Allez, on remet une pièce dans la machine de l’IA en parlant de nouveau de DeepSeek. Effectivement, lors de son lancement, le chiffre de $6 millions de dollar comme coût de développement était mis en avant (par nous-mêmes également)… Mais nous allons revenir dessus puisque ce dernier est bien plus élevé que cela.
DeepSeek a coûté plus que $6 millions !
Non, l’IA n’a pas coûté que $6 millions pour son développement… En réalité, il s’avère que l’IA chinois a coûté bien plus. Cependant, le marketing faisant son office a décidé de mettre en avant de faible coût qui est lié au coût des GPU pour la phase de préformation. Comme l’indique SemiAnalysis, choisir de mettre en avant ce coût, c’est comme « pointer un élément spécifique d’une liste de composant et le considérer comme coût total ».
En réalité, le coût total de DeepSeek V3 dépasserait aisément le milliard de dollars. Il est estimé que le coût en matériel dépasse déjà les $500 millions. Il faut ensuite ajouter les coûts en recherche, les salaires des employés, le développement, etc. Tout ça fait que nous sommes loin des 6 petits millions mis en avant.
Néanmoins, il faut rendre à César ce qui lui appartient puisque l’IA s’avère impressionnante malgré tout. Au niveau des performances, la V3 de l’IA chinoise surpasse celles de GPT-4o. Mais l’IA est un secteur en constante évolution et ces progrès en matière de performance étaient attendus finalement. Il n’est donc pas surprenant que V3 surpasse GPT-4o sorti en mai 2024… Et la prochaine version de GPT sera encore plus performante, et ainsi de suite.
SemiAnalysis indique alors que c’est le but de la recherche de l’IA : augmenter le nombre de calculs réalisés avec la même capacité en matériel. Le but étant d’obtenir un maximum « d’intelligence » par dollar dépensé. Il est estimé qu’après chaque année écoulée, les progrès algorithmiques font x4. Ainsi, proposer une IA équivalente à GPT-3 en termes de qualité, les coûts en inférences ont été divisés par 1200. Maintenant, on peut avoir une IA qui tourne localement sur un laptop là où il fallait un supercalculateur auparavant.
Finalement, l’IA chinoise, si elle a pu faire sensation par son chiffre de $6 millions, la réalité est bien plus complexe, mais illustre tout de même une certaine dynamique où les performances augmentent là où les coûts diminuent. D’ailleurs, ce modèle vient mettre la pression sur le marché de l’intelligence artificielle puisqu’à sa sortie, le cours de grosses entreprises a chuté, on se souvient des -$589 milliards de valorisations boursières de NVIDIA. Quoi qu’il en soit, on s’attend à un bel avenir pour l’IA.
Inutile de présenter Edward Snowden tant il a été une personnalité importante des années 2010 pour ses révélations sur les surveillances de masses de la part de la NSA alors qu’elle n’avait pas de mandat pour le faire. Bref, dernièrement, ce monsieur a pris la parole sur un sujet qui nous intéresse davantage : les RTX 50. Il indique, dans un tweet, que ces cartes n’offrent pas un bon ratio qualité/prix en parlant de « F-tier value for a S-tier price ».
Snowden clash les RTX 50 de NVIDIA !
Dans les grandes lignes, nous retiendrons simplement qu’il n’est pas satisfait de ce qu’offrent les RTX 50 de NVIDIA. Clairement, il vient critiquer la quantité de VRAM clairement conservatrice des cartes du caméléon. Selon lui, la RTX 5090 aurait dû arriver avec plus de VRAM avec des configurations en 48 Go voire plus. Du côté de la RTX 5070, il aurait apprécié avoir une carte avec 16 Go au minimum tandis qu’il indique que :
« vendre une carte à plus de $1000 en 2025 est un crime monopolistique contre le consommateur ».
Dans les faits, on ne peut pas lui donner totalement tort. Effectivement, les concurrents de NVIDIA proposent du matos avec davantage de VRAM. Il n’y a qu’à voir du côté d’Intel dont la B580 dispose de 12 Go de mémoire. La B580 est une carte entrée de gamme commercialisée à partir de $250 aux États-Unis et cette dernière a autant de mémoire que la 5070 à $549 du caméléon. Du côté d’AMD, c’est pareil, les rouges sont plutôt généreux en mémoire, d’ailleurs, il leur faut bien ça pour se distinguer des verts. Ainsi, la RX 7900 XT dispose déjà de 20 Go de VRAM là où les RTX 4070 Ti/Super, étaient à 12/16 Go de mémoire.
Reste à voir ce que ça donnera avec des cartes plus accessibles comme les RTX 5060 et 5060 Ti. Cependant, les premiers enregistrements auprès de la EEC semblent indiquer des configurations en 8 et 16 Go de mémoire… De quoi bien énerver Snowden encore une fois !
Les choses se corsent du côté des États-Unis. Comme vous le savez, depuis quelques temps déjà, les américains limitent leurs exportations de matériel de haute technologie vers la Chine. La raison officielle est de limiter le développement du pays, militaire surtout, avec des technologies américaines. Toutefois, l’Empire du Milieu a récemment surpris tout le monde en annonçant DeepSeek, une AIO rivalisant avec ChatGPT alors que le pays est sous le coup des sanctions. Rapidement, les entreprises de la tech américaines ont plongé en bourse.
