Aller, on attaque la semaine avec un nouveau cas de connecteur 12V-2×6 fondu et sans surprise, c’est avec sur une RTX 5090 que cela s’est produit. Effectivement, l’utilisateur u/Roachard nous partage sur Reddit des photos de sa carte dont le connecteur a fondu. Ce dernier à brûlé à la fois du côté de l’alimentation et de la carte graphique. Bien sûr, dans ce genre de situation, il ne reste plus qu’à faire un RMA…
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RTX 5090 : une de plus !
Au programme, nous avons donc affaire à une carte dont le connecteur d’alimentation a fondu. Encore une fois, le résultat et le même, quelques broches sur les douze ont fondu comme on peut le voir. Ainsi, trois broches sur la ligne du bas ont pris un sérieux coup tandis que les neuf autres sont à priori clean.
Bref, nous avons donc affaire aux phénomènes que Der8auer décrivait dans une de ces vidéos : l’intégralité de la puissance transite sur quelques broches seulement. Ce qui génère de fortes températures sur ces dernières et, in fine, un risque de fonte du connecteur. C’est ce qu’il s’est passé ici, mais cela n’a rien de surprenant, surtout quand on sait que les câbles peuvent encaisser des températures de 150°C !
Du côté de l’alimentation aussi, le connecteur a fondu, pourtant, le bloc était tout à fait capable de répondre à la demande de la carte graphique. Eh oui, l’alim en question n’est autre qu’une SF1000L de Corsair, un bloc SFX de 1000W de puissance. Quand on sait que la RTX 5090 consomme 600W environ en charge, ce bloc est donc amplement capable de soutenir la demande… Mais non, à cause de la conception hasardeuse du connecteur, l’utilisateur se retrouve à devoir faire un double RMA, un pour son alimentation, l’autre pour sa 5090 Gaming X Trio, une carte achetée plus de $2900.
Bref, à ces prix-là, rencontrer ce genre de problème est tout simplement intolérable d’autant que le caméléon continue de faire l’anguille sur le sujet.
Encore une actu qui parle des RTX 5060 series… En même temps, ce sont les prochaines cartes NVIDIA à débarquer sur le marché, forcément, les leaks se multiplient. Après diverses apparitions dans des fiches techniques de PC préassemblés, place à un leak dans la base de données de Furmark. Certes le nom de la carte n’apparaît pas clairement, par ailleurs, le logiciel affiche un ID qui correspond à celui de la RTX 5060 Ti.
La RTX 5060 Ti fait une apparition dans la base de données de Furmark !
Bien entendu, si vous cherchez des benchs pour mesurer les performances d’une carte graphique, Furmark n’est pas l’idéal. Toutefois, c’est un logiciel fort utile pour savoir comment se comporte une carte graphique sous de fortes charges. On aime bien l’utiliser aussi pour mesurer la température maximale que prend la carte par exemple.
Bref, dans ces conditions, la capture Furmark montre un ID de périphérique 10DE-2D04 qui correspondrait bien à la 5060 Ti. Cependant, nous ne savons pas s’il s’agit d’une version 16 ou 8 Go comme le souligne @OyashokuDesu sur X. Ici, le test est effectué en UHD avec un score de 4411 pts, le tout, sous une température de 69°C. Le leaker indique également que ce score positionne la carte juste en dessous d’une RTX 3080 Ti sur ce bench… Mais encore une fois, Furmark n’est pas le test le plus fiable pour juger des performances d’une carte.
Quelques temps auparavant, une autre capture datant du mois dernier présentait une carte avec cet ID. Cependant, le test tournait en 1080p et le score était de 10242 pts, toujours sous une température de 69°C. Cependant, nous connaissions les fréquences à ce moment-là : 2656 MHz au maximum.
Pour rappel, on attend la carte pour la mi-avril à savoir, courant de la semaine prochaine, si l’on se base sur les leaks précédents. Quant aux prix, ces derniers seraient de $499 et $399 pour les version 16 et 8 Go.
Au final, AMD prévoirait une large gamme de processeurs pour console avec sa série Z2. Effectivement, cinq modèles sont en préparation et nous apprenons qu’un Ryzen AI Z2 Extreme pourrait bien voir le jour prochainement. Le but de celui-ci ? Intégrer un NPU afin d’offrir des fonctionnalités supplémentaires liées à l’IA. En effet, c’est quelque chose qu’Intel fait déjà, alors, à défaut de faire mieux, il faut faire aussi bien !
