TEST : Asus ROG Harpe II Ace

Depuis quelques années, Asus s’est vraiment lancé à fond sur le segment du très haut de gamme avec une ambition claire : devenir une vraie référence. Mais face à des marques déjà bien installées comme Razer, Logitech ou Corsair, la concurrence est rude et réussir à s’imposer dans l’esprit des joueurs reste un vrai défi. Même si les produits sont techniquement convaincants, Asus reste encore un peu en retrait en termes de visibilité. Avec la ROG Harpe II Ace, le constructeur montre clairement ses intentions. L’objectif est de combler cet écart et de venir se mesurer directement aux références du marché comme la Viper V3 Pro de Razer ou la Logitech G Pro X Superlight 2.

ROG Harpe II Ace

Aujourd’hui, le segment ultra haut de gamme est extrêmement exigeant. Les joueurs regardent tout, le poids, le capteur, la latence ou encore la qualité de fabrication. Ils sont aussi beaucoup plus informés qu’avant et prennent le temps de comparer en détail avant d’acheter. Dans ce contexte, Asus a clairement tout à prouver avec cette ROG Harpe II Ace. D’entrée, la marque avance notamment un argument fort : ses 48 g.

Proposer simplement une souris premium ne suffit plus. Les marques doivent apporter quelque chose en plus, que ce soit en termes d’innovation, de conception ou d’expérience globale. C’est précisément sur ce point qu’Asus cherche à franchir un cap avec cette Harpe II Ace.

Un grand merci à Asus pour la mise à disposition de cette ROG Harpe II ACE.

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[nextpage title= »Le Bundle »]

Pour commencer la présentation de cette souris, nous allons débuter par le bundle et ce qui le compose.

La boîte : 

Pour l’emballage, on retrouve les codes habituels d’Asus sur la gamme ROG. Un fond noir, des touches de rouge, le nom du produit en finition chrome et une image de la souris mise en avant au centre de la boîte.

À l’avant comme à l’arrière, Asus met en avant les différentes technologies intégrées ainsi que les principales spécificités de la souris.

 

 

L’unboxing : 

Lors de l’ouverture de la boîte, on retrouve directement la souris posée dans une coque moulée à sa forme, qui permet de bien la maintenir en place.

Le bundle reste assez simple chez Asus à l’ouverture, avec une approche volontairement minimaliste qui va à l’essentiel.

ROG Harpe II Ace

Lorsqu’on retire la souris de la boîte, on accède à une seconde boîte noire. Elle contient le câble USB-A vers USB-C, ici en blanc pour rester assorti à la souris.

En l’ouvrant, on retrouve quelques éléments supplémentaires comme des stickers, mais surtout des patins de rechange, toujours utiles sur le long terme. Asus fournit également des grips à appliquer sur la souris pour améliorer la prise en main, ainsi que la documentation.

On retrouve également une rallonge qui permet de brancher directement le dongle et de le relier au câble USB-C fourni. Cela évite de le connecter directement à la carte mère et permet surtout de le positionner plus près de la souris, par exemple devant l’écran, afin de réduire au maximum la distance et d’optimiser la connexion entre les deux.

Cette rallonge dispose aussi d’un petit clip de fixation, pratique pour la maintenir en place, par exemple sur un tapis de souris.

Pour finir sur le bundle, on est sur quelque chose qui ne cherche pas l’effet “wahou”, mais qui propose tout ce dont on a besoin pour une souris haut de gamme en 2026.

[nextpage title= »Caractéristiques techniques et la souris : « ]

Avant de parler de la fiche technique et d’entrer plus en détail sur la souris, la ROG Harpe II Ace repose sur une conception en plastique, plus précisément en nylon biosourcé renforcé, ce qui lui permet d’atteindre seulement 48 g.

La souris est totalement dépourvue de RGB, à l’exception de la molette qui intègre un éclairage. Celui-ci peut notamment servir d’indicateur de batterie, que ce soit pour signaler un niveau faible ou la fin de la recharge.

CaractéristiquesROG Harpe II Ace
Dimensions (L x l x H)126.1 x 63.9 x 39.7 mm
Poids total48 g
CapteurROG AimPoint Pro (optique) possiblement un capteur PixArt mod
Encodeur moletteTTC Gold (non confirmé officiellement)
DPI max42 000
Polling rateJusqu’à 8000 Hz (filaire + sans fil)
Autonomie batterieJusqu’à ~90 h (1000 Hz selon usage)
Connexion sans fil2.4 GHz (ROG SpeedNova) + Bluetooth + filaire
Micro switchesROG Optical Micro Switch (100M clics)
Suivi/Accélération750 IPS, 50G

La souris : 

Pour commencer la présentation visuelle de la souris, on retrouve le dongle rangé directement sous la souris, ce qui permet de le transporter facilement sans risque de le perdre.