Toutefois, il y a de forts soupçons comme quoi les chinois auraient eu accès à du matériel de point pour la mise au point de cette IA. Suite à l’annonce de l’IA chinois, une enquête a été ouverte de la part des américains pour savoir d’où venait la fuite et les soupçons se portent sur Singapour notamment !
DeepSeek : Singapour alimenterait la Chine en GPU IA de pointe ?
Malgré les sanctions en place, il semblerait que d’autres nations n’hésitent pas à fournir la Chine en technologie de pointe américaine. Comme dit, Singapour est soupçonnée puisque le pays n’est pas vraiment impliqué dans la course à l’intelligence artificielle. Cependant, ses importations de GPU ont grimpé de 740% depuis la création de la startup. De plus, selon Wccftech, NVIDIA a admis que le pays de facturation pourrait être différent de celui d’utilisation !
D’ailleurs, DeepSeek aurait profité de ressources importantes en matériel dont les coûts sont estimés à $1,6 milliard ! Il serait alors question de 10 000 GPU H800 spécifique au marché chinois en plus de 10 000 H100, des cartes IA haut de gamme, interdite à l’exportation. Ah, on est loin des $5,6 millions annoncés initialement.
On retiendra également que, selon les conclusions de l’enquête, ce sont pas moins de 20% des revenus de NVIDIA qui sont menacés. En effet, la cité état pesait pour $5,6 milliards en juillet 2024. Précisons également que les Philippines sont aussi dans le viseur des États-Unis. Ces derniers soupçonnant également le pays de fournir des GPU de pointe à la Chine.
Comme on a pu le voir le jour de leur lancement, les stocks de RTX 5000 étaient très faibles… Tellement, que les RTX 5090 sont parties en quelques instants tandis que les RTX 5080, bien qu’elles aient tenu un peu plus longtemps, n’ont pas fait long feu non plus. Actuellement, il n’y plus de stock par chez nous et la situation en Grande-Bretagne n’est guère meilleure. D’ailleurs, Overclockers.co.uk indique que ce sera le cas durant de longues semaines encore !
Selon Overclockers.co.uk, le prochain réapprovisionnement de RTX 5090 aura lieu entre 3 et 16 semaines !
Pour le coup, les nouvelles ne sont pas bonnes puisque cette situation de pénurie pourrait durer dans le temps. Selon Overclockers.co.uk, gros revendeurs de composants informatiques outre-Manche, nous apprenons que les délais de réapprovisionnement sont très larges. La boutique annonce ainsi que le restock de la carte pourrait avoir lieu entre 3 et 16 semaines. Malheureusement, nous n’avons aucune idée quant aux quantités de cartes qui seront disponibles… Mais au vu de la tendance, on ne s’attend pas à une livraison de containers entiers. De plus, la fourchette de 3 à 16 semaines étant très large, on se doute également que le marchand n’a pas de visibilité précise quant au réapprovisionnement de la carte.
En attendant, si vous êtes à la recherche d’une carte graphique haut de gamme, il n’y a pas 36 solutions qui s’offrent à vous. Soit vous faites la chasse au stock, soit vous vous rabattez sur la RTX 5080. Effectivement, pour le lancement, si Micro Center aux États-Unis ne disposait que de 200 5090, la boutique avait dix fois plus de RTX 5080. De plus, on peut s’attendre à ce que la carte soit en stock bien plus souvent que sa grande sœur, OC.co.uk indiquant un restock d’ici deux à six semaines.
Maintenant, reste à savoir d’où vient le problème. S’agit-il de problème lié à la production ? À l’approvisionnement ? Une trop forte demande ? Difficile de répondre… En attendant, il est sûr que le coup a été mal prévu et les stocks étaient clairement insuffisants pour assurer un lancement dans de bonnes conditions. Finalement, on se pose la question de savoir s’il n’aurait pas été mieux de décaler le lancement des cartes afin de constituer des stocks plus importants.
En septembre dernier, nous apprenions que MSI proposait un PC préassemblé, le MEG Vision x AI, doté d’un large écran en façade. Ce dernier, tactile, propose une intégration d’un grand nombre de fonctionnalités IA tandis qu’il intègre même un chatbot. Bref, une machine originale qui se met maintenant à jour pour intégrer les derniers composants d’Intel et de NVIDIA. De plus, nous avons même un prix de vente chinois !
MSI MEG Vision x AI : une machine mise à jour !
Dans les faits, nous retrouvons toujours un boîtier, au format micro-ATX qui intègrera un écran massif de 13″ en façade. Ce dernier est toujours tactile et profite toujours d’une résolution de 1080×1920. Via ce dernier, nous retrouvons une interface home-machine pilotée par IA. On pourra alors surveiller les paramètres du PC, mais également des éléments liés aux applications en cours d’utilisation, etc., etc. Par ailleurs, la marque intègre dorénavant un micro pour un contrôle vocal.
En interne, nous aurons le droit à une machine qui s’annonce comme propre. Effectivement, cette dernière bénéficie d’une carte mère de type backpanel, ce qui nous garantit qu’aucun câble ne sera visible. De plus, le système de refroidissement est confié à un kit watercooling. Enfin, une vitre en verre trempé de 4 mm permettra d’admirer votre configuration.
