 6 : une version PC rapidement pour encaisser tout de suite ?

Pourquoi cette rumeur prend un peu plus d’épaisseur ces dernières heures ? Tout simplement car les soucis sur consoles sont réels et paradoxalement, même en plein délire sur les prix des composants, les joueurs PC ont davantage de flexibilité pour s’adapter. Sans compter qu’ils disposent d’un parc installé techniquement capable de faire tourner le nouveau titre dans de bonnes conditions.

GTA 6

De plus, Andy Robinson, le rédacteur en chef de VGC, a confié récemment dans son podcast avoir eu vent de quelques rumeurs au sujet de l’arrivée sur PC de GTA 6. D’après lui, sa commercialisation pourrait survenir bien plus vite que la plupart des joueurs ne l’anticipent. Jusque-là, la communication officielle n’allait pourtant pas dans ce sens. Ainsi, le dirigeant de Take-Two Interactive, Strauss Zelnick, avait expliqué à Bloomberg en mai : Rockstar commence toujours par les consoles, car je pense que, pour un titre comme celui-là, on est jugé sur sa capacité à satisfaire les fans inconditionnels. À vraiment répondre aux attentes des joueurs inconditionnels. En d’autres termes, la priorité absolue était de satisfaire d’abord le public traditionnel des joueurs sur consoles. L’univers PC n’est évidemment pas écarté, mais il ne bénéficie tout simplement d’aucun calendrier de déploiement officiel pour le moment… Mais c’était il y a une éternité (en mai). Depuis, un gameplay diffusé sur Netflix a suffi à déclencher des ruptures sur le marché des consoles en quelques heures.

 

Un Ryzen 7 7800X3D gonfle et brûle à nouveau sur une ASUS Crosshair X670E Hero

0

Une nouvelle défaillance a été signalée concernant le Ryzen 7 7800X3D d’AMD. Cette fois-ci, des dégâts importants ont été constatés sur la carte mère, une ASUS Crosshair X670E Hero, et sur le CPU. L’incident a été mis en lumière par nos confrères d’UNIKO’s Hardware, qui s’appuient sur une vidéo publiée sur la plateforme Bilibili. Les images montrent clairement un processeur dont la face inférieure a gonflé au point de déformer le socket de la carte mère.

Dégâts matériels et particularités de la défaillance

La vidéo révèle des traces de brûlure visibles à la fois sur le CPU et sur le socket lui-même. La pression exercée par le gonflement du processeur a également déformé les broches au centre du socket. Une observation particulière a été faite concernant l’une des encoches du socket, qui semble légèrement décalée. Il est important de noter que la version du BIOS de la carte mère n’a pas été confirmée dans le rapport initial, ce qui est un élément crucial compte tenu des correctifs logiciels proposés par AMD pour résoudre ce type de problème.

Ce genre de panne n’est pas nouveau pour les utilisateurs de cette architecture. Il est apparu pour la première fois en avril 2023, touchant plusieurs puces Ryzen 7 7800X3D et Ryzen 9 7950X3D sur des cartes mères basées sur le chipset X670E. À l’époque, AMD a identifié comme cause une tension du SoC (System on Chip) trop élevée. La firme a alors déployé une mise à jour du firmware AGESA pour plafonner cette tension à 1,30 V sur l’ensemble des cartes mères AM5.

Le problème persiste malgré les correctifs

Malgré l’intervention d’AMD et la mise à jour des firmwares, les rapports de pannes n’ont jamais totalement disparu. Quelques semaines avant cet incident sur la carte ASUS, un autre Ryzen 7 7800X3D aurait brûlé sur une carte MSI PRO X870-P WIFI. Dans ce cas précis, la carte mère était déjà équipée du dernier BIOS disponible. L’utilisateur avait activé le profil EXPO pour la mémoire, sans modifier aucun autre paramètre du système.

[affilizz-publication id=”d30r83b”]

De plus, des signaux similaires ont été observés sur un processeur de la génération suivante, le Ryzen 7 9800X3D, qui aurait également brûlé de la même manière. Ces récits suggèrent que le problème pourrait être plus complexe qu’un simple bug de firmware ou qu’il persiste avec certaines configurations de mémoire. Quoi qu’il en soit, les récentes enquêtes ne semblent toujours pas avoir porté leurs fruits ! Par ailleurs, nous vous parlions ce matin d’une Crosshair X670E Hero qui aurait tué deux CPU, pile dans le thème.

En attendant que la communauté technique et AMD apportent des éclaircissements définitifs, les propriétaires d’un Ryzen 7 7800X3D sont invités à prendre des mesures préventives. Il est fortement recommandé de vérifier que le BIOS de la carte mère est bien à jour. De plus, la surveillance de la tension du SoC reste une étape essentielle pour éviter d’endommager à la fois le processeur et la plateforme hôte.

Cartes graphiques : un revendeur japonais alerte sur de nouvelles hausses

Le revendeur de matériel japonais Applied prévient ses clients que de nouvelles hausses du prix de vente des cartes graphiques pourraient avoir lieu prochainement. Dès lors, l’enseigne encourage ses clients à procéder à leurs achats sans tarder. Un conseil avisé, surtout quand on sait que la crise de la mémoire devrait perdurer. Il ne faut donc pas être devin pour prédire de nouvelles hausses.

Cartes graphiques : si vous avez des achats à faire, faites-les maintenant ! 

Un revendeur japonais craint de nouvelles hausses !

Applied cartes graphiques

En ce moment, on ne peut pas dire que le marché des composants se porte au mieux. Effectivement, les hausses de prix sur les cartes graphiques se succèdent et, déjà au mois d’août, les signaux n’étaient pas encourageants. En effet, Gigabyte prévoyait d’augmenter de 40 % le prix de ses cartes au Japon. Ensuite, nous avions des signaux qui semblaient indiquer des ruptures d’approvisionnement concernant les RTX 5070 Ti et RTX 5080. Là, nous avons le cas de l’enseigne Applied qui conseille à ses clients de réaliser sans trop tarder leurs achats de composants. Il faut dire que tant que la situation autour du marché de la mémoire ne sera pas résolue, les hausses se poursuivront.

Un marché déjà bouleversé !

[affilizz-publication id=”qi6jzu6″]

D’ailleurs, cela nous mène à des situations parfois ubuesques où des cartes graphiques de gamme inférieure se vendent plus cher que des références plus haut de gamme. C’est notamment le cas de la RTX 5060 Ti 16 Go dont le prix dépasse celui de certaines RTX 5070 12 Go. La différence s’explique par la quantité de mémoire plus importante du côté de la RTX 5060 Ti. Du côté de la RTX 5090, cette dernière se vend à des prix qui ont plus que doublé par rapport à son MSRP et une simple Ventus 3X (l’entrée de gamme de MSI) s’affiche au prix d’une Matrix lors de son lancement… Lunaire.

Finalement, les craintes du revendeur restent légitimes, mais il reste à savoir combien de temps il faudra attendre avant qu’une nouvelle hausse entre en vigueur.