On dispose ensuite d’un bouton permettant de basculer entre les trois modes de connexion, via le dongle, en Bluetooth ou en filaire.

Sur la souris, on retrouve également deux boutons supplémentaires. L’un permet de changer de profil DPI, tandis que l’autre sert à appairer la souris.

ROG Harpe II Ace

On découvre une souris avec beaucoup d’arrondis, un peu moins longue qu’une Viper V3 Pro par exemple et avec un profil légèrement moins bombé sur le dessus.

Ayant une main assez grande et étant habitué aux Viper de chez Razer, la prise en main m’a semblé assez naturelle et plutôt agréable. Le fait d’avoir une souris bien profilée, sans un bombé trop prononcé, permet de poser la main naturellement sans créer de contraintes au niveau de la paume.

On retrouve également deux boutons positionnés sur le côté gauche de la souris, ce qui la rend adaptée aux droitiers pour une utilisation au pouce.

[nextpage title= »Le logiciel »]

Pour cette présentation, je ne vais pas m’attarder sur le logiciel à télécharger Armoury Crate. Ici, on va plutôt parler de la solution directement accessible via navigateur, appelée Gear Link.

Comme ses concurrents, Asus propose désormais une alternative web pour configurer ses périphériques, sans avoir besoin d’installer de logiciel.

Et honnêtement, ça change vraiment la vie. Les logiciels sont souvent trop lourds et tournent en arrière-plan, ce qui peut impacter les performances. Certains ne sont pas toujours très ergonomiques non plus. Et surtout, dès que vous utilisez des périphériques de plusieurs marques, vous vous retrouvez vite à devoir installer plein de logiciels différents, ce qui devient vite contraignant au quotidien. Dans ce contexte, la solution web apparaît aujourd’hui comme la plus adaptée aux besoins des joueurs en 2026.

Sur le premier onglet de Gear Link, on retrouve l’assignation des touches de la souris. Il est possible de configurer des raccourcis ou encore des macros selon ses besoins.

On peut également activer la technologie SpeedShift, qui permet, en maintenant un bouton appuyé de basculer vers des fonctions secondaires.

Dans l’onglet Performance, vous pouvez régler les différents paliers de DPI de la souris, jusqu’à quatre configurations distinctes.

Il est également possible d’ajuster le polling rate, de 125 à 8000 Hz, selon vos besoins en réactivité.

On retrouve aussi l’option Angle Snapping. Cette fonction permet au capteur de corriger légèrement vos mouvements en les lissant. Concrètement, elle réduit les petites déviations pour rendre les trajectoires plus droites, ce qui peut donner un rendu plus “propre”, mais aussi un peu plus artificiel.

L’onglet Lighting permet de personnaliser les effets RGB de la souris. L’éclairage étant uniquement présent au niveau de la molette, les réglages restent simples.

Il est possible de choisir différents modes d’éclairage ou encore d’ajuster la luminosité selon ses préférences.

Le mode calibration est, quant à lui, assez pratique. Il permet d’ajuster le comportement du capteur en fonction de votre tapis de souris.

Certains tapis Asus sont déjà préenregistrés, ce qui simplifie encore plus la calibration si vous utilisez un tapis de la marque.

Le mode Power permet de gérer le fonctionnement de la souris en fonction de son niveau de batterie.

Il est possible, par exemple, de réduire automatiquement le polling rate lorsque la batterie atteint un certain seuil, afin d’améliorer l’autonomie.

Ce mode permet également d’afficher l’état de charge via un indicateur RGB au niveau de la molette, pour savoir quand la souris a fini de se recharger.

Dans l’onglet Zone Mode, il est possible de basculer rapidement sur un profil de performance adapté au jeu compétitif. Ce mode active automatiquement les réglages les plus poussés, comme un polling rate à 8000 Hz, tout en désactivant l’éclairage RGB et les fonctions d’économie d’énergie afin d’exploiter la souris au maximum de ses capacités, sans limitation.

Vous pouvez activer ce mode de façon permanente via le logiciel, comme sur le screen. Il est également possible de l’activer directement depuis la souris en maintenant simultanément le bouton DPI et les deux boutons latéraux, jusqu’à ce que la LED de la molette clignote en rouge.

Pour le désactiver, il suffit de répéter la même manipulation. La LED clignotera alors en bleu pour indiquer que le mode est désactivé.

Dans cet onglet, Asus met en avant la fonctionnalité Gear Link Companion, qui vient ajouter des options supplémentaires à la souris via une extension à installer.

On retrouve deux types de fonctionnalités.