Au niveau de la configuration d’ailleurs, on apprend que cette machine profitera de composants haut de gamme. En ce qui concerne le CPU, on pourra profiter d’un Core Ultra 9 285K au maximum. Du côté du GPU, MSI propose quelque chose de très solide avec une RTX 5080 pour le moment. On imagine que des configs à base de RTX 5090 pourront être proposés ultérieurement. Au niveau de la RAM, il est question de 48 Go de DDR5 moulinant à 7200 MT/s tandis que l’on retrouve 2 To de SSD en PCIe 5.0. Pour finir, on retiendra une connectivité réseau intéressante avec du Killer en 5 GbE pour l’Ethernet et du Wi-Fi 7 Killer pour le sans-fil.
Enfin, la facture s’élève à quelque 12 999 yuans, soit environ 4 070 € après conversion.
Direction la marque Thermal Grizzly qui annonce un nouveau produit… Enfin, une nouvelle déclinaison de son KryoSheet plus précisément. Effectivement, l’entreprise décline son pad thermique au graphène de sorte qu’il soit adapté au refroidissement de la RTX 5090. Ce dernier viendra couvrir intégralement le GPU de la carte en question !
KryoSheet : Thermal Grizzly s’attaque au GB202 de la RTX 5090 !
Au programme, Thermal Grizzly adapte simplement les dimensions de son pad d’origine aux dimensions du GPU de la RTX 5090. En effet, cette nouvelle itération affiche des dimensions de 44×37 mm afin de couvrir intégralement la puce de la carte. De cette manière, l’intégralité de la surface du GPU est couverte et même un peu plus. En y regardant de plus près, le pad retombe légèrement sur les bords du GPU.
Bien entendu, il y aura quelques précautions à prendre avec ce produit. D’une part, on retiendra qu’il s’agit d’un pad au graphène, il est donc conducteur. Avant de l’appliquer, il faudra veiller à bien protéger les composants qui entourent le GPU. Pour cela, nous retrouvons de l’adhésif Kapton, le fameux « scotch » jaune que l’on voit sur les images ci-dessus. Ensuite, on peut appliquer notre pad tranquillement sans risque de cramer quoi que ce soit à cause d’un court-circuit.
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Avec ce pad, vous pourrez profiter d’un produit virtuellement inépuisable. La marque met en avant la longévité de son pad puisque ce dernier ne sèchera pas avec le temps contrairement à de la pâte thermique classique. Ensuite, il ne sera pas non plus sujet à l’effet « pump out » qui, au fil des cycles de chauffe/refroidissement, fait que la pâte part en sucette.
Bref, par chez nous, la marque est plutôt bien distribuée, nous ne devrions pas avoir trop de mal à nous procurer le produit, on en retrouve chez Top Achat notamment. Sinon, côté prix, comptez 22,90 € officiellement.
DeepCool est un de ces constructeurs qui renouvelle souvent leur catalogue de produit… Et parmi eux, nous retrouvons des kits watercooling tout-en-un. Ce n’est pas une nouveauté, nous en avons testé un certain nombre par le passé comme la série Mystique par exemple. Cette fois-ci, nous allons nous concentrer sur la dernière série de la marque : les LQ avec le test du LQ360. Bonne référence ? Nous allons le découvrir ensemble !
Présentation :
Au programme, la marque nous propose une série de deux kits watercooling tout-en-un déclinée avec des radiateurs de 360 et 240 mm. Ces derniers profitent également d’un coloris noir et d’un second blanc. Bref, il devrait y en avoir pour tous les goûts. Cependant, l’entreprise ne propose pas de radiateur plus gros en 420 mm par exemple ni de 280 mm non plus.
En interne, la marque opte pour une pompe de cinquième génération qui s’annonce comme performante. Au programme, la marque évoque un moteur triphasé à six fentes et quatre pôles fonctionnant jusque 3 400 tr/min. Bon, à voir ce que ça donnera sur les performances, mais tant que le débit est bon et que la plaque froide dissipe efficacement la chaleur du point chaud des CPU Intel et AMD, ça devrait bien se passer.
Bien entendu, l’un des points centraux de cette série réside dans l’affichage LCD qu’il intègre. Ce dernier permettra de surveiller quelques éléments critiques de votre processeur. On pense à la température bien évidemment, mais aussi à sa fréquence, sa consommation ou son utilisation en pourcentage. Et bien entendu, nous retrouvons l’indispensable éclairage RGB sur le capot de pompe ainsi que sur les ventilateurs.
Avec ceci, la marque évoque une installation simplifiée sur tous les sockets mainstream. DeepCool annonce une pression uniforme sur les plateformes Intel et AMD tandis que la marque fournit tout le nécessaire pour le montage et heureusement.
Enfin, le kit profite toujours du système antifuite propre à la marque. Ce dernier loge une nouvelle fois dans le radiateur. Le but est de prolonger la durée de vie de votre AIO !
Officiellement, le kit était lancé le 19 janvier à un prix de 149,99 €. Actuellement, difficile de le retrouver en stock en France… Comme le reste des produits de la marque depuis son bannissement aux États-Unis, bien que la marque ait annoncé ne pas renoncer au vieux continent. En attendant, seul Alternate.fr liste le kit à 155,90 €, mais sans réel stock derrière.
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Au niveau du packaging, rien d’inhabituel avec l’entreprise. Nous retrouvons alors un carton recyclé tout à fait classique aux couleurs de la marque avec un liseré bleu/vert. Sur ce dernier figure une visière comprenant une illustration du kit ainsi qu’un rappel de ses fonctionnalités et de ses caractéristiques.
À l’intérieur, nous avons l’AIO entouré par de la mousse blanche tandis que le kit est protégé pas des films plastiques et un renfort cartonné pour le radiateur. De son côté, la partie accessoire repose dans une boîte à part.
