Avec le lancement des processeurs Core Ultra 200 d’Intel (notre test disponible ici), forcément, de nouveaux records d’overclocking tombent. Ici, nous allons nous concentrer sur la partie mémoire avec la carte mère de Gigabyte, une Z890 Tachyon Ice. Effectivement, avec ce modèle, l’overclocker HiCookie est parvenu à pousser son kit RAM à quelques 10600 MT/s.
10600 MT/s sur une Z890 Tachyon Ice !
Bien entendu, quand on vous parle de la Tachyon Ice, on parle ici d’une carte mère dite « XOC ». C’est une carte qui se destine donc à l’overclocking extrême avec des fonctionnalités dédiées. D’ailleurs, vous l’aurez remarqué, mais la carte ne dispose que de deux slots mémoires en DDR5 ce qui facilitera leur montée en fréquence… La preuve ici.
C’est équipé de cette carte mère et d’un kit mémoire de chez VColor que HiCookie est parvenu à atteindre les 10 600 MT/s en fréquence. Par ailleurs, le kit en question était de type CU-DIMM, un type de mémoire équipée d’un CKD aidant à la montée en fréquence. Cependant, cela ne rend pas le résultat moins impressionnant pour autant !
Du côté du CPU, nous retrouvions un Core Ultra 7 265K, lequel tournait à 5,5 GHz. Quant à la mémoire, cette dernière affichait des timings de 48-58-58-140, mais la tension de fonctionnement n’est pas connue.
Du côté de Corsair, nous retrouvons une nouvelle série de kits watercooling avec les Nautilus RS. Cette série se décline en kit de 240 et 360 mm tout en partageant un design proche de celui de la série Titan RX !
Nautilus RS : des Titan RX cheap ?
Au programme, nous retrouvons donc des AIO signés Corsair se déclinant avec des radiateurs de 240 et 360 mm. Ces derniers bénéficient d’une construction en aluminium en plus d’afficher une épaisseur de 27 mm, quelque chose de standard en somme.
Du côté de la pompe, cette dernière dispose du cache de base que l’on retrouve sur la série Titan RX que nous testions ici. Idem, si vous n’aimez pas le RGB, sachez que la marque américaine nous propose une version intégralement noire, sans diodes. C’est LE modèle à privilégier si vous souhaitez vous monter une configuration discrète intégralement noire.
Ici, nous retrouvons une ventilation assurée par des ventilateurs RS120 ou RS120 RGB. Ces derniers profitent d’une alimentation de type PWM. Au maximum, ils tourneront à 1700 tr/min générant un flux d’air de 94,87 CFM tandis que la pression statique atteindra les 3,91 mmH2O.
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Du côté de la pompe, nous retiendrons la présence d’une base en cuivre convexe annoncée comme offrant un meilleur contact avec le processeur. Cette dernière dispose également de pâte thermique préappliquée, de la XTM60.
Pour finir, cette série faisant l’impasse de pas mal de choses (support iCUE absent, pas de capots de pompe alternatifs, absence du système iCUE Link, etc.) par rapport aux Titan RX, le prix est donc sérieusement réduit. Comptez 105 et 125 € les modèles noirs contre 115 € et 140 € pour les versions RGB.
Arctic propose un nouveau ventilateur avec le P14 Max qui se décline maintenant en blanc. Au programme, on retrouve un ventilateur typique de la marque avec ses cinq pales. Quant au prix, comptez moins d’une vingtaine d’euros !
P14 Max blanc : une nouvelle version du ventilateur d’Arctic !
Avec ce nouveau ventilateur, nous retrouvons un moulin typique des productions de la marque suisse. Effectivement, il débarque avec un cadre carré disposant de silentblocs en caoutchouc à ses extrémités. Cependant, ce qui le distingue, ce sont ses cinq pales qui affichent un profil particulièrement courbé. Toutefois, ce type de ventilateur à déjà fait ses preuves, notamment sur les AIO de la marque.
Au niveau des caractéristiques, on retiendra une vitesse de fonctionnement particulièrement élevé pour du 140 mm. En effet, c’est une référence qui pourra tourner jusqu’à 2800 tr/min. Dans ces conditions, le flux d’air sera conséquent avec 95 CFM et une pression statique de 4,18 mmH2O. Pour finir, l’alimentation se fera via un câble PWM tout à fait standard.
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Du côté des prix, comme nous vous le disions, on tourne autour de la vingtaine d’euros, soit 18,99 € plus précisément. Quant à la disponibilité, cette dernière sera effectivement sur Amazon où la marque est présente. D’ailleurs, on y retrouvera les autres variantes de ventilateur P Max.
La plateforme Arrow Lake-S d’Intel n’est même pas encore lancée qu’il y a déjà des problèmes… Quand on vous le dit qu’il allait y avoir des problèmes de jeunesse. Ici, les constructeurs de cartes mères accusent Windows 11 24H2 d’être à l’origine des problèmes d’écrans noirs/bleus voir des reboots aléatoires.
Z890 : désactiver l’iGPU ou mettez à jour votre bios avec Windows 11 24H2 !
Concrètement, un problème a déjà été découvert au niveau de l’iGPU des Core Ultra 200 qui entrerait en conflit avec la carte graphique dédiée. Comme solution temporaire, il est donc recommandé d’aller dans le bios puis de désactiver la partie graphique intégrée au processeur… Sinon, plus radical, mettez à jour votre bios pour être définitivement tranquille.
Cependant, il semble que le problème ait été découvert récemment. Si vous achetez une carte mère au lancement, il est fort probable que vous soyez confronté à ce problème. Par la suite, nous imaginons que les futurs lots de cartes seront expédiés avec le correctif déjà appliqué.
De son côté, ASUS nous indique la marche à suivre pour désactiver cette partie graphique intégrée. Au démarrage du PC, il faudra se rendre dans le bios (F2 ou Suppr.) Puis aller dans l’onglet Advanced. Ensuite, direction le menu Internal Graphics puis sélectionner Disabled. Il faudra effectuer la même démarche avec les cartes concurrentes.
Avec la sortie récente de l’iPhone 16, nombreux sont ceux qui se demandent si les modèles précédents, comme les iPhone 13, 14 et 15, valent encore la peine d’être considérés. Ces « anciens » iPhones ont-ils encore des arguments à faire valoir face aux dernières nouveautés ? La réponse est un grand oui, et voici pourquoi.
Des performances toujours au rendez-vous
Les iPhone 13, 14 et 15 restent des smartphones de haut niveau, offrant des performances impressionnantes. Dotés de puces puissantes, d’appareils photo de qualité professionnelle et d’écrans de haute résolution, ces modèles n’ont rien à envier à de nombreux smartphones actuels. Leurs fonctionnalités avancées, telles que la reconnaissance faciale améliorée, la résistance à l’eau et une autonomie de batterie optimisée, répondent parfaitement aux besoins des utilisateurs exigeants.
Une opportunité économique intéressante
L’un des avantages majeurs de se tourner vers les modèles précédents est le prix. En optant pour un iPhone 13, 14 ou 15 reconditionné, vous pouvez réaliser des économies substantielles sans sacrifier la qualité. Les smartphones reconditionnés sont des appareils remis à neuf qui fonctionnent comme des neufs, mais à un coût bien inférieur. C’est une occasion idéale pour accéder à la technologie Apple sans se ruiner.
Le reconditionné : un choix judicieux et responsable
En plus de l’aspect économique, choisir un iPhone reconditionné est un geste en faveur de l’environnement. En donnant une seconde vie à ces appareils, vous contribuez à réduire les déchets électroniques et l’empreinte carbone liée à la production de nouveaux smartphones. De plus, certains sites spécialisés, comme Back Market, proposent une garantie et un service après-vente de qualité, assurant ainsi votre tranquillité d’esprit. Vous bénéficiez donc d’un produit fiable, soutenu par un service client efficace.
Des offres attractives toute l’année
Alors que beaucoup attendent le Black Friday pour réaliser de bonnes affaires, il est bon de savoir que des sites comme Back Market offrent des prix intéressants tout au long de l’année. Que ce soit pendant la période du Black Friday ou non, vous pouvez profiter de réductions sur une large gamme de produits reconditionnés, y compris les iPhone 13, 14 et 15. Cela signifie que vous n’avez pas besoin d’attendre une période spécifique pour bénéficier de tarifs avantageux.
Une technologie accessible sans compromis
Opter pour un iPhone reconditionné vous permet de bénéficier de la technologie Apple sans faire de compromis. Les iPhone 13, 14 et 15 offrent des fonctionnalités avancées, telles que des caméras performantes pour des photos et vidéos de haute qualité, une intégration fluide avec l’écosystème Apple et des mises à jour logicielles régulières pour garantir la sécurité et la performance de votre appareil. Ils sont parfaitement adaptés pour ceux qui souhaitent un smartphone fiable et performant sans payer le prix fort du dernier modèle.
En définitive, les « anciens » iPhone ont encore de beaux jours devant eux. Ils représentent une alternative intéressante pour ceux qui cherchent un smartphone de qualité à un prix abordable. Grâce aux offres de sites spécialisés et à la disponibilité de modèles reconditionnés, il est possible de s’équiper d’un iPhone 13, 14 ou 15 en toute confiance. Alors, pourquoi attendre le prochain Black Friday quand les bonnes affaires sont à portée de main toute l’année ?
C’est donc parti, maintenant que le NDA concernant les processeurs Intel Core Ultra 200S est terminé, pour passer en revue une série de cartes mères que nous avons réceptionné au labo. Nous allons donc passer en revue cette MSI MEG Z890 Unify-X. Sachez de suite qu’il y aura un second test de cette carte mère afin de juger de son potentiel en overclocking, que ce soit pour le processeur mais aussi pour la mémoire. Le manque de temps, au vue du travail que nous avons dû effectuer ces derniers jours, et l’absence des logiciels d’overclocking MSI, nous pousse à retarder cette publication. Il faut savoir que l’architecture des Core Ultra 200S et les paramètres au sein du BIOS ont bien changé, ce qui nous demande aussi un temps d’adaptation et de recherches.
Merci à Intel France d’avoir mis à notre disposition cette exemplaire de la MSI MEG Z890 Unify-X, qui faisait partie du colis presse.
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La série « Unify » a été lancée fin d’année 2019 avec l’excellente MEG X570 Unify que nous avions eu la chance de pouvoir tester en exclusivité. L’idée de MSI, avec cette nouvelle série, était de proposer une carte qui va à l’essentiel, laissant de côté le rétro-éclairage RGB, afin de se concentrer principalement sur l’overclocking.
Le bundle :
Nous sommes ici sur une boite relativement sombre qui fait la part belle au noir et au gris, dans le même esprit que le PCB. Quelques touches de couleurs bleues et mauves nous rappellent que nous avons à faire à une carte mère Intel. La carte MSI Z890 Unify-X fait partie de la série « MEG » chez MSI pour « MSI Enthusiast Gaming », qui représente les cartes hauts de gamme de MSI, et donc souvent, les plus onéreuses. C’est souvent sur cette série que l’on découvre les nouvelles technologies mises en place par MSI et qui débarque par la suite sur les autres séries.
Dès l’ouverture de la boite, MSI ne cache pas ses intentions avec un « Made to shatter records » que l’on pourra traduire par « Faites pour pulvériser des records » : le ton est donné. Un petit tour par le bundle de cette MSI MEG Z890 Unify-X afin de voir si celle-ci bénéficie « d’accessoires particuliers ». On retrouve un bundle assez complet, avec peut-être deux éléments qui sortent du lot.
Premièrement, la télécommande qui porte le nom de « Tuning Controller » avec son câble « EZ Front Panel ». Elle se destine principalement aux overclockeurs qui vont pouvoir modifier les paramètres en un seul click. Nous vous expliquerons les différentes fonctions à la page suivante.
Et deuxièmement, une petite clé, qui n’est pas un tournevis, mais une douille hexagonale, qui sert principalement à faciliter le démontage et l’installation des vis de fixation M.2.
Nouveau chipset Z890 et socket LGA-1851 :
Cette nouvelle carte mère est architecturée autour du nouveau chipset d’Intel, le Z890. L’un des changement majeur est le socket, qui n’est plus un LGA-1700, mais qui continue de grandir avec à présent 1851 pins et qui se nommera donc, LGA-1851. Bonne nouvelle cependant, l’entraxe reste identique, ce qui signifie que vous pourrez encore utiliser votre système de refroidissement compatible avec le socket LGA-1700.
On peut découvrir que la carte dispose à l’arrière une imposante backplate en acier dont le rôle sera aussi d’optimiser le refroidissement des mosfets via l’arrière du PCB. Des pads thermiques font le lien entre le PCB et la backplate afin de transférer la chaleur.
Nous reviendrons en détails sur ce socket et plus particulièrement sur les processeurs Arrow Lake car il semblerait que le point chaud du processeur soit différent de la génération précédente.
Les différents radiateurs :
Le PCB, composé de huit couches, a comme dimension, 305 mm x 244 mm, ce qui correspond au format ATX. Les couleurs dominantes sur le PCB sont le noir et le gris mais sa grande particularité est de faire (presque) l’impasse sur le rétroéclairage RGB, ce qui lui confère énormément d’élégance. À l’heure où les constructeurs rivalisent parfois d’imagination pour faire étinceler votre carte mère, avoir l’opportunité de s’en passer est un réel luxe. Tant que nous sommes dans la partie haute de la carte, faites attention que les deux connecteurs CPU 8-pins ont été déplacés vers la droite.
Débutons le tour du propriétaire avec les radiateurs qui sont au nombre de trois ! Tout d’abord, les deux radiateurs situés sur le dessus de la carte mère et qui entoure le socket. Ces blocs imposants recouvrent l’étage d’alimentation et sont traversés par des caloducs en U. Une partie est insérée dans le radiateur et l’autre est en contact directement avec les mosfets. Il y a bien entendu un pad thermique de 9W/mK qui fait la liaison entre les deux. Ces pads devraient permettre un gain de 2.5°C par rapport aux 7W/mK. Le couvercle en aluminium qui recouvre les sorties externes est frappé du logo de MSI, représenté par un dragon.