La première concerne la partie “Mouse”. Elle permet d’ajouter des raccourcis rapides directement assignables aux boutons de la souris, comme couper le microphone, lancer un raccourci Windows, insérer un texte prédéfini ou encore accéder à certaines fonctions rapides comme Copilot ou un mode furtif.

La seconde partie, appelée “Utility”, propose une gestion plus avancée avec les profils de scénario. Cette fonctionnalité permet de changer automatiquement de profil en fonction de l’application lancée. Par exemple, la souris peut adapter ses réglages dès que vous ouvrez un jeu ou un logiciel spécifique.

À noter que ces fonctions nécessitent l’installation du Companion en complément, ainsi qu’une configuration via Armoury Crate pour les profils automatiques.

[nextpage title= »Retour à l’usage : »]

 

Maintenant, passons au retour sur cette souris après trois semaines d’utilisation sur des jeux comme CS:GO, League of Legends, Battlefield 6, ainsi qu’en usage bureautique.

Je l’ai utilisée avec le tapis de souris Corsair MM Pro, mais aussi avec mon tapis Be Quiet! que j’utilise quotidiennement.

 

ROG Harpe II Ace

La prise en main : 

Pour la prise en main, on retrouve une souris avec un bon compromis entre une Razer Viper et une Logitech Superlight. Ayant en usage quotidien une Viper V3 Pro, je me suis habitué très rapidement à cette souris, avec une prise en main naturelle sans être dépaysé.

La souris est légèrement moins longue que la Viper, et pourtant, même avec une grande main, je n’ai ressenti aucune gêne. Le fait qu’elle ait une forme moins prononcée au niveau du bombé sur la paume permet de bien positionner la main sans contrainte.

Sur de longues sessions de jeu, la forme n’est pas fatigante et son poids léger (48 g) procure ses effets assez rapidement. Étant habitué à des souris au-dessus des 50 g, la différence est clairement perceptible. Les déplacements sont plus légers, mais surtout cela aide sur le tracking, que j’ai trouvé amélioré.

Les switches de cette ROG Harpe II Ace sont un peu plus fermes que sur certaines souris concurrentes. Avec le temps, ce n’est pas vraiment dérangeant et même plutôt agréable. Le seul petit bémol reste leur bruit, un peu plus audible que la moyenne.

Le revêtement : 

C’est sûrement la bonne surprise de cette souris. On est sur du plastique, comme beaucoup d’autres modèles pour gagner en légèreté, mais le revêtement est ici particulièrement réussi.

On a quelque chose qui ne fait pas transpirer à l’utilisation et surtout qui n’est pas trop lisse. La souris tient vraiment bien en main, avec une excellente accroche.

J’ai trouvé ce revêtement clairement meilleur que celui proposé par Razer ou Logitech.

Asus a vraiment bien travaillé ce point et cela participe vraiment à l’expérience globale de la souris.

La qualité de fabrication : 

ROG Harpe II Ace

Pour la qualité de fabrication, encore une fois Asus a fait un excellent travail avec cette ROG Harpe II Ace. Aucun craquement à l’utilisation, aucun effet de flex ou de déformation, même en exerçant une pression sur le châssis. L’ensemble inspire vraiment confiance, avec une sensation globale très qualitative.

Du côté de la molette, on retrouve la même impression. Le crantage est agréable et bien marqué. La pression de la molette ainsi que celle des boutons latéraux est également réussie, avec un bon retour en main.

La glisse : 

ROG Harpe II Ace

La glisse est tout simplement parfaite. On a quelque chose de très fluide et précis, sans aucune accroche sur le tapis.

Les patins installés sur cette ROG Harpe II Ace offrent un déplacement très propre et régulier, ce qui procure une excellente sensation de contrôle en jeu.

Le poids de 48 g est également bien équilibré sur l’ensemble de la souris. Je ne ressens pas de déséquilibre, notamment lié à la batterie.

Le logiciel : 

Le logiciel web d’Asus, Gear Link, est extrêmement réussi et tranche clairement avec Armoury Crate, qui a longtemps été un point faible de la marque avec un logiciel trop lourd, parfois bugué et pas toujours évident à prendre en main.

Gear Link propose de nombreuses options tout en restant lisible et simple d’utilisation. C’est particulièrement appréciable au quotidien, que ce soit pour un usage régulier ou plus ponctuel.

On n’a pas besoin de mode d’emploi pour s’y retrouver, tout est assez intuitif dès la première utilisation.

[nextpage title= »Conclusion : « ]

À présent, passons à la conclusion. Cette ROG Harpe II Ace est sûrement l’une des meilleures souris que j’ai pu tester à titre personnel. Elle a clairement de quoi inquiéter la concurrence. La qualité de fabrication est excellente. Le poids de 48 g est extrêmement agréable et apporte un vrai plus en jeu, notamment sur le tracking et la précision des mouvements.

