De nouvelles rumeurs font surface du côté d’AMD et de ses prochaines générations de cartes graphiques. En effet, des leakers évoquent une fréquence de 4 GHz pour les GPU RDNA 5 de future génération. Évidemment, le crédit à apporter à ce type de rumeur reste difficile à évaluer. Cependant, il semblerait que l’on se dirige vers une augmentation générale des fréquences du côté des composants AMD pour les futures générations de CPU et GPU.
RDNA 5 : la barre des 4 GHz atteinte ?
Hausse généralisée des fréquences pour Zen 6 et RDNA 5 ?
Bien entendu, plus les fréquences augmentent, plus les performances suivent, mais ce n’est pas le seul facteur à prendre en compte pour élever le niveau de performances. Sur une carte graphique, le nombre d’unités de calcul est à prendre en compte, ainsi que la bande passante mémoire. La rapidité des unités dédiées au ray tracing est importante dans le domaine des jeux vidéo lorsque l’on active la technologie, etc., etc. Mais une hausse des fréquences soutient l’augmentation des performances de manière générale.
Si l’on en croit les dernières rumeurs, les fréquences vont donc augmenter de manière significative. Mais encore une fois, reste à savoir dans quelles proportions puisque selon la source, on parle de hausses importantes à des hausses complètement délirantes. Si la RX 9070 XT fonctionnait à 2,97 GHz, avec RDNA 5, on peut s’attendre à des fréquences comprises entre 3,1 et 3,4 GHz selon KeplerL2, un leaker fiable. À l’inverse, d’autres évoquent des gains situés sur la tranche haute des 3 GHz, donc de 3,4 à 3,9 GHz quand RedGamingTech nous parle de 4 GHz… À savoir tout de même qu’entre 3,1 et 3,4 GHz, les gains sont de 4,3 à 14,4 % supérieurs à ceux de la RX 9070 XT.
Attention aux rumeurs sensationnalistes :
Même si RDNA 5 devrait être gravé en N3P, du 3 nm, il convient de prendre un peu de recul quant à ce type de rumeur sensationnaliste. Même si AMD est capable de réaliser des bonds de fréquence importants comme lors du passage de Zen 3 à Zen 4, il nous paraît peu probable que le GPU gagne 1 GHz comme ça. Il en va de même pour Zen 6 dont les 7 GHz étaient annoncés par certains leaker. Affaire à suivre, bien évidemment.
La RTX 3090 Ti Kingpin est la dernière carte graphique en date à porter le nom du célèbre overclocker. Cependant, dans une vidéo récente où il reçoit plein de nouveau matos en provenance de chez ASUS, il revient sur le lancement de la dernière carte à porter son nom chez EVGA. En effet, selon lui, le lancement ne s’est pas très bien déroulé et ce serait la faute de NVIDIA. Dans sa conception originale, Vince Lucido « Kingpin » souhaitait intégrer deux connecteurs d’alimentation à 16 broches là où NVIDIA n’en voulait qu’un.
RTX 3090 Ti Kingpin : un lancement chaotique à cause de NVIDIA ?
Des quantités limitées de RTX 3090 Ti Kingpin à cause de cette histoire de connecteur ?
RTX 3090 KingPin, pour illustration.
Selon Kingpin, si on investit une somme importante en plus dans une carte graphique, on doit être en mesure de faire ce qu’on veut de sa carte. C’est une logique qui se tient clairement, et c’est d’ailleurs pour cela qu’il souhaitait que sa RTX 3090 Ti Kingpin dispose de deux connecteurs d’alimentation 12VHPWR. De cette manière, la carte graphique peut prendre les watts nécessaires à sa montée en fréquence sans recourir à une quelconque modification ni ajout de connecteur. Cependant, NVIDIA ne semblait pas l’entendre de cette oreille et le caméléon ne voulait voir qu’une seule prise sur cette carte. À l’arrivée, ce désaccord aurait perturbé le planning de lancement de la carte en « foutant en l’air le planning de lancement », ce sont les mots qu’il a utilisés : « really screwed up the production timeline ». Bien entendu, les raisons de ce refus d’utiliser deux prises d’alimentation n’ont pas été évoquées. On peut imaginer que le caméléon souhaitait faire la promotion de sa nouvelle prise (qui était en train d’apparaître à ce moment-là) ou qu’il ne souhaitait pas que la carte propose un trop gros potentiel d’overclocking.
On connaît la suite :
Malheureusement, la suite de l’histoire, on la connaît, EVGA annoncera la fin de son business de cartes graphiques fin 2022. Entre-temps, nous avons le témoignage d’un des anciens cadres de l’entreprise qui évoque plus en détail les points de friction entre les deux entreprises. Il revient aussi sur la manière dont NVIDIA a fini par prendre le contrôle sur la manière dont les cartes doivent être conçues et quels mécanismes sont mis en place.
Évidemment, ce sont des faits rapportés, mais comme ils le sont par le créateur de la carte, on peut y porter une oreille attentive.
Avec la MPG Ai1300TS PCIE5, MSI propose une alimentation de 1300 watts destinée aux configurations gaming les plus exigeantes et aux stations de travail professionnelles. Ce bloc d’alimentation est le « petit frère » de la MPG Ai1600TS PCIE5 que nous avons déjà testée plus tôt cette année. C’est un modèle haut de gamme qui dispose d’une certification 80 PLUS Titanium, d’une compatibilité ATX 3.1 et PCIe 5.1, ainsi qu’un système de protection avancé des cartes graphiques. Son positionnement est clair : fournir une alimentation électrique stable, efficace et silencieuse, même avec des composants particulièrement énergivores. La présence de deux connecteurs 12V-2×6 natifs permet notamment d’envisager des configurations équipées de plusieurs GPU moyens (2 x RTX 5090 ne passeront pas), destinées au calcul intensif, à la création de contenu ou à l’intelligence artificielle.
MSI MPG Ai1300TS PCIE5 : un rendement solide et une protection intelligente
Commercialisée au prix de référence de 389,90 euros TTC sur la boutique officielle MSI, la MPG Ai1300TS PCIE5 appartient au segment premium. Son tarif la réserve avant tout aux utilisateurs qui recherchent davantage qu’une simple réserve de puissance. Elle mise notamment sur sa conception électrique, son rendement énergétique et ses mécanismes de sécurité. Compte tenu des nombreux problèmes avec les connecteurs 12V-2×6, ces dispositifs de sécurité ne sont plus vraiment un luxe en ce moment.
Qualité perçue et construction
Comme sa grande sœur, la construction de cette alimentation inspire confiance. MSI utilise un châssis en acier noir mat, avec des finitions soignées et des éléments graphiques discrets. Le bloc mesure 190 mm de profondeur, 150 mm de largeur et 86 mm de hauteur. Son format reste conforme aux dimensions générales d’une alimentation ATX, mais sa longueur importante impose quelques précautions. Dans un boîtier compact, il faudra vérifier l’espace disponible, notamment lorsque la cage des disques durs se trouve à proximité. Avec un poids mesuré d’environ 2,3 kg, cette alimentation ne joue clairement pas dans la catégorie des poids plumes. Là encore, dans le cas d’une installation sur un berceau supérieur, il faudra vraiment vérifier la capacité de ce dernier à maintenir ce beau bébé.
Le câblage entièrement modulaire est un incontournable sur cette gamme de prix, et représente un avantage appréciable au montage. L’utilisateur peut sélectionner uniquement les faisceaux nécessaires, ce qui facilite leur rangement et améliore la circulation de l’air. Les câbles disposent d’une gaine gaufrée individuelle, offrant davantage de souplesse que certains faisceaux traditionnels. Des peignes de rangement sont également présents sur les principaux câbles. Sur le sujet, on constate que MSI soigne des détails qui peuvent faire la différence dans une configuration haut de gamme, particulièrement lorsqu’elle possède un panneau latéral vitré. C’est évidemment positif.
L’alimentation se distingue surtout par ses deux prises 12V-2×6, chacune associée à un câble annoncé pour 600 watts. Les connecteurs comportent une zone jaune servant de repère visuel. Lorsque le branchement est correctement réalisé, cette partie colorée ne doit plus apparaître. Ce dispositif simple contribue à limiter les risques liés à une mauvaise insertion du câble. Il ne dispense toutefois pas d’un contrôle minutieux, particulièrement avec les cartes graphiques les plus gourmandes. Par ailleurs, la présence de deux câbles de 600 watts ne signifie pas que l’alimentation peut fournir 1200 watts aux seuls GPU, tout en alimentant simultanément le reste de la machine.