Enfin, le troisième est celui qui recouvre le chipset mais aussi les nombreux emplacements SSD M.2 qui s’y cachent. La hauteur est faible afin de permettre facilement la mise en place des cartes graphiques. On y retrouve le logo de la série MEG avec l’inscription « MSI Enthusiast Gaming ». Si vous êtes bien attentif, vous remarquerez que la carte mère est traversée de nombreuses diagonales qui forment le X de cette série Unify.
Les PCIe et les emplacements mémoires DDR5 :
Cette MSI MEG Z890 Unify-X peut accueillir au maximum deux barrettes mémoires de DDR5. Elle supporte les kits mémoires en dual channel jusque 9600 MT/s (OC) et pour une quantité maximal de 96 GB. Nous verrons, lors de notre test, ce qu’il en est de l’utilisation de barrettes DDR5 CUDIMM puisque cette dernière est compatible avec ce type de barrettes mémoires. Pour rappel, la particularité de ces nouvelles barrettes, par rapport à ce que nous connaissons actuellement avec la DDR5 UDIMM, c’est la présence d’une nouvelle puce intégrée au PCB, qui porte le nom de CKD (Client Clock Driver). Cette puce CDK pourra ajuster de manière dynamique la fréquence mémoire ainsi que la tension en fonction de la charge de travail.
En ce qui concerne les ports PCIe, cette MSI MEG Z890 Unify-X dispose de deux emplacements PCIe 5.0 x16 et x8, d’un emplacement PCIe 4.0 x4 et d’un emplacement PCIe 4.0 x1. Le port PCIe principal dispose de la fonction « EZ PCIe Release ». Vous pourrez libérer très facilement votre carte graphique par une simple pression d’un bouton.
Six emplacements SSD M.2 :
Une plaque en aluminium noir dont la découpe vient parfaitement s’associer avec celle posée sur le chipset, recouvre, non pas un, pas deux, pas trois, pas quatre mais bien cinq emplacements SSD de type M.2 au niveau du PCB ! N’est-ce pas un peu trop finalement ? On récapitule, en commençant par le premier, qui est se trouve juste à côté des emplacements mémoires (M2_6) câblé en PCIe 5.0 x4 et qui peut accueillir un SSD M.2 2280/2260. Le suivant est celui qui se trouve sous le socket (M2_1) et câblé en PCIe 4.0 x4 et qui peut accueillir un SSD M.2 2280/2260.
On retrouve ensuite les trois autres emplacements SSD M.2 avec, un M.2 de type 2280 en PCIe 4.0 x4, un M.2 de type 2280 en PCIe 5.0 x4 et encore un M.2 de type 2280 en PCIe 5.0 x4.
On retrouve ensuite encore quatre emplacements SSD M.2, câblés en PCIe 4.0 x4 et qui pourront accueillir, selon leurs emplacements, des SSD M.2 22110/2280/2260. Le système de fixation de ces différents emplacements SSD M.2 ne nécessitent aucune vis. Il vous suffit de placer votre SSD et de verrouiller le clips de sécurité. De plus, tous les emplacements SSD bénéficieront de la technologie « EZ M.2 Shield Froze II », c’est-à-dire que vous avez un pad thermique sous et sur votre SSD afin d’optimiser la dissipation. Vous ne pourrez pas dire qu’il vous manque du stockage sur cette carte mère.
[nextpage title= »Le PCB et les connectiques : »]
Les outils pour clocker :
Débutons avec les éléments insérés sur le PCB et qui peuvent s’avérer être des outils intéressants pour les overclockeurs. Ils sont très nombreux sur ce modèle ce qui est devenu une habitude chez MSI sur ce modèle Unify-X. Cela confirme bien sa position de carte dédiée à l’overclocking. Une série de ces outils se trouve inséré sur la télécommande présente dans le bundle, voici les différentes fonctions qu’elle propose. La longueur du câble est de 130 cm de quoi avoir de la marge !
Le Debug Code LED : permet d’afficher un code qui correspond au composant responsable de l’erreur lors du boot.
L’OC Button +/- : permet en fonction de votre choix dans le BIOS d’augmenter soit la fréquence BCLK soit le coefficient multiplicateur.
Le bouton Power : permet la mise sous tension de la carte mère.
Le Reset : permet de redémarrer la carte mère en cas d’échec. Le bouton peut-être désormais affecté à une autre tache via le BIOS.
OC Retry : lors de tests sous froid, parfois l’OS freeze et un reset ne permet pas de redémarrer la carte mère : seule solution 6, 7 secondes en maintenant appuyé le bouton START. Avec le bouton ReTry, ça redémarre de suite.
OC Fail Save : permet de redémarrer la carte même si les paramètres choisis dans le bios ne permettent pas le boot. Cela évite de devoir faire un Clear CMOS pour rebooter et donc de perdre vos paramètres encodés.
Le CLR CMOS : permet d’effacer les paramètres du BIOS afin de revenir à ceux par défaut.
Enfin, sur le PCB ou à l’arrière avec les connecteurs externes, cette MSI MEG Z890 Unify-X dispose des différents boutons :
Le EZ Debug LED : 4 diodes (CPU – DRAM – VGA – BOOT) qui permettent de diagnostiquer les erreurs lors du boot de la carte. Si l’une d’entre elle reste allumée, c’est que le composant qui lui correspond pose problème.
Le ES Digi-Debug LED : permet d’afficher un code qui correspond au composant responsable de l’erreur lors du boot.
Le EZ Memory Detection LED : une petite LED qui vous indique si votre stick mémoire a un problème.
Switch BIOS : permet de switcher entre les deux bios. Vous pouvez ainsi choisir d’avoir un bios « overclocking » et un bios plus stable pour une configuration H24.
ProbeIT : permet de mesurer les tensions à l’aide d’un multimètre directement sur le PCB.
Et pour terminer, les trois boutons présents sur l’arrière de la carte mère, au niveau des connectiques externes :
Le Flash BIOS : va vous permettre de flasher votre carte mère directement via un BIOS placé sur une clé USB. Vous avez toujours aussi la possibilité de le flasher via l’interface du BIOS.
Le CLR CMOS : permet d’effacer les paramètres du BIOS lors d’un échec au boot.
Le Smart Button : par défaut, celui-ci aura une fonction identique au reset. Mais, via le BIOS, vous pouvez le paramétrer afin qu’il éteigne les différentes LED (Mystic Light ON/OFF), d’avoir une fonction Safe Boot pour forcer le redémarrage mais tout en gardant les paramètres ou de Turbo Fan, afin que l’ensemble des ventilateurs connectés à la carte mère moulinent à plein puissance.
Le PCB :
Notre MSI MEG Z890 Unify-X se base sur une alimentation en 22 (110A) VCORE + 2 SA + 1 GT + 1 VNNAON phases. Les 22 phases placées en parallèles et sont donc réellement au nombre de 11. Le contrôleur est une puce Renesas RAA 229131, déjà utilisée sur les cartes mères hauts de gamme du chipset Z790. Autant dire qu’elle ne rencontrera aucun souci pour supporter les nouveaux processeurs hauts de gamme Intel Core Ultra 200S.
Les 22 mosfets sont quant à eux tous des tous des modèles Renesas R2209004 de 110A groupés en parallèle par phase et ainsi permettre de les dédoubler sans avoir recours à un doubleur. Les mosfets dans les étages de puissance génèrent le plus de chaleur car ils sont responsables de la conversion de tension et de la livraison au CPU à partir du connecteur EPS 12 volts.
Les connectiques :
Au niveau des connectiques de notre MSI MEG Z890 Unify-X, c’est bien entendu très complet. Débutons avec les trois boutons qui permettent de flasher le BIOS, de faire un Clear CMOS ainsi que le Smart Button dont nous vous avons expliqué la fonction ci-dessus. Personnellement, vous devrez être prudent lorsque vous insérez un USB, à l’aveugle, derrière votre boitier, de ne pas pousser sur l’un de ces boutons. Nous aurions aimé les voir positionner plus en hauteur.
On retrouve ensuite huit USB 10Gbps (Type-A), deux USB 10Gbps (Type-C), deux Thunderbolt 4 40Gbps (Type-C), un port Ethernet de 5G ainsi que les deux embouts pour l’antenne Wi-Fi qu’il suffit de clipser. Bonne nouvelle aussi pour les overclockeurs, la carte dispose de deux connecteurs PS/2 afin de venir y connecter un clavier et une souris. Mais pourquoi encore utiliser ce type de connecteur en 2021 ? Tout simplement parce que certains benchs sont plus performants sous XP (Super Pi) et que l’utilisation de périphériques non USB facilite grandement l’installation de l’OS.
[nextpage title= »Le BIOS de cette MEG Z890 Unify-X : »]
Comme nous l’avions dit lors de notre test de la MSI MPG X870E Carbon X WiFi, les BIOS des nouvelles générations de cartes mères fait peau neuve. On va se retrouver avec une organisation et un agencement, plus proche de la concurrence. Avant de débuter, nous vous rappelons qu’il est primordiale de mettre régulièrement à jour votre BIOS et nous ne pouvons que vous conseiller de guetter les mises à jour et surtout de les installer. Comme vous allez pouvoir le constater, ce BIOS, et il en sera de même pour toutes les cartes mères Z890 est très complet et surtout apporte son lot de nouvelles fonctionnalités en rapport avec la gestion des nouveaux processeurs Intel Core Ultra 200S.
Flash du BIOS de cette MSI MEG Z890 Unify-X :
Comme nous l’avons dit, la première chose afin d’éviter les mauvaises surprises, est de mettre à jour votre BIOS. L’idée pour nous de vous rappeler la procédure, très simple, à exécuter pour flasher le BIOS et surtout obligatoire, si vous désirez conserver une configuration parfaitement stable.
Direction le site MSI et la page de votre carte mère, dans notre cas, celui de la Unify-X, afin de télécharger le dernier BIOS en date. On le place sur une clé que l’on insère dans un port USB de la carte mère. On redémarre le PC, on presse en continu la touche « DEL » ou « Suppr » afin d’accéder au paramètres du BIOS. Direction l’onglet « M-Flash ». Votre PC va redémarrer avant de vous donner accès à l’interface de flash. Choisissez l’emplacement du BIOS sur votre clé et c’est parti pour la mise à jour de votre BIOS.
Les entrailles du BIOS :
La première page qui apparait est le « EZ Mode », entendez par là, le mode simplifié du BIOS. Il reprend les paramètres principaux qu’un novice pourrait avoir besoin. Point de tension ici, mais le choix de la séquence de démarrage, la possibilité d’activer en un clic le profil XMP ainsi que de choisir le profil de gestion de votre processeur Arrow Lake.
Une pression sur la touche « F7 » vous donnera accès à l’ensemble des paramètres du BIOS. Ils sont répartis dans six catégories différentes : System Status, Advanced, Overclocking, Security, Boot et Save & Exit. Celui que nous utiliserons le plus souvent est l’onglet « Overclocking ». C’est dans celui-ci que se trouve la majorité des paramètres. L’onglet « System Status » vous donne un aperçu des différents périphériques connectés à votre carte mère. Le second, « Advanced » vous permettra la configuration des différentes connectiques de la carte mère (PCIe, USB, Thunderbolt, NVMe, ect).
Nous arrivons dans la section la plus importante, pour nous, « Overclocking ». Assurez-vous d’être en mode « Expert ». Nous allons tout d’abord nous intéresser aux différents profils, nommé ici « MSI Performance Preset », qui vont définir comment va se comporter votre processeur. Ils sont au nombre de quatre. En fonction du profils, la consommation et les températures seront différentes. Nous testerons ces différents profils afin de juger de leur impact lors de nos tests.
Viennent ensuite les paramètres qui vous permettront d’overclocker les P-Cores ainsi que les E-Cores en optant pour un coefficient multiplicateur de votre choix. Sachez que plus bas, ce sont les tensions que vous définirez pour ces différents cœurs. Nous reviendrons dans un second article sur cette MEG Z890 Unify-X sur l’overclocking, le temps d’apprendre les nouvelles fonctionnalités de cette carte mère ainsi que des Core Ultra 200S.
Ne pas oublier d’activer le profil XMP :
Il sera aussi important de ne pas oublier d’activer le profil XMP de votre kit mémoire en activant l’option « Extreme Memory Profil ». Dans la section « Memory Try It ! », vous retrouverez une série de profils mémoires allant jusqu’à 10 000 MT/s. C’est une excellente nouvelle et un réel plus, par rapport aux autres cartes mères. Nous les testerons lors de notre dossier overclocking avec cette MEG Z890 Unify-X.
En choisissant « Advanced DRAM Configuration », la carte vous indique une valeur « Memory Force ». De souvenir, cette valeur indique dans quelle mesure la mémoire a été overclockée. C’est également à cet endroit que vous pourrez définir manuellement les différents timings.
On retrouve ensuite les très très nombreuses tensions qui peuvent être modifiées, et il y a vraiment de quoi s’y perdre. C’est l’une des raisons pour laquelle nous préférons prendre le temps de nous y plonger, avant de débuter l’overclocking.
Enfin, le « Loadline calibration » est en mode auto pour les tests comparatifs mais nous reviendrons sur sa fonction lors de l’overclocking du Core Ultra 9 285K.
N’oubliez pas de sauvegarder vos profils :
Enfin, la sauvegarde de profils est vivement recommandée lorsque vous réalisez des tests. Cela permet un gain de temps. Sachez que vous avez aussi la possibilité de les sauver sur une clé USB.
C’est aussi dans le BIOS que vous pourrez définir la fonction du Smart Button. Par défaut, celui-ci aura une fonction identique au reset. Mais, ici, vous pouvez le paramétrer afin qu’il éteigne les différentes LED (Mystic Light ON/OFF), d’avoir une fonction Safe Boot pour forcer le redémarrage mais tout en gardant les paramètres ou de Turbo Fan, afin que l’ensemble des ventilateurs connectés à la carte mère moulinent à plein puissance. N’hésitez pas à demander conseils sur notre forum et discord si vous rencontrez des soucis lors du paramétrage de votre BIOS.