 

ROG Harpe II Ace

Asus, un concurrent de poids ?

On le sait, la concurrence sur le marché des souris gaming haut de gamme est extrêmement intense. De nouvelles marques apparaissent chaque année pour tenter de s’imposer et gratter des parts de marché aux leaders, en proposant des souris toujours plus légères, avec les dernières technologies et des matériaux toujours plus aboutis.

Asus, que l’on voit encore assez peu représenté sur ce segment face à des acteurs comme Razer ou Logitech, a pourtant de quoi sérieusement bousculer la concurrence avec cette ROG Harpe II Ace. La maîtrise est totale, aussi bien sur la fiche technique (difficile de faire mieux en 2026) que sur le châssis et le revêtement, qui sont tout bonnement excellents.

Ajoutez à cela un logiciel particulièrement abouti et Asus propose ici une souris complète, cohérente et clairement conçue pour attaquer de front les meilleures références du marché.

Et le prix ?

On le sait, les souris ultra haut de gamme se situent aujourd’hui autour des 180 €, les prix sont donc assez similaires entre les différentes marques.

Le choix se fera alors surtout en fonction de vos préférences, que ce soit en termes de marque, de forme ou de fiche technique. Dans ce contexte, la ROG Harpe II Ace, proposée au prix de 179,99 € en France, s’impose très clairement comme une excellente alternative face aux références du marché.

On a aimé :

  • Capteur performant
  • Switches réactifs
  • Fiche technique solide
  • Bonne autonomie
  • Souris rigide
  • Légèreté
  • Très bonne glisse
  • Logiciel web : Gear link
  • Logiciel simple et complet
  • Prix bien positionné par rapport à la concurrence

On aurait aimé :

  • Rien

overclocking.com Gold Award

Encore merci à ASUS pour la mise à disposition de cette

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Les AIO Noctua lancé au second trimestre ?

Au Computex l’année dernière, nous découvrions des AIO Noctua sur le stand de la marque. En effet, l’entreprise travaillait sur une série de kits watercooling. Pour cela, la marque s’appuie sur une base d’Asetek, mais les deux entreprises collaborent pour proposer des améliorations au niveau du radiateur et de la pompe. Bien évidemment, les ventilateurs autrichiens sont retenus pour assurer le refroidissement de l’ensemble et en silence s’il vous plaît !

Des AIO Noctua pour le deuxième trimestre !

Une collaboration entre Asetek et Noctua !

AIO Noctua

Pour faire simple, les deux entreprises prennent le marché à contrepied. Plutôt que de miser sur du RGB et des écrans, nous devrions retrouver un ensemble discret qui mise surtout sur le silence. Le prototype que nous découvrions l’an passé à Taïwan mettait en avant un capot de pompe isolé phoniquement (avec trois couches d’isolant) afin de réduire au maximum les vibrations et le bruit. Avec ceci, des modules avec ventilateurs étaient aussi exposés. Nous sommes curieux de voir s’ils sont toujours au programme.

Outre l’isolation de la pompe, la pompe elle-même, une Emma G8 V2, a été modifiée. Dans le lot, nous apprenons qu’un contrôleur PWM analogique custom est employé. Ce dernier offre une fiabilité accrue. Par ailleurs, l’utilisateur aura le choix entre trois profils de vitesses suivant les performances et les nuisances sonores attendues. Pour finir, le radiateur a été optimisé pour les ventilateurs G2 de la marque (testés ici et là). Les ailettes adoptent un design dit « non-louvered ». Ceci permet un flux d’air plus direct avec moins de résistance tout en réduisant l’accumulation de poussière. Quant au choix des radiateurs, il serait question de modèles déclinés en 240, 360 et 420 mm.

Un lancement au second trimestre ! 

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Selon la feuille de route actuelle de la marque, le lancement est prévu pour le trimestre prochain, ne reste plus qu’à savoir quand précisément. Est-ce que l’entreprise vise un lancement avant, après ou pendant le Computex ? Telle est la question. L’autre question que l’on se pose concerne les prix de vente qui risquent d’être importants malgré l’absence de fioritures comme un écran ou autre.

Bientôt un CPU Bartlett Lake bootable sur Z790 ?

Bartlett Lake (specs ici), c’est une série de processeurs un peu particulière. Effectivement, ces derniers sont dépourvus de E-Core et sont constitués exclusivement de P-Core. Cependant, malgré plusieurs rumeurs, ils ne se destinent pas au secteur grand public, uniquement au secteur industriel et à l’embarqué. Même s’ils sont physiquement compatibles avec les cartes mères Z690 et Z790, le système ne démarrera pas… À moins qu’un BIOS ne soit développé, ce qui semble être en bonne voie.

Bartlett Lake : bientôt bootable sur des cartes grand public ? 