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Ryzen AI Z2 Extreme : un NPU pour l’IA dans les consoles portables !
Dans les grandes lignes, cette série Z2 sera bien complète et potentiellement choisir une console pourra se révéler compliqué. En effet, avec le Z2, nous aurions le droit à 8 cœurs Zen 4 avec un iGPU RADEON 780M disposant de 768 stream processors en RDNA3.
Le Z2 Extreme disposerait lui d’une combinaison de cœurs Zen 5 et Zen 5c avec un iGPU à base de RADEON 890M en RDNA 3.5 avec 1024 stream processors. La version IA disposant d’un NPU en plus pour les tâches liées à l’intelligence artificielle. Pour finir, le Z2G serait moins bon avec des cœurs Zen3+ et un iGPU à base de RADEON 680M : 768 sp en RDNA2. Enfin, il reste le Z2A dont on ne sait encore rien.
Bref, si AMD réagit en proposant une puce équipée d’un NPU XNDA2, c’est pour se mettre au niveau de son concurrent Intel. Effectivement, avec un NPU, AMD serait capable de tirer parti de Copilot+ par exemple. Grâce à cela, les joueurs pourraient recourir à cette dernière techno de Microsoft lorsqu’ils sont bloqués dans un jeu ou lorsqu’ils ont besoin de conseil pour optimiser rapidement leurs x pour afficher un max de FPS, etc, etc,.
Finalement, comme le dit notre confrère, lorsque ces machines sont équipées d’un système Windows 11, ce ne sont rien de plus que des mini-PC portables avec une carcasse en forme de console.
Ça y est, nous sommes dans la dernière ligne droite du support de Windows 10 qui se terminera ce 14 octobre pour le grand public. Toutefois, Microsoft ne veut pas remettre en question sa politique et à partir de cette date, les mises à jours de sécurité et autres supports administratifs, c’est finito ! La marque conseille donc de basculer sur Windows 11, toutefois, si votre PC n’est pas compatible, Microsoft s’en moque !
Windows 10 : avec la fin du support de nombreux PC à la poubelle ?
Comme vous le savez, pour installer Windows 11, sans avoir recours à des astuces de contournement, il faut du matériel un minimum récent. Toutefois, tous les PC tournant sous W10 ne dispose pas de ce matériel. Or Microsoft s’en moque et indique qu’une fois le support arrivé à son terme, si votre machine n’est pas suffisamment récente pour être mise à niveau, il faudra changer des composants… Ou changer de PC.
Bref, tout ceci aura un impact d’une manière ou d’une autre. Ceci se traduira soit par une perte d’utilisateur soit par hausse des quantités de PC dans les déchèteries. Clairement, ça serait dommage de jeter une machine encore fonctionnelle puisque des alternatives existent. Si vous vous servez de votre ordinateur pour des tâches de bureautiques et multimédia, vous pouvez toujours installer un système Linux qui fera très bien l’affaire.
Si vous êtes un joueur, sachez que le support des jeux sur le pingouin s’est amélioré ces derniers temps notamment grâce à Proton. C’est peut-être un coup à jouer avant de devoir faire chauffer la carte bleue.
Si vous n’êtes pas sûr que votre ordinateur soit compatible avec votre système, vous pouvez vérifier ce facteur en utilisant l’outil PC Health Check accessible gratuitement depuis le site de Microsoft. En attendant, la firme se montre menaçante en comparant un PCoutdated à une porte ouverte !
Malgré les sanctions américaines, NVIDIA carbure en Chine et réalise déjà un joli chiffre avec la vente de ses H20. Effectivement, les géants chinois que sont ByteDance, Alibaba et Tencent auraient déjà investi $16 milliards en cartes pour l’IA. On parle ici de H20, la carte graphique la plus performante du caméléon actuellement disponible là-bas… Pour cet usage.
$16 milliards en H20 dépensé par les géants chinois !
L’information aurait été révélée par des personnes proches de l’industrie qui ont préféré rester anonymes. Toutefois, il semblerait que les investissements autour de la H20 se soient accélérés puisque les trois géants de la tech chinoise ont massivement investi. D’ailleurs, les commandes sont si massives qu’elles génèreraient des ruptures dans l’approvisionnement des cartes, ce qui ferait grimper les prix.