[nextpage title= »Les premiers tests : »]
Voici la configuration qui sera utilisée pour le test de cette MSI MEG Z890 Unify-X. Pour la publication de ces tests, j’ai utilisé le dernier BIOS en date, disponible sur la page produit de MSI. Puisque nous avons rencontré quelques bugs mineurs, nul doute que de nouvelles révisions débarqueront dans les jours à venir. Nous vous proposerons aussi dans les semaines à venir un guide d’overclocking pour les processeurs Intel Core Ultra 200S mais aussi pour votre kit mémoire. Nous avons décidé d’utiliser le plus gros processeur actuel de la gamme, c’est-à-dire, le Core Ultra 9 285K.
Carte mère Intel : MSI MEG Z890 Unify-X (BIOS 1.A10)
Système d’exploitation : Windows 11 64 bits (24H2) sans optimisation
C’est parti pour cette première série de tests. Comme vous pouvez le voir sur les photos ci-dessus, la télécommande va permettre notamment la mise sous tension de notre configuration, mais aussi d’avoir un ES Digi-Debug LED, qui permet d’afficher les codes de démarrage et ensuite la température quand vous êtes sous OS.
Fréquences respectées ?
Comme lors de chaque nouveau test concernant des processeurs, notre idée première est de vérifier si les fréquences annoncées sont bien atteintes. Pour ce faire, nous allons utiliser le benchmark Cinebench R23. Deux cas de figure vont être utilisés : un bench en single core et un second en multi core. L’idée est ainsi de pouvoir juger de la fréquence atteinte et donc, comparer à ce qui a été annoncé par Intel dans ses slides.
Rappelons que la fréquence Boost en bench est différente selon le processeur. Attention, comme le souligne Intel, lorsque l’on parle de fréquence Max Turbo, c’est la fréquence maximum atteignable par un des cœurs du processeur exécutant une charge de travail en single core (mono-thread). Cette fréquence varie en fonction de plusieurs facteurs : la charge, le système de refroidissement et donc la température de votre processeur. C’est une notion à bien garder en tête.
Première étape, nous allons choisir au sein du BIOS, le profil « Intel Default Settings Performance » ainsi qu’activer le profil XMP I. Nous utilisons ainsi les recommandations d’Intel, dans un premier temps, pour ce test de fréquence.
Test avec le Core Ultra 9 285K :
C’est parti avec le plus costaud des deux processeurs que nous avons réceptionné, le Core Ultra 9 285K. Comme vous pouvez le constater, nous avons ouvert plusieurs fenêtres afin de vérifier les fréquences, les températures, les cœurs qui travaillent ainsi que la consommation. Nous lançons un run Single Core de Cinebench R23 pour débuter.
Pas de souci, nous atteignons bien les 5700 MHz sur le core #1 qui est à 60 °C. Voyons comment se comporte notre Core Ultra 285K lorsque nous sollicitons tous ses cœurs.
Tous les cœurs se mettent en action. Les Lion Cove P-Cores atteignent 5300 MHz et les Skymont E-Cores, 4600 MHz. Nous devrions avoir une fréquence de 5400 MHz sur les P-cores, peut-être que c’est un souci au niveau du BIOS ou à cause des températures assez élevées. Finalement, le MSI MAG CoreLiquid I360 a un peu du mal à tenir la charge sur des runs répétés. En ce qui concerne la consommation, elle est de 222 watts, mesurée au niveau des deux connecteurs d’alimentation du processeur et la température du cœur le plus chaud est de 80 °C.
Cinebench R23 avec les différents profils :
Comme nous l’avons signalé dans le descriptif du BIOS, il existe quatre profils différents que vous aurez l’occasion d’activer : Intel Default Settings, MSI Performance Settings, MSI Extreme Settings et MSI Unlimited Settings. Le second et le troisième semble finalement assez identiques par rapport à leurs caractéristiques : PL1 250w, PL2 295W et CL 400A. Nous allons les tester sous Cinebench R23 afin de voir si il existe des différences de performances en termes de score mais aussi en termes de consommation. À cause de l’emplacement des deux connecteurs 8-pins CPU, nous n’avons malheureusement pas su placer cette carte sur notre nouvelle table de benchs.
Voici les différents résultats et force est de constater que les performances sont globalement identiques. C’est un peu, un cas similaire que nous avons rencontré avec la ROG Maximus Z890 APEX. Finalement, seule l’AORUS Z890 MASTER nous propose des profils bien différents.
Intel Default Settings
MSI Performance Settings
MSI unlimited Settings
Les résultats varient de 42417 points pour le profil par défaut Intel (238 watts) et 42829 points pour le profil MSI Unlimited (286 watts). Ce qui semble poser ici souci, et surement réduire la différence de score, c’est le MSI MAG CoreLiquid I360 qui ne parvient pas à suivre la charge de ce profil puisque les températures de certains cœurs flirtent avec les 96°C. Il sera intéressant, lors de notre dossier consacrer à l’overclocking, de placer le processeur sous notre Chiller Eiszeit 2000 d’Alphacool.
[nextpage title= »Le mot de la fin : »]
Comme nous vous l’avons laissé sous entendre au début de cet article, il s’agit d’une carte mère qui se destine à l’overclocking. Malheureusement, au moment de tester cette carte, nous n’avions pas encore entre nos mains les logiciels dédiés à l’overclocking pour les modifications sous OS. De plus, cette architecture dans son comportement et ses fonctionnalités est complètement différente de la 14e Gen et nous aurons besoin de nous faire un peu la main avant de vous proposer un guide d’overclocking. En ce qui concerne les performances des Core Ultra 9 285K et Core Ultra 5 245K, vous pouvez vous tourner vers nos tests comparatifs en suivant ce lien.
Nous sommes vraiment très content de voir MSI reproposer un modèle de sa série « Unify-X » à l’occasion de l’arrivée des nouveaux processeurs Intel Core Ultra 200S. Le BIOS est ultra complet et nous avons hâte de nous plonger dedans à tête reposée. La carte dispose de nombreux outils intégrés sur le PCB et la télécommande est un réel plus quand vous n’avez pas l’écran Digi-Debug LED en visuel. C’est d’ailleurs ce qui peut arriver lors d’une isolation complète pour des tests sous LN2.
Le profil « Unlimited » semble bien fonctionner, mais à condition d’avoir un système de refroidissement adéquat. Les performances obtenues sous Cinebench R23 avec le profil par défaut d’Intel correspondent à ce que nous devons obtenir, malgré une fréquence légèrement inférieure à celle annoncée par Intel. Nous sommes convaincus que le prochain BIOS rectifiera la fréquence des cœurs Performance. Si vous désirez connaitre les performances des Intel Core Ultra 200S face aux autres processeurs Intel et AMD, c’est ici que cela se passe.
Concernant son tarif, au moment de publier cet article, nous ne l’avons pas encore trouvé référencée dans les boutiques en ligne. Il sera intéressant de connaitre son prix, surtout face aux modèles XOC d’ASUS, d’AORUS et d’ASRock. Nos dernières informations nous laissent croire que la carte n’arrivera pas tout de suite en Europe et sera d’abord proposée sur le marché Chinois. Merci à Intel France d’avoir mis à notre disposition cette exemplaire de la MSI MEG Z890 Unify-X, qui faisait partie du colis presse.
La MSI MEG Z890 Unify-X :
On a aimé :
Un étage d’alimentation suffisamment costaud pour accueillir le haut de gamme Intel
La possibilité d’utiliser de la mémoire haute capacité et haute fréquence CUDIMM
Les « outils » insérés sur le PCB afin de faciliter l’overclocking
Le BIOS très complet au niveau des options d’overclocking
Les profils Intel au sein du BIOS ainsi que les profils mémoires disponibles
Le mécanisme de déverrouillage/verrouillage de la carte graphique ainsi que des différents emplacements des disques SSD M.2
Le retour de la série « Unify-X »
La télécommande « Tuning Controller » très utile !
On aurait aimé :
Conserver la même position pour les deux connecteurs 8-pins CPU
Connaitre la durée de vie de ce socket LGA-1851
Nous attendrons encore afin de vous donner une note finale, car nous avons hâte de débuter notre première séance d’overclocking avec ce modèle Unify-X, mais surtout nous n’avons encore aucune vision sur son prix et finalement, sa disponibilité en Europe. Une chose est sûr, nous sommes loin d’en avoir fini avec cette MEG Z890 Unify-X !
C’est aujourd’hui que se termine le NDA concernant les performances des processeurs Intel Core Ultra 200S aka les processeurs Arrow Lake. Nous avons déjà eu l’occasion de vous parler de cette nouvelle génération à travers ce dossier ainsi que réaliser l’unboxing de plusieurs cartes mères avec la ROG Maximus Z890 HERO, la ROG Maximus Z890 APEX, l’AORUS Z890 MASTER et dernièrement la MSI MEG Z890 Unify-X.
L’arrivée de cette nouvelle génération et dernièrement des Ryzen 9000, nous a poussé à remettre à jour toutes nos configurations de tests et à vous proposer un nouveau protocole de tests CPU beaucoup plus complets. Cela nous a demandé pas mal d’heures de boulots ces dernières semaines afin de retester les dernières générations de CPU avec les nouveaux BIOS mettant en place notamment, les correctifs pour les processeurs Intel. La tâche n’est pas encore complète puisque nous ajouterons encore une série de processeurs « plus anciens » dans les semaines à venir. Nous reviendrons aussi sur un test dédié à l’overclocking avec la ROG Maximus Z890 APEX.
Merci à Intel France pour la mise à disposition des Intel Core Ultra 9 285K et Ultra 5 245K, ainsi qu’à ASUS France pour le reste des composants. Nous réaliserons les tests comparatifs sur le modèle Z890 APEX.
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Les processeurs Intel Core Ultra 200S du kit presse :
Celui-ci reprend le même code couleur que celui que nous avions reçu à l’occasion du lancement de la 14e Gen avec bien sur la couleur bleue qui domine. Elle s’ouvre, lors d’une première étape par la gauche, comme un livre.
On y découvre une illustration d’un processeur Core Ultra 200S ainsi que sur la droite, un bloc transparent dans lequel est inséré, non pas un processeur, mais bien une illustration cartonnée d’un Core Ultra 200S. À l’arrière, on retrouve un tableau qui reprenant les cinq processeurs qui sont lancés officiellement ce 24 octobre, c’est-à-dire, les Core Ultra 9 285K, les Core Ultra 7 265K/265KF et les Core Ultra 5 245K/245KF. Nous ne disposons actuellement que des modèles Core Ultra 9 et Core Ultra 5, mais nous devrions très prochainement vous proposer le test du Core Ultra 7 265K.
Enfin, si vous ouvrez la seconde partie, par la droite, ce sont le Core Ultra 9 285K et le Core Ultra 5 245K qui se dévoilent. Ils sont bien entendu protégés par une coque plastique avant de prendre place sur l’une de nos cartes mères architecturées en Z890.
Refaisons à présent le point sur toutes les annonces autour de ce lancement.
Cinq processeurs pour le lancement :
Les premiers éléments sur lesquels nous allons nous pencher sont bien entendu ces nouveaux processeurs desktop Intel Core Ultra 200S aka les Arrow Lake-S. Intel aura sûrement comme objectif de faire oublier les problèmes de stabilité rencontrés par sa 14e génération, mais qui semble aujourd’hui totalement résolus par une série de mise à jour et correctif via le BIOS de votre carte mère.
Dans un premier temps, Intel va se concentrer sur le lancement de cinq processeurs en version « K » ou « KF ». Pour rappel, les processeurs « K » disposent d’un coefficient multiplicateur débloqué et les « KF », en plus du coefficient multiplicateur débloqué, sont aussi dépourvus de la puce graphique intégrée.
Intel lancera donc les Core Ultra 9 285K, les Core Ultra 7 265K/265KF et les Core Ultra 5 245K/245KF. Ces nouveaux processeurs disposeront encore d’une architecture « hybride » puisqu’elle mixe deux types de cœurs : les Lion Cove P-Cores et les Skymont E-Cores. Ces cœurs ont bien entendu des rôles différents. Les premiers, les Performance, ont pour but de réaliser les taches demandant de la puissance de calcul et les seconds, les Efficient, pour ce qui s’apparente plus à de la bureautique ou aux taches d’arrière plan. Maintenant, les deux types de cœurs travailleront ensemble en fonction de la tâche demandée. Une chose très importante aussi à signaler, c’est l’absence de l’hypertreading sur cette génération de processeurs.
Le Core Ultra 9 285K sera le modèle le plus puissant au lancement, avec ses 24 cœurs (8P + 16E), ses 36 Mo Intel Smart Cache et ses 40 Mo de cache L2. La fréquence Boost des P-Cores pourra atteindre les 5.7 GHz.
Le milieu de gamme sera représenté par le Core Ultra 7 265K/KF et ses 20 cœurs (8P + 12E). Il bénéficiera 30 Mo Intel Smart Cache et ses 36 Mo de cache L2, avec une fréquence Boost qui flirtera avec les 5.5 GHz.
Enfin, le Core Ultra 245K/KF sera doté de 14 cœurs (6P + 8E) et une fréquence Boost de 5.2 GHz. Il disposera de 24 Mo Intel Smart Cache et ses 26 Mo de cache L2. Pour ces cinq processeurs, la fréquence max de cœurs Efficient sera de 4.6 GHz. Au niveau des performances, Intel annonce un gain pour l’IPC, face à la 13e et 14e GEN, de 9% pour les Lion Cove P-Cores et de 32% pour Skymont E-Cores.
En ce qui concerne la puce graphique intégrée, elle disposera de 4 cœurs Xe et d’une fréquence max de 2 GHz sur les Intel Core Ultra 285K et 265K, et de 4 cœurs Xe et d’une fréquence max de 1.9 GHz pour le 245K. Cette nouvelle génération bénéficie aussi d’un NPU, une puce à destination des calculs concernant l’IA, avec une puissance de 13 TOPS.
