GeForce NOW : Ghostrunner et Hunt: Showdown

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NVIDIA continue d’étendre son offre avec l’arrivée de deux nouveaux jeux. Après l’arrivée de Rocket League sur Epic Games Store, la démo Ghostrunner avec un nouveau niveau, et un nouveau jeu débarque sur GeForce NOW. Pour rappel, la plateforme de NVIDIA vous permet de jouer gratuitement à raison d’une heure par session ou de 6h par session via un abonnement nommé Foundaters qui coûtera 5.49 €.

Une nouvelle démo est sortie cette semaine pour Ghostrunner, le jeu de combat rapide qui mêle science-fiction et univers post-apocalyptiques. Le jeu complet ne sera pas lancé avant le 27 octobre, mais un nouveau niveau est désormais jouable – disponible en téléchargement sur Steam ou en streaming. Et, pour un temps limité, les acheteurs de GPU de la série GeForce RTX 30 obtiennent une copie numérique du jeu à télécharger, ainsi qu’une adhésion d’un an en tant que membre fondateur de GeForce NOW.

Le jeu Ghostrunner

Cette semaine, la bibliothèque GeForce NOW s’enrichit de 4 jeux au total, dont Spellbreak, un nouveau battle royale et gratuit. Hunt : Showdown revient également sur le devant de la scène. N’hésitez pas à nous faire part de vos impressions si vous utilisez cette plateforme car nous sommes curieux d’avoir votre ressenti. En attendant, nous repartons tester l’Asus RTX 3090 STRIX OC !

4 GeForce RTX 3060Ti dans le tube chez Gigabyte

La Geforce RTX 3060Ti existe vraiment et devrait arriver peut être en même temps que la RTX 3060, c’est à dire à la fin du mois d’octobre.

Au-delà de la GeForce RTX 3070, il y avait des fuites et des rumeurs concernant plusieurs autres cartes. On pense tout d’abord à la GeForce RTX 3080 avec 20 Go de mémoire, mais aussi une GeForce RTX 3070 Ti et une GeForce RTX 3060 Ti. Normalement, les modèles Ti commencent à pointer le bout de leur nez au milieu du cycle de vie d’une génération. Il semblait improbable de les voir lancées si proches du lancement initial des cartes Ampere… Mais que pouvons nous citer de « normal » dans l’année en cours…

Cette carte pourrait se positionner à 399€ ( pour la Founder ) alors que la 3070 est attendue à 519€ avec des prix supérieures pour les modèles customs.

RTX 3060Ti

Gigabyte à déjà fait valider pour l’Eurasie les références suivantes :

  • Gigabyte GeForce RTX 3060 Ti 8 Go AORUS Master (GV-N306TAORUS M-8GD)
  • Gigabyte GeForce RTX 3060 Ti 8 Go GAMING OC (GV-N306TGAMING OC-8GD)
  • Gigabyte GeForce RTX 3060 Ti 8 Go EAGLE OC (GV-N306TEAGLE OC-8GD)
  • Gigabyte GeForce RTX 3060 Ti 8 Go EAGLE (GV-N306TEAGLE-8GD)

RTX 3060Ti

Comme nous vous l’avons révélé ici cette carte pourrait être le best seller de Nvidia avec un format plus petit et une consommation comprise entre 180 et 200W.

La carte serait accompagnée de 8 Go de mémoire GDDR6 à 14 GHz et une interface 256 bits. On obtiendrait alors une bande passante de 448 Go/s.
En terme de performance, les fuites actuelles évoquent un positionnement au niveau d’une RTX 2080.

Comme nous le répétons, il semble que sur la 3070, la 3060 et sans doute la 3060Ti Nvidia ne répète pas les mêmes erreurs en matière de disponibilité.

 

Ryzen 5900X et 5800X : en Octobre ou en Novembre ?

Alors qu’on sait tous qu’AMD va tenir un évènement dédié aux processeurs Zen 3 début octobre, certaines informations nous laissent penser que les processeurs de cette nouvelle génération ne seront pas disponibles tout de suite.

AMD Ryzen 9 5900X, Ryzen 7 5800X

Tout d’abord, une discussion avec un gros intégrateur européen nous a permis de comprendre que d’après lui, les nouveaux Ryzen 5000 ne seraient pas commercialisés avec la seconde semaine de Novembre…Près d’un mois après l’annonce donc. Une autre source reprise par @1usmus évoque elle une arrivée des CPU le 20 Octobre…

Seuls 2 CPU pour la fin de l’année :  Ryzen 5800X et Ryzen 5900X ?

Aujourd’hui, l’autre information concernerait la gestion de la disponibilité qui commence à devenir problématique pour AMD. Ainsi, seuils les Ryzen 5800X et 5900X seraient disponibles sur cette fin d’année 2020 où le reste de la gamme Ryzen 3xxx pourrait être alors « animé » ( Ce qui veut dire que des promotions seraient lancées ). Enfin, les Ryzen XT seraient tout simplement sortis du catalogue pour le quatrième trimestre.

Les Ryzen 3xxx encore bien là pour Noël

Il faut remarquer que les problèmes de disponibilité affectent AMD depuis maintenant un petit moment. Si certains évoquent la sortie des nouvelles consoles, ce n’est pas une explication tenable à notre avis puisque les quantités liées à ces consoles sont programmées depuis de longs mois par AMD chez TSMC. Il est par contre possible que les forcasts d’AMD sur ces processeurs classiques aient été dépassé ( pic d’achat pendant la crise du Covid ) et qu’AMD soit dans l’obligation de gérer les produits qu’il met en production chez TSMC.

 

 

 

 

RTX 3080 : le point avec les marques

Nous avons clairement vécu un lancement chaotique pour cette RTX 3080. Des problèmes de disponibilité en passant par d’éventuels bugs, beaucoup d’informations circulent et il est difficile d’y voir clair pour celui qui veut acheter une carte en ce moment.

RTX 3080 V2

Sur notre serveur discord, le sujet fait débat et ailleurs, on sent même naître une certaine polémique insinuant qu’il n’y a pas de problème et que les derniers soubresauts auraient été tout simplement artificiellement « gonflés » pour générer un bad-buzz ou des articles « putaclics » comme on dit maintenant 😉

Nous allons donc revenir sur les faits et partager avec vous les réactions officielles des marques sur les derniers problèmes.