Au quotidien, la MPG Ai1300TS PCIE5 cherche également à se faire oublier. Son ventilateur de 135 mm, équipé d’un roulement hydrodynamique, bénéficie d’un fonctionnement semi-passif. Lorsque la consommation reste modérée, la ventilation peut s’arrêter complètement. Le bloc devient alors pratiquement inaudible, ce qui convient particulièrement aux usages bureautiques, multimédias ou à une machine puissante fonctionnant au repos.
Connectiques de la MSI MPG Ai1300TS PCIE5
Enfin, MSI ajoute une dimension logicielle à son alimentation. Une liaison USB interne permet d’exploiter MSI Center, avec des informations sur la consommation, les tensions, la température et l’activité des connecteurs graphiques. L’ensemble transforme cette alimentation en véritable outil de surveillance électrique, là où de nombreux modèles concurrents se contentent de délivrer du courant.
Caractéristiques techniques et performances mesurées
La MSI MPG Ai1300TS PCIE5 repose sur une plateforme conçue par Channel Well Technology (CWT), un fabricant reconnu dans le domaine des alimentations PC. Son architecture associe plusieurs technologies de conversion électrique, une régulation numérique et des composants sélectionnés pour fonctionner sous des charges importantes. Le courant est principalement distribué par un unique rail +12 V, capable de délivrer 108,33 ampères. Cette ligne fournit pratiquement toute la puissance nominale du bloc, soit 1299,96 watts. Les tensions secondaires +5 V et +3,3 V bénéficient de convertisseurs DC-DC dédiés, afin de maintenir une régulation précise malgré les variations de consommation des différents composants.
Fiche technique détaillée et mesures de la MPG Ai1300TS PCIE5
Caractéristique
Spécifications
Fabricant
MSI
Modèle
MPG Ai1300TS PCIE5
Fabricant de la plateforme
Channel Well Technology (CWT)
Puissance nominale
1300 W
Format
ATX
Normes
ATX 3.1, PCIe 5.1
Certification énergétique
80 PLUS Titanium
Certification Cybenetics, 115 V
ETA Titanium
Certification Cybenetics, 230 V
ETA Platinum
Certification acoustique Cybenetics
LAMBDA A+
Rendement moyen, 115 V
91,604 %
Rendement moyen, 230 V
92,763 %
Rendement à 50 % de charge, 230 V
94,384 %
Rendement à 100 % de charge, 230 V
92,859 %
Facteur de puissance moyen, 230 V
0,936
Tension d’entrée
100 à 240 V
Fréquence secteur
50 à 60 Hz
Correction du facteur de puissance
PFC actif entrelacé
Rail +12 V
108,33 A, 1299,96 W
Rail +5 V
22 A
Rail +3,3 V
22 A
Puissance cumulée +3,3 V / +5 V
120 W
Rail +5VSB
3 A, 15 W
Architecture primaire
PFC entrelacé, pont complet, convertisseur résonant LLC
La première qualité de la MPG Ai1300TS PCIE5 concerne son efficacité énergétique. Avec sa certification 80 PLUS Titanium, le bloc appartient à une catégorie particulièrement exigeante. L’objectif consiste à limiter les pertes lors de la transformation du courant alternatif en courant continu. Moins d’énergie dissipée signifie également moins de chaleur à évacuer, un avantage pour le refroidissement et le confort acoustique. Le laboratoire Cybenetics relève un rendement moyen de 92,763 % sur plus de 1450 combinaisons de charge à 230 V. À 50 % de charge, soit environ 650 watts délivrés, le rendement atteint 94,384 %. Même à pleine puissance, il reste à 92,859 %. En pratique, cela signifie qu’à environ 1300 watts fournis aux composants, l’alimentation absorbe approximativement 1400 watts sur le secteur dans les conditions de ce test.
Rendement mesuré à 230 V selon la charge
MSI MPG Ai1300TS PCIE5 — rendement énergétique
10 %
92,104 %
20 %
93,587 %
30 %
93,676 %
40 %
94,117 %
50 %
94,384 %
60 %
94,307 %
70 %
93,876 %
80 %
93,580 %
90 %
93,255 %
100 %
92,859 %
Échelle des barres : 90 à 95 % de rendement.
MSI revendique pour cette gamme l’emploi de composants en carbure de silicium (SiC), dans l’étage de correction du facteur de puissance. Cette technologie cherche à réduire les pertes de commutation et les dégagements thermiques. L’étage primaire utilise une architecture PFC entrelacée, associée à un convertisseur résonant LLC et à un pont complet. Côté secondaire, des MOSFET assurent le redressement synchrone, tandis que les lignes +5 V et +3,3 V disposent de leur propre conversion DC-DC. Deux contrôleurs numériques Texas Instruments UCD3138A participent au pilotage électrique. L’ensemble forme une architecture sophistiquée, très éloignée d’un simple bloc d’alimentation d’entrée de gamme. Les composants passifs bénéficient également d’une attention particulière. On retiendra notamment la présence de deux condensateurs primaires Rubycon de 560 µF et un modèle Nippon Chemi-Con de 390 µF, tous annoncés pour 420 V et 105 °C. La capacité primaire cumulée atteint ainsi 1510 µF. Des condensateurs électrolytiques et polymères de fabricants japonais sont également employés dans les étages secondaires. Ces choix ne suffisent pas, à eux seuls, à garantir une durée de vie précise. Ils constituent néanmoins une base sérieuse pour assurer le filtrage, supporter les contraintes thermiques et accompagner les variations rapides de puissance.
Le résultat de ces efforts est remarquable : à 230 V et pleine charge, on mesure une ondulation résiduelle de 37,85 mV sur le +12 V, nettement inférieure à la limite ATX habituelle de 120 mV. Les lignes +5 V et +3,3 V affichent respectivement 18,43 mV et 17,78 mV, elles aussi largement dans les tolérances. La régulation du rail +12 V reste contenue à 0,59 %. Cela traduit une bonne capacité à maintenir la tension malgré les changements de demande énergétique. Lors d’un essai transitoire à 200 %, on observe cependant un minimum de 11,43 V sur le +12 V, proche de la limite basse habituelle de 11,40 V. Le résultat reste conforme, mais montre que la réponse aux sollicitations très brusques n’est pas totalement exempte de fluctuations. Le temps de maintien électrique atteint pour sa part 22,20 ms. Cette valeur représente la durée pendant laquelle les sorties peuvent être maintenues après une interruption de l’entrée secteur, dans les conditions du test. Le signal PWR_OK présente quant à lui un délai de maintien de 18,40 ms après la perte du secteur. Ces performances apportent une marge intéressante face aux microcoupures très brèves. Elles ne remplacent évidemment pas un onduleur, mais témoignent de réserves énergétiques correctement dimensionnées.
En fonctionnement : le bruit
Le silence constitue également l’une des principales réussites de cette alimentation. Avec une mesure moyenne de 19,61 dB(A) sur ses nombreuses combinaisons de charge, là aussi le bloc MSI confirme un fonctionnement acoustique maîtrisé. La clé de cette réussite, c’est aussi le paramétrage d’usine des courbes de ventilation. Le ventilateur reste arrêté jusqu’à 50 % de sollicitation, soit environ 650 watts délivrés. À 60 %, il démarre autour de 443 tr/min et produit seulement 10,4 dB(A). À 80 %, il atteint 840 tr/min pour 22,3 dB(A). À pleine puissance, sa vitesse grimpe à environ 1278 tr/min, avec 32,9 dB(A). L’alimentation est donc remarquablement discrète à charge modérée, même si elle devient naturellement plus audible lorsqu’elle approche de ses limites.
Les protections
Safeguard+
La protection GPU Safeguard+ constitue probablement l’argument technique fort mis en avant par la marque. Le dispositif surveille individuellement le courant circulant dans les broches d’alimentation des connecteurs 12V-2×6. Cette surveillance vise notamment à détecter des déséquilibres susceptibles d’accompagner un mauvais contact électrique. Lorsqu’une anomalie est identifiée, l’alimentation déclenche une alerte sonore et peut envoyer une notification par MSI Center. Dans les faits, l’alerte dure jusqu’à 180 secondes avant une intervention entraînant la perte du signal vidéo si le problème persiste. Cette protection cherche à limiter les dommages éventuels au connecteur et à la carte graphique. Dans la réalité, et comme chez la plupart des offres concurrentes, cette solution ne constitue toutefois pas une garantie absolue contre toute défaillance électrique ou tout échauffement. Le système Fan Safeguard complète cette surveillance. Il détecte un arrêt anormal du ventilateur et déclenche une alerte sonore. Si la situation persiste, le bloc peut provoquer l’arrêt du système après une dizaine de secondes pour éviter une surchauffe. À cela s’ajoutent les protections classiques contre les surtensions, les sous-tensions, les surintensités, les courts-circuits, les surcharges et les températures excessives.