Maintenant, on se demande ce qui est à l’origine d’une telle envolée sur les commandes de ce matériel. Les tarifs douaniers de Trump pourraient être une raison à cela. Les entreprises en profitent pour sécuriser des lots de cartes avant que leurs prix ne partent à la hausse. L’autre raison pourrait concerner la possible interdiction de ces cartes en Chine à cause d’une nouvelle réglementation sur l’environnement… Quoi qu’assez légère si l’on en croit notre source.
Par ailleurs, il semblerait que le caméléon travaille sur une autre carte exclusive au marché chinois. Reste à savoir ce que cette dernière proposera, mais on parle déjà d’une version équipée de HBM3E, à suivre.
Directions les boutiques NewEgg et Best Buy qui affichaient récemment des PC préassemblés disposants de RTX 5060 non-Ti. Ces dernières, avant d’être retirées, ont pu être capturées par les leakers ainsi que VideoCardz. Au vu des composants affichés, tout ceci laisse supposer des prix d’environ $299 pour la future carte de NVIDIA. Pour rappel, on s’attend à un lancement pour 15 mai soit un mois après les 5060 Ti.
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RTX 5060 : la carte repérée dans des PC NewEgg et Best Buy !
Dans les grandes lignes, nous retiendrons des systèmes affichant une RTX 5060 en guise de carte graphique mais qui dépassent tout de même les 1300$. Cependant, en fonction des composants, nous arrivons à évaluer un prix de vente d’environ $299 avec, bien sûr des variations de prix selon les machines. D’un autre côté, ces variations peuvent être induites selon l’alimentation, la carte mère ou encore le boîtier employé. Il est clair qu’un PC avec un Phanteks Evolv X2 ne coûtera pas le même prix qu’une machine équipée d’un boîtier moins qualitatif.
Quoi qu’il en soit, les dernières rumeurs font état de carte dont les performances ne grimperaient pas énormément. D’ailleurs, NVIDIA appliquerait un politique tarifaire similaire à celle de ses RTX 4060 : $299 pour la 5060, $399 pour la 5060 Ti et $499 pour la Ti en 16 Go de mémoire.
Encore une fois, les caractéristiques techniques des cartes ne grimpent pas de manière significative. La partie mémoire, si ce n’est le passage à la GDDR7 ne change pas : bus de 128 bits. Quant aux cuda core, s’ils sont à la hausse, la différence n’est pas bien significative non plus avec leurs homologues d’ancienne génération. Bref, affaire à suivre, mais ce secteur ne risque pas de voir ses prix exploser, c’est au moins ça de pris… Enfin, à voir en fonction de la disponibilité.
Cette semaine, nous avons décidé de vous présenter en live une RTX 5070 Ti MSRP. C’est à dire une carte qui respecte le prix conseillé de Nvidia. Pour l’occasion, Asus nous a confié une RTX 5070 Ti Prime et nous avons pu longuement l’éprouver notamment sur plusieurs jeux du moment. L’idée était de mettre en situation cette carte et d’observer dans différents jeux son comportement. Cette référence est conçue pour offrir des performances optimales en 1440p, il était donc intéressant de voir ce qu’elle apporte en ce qui concernent les performances et le rapport qualité-prix .
Voici le chapitrage de notre vidéo pour ceux qui veulent aller à l’essentiel :
C’est un secret de polichinelle pour tout le monde : Nvidia s’apprête à lancer ses RTX 5060 Ti dans les prochains jours. Les 5060 Ti arriveront en deux déclinaisons de Vram : 8 et 16Go. Ces nouvelles cartes des verts sont attendues pour le 16 avril 2025, tandis que le modèle 5060 classique arriverait à la mi-mai. D’après plusieurs rumeurs ces dernières heures, Nvidia souhaiterait lancer ces cartes en conservant le même positionnement tarifaire que les actuelles RTX 4060 Ti. Alors, il faut là encore ne pas trop rapidement s’enflammer. Rappelons nous cependant que, pour le lancement, les MSRP des RTX 4060Ti étaient de 399 $ pour son modèle 8 Go et 499 $ pour le modèle 16 Go. Un positionnement logique même si le MSRP de la RTX 5070 est de 549$ (629€)…
RTX 5060 Ti : des prix et du stock ?