Les faits :

  • Le 15 septembre : Colorful est le premier fabricant à signaler les problèmes d’instabilité (officieusement par email) :
  • 17 septembre et plus : les premiers clients qui ont acheté des cartes de la série RTX 30 commencent à signaler les problèmes. À notre connaissance, aucun test ni aucun article n’avait signalé les problèmes.
  • Le 23 septembre : ComputerBase  fait le premier article sur le problème du plantage. Le même jour, VideoCardz.com fait le premier article complet en anglais.
  • Le 24 septembre : nous nous faisons écho de ces problèmes.
  • Le 25 septembre : Igor Wallosek (igor’sLAB) publie la première analyse du problème, suggérant que les condensateurs pourraient être les coupables.
  • Le 26 septembre : certaines marques décident de réagir officiellement. EVGA notamment déclare qu’ils ont repoussé la sortie de leurs cartes car effectivement « une solution complète de 6 POSCAPs ne pouvait pas passer les tests d’applications réelles ».
  • Le 28 septembre : Nvidia sort un driver officiellement pour optimiser l’expérience dans certains jeux. De nombreux propriétaires de cartes réagissent en affirmant que ce driver solutionne le problème en modifiant certains paramètres de fonctionnement de la carte.
  • Le 28 septembre : Videocardz est alerté par plusieurs de ses lecteurs sur la circulation de RTX 3080 « v2 » où l’implantation des condensateurs avait été changée. Certains utilisateurs confirmant être en possession de « v1 ».
  • Le 29 septembre : nous recevons certains message nous affirmant que le choix des condensateurs par les marques n’est pas à l’origine du problème. MSI de son côté publie un communiqué pour expliquer qu’il n’y a jamais eu de « v1 » en circulation.

Le constat :

  • Le problème a été signalé pour la première fois lorsque les cartes customs atteignaient des fréquences supérieure à 2,0 GHz pendant un jeu. Il a été constaté un crash soudain provocant un retour sur le bureau sans aucun avertissement.
  • Le problème serait principalement lié (même si on ne sait pas si c’est l’unique raison) au choix des condensateurs.
  • Les marques qui ont opté pour plus de condensateurs MLCC au lieu de condensateurs POSCAP voient clairement moins de déclarations de problèmes par leurs propriétaires. Une liste complète de toutes les cartes, y compris leurs dispositions de condensateurs, a été recueillie par Nestledrink (modérateur de NVIDIA Subreddit) dans cet article .
  • Cependant, ce n’est pas parce que la carte utilise des condensateurs MLCC ou POSCAP que la conception est mauvaise, dans tous les cas les marques ont suivi les recommandations de Nvidia. À cet instant, nous ne savons pas si le problème est uniquement causé par les condensateurs eux-mêmes, ou si d’autres composants sont en cause ici.
  • Personne ne peut nier aujourd’hui que des problèmes d’instabilités (condensateurs X ou Y ou pas) touchent une partie des RTX 3080 customs.
  • Le driver 456.55 semble régler une large partie des problèmes de crash en modifiant certaines caractéristiques de la carte (fréquence, consommation…) mais sans altérer les performances.

Les réactions des marques :

  • MSI France nous a fait parvenir un communiqué de presse qui est le même que celui utilisé par les autres antennes de la marque dans le monde. La marque insiste sur le fait que toutes les cartes en circulation sur le marché disposent du PCB dit « v2 » et que les photos qui ont circulé proviennent de pré-samples photographiés pour les besoins marketing.

MSI a pris connaissance de rapports de clients, de réviseurs et d’intégrateurs système selon lesquels il peut y avoir une instabilité lorsque les horloges de cœur des cartes graphiques GeForce RTX 30 Series dépassent un certain nombre. Le dernier pilote GeForce (456.55) inclut des correctifs pour le problème. En tant que tel, MSI recommande aux propriétaires de cartes graphiques GeForce RTX 30 Series de mettre à jour la dernière version du pilote qui peut être téléchargée à partir du site Web de NVIDIA GeForce.

MSI soutient ses décisions de conception pour son catalogue de cartes graphiques GeForce RTX 30 Series qui se compose de modèles GAMING et de modèles VENTUS. MSI utilise un groupement de condensateurs mixtes dans ses conceptions pour bénéficier des atouts des SP-Caps et des MLCC. Toutes les cartes MSI GeForce RTX 30 Series qui ont été livrées depuis le début de la production, qui incluent des échantillons de revue de média, présentent les configurations de PCB comme indiqué dans les images mises à jour ci-dessous. MSI tient à exprimer sa gratitude aux clients, examinateurs et intégrateurs de systèmes qui ont sensibilisé au problème, ainsi qu’à NVIDIA pour sa coopération dans la résolution rapide du problème.

  • Gigabyte (nous n’avons pas à cet instant de réaction particulière de l’antenne française, le communiqué ici est un traduction du communiqué « global » en anglais )

En réponse aux récents rapports spéculant que l’utilisation de condensateurs POSCAP sur les cartes graphiques GeForce RTX 3080/3090 pourrait entraîner des problèmes de stabilité et des plantages, nous souhaitons clarifier le problème avec la déclaration suivante:

1. Il est faux que les condensateurs POSCAP puissent indépendamment provoquer un crash matériel. Le fait qu’une carte graphique soit stable ou non nécessite une évaluation complète du circuit global et de la conception de l’alimentation électrique, pas seulement la différence entre les types de condensateurs. Les POSCAP et les MLCC ont des caractéristiques et des utilisations différentes, il n’est donc pas vrai d’affirmer qu’un type de condensateur est meilleur que l’autre.

2. Les cartes graphiques GIGABYTE GeForce RTX 30 sont conçues conformément aux spécifications NVIDIA et ont passé tous les tests requis, ainsi la qualité du produit est garantie. Les cartes graphiques des séries GIGABYTE GeForce RTX 3080/3090 GAMING OC et EAGLE OC utilisent des condensateurs SP-CAP de haute qualité à faible ESR 470uF, qui répondent aux spécifications définies par NVIDIA et fournissent une capacité totale de 2820u en termes de puissance du processeur graphique, plus que la moyenne de l’industrie. Le coût des condensateurs SP-CAP n’est pas inférieur à celui des MLCC. GIGABYTE attache une grande importance à l’intégrité du produit et ne réduit certainement pas les coûts en utilisant des matériaux bon marché.