Le contrôle sous MSI Center
MSI Center apporte des fonctions de contrôle et d’observation intéressantes. Le logiciel permet de consulter la puissance délivrée, les principales tensions électriques, le rendement estimé et les informations concernant les connecteurs GPU. Des graphiques enregistrent les évolutions de consommation, avec une possibilité d’exportation au format CSV. Cette fonctionnalité peut intéresser les amateurs d’overclocking, désireux d’identifier les variations de charge de leur configuration. MSI Afterburner, à partir de la version 4.6.7, peut également exploiter la surveillance du courant par broche et adapter la limite de puissance du GPU lorsqu’une anomalie est détectée. Pour ceux qui s’engagent dans cette voie, l’utilisation du module Cooling Wizard peut permettre de profiter des réglages plus fins. Le logiciel permet de désactiver le mode semi-passif et d’intervenir sur la vitesse du ventilateur notamment.
MSI MPG Ai1300TS PCIE5 : le bilan
La première chose à retenir, c’est que cette alimentation suit exactement les pas de sa grande sœur avec une excellente qualité de fabrication. Cela va au-delà de son esthétique (très réussie). Son rendement élevé, ses tensions stables et son fonctionnement silencieux constituent des arguments décisifs pour les utilisateurs exigeants. Enfin, son silence global au quotidien et sous forte charge vient compléter un tableau très favorable.
La présence de GPU Safeguard+ est un argument supplémentaire pour la tranquillité d’esprit de son futur propriétaire. Une tranquillité d’esprit renforcée par une garantie de 10 ans. Évidemment, si vous vous lancez dans la construction d’une machine haut de gamme avec un « gros » GPU, les connecteurs d’alimentation concentrent régulièrement les inquiétudes. MSI propose une surveillance électrique directement intégrée au bloc. Cette fonctionnalité apporte une protection supplémentaire, sans imposer l’installation d’un dispositif de contrôle externe. Fan Safeguard, la compatibilité ATX 3.1 et les deux câbles 12V-2×6 complètent une offre particulièrement rassurante. Cela ne vous dispensera néanmoins pas de rester attentif aux bonnes pratiques de branchement et de vérifier régulièrement l’état de ces connecteurs.
Au tableau des réserves, on peut dire que celles-ci sont minimes, mais nécessitent d’être prises en compte avant l’achat. C’est notamment au niveau des mensurations de ce bloc qu’il faudra être attentif : avec une profondeur de 190 mm et un poids de près de 2,3 kg, l’intégration peut se révéler compliquée dans certains boîtiers.
Conclusion
Pour une configuration musclée, il est difficile de ne pas recommander l’alimentation MPG Ai1300TS PCIE5. Elle confirme que, globalement, MSI a fait les bons choix pour se hisser au niveau des meilleurs sur le marché des blocs haut de gamme. Elle associe une puissance importante, un très bon rendement, des fonctions de sécurité intéressantes, une excellente qualité de fabrication, le tout en proposant un fonctionnement discret. Au final, au moment de la parution de cet article, on constate qu’il faut débourser entre 380 et 399 € pour s’offrir cette alimentation. Une somme importante, évidemment, mais qu’il faut nuancer en considérant la qualité d’un bloc qui va vous accompagner pendant de longues années.
Aujourd’hui, on passe en revue un nouveau SSD tout droit en provenance de chez XPG, la branche gaming de chez Adata. La référence du jour se situe dans le haut de gamme des produits de stockage de la marque grâce à son interface Gen 5. Mais qu’en est-il réellement ? On vous donne notre réponse dans ce test !
Merci à XPG pour la mise à disposition de cet exemplaire !
Le MARS 980 BLADE 1TB :
Unboxing :
Le MARS 980 BLADE est livré dans un emballage tout en rouge. Une couleur de boîte habituelle pour les produits de la marque, comme nous avions pu le remarquer lors de notre test de l’alimentation Core Reactor II VE 850W. Dessus, on y retrouve les caractéristiques clés du SSD, telles que sa capacité, sa référence ou encore sa compatibilité Gen 5.
Une fois la boîte ouverte, nous retrouvons un support en carton contenant et protégeant le SSD. Celui-ci est très bien maintenu, il ne risquera pas de bouger durant le transport.
Enfin, le SSD et son dissipateur sont tous deux rangés dans un sachet en plastique. Le dissipateur n’est pas fixé d’origine au SSD, afin de vous permettre d’installer le SSD sous un dissipateur de carte mère sans devoir démonter celui livré.
Le XPG MARS 980 BLADE 1TB :
Le XPG MARS 980 BLADE est un SSD se plaçant parmi les références premium de la marque, mais également du marché. Il sera décliné en quatre versions : 1 To, 2 To, 4 To et 8 To. Des variantes classiques pour ce type de composant. Notre version du jour, celle en 1 To, est la moins performante des quatre avec des vitesses séquentielles annoncées de 10 000 MB/s en écriture et de 14 000 MB/s en lecture. Face à 13 000 MB/s en écriture et 14 000 MB/s en lecture pour les versions supérieures.
Ce SSD est livré avec un « vrai » dissipateur et non une étiquette en graphène comme on peut le retrouver sur d’autres SSD. Si l’initiative peut être saluée, nous n’y voyons pas une grande utilité. En effet, ce type de SSD a souvent tendance à chauffer et devra dans tous les cas être installé sous un dissipateur de carte mère.
Au cœur de ce SSD se trouve un contrôleur Silicon Motion, plus précisément le SM2508, fabriqué en 6 nm par TSMC. Un choix technique judicieux, puisqu’il s’agit d’un des meilleurs, si ce n’est le meilleur contrôleur pour un SSD Gen 5 très performant. De plus, il s’appuie sur un cache DDR4. Parfait pour garder de hauts débits stables lors d’utilisations intensives. Ce contrôleur supporte également jusqu’à huit canaux NAND à 3 600 Mt/s, garantissant une fluidité exemplaire dans les transferts de données massifs. Cela permet, par exemple, des modèles de 8 To comme le Kingston Fury Renegade G5.
Pour la mémoire NAND, XPG s’appuie sur des puces 3D TLC (référence B58R) empilées sur 232 couches en provenance de chez Micron.Ces puces NAND offrent une densité élevée, un débit de 2400 MT/s par canal et une endurance solide. Le TBW (quantité de données que l’on peut écrire sur le SSD) de notre version est de 740 To et son MTBF (espérance de vie théorique avant qu’une panne n’ait lieu) est de 2 millions d’heures.
Pour ce modèle 1 To, XPG a intégré 1 Go de mémoire cache DDR4 divisé en deux puces de 512 Mo en provenance de chez Samsung. Ce cache permet d’optimiser les accès aléatoires et la gestion du cache SLC dynamique. Cela permet d’augmenter les performances lors de tâches lourdes telles que l’ouverture de fichiers volumineux, leur édition ou le lancement de jeux vidéo.
Résumé des caractéristiques :
Caractéristique
XPG MARS 980 BLADE
Format
M.2 2280
Interface
PCIe 5.0 x4
Contrôleur
Silicon Motion SM2508
Mémoire NAND
Micron B58R – 3D TLC 232L
Capacités
1 To / 2 To / 4 To
Lecture séquentielle
14 000 Mo/s pour les versions 1 To / 2 To / 4 To
Écriture séquentielle
10 000 Mo/s pour la version 1 To et 13 000 Mo/s pour les versions 2 To / 4 To
DRAM
Oui
Cache
SLC + DRAM
TBW
740 To (1 To) / 1 480 To (2 To) / 2 960 To (4 To)
MTBF
Jusqu’à 2 000 000 h
Garantie
5 ans
Le protocole de test :
Notre protocole de test :
Pour évaluer ce SSD, nous opterons pour une configuration AMD. En l’occurrence, avec une carte mère Sapphire B850M Nitro+ que l’on a choisie d’associer à un processeur Ryzen 9 7950X3D. Si vous songez à acquérir un SSD tel que le MARS 980 BLADE, assurez-vous que votre carte mère est compatible avec l’interface PCIe Gen 5. En effet, il faudra s’assurer de cette compatibilité avec les chipsets AMD plus anciens comme le B650. Par ailleurs, sur une plateforme Intel Arrow Lake, ce SSD ne pourra pas exploiter pleinement ses capacités. Effectivement, les processeurs Core Ultra 200 sont limités à un débit maximal de 12 000 Mo/s en lecture. Par conséquent, l’investissement dans un SSD haut de gamme comme celui-ci pour ce type de configuration nécessite une réflexion supplémentaire.
