ASML est un rouage essentiel dans la production de semi-conducteur avancé. Effectivement, l’entreprise fournit la base de la production de puces modernes : l’outillage pour graver les semi-conducteurs. L’intérêt, c’est que l’entreprise est européenne et qu’elle domine fortement ce marché… À tel point que même les américains en ont besoin et, évidemment, il ne vont pas imposer de frais de douanes sur ces machines, bien sûr.
ASML : pas de frais douaniers sur leurs machines !
Actuellement, le dernier deal en date signé avec l’administration Trump sur les frais douaniers est de 15% sur les importations européennes. Toutefois, certains secteurs sont épargnés, ceux jugés stratégiques pour les américains… Ils n’iraient pas saborder leurs propres intérêts.
Ainsi, si l’on se base sur les résultats financiers du second trimestre 2025, une machine DUV, pour produire des puces de 10 nm et moins, c’est environ $90 millions. Une machine Low-NA EUV, c’est encore plus puisque l’on avoisine les $265 millions. Imaginez avec 15% de frais douaniers sur ces produits, la facture passe à $105 millions pour la DUV et $305 millions pour la EUV. Un surcoût considérable qui n’est pas en phase avec la volonté des États-Unis de vouloir relocaliser la production de puce sur le sol américain. Effectivement, lorsqu’une usine de production se monte, par Intel par exemple, ce n’est pas une machine qu’il faut acquérir, mais plusieurs. Cela aurai fait gonfler le prix des puces en sortie de ligne de production ce qui n’est pas compatible avec la volonté des États-Unis.
Ce surcoût aurait rendu la production américaine moins compétitive et le temps pour amortir ces machines aurait été beaucoup plus long. Bref, c’est un cadeau que l’administration Trump se fait à elle-même. Bon il y a bien eu aussi des exemptions concernant certains composants dans l’aéronautique, certains produits chimiques, etc., qui ne sont pas soumis à des droits de douane Européen. Mais la grande question reste encore de savoir quels sont les produits taxés aux douanes qui proviendraient des États-Unis. Cela permettrait de juger de l’équilibre de ce « deal », à savoir s’il ne profite pas davantage à l’une des deux parties…En fait on a déjà la réponse non ?



“Cela permettrait de juger de l’équilibre de ce « deal », à savoir s’il ne profite pas davantage à l’une des deux parties…En fait on a déjà la réponse non ?”
Avec 600milliards d’investissement Européen* au U.S.A et 15% de taxes sur quasi tout, c’est le meilleur deal qu’ils pouvaient avoir dans les 2 camps, et surtout quasi tout le monde est taxé à au moins 15% (10% Angleterre) donc pas de jaloux/discrimination au final, et les entreprises ne peuvent pas vraiment râler car c’est tout le monde dans le même bateau.
* c’est rigolo c’est aussi le même montant pour développer les armées en Europe, non ?
1’200milliards à soustraire chez les citoyens, c’est coool non ? Eux qui avaient tellement d’argent en stock et aucun besoin à satisfaire/remplir
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