Là encore c’est le respect de ce MSRP qui sera le sujet principal sur ces références. Nvidia a repoussé ce lancement avec, à priori, l’ambition de mettre sur le marché plus de volume pour éviter une inflation sur les prix et tenter de calmer un peu la grogne des clients potentiels qui s’accentue depuis les premiers lancements des RTX 50.
Notons qu’AMD est attendu lui aussi avec ses cartes Radeon RX 9060 XT. Pour le moment les rouges cachent leur jeu et nous ne savons pas quand les annonces se feront pour ces versions. Depuis quelques semaines les fuites de PC pré-assemblés de plusieurs marques équipés de RTX 5060 / 5060Ti se multiplient. Pour en revenir aux 4060 TI, ces cartes continuent de se vendre très correctement et si le positionnement des 5060 Ti se confirme, il est envisageable de profiter d’une petite baisse des prix des différentes déclinaisons de 4060 Ti afin de nettoyer les stocks…Mais ça, c’est dans un monde idéal.
Un nouveau bios délivré par Asus permet à sa version RTX 5080 ROG Astral de disposer de 25 % de puissance en plus que les cartes graphiques GeForce RTX 5080 de référence. Grâce à cette mise à jour, la RTX 5080 peut désormais tirer parti d’une alimentation plus généreuse (+50W). Cela devrait logiquement se traduire par une capacité à maintenir des fréquences d’horloge plus élevées, offrant ainsi un coup de pouce notable pour les applications exigeantes, qu’il s’agisse de jeux vidéo ou de travaux de création multimédia. L’objectif semble relativement facile à comprendre : renforcer la compétitivité de la carte. Pour le moment, seul Asus et seuls les modèles Astral disposent de ce bios.
Le nouveau bios de la RTX 5080 Astral va t-il lui donner des ailes ?
Nouveau Bios : 50W de plus, la fête est plus folle ?
Lors de notre test, nous avions exprimé notre frustration en matière d’overclocking à cause des limitations de puissance imposées par Nvidia. Ce bios est donc une possible bonne nouvelle. Evidemment ce boost de puissance aura des répercussions. Une consommation accrue génère davantage de chaleur, ce qui peut solliciter davantage le système de refroidissement. C’est clairement pour cette raison que seuls les modèles Astral sont concerné. Les propriétaire de la carte vont devoir ainsi arbitrer entre un gain de performances et une augmentation du bruit des ventilateurs et devront peut-être vérifier que leur boîtier assure une ventilation suffisante pour dissiper cette chaleur supplémentaire.
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Bientôt la 5070 Ti ?
Si ce bios sort, ce n’est pas sans un feu vert de Nvidia à Asus. La raison principale est clairement la concurrence rouge et en particulier la RX 9070 XT. Alors dans ces conditions que penser d’un éventuel bios magique, dans les prochains jours, pour les RTX 5070 Ti ? Ces cartes disposent du même GPU (GB203) que les RTX 5080. Nous avons vu qu’elles ont un bon potentiel d’overclocking, qu’elles disposent d’un TDP de base à 300W…Inutile de dire qu’avec une petite cure vitaminée (et de la dispo), elles pourraient sérieusement revenir dans la course.
Pour le moment nous n’avons pas encore pu évaluer les gains de ce nouveau bios sur la RTX 5080 mais sans avoir de boule de cristal, on se dit que c’est bien sur la 5070Ti qu’il aurait le plus de sens.
Si vous voulez en savoir plus sur le potentiel des RTX 5070Ti, retrouvez la VOD du test dans les jeux et avec optimisations de Baron :
La bombe lâchée par l’administration américaine continue de perturber l’économie mondiale. Nous vous épargnerons ici les analyses et éléments de langages qui tournent suffisamment en boucle sur l’ensemble des médias. Nous allons nous concentrer sur l’industrie de la tech et des semi-conducteurs et essayer de comprendre ce qui pourrait se passer dans les prochains mois avec les droits de douane. Si les USA imposent des taxes aux fabricants asiatiques, cela ne veut pas pour autant dire que les choses vont se répercuter en Europe…Et que les américains vont devoir tout payer plus cher. Ceci est un article d’opinion basé sur une analyse personnelle.