En ce qui concerne les performances que nous avons relevées sur ce SSD, celles-ci peuvent varier d’une configuration à l’autre d’une centaine de Mo/s. Cela dépend principalement de votre processeur, de votre BIOS, de la température du SSD…
Pour vous donner des résultats qui se rapprocheront le plus de ce que vous obtiendrez une fois le SSD dans votre PC, celui-ci a passé tous les tests sous un dissipateur de carte mère. Si vous n’en possédez pas, nous vous recommandons fortement d’en acheter un séparément. Car même avec des températures dites contrôlées, du thermal throttling va obligatoirement apparaître au cours de l’utilisation.
Enfin, afin de garantir des résultats les plus précis et les plus fiables possible, les tests ont été reconduits à plusieurs reprises. Au minimum deux fois et jusqu’à trois fois dans certains cas.
Système de refroidissement : be quiet! Pure Loop 2 240 mm
SSD : XPG MARS 980 BLADE 1TB
Alimentation : NZXT C1500 Platinum
Système d’exploitation : Windows 11 (25H2)
Les benchmarks utilisés :
3DMark Storage Benchmark
Crystal Disk Mark
ATTO Disk Benchmark
AS SSD Benchmark
PCMark 10
Anvil Benchmark
Les performances :
CrystalDiskMark :
On commence nos tests par CrystalDiskMark. Avec ce test, nous allons mesurer principalement les débits d’écriture et de lecture séquentiels. Ce test nous permet de voir si les débits annoncés par le constructeur sont bien présents.
Les valeurs obtenues sont globalement très correctes, avec plus de 14 400 MB/s de vitesse séquentielle de lecture. On regrette cependant une vitesse séquentielle d’écriture bien en dessous d’autres références concurrentes que nous avons précédemment testées.
AS SSD :
On continue avec AS SSD. Avec ce test, on va encore regarder les vitesses de lecture et d’écriture séquentielles. Mais ce qui nous intéressera le plus, ce sont les mesures en 4K, 4K 64 threads ainsi que le temps d’accès. Ce benchmark permet de voir les performances pour une utilisation lourde, comme du traitement vidéo.
Comme sur le test précédent, nous obtenons de très bonnes valeurs du côté des performances de lecture. Mais du côté des performances d’écriture, nous sommes toujours autant en retrait par rapport à ce que nous mesurons d’habitude pour un SSD Gen 5.
ATTO Disk :
On va maintenant mesurer les débits d’écriture et de lecture du SSD en fonction de différentes tailles de fichiers. Les tailles de fichiers testées iront de 512 B à 64 MB.
Même scénario ici, des performances de lecture très solides et très moyennes en écriture.
Anvil Benchmark :
Passons maintenant à Anvil Benchmark. Avec ce test, nous pouvons voir les temps de latence pour différents types d’utilisations. Nous aurons aussi un résultat concernant les vitesses d’écriture séquentielles et aléatoires. Mais ce qui nous intéressera le plus ici, ce seront les temps d’accès.
Sur ce test, nous remarquons que le score de lecture est cette fois-ci en retrait face à ce que l’on peut espérer. Pour le score d’écriture, il est comme sur les autres tests : très moyen.
3DMark Storage Benchmark :
On arrive maintenant au benchmark destiné à la simulation d’une utilisation gaming. Ce test va nous permettre d’obtenir la bande passante et le temps d’accès moyen pour différents titres de jeux. Il mesure notamment les temps de chargement pour Battlefield 5 ou encore Call of Duty: Black Ops 4.
Nous obtenons sur ce benchmark une bande passante et un temps d’accès moyen qui sont relativement mauvais pour un SSD de cette interface.
PCMark 10 :
On finit nos tests avec trois benchmarks de PCMark 10 : “Quick System Drive Benchmark”, “Data Drive Benchmark” et “Full System Drive Benchmark”. Avec ces tests, une simulation d’un usage quotidien et « normal » du SSD est effectuée. À la fin, on obtient la bande passante et le temps d’accès moyen.
Ici encore, les bandes passantes et les temps d’accès moyens obtenus sur ces trois tests se trouvent dans la fourchette basse des SSD Gen 5. Des performances que l’on peut qualifier de décevantes pour un tel SSD.
La chauffe :
Les températures :
Le principal défaut des SSD Gen 5 est la chauffe. Ce problème concernait notamment les premiers SSD possédant cette interface, qui chauffaient énormément. Pour remédier à cela, PNY, avec le CS3150-XHS, ainsi que d’autres fabricants, avaient décidé d’équiper leurs SSD de dissipateurs actifs. Ils utilisaient ainsi des ventilateurs pour dissiper la chaleur, entraînant des inconvénients comme le bruit ou encore la présence d’un câble d’alimentation et de contrôle des ventilateurs. Le tout, en ayant une chauffe toujours présente…
Heureusement, les SSD Gen 5 ont depuis bien évolué. Les nouvelles références peuvent désormais être facilement intégrées sous un dissipateur de carte mère. Une évolution qui est le fruit de l’amélioration de la finesse de gravure des contrôleurs. Malgré tout, ils chauffent toujours bien plus que les SSD en PCIe Gen 4. Nous allons donc vérifier si cette intégration est possible avec le XPG 980 BLADE, ou si la chauffe est un problème. Car si le SSD chauffe trop, il peut se brider et impacter les performances.
Afin de simuler une utilisation intensive, nous allons exécuter le test CrystalDiskMark plus de cinq fois de suite. Puis, nous noterons la température maximale atteinte par le SSD.
Au final, les températures se sont avérées assez basses. Elles n’ont pas dépassé les 59 degrés pendant plus de cinq tests CrystalDiskMark consécutifs. Nous avons souhaité continuer les tests jusqu’à dix tests d’affilée, résultant dans des températures sensiblement similaires (environ 61/62 degrés au maximum). Cette valeur relativement basse s’explique par le dissipateur thermique important installé sur notre carte mère Sapphire B850M Nitro+. Toutefois, attendez-vous à des températures plus élevées si votre carte mère est équipée d’un dissipateur thermique plus petit. Sans toutefois dépasser les 70 degrés, ce qui est tout à fait satisfaisant.
Face à d’autres SSD :
Pour pouvoir comparer les performances de ce SSD de chez XPG face à celles des SSD que nous avons précédemment testés, nous vous mettons à disposition ci-dessous plusieurs tableaux.
Dans ce premier tableau, nous pouvons facilement comparer les débits d’écriture et de lecture séquentielle relevés à l’aide de CrystalDiskMark lors de nos tests. On peut voir que le XPG MARS 980 BLADE est un SSD très rapide en lecture, mais beaucoup moins en écriture.
Le deuxième tableau s’appuie cette fois-ci sur le test 3DMark Storage, qui nous permet de comparer les performances du SSD en jeux. On peut remarquer que le SSD se positionne tout en bas des autres modèles équipés d’une interface Gen 5, y compris au niveau des latences lors d’une mise en condition « gaming ». Globalement, celui-ci propose des performances similaires au flagship des SSD Gen 4.
Enfin, le troisième et dernier tableau reprend les données de nos tests PCMark 10, qui permettent de voir les performances du SSD lors d’une utilisation professionnelle et quotidienne. Là encore, le SSD se place en dernière position parmi les SSD Gen 5.
Conclusion :
Les performances :
Le XPG MARS 980 BLADE est un SSD globalement très rapide. Les débits annoncés sont parfaitement respectés, plaçant le SSD parmi les meilleurs en vitesse de lecture séquentielle, mais dans les derniers en vitesse d’écriture séquentielle. Dans nos tests orientés utilisation quotidienne et gaming, le SSD obtient globalement de bons résultats. Cependant, il reste bien en retrait face à d’autres références équipées d’une interface Gen 5.
En jeux, comme avec tous les autres SSD équipés de l’interface Gen 5, les gains sont limités et ne nécessitent pas de dépenser plus qu’un SSD Gen 4 pour en profiter. Des gains peu intéressants, surtout en ce moment, où les prix sont plus élevés que la normale. Une version équipée d’une interface PCIe Gen 4 sera donc tout aussi performante pour un joueur et la différence sera quasiment invisible.