L’IA dans le développement de BIOS ? 

Bartlett Lake Z790

Un membre du forum Overclock tente actuellement quelque chose afin d’apporter un support pour cette série de processeurs. Pour le moment, les choses débutent et ce dernier est parvenu à atteindre l’écran de POST, mais pas plus puisque, lorsqu’il appuie sur F1 pour entrer dans le BIOS, l’écran devient noir. Le système ne démarre donc pas, du moins, pas encore, mais les choses avancent.

Pour le développement du BIOS, kryptonfly utilise l’intelligence artificielle : Claude d’Anthropic. Selon lui, le BIOS a été généré entièrement par l’IA. Le travail est donc amorcé, espérons qu’il parvienne à aller plus loin et à rendre le système bootable, car nous sommes curieux des performances qui peuvent être atteintes, tant en jeu qu’en benchmark, par ce type de CPU. Un duel avec un Core i9 14900K serait intéressant.

Quid du matériel utilisé ?

Au niveau de son matériel, ce dernier utilise une carte mère ASUS Z790 AYW-OC ainsi qu’un Core 9 273PQE. Il s’agit là du plus gros modèle de la série puisqu’il dispose d’un total de 12 P-Core, 0 E-Core et des fréquences atteignant les 5,9 GHz en boost. Quant à la mémoire, le système est équipé de 32 Go de DDR5 fonctionnant à 4000 MT/s.

Malheureusement, bien qu’exploitant un socket LGA-1700, cette série de CPU n’est pas compatible avec des cartes mères grand public. Visiblement, ce sera aux passionnés de développer leurs propres solutions à moins qu’un constructeur y voit un intérêt pour de l’overclocking par exemple.

Micron travaillerait sur de la GDDR empilée !

Dans le monde de la mémoire pour carte graphique, nous retrouvons deux grandes familles : la GDDR et la HBM. Si le premier type a l’avantage du coût et de la facilité d’intégration, la seconde permet de plus grosses capacités et une bande passante colossale. Cependant, il n’y a pas d’intermédiaire entre les deux et c’est sur ce créneau que Micron veut empiler les puces de GDDR !

Micron veut empiler les puces de GDDR pour améliorer les performances !

Une solution à mi-chemin entre la VRAM classique et la HBM ! 

Micron GDDR6 - GDDR empilée

L’inconvénient majeur de la mémoire HBM, bien que très performante, réside principalement dans son coût de production et d’intégration. Sur les solutions graphiques actuelles, ce type de mémoire est intégré directement sur le substrat, là où repose le GPU. De plus, la production de ce type de mémoire nécessite une allocation importante en wafers, et cela a un impact sur le coût final.

En travaillant sur l’empilement de la VRAM plus classique, Micron espère très certainement améliorer la densité de la GDDR tout en proposant une bande passante en hausse. Derrière, on peut aussi espérer une intégration facilitée. De là, on peut espérer que cette mémoire se soude directement sur le PCB et non aux côtés du GPU directement par exemple. De la sorte, ce type de mémoire s’intègrera comme la mémoire actuelle… Mais ce sont des suppositions de notre part.

Une nouvelle mémoire, mais pour qui ? Pour quand ?

Pour le moment, Micron n’en est qu’au stade préliminaire du développement de son nouveau type de mémoire. Cependant, on peut s’attendre à ce que les premiers modules mémoires soient constitués de quatre couches. Pour l’usage, l’entreprise ciblerait surtout les produits à destination de l’intelligence artificielle. Ce secteur nécessite en effet de fortes capacités et une bande passante élevée. Cependant, il n’est pas exclu que certaines cartes graphiques gaming haut de gamme optent pour ce type de mémoire. On pense notamment aux séries 90 de NVIDIA.

Dans tous les cas, les premières estimations indiquent que les premiers prototypes pourraient être disponibles l’année prochaine tandis que les premiers tests sont attendus pour cette seconde moitié de 2026. Affaire à suivre, mais ça s’annonce prometteur.

14 ans de prison requis pour vol de technologies en lien avec le TMSC N2

S’il y a bien une chose avec laquelle le gouvernement taïwanais ne rigole pas, c’est le vol et le transfert de technologies. Chen Weijie fait l’objet de poursuites judiciaires et encourt jusqu’à 14 ans de prison pour avoir transféré des documents en lien avec le N2 de TSMC à son nouvel employeur : Tokyo Electron. Les systèmes de sécurité du fondeur se sont mis en branle après avoir détecté des connexions suspectes à ses bases de données et des photographies au smartphone, ce qui a déclenché une enquête !

TSMC N2 : un ingénieur poursuivi pour vol et transfert technologique !

Il voulait favoriser son nouvel employeur ! 