NVIDIA a publié un pilote (version 456.55) le 29 septembre 2020 qui améliore la stabilité. Il est conseillé aux utilisateurs de mettre à jour le dernier pilote pour des performances optimisées. Pour les utilisateurs qui rencontrent des problèmes liés à l’alimentation avec les cartes graphiques de la série GIGABYTE GeForce RTX 30, GIGABYTE fournira le remplacement du produit, gratuitement.

GIGABYTE a constamment amélioré et optimisé la qualité des produits, en particulier en termes de conceptions thermiques, pour offrir la meilleure expérience de jeu aux consommateurs depuis des décennies. Pour la dernière série de cartes graphiques AORUS GeForce RTX 30, nous avons également accordé une attention particulière aux performances de refroidissement et introduit des solutions de pointe telles que MAX-Covered Cooling pour garantir la stabilité du fonctionnement de chaque composant.

Bonjour à tous,

Récemment, il y a eu des discussions sur la série EVGA GeForce RTX 3080.

Au cours de nos tests de contrôle qualité en série, nous avons découvert qu’une solution complète de 6 POSCAPs ne pouvait pas passer les tests d’applications réelles. Il a fallu presque une semaine d’efforts de R&D pour trouver la cause et réduire les POSCAPs à 4 et ajouter 20 condensateurs MLCC avant d’expédier les cartes de production, c’est pourquoi la série EVGA GeForce RTX 3080 FTW3 a été retardée au lancement. Aucune carte EVGA GeForce RTX 3080 FTW3 EVGA de production n’a été expédiée.

Mais, en raison du manque de temps, certains testeurs ont reçu une version de pré-production avec 6 POSCAP, nous travaillons directement avec ces testeurs pour remplacer leurs cartes par des versions de production.
La série EVGA GeForce RTX 3080 XC3 avec 5 POSCAPs + 10 MLCC est compatible avec les spécifications XC3 sans problème.

Notez également que nous avons mis à jour les photos des produits sur EVGA.com afin de refléter les composants de production qui ont été livrés aux joueurs et aux passionnés depuis le premier jour du lancement du produit.
Une fois que vous aurez reçu la carte, vous pourrez comparer par vous-même, EVGA se porte garant de ses produits !

Merci

  • ASUS (nous n’avons pas à cet instant de réaction particulière de l’antenne française, le communiqué ici est un traduction du communiqué « global » en anglais)

Toutes les cartes graphiques ROG Strix et TUF Gaming GeForce RTX 3080 et 3090 au détail utilisent uniquement des condensateurs MLCC pour le découplage .
Au cours du développement, nous avons découvert l’amélioration que cela apporte à la marge d’overclocking des RTX 3090 et 3080, nous avons donc apporté des modifications aux spécifications avant de commencer à expédier les cartes aux évaluateurs et aux clients. Veuillez noter que certaines des images de produits utilisées sur les sites e-mail et nos pages de produits provenaient d’échantillons de développement précoces, elles ne sont donc pas définitives. Toutes les images seront bientôt mises à jour.
Veuillez patienter avec nous!

 

Nous continuerons de nous faire écho des réactions des marques sur le sujet.

Test – Logiciel CTR « ClockTuner »

[nextpage title= »Introduction : »]

Nous avons eu la chance de mettre la main sur le logiciel ClockTuner, appelé aussi CTR quelques jours avant sa diffusion. Le concepteur n’est autre que Yuri alias « 1usmus », le papa de l’excellent logiciel d’overclocking mémoire : DRAM Calculator. Yuri remet le couvert en proposant un nouveau logiciel à destination des processeurs Ryzen disposant de l’architecture Zen 2. Autrement dit, les processeurs Ryzen de 3e génération ainsi que les versions Threadripper.

L’idée et le principe de ce logiciel est de réaliser une optimisation automatisée de votre CPU en essayant de diminuer la consommation électrique si cela est possible. Tout cela se fait grâce au Smart Overclocking, qui évalue la qualité de chaque CCX et ajuste les fréquences et une sous-tension individuellement. Un préréglage spécial Prime95, également développé par 1usmus, est intégré à l’outil et est utilisé pour évaluer la qualité de chaque CCX et vérifier la stabilité. Ceci est couplé à un algorithme qui ajuste la fréquence pour un fonctionnement équilibré de tous les CCX sans déplacer la charge sur les nœuds CPU (modules).

En plus de Prime95, l’outil intègre également Cinebench R20 pour évaluer les performances globales du processeur et affiche la tension et la consommation d’énergie dans le cadre des tests d’efficacité qui ont été réalisés précédemment.

Un guide d’utilisation est disponible en trois langues : anglais, allemand et russe. Espérons que notre article vous aidera pour l’utilisation de ce logiciel.

[nextpage title= »Check-UP de votre configuration : « ]

Avant de pouvoir utiliser ClockTuner (CTR), une série de vérification s’impose. Yuri nous a fait parvenir la liste des vérifications à faire afin de pouvoir utiliser correctement son logiciel. Nous allons vous montrer comment réaliser ces différentes vérifications et où les trouver.

System requirements :

* Windows 10 x64 1909-2004 build
* AMD CPU with Zen 2 architecture (Renoir is not supported)
* BIOS with AGESA Combo AM4 1.0.0.4+
* .NET Framework 4.6
* Latest Ryzen Master 2.3
* LLC 3-4 for ASUS and MSI
* Stable DRAM
* Auto voltage for CPU in BIOS
* Auto multiplier for CPU in BIOS

Un petit tour par le BIOS :

Comme nous ne cessons de vous le répéter, il est essentiel d’avoir un BIOS à jour afin de profiter des derniers correctifs. C’est bien entendu ce que nous avons fait avec notre exemplaire de la MSI MEG X570 Unify en téléchargeant le bios 7C35vA6 prenant en charge l’AMD AGESA Combo AM4 1.0.8.1. Cela nous permet de constater qu’au niveau des recommandations de Yuri, nous sommes en ordre vu que notre version est supérieure à l’AGESA Combo AM4 1.0.0.4. Il est très facile de le vérifier aussi en ouvrant CPU-Z et en vérifiant dans l’onglet « Mainboard ».

