[nextpage title= »Introduction : »]
Présent depuis quelques générations sur le segment des cartes mère, NZXT continu sur sa lancée avec le chipset Z690. Aujourd’hui nous avons l’occasion de tester non pas une mais deux cartes mères NZXT Z690 avec les modèles N5 et N7. Bien que la N7 conserve l’ADN des précédentes cartes mère NZXT carénées, la version N5 quant à elle se voit épurée au maximum tout en gardant un design rappelant la gamme actuelle de boitiers NZXT.
Cette carte est annoncée au prix de 239,99 € par NZXT dans ses déclinaisons noire ou blanche. Elle viendra se placer en concurrence directe à la très robuste MSI Z690 PRO-A.

Nous en profitons aussi pour remercier NZXT pour les samples proposés pour ces tests.
[nextpage title= »La NZXT N5 Z690 : »]
Le bundle :
Un petit tour par le bundle de cette NZXT N5 Z690 pour voir si son bundle est bien fourni. Sans surprise, on retrouve quelque chose d’assez standard, câbles SATA, manuel, antennes Wi-Fi. En sommes, un bundle en adéquation avec son prix de 239,99 €.
L’architecture :
Cette NZXT N5 Z690 est architecturée autour du nouveau chipset d’Intel, le Z690. Cette carte mère change de socket puisque nous passons du LGA-1200 (Z490/Z590) au socket LGA-1700. La raison est simple, la taille du CPU est plus grande.
Ci-dessus, une capture détaillant la différence entre les deux sockets (source Igor’s Lab). Le socket LGA-1700 dispose donc de 1700 pins, contre 1200 pour le précédent. Vous devrez peut-être investir dans un nouveau système de refroidissement. Certaines marques, comme Noctua, proposent un adaptateur pour votre cooler actuel. Pensez à vous renseigner car il est souvent gratuit.

Le chipset Z690 prend en charge officiellement le PCIe 5.0 offrant des performances de stockage plus élevées que sur la génération précédente. Cependant, actuellement, aucun composant n’est encore compatible avec cette norme. L’autre grand changement est le support de la DDR5, même si ici nous restons sur de la DDR4.
Les différents radiateurs :
Les dimensions de la carte sont de 305 mm x 244 mm, ce qui correspond au format ATX. Les couleurs dominantes sur le PCB sont le noir et le banc. On notera l’absence totale d’éclairage RGB sur le PCB.
Débutons le tour du propriétaire avec les radiateurs qui sont au nombre de 3. Tout d’abord, nous avons le radiateur situé sur le dessus de la carte mère et qui recouvre les étages d’alimentation. Ce radiateur est très bien fini avec un cover blanc pour accentuer le design made in NZXT.

Le second radiateur recouvre le chipset et dispose également d’un cover blanc démontable. Le troisième et dernier radiateur concerne le slot pour SSD M.2 au dessus du premier slot PCIe X16.

On notera que les cover des radiateurs sont démontable, il sera donc possible de les repeindre facilement pour créer des mod autour d’autres couleurs.
Quatre emplacements SSD M.2 :
On commence avec le slot M.2 relié au CPU en 4.0 qui vient se placer au dessus du premier slot PCIe. Ce dernier est refroidi par un radiateur passif estampillé NZXT. Nous avons ensuite deux emplacements M.2 en PCIe 4.0 sur cette face et un dernier 4.0 sur le verso de la carte mère. Vient pour finir l’emplacement M.2 pour la carte WI-FI / Bluetooth.

Techniquement, on retrouve deux emplacements PCIe 4.0 x4 et deux PCIe 4.0 x4/SATA. Vous ne devriez pas manquer d’emplacement de stockage. Le SATA quand à lui se limite à quatre emplacements pour éviter tout souci de compatibilité avec les slots M.2.
Le socket et PCIe :
L’espace autour du socket est assez chargé surtout sur la partie haute du socket. Cela peut engendrer des incompatibilités avec certains refroidissement qui pourraient taper dans les condensateurs. Leradiateur VRM est également très proche du socket et des points de fixation du refroidissement. Dans mon cas, il m’a été impossible de placer le waterblock Heatkiller IV de chez Watercool dans le bon sens car celui-ci tapait dans le radiateur VRM.
Cette NZXT N5 Z690 supporte les kits mémoires DDR4 en dual channel jusque 5000 MHz+ (OC) et pour une quantité maximale de 128 GB. On retrouve un PCIe 5.0 16x qui fonctionnera en x16 si vous optez ou non pour du CrossfireX. Il s’agit du seul slot relié aux lignes CPU, les deux autres emplacements X16 sont câblés en X4 sur le chipset Z690 ainsi que les deux slots X1.
Pour alimenter tout ce petit monde, la carte dispose d’un connecteur 24 pins et de 8+4 pins à coté des étages d’alimentation.
[nextpage title= »Le PCB et les connectiques : »]
Les outils pour clocker :
Débutons avec les éléments insérés sur le PCB et qui peuvent s’avérer être des outils intéressants pour les overclockeurs. Ils seront bien entendu peu nombreux puisque cette carte ne se destine pas du tout à l’overclocking.
- Le Q LED : 4 diodes (CPU – DRAM – VGA – BOOT) qui permettent de diagnostiquer les erreurs lors du boot de la carte. Si l’une d’entre elles reste allumée, c’est que le composant qui lui correspond pose problème.