Pour faire simple, TSMC reste le plus gros fondeur du monde en termes de volume de production. C’est un bijou national taïwanais et le monde en est très dépendant. Forcément, pour l’île, l’entreprise est stratégique et toute tentative de vol ou de transfert technologique est perçue comme atteinte à la sécurité nationale. Dès lors, les auteurs de ce type de méfaits risquent lourds, dans le cas qui nous intéresse : 14 ans de prison.

L’ancien ingénieur de TSMC cherchait à favoriser son nouvel employeur, Tokyo Electron. Le but était de transférer des documents en lien avec le process en 2 nm afin d’améliorer leurs machines. La finalité était de décrocher des contrats avec TSMC pour équiper davantage de leurs lignes de production. Cependant, rien ne prouve encore que Tokyo Electron soit impliqué directement. Cela peut être une initiative personnelle en vue de gravir rapidement les échelons.

Malheureusement (pour lui), il a été démasqué puisque les systèmes de sécurité de l’entreprise taïwanaise se sont activés. Ces derniers ont détecté des accès suspects à leur base de données ainsi que des photos prises au smarphone. Tout ceci a déclenché une enquête approfondie et c’est à cette occasion qu’il a été découvert. Mais il n’aurait pas agi seul et aurait demandé à d’autres ingénieurs en poste de l’aide.

Et ce n’est pas le seul ! 

Visiblement, ce Chen Weijie n’est pas le seul impliqué dans ce type d’enquête puisque Wei-Jen Lo (maintenant employé chez Intel) est également suspecté de transfert de technologies sensibles.

Au-delà des affaires citées, nous ne serions pas surpris que les ingénieurs travaillant chez TSMC reçoivent des pressions constantes pour faire sortir des technologies et un document de l’entreprise. Il faut dire que la production de semi-conducteur est devenue un enjeu stratégique mondial. C’est la raison pour laquelle la politique américaine est devenue aussi agressive dans ce domaine : sanction contre la Chine, tentative de relocalisation de la production sur le sol américain, etc.

Thermaltake Casemod 2026 : Palit Maker

Le Thermaltake Casemod 2026 a commencé depuis janvier. Il est temps de faire un nouveau point sur l’avancée de mon projet. Pour rappel, cette compétition oppose 8 modders autour d’une même configuration. Comme promis, je vous partagerai ici régulièrement les nouvelles, les réussites, mais aussi les doutes et surtout les apprentissages. Car, de mon point de vue, cet évènement est d’abord l’occasion d’apprendre de nouvelles choses et de faire des rencontres.

Casemod 2026 : Palit Maker

Casemod 2026 Parmi les généreux sponsors de cette édition 2026, Palit fournit la carte graphique. Il s’agit d’une RTX 5070 Gaming Pro-S. C’est un modèle bien refroidi et performant, mais ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est la personnalisation !

En effet, Palit propose un système de customisation unique pour ses GPU. Nommé Palit Maker, il permet aux utilisateurs de créer une nouvelle coque pour leur carte… sans aucun démontage ni aucune expérience de la création 3D ! La marque fournit gratuitement l’accès aux fichiers 3D (STL et STP) permettant d’imprimer une cover s’adaptant parfaitement au GPU. La cover s’installe par-dessus l’habillage d’origine.

Palit Maker : accessible à tous

Casemod 2026 Et tout le monde peut le faire, à condition d’avoir accès à une imprimante 3D. Palit fournit deux fichiers différents :

  • Une version « peinture », prête à l’emploi, déjà texturée, ne nécessitant aucun travail de création 3D. Ne restera qu’à la peindre de la couleur voulue.
  • Une version « créateur » neutre, prête à être modifiée dans un logiciel de création 3D.

Dans tous les cas, les petites imprimantes ne sont pas oubliées et un fichier d’impression en deux parties est disponible.

Casemod 2026 : Nomad Sculpt

Casemod 2026 Nouvel apprentissage pour ce Casemod : la création 3D artistique. Très différente du travail formel et basé sur les contraintes dans Fusion 360, cette nouvelle approche a été l’occasion de découvrir un logiciel appelé Nomad Sculpt. Comme à chaque étape de cette aventure, j’ai la chance de bénéficier de l’aide désintéressée et passionnée de personnes talentueuses. Ainsi, Maharlikaps, créatrice et moddeuse basée aux États-Unis, m’a recommandé le logiciel. Elle m’a ensuite prodigué de précieux conseils et permis de progresser rapidement. Mais j’ai aussi reçu un énorme coup de pouce de Ben Retromod, dont nous parlerons lors du prochain point de situation.

Une carte dans le thème

Casemod 2026

Résultat : une carte qui devrait servir le thème à merveille, je vous laisse juger grâce aux premières photos. L’impression, réalisée par Mr Gabarit sur sa Bambulab H2D, s’installe à la perfection sur la carte. Palit tient sa promesse.