Un nouveau chipset et un nouveau socket :
Si Intel ne proposera que trois processeurs dans un premier temps, il n’y aura également qu’un seul chipset avec le Z890. Le reste de la gamme, que ce soit en ce qui concerne les processeurs et les chipsets, ne devrait débarquer qu’en 2025.
Si vous désirez acquérir un processeur Intel Core Ultra 200, vous devrez obligatoirement changer de cartes mères puisque ce nouveau CPU exige un nouveau socket disposant de plus de pins, 1851 pour être exacte, et donc d’un socket LGA-1851. Celui-ci conserve les mêmes dimensions que son prédécesseur, c’est-à-dire, 450 x 357 mm.
La bonne nouvelle concerne les trous de fixation qui reste compatible avec le LGA-1700. Vous pourrez ainsi conserver votre système de refroidissement actuel si vous disposez de cette plateforme Intel. Nous avons cependant appris que le point chaud des processeurs Arrow Lake pouvait s’être déplacé vers le haut. Il sera donc intéressant de voir l’impact sur les températures puisque certaines marques semblent parler d’un adaptateur pour les sockets LGA-1851. Nous ne manquerons pas d’être attentifs durant nos tests.
[nextpage title= »L’architecture Arrow Lake 2/2 : « ]
La mémoire DDR5 évolue encore :
Au niveau de la mémoire, pas de changement, vous pourrez conserver votre kit DDR5 si vous en possédez déjà un. Par contre, Intel annonce le support des kits mémoires DDR5 CUDIMM (Clocked Unbuffered Dual Inline Memory Module). La particularité de ces nouvelles barrettes, par rapport à ce que nous connaissons actuellement avec la DDR5 UDIMM, c’est la présence d’une nouvelle puce intégrée au PCB, qui porte le nom de CKD (Client Clock Driver).
D’accord, mais qu’est-ce que cela change dans les faits ? Ces nouveaux kits mémoires CUDIMM vont permettre d’atteindre des fréquences plus élevées que ce que nous connaissons actuellement. Cette puce CDK va ajuster de manière dynamique la fréquence mémoire ainsi que la tension en fonction de la charge de travail. D’après ce que nous avons pu lire, les kits DDR5 CUDIMM auront besoin d’un processeur Arrow Lake, et donc du contrôleur mémoire de cette 15e GEN. Nous testerons avec attention ces nouveaux kits puisque nous en avons déjà reçu un au sein de la rédaction.
Pour le reste, le chipset Z890 supportera les modules mémoires jusqu’à 48 GB et pour un total de 192 GB. Enfin, Intel ne devrait par contre plus proposer de cartes mères Z890 compatibles avec la DDR4.
Les performances synthétiques et gaming :
Nous avons aussi pu découvrir les performances Single Core qui s’améliorent encore face au 14900K et qui surpasseront aussi celle du dernier AMD Ryzen 9 9950X. Ce dernier ayant offert un bon spectaculaire face à la génération précédente des Ryzen 7000. Au niveau des taches multithread, le gain est beaucoup plus important et pourra dépasser les 15% selon l’application utilisée.
Comme nous le disions, avec le slide ci-dessous, Intel a mise en évidence que des performances identiques au 14900K pouvaient être atteinte par le Core ULTRA 9 285K à 125 watts alors que le 14900K en exige 250, soit du simple au double.
Cette partie est à prendre avec un certain recul puisque nous allons réagir face aux slides proposés par Intel. Nous pourrons nous forger notre propre avis durant nos tests. Une chose est sûre, les performances des Core ULTRA 200S devrait être très proches de ce que nous avions avec Raptor Lake Refresh au niveau des performances gaming, mais avec une consommation beaucoup plus maitrisée comme le montre le slide ci-dessous face au i9-14900K
En gaming, ne vous attendez pas à une révolution en termes de performances brutes. Même si un gain est visible dans certains jeux, Intel met de nouveau en avant la chute de la consommation de ses processeurs Core ULTRA 200. Maintenant, il est important de le souligner, car nous ne l’avons pas encore fait, ce gain en termes de consommation aura un impact direct sur les températures de cette nouvelle génération.
Sur le slide suivant, nous avons pu voir les relevés effectués avec un système de refroidissement de type AIO en 360 mm où les gains mesurés peuvent atteindre 17°C entre le i9-14900K et le Core ULTRA 9 285K. C’était d’ailleurs un reproche que nous avions fait au 14900K lors de notre test : « des performances qui décollent, mais à quels prix ? Celui de la consommation et des températures ! ». Nous ne devrions plus être dans ce cas de figure avec les Intel Core ULTRA 200, enfin, nous verrons lors de nos propres tests.
Face maintenant au dernier processeur AMD, le Ryzen 9 9950X, les performances sont assez similaires et en fonction du jeu choisi, c’est parfois Intel, parfois AMD qui prend l’avantage. Notez cependant qu’une partie de ces jeux bénéficiait de la technologie Intel APO.
Intel a aussi dévoilé des informations de performances en jeux et en création face au Ryzen 9 7950X3D. On peut voir que le Core ULTRA 9 285K peut avoir jusqu’à 21% de retard dans un jeu comme Cyberpunk 2077, mais se débrouiller plus facilement en création.
Enfin, cette baisse de consommation aura un impact direct sur la température du processeur, permettant (enfin) de retrouver des températures acceptables pour les processeurs haut de gamme. Nous y reviendrons en détails lors de nos tests.
Les prix de cette génération Intel Core Ultra 200S :
En ce qui concerne les tarifs, voici ceux dont nous disposons avec le Intel Core Ultra 9 285K tarifé à 589$ et l’entrée de gamme actuelle à 294$ pour le modèle Intel Core Ultra 5 245KF. Même si nous ne connaissons pas encore les tarifs en euros au moment de clôturer cette présentation, une chose est sûre, c’est que les prix en dollars sont moins élevés ou identiques à ceux de la génération précédente.
En ce qui concerne les tarifs européens, voici ce que nous propose actuellement les différents comparateurs de prix.
[nextpage title= »Protocole de tests (à lire) : »]
Nous sommes heureux de vous présenter notre nouveau protocole de tests. Il était temps de remettre celui-ci à jour et surtout, d’étoffer la série de benchmark que nous utilisons. C’était aussi l’occasion de mettre à jour nos plateformes de tests avec l’arrivée des chipsets X870E et Z890. Nous en avons aussi profité pour donner un coup de lifting à nos graphiques afin que ceux-ci soient visuellement plus clairs. Sachez que ceux-ci vont encore s’étoffer dans les semaines à venir, avec l’ajout de la série des Ryzen 7000 ainsi que d’autres processeurs Intel de 14e Gen comme les i5 14500, i5 14400F et i3 14100.
Nous avons aussi équipé notre table de benchsOBT Edition V2 de l’outil de mesure Benchlab qui va nous permettre désormais de mesurer correctement la tension unique du processeur et aussi prochainement des cartes graphiques via le logiciel Benchlab PR 1.0.
Les configurations de tests :
Voici donc en détails, les différentes configurations de tests qui seront utilisées pour l’ensemble des benchmarks :
Système d’exploitation : Windows 11 64 bits (24H2) sans optimisation
Le BIOS des processeurs Ryzen 9000X :
Les BIOS utilisés sont les derniers en date, c’est-à-dire avec l’option permettant de monter le TDP à 105 watts pour le Ryzen 7 9700X et le Ryzen 5 9600X. Nous avons d’ailleurs effectué les tests à 65 et à 105 watts afin de mettre en évidence les différences de résultats.
Le BIOS des processeurs Intel 14e Gen :
Depuis les correctifs et les dernières mises à jour des BIOS, Intel s’est inséré dans le BIOS des constructeurs avec des paramètres de recommandation pour l’utilisation de ses processeurs sous le nom : « Intel Default Settings ». Il existe alors deux options, soit Performance soit Extreme pour les processeurs haut de gamme, et juste Performance pour les i7 et i5.
Nous n’avons pas testé le i9-14900Ks avec ces trois profils différents afin que vous puissiez vous rendre compte des différences de performances entre ces trois modes de fonctionnement.
Intel Performance
Intel Extreme
Asus Advanced OC Profil
Pour les deux autres processeurs de la gamme Intel 14e Gen, le i5-14600K et le i7-14700K, nous avons toujours opté pour le profil « ASUS Advanced OC Profil ».
Le BIOS des processeurs Intel Core Ultra 200S :
On retrouve effectivement dans le BIOS de notre ROG Maximus Z890 APEX, les profils « Intel Default Settings » avec les options Performance et Extreme pour le Core Ultra 9 285K et juste Performance pour le Core Ultra 5 245K. Nous utiliserons les trois modes lors de nos tests.
Intel Performance
Intel Extreme
ASUS Advanced OC Profile
Les kits mémoires :
Nous n’avons pas su utiliser les mêmes kits mémoires, car nous n’avions pas encore reçu de la part de G.SKILL, le modèle Trident Z5 Royal Neo 8000 MT/s en 48 GB. Nous avons donc utilisé le kit composé de 2 x 16 GB pour la configuration AMD et de 2 x 24 GB pour les configurations Intel.
Le système de refroidissement :
L’utilisation du chiller Alphacool Eiszeit 2000 va nous permettre, avec une température du liquide fixée entre 19,5 et 20,5°C, de tester tous les processeurs dans les mêmes conditions. L’idée est de juger comment se comportera le processeur dans des conditions optimales, c’est-à-dire, en contrôlant les températures. Les waterblocks utilisés pour tenir au frais les différentes puces sont tous les deux des modèles Optimus Signature V3 avec le modèle Intel et la version AMD.
[nextpage title= »La ROG Maximus Z890 APEX : »]
Lors de chaque nouvelle génération de carte mère Maximus, ASUS nous propose un modèle APEX qui représente la carte « ultime » pour les overclockeurs. C’est donc avec une certaine excitation que nous avons débuté cette unboxing et que nous avons hâte de débuter nos tests qui seront principalement concentrés sur le potentiel d’overclocking de ce modèle.
Le bundle :
La boite se pare, pour la première fois, de blanc pour un modèle APEX. Même la ROG Maximus Z790 APEX avec son PCB blanc était livrée dans une boite complètement noire. Malgré cela, on retrouve l’esprit de la série ROG avec le nom du modèle gravé en relief pour donner un aspect premium. Comme vous le voyez, même sur un fond noir, pas évident de prendre les photos de la boite.
Dès l’ouverture de la boite, ROG met en avant les nouvelles technologies embarquées, dont une grande partie ont fait leurs apparitions sur la Crosshair X870E HERO : le « M.2 Q-Release », « M.2 Q-slide », « M.2 Q-Latch » et « Q-Release Slim ». ASUS a simplifié l’installation des disques NVMe avec ces fonctionnalités. Ces innovations permettent de clipser le NVMe et son dissipateur thermique sans avoir besoin de visser. Cela élimine donc les difficultés de positionnement des dissipateurs sur les pas de vis. Le « Q-Release Slim » permet de clipser et déclipser la carte graphique sans appuyer sur aucun bouton. Pour l’enlever, il suffit de tirer doucement le côté gauche de la carte graphique pour la déverrouiller automatiquement.
Un petit tour par le bundle de cette ROG Maximus Z890 APEX afin de voir si celle-ci bénéficie « d’accessoires particuliers ». On retrouve un bundle assez complet, avec peut-être deux éléments qui sortent du lot, un décapsuleur ROG gris clair, comme pour le bundle de la Crosshair X870E HERO ainsi que la Maximus Z890 HERO ainsi qu’un ROG Memory Fan kit.
Ce ROG Memory Fan kit viendra se fixer directement sur la carte mère afin de tenir au frais vos barrettes mémoires. Nous en reparlerons plus en détails lorsque nous testerons la carte mère.
Nouveau chipset Z890 et socket LGA-1851 :
Si nous ne trompons pas, cela doit être la seizième version de la série « Maximus », mais ASUS n’utilise plus le chiffre depuis deux générations, au profit du nom du chipset. Nous avons donc droit à la dénomination ROG Maximus Z890 APEX. Cette nouvelle carte mère est architecturée autour du nouveau chipset d’Intel, le Z890.
L’un des changement majeur est le socket, qui n’est plus un LGA-1700, mais qui continue de grandir avec à présent 1851 pins et qui se nommera donc, LGA-1851. Bonne nouvelle cependant, l’entraxe reste identique, ce qui signifie que vous pourrez encore utiliser votre système de refroidissement compatible avec le socket LGA-1700.
Nous reviendrons en détails sur ce socket et plus particulièrement sur les processeurs INTEL Core ULTRA 200, car il semblerait que le point chaud du processeur soit différents de la génération précédente.
Les différents radiateurs :
Les dimensions de la carte sont de 305 mm x 244 mm, ce qui correspond au format ATX. Les couleurs dominantes sur le PCB sont le gris métallisé et le blanc. C’est un changement radical de couleur pour le PCB. Le design est toujours particulier mais sur cette version, le PCB reprend sa forme rectangulaire, bien que l’on retrouve un inscription APEX sur un triangle transparent à côté du premier port PCIe.
Débutons le tour du propriétaire avec les radiateurs qui sont au nombre de quatre ! Tout d’abord, les trois radiateurs situés sur le dessus de la carte mère et qui entoure le socket. Les deux plus imposants recouvrent l’étage d’alimentation. Ces deux radiateurs sont reliés par un caloduc.
Un troisième, plus petit, et relié aussi par l’intermédiaire d’un caloduc est chargé de tenir au frais l’étage une partie de l’étage d’alimentation. Comme vous pouvez le constater, il bénéficie de nombreuses découpes afin d’augmenter la surface de contact et donc la dissipation thermique. Nous sommes ici sur un système entièrement passif.
Enfin, le quatrième est celui qui recouvre le chipset mais aussi les nombreux emplacements SSD M.2 qui s’y cache. La hauteur est faible afin de permettre facilement la mise en place des cartes graphiques. On y retrouve le logo ROG mais dépourvu d’un rétro-éclairage RGB.