Le radiateur :
Du côté du radiateur, nous retrouvons un modèle rectangulaire tout à fait classique offrant une construction en aluminium. Ce dernier présente une jolie peinture noire mat appliquée de manière uniforme sur l’intégralité de la surface du bloc. Par ailleurs, sur ce modèle-ci, nous n’aurons pas de logo sur les flancs ni aucun autre artifice. Cependant, au niveau de la baie de brassage, nous retrouvons le système antifuite de la marque qui consiste en un sachet se dilatant ou se contractant afin de maîtriser la pression à l’intérieur du système.
Au niveau de ses dimensions, ce modèle mesure 402 (L) x 120 (P) x 27 (H) mm. Des dimensions tout à fait classiques qui éviteront les mauvaises surprises. Avec des radiateurs plus épais, lors du montage, on peut se retrouver avec l’impossibilité de le monter, tout simplement parce que les ventilateurs viennent taper dans la RAM ou la carte mère. Bien sûr, cela dépendra des boîtiers.
Afin de raccorder le radiateur à la pompe, la marque opte pour deux tuyaux. Ces derniers présentent une finition soignée avec une jolie gaine en nylon. De plus, afin de les tenir en place, et qu’ils ne partent pas dans tous les sens, nous retrouvons deux bandes velcros noires.
La pompe :
Le design de la pompe reste finalement assez simple puisque nous retrouvons une unité de forme carrée avec les angles arrondis. Le dessus est noir et cache l’affichage numérique du kit. Juste en dessus, nous retrouvons un épais liseré translucide depuis lequel sera diffusé un éclairage ARGB. Bref, de prime abord, ça présente bien.
Au niveau des dimensions, ce n’est pas le bloc pompe le plus imposant que nous ayons eu entre les mains. Ce dernier mesure alors 89 (L) x 76 (P) x 64 (H) mm, pas d’inquiétude pour la RAM et les raccords coudés par exemple. Sinon, les autres caractéristiques mentionnent la vitesse de cette dernière qui est de 3 400 tr/min, mais nous aurions apprécié connaître son débit ou encore sa colonne d’eau.
Sous ce bloc, il y a la plaque froide en cuivre, de forme octogonale. Cette dernière mesure 53×53 mm et se retrouve vissée au reste de l’appareil grâce à des vis à tête pentalobe … Il faut le savoir. Quoi qu’il en soit, la finition de la plaque est propre est l’usinage fin. D’ailleurs, on remarque que de la pâte thermique est pré-appliquée de série… Ce qui veut dire : pas de seringue de fourmi et donc pas de rab…
Enfin, on remarque que l’afficheur digital peut être retiré facilement en tirant dessus (et réorienté par palier de 90°) et qu’il dévoile une plaque en acier brossé sur laquelle figure le numéro de la génération de la pompe : 5e génération. À noter également que depuis cette pompe partent un certain nombre de câbles :
Un header USB 2.0 pour récupérer les informations du système
Un double câble RGB mâle/femelle à trois broches
Le câble d’alimentation PWM de la pompe à quatre broches
Compatibilité :
Au niveau des plateformes compatibles, DeepCool met en avant un support des cartes mères en :
Intel : LGA-1100 – LGA-1200 – LGA-1700 – LGA-1851
AMD : AM5 – AM4
La marque chinoise se concentre donc sur les plateformes les plus répandues que sont les sockets mainstream et ne va pas plus loin. En effet, les plateformes HEDT d’Intel en LGA-2000 sont datées tandis que celles d’AMD ont des pré-requis importants.
Les ventilateurs :
Avec ce kit, nous retrouvons alors un trio de ventilateurs, des FD12 aRGB. Ces derniers sont finalement assez similaires aux autres ventilateurs de la marque que nous avons pu croiser lors de tests précédents. Les ventilateurs présentent alors un total de neuf pales plutôt courbées et assez larges à leurs extrémités. Autrement, le cadre est noir et de forme carrée tout en profitant de silentblocs caoutchoutés carrés également. À noter que la ventilation est montée sur le radiateur de série !
Néanmoins, la particularité de ces moulins, c’est de ne disposer d’aucun câble. Comme on peut le voir, sur le cadre, nous retrouvons un connecteur propriétaire à sept broches via lequel transiteront les signaux PWM et aRGB des moulins.
Concernant leurs caractéristiques, nous retiendrons une vitesse de fonctionnement comprise entre 600 et 2400 tr/min. À plein régime, le flux d’air atteindra les 72,04 CFM tandis que la pression statique montera à 3,48 mmH2O.
Le bundle :
La partie accessoire repose dans une petite boîte cartonnée qui renferme :
Une pochette contenant la notice de montage et le guide de conformité
Une backplate multi-sockets Intel
Les bras de montage ainsi que les entretoises pour sockets Intel
Les bras de montage ainsi que les entretoises pour sockets AMD
Un câble permettant de brancher les ventilateurs en série
De la visserie supplémentaire pour des configurations push/pull…
… Ainsi que la visserie pour le radiateur
La visserie pour la pompe
Comme nous le soupçonnions, la marque ne fournit pas de pâte thermique en plus avec son AIO. Effectivement, il faudra se contenter de cette appliquée de base sur la pompe. Toutefois, l’ajout de vis supplémentaires pour monter d’autres ventilateurs, c’est toujours bon à prendre.