Tant que nous sommes dans le BIOS, nous allons vérifier les quatre derniers points de la liste. Tout d’abord un kit mémoire stable. Pour ce faire, l’activation de votre profil XMP (Intel) ou DOCP (AMD) vous permettra un réglage automatique des paramètres de votre kit mémoire : la fréquence, les timings ainsi que la tension. Pour le cas d’une configuration AMD, nos avons en plus réglé la fréquence FCLK sur 1800 MHz. Nous allons aussi vérifier que la tension du processeur est bien en AUTO ainsi que le coefficient multiplicateur.

Enfin, il faut régler le LoadLine Calibration sur 3 ou 4 pour les cartes mères Asus et MSI. Pour ce faire, sur notre MSI, nous nous rendons dans l’onglet Overclocking – DigitAll Power. Là, il suffit de choisir le mode 3. Ce choix vous permet de conserver une tension constante même lorsque votre processeur est en charge. Le graphique à droite est assez explicite. Nous vous invitons à jeter un œil au guide du logiciel afin de connaitre les paramètres exactes selon votre carte mère.

Un petit tour dans Windows 10 :

C’est dans votre OS que vous allez pouvoir vérifier les derniers points. Comme pour le BIOS, il est important de tenir à jour votre système d’exploitation.
Tout d’abord, direction les paramètres et informations système. Vous y trouverez la version de votre Windows 10. Nous en avons profité pour ouvrir CPU-Z et ainsi avoir une vue globale des paramètres de notre configuration.

Afin de vérifier la version de .NET Framework, vous devrez effectuer une petite manipulation.

  1. Clique droit sur « Démarrer » et choisissez « Exécuter »
  2. Dans la zone « Ouvrir », taper « regedit » + OK
  3. Dans l’éditeur du registre, ouvrez la sous-clé suivante :
    HKEY_LOCAL_MACHINE\SOFTWARE\Microsoft\NET Framework Setup\NDP\V4\Full

Comme on peut le voir sur la capture ci-dessous, nous bénéficions de la version 4.8 et donc bien supérieure à la version 4.6 nécessaire pour le bon fonctionnement du logiciel.
Enfin, nous avons téléchargé la dernière version de Ryzen Master sur le site d’AMD.

Vous devez aussi récupérer Cinebench R20 à cette adresse et l’extraire dans le dossier du logiciel « CB20 ». Maintenant que tout semble en ordre, nous allons pouvoir débuter le test de ce nouveau logiciel ClockTunerR ! C’est parti pour découvrir la configuration que nous allons utiliser ainsi que les processeurs que nous avons sélectionné !

Logiciel ClockTuner

[nextpage title= »Configuration de tests : « ]

Pour réaliser le test de ce logiciel ClockTuneR, nous allons utilisé la carte mère MEG X570 Unify de chez MSI. Une carte que nous avons eu la chance de tester il y a quelques semaines et que nous continuons à utiliser régulièrement lorsqu’il s’agit d’overclocking. Celle-ci dispose d’un très bon potentiel en overclocking et surtout d’un excellent rapport prix/performances.
Nous l’avions d’ailleurs utilisé pour passer en revue le Ryzen 7 3800XT que nous utiliserons pour tester le logiciel ClockTuner.

  • Carte mère : MSI MEG X570 Unify + bios 7C35vA6 (test)
  • Processeur : Ryzen 7 3800XT
  • Mémoire : GSkill TridentZ NEO 3600 MHz 16-19-19-36
  • Carte graphique : MSI GT710
  • Système de refroidissement : EK Velocity + radiateur de 360 mm
  • SSD : Seagate FireCuda 520 1 TB
  • Alimentation : Super Flower Platinum 1600w
  • Système d’exploitation : Windows 10 64 bits
  • Écran : Asus PG27UQ

Logiciel ClockTuner

[nextpage title= »Architecture de nos Ryzen 3000 : « ]

Un petit rappel de la conception des Ryzen 3000 afin de comprendre certaines données au sein du logiciel. Les Ryzen 3000 sont composés soit d’un seul CCD (Compute Die) soit de deux CCD pour le 3900X et le 3950X.
Chaque CCD contient deux CCX (Core Complexe) qui disposent chacun de 4 cœurs. Le Ryzen 3950X est équipé de deux CCD, c’est-à-dire de quatre CCX où tous les cœurs sont activés. On arrive donc à un total de 16 cœurs (4 x 4).

Voyons maintenant trois processeurs que nous avons déjà testé afin de comprendre leur conception. Notre Ryzen 3900X bénéficie de 2 CCD et donc de 4 CCX. Cependant, dans chaque CCX, un cœur a été désactivé afin de réduire le nombre à 12 cœurs.
Le Ryzen 3800XT et 3600X ne possède qu’un seul CCD et donc 4 CCX où, pour le premier, tous les cœurs sont actifs et le second, deux ont été désactivés (un par CCX).
Un petit dessin pour mieux comprendre ?

Pourquoi ce rappel, afin que vous compreniez bien le fonctionnement de Ryzen Master mais aussi du logiciel CTR et plus particulièrement cette ligne. Observez bien les valeurs de notre Ryzen 3800 XT et mettez les en comparaison avec le schéma ci-dessus du CPU.

Le logiciel supportant aussi les Threadripper de troisième génération, on comprend qu’avec 8 CCX, le Threadripper 3970X et ses 32 cœurs soient également pris en charge !

[nextpage title= »Le logiciel ClockTunerR : « ]

Lançons le logiciel afin de réaliser une première approche des différentes sections ! Lorsque vous lancer le logiciel CTR, vous êtes confronté à un « disclaimer ». Celui-ci vous rappelle que toutes modifications des paramètres de votre processeur comporte un risque et que bien entendu, Yuri, ne sera pas responsable en cas de souci avec votre CPU.
Sur le côté droit, on retrouve 7 onglets : Homepage – Main – Benchmark – About & Help – Screenshot – Minimize – Exit.
La dernière version en date ajoute un onglet « dons ».

« Homepage » vous renvoie vers le profil Twitter de Yuri. La section « Main » sera celle où vous pourrez réaliser les différentes modifications et paramétrages de vos tests. L’onglet suivant, « Benchmark » vous proposera un historique de vos tests sous Cinebench R20. Vous pourrez ainsi voir votre score par défaut et celui obtenu après le travail du logiciel. Ici il est vide puisque je ne l’ai pas encore utilisé.