La chauffe :
Malgré des performances en retrait face à la concurrence, la chauffe du SSD est parfaitement contenue. Durant nos tests de chauffe, le SSD n’a jamais dépassé les 60 degrés après plusieurs tests d’affilée. Évidemment, la température ne sera pas la même en fonction du dissipateur de votre carte mère. Elle pourrait augmenter en jeu ou lors de tâches intensives, lorsque la carte graphique expulsera de sa chaleur.
On en pense quoi au final :
Au final, ce SSD coche, malgré des performances limitées face à d’autres SSD Gen 5, toutes les cases. Il reste globalement performant, très bon pour une utilisation quotidienne poussée et il ne chauffe pas beaucoup. Cependant, au vu de ses performances dans nos benchmarks orientés vers un usage professionnel, les résultats ne sont pas aussi convaincants que d’autres modèles que nous avons testés précédemment.
Enfin, compte tenu de la situation du marché et des prix délirants qui règnent, nous avons donc décidé de nous baser uniquement sur ce que ce SSD propose pour rendre notre jugement. Il obtient finalement notre Award Silver.
Après avoir eu l’occasion de tester le V8 3DHP de Cooler Master dans le secteur des ventirads CPU, nous revoici avec le test d’une petite référence de chez MSI. En effet, la marque nous fait parvenir un exemplaire de son petit MAG CoreFrozr AA13, un dissipateur résolument d’entrée de gamme. Mais comme il en faut pour toutes les bourses et que tout le monde n’a pas les moyens d’investir plus de 100 € dans un dissipateur, nous allons donc voir ce que ce petit modèle a dans le ventre, c’est parti !
Présentation :
Dans les grandes lignes, MSI nous propose un dissipateur qui se déclinera en noir ou en blanc. Ici, point d’option sans éclairage RGB, il faudra, dans tous les cas, se contenter d’un ventilateur lumineux. Si cet aspect ne vous plaît pas, vous pouvez toujours le couper via le logiciel de votre carte mère ou via votre BIOS, au choix.
Avec ce modèle, la marque met en avant un ventirad compact dont la hauteur ne sera pas un frein pour le montage dans un boîtier PC. Effectivement, nous sommes à moins de 160 mm en hauteur. Le radiateur adopte également un profil slim ce qui limitera les problèmes d’incompatibilité avec la RAM notamment.
Le radiateur adopte la conception classique d’un dissipateur d’entrée de gamme. Ainsi, nous retrouvons un total de quatre caloducs qui entreront en contact direct avec le CPU. MSI indique un meilleur transfert de chaleur puisque les heatpipes captent directement la chaleur émise par le CPU. Enfin, cet ensemble est conçu pour prendre en charge des enveloppes thermiques de 240 W au maximum.
Pour ce qui est de la pâte thermique, cette dernière est préappliquée et on sait ce que ça signifie. Aucune seringue ne sera fournie, donc, en cas de maintenance ou de nettoyage, il faudra en racheter une.
L’aspect esthétique est soigné avec un dissipateur intégralement noir d’une part. D’autre part, le logo du dragon est directement gravé au laser sur la première des 50 ailettes du radiateur.
Quant à la compatibilité des sockets, MSI annonce une prise en charge des plateformes récentes.
Vous l’aurez compris, le prix sera très agressif puisque l’on retrouve ce modèle autour des 35 € hors promotion sur Amazon notamment. Cette tarification est en accord avec ce que propose ce dissipateur.
Au niveau du packaging, nous retrouvons une boîte simple avec une illustration sur le devant avec toute la charte graphique de la série MAG de la marque. À l’arrière, un bref rappel des fonctionnalités de l’AA13 est présent tandis que les caractéristiques détaillées se situent sur le côté.
À l’intérieur, nous retrouvons le radiateur à plat séparé de son ventilateur entouré par une épaisse protection en carton. L’ensemble est d’ailleurs entouré par de la mousse blanche tandis que le ventilateur repose dans le fond de la boîte. Une solution qui s’avère efficace, notre exemplaire est arrivé intact.
Le radiateur :
Le poids et les dimensions :
Comme dit un peu plus haut, le CoreFrozr AA13 est un petit dissipateur qui bénéficie de dimensions réduites afin de maximiser sa compatibilité avec les boîtiers présents sur le marché. En termes de hauteur, il affiche moins de 160 mm puisque nous sommes sur une hauteur totale de 152 mm. Il n’est pas particulièrement large avec ses 121 mm. Enfin, en largeur, il est question de 94,5 mm, pas de quoi poser de problème de compatibilité avec la RAM encore une fois.
Sur la balance, ce n’est pas un mastodonte puisqu’il ne pèse que 595 g, pas de quoi arracher un socket non plus.
La base :
Sous le radiateur, nous retrouvons donc la base de dissipateur du jour. Comme on peut le voir, cette dernière met en avant un total de quatre caloducs en cuivre qui entreront en contact direct avec le dessus du processeur. C’est un assemblage dit « direct touch », à différencier des bases en cuivre pleines.
Le montage et l’ajustement de ces derniers sont précis et on ne ressent pas le passage des caloducs au doigt. C’est important pour assurer un contact optimal avec le CPU et donc maximiser les performances.
Au niveau des dimensions, les 38 x 35 mm sont suffisants pour couvrir correctement l’IHS des processeurs Intel et AMD en LGA-1700 et AM4/AM5.
Bien entendu, l’ensemble des caloducs traverse un empilement d’ailettes en aluminium et ces dernières sont au nombre de 50. Ici, la découpe est simple et droite. Contrairement à un modèle de chez DeepCool, il n’y aura pas de découpe en gaufrier ni en dent de scie.
Le radiateur/finition :
Ici, nous retrouvons un produit dont la finition demeure assez basique. En effet, contrairement à un Pure Rock 3 de be quiet! qui disposait d’un capot supérieur, ici, rien. En effet, il faudra se contenter d’une vue dégagée sur les embouts disgracieux des caloducs en cuivre, dommage. Cependant, la première ailette présente le dragon, logo phare de la marque, gravé directement au laser.
Pour le reste, nous avons le droit à un revêtement noir mat appliqué sur l’intégralité des ailettes en aluminium et des caloducs en cuivre. Même le dessus de la base est concerné tandis que les bras de montage restent gris.
Enfin, le maintien du ventilateur est assuré par un système de griffe en acier plutôt commun sur cette gamme de prix.
Compatibilité :
En matière de compatibilité, MSI indique que son ventirad pourra se monter sur les cartes mères suivantes :
Intel : LGA-1700 – LGA-1851
AMD : AM4 – AM5
Ce MAG CoreFrozr AA13 affiche donc une compatibilité limitée, seules les deux dernières générations de sockets sont compatibles tant du côté Intel qu’AMD. D’un autre côté, c’est un choix rationnel, rappelons que l’AM3 voyait le jour en 2009 contre 2011 pour l’AM3+ tandis que le LGA-1200, plus récent, arrivait il y a six ans.
Le ventilateur :
La ventilation est assurée par un unique moulin de 120 mm. Ce dernier profite d’une épaisseur standard de 25 mm, exit donc les 30 mm de ceux du V8 3DHP. Dans l’absolu, ce moulin reste assez classique avec un cadre carré et des silentblocs en caoutchouc aux quatre coins.
Les pales sont au nombre de sept et adoptent une courbure prononcée tandis qu’elles demeurent relativement fines. Le moyeu central n’est pas non plus le plus imposant qu’il nous ait été donné de voir. Cependant, un anneau reliant chacune d’entre elles est présent, probablement afin de garantir un certain équilibre de l’ensemble.
La connectique reste classique avec une unique prise PWM à quatre broches pour l’alimentation et la gestion de la vitesse. En opposition, nous retrouvons une double prise mâle et femelle pour la partie RGB. Cet ensemble profite d’une longueur de câble de 30 cm.
Quant à ses caractéristiques, le ventilateur affiche une vitesse de fonctionnement de 2070 tr/min. À fond, le flux d’air atteindra les 62,6 CFM tandis que la pression statique montera jusqu’à 2,36 mmH2O.
Le bundle :
La partie accessoire arrive dans une petite boîte en carton doublée d’un sachet plastique lequel renferme :
La notice obligatoire des régulateurs de l’Union européenne
Une backplate pour sockets Intel
Les bras de montage AMD
Un set de griffes en acier pour le ventilateur
Une partie accessoire qui va clairement à l’essentiel. Nous aurions apprécié de la pâte thermique en seringue ainsi qu’un second set de griffes permettant le montage d’un second ventilateur pour profiter d’une configuration push/pull.
Grosso modo :
Avec ce ventirad, MSI nous propose une référence d’entrée de gamme assez basique. On l’a vu, la concurrence parvient à proposer un petit capot supérieur pour une gamme de prix équivalente. Sinon, nous restons une recette bien connue du dissipateur en 120 mm avec radiateur slim et quatre caloducs en contact direct.