Grosso modo :
Avec ce LQ360, DeepCool nous propose un kit watercooling qui présente un bon niveau de finition. S’il faut composer avec la pâte thermique appliquée de base sur la pompe, nous sommes contents de retrouver des vis supplémentaires pour les ventilateurs. Enfin, le branchement en série des ventilateurs devrait permettre de réduire drastiquement le nombre de câbles dans votre PC.
[nextpage title= »Installation »]
Pour la partie installation, il faudra conserver sa backplateAMD, DeepCool n’en fournissant pas. Si vous ne l’avez plus, un petit tour sur eBay devrait permettre d’en retrouver une facilement.
Le montage du LQ360 :
Que l’on soit sur socket Intel ou AMD, dans les grandes lignes, il faudra procéder de la même manière. Ainsi, il faudra commencer par monter les bras de montage correspondant à votre plateforme sur la pompe. Pour cela, le tournevis sera de sortie. Ensuite, on viendra déposer les entretoises correspondant à notre carte mère aux quatre coins du socket. Du côté Intel, il faudra déposer la backplate au dos tandis que du côté AMD, il faudra retirer les bras de montage d’origine. D’ailleurs, en AM4 et AM5, les entretoises viendront se visser aux extrémités du socket. Enfin, on positionne la pompe sur le CPU et on la visse à l’aide d’écrous à main et le tour est joué.
Il ne reste plus qu’à brancher la pompe dont la prise fan PWM viendra se connecter à une prise AIO_PUMP sur votre carte mère. La partie RGB se branchera sur le connecteur correspondant de votre carte tandis que l’écran devra trouver un header USB 2.0. Enfin, il faudra brancher les ventilateurs via un faisceau de câbles fournis dans la partie accessoire. Le faisceau se terminant par une prise fan que l’on viendra brancher sur le connecteur CPU_FAN de votre carte mère tandis que la partie RGB se reliera au déport mâle de la pompe.
Une fois que tout est branché, il ne reste plus qu’à allumer votre PC pour profiter de votre kit. Bien entendu, pour la partie LCD fonctionne, il ne faudra pas oublier de télécharger et d’installer le logiciel conçu pour aller avec. Vous le retrouverez à cette adresse.
Une fois LQ360 sous tensions, on peut profiter du rapport en direct sur la fréquence, la température, la consommation ainsi que l’utilisation du CPU. Cela peut-être pratique si vous souhaitez toujours avoir un œil sur les données liées à votre matériel.
[nextpage title= »Protocole »]
Nous vous proposerons les relevés effectués sur nos Ryzen 7 7900X et i5 13600KF consommant 105W et 170W pour AMD et 125 et 170W côté Intel. Pas de 65W, cette consommation ne nous semble pas pertinente pour évaluer les performances de kits watercooling.
Ici, nous mesurons maintenant le delta entre la température relevée sur notre CPU et la température ambiante. Pour finir, la gestion de la vitesse de ventilation est maintenant confiée à notre carte mère. Lors des tests, nous faisons fonctionner les ventilateurs successivement à 100%, 66% et 33%.
Pour les besoins du test, nous comparerons le LQ360 avec d’autres modèles en 240 mm, 280 mm, 360 mm et même du 420 mm :
On attaque donc notre série de relevés de températures, ici, on repart à zéro. Précisons tout de même les vitesses de ventilation enregistrées lors de nos relevés (pour 12V, 8V, 5V) :
Comme on peut le voir, les ventilateurs de DeepCool font partie des plus rapides de ce comparateur. Effectivement, avec leurs 2300 tr/min relevés, ils affichent un profil de vitesse similaire à ceux du ML240 Atmos de Cooler Master. À 33% de signal PWM, ces derniers tombent à 1000 tr/min avec une vitesse intermédiaire à 1750 tr/min.
Bruit :
En ce qui concerne les nuisances sonores, le kit se montre audible à pleine vitesse, en effet, avec ses 47,5 dB, il est loin d’être l’AIO le plus silencieux que nous ayons eu entre les mains. Idem à mi-vitesse où il avoisine les 40 dB. Toutefois, il se montrera très silencieux à basse vitesse avec ses 30 dB.
[nextpage title= »Températures CPU AMD »]
Processeur à 105W :
Ici, notre CPU tournera à 2,70 GHz constamment et sur tous ses cœurs. Nous appliquons un VCore de 1.030 pour obtenir une consommation d’une centaine de watts environ. Cela correspond à la valeur de TDP d’un Ryzen 7 7700X.
Sur notre premier profil de consommation, nous retrouvons un AIO se voulant redoutable. Effectivement, ce dernier parvient à se positionner juste devant le kit Ryuo III 360 d’ASUS qui est redoutable avec sa pompe de huitième génération signée Asetek !
Processeur à 170W :
Enfin, nous terminons avec notre profil 170W. Ici le dégagement thermique est plus important, et correspond au TDP par défaut du 7900X. Voyons comment s’en sortent nos coolings !
À 170W, le kit de DeepCool vient de nouveau rivaliser avec le kit d’ASUS comme on peut le voir. Clairement, avec son kit, sa pompe et sa plaque froide, la marque est parvenue à faire du bon travail avec cette référence !
Résumé :
Dans les grandes lignes, sur CPU AMD, le LQ360 se montre redouble. Nous avons relevé des performances similaires à celles du kit Ryuo III 360 équipé d’une pompe Asetek de 8e génération qui dépote déjà pas mal. Bref, en l’état, la concurrence n’a qu’à bien se tenir !