Les quatre autres onglets vous permettent de contacter Yuri ainsi que de localiser les captures d’écrans réalisées durant le paramétrage de votre processeur.

Attardons-nous plus en détails sur la fenêtre principale « Main ».
La partie supérieure est en liaison avec Ryzen Master et vous permet d’avoir les infos sur les différents cœurs. Ici, avec notre Ryzen 7 3800XT, ils sont bien entendu au nombre de huit. On retrouve également la température de chaque CCX. La valeur qui se trouve dans le rectangle indique la fréquence du cœur qui varie en fonction de l’activité de ce dernier : au repos ou en charge. La valeur qui se trouve juste à droite permet de se faire une idée du potentiel en overclocking du cœur. Plus la valeur est haute et plus il devrait être performant par rapport aux autres cœurs disposant d’une valeur inférieure. Retenez bien cette information car elle aura son importance lors des tests.

Enfin, en dessous, on retrouve le pourcentage de charge du processeur ainsi que la tension. Les autres tensions sont propres aux processeurs AMD. La surveillance de ces différentes tensions est donc bien prise en compte par le logiciel.

Les différents paramètres :

Continuons le passage en revue des différents paramètres.
Les valeurs que vous pouvez voir sont celles qui sont apparues par défaut. Elles sont très certainement propre à chaque processeur. Le Cycle Time est la durée du test, ici, elle est de 240 secondes, c’est-à-dire 4 minutes. Plus la valeur est grande et plus le résultat sera précis.
Le Delta CCX est la valeur entre le meilleur CCX et le moins bon. La valeur donnée par défaut par le logiciel selon votre processeur est la meilleure option. Les valeurs recommandées sont 25 MHz pour les Ryzen 5 et Ryzen 7. Pour les Ryzen 9 « X », 150 à 175 MHz et 100 à 150 MHz pour les nouveaux « XT ». En ce qui concerne les Threadripper, elles sont de 75 à 100 MHz.

Le Testing mode définit le niveau de charge et peut être défini par l’utilisateur.
L’option Initial frequency smart offset est une technologie permettant d’économiser du temps pendant l’overclocking ou la baisse de tension mais n’est compatible qu’avec les processeurs 3900X, 3900X, 3900XT, 3950X, 3960X et 3970X. Ici avec notre 3800XT, elle est désactivée.

La Reference frequency est la fréquence à laquelle vont débuter les tests. Dans notre cas, elle est de 4275 MHz et à l’inverse, la Max frequency, est la fréquence à laquelle le test se termine. Le Reference voltage est la tension à laquelle les tests seront réalisés. Il est noté dans le guide de ne pas augmenter cette valeur au-dessus de 1.25 volt pour les Ryzen « XT » au risque d’avoir des écrans bleus. En réalité, le but de ce logiciel est d’atteindre un rendement maximal avec une consommation énergétique adéquate, c’est bien un but d’optimisation et pas d’overclocking max.

Les quatre autres mesures sont des valeurs limites qui ne seront pas dépassées durant le test de votre processeur. Le fait d’activer le CB20 testing permet à la fin du test de juger de l’évolution des performances du nouveau profil. Enfin, Autoload profile with OS vous permet de charger automatiquement le profil au démarrage de votre OS. La création d’un profil ne peut se faire qu’à la fin d’un test.

Vous êtes presque prêt ! Sachez pour terminer, que le mode Diagnostic permet de faire une évaluation énergétique de votre propre processeur. Il est conseillé de le faire avant de lancer un premier tests. Cette évaluation de votre puce va permettre une rectification de certaines valeur et ainsi vous faire gagner du temps lors du tests.

Log & System information :

Une fenêtre très importante qui vous permet de suivre en directe l’état d’avancement du processus d’analyse de votre processeur. Un clique sur le bouton orange vous permet de copier toutes les données dans le dossier du logiciel. Ces données sont inscrites dans un fichier texte ctr_log.txt

Compatibilité actuelle des processeurs :

Actuellement, voici la liste des processeurs compatibles avec le logiciel et le lien pour le télécharger le logiciel.

Processeurs compatibles AMD CTR

[nextpage title= »Les tests et résultats : « ]

Bien sur, avant de débuter l’utilisation de ce logiciel, nous avons réalisé une pré-série de tests avec notre Ryzen 7 3800XT.
L’idée étant de le tester à sa fréquence stock, c’est-à-dire, sans aucunes modifications au sein du bios ni optimisation. C’est-à-dire un processeur sorti de sa boite, installé et utilisé dans la foulée. Nous voulions voir aussi si les valeurs que nous allions relever était identique à celle relevée par ClockTuner.

Voici nos relevés avant d’utiliser le logiciel. Observez bien les scores ainsi que les températures obtenues.

Comme vous pouvez le voir, les températures sont comprises entre 73 et 74°C avec un score de 2266 points pour CinebenchR15 et de 5160 points pour Cinebench R20. La tension étant en mode AUTO, celle-ci peut monter jusqu’à plus de 1.4 volt avec une consommation qui atteint les 225 watt pour l’entièreté de la configuration. Nous utilisons un wattmètre.

Voyons maintenant ce que va nous apporter le logiciel ClockTuner.

Test du logiciel ClockTuner :

J’ai donc laissé les paramètres par défaut proposé par le logiciel. Le but étant de voir comment celui-ci va réagir. Par défaut, le logiciel me propose une tension de 1.25 volt et un créneau de tests allant de 4275 MHz à 4600 MHz.
Le logiciel va partir de la fréquence par défaut, réaliser une série de tests de stabilité sur sous prime 95 et si c’est stable, augmenter la fréquence de 25 MHz. Ensuite, même protocole jusqu’au moment ou des erreurs surviennent pendant le test de stabilité qui auront une incidence sur le résultat définitif. Les erreurs vont permettre d’identifier la fréquence maximale stable.

Bien entendu, il faut bien se douter que des erreurs vont survenir assez rapidement. Je sais parfaitement bien que mon processeur ne passera pas à 4600 MHz à 1.25 volt. Je vous conseille donc, de réaliser un diagnostique avant de lancer le test ce qui vous fera gagner du temps. Sans diagnostique, le test à duré 40 minutes.