Les PCIe et les emplacements mémoires DDR5 :
Cette ROG Maximus Z890 APEX peut accueillir au maximum deux barrettes mémoires de DDR5. Elle supporte les kits mémoires en dual channel jusque 9000 MHz+ (OC) et pour une quantité maximal de 96 GB. Pour rappel, le ROG Memory Fan kit présent dans le bundle se destine aux refroidissement des deux barrettes mémoires. Nous verrons, lors de notre test, ce qu’il en est de l’utilisation de barrettes DDR5 CUDIMM.
En ce qui concerne les ports PCIe, cette ROG Maximus Z890 APEX dispose de deux emplacements PCIe 5.0 x16 et de deux emplacements PCIe 4.0 x4. Ils sont compatibles avec le « Q-Release Slim ». Ce dispositif permet de clipser et déclipser la carte graphique sans appuyer sur aucun bouton. Pour l’enlever, il suffit de tirer doucement le côté gauche de la carte graphique pour la déverrouiller automatiquement.
Quatre emplacements SSD M.2 :
Une plaque en aluminium noir dont la découpe vient parfaitement s’associer avec celle posée sur le chipset recouvre trois emplacements SSD de type M.2 au niveau du PCB ! On récapitule en commençant par le premier, qui est se trouve juste sous le socket et qui est câblé en pour accueillir un PCIe 5.0 x4 de type 22110.
Le système de fixation évolue aussi car il ne nécessite plus de vis, juste un loquet à remonter afin de libérer le radiateur qui sert de dissipateur thermique. Il dispose déjà de l’adaptateur qui permet d’accueillir des SSD M.2 compacts.
On retrouve ensuite les trois autres emplacements SSD M.2 avec, un M.2 de type 2280 en PCIe 4.0 x4, un M.2 de type 2280 en PCIe 5.0 x4et encore un M.2 de type 2280 en PCIe 5.0 x4.
Le système de fixation de ces différents emplacements SSD M.2 ne nécessitent aucune vis. Il vous suffit de placer votre SSD et de verrouiller le clips de sécurité. Vous ne pourrez pas dire qu’il vous manque du stockage sur cette carte mère.
Les outils pour clocker :
Débutons avec les éléments insérés sur le PCB et qui peuvent s’avérer être des outils intéressants pour les overclockeurs. Ils sont très nombreux sur ce modèle ce qui est devenu une habitude chez ASUS sur ce modèle APEX. Cela confirme bien sa position de carte dédiée à l’overclocking.
Le bouton power : permet la mise sous tension de la carte mère.
Le FlexKEY (reset) : permet de redémarrer la carte mère en cas d’échec. Le bouton peut-être désormais affecté à une autre tache via le BIOS.
Safe Boot : permet de redémarrer la carte même si les paramètres choisis dans le bios ne permettent pas le boot. Cela évite de devoir faire un Clear CMOS pour rebooter et donc de perdre vos paramètres encodés.
ReTry Button : lors de tests sous froid, parfois l’OS freeze et un reset ne permet pas de redémarrer la carte mère : seule solution 6, 7 secondes en maintenant appuyer le bouton START. Avec le bouton ReTry, ça redémarre de suite.
Slow Mode : permet de booter avec un coefficient de 16x et une fois dans l’OS de remettre celui choisi dans le bios. C’est surtout pour des max screens.
Switch bios : permet de switcher entre les deux bios. Vous pouvez ainsi choisir d’avoir un bios « overclocking » et un bios plus stable pour une configuration H24.
RSVD 1 et 2 : permet lorsqu’ils sontactivés sous froid (-120 °C) d’éviter les « Cold boot bug ».
LN2 Mode : permet d’activer les profils LN2 dans le BIOS.
Le debug LED : 4 diodes (CPU – DRAM – VGA – BOOT) qui permettent de diagnostiquer les erreurs lors du boot de la carte. Si l’une d’entre elle reste allumée, c’est que le composant qui lui correspond pose problème.
Le Q-Led : permet d’afficher un code qui correspond au composant responsable de l’erreur lors du boot.
Le CLR CMOS : permet d’effacer les paramètres du BIOS afin de revenir à ceux par défaut.
ProbeIT : permet de mesurer les tensions à l’aide d’un multimètre directement sur le PCB.
Les boutons BCLK + et – : ils permettent d’augmenter la fréquence du BCLK par palier.
Le PCB :
Notre ROG Maximus Z890 APEX se basait sur une alimentation en 22 (110A) + 1 (90A) + 2 (90A) + 1 (80A) phases. Les 22 phases placées en parallèles et sont donc réellement au nombre de 11. Le contrôleur est une puce Digi+ ASP2412.
Les 22 mosfets sont quant à eux tous des Infineon PMC41430 de 105A groupés en parallèle par phase et ainsi permettre de les dédoubler sans avoir recours à un doubleur. Les mosfets dans les étages de puissance génèrent le plus de chaleur car ils sont responsables de la conversion de tension et de la livraison au CPU à partir du connecteur EPS 12 volts.
Les connectiques :
Au niveau des connectiques de notre ROG Maximus Z890 APEX, c’est bien entendu très complet. Tout d’abord le Clear CMOS ainsi que le bouton permettant de flasher le BIOS à partir d’une clé USB. L’une des particularités de la carte est de posséder un emplacement PS/2 afin de venir y connecter un clavier ou une souris. Mais pourquoi encore utiliser ce type de connecteur en 2021 ? Tout simplement parce que certains benchs sont plus performants sous XP (Super Pi) et que l’utilisation de périphériques non USB facilite grandement l’installation de l’OS.
Pour la suite, notre sample du jour dispose de deux ports Thunderbolt 4 USB Type-C, d’un port USB 20Gbps ports (Type-C), de quatre USB 10Gbps ports (4 x Type-A), de quatre USB 5Gbps ports (4 x Type-A), d’un port Ethernet Intel 5G, des connectiques pour l’antenne WiFi 7 et des sorties audios.
[nextpage title= »Les fréquences atteintes : « ]
Comme lors de chaque nouveau test concernant des processeurs, notre idée première est de vérifier si les fréquences annoncées sont bien atteintes. Pour ce faire, nous allons utiliser le benchmark Cinebench R23. Deux cas de figure vont être utilisés : un bench en single core et un second en multi core. L’idée est ainsi de pouvoir juger de la fréquence atteinte et donc, comparer à ce qui a été annoncé par Intel dans ses slides.
Rappelons que la fréquence Boost en bench est différente selon le processeur. Attention, comme le souligne Intel, lorsque l’on parle de fréquence Max Turbo, c’est la fréquence maximum atteignable par un des cœurs du processeur exécutant une charge de travail en single core (mono-thread). Cette fréquence varie en fonction de plusieurs facteurs : la charge, le système de refroidissement et donc la température de votre processeur. C’est une notion à bien garder en tête.
Première étape, nous allons choisir au sein du BIOS, le profil « Intel Default Settings Performance » ainsi qu’activer le profil XMP I. Nous utilisons ainsi les recommandations d’Intel, dans un premier temps, pour ce test de fréquence.
Test avec le Core Ultra 9 285K :
C’est parti avec le plus costaud des deux processeurs que nous avons réceptionné, le Core Ultra 9 285K. Comme vous pouvez le constater, nous avons ouvert plusieurs fenêtres afin de vérifier les fréquences, les températures, les cœurs qui travaillent ainsi que la consommation. Nous lançons un run Single Core de Cinebench R23 pour débuter.
Nous pouvons remarquer que deux cœurs Performance travaillent en alternance, le core #0 et le core #1, et qu’ils atteignent sans difficulté la fréquence de 5700 MHz, comme indiqué par Intel sur ses slides. Voyons ce qu’il en est lorsque nous lançons un run Multi Core.
Tous les cœurs se mettent en action. Les Lion Cove P-Cores atteignent 5400 MHz et les Skymont E-Cores, 4600 MHz. En ce qui concerne la consommation, elle est de 205 watts, mesurée au niveau des deux connecteurs d’alimentation du processeur et la température du cœur le plus chaud est de 66 °C. Débutons à présent nos différents tests.
Test avec le Core Ultra 5 245K :
Passons à présent au Core Ultra 5 245K. Même principe, nous débutons avec un run Single Core.
On peut remarquer qu’un des cœurs, le core #1, est bien à 5200 MHz. Voyons ce qu’il en est lorsque nous lançons un run Multi Core.
Ici, on remarque que les Lion Cove P-Cores atteignent 5000 MHz et les Skymont E-Cores, 4600 MHz. En ce qui concerne la température, le cœur le plus chaud est à 54 °C.
[nextpage title= »AIDA64 et CPUZ : »]
Avant toute chose, afin de bien comprendre les intitulés dans nos graphiques, nous vous invitons, si ce n’est pas encore fait, d’aller lire la page dédiée au protocole afin de comprendre les différents profils présents dans le BIOS de notre ROG Maximus Z890 APEX concernant les processeurs Intel de 14e Gen ainsi que les nouveaux Core Ultra 200S. L’idée du choix de nos benchmarks est principalement de pouvoir aussi les exécuter chez vous afin de comparer vos relevés face aux nôtres.
AIDA 64 :
Il s’agit d’un logiciel capable de vous fournir de nombreuses informations à propos de votre configuration mais qui a surtout la particularité de disposer d’un benchmark mémoire. Celui-ci va calculer la vitesse de lecture, d’écriture, de copie ainsi que la latence de votre kit mémoire. Il est très souvent utilisé notamment pour comparer des kits mémoires entre eux. C’est un excellent outil si vous voulez comparer les performances de votre kit mémoire avec ceux que nous avons déjà eu l’occasion de tester. La version utilisée pour les tests est la v7.35.7030 bêta.
AIDA64 ne semble pas encore prendre en compte correctement les nouveaux Arrow Lake. Le benchmark indique en fin de test : « Please note that this AIDA64 Benchmark is not fully optimized for the CPU of this computer ». Il sera donc pertinent de refaire ces tests avec la prochaine révision de AIDA64.
Benchmark CPUZ 17.01.64 :
Pour l’utiliser, rien de plus simple, il suffit de télécharger la dernière version de CPU-Z qui est actuellement la version 2.11. Ensuite direction l’onglet « Bench » pour relever les performances en single thread et multi thread. La version du benchmark que nous avons utilisé est la 17.01.64.
Si le i9-14900KS reste le roi dans ce benchmark en Single Thread, c’est bien le Core Ultra 9 285K qui s’empare de la première place lorsque l’ensemble des cœurs est sollicité et malgré l’absence d’Hyper-threading. Remarquons aussi le bon réalisé par le processeur AMD Ryzen 9 9950X.
[nextpage title= »Cinebench et Geekbench : »]
Cinebench R23 :
En quoi cette version diffère des précédentes ? Tout d’abord, elle se veut plus réaliste quand au score obtenu en fonction du processeur utilisé. Pour rappel, les Cinebench testent les capacités uniquement de votre processeur en single thread ou multi thread. Mais la principale différence, c’est de proposer un benchmark qui par défaut va durer 10 minutes ! L’idée pour MAXON avec Cinebench R23 est de proposer un benchmark qui va permettre une certaine stabilité en terme de température et de fréquences Boost. Nous testerons ici la version rapide en Single Core et Multi Core.
C’est notre Core Ultra 9 285K qui prend la tête de notre classement, que ce soit en Single Core ou en Multi Core. L’arrivée de ce nouveau processeur haut de gamme Arrow Lake met en évidence l’énorme gain obtenu aussi par le Ryzen 9 9950X. En ce qui concerne le Core Ultra 5 245K, c’est objectif est de faire mieux que le i5-14600K, et c’est chose faite, même si la différence est plus marquante en Single Core.
Cinebench R24 :
Comme vous vous en doutez, il s’agit de la dernière version en date du benchmark Cinebench de la société MAXON. Celui-ci a débarqué en septembre 2023 afin d’offrir une meilleure précision de tests pour les CPU actuels et de nouvelle génération. Vous verrez directement que les scores sont moins élevés, que le benchmark dure plus longtemps et qu’il est aussi possible d’évaluer votre carte graphique.
Point de changement concernant les performances avec notre Core Ultra 9 285K qui domine le classement et notre Core Ultra 5 245K, qui fait mieux que le i5-14600K.
Geekbench 3.4.4 :
Il s’agit d’un benchmark disponible en plusieurs révisions, la version 5 est d’ailleurs de plus en plus utilisée ces derniers mois et est d’ailleurs souvent utilisée pour les leaks de performances de CPU, même si la dernière version prend doucement le pas. Il permet d’obtenir deux scores : l’un en single core et l’autre en multi core. Attention, afin de profiter pleinement de ce benchmark, une licence sera nécessaire. Même si ce benchmark n’est plus vraiment d’actualité, il est encore très souvent utilisé par les overclockeurs afin de mettre en évidence le score memory.
Ce sont les derniers Ryzen 9000X qui sont, ici, les plus productifs en Single Core, même si le classement retrouve un ordre plus logique lorsque l’on passe sur le score Multi Core. Remarquons encore la position du Ryzen 9 9950X, qui n’est jamais très loin de notre Core Ultra 9 285K.
Geekbench 5.2.5 :
La version 5 de Geekbench permet, comme la version ci-dessus, de faire des tests de performance de la mémoire et du processeur. Nous avons décidé d’ajouter ce benchmark supplémentaire mais pourquoi ? Le benchmark CPU fait appel à de nouveaux tests qui simulent plus fidèlement les tâches auxquelles sont confrontées les processeurs face aux applications récentes. Geekbench 5 augmente également la mémoire utilisée lors du benchmark pour mieux rendre compte de l’impact de ce paramètre dans les résultats du CPU.
Constat identique que sur la version 3.4.4, AMD domine la partie Single Core et Intel reprend largement la main en Multi Core. Notons aussi un gain notable pour le Core Ultra 5 245K.
Geekbench 6.3.0 :
Nous avons reçu dernièrement une clé pour la version 6 de Geekbench. Nous avons donc profité du changement de configuration pour ajouter ce nouveau benchmark à notre suite de tests. Ce benchmark est le dernier en date et se veut plus représentatif des configurations actuelles. Primate Labs assure également que les scores affichés par Geekbench 6 sont plus précis par rapport aux différents appareils et plateformes existants. Le test se montre d’ailleurs beaucoup plus long que les deux autres versions que nous utilisons.