Le PCB :
La conception du PCB de ce modèle NZXT N5 Z690 est encore très certainement sous-traitée par ASRock. Il s’agit là d’un très bon choix au vu de la bonne réputation d’ASRock. Elle semble d’ailleurs partager un PCB assez proche de la version Z690 Phantom gaming 4.
Passons maintenant au PCB, celui-ci est construit en 6 couches. Cette N5 Z690 se base sur une alimentation en 8+1+1 phases (VCORE + VCCGT + VCCAUX).

Le contrôleur utilisé est un Richtek RT3628AE qui pilote directement les 9 phases dédiées au CPU, IGP et AUX. Les 8 mosfets CPU sont quant à eux tous des SIC654A de 50A. La partie GT est gérée par 1 SIC654A de 50A également. La partie AUX est gérer par un combo de mosfet low et high phase Sinopower 2x 4373NA et 2x 4508NH.
Les connectiques :
La façade arrière dispose des éléments suivants. Tout d’abord le bouton BIOS Flashback ainsi que les supports d’antennes pour le Wi-Fi dual band. La carte dispose de 2 USB 2.0, de 4 USB 3.2 Gen 1, de 1 USB 3.2 Gen 2, de 1 USB 3.2 Gen 2 type C, de de 1 HDMI, de 1 LAN (RJ45) et des différentes sorties audio. Enfin, la partie audio est assurée par une puce Realtek ALC897.

[nextpage title= »Le BIOS »]
Le BIOS :
Comme nous le disions précédemment, NZXT c’est de nouveau associé à ASRock pour la conception de cette carte mère. En plus du PCB, nous retrouvons un BIOS ASRock revisité aux couleurs de NZXT. Nous sommes donc sur un BIOS bien fini et qui fonctionne bien.
Coté overclocking, la carte se débrouille très bien sur la mémoire avec une certaine aisance à train les profils en gear 1 jusqu’à 4000 Mt/s.
Commençons avec la page d’accueil, celle-ci regroupe toutes les informations importantes concernant la configuration avec la possibilité de charger son XMP.
Ensuite nous avons la version avancée de ce BIOS accessible en pressant la touche « F6 ». On commence avec la section « overclocking » qui se subdivise en plusieurs parties : CPU, mémoire et tensions. Point important, les tensions liées aux SA et autres tensions interne se trouvent dans le sous menu FIVR.
Ensuite nous avons la section « Advanced » dans laquelle il sera possible de gérer la configuration CPU (nombre de core, hyperthreading ect…) mais aussi d’activer le ReBAR ou de gérer tout ce qui est IO, USB et stockage.
Pour finir nous avons les sections « Tool » pour le flashage BIOS ou le SSD secure erase, « PC monitoring » pour les relevés de tensions et températures et enfin les dernières sections « Security », « Boot » et « Exit »
Nous reviendrons sur la section overclocking plus loin dans cet article afin de vous montrer les paramètres que nous avons utilisé.
[nextpage title= »La configuration de tests : »]
Voici la configuration qui sera utilisée pour le test :
- Carte mère : NZXT Z690 N5 (BIOS 7.02)
- Processeur : INTEL CORE I9 12900KS
- Mémoire : 2×8 gb G.SKILL FlareX 3200C14
- Carte graphique : EVGA RTX 2080 Super
- Système de refroidissement : Watercool Heatkiller IV basic + MO-RA3 420
- SSD : Western Digital sn850 500gb
- Alimentation : Be Quiet ! Dark Power Pro 12 1200W
- Système d’exploitation : Windows 11 64 bits (version 21H2)
- Écran : DELL S2421NX
Pour cette configuration de test, le waterblock utilisé ici ne passait pas dans le bon sens de fixation (jet zone dans le sens du die). En effet, les fixations de celui-ci tapaient dans le radiateur VRM. Et, comme on peut le voir ci-dessous l’espace dans le second sens est de moins de 1mm.
Pour les tests, notre carte mère a été flashée avec le BIOS 7.02, il s’agit du dernier BIOS en date. Petit point négatif concernant le site NZXT ou il est nécessaire de télécharger l’unique BIOS disponible pour savoir de quelle version il s’agit. Les BIOS antérieurs ne sont par ailleurs pas disponibles.
[nextpage title= »L’overclocking CPU : »]
Notre partie overclocking CPU va se concentrer sur les performances du i9-12900KS. Il est important de souligner que cette NZXT N5 Z690 ne se destine pas à de l’overclocking poussé. Mais nous verrons qu’elle s’en sort plutôt bien malgré ses dispositions ne la mettant pas dans les meilleures conditions pour cet exercice.
Protocole :
Avant de débuter, il est nécessaire d’avoir un ou plusieurs scores de référence avec notre i9-12900KS aux fréquences stock, c’est-à-dire, sans avoir réalisé aucune modification si ce n’est, avoir activé le profil XMP dans le cas d’un processeur Intel. Concernant les tensions de tests, nous avons décidé de mettre la tension en mode fixe.
Il est aussi très important d’avoir à portée de main une feuille ou tableur, qui va vous permettre de noter tous les tests que vous allez réaliser ainsi que les résultats ou échecs.
Load-Line Calibration :
Avant de commencer, il nous faut régler le LLC. Dans le cas de cette carte mère, nous le réglons sur le level 3. Vous pourrez voir dans les tableaux ci-dessus les différences entre la tension choisie, la tension au repos et la tension en charge.