Installation
Pour la partie installation, il faudra conserver sa backplateAMD, MSI n’en fournissant pas. Si vous ne l’avez plus, un petit tour sur eBay devrait vous permettre d’en retrouver une facilement.
Le montage du MAG CoreFrozr AA13 :
La partie montage est clairement simplifiée puisque les vis de serrage sont solidaires des bras de montage Intel et AMD. Si vous avez une carte mère LGA-1851/1700, il suffira simplement de positionner la backplate fournie au dos de votre carte mère, de retourner l’ensemble et de visser directement le radiateur. En effet, la pâte thermique étant préappliquée sur la base, il n’y a pas d’opération supplémentaire à réaliser.
Côté AMD, il faudra visser les bras de montage correspondants sur le ventirad. Encore une fois, pas de stress, on dévisse ceux en Intel installés d’office puis on visse ceux en AMD en réutilisant les vis d’origine. Attention au sens, l’encoche sur les bras doit être orientée vers le CPU, tandis que les pas de vis doivent pointer vers le bas. Une fois en place, on retire les bras d’origine de la carte mère, on positionne le ventirad sur le CPU puis on visse le tout.
Il ne reste plus qu’à brancher le ventilateur, le PWM sur une prise CPU_FAN de votre carte et la partie RGB sur un header correspondant.
Bref, une fois en place, nous constatons qu’il n’y a pas de problème d’incompatibilité avec la mémoire, une bonne chose.
Protocole
Nous vous proposerons les relevés effectués sur notre Ryzen 9 7900X consommant 65W, 105W et 170W. Il est à noter que sur la plus grosse consommation, certains dissipateurs ne sont pas parvenus à maintenir notre processeur au frais, la chauffe étant trop intense.
Ici, nous mesurons maintenant le delta entre la température relevée sur notre CPU et la température ambiante. Pour finir, la gestion de la vitesse de ventilation est maintenant confiée à notre carte mère. Lors des tests, nous faisons fonctionner les ventilateurs successivement à 100%, 66% et 33%.
Pour les besoins du test, nous comparerons le CoreFrozr AA13 avec d’autres modèles simple tour et double tour en 120 mm et 140 mm :
On attaque donc notre série de relevés de températures, ici, on repart à zéro. Précisons tout de même les vitesses de ventilation enregistrées lors de nos relevés (pour 12V, 8V, 5V) :
Au niveau de la vitesse de fonctionnement, le petit ventirad de MSI affiche un ventilateur dont le profil de vitesse est élevé. En effet, à fond, ce dernier tourne jusqu’à 2050 tr/min pour finir à 1000 tr/min à basse vitesse. Le mi-régime se situe autour des 1850 tr/min. Cependant, ce n’est pas le ventilateur le plus rapide de notre comparatif, ce titre revient à l’AK700 Digital WH de DeepCool !
Bruit :
En matière de nuisance sonore, malgré un ventilateur plutôt véloce, ce MAG CoreFrozr AA13 ne s’en sort pas trop mal. Effectivement, il ne génère que 40 dB à fond pour être inaudible à 40 cm à basse vitesse. À mi-régime, il reste dans la moyenne avec ses 33 dB. Nous retiendrons que le Pure Rock 3 reste légèrement plus silencieux.
Températures CPU AMD
Processeur à 65W :
Nous commençons par notre profil en 65W, une consommation finalement assez basse, surtout lorsque l’on considère les monstres actuels. Cette consommation est là pour simuler de petits processeurs équipés de peu de cœurs, ou peu consommateurs.
Bien évidemment, aucune difficulté ici pour refroidir un processeur qui ne fonctionne qu’à 65W. Mais dans ces conditions, le dissipateur de MSI vient se placer au niveau du Pure Rock 3 à haute vitesse pour se hisser au niveau de l’ETS-T41D d’Enermax à basse vitesse. En opposition, le T120 RGB est à la traîne par rapport à ses rivaux.
Processeur à 105W :
Ici, notre CPU tournera à 2,70 GHz constamment et sur tous ses cœurs. Nous appliquons un VCore de 1.030 pour obtenir une consommation d’une centaine de watts environ. Cela correspond à la valeur de TDP d’un Ryzen 7 7700X.
Le 105W fait déjà ses premières victimes avec un T120 RGB qui ne tient pas à basse vitesse. En opposition, le CoreFrozr AA13 se place toujours entre les Pure Rock 3 et ETS-T41D de be quiet! et Enermax. Il faut dire que les trois dissipateurs partagent un radiateur équivalent : 120 mm slim avec quatre caloducs.
Processeur à 170W :
Enfin, nous terminons avec notre profil 170W. Ici le dégagement thermique est plus important, et correspond au TDP par défaut du 7900X. Voyons comment s’en sortent nos coolings !
Aïe, avec une consommation de 170W, le dissipateur de NZXT, le T120 RGB ne tient carrément pas la charge induite par notre Ryzen 9 7900X. En opposition, le MAG CoreFrozr AA13 se place devant l’ETS-T41D tandis que le Pure Rock 3 se montre un poil plus à l’aise dans ces conditions.
Ratio températures/bruit AMD
Sur ces graphiques de rapport perf/bruit, nous rappelons que le mieux est d’être placé le plus possible en bas à gauche du graphique. Pour la lecture, le point le plus à gauche symbolise la ventilation en 12V, celui au centre, la ventilation en 8V et le plus à droite en 5V.
65W de consommation :
Avec une petite consommation, le ventirad de MSI affiche une courbe plutôt agressive puisque sur ses régimes les plus élevés, il vient concurrencer les SAMA A60B et AK700 Digital, il s’en éloigne sérieusement à basse vitesse où il se place au niveau du dissipateur d’Enermax.
105W de consommation :
Si le T120 RGB est bon dernier, nous retiendrons un CoreFrozr AA13 se positionnant davantage au niveau d’un ETS-T41D, surtout à bas régime. Sur les vitesses les plus élevées, le Pure Rock 3 Black conserve un net avantage qui s’estompe à mesure que la vitesse diminue !
170W de consommation :
Enfin, avec une grosse consommation, le ventirad de MSI affiche un positionnement cohérent en se plaçant entre les modèles d’Enermax et de be quiet!. Encore une fois, le T120 RGB disparaît des radars, ce dernier ne tenant pas la charge.
Températures CPU Intel
Processeur à 65W :
Nous commençons par le profil en 65W, une consommation finalement assez basse, surtout lorsque l’on considère celle de base de ce 13600KF. Ici, nous sommes là pour simuler celle de petits processeurs équipés de peu de cœurs ou peu énergivores. En théorie, tout le monde devrait bien s’en sortir !
Sur CPU Intel, nous avons affaire à un CoreFrozr AA13 qui vient se placer parmi les dissipateurs du même type. Ainsi, il se place entre les Pure Rock 3 Black et ETS-T41D. Ici, le T120 RGB se laisse moins marcher sur les pieds, du moins, à haute vitesse. Il prend toujours un peu de retard à bas régime.
Processeur à 125W :
Ici, nous effectuons nos relevés sur un Core i5 13600KF dont la consommation atteint 125W, la consommation de base pour ce processeur. Cela correspond à la puissance consommée de manière prolongée du processeur.
Avec une consommation qui passe à 125W, le T120 RGB prend du retard pendant que notre dissipateur de chez MSI se place devant celui d’Enermax à fond, légèrement derrière sur ses autres régimes. En opposition, le Pure Rock 3 se montre plus à l’aise à fond qu’à basse vitesse.
Processeur à 170W :
Enfin, nous terminons nos séries de relevés avec notre Core i5 13600KF qui consomme 170W. Pour cela on pousse un peu plus les fréquences ainsi que le VCore, qui monte maintenant à 1,350V !
On termine à 170W où le ventirad de MSI se place encore une fois au niveau des Pure Rock 3 et ETS-T41D selon les régimes de ventilateurs. Cependant, il ne tient pas le bas régime… En même temps, très peu de ventirad le peuvent, sauf l’Assassin IV VC Vision qui boxe dans une catégorie toute autre.
Ratio températures/bruit Intel
Sur ces graphiques de rapport perf/bruit, nous rappelons que le mieux est d’être placé le plus possible en bas à gauche du graphique. Pour la lecture, le point le plus à gauche symbolise la ventilation en 12V, celui au centre, la ventilation en 8V et le plus à droite en 5V.