[nextpage title= »Ratio températures/bruit AMD »]
Sur ces graphiques de rapport perf/bruit, nous rappelons que le mieux est d’être placé le plus possible en bas à gauche du graphique. Pour la lecture, le point le plus à gauche symbolise la ventilation en 12V, celui au centre la ventilation en 8V et le plus à droite en 5V.
105W de consommation :
Bon, globalement, le LQ360 se permet d’offrir un ratio températures/bruit supérieur à celui du Ryuo III 360 signé ASUS. La concurrence se retrouve ici sur le carreau comme on peut le voir… Bien que le Navis F360 aRGB d’Endorfy s’accroche !
170W de consommation :
En 170W, si le kit domine toujours la concurrence, on remarque qu’ASUS s’accroche toujours… Sans parler d’Endorfy qui parvient à proposer quelque chose de sérieux dès lors que la vitesse tourne à 100% et 66%. [nextpage title= »Températures CPU Intel »]
Processeur à 125W :
Ici, nous effectuons nos relevés sur un Core i5 13600KF donc la consommation atteint 125W. Pour cela, les P-Core tournent à 4,5 GHz avec des E-Core fonctionnant à 3,5 GHz tandis que le VCore est réglé à 1,250V !
Sur notre 13600KF maintenant, on remarque qu’il y a une sorte de plafond de verre à 100% de vitesse. Effectivement, que ce soit le LQ360, le Ryuo III 360 ou le H170i RGB, aucun kit ne parvient à descendre sou 36,5°C de delta. Par ailleurs, à basse vitesse, nous remarquons que le kit de DeepCool s’insère entre les AIO de Corsair et d’ASUS.
Processeur à 170W :
Ici, nous effectuons nos relevés sur un Core i5 13600KF donc la consommation atteint 170W. Pour cela, les P-Core tournent à 5,00 GHz tandis que les E-Core fonctionnent à 4,00 GHz tandis que le VCore est réglé à 1,350V !
Avec une consommation maximale, le kit d’ASUS se positionne toujours en tête tandis que le LQ360 se place juste derrière le H170i de Corsair à pleine vitesse. En revanche, dès que la vitesse des ventilateurs diminue, il repasse devant. Enfin, comme on peut le voir, le Liquid Freezer II 240 est toujours bon dernier !
Résumé :
Contrairement à notre plateforme AMD, sur CPU Intel, la hiérarchie est quelque peu bouleversée. En effet, là il dominait ses concurrents, le LQ360 se positionne en seconde place. Malgré tout, il rivalise quand même avec des kits plus gros lui comme le iCUE Link H170i RGB de Corsair.
Sur ces graphiques de rapport perf/bruit, nous rappelons que le mieux est d’être placé le plus possible en bas à gauche du graphique. Pour la lecture, le point le plus à gauche symbolise la ventilation en 12V, celui au centre la ventilation en 8V et le plus à droite en 5V.
125W de consommation :
Au niveau du ratio températures/bruit sur CPU Intel avec une conso de 125W, comme on peut le voir, le kit de DeepCool est pris entre les Ryuo III 360 et iCUE Link H170i RGB de chez Corsair. De son côté, Arctic est à la peine comme on peut le voir.
170W de consommation :
Avec une consommation de 170W, il y a un peu de changement puisque le H170i de Corsair reprend la tête sur ses vitesses les plus élevées, aidé par sa ventilation puissante et son large radiateur. Cependant, à mesure que les vitesses diminuent, DeepCool reprend la tête se positionnant entre Corsair et ASUS.
[nextpage title= »Conclusion »]
Nous arrivons à la fin de ce test du LQ360 signé DeepCool. Pour le coup, avons-nous affaire à un produit réussi ? Voyons cela dans le détail !
Une nouvelle série attrayante !
Avec ce kit, la marque DeepCool nous propose un kit watercooling tout-en-un très sympathique comme on a pu le voir. En effet, le design et soignée tandis que la marque apporte un bon niveau de fonctionnalité à son AIO symbolisé par la présence d’un afficheur numérique, des ventilateurs déjà assemblés ou d’un branchement en série de la ventilation via un unique faisceau de câbles.
Si la partie accessoire fournit la visserie supplémentaire au montage de configuration push/pull pour un total de six ventilateurs, nous trouvons dommage de ne pas fournir de seringue de pâte thermique. Celle pré-appliquée sur la pompe ne vous fera qu’une application, ensuite, il faudra faire un saut en boutique… Ou sur le net pour acheter une seringue.
Si la partie logicielle est requise pour profiter de l’affichage numérique, nous sommes toutefois forcés de constater qu’elle n’apporte pas grand-chose. En effet, elle permettra simplement de gérer un ou deux paramètres, dont les unités de mesure (°C ou °F) et c’est à peu près tout.
Au niveau du montage, clairement, il n’y a rien de compliqué à faire avec ce kit. Le kit de montage est bien connu, puisque DeepCool utilise le même que sur ses AIOLT, LS, Mystique, etc. En soi, en quelques instants, votre pompe sera sur votre CPU. Ne reste plus qu’à la brancher sur la carte mère ainsi que les ventilateurs. Et pour ça, on peut compter sur un branchement en série comme cité plus haut.
Des performances de premier ordre !