En plus, et c’est important de savoir, le logiciel se concentre sur le cœur le moins bon de chaque CCX. Par exemple, dans notre cas, avec mon exemplaire du Ryzen 3800XT, c’est le C04 dans le CCX1 et le C06 dans le CCX2. Le principe est assez simple, si le cœur le moins bon tient la fréquence, il en sera de même pour les meilleurs.

Voici les excellents résultats obtenus !

Le logiciel nous propose de pousser les 4 cœurs du CCX1 à 4450 MHz et les 4 du CCX2 à 4475 MHz, le tout pour une tension de 1.25 volt. L’écart de fréquences entre les deux CCX est bien de 25 MHz comme réglé dans le paramètre Delta CCX. Un petit tour via CPU-Z et CoreTemp nous permet de vérifier que les différentes fréquences ont bien été appliquées sur les huit cœurs.
Les performances sont sans appels, un overclocking des 8 cœurs de notre Ryzen 7 3800XT et le tout avec une tension moins importante. Le logiciel nous indique que nous passons d’une consommation de 138.8 w à 110.4 w, soit un gain de 21%. La consommation est donc, elle aussi, plus basse ainsi que les températures face au CPU sorti de boite !

Une fois le test sauvegardé, j’ai activé l’option permettant de lancer le profil au démarrage de l’OS et ainsi le sauvegarder !
Refaisons à présent les tests avec Cinebench R20 et R15 afin de pouvoir juger des différences. Sans difficulté, nous avons gagné 5 % de performance dans les benchmarks, perdu près de 10 °C et surtout baissé la consommation de 225 à 196 watt (consommation globale) ! Cela représente un gain de près de 32% au niveau du rendement !

Allez plus loin encore :

J’ai tout d’abord réalisé le diagnostique que je n’avais pas fait la première fois afin de voir les informations qu’il en ressort. Comme on peut le constater, le logiciel propose de commencer les tests directement à 4475 MHz et de monter la tension à 1.275 volt. Il propose aussi une fréquence envisageable de 4300 MHz pour une tension de 1.175 volt. De bonnes indications pour continuer à peaufiner l’optimisation de son processeur.

Il est bien sûr possible d’aller plus loin en modifiant vous mêmes les paramètres dont notamment la tension. Bien entendu, il semble logique de faire cela en fonction de votre système de refroidissement. D’après Yuri, une augmentation de 25mV permet un gain de 50 MHz.

[nextpage title= »Le mot de la fin »]

Le logiciel CTR ou ClockTuner nous a fait une forte impression. Il englobe tout ce dont vous avez besoin pour optimiser votre processeur avec des tests de stabilités ainsi qu’un benchmark Cinebench R20 afin de juger des gains obtenus. Si l’overclocking vous intéresse et que vous n’aviez pas encore franchi le pas, ClockTuner est un excellent logiciel pour vous lancer et qui vous permettra de vous faire une bonne idée des capacités de votre processeur.

N’oubliez pas non plus, comme le souligne Yuri à plusieurs reprises, que les résultats vont dépendre de votre carte mère et de la qualité des VRM. Un même processeur ne donnera pas les mêmes résultats sur une B550 d’entrée de gamme et sur des versions disposant d’un meilleur étage d’alimentation ! Il s’agit d’un élément à prendre en compte ! Il signale d’ailleurs que les cartes ayant le mieux répondu au logiciel CRT sont les modèles de chez Asus et MSI.

Logiciel ClockTuner

Un autre élément à prendre en compte est votre système de refroidissement. Plus votre processeur sera au frais et plus vous avez de chance d’être stable à des fréquences plus hautes.

Enfin, bonne nouvelle, une nouvelle version de ClockTuner est prévue avec l’arrivée de la génération Zen3 prévue début octobre. Des questions ou l’envie de partager vos résultats, alors rendez-vous sur ce post dans le forum.
Merci à Yuri de nous avoir offert l’opportunité de tester ClockTuner avant sa mise en ligne !

Ryzen 7 5800X : 22% de mieux qu’un i9-10900K ?

Zen 3 : AMD enfonce le clou

On vous a présenté rapidement les principaux changement et les composantes de l’architecture Zen 3 ici. Les premières fuites sur les performances de ces processeurs commencent à arriver.

Le Ryzen 5800X : un 8 cores / 16 threads qui envoie du bois

La principale amélioration de Zen 3 concernerait l’IPC qui peut encore faire débat quand on se pose la question d’acheter un CPU pour une machine gaming. Alors ce premier bench donne une tendance mais il va tout de même falloir rester très prudent.

La fuite vient du leaker APISAK et concerne le bench Ashes of Singularity (AosT)

Si on s’intéresse un peu plus aux données de ce screenshot, l’AMD Ryzen 7 5800X est opposé à un Intel Core i9-10900K (10 cœurs / 20 threads).

Si l’on prend une moyenne de tous les tests effectués, on tombe sur un+ 16% . On gardera bien en tête que le CPU Intel est capable d’accrocher les 5.3Ghz

CapframeX propose lui une comparaison avec un 3800X et obtient un bon  +27%…

Ryzen 5800X

Il faudra cependant plus d’éléments et plus de tests pour pouvoir se faire une vraie opinion du 5800X. Clairement, il semble acquis qu’il sera plus performant qu’un 3800X. Reste maintenant à attendre son positionnement tarifaire. AMD semblerait vouloir introduire ces nouveaux CPU en préservant les Ryzen 3xxx. Ce qui voudrait tout simplement dire qu’il seront plus chers…

AMD : les dernières infos sur les processeurs Zen 3

Le mois prochain, AMD fera l’annonce de ses nouvelles architectures pour processeurs et cartes graphiques. Revenons sur toutes les informations que nous possédons sur Zen 3 tout d’abord.

AMD ZEN 3

8 Octobre :  Zen 3 et les Ryzen 5000

Dans moins de 2 semaines, AMD fera l’annonce de sa prochaines architecture Zen 3 et des processeurs l’utilisant. Il est temps de résumer toute les dernière rumeurs et certitudes avant l’officialisation.

Zen 3 : ce n’est pas un refresh mais un changement profond

Zen 3 est le premier redesign de l’architecture depuis la sortie de Zen en 2017. Pour rappel, AMD est dans un système style « tick tock » avec une refonte complète toutes les deux générations (l’équipe d’ingénieurs s’occupant de Zen 3 était celle ayant travaillé sur Zen et développant actuellement Zen 5).