Je ne peux que saluer l’initiative de Palit. Le système Palit Maker est une vraie invitation à la créativité. Pour le moment, il couvre les gammes Dual et Gaming Pro. Le travail de peinture de la cover commence maintenant !

Lors du prochain point, nous parlerons d’impression 3D et du rapport ambivalent que je développe avec cet outil pendant le Casemod.

MSI MAG Tomahawk WiFi II : connectique I/O plus limitée et WiFi moins bon

MSI nous propose, pour accompagner le lancement des Core Ultra 200K Plus, une nouvelle carte mère avec sa MAG Tomahawk WiFi II. Cependant, cette dernière arrive avec un WiFi limité tandis que la connectique I/O est moins fournée que celle de la carte originale… En réalité, elle perd un Thunderbolt 4. Par ailleurs, il ne semble pas y avoir de changement autre au niveau de la connectique.

MAG Tomahawk WiFi II : moins bon que la première carte !

Une connectique bien fournie quand même ! 

MSI MAG Z890 Tomahawk WiFi II

Avec cette carte, nous retrouvons toujours un modèle décliné au format ATX, laquelle dispose toujours d’un chipset Z890 et d’un socket LGA-1851. La partie mémoire s’appuie toujours sur quatre emplacements en DDR5, lesquels peuvent encaisser 256 Go de RAM fonctionnant à 9200 MT/s en 1DPC 1R.

La partie PCIe met en avant trois connecteurs en x16 physique. Cependant, seul le premier sera en Gen5 x16, les deux autres devront se contenter d’un câblage en Gen4 x4 via le chipset.

Quant au stockage, nous retrouvons quatre M.2. Encore une fois, seul le premier slot exploitera quatre lignes PCIe 5.0 x4. Les trois autres seront en PCIe Gen4 x4, encore une fois, ils tireront leurs lignes du chipset.

Une connectique I/O qui perd en connectique et un WiFi 7 moins performant !

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Finalement, la principale différence avec la carte originale concerne la partie I/O qui est moins complète. Au lieu de deux Thunderbolt 4, la carte arrive avec un seul et unique connecteur de ce type. Sinon, nous retiendrons une partie WiFi 7 dont la fréquence a été réduite de 320 à 160 MHz. Attendez-vous à des débits WiFi moins importants.

MSI MAG Z890 Tomahawk WiFi II

Pour le reste, nous retrouvons toujours quatre USB 10 Gbps dont un en type-C, quatre USB 5 Gbps, la sortie vidéo HDMI couplé à l’Ethernet en 5 GbE. Enfin, la partie audio est pilotée par une puce ALC1220.

Bref, il ne reste plus qu’à connaître les prix. En espérant que MSI ne s’adonne pas non plus à des pratiques de shrinkflation : même prix, mais moins de fonctionnalité.


Par ici la fiche produit de MSI ! 


Une Instinct Mi50 recyclée en carte gaming… Le résultat est mitigé !

Avant l’explosion des prix de la mémoire, il est était possible de mettre la main sur d’anciennes cartes serveur à des prix tout à fait abordable. Par exemple, l’Instinct Mi50 se retrouvait sur eBay pour l’équivalent de $150. Mais, est-ce une bonne idée de recycler une carte serveur en un modèle gaming avec un pilote graphique custom ? C’est ce que l’on va voir.

Il utilise une Instinct Mi50 comme carte gaming ! 

Un modèle serveur à la base !

RADEON Instinct Mi50

La gamme Instinct chez AMD est une série de cartes à destination du monde serveur. Dès lors, nous retrouvons des cartes équipées d’une dissipation passive. Cependant, contrairement à d’autres modèles de sa catégorie, elle dispose de sortie vidéo ce qui lui permet d’être recyclée en carte de jeu. Quant au refroidissement, un carénage a été imprimé afin de pouvoir monter un ventilateur.

Au niveau des caractéristiques, rappelons que ce modèle voyait le jour en 2018. Le GPU est un Vega 20 à l’intérieur duquel nous retrouvons 3840 stream processors. Quant à la mémoire, nous avons affaire à une version dotée de 32 Go de HBM2. Cette dernière, profite de quatre stack de 8 Go de VRAM tandis que le bus mémoire de 4096 bits est retenu. La bande passante mémoire est colossale : 1 To/s.

Des problèmes de pilotes : 

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Évidemment, pour adapter cette carte pour le jeu vidéo, il aura fallu passer par un driver moddé. Pour cela, il faut passer par un utilitaire spécifique pour s’assurer que la carte soit détectée et qu’elle fonctionne. Mais cela pose quelques petits problèmes en application, comme sur Blender par exemple où des problèmes de détection subsistent tandis que DaVinci Resolve fonctionne de manière… Problématique disons.