Au niveau des performances, le moins que l’on puisse dire, c’est que ce LQ360 s’en sort bien, particulièrement sur les CPU AMD où il surclasse le Ryuo III 360 de chez ASUS, une référence redoutable. Par ailleurs, sur processeur Intel, il ne démérite pas non plus bien qu’il accuse un petit retard face à l’offre d’ASUS.
En matière de bruit, nous sommes loin des niveaux sonores des kits Liquid Freezer de chez Arctic, surtout à plein régime. Par ailleurs, à mi-régime, si on trouve plus silencieux, il se montre très discret à basse vitesse… Surtout la pompe qui est quasi inaudible, surtout à pleine vitesse.
En résulte donc un très bon ratio températures/bruit mettant à mal ses concurrents. En l’état, il fait mieux que le kit Ryuo III 360 d’ASUS sur notre Ryzen 9 7900X et se place entre l’offre de Corsair en 420 mm et celle d’ASUS sur CPU Intel.
Une facture raisonnable :
Finalement, la bonne surprise provient de la facture qui s’avère raisonnable puisque le kit s’affiche officiellement à 150 € environ contre 155 € chez Alternate.fr. Clairement, on a vu des prix bien plus délirants pour des kits bien moins performants. Bref, ce tarif en fait un kit tout à fait recommandable !
DeepCool LQ360 :
On aime :
La finition toujours soignée des produits DeepCool
L’affichage numérique orientable par palier de 90°
Les bandes velcros pour les tuyaux
La visserie supplémentaire pour monter des configurations push/pull
Les ventilateurs montés de série sur le radiateur
Le branchement en série de la ventilation via un unique faisceau de câbles
Le montage simple de la pompe
Ses performances solides, surtout sur socket AMD
Son très bon ratio températures/bruit
Sa facture raisonnable
On a moins aimé :
L’absence de seringue de pâte thermique
Les nuisances sonores très présentes à plein régime
La partie logicielle qui n’apporte pas grand-chose pour ce kit
Finalement, nous choisissons de décerner l’or à ce kit signé DeepCool. Effectivement, pour 150 €, officiellement, nous retrouvons là une référence très performante, quelle que soit la plateforme : AM5 ou LGA-1700. Si les nuisances sonores à fond sont présentes, heureusement, on retrouve du silence à bas régime tandis que la pompe se fera discrète. Enfin, on peut compter sur un affichage numérique intéressant dont la partie logicielle n’apporte pas grand-chose malheureusement. Enfin, dommage que la marque ne fournisse pas de pâte thermique sous forme de seringue.
La MSI RTX 5080 Suprim SoC nous a fait beaucoup parler lorsque nous l’avons découverte au cours du CES 2025…Et pour cause. En quelques heures, nous avons pu voir et manipuler quasiment toutes les cartes RTX 50. Nous y sommes revenus plusieurs fois…Mais même après une phase de digestion prolongée, quand nous échangions pour savoir laquelle nous avait le plus marqué, c’est la MSI Suprim SoC qui revenait invariablement dans nos discussions.
Avec son design léché et son refroidissement XXL, cette carte graphique marque les esprits. Cependant, si certains espèrent un véritable monstre de puissance, les divers résultats obtenus au cours de nos tests nous amènent à aborder la question sous un autre angle. A cet instant, il faut reconnaitre que même en cherchant bien, vous ne trouverez pas de différences notables de performances entre toutes les versions de RTX 5080 proposées par les marques. La faute principalement à une limitation de l’overclocking de la mémoire imposée par le pilote. Cette limitation sera t-elle là éternellement ? Difficile de répondre. En l’état actuel des choses, vous avez sans doute constaté dans nos tests précédents, que la différence « sortie de boite » entre une RTX 5080 FE et une version custom se situe (dans le meilleur des cas) autour de 3%. Un écart si faible qu’il est difficile de se baser sur cette mesure pour justifier de rajouter quelques billets pour passer de la Founders Edition à une version custom. Objectivement, si vous êtes uniquement focalisés sur la performance dans les jeux, il sera difficile de remarquer une différence entre chaque version de 5080. Et même en affichant les FPS, repérer une différence flagrante est un vrai défi.
Dans ces conditions comment considérer la MSI RTX 5080 SUPRIM SOC que nous avons aujourd’hui entre nos mains ?
Avertissement : cette prise en main a été réalisée sur une autre plateforme de tests que celle utilisée par CornerJack. Compte tenu des faibles différences évoquées plus haut, il nous est donc apparu inutile de vous noyer sous le même protocole pour se concentrer sur ce qui différencie réellement cette carte.
Design et caractéristiques générales
Caractéristiques techniques : cherchez la petite bête…
Voici un tableau comparatif permettant (ou pas!) de visualiser les différences techniques entre la RTX 5080 Founders Edition et la MSI GeForce RTX 5080 Suprim SOC, basé sur les données fournies par les deux entreprises :
Caractéristique
RTX 5080 FE
MSI RTX 5080 Suprim SOC
Prix
1179 € / 1000 $
1589 € / 1250 $
Nombre de cœurs CUDA
10752
10752
ROPs (ou unités de rendu)
112
112
Fréquence de base
2295 MHz
2295 MHz
Fréquence Boost
2617 MHz
2745 MHz
Fréquence mémoire
1875 MHz
1875 MHz
GPU
GB203
GB203
Nombre de transistors
45600 M
45600 M
Configuration mémoire
16 GB GDDR7, bus 256 bits
16 GB GDDR7, bus 256 bits
Notes :
Les fréquences de base et Boost indiquent la vitesse à laquelle fonctionne le GPU.