Il s’agit d’un point important, ici le level 3 nous donne une bonne stabilité sur la tension sans trop nous impacter par des tensions idle trop haute ou bien en load trop basse. Il soulage par ailleurs la consommation sur le CPU et donc la chauffe en charge.
Scores de référence :
Débutons donc par relever le résultat sous Cinebench R15 et R20 en prenant soin de noter aussi la tension (vcore), la température max lors du bench, la consommation ainsi que bien entendu, le score obtenu. Durant le benchmark, la fenêtre de HWinfo est ouverte ce qui a une légère incidence négative sur le score.
Overclocking sous watercooling en étapes :
Pour commencer, je laisse le BIOS en auto en paramétrant juste la RAM sur 3200C14. Dans un premier temps, nous relevons tension vcore et fréquence en load lors des benchmarks sur Cinebench R15 et R20 (5200 à 1,28v). J’ai donc opté pour une fréquence de départ de 5200 MHz avec un coefficient multiplicateur de 52, un BCLK de 100 et une tension de 1,3 volt. Les Ecore et le caches sont quand à eux placés à 4000 MHz. L’idée est ensuite, dans l’OS, de tester la stabilité sur plusieurs runs de Cinebench R15 et R20 multithread.
Si c’est stable, j’augmente la fréquence d’un palier de 100 MHz tout en revérifiant la stabilité. Si le benchmark crashe, j’augmente la tension par palier de 0.05 volt afin de retrouver une stabilité permettant d’exécuter le benchmark. L’objectif est de se faire assez « rapidement » une idée de la fréquence max benchable.
Nota : je tiens à souligner que la carte mère impose un power limit de 241W de base. Et donc, dans ces conditions le 12900KS ne pouvaient pas délivrer toute sa puissance. Le power limit a donc été relevé à 4096W sur la deuxième ligne du tableau avec le CPU toujours en auto.