Mais sa grosse capacité en mémoire permet de faire tourner des modèles d’IA dépendant de la mémoire comme les modèles de type 35B. Par ailleurs, en jeu vidéo, la carte se place au niveau d’une RTX 3060, tantôt au-dessus, tantôt en dessous. Ça dépendra des jeux auxquels on joue. Cependant, d’autres jeux ne se lanceront tout simplement pas du fait de l’âge de la carte ou tourneront dans des conditions exécrables.

Finalement, adapter une carte serveur en modèle de jeu, s’annonce davantage comme un parcours du combattant tandis que les résultats peuvent être… Aléatoire. Et c’est sans compter la consommation de 300W de la carte.

TurboQuant, l’annonce de Google, fait-il reculer les coûts de la RAM ?

Il y a récemment eu une petite annonce de la part de Google qui a fait baisser les cours en bourses de certains producteurs de mémoire. Il n’est donc pas impossible que cette baisse des cours a eu une influence sur le prix de vente de certains kits mémoires qui perdait jusqu’à $100. Par ailleurs, il est encore trop tôt pour dire si l’on est face à une baisse de prix durable.

TurboQuant : une technologie qui permet de réduire les besoins en mémoire ! 

Une baisse des cours en bourse des producteurs de mémoire !

TurboQuant unstonks les cours de Micron

Pour faire simple, cette nouvelle technologie signée Google permet de réduire les besoins en mémoire. En gros, elle vient appliquer un système de compression au cache KV et à la recherche vectorielle. Dès lors, les besoins en mémoire sont divisés par six… En théorie. Ces effets ont été mesurés dans certains benchmarks, il reste donc à savoir si cela se répercutera concrètement dans des applications concrètes. Si tel est le cas, les hyperscalers et autres entreprises spécialisées dans le secteur de l’IA pourraient revoir leurs besoins en mémoire à la baisse ce qui, à terme, pourrait soulager le marché.

Mais cela ne reste que des suppositions, bien que l’annonce de Google ait eu un impact bien concret sur les cours en bourse Micron notamment. La semaine passée, l’entreprise voyait sa valorisation boursière tomber de 15,85% ce qui représente un total de $75,9 milliards.

Vers une baisse des prix de la mémoire ? 

Encore une fois, ce ne sont que des suppositions, mais si la technologie TurboQuant de Google offre des gains pratiques, il n’est pas impossible que les prix des kits de RAM diminuent. Suite à cette annonce, certains kits (déjà surévalués) de chez Corsair ou encore Kingston perdaient $100. Mais cette baisse pourrait être encore plus importante en cas de baisse de la demande. TrendForce évoquait encore des hausses des contrats d’approvisionnement de l’ordre de 90 à 95%. Mais il n’est pas impossible que les prix finissent par baisser au troisième trimestre.

En attendant, chez nous, les prix sont encore très élevés, les kits de 32 Go de DDR5 tournent toujours autour des 400 € chez Top Achat.

Bon plan : AIO DeepCool Mystique 360 à 80 € à la FNAC !

Nouveau bon plan du côté des kits watercooling avec une référence de chez DeepCool disponible à un prix très accessible. En ce moment, à la FNAC, nous pouvons mettre la main sur le Mystique 360 à un prix de 79,99 €, un prix très abordable pour ce kit watercooling performant muni d’un écran.

Mystique 360 : un AIO DeepCool avec écran disponible à 80 € à la FNAC ! 

DeepCool Mystique 360 Pour faire simple, le Mystique 360, c’est un kit watercooling doté d’un radiateur en 360 mm produit par DeepCool. Ce dernier profite aussi de trois ventilateurs montés de série sur le radiateur et d’un branchement en série limitant les câbles dans votre installation. L’ensemble est bien fini avec un joli radiateur carré sans rivets ni vis apparents sur les flancs.

L’écran permettra l’affichage d’information en lien avec votre système ou encore de médias personnalisés comme des images .gif ou .jpg. Pour cela, nous retrouvons une diagonale de 2,8″, le tout, profitant d’une résolution de 640×480. L’orientation est également assistée par Gyroscope de sorte qu’il soit toujours dans le bon sens, peu importe l’orientation de votre carte mère.

Concrètement, sur socket Intel, il s’en sort bien, il maintenait notre Core i5 à des températures inférieures à celles obtenues avec un Ryuo III 360 d’ASUS équipé d’une pompe Asetek Gen8. Quant aux nuisances sonores, on peut dire qu’elles sont maîtrisées même si on ne le poussera pas à fond pour des raisons de confort auditif !

Dans tous les cas, 80 € pour un kit de cet acabit, c’est cadeau ! Précisons que c’est un AIO qui était lancé à plus de 200 € !