65W de consommation :
Sur le ratio températures/bruit, à 65W, le MAG CoreFrozr AA13 vient se placer au niveau d’un Pure Rock 3. Ici, l’ETS-T41D d’Enermax semble être le dissipateur le plus à l’aise. Quant au T120 RGB, il accuse un léger retard par rapport à ses concurrents de même format.
125W de consommation :
Avec une consommation légèrement supérieure, les trois petits ventirads proposent un ratio températures/bruit très similaire. Le Pure Rock 3 se distingue légèrement à haute et mi-vitesse cependant.
170W de consommation :
Avec une consommation de 170W, le MAG CoreFrozr se montre légèrement plus avantageux que l’Enermax ETS-T41D tandis que le Pure Rock 3 se place franchement devant ses concurrents. En opposition, le T120 RGB est complètement dépassé par les événements.
Conclusion
Nous arrivons à la fin de ce test du MAG CoreFrozr AA13 de MSI. Pour le coup, avons-nous affaire à un produit réussi ? Voyons cela dans le détail !
Une solution d’entrée de gamme :
Avec ce petit ventirad, attendez-vous à une solution rationnelle proposée par MSI. En même temps, nous sommes face à un produit d’entrée de gamme dont le montant de la facture ne dépasse pas les 35 € et que l’on peut retrouver à moins de 30 € selon les boutiques et les promotions du moment. Nous avons donc affaire à une référence accessible à tout le monde et c’est plutôt agréable pour une fois, on ne va pas se le cacher.
Malgré tout, à ce prix, nous retrouvons un produit à la finition plutôt basique puisque l’on n’a pas de capot supérieur pour masquer l’embout des caloducs en cuivre par exemple. Par ailleurs, il dispose d’un revêtement intégralement noir ou blanc (selon la version) tandis qu’un logo dragon est gravé au laser sur la première ailette. Le RGB est aussi présent sur le ventilateur. Bref, entrée de gamme, mais pas totalement moche. Nous n’avons pas affaire à un produit dont la finition est aussi brute qu’un Arctic Freezer 34 par exemple.
Cependant, la partie accessoire reste plutôt chiche et on ne retrouvera que les éléments de montage fournis avec le ventirad. Dommage cependant de ne pas avoir une petite seringue de pâte thermique ni un set de griffes en acier supplémentaire, cela aurait permis de monter un second ventilateur en cas de besoin.
Les performances :
Du côté des performances, ne vous attendez pas à des performances dignes d’un NH-D15, clairement, il n’en a pas la carrure. Ce petit modèle en 120 mm à quatre caloducs se compare à d’autres modèles similaires sur le plan thermique comme l’ETS-T41 ou le Pure Rock de be quiet!… Le Pure Rock ayant l’avantage de la finition et du rapport températures/bruit, celui-ci étant finalement légèrement plus avantageux sur le prix. De son côté, l’ETS-T41D fait payer son affichage digital de la température. C’est là que l’on aurait aimé pouvoir y monter un deuxième ventilateur pour aller un peu plus loin sur les températures.
Par ailleurs, au niveau du montage, ce ventirad MSI n’oppose pas de problème particulier puisqu’il est suffisamment compact pour rentrer dans une très grande majorité de boîtiers. De l’autre, son radiateur slim ne viendra pas générer de conflit avec la RAM.
Finalement, nous décernons l’argent à ce MAG CoreFrozr AA13 de MSI. Il s’agit d’une référence rationnelle dont la facture est très abordable. Il pourra refroidir parfaitement un CPU qui consomme 65 à 125W tout en se montrant juste au-delà. La finition reste basique, mais on a un ventilateur RGB. Sur le plan thermique, il ne se distingue pas spécialement de la concurrence sur ce secteur, mais propose un montage simple et rapide, une compatibilité à toute épreuve avec la RAM et les boîtiers et surtout une facture très abordable parfois inférieure à 30 € selon les boutiques. Donc si vous avez un petit budget ou un petit CPU, ce n’est pas un mauvais choix !
Si vous êtes un fidèle de notre site, vous savez très certainement que j’utilise régulièrement la BENCHLAB afin de réaliser le monitoring de températures, mais aussi de tension lors de nos tests de processeurs et de cartes graphiques. Pour rappel, cette BENCHLAB est née d’une collaboration avec OBT afin de venir s’associer à leur Open Benchtable V2 et a été commercialisée en 2023. Le principe de ce produit est de vous offrir un moyen de surveiller votre configuration à plusieurs niveaux. Aujourd’hui, nous apprenons l’arrivée prochaine de la BENCHLAB 2.
La BENCHLAB est une solution de télémétrie en temps réel et qui va vous permettre notamment de surveiller les températures, la consommation de certains de vos composants ainsi que les différentes tensions. Vous pourrez aussi gérer la vitesse des ventilateurs. Cette nouvelle version apporte son lot de nouveautés en termes de conception et de fonctionnalités, notamment :
La réduction du bruit et de la chute de tension sur toutes les lignes grâce à un circuit imprimé composé de six couches
La surveillance par broche des deux connecteurs 12VHPWR
La surveillance de la température d’entrée et de sortie des connecteurs 12VHPWR
La présence de trous de fixation supplémentaires pour les boitiers Corsair Frame 4000D/5000D
La prise en charge de deux SSD
Une fonction de commutation 5VSB
L’ajout de deux boutons physiques : mise sous tension et de réinitialisation
L’ajout d’un buzzer pour les avertissements sonores et les alarmes
L’ajout d’un système intégré de détection des défauts et d’alarme pour la protection des périphériques
L’introduction du connecteur F_panel
Le BENCHLAB 2 est disponible en précommande sur la boutique en ligne officielle de BENCHLAB, ainsi que via Open Benchtable et ElmorLabs. Les expéditions dans le monde entier débuteront le 15 octobre 2026 et le tarif est lui de 263,95 euros.
Lenovo a officiellement dévoilé le Pro 9n lors de l’édition 2026 du salon IFA (du 4 au 8 septembre). Ce nouvel ultraportable, propulsé par la technologie NVIDIA RTX Spark, est désormais disponible à la précommande avec une livraison prévue pour le 16 octobre. La marque chinoise vise clairement une clientèle exigeante cherchant à concurrencer les solutions Apple tout en offrant une puissance de calcul accrue pour les tâches professionnelles et le jeu.
Le point de départ de la gamme se situe à 2 999,99 $ pour la configuration de base. Ce modèle intègre la version inférieure de la puce RTX Spark N1X, dotée d’un processeur Grace à 18 cœurs et d’un GPU Blackwell RTX à 5 120 cœurs. Il est livré avec 32 Go de mémoire unifiée et 512 Go de stockage. Cette entrée de gamme se positionne à environ 400 $ au-dessus du Microsoft Surface Laptop Ultra, bien que Lenovo offre une quantité de RAM supérieure à celle du concurrent qui démarre à 24 Go.
Pro 9n : une alternative économique face à Apple
Les utilisateurs souhaitant maximiser les capacités de la machine peuvent opter pour la configuration haut de gamme. Celle-ci propose la version complète de la RTX Spark N1X avec un GPU à 6 144 cœurs, 128 Go de RAM et jusqu’à 2 To de stockage, le tout pour un prix de 6 099,99 $. Pour comparer, un MacBook Pro de 14 pouces équipé d’une puce M5 Max, de 128 Go de RAM et de 2 To de stockage affiche un tarif de 6 699 $. Le Lenovo Pro 9n s’avère ainsi environ 600 $ moins cher pour offrir les mêmes capacités en termes de mémoire et de stockage.
Sur le plan visuel, l’appareil arbore un écran OLED de 15,3 pouces affichant une résolution de 2 560 x 1 600 pixels. La luminosité atteint un pic de 1 100 nits, couvrant 100 % de l’espace colorimétrique DCI-P3. L’affichage prend également en charge la VRR jusqu’à 165 Hz pour une fluidité optimale. Concernant la mobilité, Lenovo indique que la machine pèse 3,64 livres et est équipée d’une batterie de 92,5 Wh. La connectivité reste complète avec deux ports USB4, un port USB-A, une sortie HDMI 2.1, une prise casque et un lecteur de carte SD.
Lenovo positionne le Pro 9n pour des charges de travail exigeantes dans les domaines du développement de l’intelligence artificielle, de la création de contenu et du jeu vidéo. Avec jusqu’à 128 Go de mémoire unifiée et une performance d’IA en FP4 atteignant 1 PFLOP, l’ordinateur est conçu pour gérer l’inférence locale d’IA et exécuter des agents autonomes. Cette puissance est logée dans un châssis fin conçu pour être transporté quotidiennement. Les précommandes sont ouvertes directement sur le site officiel de Lenovo.