Ainsi, mon 12900KS parvient à atteindre les 5.4 GHz avec une tension de 1,33 volt (1,3 volt pour R15) mais avec un température très élevée. Quand aux Vrm, pas de sondes de températures mais les radiateurs atteignaient 46°C au plus chaud. Après cela, nous avons monté le cache et les Ecore ce qui a demandé plus de tension. Et, pour finir nous avons testé cet overclocking sans les Ecore.
Et voici les résultats sur R20. Comme on peut le voir, les 5400 MHz sont proches de la limite en température. Pour un usage normal, j’opterais donc pour une fréquence de 5300 MHz.
Voici donc les deux screenshots de nos tests avec Ecore avec le i9-12900KS.
Et, ceux sans Ecore.
[nextpage title= »L’overclocking mémoire : »]
XMP, ça passe ou pas :
Bon, NZXT annonce sur sa fiche technique, le support de la mémoire allant jusqu’à 5000 Mt/s (OC+). Maintenant, c’est parfois un peu trompeur et nous vous invitons à vérifier les kits compatibles sur le site de NZXT. Dans notre cas, la carte mère est parvenue à atteindre 4266 Mt/s en gear 2 et 4000 Mt/s en gear 1 avec un kit Samsung B die. Cela correspond donc presque à la QVL de cette carte mère. Il sera donc pertinent de choisir un kit équipé de puces Samsung B die ou Micron Rev E à 3600 Mt/s pour un usage gear 1 ou 4600-4800 Mt/s avec des puces Hynix DJR pour un usage gear 2.
Pour rappel : le maximum XMP gear 1 est de 3600 Mt/s, au delà le BIOS passe en auto en gear 2.
Passons maintenant dans le vif du sujet, tout les tests mémoires ont été réalisés avec une fréquence CPU Pcore à 5200MHz, Ecore à 4100MHz et un cache à 4400Mhz. Avec à la fin le matériel poussé sans Ecore.
Test sur aida64 :
Pour commencer, sur aida 64 nous avons réussi à atteindre une fréquence de 2000Mhz soit 4000Mt/s en gear 1 et gear 2. Au delà de 4000 Mt/s en gear 2 il faudra relâcher les timings mais cette utilisation est peu performante et à mettre de coté pour ce kit. Comme nous pouvons le voir, la montée en fréquence et la baisse des timings se voient directement dans les chiffres de débit. Pour ce qui est de la latence, nous voyons un gain, mais Aida64 n’est en rien un benchmark fiable sur ce point-là.

Test sur Geekbench 3 :
En parallèle, nous avons réalisé des benchmarks sur Geekbench 3. Ici, nous voyons bien le gain coté score mémoire et score CPU. Et tout comme pour aida le passage en gear 2 pour ce kit n’apporte rien.

Voici donc le meilleur score Geekbench 3 obtenu avec cette carte mère avec les Ecore actifs.

Pour aller plus loin, nous avons également poussé la carte mère sans Ecore et un cache plus haut.

Finalement, nous finissons ce test sur un résultats mitigé. Le résultat est vraiment bon pour un carte mère dont on attendait rien coté overclocking mémoire. Mais en même temps nous regrettons de ne pas pouvoir atteindre plus de 4000 Mt/s en gear 1 la ou certaines concurrentes font du 4133-4200 Mt/s sans trop de difficulté. Cette carte est donc ni bonne ni mauvaise sur ce point et propose une bonne expérience à la hauteur de ses 239,99 €.
[nextpage title= »Conclusion : »]
Nous arrivons à la fin de ce test, et pour une première avec la gamme NZXT, je suis agréablement surpris par cette N5 Z690. C’est donc carte qui a tout pour plaire et qui offrira d’excellentes performances pour un tarif attractif. Le tout habillé selon un design qui ravira les adeptes de la marque NZXT mais pas que. Dans les faits, cette carte semble être parfaite pour venir se loger dans un NZXT H510 Flow avec un AIO de la marque venant refroidir un 12600K ou Même un 12900KS. Il ne maquerait plus que la gamme s’agrandisse avec des GPU made by NZXT pour parfaire son Build.

NZXT propose cette carte mère N5 Z690, que ce soit en version blanche ou noire, au prix de euros 239,99 euros. Un tarif qui la place en directe concurrence avec l’excellente MSI Z690 PRO-A. Le Match est difficile mais le design atypique de cette N5 Z690 lui donne un sérieux atout. NZXT semble donc être sur la bonne voie pour devenir un sérieux concurrent aux plus grandes marques déjà bien installées.
NZXT N5 Z690
On a aimé :
- Le design NZXT sobre et élégant
- Le PCB et le BIOS réalisés par ASRock de bonne qualité
- Le BIOS organisé intelligemment
- Le logiciel CAM proposant l’overclocking GPU
- Le tarif attractif pour la plus belle carte mère de sa tranche de prix
On aurait aimé :
- Un logiciel CAM permettant l’overclocking CPU et mémoire
- Un étage d’alimentation comme celui de la N7 Z690
NZXT propose avec cette N5 Z690 une excellente carte mère à destinations de configurations orientée gaming épurée. En effet, nous sommes ici sur le plus beau modèle Z690 à moins de 250 € et qui dispose de toutes les cartes pour venir épauler une configuration à base de i5 12600K et de mémoire ddr4. De plus, en s’associant avec ASRock, NZXT nous propose une carte de bonne conception avec un BIOS complet. Ce qui ravira également les amateurs d’overclocking.