Faut-il alors s’attendre à des gains aussi importants qu’avec le passage à Zen 2 grâce aux modifications apportées : CCX de 8 cœurs, cache L3 unifié de 32 Mo, nouveau contrôleur mémoire et amélioration de l’infinity Fabric. SMT plus efficace et un nouveau système de boost, le tout accompagné d’un gain d’IPC INT de 15% , de nouvelles features pour augmenter la fréquence (Per Core voltage adjustment, Curve Optimizer) et pouvoir toucher les 5 Ghz.

Étonnamment, cette nouvelle génération devrait prendre la dénomination 5000 au lieu de 4000 et réunir les gammes mobiles et desktop. Deux premiers processeurs sont déjà connus et ont fuité : le 5900X 12 cœurs et le 5800X avec 8 cœurs. Point de changement sur les gammes et le nombre de cœurs…Il est fort probable que nous retrouvions un 5950X avec 16 cœurs au sommet.

Les différentes familles de processeurs AMD pour 2021-2022

ryzen 5000

Actuellement, trois versions de Zen 3 seraient prévues :

Vermeer : la version desktop, attendue pour le 8 octobre et gravée en 7nm+

Cézanne : la version mobile, dont nous espérons aussi avoir des nouvelles le 8 octobre, mais qui sera sûrement lancée en 2021. Aussi gravée en 7nm+, mais toujours équipée d’un iGPU Vega avec 8 CU.

Rembrandt : successeur de Cézanne devrait quand à lui toujours être basé sur Zen 3 en 7nm+, mais certaines rumeurs laisserait penser qu’il devrait utiliser un refresh de l’architecture et une nouvelle gravure, Zen 3+ et du 6nm. Il apporterait le support de la DDR5 et LPDDR5 en quad channel (équivalent au dual channel en DDR4), USB et PCIE 4.0 et d’un iGPU utilisant RDNA2 de 12CU, abandonnant donc Vega.

Mais ce n’est pas terminé car deux autres familles de processeurs pourraient les accompagner :

Van Gogh : une version mobile basse consommation (7.5W-18W), utilisant les cœurs Zen 2 et RDNA2 avec 8 CU, le tout avec un support de la DDR5-LPDDR5.

Lucienne : un refresh des Renoir, qui pourrait porter à confusion au sein de la gamme mobile d’AMD, puisqu’il prendrait des désignations comme 5500U et 5700U, contre les 5600U et 5800U utiliser par la famille Cézanne.

Bref, AMD semble disposer de très beaux produits à mettre en face d’Intel dans les années qui viennent. La première étape du lancement de Zen 3 est imminente, plus que quelques jours avant d’avoir nos premières réponses…

Discrétos, certaines marques sortent des RTX 3080 v2

Crise du condensateur oblige, MSI applique le principe de précaution et nous sort (sous le radar) une GeForce RTX 3080 Gaming X Trio v2.

D’abord MSI…

Si MSI ne communique pas sur le pourquoi de l’arrivée de cette V2 après quelques jours de vie de la V1, il semble évident que ce modèle redessiné / amélioré a une implantation différente de ses condensateurs. En mettant en perspective les deux images récupérées auprès de nos amis de Videocardz, il devient clair comme de l’eau de roche qu’en regardant l’arrière du GPU, on constate des changements dans la conception. conception.

RTX 3080 V2
MSI GeForce RTX 3080 Gaming X Trio V1
RTX 3080 V2
MSI GeForce RTX 3080 Gaming X Trio V2

 

Même si la backplate est là pour nous masquer pas mal de choses, il est évident que chez MSI, les ingénieurs ont vite bossé et semblent avoir supprimé un SP-CAP pour ajouter plus  de condensateurs MLCC, qui sont cachés.

Toute cette histoire est sans doute le fruit de la stratégie du secret prônée par NVIDIA. Certaines entreprises ont en effet du sauter leurs protocoles de tests pour pouvoir disposer de cartes le jour du lancement. Dans ces conditions les problèmes de conception n’ont été découverts que lorsque les cartes se sont retrouvées dans les mains des consommateurs finaux. MSI change donc sa carte mais aussi une autre version, la MSI GeForce RTX 3080 Ventus 3X qui est maintenant remplacée par la MSI GeForce RTX 3080 Ventus 3X v2.

Le point le plus inquiétant dans cette histoire, c’est que si une entreprise de la taille de MSI change aussi rapidement le design du PCB de sa nouvelle carte phare, cela pourrait indiquer que les solutions envisagées au travers du nouveaux drivers ne sont pas si efficaces que ça.

MAJ 30/09/2020 : nous avons échangé de manière tout à fait amicale avec MSI France ces dernières heures. Là encore, dans un objectif de transparence et d’information, nous partageons avec vous la synthèse de ces échanges. MSI France nous affirme qu’aucune carte dite « V1 » n’est en circulation chez des clients, ce qui est rassurant. Comme évoqué dans le communiqué officiel, la V1 n’existerait pas et seules les cartes avec le PCB noté V2 seraient la « mass production ».

Puis Asus, avant d’autres ?

Alors qu’on pensait Asus épargné, lui aussi a décidé de changer son PCB en quatrième vitesse. Même si la situation n’est pas comparable puisque Asus a réussi à reporter la sortie des cartes incriminées. Il n’y a donc pas de V1 « bancales » dans la nature chez Asus.

RTX 3080 V2
ROG STRIX avant et après

Les modèles concernés sont les ROG Strix et TUFF qui vont donc se faire attendre encore un peu dans les semaines à venir. On remarquera qu’Asus a pris le temps de tester avant la mise sur le marché, un peu de la même manière qu’EVGA ( voir la communication officielle ici ).

Mais à ce jour, la vraie question est : Quid de ceux qui disposent aujourd’hui d’une version 1 ?

GeForce 456.55 WHQL: fini les problèmes ?

Le nouveau driver de Nvidia solutionnerait les problèmes sur les RTX 3080 customs.

Cette version GeForce 456.55 WHQL Game Ready n’est officiellement pourtant pas là pour ça mais pour profiter des optimisations dans les jeux. Il doit logiquement permettre la prise en charge de la technologie Nvidia Reflex dans Call of Duty: Modern Warfare et Call of Duty: Warzone pour réduire les latences…

Cependant, il semble que le but premier de ces pilotes soit bien de résoudre ( ou limiter ) les nombreux problèmes rencontrés par les nouveaux utilisateurs de GeForce RTX 3080 Customs.

