Accueil Actualités Actu Hardware 14 ans de prison requis pour vol de technologies en lien avec...

14 ans de prison requis pour vol de technologies en lien avec le TMSC N2

0
Vidéos overclocking.com

S’il y a bien une chose avec laquelle le gouvernement taïwanais ne rigole pas, c’est le vol et le transfert de technologies. Chen Weijie fait l’objet de poursuites judiciaires et encourt jusqu’à 14 ans de prison pour avoir transféré des documents en lien avec le N2 de TSMC à son nouvel employeur : Tokyo Electron. Les systèmes de sécurité du fondeur se sont mis en branle après avoir détecté des connexions suspectes à ses bases de données et des photographies au smartphone, ce qui a déclenché une enquête !

TSMC N2 : un ingénieur poursuivi pour vol et transfert technologique !

Il voulait favoriser son nouvel employeur ! 

Pour faire simple, TSMC reste le plus gros fondeur du monde en termes de volume de production. C’est un bijou national taïwanais et le monde en est très dépendant. Forcément, pour l’île, l’entreprise est stratégique et toute tentative de vol ou de transfert technologique est perçue comme atteinte à la sécurité nationale. Dès lors, les auteurs de ce type de méfaits risquent lourds, dans le cas qui nous intéresse : 14 ans de prison.

L’ancien ingénieur de TSMC cherchait à favoriser son nouvel employeur, Tokyo Electron. Le but était de transférer des documents en lien avec le process en 2 nm afin d’améliorer leurs machines. La finalité était de décrocher des contrats avec TSMC pour équiper davantage de leurs lignes de production. Cependant, rien ne prouve encore que Tokyo Electron soit impliqué directement. Cela peut être une initiative personnelle en vue de gravir rapidement les échelons.

Malheureusement (pour lui), il a été démasqué puisque les systèmes de sécurité de l’entreprise taïwanaise se sont activés. Ces derniers ont détecté des accès suspects à leur base de données ainsi que des photos prises au smarphone. Tout ceci a déclenché une enquête approfondie et c’est à cette occasion qu’il a été découvert. Mais il n’aurait pas agi seul et aurait demandé à d’autres ingénieurs en poste de l’aide.

Et ce n’est pas le seul ! 

Visiblement, ce Chen Weijie n’est pas le seul impliqué dans ce type d’enquête puisque Wei-Jen Lo (maintenant employé chez Intel) est également suspecté de transfert de technologies sensibles.

Au-delà des affaires citées, nous ne serions pas surpris que les ingénieurs travaillant chez TSMC reçoivent des pressions constantes pour faire sortir des technologies et un document de l’entreprise. Il faut dire que la production de semi-conducteur est devenue un enjeu stratégique mondial. C’est la raison pour laquelle la politique américaine est devenue aussi agressive dans ce domaine : sanction contre la Chine, tentative de relocalisation de la production sur le sol américain, etc.