Avec ce dernier test, les écarts se sont resserrés et même si c’est bien toujours le Ryzen 9 9950X qui domine le Single Core, le Ryzen 9 9950X se rapproche très fort du Core Ultra 9 285K en Multi Core. L’écart entre les deux est de 4,5 %.
[nextpage title= »V-Ray 6, Corona et Blender : »]
V-Ray 6 :
Nouveau benchmark qui vient s’ajouter à ceux que nous utilisons pour tester nos processeurs. Le benchmark V-Ray 6 est produit par la société Chaos afin de permettre aux utilisateurs d’évaluer rapidement les vitesses de rendu de ce benchmark que ce soit pour votre processeur ou pour votre carte graphique. Nous pensons d’ailleurs ajouter aussi ce benchmark à nos prochains tests GPU.
L’avantage de ce benchmark, c’est qu’il est gratuit et qu’il peut être téléchargé directement en suivant ce lien. Vous pourrez ainsi comparer votre score directement avec ceux ci-dessous ou directement en ligne sur la page de Chaos.
Premier cas de figure où c’est le Ryzen 9 9950X qui s’empare de la première place devant le Core Ultra 9 285K. En descendant dans le classement, on peut se rendre compte que le Ryzen 9 7950X3D est lui aussi devant le i9-14900KS. Les performances du Core Ultra 5 245K sont légèrement meilleures que celle du i5-14600K.
Corona 10 :
Il s’agit ici aussi d’un benchmark proposé par la société Chaos et qui peut-être téléchargé en suivant ce lien. L’avantage de ces deux benchmarks est que vous pouvez mesurer les performances de votre système en effectuant le rendu d’une scène, mais sans avoir à exécuter (ou même installer) d’autres logiciels, comme ce sera le cas pour le prochain test.
Le profil de ce graphique ne change pas et offre une seconde victoire au Ryzen 9 9950X. Les tests de rendus semblent tourner à l’avantage du dernier processeur haut de gamme des rouges.
Blender 4.2 :
Blender est un logiciel libre de modélisation, d’animation par ordinateur et de rendu en 3D. Nous avons choisi de télécharger le rendu de « BMW27 ». Le principe de ce benchmark va être de calculer le rendu de l’image. Nous évaluerons les performances des différents processeurs selon le temps nécessaire pour boucler le rendu. Vous l’aurez donc compris, plus ça va vite et mieux c’est ! Vous pouvez télécharger gratuitement Blender et puis le rendu BMW27 afin de tester ce benchmark.
C’est bien ici, notre Core Ultra 9 285K, qui exécute le rendu le plus rapidement, avec une durée de 54 secondes. Le Ryzen 9 9950X n’est pas très loin avec ses 57 secondes. Le reste du graphique est logique et suit la tendance que nous avions relevé avec V-Ray 6 où les processeurs AMD ne sont pas en reste.
[nextpage title= »7-Zip 19.0 : »]
7-Zip 19.0 :
Ce benchmark fait partie intégrante du logiciel Benchmate, que nous utilisons aussi pour les tests de Cinebench. L’avantage de cet outil, c’est qu’il est validé par Hwobt et peut donc vous permettre d’encoder directement vos scores sur la plateforme.
7-Zip, comme son nom l’indique, est un benchmark de compression et de décompression de fichiers. Vous avez soit l’opportunité d’utiliser celui présent directement dans l’utilitaire 7-zip et qui vous donnera alors un score de compression et un score de décompression. Ici, avec 7-Zip 19.0, le résultat est un score global qui tient compte des performances en compression et en décompression. Ici aussi, Benchmate étant gratuit, vous pouvez aussi évaluer votre score avec votre configuration.
Le score obtenu avec nos Intel Core Ultra 200S ne semble pas refléter la réalité. Ceux-ci ne sont peut-être pas pris en charge correctement par le benchmark. Nous attendons d’avoir confirmation afin de savoir si nous conserverons ou pas ce benchmark à l’avenir.
[nextpage title= »UL Procyon AI : »]
Nous ne pouvions pas faire sans ajouter de benchmark AI. Si nous avons aussi réalisé des tests avec Geekbench AI, nous avons décidé de ne pas publier les tests, tant nous avions des résultats très différents entre nos différents run. Par contre, nous avons reçu une licence pour Procyon AI Computer Vision et nous avons donc effectué cette série de tests. Nous reviendrons à l’occasion, en détails, sur les différents aspects des tests effectués.
Dans ce benchmark, des tâches courantes de vision artificielle sont exécutées à l’aide d’une gamme de réseaux neuronaux populaires et de pointe. Mesurez les performances de l’accélérateur d’IA en les comparant aux mêmes opérations exécutées soit avec votre processeur soit avec votre carte graphique. Ce benchmark sera d’ailleurs, lui aussi, ajouté à nos prochains tests de cartes graphiques.
Procyon AI Computer Vision :
Nous avons effectué le test Float32 qui représente celui le plus utilisé, mais nous ajouterons aussi prochainement les deux autres tests.
Une fois de plus, nous sommes sur du coude à coude pour la première place, avec des Ryzen 9000 qui s’en sortent très bien.
[nextpage title= »3DMark : »]
Débutons avec une série de tests synthétiques que nous utilisons régulièrement. Nous avons opté pour les scores CPU des benchmarks de la série de 3DMark. L’idée est ainsi d’isoler uniquement le score CPU en réalisant un test custom.
Voici les résultats obtenus dans Fire Strike et Time Spy. Dans Fire Strike, que ce soit pour la version « standard » ou pour la version « ultra », le test physics (CPU) est identique. De ce fait, vous ne retrouverez que le score de Fire Strike. Par contre, pour Time Spy et Time Spy Extreme, les tests sont différents, vous aurez ainsi droit aux deux scores obtenus. Ces scores sont très intéressants pour les overclockeurs afin de choisir la plateforme qui offrira les meilleures performances afin de faire tomber un max de records. Nous avons aussi décidé d’ajouter le benchmark « CPU Profile » en ne retenant que le score max-threads.
3DMark CPU Profile :
Le 3DMark CPU Profile introduit une nouvelle approche dans le benchmarking des processeurs. Au lieu de produire un seul chiffre, le 3DMark CPU Profile vous montre comment les performances de votre CPU changent et évoluent en fonction du nombre de cœurs et de threads utilisés. Le profil CPU 3DMark comporte six tests qui vous aident à évaluer et à comparer les performances du processeur pour les jeux et d’autres activités. Exécutez les six tests pour obtenir une vue plus complète des performances du processeur.
Nous avons choisi de n’isoler que le score max-threads qui représente le plein potentiel de performance du CPU lorsqu’il utilise tous les threads disponibles.
Sans surprise, c’est bien le nouveau Core Ultra 9 285K qui s’empare de la première place. Le Ryzen 9 9950X se permet lui, de faire aussi bien que le i9-14900KS. Concernant notre Core Ultra 5 245K, il prend 23 % de gain sur le i5-14600K, ce qui est loin d’être négligeable.
Score CPU à Fire Strike :
Débutons avec 3DMark Fire Strike, qui est l’un des benchs les plus utilisé actuellement. Il se compose de deux tests graphiques, d’un test CPU ainsi que d’un quatrième test qui combine GPU et CPU. N’oubliez pas de désactiver la démo qui n’apporte rien dans le score final et prolonge la durée (inutilement) du benchmark.
Ce benchmark éprouve des difficultés avec les processeurs disposant de nombreux cœurs. Il est d’ailleurs nécessaire, lorsque l’on cherche les meilleures performances, d’en désactiver certains. Ici, de nouveau, des performances très intéressantes pour notre Core Ultra 9 285K.
Score CPU à Time Spy :
Le second test est 3DMark Time Spy. Bien que celui-ci se réalise en 1440p, il a surtout comme particularité d’utiliser DirectX 12. Il se compose de deux tests graphiques et d’un test CPU. Comme pour Fire Strike, n’oubliez pas de désactiver la démo. Ces deux premiers benchmarks sont proposés par UL Benchmark.
Ce sont de nouveau les processeurs Intel qui dominent ce second benchmark sous Time Spy, avec une franche avance sur les Ryzen 9000.
Score CPU à Time Spy Extreme :
Le second test est 3DMark Time Spy. Bien que celui-ci se réalise en 2160p, il a surtout comme particularité d’utiliser DirectX 12. Il se compose de deux tests graphiques et d’un test CPU. Comme pour Fire Strike, n’oubliez pas de désactiver la démo.
Ce dernier test est à l’image des précédent, avec notre Core Ultra 9 285K qui s’offre la première place. Le Core Ultra 5 245K conserve lui un net avantage sur le i5-14600K de la génération précédente.
[nextpage title= »La consommation : »]
C’est ici que nous allons voir si les promesses annoncées par Intel lors du lancement des Intel Core Ultra 200S se révèlent être exactes. Pour rappel, nous avons utilisé la solution proposée par Benchlab, qui permet de monitorer le processeur ainsi que la carte graphique de façon indépendante. Pour ce qui en est du test à proprement dit, nous avons activé le profil Intel Default Settings Performance et activé le profil XMP.
En ce qui concerne la consommation, nous avons donc utilisé le benchmark Cinebench R23 et réalisé trois sessions en Multi Core afin d’en ressortir une moyenne. Nous aurons ainsi la consommation de notre processeur relevée par le logiciel Benchlab. Nous adapterons aussi ces relevés pour nos prochains tests de cartes graphiques. Nous reviendrons sur un article plus détaillé concernant le logiciel et l’utilisation de ce système de monitoring Benchlab.
Bonne nouvelle, puisque effectivement, la consommation du processeur est bien en baisse face à la 14e Gen, et c’est une excellente nouvelle. Ce tableau permet aussi de mettre en évidence le comportement des Ryzen 9000, qui se débrouillent eux aussi, de très belle manière. Remarquez aussi la différence de consommation dès que nous activons le profil 105 watts pour le Ryzen 7 9700X et le Ryzen 5 9600X.
[nextpage title= »Le mot de la fin : »]
Et le gaming ?
Nous étions bien décidés à vous proposer une section gaming plus fournie, mais notre connexion internet ayant fait des siennes cette semaine, avec un débit descendant de 50 Mbps, nous a contraint à revoir les benchmarks utilisés à la baisse. La dernière mise à jour de COD MW3 nous a aussi plombé nos résultats, sans trop comprendre pourquoi. Bref, c’était un peu le chaos et nous avons décidé de ne rien poster, plutôt que des bêtises. Pas de panique, nous sommes occupés à tout remettre à jour afin de vous proposer, au plus tard, la confrontation début novembre, avec le nouveau Ryzen 9000 X3D annoncé par AMD. Nous inclurons alors toute la panoplie des jeux que nous utilisons pour évaluer les cartes graphiques.
Les performances de cette nouvelle génération :
Nous avions trouvé Intel très prudent lors du lancement des Intel Core Ultra 200S, annonçant directement la couleur en précisant qu’il n’y aurait pas une augmentation significative des performances face à la 14e Gen, mais bien un travail sur la consommation. Ce pari est totalement gagné par Intel, même si nous avons trouvé les performances de cette nouvelle génération très intéressantes. Globalement, le Core Ultra 9 285K fait mieux que le i9-14900KS et prend l’avantage, parfois d’une courte tête, sur le Ryzen 9 9950X. Le Core Ultra 5 245K se montre lui aussi très intéressant en termes de consommation et de performances, et n’a finalement pas vraiment de concurrent direct chez AMD. Nous ajouterons aussi, dès que possible, le Core Ultra 7 265K à nos benchmarks.
La consommation est effectivement plus contrôlée sans que nous ayons été totalement convaincu par les profils Intel présents dans le BIOS des constructeurs. Hormis chez AORUS, ces profils nous semblent parfois trop identiques. De plus, un profil Intel Default Settings Performance peut être assez différent d’un constructeur à l’autre au niveau de la consommation. Chez certains, nous serons proches des 210/215 watts et chez un autre, des 250 watts, certainement réglé dans le futur par une mise à jour du BIOS. Force est aussi de constater que ces profils ont eu un impact non négligeable sur les performances de la 14e Gen en faisant chuter pas mal de résultats dans nos benchmarks.
En ce qui concerne les solutions de refroidissement, nous continuons à vous conseiller d’opter pour un système de refroidissement liquide, malgré l’amélioration de la consommation.
Les tarifs des Intel Core Ultra :
L’avantage d’avoir déjà dévoilé la gamme des Intel Core Ultra 200S, le 10 octobre, c’est que ceux-ci sont déjà référencés dans la majorité des boutiques en ligne. Nous avons ainsi une vue d’ensemble sur les différentes offres actuelles. Personnellement, comme nous l’avons déjà dit, nous n’imaginons pas un upgrade d’une 13e ou 14e Gen d’Intel vers Arrow Lake car l’intérêt est très limité en termes de performances. N’oubliez pas que l’achat d’une nouvelle carte mère sera nécessaire également, car le socket est différent puisque nous passons d’un LGA-1700 à un LGA-1851. L’upgrade nous semble intéressant pour ceux qui possèdent un processeur de 12e Gen, car ils pourront conserver leur kit mémoire, mais à partir des 11e Gen et en deçà, c’est l’achat d’un kit en DDR5 qui viendra s’ajouter à l’addition.
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Finalement, son concurrent actuel est très certainement le Ryzen 9 9950X. La personne désireuse de se construire une configuration haut de gamme aujourd’hui est en droit de se poser la question entre Intel et AMD. S’il l’on regarde chez Top Achat, le tarif du Ryzen 9 9950X est de 699,99 euros et celui du Core Ultra 9 285K de 729,99 euros. La génération des Ryzen 9000 possède aussi de nombreux atouts qui peuvent mettre en balance l’achat de ces nouveaux Core Ultra.
Concernant le Core Ultra 5 245K, le choix est beaucoup plus facile, car il domine encore les échanges et n’a pas de concurrent direct dans la gamme des Ryzen 9000, puisqu’il fait mieux que le 9700X tarifé à un prix quasiment équivalent. Reste à connaitre aussi la disponibilité des Core Ultra 200S en ce jour de lancement.