Pour mémoire, comme nous l’avons évoqué ici, il semble que la conception de certaines cartes customs ( notamment l’utilisation de certains condensateurs ) ne permet pas au GPU de dépasser la fréquence de 2,00 GHz sans  « crash » dans les jeux.

Reste que de nombreuses marques semblent « pousser » à l’utilisation de ce driver pour obtenir plus de stabilité. Dans les faits, voilà les changements constatés :

On constaterait donc une très légère baisse de la fréquence max et pour le moment une stabilité retrouvée. La consommation monterait de 10W ( tout cela reste à vérifier ).

Si certains partenaires chez les marques évoquent l’arrivée d’un driver « miracle » qui éviterait des retours en série, l’arrivée de ce 456.55 semble quand même ultra rapide.

Nous vous tiendrons au courant sur les retours que nous avons au sein de notre communauté. Néanmoins, pour le moment nous n’avons pas pu sur les exemplaires dont nous disposons, reproduire le problème de crash…

Nvidia / Arm : pourquoi ça ne peut être que positif

Depuis un moment, l’information d’un éventuel rachat d’ARM par Nvidia circulait dans le petit monde des technos. Un deal énorme qui faisait rêver les uns et qui inquiétaient les autres.

nvidia ARM

Un deal choc pour l’industrie

Maintenant que l’officialisation du deal a été publiée par Nvidia et par le conglomérat japonais SoftBank, il paraît important de se poser la question de l’intérêt de ce deal. Une opération à 40 milliards de dollars, ce n’est pas quelque chose de courant. Au sein même de l’industrie, ce deal est perçu comme un véritable choc.

Un choc car la perception de Nvidia par le milieu économique est certainement sous-évaluée. Pourtant cet été, l’entreprise dépassait pour la première fois les 250 milliards de dollars de capitalisation boursière à Wall Street. Cette situation au cœur de l’été a permis au caméléon de dépasser Intel au terme d’une croissance annuelle de près de 160%.

Il faut dire que le contexte est ultra favorable à Nvidia. Si l’industrie du jeu vidéo a tiré profit du confinement, le poids du secteur gaming ne pèse plus « que » 40% dans les chiffres de l’entreprise. Le moteur de la croissance est maintenant le placement de ses puces dans les centres de données. Nvidia est maintenant clairement reconnu comme le meilleur au monde dans le « high performance computing ». Pour doper ses performances dans les centres de calcul, Nvidia a racheté Mellanox plus tôt dans l’année.

Nvidia Buys SoftBank's Arm in Record $40 Billion Chip Deal

Une force concurrente à Intel et AMD ?

Les différents régulateurs qu’ils soient américains, européens ou autres vont maintenant se pencher longuement sur ce deal. L’affaire est donc loin d’être définitivement conclue pour Nvidia car elle crispe pas mal de monde.

La première raison est le fonctionnement particulier d’ARM qui offre un modèle de licence ouverte, qui est au cœur de son succès. L’entreprise mentionne 180 milliards de puces produites par ses clients à date, une telle présence présence nécessite une neutralité à toute épreuve dans les relations commerciales.

La guerre commerciale en cours entre la Chine et les USA va aussi impacter les perspectives d’ARM. Il y a peu, beaucoup d’entreprises chinoises se sont désengagées du X86 au profit d’Arm… Si les licences chinoises pour ARMv8 sont garanties, les futures conceptions du nouvel ARM le sont moins, car Nvidia est une société basée aux États-Unis.

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Un CPU Nvidia une fois le deal validé ?

On peut se laisser aller et se dire qu’après tout, Intel tente bien de faire un pivot opposé afin de ne pas perdre pied dans les centres de calculs et accessoirement d’arriver sur le marché grand public. On se dit aussi que l’avenir de nos PCs uniquement en x86 n’est pas irrémédiablement gravé dans le marbre. Le patron de Nvidia répond ainsi :

« Désormais, avec notre soutien et celui d’ARM […] nous sommes en mesure de concevoir des processeurs pour serveurs. Maintenant, certaines personnes voudraient obtenir une licence pour les cœurs et construire elles-mêmes une unité centrale. Certaines personnes peuvent décider de prendre une licence pour les cœurs et nous demander de construire ces processeurs ou de modifier les nôtres. Il n’est pas possible pour une entreprise de construire toutes les versions de ces processeurs.

Cependant, nous aurons tout un réseau de partenaires autour de Arm qui pourront s’appuyer sur les architectures que nous leur proposerons et, en fonction de ce qui leur conviendra le mieux, que ce soit la licence des cœurs, la fabrication d’une puce semi-personnalisée ou la fabrication d’une puce que nous aurons faite, toutes ces options seront disponibles […]. Nous sommes ouverts aux propositions et nous voudrions que l’écosystème soit aussi riche que possible, avec autant d’options que possible ».

En gros, cela veut dire « toutes les options sont possibles ». Mais la route pour Nvidia sera longue. Cependant, à partir de maintenant AMD et Intel savent qu’un nouveau danger existe et qu’en plus d’être un concurrent pour eux, il peut tout simplement remettre en question leur existence même.

La « beauté » de la concurrence

La petite musique sur la fin du x86 résonne depuis des années mais avec le basculement d’Apple et cette acquisition d’ARM par Nvidia, Intel et AMD ont de quoi s’inquiéter.

Mais ils ne sont pas les seuls car d’autres pourraient voir Nvidia arriver… dans les puces mobiles. On pense notamment aux GPU Adreno (une ancienne filiale d’AMD rachetée par Qualcomm en 2009) qui équipent majoritairement les solutions au détriment des GPU Mali, propriété d’ARM.

Bref, c’est paradoxalement ces incertitudes et cette pression qui devrait amener une vraie remise en question de certains et un vent de fraicheur en terme d’innovations. Nous sommes suffisamment critique avec Nvidia pour pouvoir dire qu’objectivement, c’est peut-être encore grâce à ce bougre de Jensen que les choses vont bouger.

Jen-Hsun Huang forcé de s'exprimer sur le cas des GeForce GTX 970