Droits de douane : si avec Trump la méthode change, le bras de fer sur les semi-conducteurs avait commencé depuis un moment.
Avant de parler des semi-conducteurs, penchons nous sur les produits tech en général. Pour résumer la politique américaine actuelle, il faut juste reprendre la déclaration récente du secrétaire au Commerce Howard Lutnick : Pourquoi les entreprises américaines comme Apple doivent-elles faire fabriquer leurs iPhones en Asie alors que la plupart des tâches sont effectuées par des robots ?
Sur ce sujet, revenons quelques années en arrière, Apple était alors bloqué au Brésil par le président Lula. Une situation débloquée avec l’ouverture de capacités de productions sur le sol brésilien. Faire revenir localement des capacités de production de cet ordre, alors que la majorité des usines, y compris en Chine, est robotisée, n’a en réalité rien de délirant. Avec 20 ans de recul, quelqu’un qui visite une unité de production chinoise se rend bien compte que le coût n’est plus l’argument numéro 1. L’occident en général a tout simplement abandonné sa volonté de « fabriquer ». La robotisation pour fabriquer une carte mère (c’est un exemple) à Shenzhen, Bucarest ou encore en France engendreraient de faibles différences de coûts sans doute annulées par les frais de transport. Il faudra certes opérer un rattrapage sur les infrastructures mais tout ça est faisable.
Là où les choses se compliquent c’est quand on regarde le marché des semi-conducteurs. Les géants AMD, APPLE, INTEL ou Nvidia, tous américains, dépendent d’une production asiatique. Evidemment, la situation d’Intel est différente même si ces dernières années, le recours massif à TSMC a changé la donne. Ces productions demandent un personnel hautement qualifié et des infrastructures qui ne se construisent pas en quelques semaines.
Trump est-il fou où nous européens avons 2 ou 3 trains de retard ?
Là encore, il faut reprendre les déclarations et notamment celles du président américain au mois de janvier de cette année. Dans un discours général sur la tech, il annonçait vouloir taxer lourdement les semi-conducteurs et les produits pharmaceutiques en provenance de Taïwan. Beaucoup se sont arrêtés là dans leur analyse en tirant simplement la conclusion que les coûts pour les américains allaient exploser. Mais quand on prend quelques minutes, on constate que Trump s’est en fait livré à une critique du programme entourant le US Chips Act. Car n’oublions pas que l’administration Biden comme l’administration Trump ont partagé la même ambition de relocaliser un maximum l’industrie des semi-conducteurs. Cependant le nouveau président considère lui que financer l’implantation de fabs à coups de milliards est un cadeau que ne méritent pas les TSMC, Samsung et consorts. « Ces entreprises n’ont pas besoin d’argent, elles ont des montagnes de cash ». De plus, au regard des tensions géopolitiques et de l’importance du marché américain, venir s’installer sur place et dans leur intérêt. Trump pratique donc une autre incitation : venez car vous voulez vendre chez nous sinon vous serez lourdement taxés. Le mécanisme est tout à fait différent de celui poussé par l’administration Biden même si le but final reste le même : relocaliser la production aux USA. La grande différence c’est que cette méthode ne coute rien aux finances américaines.
Evidemment, contrairement à l’Europe, les USA ont un avantage énorme : la capacité de mettre la pression sur ses champions pour qu’ils passent un maximum de commandes à des partenaires disposant de capacités locales. Les déclarations du patron de Nvidia mais aussi les efforts autour d’Intel sont à lire sous cet angle. Mais il faut bien regarder les choses en face : le concept fumeux qui voulait cantonner la Chine en « usine du monde » est terminé. Et dans cette histoire, à titre personnel, je ne pense pas qu’au bout du compte, les américains soient perdants.
NB : comme vous certainement, je n’ai pu m’empêcher de sourire quand j’ai entendu l’analyse de certains médias expliquant que le report des pré-commande de la Switch 2 était une mesure de représailles…
Et l’Europe dans tout ça ? Il est probable que tous les faiseurs asiatiques se mettent à reconsidérer l’Europe comme un marché prioritaire. Avec les difficultés qui arrivent pour rentrer rapidement sur le marché US, l’Europe pourrait bénéficier d’un effet balancier favorable. Une bonne manière de faire baisser la température et de ne pas trop se poser de questions. Après tout, un, deux ou trois trains de retard, quelle différence ?