Durant une récente réunion de Town Hall destinée aux employés, Asha Sharma, présidente-directrice générale d’Xbox, a présenté une vision claire de l’avenir de la plateforme sur PC. L’objectif principal est de transformer l’expérience actuelle, souvent jugée complexe par les créateurs de jeux, en un écosystème plus fluide et attractif. Cette annonce intervient dans un contexte de vaste restructuration de l’organisation Xbox, visant à réduire les coûts et à optimiser les processus internes.
Battle.net : une plateforme à fort potentiel de rétention
Un point central de la présentation a été la volonté de Microsoft de faire de Battle.net un acteur majeur sur le marché du PC. Asha Sharma a souligné que, historiquement, l’approche d’Xbox sur cette plateforme était trop limitée, se concentrant uniquement sur une application unique. Elle a reconnu que Battle.net possède déjà des atouts considérables, notamment une rétention des utilisateurs presque équivalente à celle de Steam.
La dirigeante a expliqué que le service, bien que moins visible, est excellent pour maintenir les joueurs actifs une fois qu’ils sont intégrés à l’écosystème. Microsoft entend désormais investir dans cette plateforme pour mieux servir à la fois ses titres propriétaires et certains jeux édités par des tiers. Cette stratégie s’inscrit dans une logique de curation, différente de l’approche plus ouverte de Steam ou de l’application Xbox PC, mais qui permet de fidéliser une communauté spécifique.
Il est intéressant de noter que cette initiative pourrait également servir à renforcer le programme Xbox Play Anywhere. Par exemple, le partenariat récent avec The Witcher 3 a permis d’étendre l’accès à ce titre sur les consoles Xbox Series X|S et le cloud, même lorsqu’il est acheté via Battle.net sur PC. Microsoft précise qu’elle ne compte pas abandonner Steam, mais qu’elle continuera d’investir dans d’autres applications Windows pour atteindre des audiences distinctes, notamment en Chine où le Microsoft Store est très présent.
Simplification des outils pour les développeurs
Une autre priorité annoncée par Asha Sharma est la simplification des processus de publication sur Xbox. Elle a admis que travailler avec la plateforme est actuellement « très difficile » pour les développeurs, qu’il s’agisse de grands studios ou de studios indépendants. Pour remédier à cela, Microsoft met en place une refonte de ses outils, notamment en passant à un centre de partenaires « headless » et en épurant ses API pour les rendre plus lisibles par les machines.
L’objectif est de réduire les goulots d’étranglement et le besoin d’intervention humaine lors de la certification des jeux. Cette démarche vise à offrir aux créateurs des outils capables de développer leur activité et de mieux comprendre leurs performances. Actuellement, les développeurs se plaignent souvent de délais de certification longs et de rejets sans explication claire, ce qui pousse certains à privilégier les versions PS5 ou Steam pour les critiques et le contenu généré par les utilisateurs.
Microsoft espère ainsi aligner son expérience sur celle des concurrents, en rendant la publication aussi simple et automatisée que possible. Parallèlement, des offres de pré-installation de jeux comme World of Warcraft sont déployées auprès de millions de constructeurs d’ordinateurs (OEM), afin d’augmenter la visibilité de Battle.net dès l’achat d’un nouveau matériel. Cette approche combinée, alliant amélioration des outils techniques et promotion via les fabricants, marque un tournant dans la stratégie d’Xbox sur le marché du PC.
Alphacool annonce de nouveaux waterblocks appartenant à sa série ES. Ces derniers se destinent aux cartes graphiques professionnelles de NVIDIA principalement bien qu’une déclinaison AMD soit proposée. Nous retiendrons surtout le caractère single slot de ces blocs, facilitant l’installation de plusieurs cartes dans un système. Les professionnels de l’IA apprécieront de pouvoir passer leur matériel sous watercooling custom.
Encore plus de blocs ES en 1 slot chez Alphacool !
Alphacool refroidit les RTX Pro 4000 et la RADEON AI Pro R9700 !
Avec cette série de blocs, Alphacool s’attaque donc aux cartes graphiques du secteur professionnel. Pour cela, la marque allemande propose quatre nouveaux blocs ES déclinés au format single slot à destination des RTX Pro 4000 Blackwell, RTX Pro 4500 Blackwell et RTX Pro 6000 Blackwell Workstation Edition.
Au niveau de l’exécution, la marque nous propose une large base en cuivre chromé que l’entreprise juge plus résistante que le nickelage. Cette dernière refroidira activement les éléments critiques de la carte comme son GPU, ses puces mémoire ou encore ses étages d’alimentation.
Pour sa série professionnelle, la marque ne propose pas de partie acrylique transparente comme cela peut être le cas avec ses blocs grand public. À la place, nous avons une plaque en fibre de carbone boulonnée sur la base en cuivre.
Au niveau de l’agencement, les entrées/sorties migrent vers l’arrière de la carte, le but étant de réduire au maximum la hauteur des blocs. Là encore, la marque vise les applications professionnelles et les utilisateurs de serveurs rack.
Des prix élevés :
Le montant de la facture reste cependant élevé tandis que la marque applique deux tranches tarifaires. La première à 324,98 € ciblera avant tout les blocs à destination des RTX Pro 4000 Blackwell et RADEON AI Pro R9700. En revanche, la seconde tranche tarifaire de 399,98 € ciblera les blocs pour les RTX Pro 4500 et RTX Pro 6000 Blackwell Workstation Edition.
Par ici et par là les fiches produits d’Alphacool !
On ne vous refait pas un dessin, mais les prix des cartes graphiques ont sérieusement monté au cours des 12 derniers mois. Si l’on regarde dans le détail, les cartes NVIDIA issues de la série RTX 50 sont les plus impactées tandis que les RX 9000 d’AMD et les Arc B d’Intel sont touchées dans des proportions plus raisonnables. Les bleus et les rouges affichent des hausses moyennes inférieures à 50 % au cours des 12 derniers mois. Bien sûr, il s’agit de prix relevés en Allemagne. En France, les prix sont probablement un poil plus élevés, mais la situation reste équivalente.
RTX 50 : les cartes les plus impactées par les hausses de prix !
Jusqu’à 66 % de hausse pour les RTX 50 :
Dans les grandes lignes, parmi les trois constructeurs majeurs de cartes graphiques, Intel reste la marque la plus épargnée. Au total, ses Arc B580 et Arc B570 n’affichent que 38 % de hausse au cours des 12 derniers mois. Il faut dire que les cartes des bleus n’attirent malheureusement pas un public très large et la demande reste assez faible.
Du côté d’AMD, les choses sont un poil plus compliquées puisque la hausse au cours des mois écoulés (novembre 2025 à octobre 2026) atteint les +46 %. Le modèle le plus impacté est la RX 9060 XT 8 Go qui affiche +65 % de hausse, suivi par la RX 9060 XT 16 Go avec ses +57 %. La RX 9070 non-XT reste le modèle le plus épargné avec ses +28 % d’augmentation « seulement ». Enfin, la RX 9070 XT est à +33 %. Mais AMD prévoirait de nouvelles hausses, en Chine notamment avec une RX 9070 non-XT particulièrement impactée.
Enfin, chez NVIDIA, c’est le carnage puisque du côté du caméléon, les RTX 50 enregistrent jusqu’à 66 % de hausse. Évidemment, la carte la plus impactée reste la RTX 5090 avec ses +132 % d’augmentation. Mais dans le genre, la RTX 5060 Ti 16 Go est une bonne candidate avec ses +74 %. La RTX 5070 Ti est également fortement touchée avec ses +60 % tandis que les RTX 5060 et RTX 5070 sont à +56 %.
Des prix délirants :
Évidemment, les prix sont délirants puisque derrière ces pourcentages se cachent des RTX 5090 à plus de 6 000 € tandis que la RTX 5060 Ti 16 Go, pourtant un modèle milieu de gamme populaire, voit son prix de vente (680 à 850 €) empiéter sur celui de la RTX 5070 (800 à 900 €).
Du côté d’AMD, l’entrée de gamme devient ridiculement élevée avec une RX 9060 XT 16 Go vendue entre 520 et 590 €. Rappelons que la carte se retrouvait en vente il y a un an entre 330 et 380 €. Cependant, la RX 9070 XT atteint en ce moment les 880 €, soit un prix assez proche de celui constaté les jours suivants son lancement en mars 2025.
Enfin, la B580 d’Intel, qui se trouvait jusqu’à 280 € en novembre 2025, atteint les 410 €.