Les cartes mères Z890 :
En regardant les références testées aujourd’hui et en cherchant les équivalents en X870E, la ROG Maximus Z890 HERO est en pré-commande à 829 euros et son équivalent sur le chipset AMD X870E à 729 euros. Même constat sur la série « MASTER » dont le tarif est là aussi, plus élevé, sur le chipset Intel. Nul doute que c’est un élément qui sera aussi à prendre en compte, sachant que les cartes disposent quasiment des mêmes technologies.
La plus grande inconnue, au moment de conclure, c’est espérance de vie du socket LGA-1851. Intel a été sollicité à plusieurs reprises concernant cette question et n’a jamais voulu y répondre. Il s’agit pourtant d’une question très importante pour les futurs acheteurs. N’y aurait-il qu’une seule génération sur ce socket quand on sait qu’AMD a annoncé, lors du lancement des Ryzen 9000, une durée de vie de son socket AM5 jusque 2027, minimum.
Pour conclure, Intel a fait le meilleur des choix en privilégiant l’amélioration de la consommation de ses processeurs au détriment d’une augmentation significative des performances. L’avenir du socket LGA-1851 et l’équilibre des prix dans les semaines à venir seront les deux points à surveiller. Merci à Intel France d’avoir mis à notre disposition ce colis presse afin de réaliser nos tests. Rendez-vous dans deux semaines afin de découvrir notre grand comparatif gaming avec l’arrivée du nouveau AMD Ryzen X3D.
Jour de fin de NDA, et donc, arrivée d’une série de tests de cartes mères architecturées autour du nouveau chipset d’Intel, le Z890. Dans cet article, nous allons nous intéresser à la carte mère AORUS Z890 MASTER que nous testerons avec un exemplaire de l’Intel Core Ultra 9 285K. Si vous désirez connaître les performances de ces nouveaux processeurs, nous vous invitons à jeter un œil ici. Si vous êtes un fidèle des produits AORUS, sachez que la série « MASTER » est un produit phare de la marque et un modèle souvent plébiscité par les fans de la marque. Sachez aussi qu’un modèle AORUS Z890 MASTER AI TOP serait aussi de la partie, mais nous attendons plus d’informations de la part d’AORUS concernant les différences entre ces deux modèles.
Merci à AORUS France pour la mise à disposition de cet exemplaire de l’AORUS Z890 MASTER.
[nextpage title= »L’AORUS Z890 MASTER : »]
Le bundle :
La boite de cette AORUS Z890 MASTER fait la place belle au logo identifiant les produits AORUS, c’est-à-dire le faucon avec des couleurs allant du bleu sarcelle, avec des teintes de rose pour finir par du violet. Ici, nous ne sommes plus sur une représentation de l’animal sur sa version robotisée, qui lui donne un air beaucoup plus agressif. Le logo AORUS tient son identité d’HORUS, dieu du ciel dans la mythologie égyptienne et représenté par un faucon couronné. C’est ici que se termine ce petit cours d’histoire, place à présent à ce qui se trouve à l’intérieur de la boite.
Un petit tour par le bundle de cette AORUS Z890 MASTER afin de voir si celle-ci bénéficie « d’accessoires particuliers ». Au final, rien de particulier, si ce n’est un ventilateur de 40 mm, le « DDR Wind Blade » qui sera charger d’apporter une circulation d’air supplémentaire sur vos barrettes mémoires. AORUS annonce un gain pouvant atteindre les 10°C. Bonne nouvelle puisque ce ventilateur possède son propre connecteur sur le PCB qui vous permettra de le paramétrer dans le BIOS.
Nouveau chipset Z890 et socket LGA-1851 :
Cette nouvelle carte mère est architecturée autour du nouveau chipset d’Intel, le Z890. L’un des changement majeur est le socket, qui n’est plus un LGA-1700, mais qui continue de grandir, avec à présent 1851 pins et qui se nommera donc, LGA-1851. Bonne nouvelle cependant, l’entraxe reste identique, ce qui signifie que vous pourrez encore utiliser votre système de refroidissement compatible avec le socket LGA-1700.
Nous reviendrons en détails sur ce socket et plus particulièrement sur les processeurs Intel Core Ultra 200S car il semblerait que le point chaud du processeur soit différents de la génération précédente.
Les différents radiateurs :
Les dimensions de la carte sont de 305 mm x 244 mm, ce qui correspond au format ATX. La couleur dominante sur le PCB est le noir et le gris avec des inscriptions grises. Le design est facilement identifiable comme un produit de chez AORUS puisque ce modèle reprend un design assez similaire à celui de la génération précédente.
Débutons le tour du propriétaire avec les radiateurs qui sont au nombre de trois. Tout d’abord, les deux imposants radiateurs situés sur le dessus de la carte mère et qui recouvre les étages d’alimentation. Ces deux radiateurs sont reliés ensemble par un caloduc et leur rôle est dissiper la chaleur des étages d’alimentation. AORUS annonce avoir retravailler ses radiateurs afin d’équilibrer le refroidissement au sein des radiateurs et utilise des pads thermiques 7W/mk. On peut d’ailleurs remarquer les nombreuses ailettes qui faciliteront la dissipation thermique. Le cache plastique, qui recouvre une partie du radiateur et les connectiques externes, dispose d’un rétro-éclairage RGB. Nous sommes ici sur un système entièrement passif.
Enfin, le troisième recouvre le chipset ainsi qu’une partie des emplacements SSD M.2 et bénéficie d’une surface assez importante, mais de faible hauteur afin de permettre facilement la mise en place des cartes graphiques. La découpe vient parfaitement s’insérer et faire un « bloc » afin de recouvrir les emplacements SSD. AORUS le nomme « M.2 Thermal Guard Ext » et ce dernier se retire d’une seule main via un petit clips sur le côté gauche.
Les PCIe et les emplacements mémoires DDR5 :
Cette AORUS Z890 MASTER peut accueillir au maximum quatre barrettes mémoires de DDR5. Elle supporte les kits mémoires en dual channel jusque 9500 MHz+ (OC) et pour une quantité maximal de 192 GB. Cette fréquence pourrait être atteinte via une option dans le BIOS portant le nom de « DDR5 XMP Booster ». Nous ne manquerons pas de tester cette option lors de nos tests. Pour rappel, le ventilateur présent dans le bundle se destine aux refroidissement des barrettes mémoires. Nous verrons aussi, lors de notre test, ce qu’il en est de l’utilisation de barrettes DDR5 CUDIMM qui, à notre avis, seront compatible avec le « DDR5 XMP Booster ».
En ce qui concerne les ports PCIe, notre AORUS Z890 MASTER dispose d’un emplacement PCIe 5.0 x16, d’un emplacement PCIe 4.0 x4 et d’un PCIe 3.0 x1. Elle est équipée d’un bouton nommé « PCIe EZ-Latch Plus ». Lorsqu’une carte est enfourchée dans le premier port PCIe, la pression sur ce bouton, ouvre le système de rétention et libère votre carte graphique. Le port PCIe principal dispose, à l’arrière du PCB, d’une « armure » afin d’assurer que celui-ci ne s’abime pas si vous retirer régulièrement votre carte graphique, comme c’est notre cas.
Cinq emplacements SSD M.2 :
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a de la place sur le PCB, puisque nous retrouvons pas moins de cinq emplacements pouvant accueillir des modules de stockage SSD M.2. On récapitule en commençant par le premier, qui est se trouve juste sous le socket et qui est câblé en pour accueillir un SSD M.2 PCIe 5.0 x4 de type 25110/22110/2580/2280. Il est surmonté d’un imposant radiateur et bénéficie de la technologie « M.2 Thermal Guard XL ». Le radiateur est libéré d’une seule main via le clips de côté et votre SSD se mettra en place d’une simple pression
Dans la partie basse de la carte mère, c’est aussi le même principe avec un cache qui peut se retirer d’un simple clic via le déverrouillage d’un petit clips à droite de la plaque de protection. Lorsque celle-ci est enlevée, vous aurez accès aux quatre autres emplacements SSD M.2 : un PCIe 5.0 x4 de type 22110/2280, un PCIe 4.0 x4 de type 22110/2280 et deux PCIe 4.0 x4 de type 2280.
Le système de fixation de ces différents emplacements SSD M.2 ne nécessitent aucune vis. Il vous suffit de placer votre SSD et de verrouiller le clips de sécurité. Vous ne pourrez pas dire qu’il vous manque des emplacements de stockage sur cette AORUS Z890 MASTER.
[nextpage title= »Le PCB et les connectiques : « ]
Les outils pour clocker :
Bonne nouvelle puisque cette AORUS Z890 MASTER embarque quelques outils insérés directement sur son PCB qui vous faciliteront grandement la vie si l’envie d’overclocker vous prenait !
Le bouton power : permet la mise sous tension de la carte mère.
Le bouton reset (Multi-Key) : par défaut il permet de redémarrer la carte mère en cas d’échec mais il pourra avoir d’autres fonctions à déterminer au sein du BIOS.
Les points de mesure des tensions : à l’aide d’un multimètre, vous pourrez relever très facilement les différentes tensions. C’est d’ailleurs la seule des trois modèles testés ce jour qui dispose de ces points de mesure.
Status LED : qui en fonction de leur couleur vous permet d’identifier un problème ou savoir à quel niveau se trouve la tension du composant (CPU – DRAM – VGA – BOOT).
CLR CMOS : est lui aussi présent mais sous la forme d’un bouton placé sur les connectiques externes de la carte mère
Le Debug LED : permet d’identifier le composant responsable de l’erreur lors du boot, mais aussi d’afficher la température du CPU ainsi que les tensions.
Si vous avez l’opportunité d’acquérir un multimètre, c’est un outil essentiel afin de mesurer avec exactitude la tension de votre processeur. Personnellement, je ne peux plus m’en passer et ça me permet aussi de voir l’impact du « LoadLine calibration » dont je vous parlerai lors des nos tests en overclocking. Avec cette AORUS Z890 MASTER c’est un jeu d’enfants de faire les relevés grâce aux points de mesure de tension présents sur le PCB.
Le PCB :
Notre AORUS Z890 MASTER se base sur une alimentation en 18 phases Vcore (110A) + 1 phase VccGT (40A) + 2 phase VccSA (80A). La partie en charge du CPU se compose de 18 phases et sur ce modèle, aucun doubleur, mais attention les phases sont placées en parallèle. Nous reviendrons de façon plus détaillées sur les étages d’alimentation lors de notre test de la carte mère.
Les connectiques :
Au niveau des connectiques de notre sample du jour, c’est bien entendu très complet. Tout d’abord le Clear CMOS ainsi que le bouton permettant de flasher le BIOS à partir d’une clé USB. Pour la suite, notre sample du jour dispose de deux ports Thunderbold 4 USB Type-C, de six ports USB 3.2 Gen 2, de quatre six ports USB 3.2 Gen 1, de deux USB 2.0, d’un port Ethernet 10Gb, des connectiques pour l’antenne WiFi 7 et des sorties audios.
AORUS fait évoluer la manière de connecter l’antenne WiFi avec sa technologie « WiFi EZ-Plug ». Plus besoin de visser les antennes, il vous suffit juste de cliquer l’embout. Notez que cette zone dispose d’une série de perforations afin d’optimiser le refroidissement du radiateur placé sous le cache et donc, les étages d’alimentation.
[nextpage title= »Le BIOS : »]
AORUS dispose d’une organisation au sein de son BIOS que nous apprécions particulièrement, c’est clair, efficace et il est assez facile de s’y retrouver dès lors que l’on a pris le temps de parcourir chaque section. Mais attention, comme nous l’avons souligné pour nos différents tests de cartes mères Z890, les options de paramétrages concernant les processeurs Intel Core Ultra 200S sont nombreuses et assez différentes de la 14e Gen d’Intel. Il va donc nous falloir un peu de temps afin de nous habituer.
Flash du BIOS de cette AORUS Z890 MASTER :
Comme nous l’avons dit, la première chose afin d’éviter les mauvaises surprises, est de mettre à jour votre BIOS. L’idée pour nous de vous rappeler la procédure, très simple, à exécuter pour flasher le BIOS et surtout obligatoire, si vous désirez conserver une configuration parfaitement stable.
Direction le site d’AORUS et la page de votre carte mère, afin de télécharger le dernier BIOS en date, on le place sur une clé que l’on insère dans un port USB de la carte mère. On redémarre le PC, on presse en continu la touche « DEL » ou « Suppr » afin d’accéder aux paramètres du BIOS. Direction l’onglet « Q-Flash » en pressant la touche F8. Votre PC va redémarrer avant de vous donner accès à l’interface de flash. Choisissez l’emplacement du BIOS sur votre clé et c’est parti pour le flash. C’est parti pour la mise à jour de votre BIOS.
Les entrailles du BIOS :
Comme nous vous le disions, nous apprécions particulièrement l’organisation générale du BIOS. La première page d’accueil est un condensé des options principales concernant votre AORUS Z890 MASTER. Elle sera particulièrement utile à ceux qui débutent et ceux qui ne sont pas adeptes des paramétrages au sein du BIOS. Ce condensé d’informations permet d’activer simplement le profil XMP, de choisir le profil de votre processeur, ainsi que de disposer d’une série d’informations concernant les fréquences, mais aussi les différents périphériques connectés à votre carte mère.
Un petit clic sur l’onglet « Advanced Mode » afin de dévoiler l’ensemble des sections et toutes les options disponibles au sein de ce BIOS. Nous allons y retrouver pas moins de six sections différentes. Débutons avec « Favorites », où vous retrouverez les paramètres principaux et ceux que vous avez l’habitude de modifier, c’est un peu un système de raccourcis. Viens ensuite « Tweaker », l’onglet où vous passerez le plus de temps.
Depuis plusieurs mois, et les soucis de stabilité rencontrés avec les processeurs de 14e Gen, Intel s’est incrusté dans le BIOS des constructeurs afin de proposer des profils permettant de limiter la consommation et donc par conséquence, les températures. Le BIOS de notre AORUS Z890 MASTER en possède pas moins de six ! C’est le plus grand nombre de profils que nous ayons eu lors de nos tests. On retrouve trois profils Intel Default Settings avec trois niveaux, BaseLine, Performance et Extreme. Ensuite, trois autres profils qui se nomment Spec Enhance, Optimisation et Unleash. Nous testerons ces six profils avec le Core Ultra 9 285K afin de comprendre en quoi ils sont différents. Sachez que vous avez aussi la possibilité de demander au BIOS de rechercher le meilleur profil pour votre configuration.
La section « Tweaker » contient aussi les paramètres qui vous permettront d’overclocker votre processeur, en modifiant les coefficients multiplicateurs des P-Cores et des E-Cores. Elle vous donne accès aussi aux tensions principales.
Ne pas oublier d’activer le profil XMP :
Il sera aussi important de ne pas oublier d’activer le profil XMP de votre kit mémoire en activant l’option « Extreme Memory Profil ». Une fois activé, la fréquence, les timings et les tensions de votre kit mémoire sont automatiquement paramétrés, aucune autre manipulation n’est nécessaire.
Vous pouvez aussi aller dans « Advanced Memory Settings » afin de modifier les timings de votre kit mémoire si vous vous lancez dans l’overclocking. On peut regretter l’absence de profils mémoires, ce qui aurait été un plus pour ce BIOS déjà bien complet.
Les autres onglets :
L’onglet « Tweaker » est celui dans lequel vous passerez le plus de temps si vous désirez overclocker votre Intel Core Ultra 200S. L’onglet suivant, « Settings » vous permettra de gérer la gestion des différents ventilateurs ainsi que des sondes de température si vous en utilisez. Sachez que deux sondes sont fournies dans le bundle. L’onglet « System Info », comme son nom l’indique, vous offrira un récapitulatif des informations du système comme la version du BIOS utilisé, sa date, le modèle et la fréquence des cœurs de votre processeur, etc.
Enfin, dans la section « Boot », vous pourrez définir la séquence de démarrage, c’est donc ici qu’il faudra interagir si vous désirez que votre configuration boot sur une clé USB afin d’installer votre OS par exemple.
N’oubliez pas de sauvegarder vos profils :
Enfin, dans le dernier onglet, la sauvegarde de profils est vivement recommandée lorsque vous réalisez des tests. Cela permet un gain de temps. Sachez que vous avez aussi la possibilité de les sauver sur une clé USB.
N’hésitez pas à demander conseils sur notre forum et discord si vous rencontrez des soucis lors du paramétrage de votre BIOS.
[nextpage title= »Les premiers tests : »]
Voici la configuration qui sera utilisée pour le test de cette AORUS Z890 MASTER. Pour la publication de ces tests, j’ai utilisé le dernier BIOS en date, disponible sur la page produit de cette carte mère, le F9. Nous vous proposerons aussi dans les semaines à venir un guide d’overclocking pour les processeurs Intel Core Ultra 200S mais aussi pour votre kit mémoire. Nous avons décidé d’utiliser le plus gros processeur actuel de la gamme, c’est-à-dire, le Core Ultra 9 285K avec cette carte mère.
Système d’exploitation : Windows 11 64 bits (24H2) sans optimisation
C’est parti pour cette première série de tests.
Fréquences respectées ?
Comme lors de chaque nouveau test concernant des processeurs, notre idée première est de vérifier si les fréquences annoncées sont bien atteintes. Pour ce faire, nous allons utiliser le benchmark Cinebench R23. Deux cas de figure vont être utilisés : un bench en single core et un second en multi core. L’idée est ainsi de pouvoir juger de la fréquence atteinte et donc, comparer à ce qui a été annoncé par Intel dans ses slides.
Rappelons que la fréquence Boost en bench est différente selon le processeur. Attention, comme le souligne Intel, lorsque l’on parle de fréquence Max Turbo, c’est la fréquence maximum atteignable par un des cœurs du processeur exécutant une charge de travail en single core (mono-thread). Cette fréquence varie en fonction de plusieurs facteurs : la charge, le système de refroidissement et donc la température de votre processeur. C’est une notion à bien garder en tête.
Première étape, nous allons choisir au sein du BIOS, le profil « Intel Default Settings Performance » ainsi qu’activer le profil XMP I. Nous utilisons ainsi les recommandations d’Intel, dans un premier temps, pour ce test de fréquence.
Test avec le Core Ultra 9 285K :
C’est parti avec le plus costaud des deux processeurs que nous avons réceptionné, le Core Ultra 9 285K. Comme vous pouvez le constater, nous avons ouvert plusieurs fenêtres afin de vérifier les fréquences, les températures, les cœurs qui travaillent ainsi que la consommation. Nous lançons un run Single Core de Cinebench R23 pour débuter.
Pas de souci, nous atteignons bien les 5700 MHz, en alternance sur le core #0 et sur le core #1 qui est à 52 °C. Voyons comment se comporte notre Core Ultra 285K lorsque nous sollicitons tous ses cœurs.
Tous les cœurs se mettent en action. Les Lion Cove P-Cores atteignent 5400 MHz et les Skymont E-Cores, 4600 MHz. Notre configuration se comporte donc parfaitement comportement et le score obtenu à Cinebench R23 est cohérent avec ce que nous sommes en droit d’attendre. La consommation est de 249 watts, mesurée au niveau des deux connecteurs d’alimentation du processeur et la température du cœur le plus chaud est de 68 °C.
Cinebench R23 avec les différents profils :
Comme nous l’avons signalé dans le descriptif du BIOS, il existe six profils différents que vous aurez l’occasion d’activer : Intel Default Settings BaseLine, Intel Default Settings Performance, Intel Default Settings Extreme, Spec Enhance, Optimisation et Unleash. Nous allons les tester sous Cinebench R23 afin de voir s’il existe des différences de performances en termes de score, mais aussi en termes de consommation.
Voici les différents résultats et force est de constater qu’enfin, nous avons de vraies différences entre les profils. Ceux-ci semblent avoir été parfaitement conçus par AORUS et on peut dès lors remarquer des différences de performances et de consommation.
BaseLine – 37681 – 177w
Performance – 41832 – 237w
Extreme – 42959 – 260w
Spec Enhance – 42999 – 247w
Optimisation – 42857 – 259w
Unleash – 43036 – 250w
Les résultats varient de 37681 points pour le profil Intel Default Settings BaseLine (190 watts) et jusqu’à 43036 points pour le profil Unleash (260 watts). Il est intéressant de tester ce Core Ultra 9 285K avec notre chiller Eiszeit 2000, puisque cela nous permet de profiter pleinement du potentiel du profil sans être limité par la température. Malgré une consommation qui s’améliore nettement, il faudra dans tous les cas, disposer d’un système de refroidissement performant en fonction du profil que vous activerez au sein du BIOS.
[nextpage title= »Le mot de la fin : »]
Une fois de plus, AORUS propose avec ce modèle « MASTER », une carte parfaitement construite, disposant d’une imposante connectique, d’un étage d’alimentation permettant d’accueillir sans difficulté le Core Ultra 285K et surtout, d’un BIOS parfaitement stable, dès le lancement des processeurs Intel Core Ultra 200S. Comme nous vous le disions lors du test des différents profils Intel, ceux-ci sont parfaitement élaborés et on peut ressentir une réelle différence entre la version BaseLine, Performance et Extreme. Attention cependant, malgré une consommation qui s’améliore, vous devrez disposer d’un système de refroidissement adéquat en fonction du profil choisi. Personnellement, nous pensons qu’une solution de refroidissement liquide reste toujours le meilleur choix.
Nous aurions aimé passer plus de temps sur l’overclocking, mais comme nous l’avons déjà expliqué, cette architecture dans son comportement et ses fonctionnalités est complètement différentes de la 14e Gen et nous aurons besoin de nous faire un peu la main avant de vous proposer un guide d’overclocking. En ce qui concerne les performances des Core Ultra 9 285K et Core Ultra 5 245K, vous pouvez vous tourner vers nos tests comparatifs en suivant ce lien.
Finalement, si vous possédez encore une configuration de 11e ou 12e Gen Intel, et que vous désirez upgrader, il sera plus intéressant de vous tourner vers cette nouvelle génération de processeurs Intel Core Ultra 200S. Les performances sont identiques voire meilleures que la génération des 14000 mais avec une consommation mieux maitrisée. La seule inconnue reste la durée de vie de ce socket LGA-1851 sur lequel Intel n’a toujours pas communiqué.
Concernant son tarif, au moment de publier cet article, on peut trouver ce modèle AORUS Z890 MASTER à 600 euros tout pile, en Allemagne, chez Alternate. Il faudra compter une cinquantaine d’euros supplémentaires, au minimum, en France. C’est un peu plus cher que le modèle équivalent, construit autour du chipset X870E d’AMD. Il sera intéressant, dans les jours à venir, de calculer la différence de prix entre une configuration AMD Ryzen 9950X et Intel Core Ultra 285K.
L’AORUS Z890 MASTER :
On a aimé :
Un étage d’alimentation suffisamment costaud pour accueillir le haut de gamme Intel
La possibilité d’utiliser de la mémoire haute capacité et haute fréquence EXPO
Les « outils » insérés sur le PCB afin de faciliter l’overclocking
Le BIOS très complet et surtout parfaitement stable dès le lancement
Les profils Intel au sein du BIOS, réellement différents
Le mécanisme de déverrouillage/verrouillage de la carte graphique ainsi que des différents emplacements des disques SSD M.2
On aurait aimé :
Des profils mémoires au sein du BIOS
Connaitre la durée de vie de ce socket LGA-1851
Cet AORUS Z890 MASTER ne peut plus être considéré comme un modèle d’entrée de gamme, mais reste pour nous, une valeur sûre. AORUS garde sa ligne de conduite en proposant une carte complète niveau connectique, capable d’accueillir n’importe quel processeur de la gamme Intel Core Ultra 200S et disposant déjà d’un BIOS parfaitement stable. Si vous désirez upgrader votre ancienne configuration et que vous disposez d’un budget, pas trop serré, ce modèle est sans nul doute un excellent choix. Merci à AORUS France pour la mise à disposition de cet exemplaire.
L’arrivée des nouveaux processeurs Intel Core Ultra 200S et leur nouveau socket a engendré un renouvellement complet des gammes de cartes mères chez les principaux fabricants. Après le kit presse Intel livré avec une magnifique MSI Unify-X que nous vous avons présenté ici, MSI nous fait une autre surprise. Nous avons ainsi reçu, dans les dernières heures qui précèdent la fin du NDA sur les CPU Intel, un kit richement doté autour de la MEG Z890 ACE. Si cette carte ne s’adresse pas au même public que la Unify-X, autant le dire tout de suite, elle nous a franchement fait de l’œil pendant toutes ces longues heures de tests et manipulations. Vous pouvez à ce sujet découvrir la composition du kit presse MSI dans la vidéo ici :
MSI ACE : petit retour en arrière
La dernière fois que nous avons eu l’opportunité d’avoir un modèle MSI ACE entre les mains c’était pour tester le chipset Z590 qui venait de sortir en 2021… La carte était déjà une belle pièce mais ce que nous avons aujourd’hui traduit clairement la volonté de MSI d’aller taquiner franchement les modèles ultra premium de son concurrent Asus.
MEG Z890 ACE: premier contact
Le premier contact c’est toujours la boite et il faut reconnaitre que MSI a joué la sobriété…Un élément qui a sans doute contribué à notre agréable surprise quand nous avons pu prendre en main la carte. Vous l’aurez donc compris, pas besoin de s’attarder trop longtemps sur le packaging. L’emballage reprend les canons d’un produit haut de gamme évidemment, avec la présence d’informations techniques clés. Le premier choc intervient quand on se saisi de la carte…Elle pèse une tonne ! C’est vraiment impressionnant.
Ce poids traduit un premier constat : il est clair que MSI a mis les bouchées doubles avec les dissipateurs thermiques. Il s’agit d’une toute nouvelle conception y compris dans la manière de refroidir les phases d’alimentation et les SSD.
Le Shield arrière est là lui aussi pour assurer une meilleure dissipation et il contribue évidemment au poids de la carte.
Vous le savez, nous avons eu l’opportunité de découvrir toute la gamme de cartes mères à l’usine MSI de Shenzhen (voir notre vidéo de la chaine de fabrication) . Au cours de cette visite nous avons vu des modèles exclusifs mais aussi l’ensemble du reste de la gamme pour Intel mais aussi pour AMD. Tous les modèles que nous avons pu découvrir et manipulés sont magnifiques. La MEG Z890 Ace ne fait pas exception.
Récemment, nous avons eu vent d’un problème de conception en lien avec son architecture Blackwell. Derrière ça, forcément, il y a des conséquences comme un mauvais rendement à la production notamment. Bref, lors d’une visite au Danemark, Jensen Huang, PDG de NVIDIA, prend la parole à ce sujet pour annoncer une bonne nouvelle.
Blackwell : fini les mauvais rendements à la production !
Dans les grandes lignes, il y a eu un problème de conception des GPU en question. Visiblement, ce problème était en lien avec la technologie d’empaquetage de la puce et tout semblait désigner le CoWoS de TSMC. Des rumeurs sont rapidement apparues indiquant que ces problèmes auraient terni les relations entre les deux entreprises. Au-delà de ça, d’autres indiquaient qu’il pourrait même y avoir des retards de lancement.
Lors de sa visite, le PDG de NVIDIA a clairement indiqué que ce problème de conception était entièrement de la faute du caméléon. D’ailleurs, il a même salué la capacité de TSMC à aider les verts à se remettre de cette situation et à reprendre la fabrication rapidement.
En d’autres termes, les premières cartes pros de l’entreprise sont donc en route pour être expédiées, la société pourra commencer à honorer ses commandes. Ceci aurait été difficile avec un mauvais rendement. Par ailleurs, Jensen Huang indique que Blackwell est censé être le produit le plus « réussi » de l’entreprise, soulignant la confiance qu’a le dirigeant envers ses nouvelles solutions !