La « fréquence mémoire » (1875 MHz) correspond à la vitesse effective de la GDDR7.
Le nombre de transistors (« M » pour millions) et le nom du GPU (« GB203 ») sont fournis à titre indicatif et sont basés sur les informations transmises par Nvidia.
Design et conception
La MSI RTX 5080 SUPRIM SOC se distingue d’abord par son design premium, typique de la gamme SUPRIM. Son carénage en métal brossé, agrémenté de touches RGB subtiles, lui confère une allure haut de gamme. MSI a choisi d’intégrer un PCB custom, optimisé pour fournir des fréquences d’horloge plus élevées. Lors de notre visite chez MSI au CES, nous avons eu la chance de voir la version « éclatée » de cette carte donnant une idée supplémentaire du travail d’ingénierie effectué par MSI. Vous avez ici un extrait vidéo de cette découverte.
Nous l’avons dit au début de cet article : de toutes les cartes que nous avons pu manipuler c’est bien celle là qui nous a le plus impressionné. Mais une débauche de matière et une esthétique flatteuse ne sont pas toujours des synonymes de gains et d’efficacité pour l’utilisateur final. Ne faisons pas trop durer le suspens : sur cette génération très énergivore et qui engendre pas mal de nuisances sonores dans un PC, le travail effectué par MSI est remarquable. Pour obtenir ces résultats la marque au dragon s’est appuyé sur des technologies qu’elle maitrise depuis des années :
Refroidissement HYPER FROZR
La carte adopte la neuvième génération du dissipateur Tri Frozr, appelée HYPER FROZR. C’est la troisième itération pour la série SUPRIM. Le design s’inspire du dissipateur 4090 SUPRIM X, avec un carénage plus épuré et des inserts RGB plus discrets que dans les versions précédentes.
Ventilateurs STORMFORCE
Les trois ventilateurs ont une structure annulaire qui canalise davantage d’air vers le radiateur. Chacun utilise un double roulement à billes pour réduire le bruit et améliorer la durée de vie. Les pales présentent un motif de griffes pour augmenter la pression de l’air. La technologie Zero Frozr arrête les ventilateurs en dessous de 60°C. Et c’est bien une information importante car durant la majorité de nos tests, la RTX 5080 SUPRIM SOC a fonctionné sous cette température. Fait intéressant, les ventilateurs de la carte MSI tournent souvent plus vites que ceux de la concurrence tout en produisant moins de nuisance sonore…
Amélioration de la dissipation
Le bloc principal intègre onze caloducs en cuivre de forme carrée. Une base en cuivre nickelée transfère efficacement la chaleur vers le dissipateur. Un grand support métallique à l’arrière accentue la pression de montage pour optimiser la dissipation. Tout ceci est donc au service du refroidissement d’un PCB custom relativement compact. On constate ainsi que le radiateur et la plaque arrière « débordent » de la carte.
Une plaque anti-torsion robuste protège aussi la mémoire et les MOSFET. Un dissipateur PWM avec micro ailettes maintient la zone VRM à bonne température. La plaque arrière est en métal massif, finition argent brossé, apportant solidité et style épuré. C’est le recours à ces nombreuses pièces en métal moulé pour renforcer la structure et optimiser les flux d’air, qui impressionne.
Evidemment la qualité perçue est objectivement au dessus de toutes les offres de la concurrence mais cette débauche se fait exclusivement dans un objectif de baisse de la température de fonctionnement et d’atténuation du bruit y compris lors des sollicitations importantes.
Températures et nuisance sonore
Il n’est pas simple de comparer les températures et le bruit généré par une carte graphique. La mesure sera obligatoirement arbitraire car elle se fera dans un environnement figée. Il est évident que dans le PC de chacun d’entres vous, les données pourront changer de manière radicale en fonction de la conception du boitier (flux d’air), de vos autres composants (notamment le CPU) et de votre système de refroidissement.
Dans notre cas, notre base est un châssis Thermaltake Tower 600. Le combo carte mère / CPU est confié à une Z890 ACE et un 285K. L’enjeu principal a été de maintenir une charge constante (avec la suite 3D Mark) et facilement reproductible tout en conservant un flux d’air là aussi constant. Pour réussir cette dernière opération, nous avons utilisé un contrôle manuel de l’intégralité du flux d’air (hors carte graphique) du PC (AIO et ventilo du châssis) grâce à un Noctua NA-FH1.
La séquence 3Dmark est évidemment identique. La température ambiante dans l’atelier est de 20.5°C et une pause d’une heure (permettant un retour à température ambiante) est observée entre chaque test.
Carte Graphique
Idle GPU (°C)
Idle Noise
Gaming GPU (°C)
Gaming Memory (°C)
RPM en Gaming
Gaming Noise (dBA)
ASUS RTX 5080 Astral OC
35
Fan Stop
62
66
1685
36.2
ASUS RTX 5080 Astral OC (Quiet BIOS)
35
Fan Stop
70
76
899
26.2
Gigabyte RTX 5080 Gaming OC
38
Fan Stop
64
66
1790
38.5
Gigabyte RTX 5080 Gaming OC (Quiet BIOS)
39
Fan Stop
66
70
1290
31.8
MSI RTX 5080 Suprim SOC
40
Fan Stop
60
62
1133
25.4
MSI RTX 5080 Suprim SOC (Performance BIOS)
36
Fan Stop
58
58
1400
31
Palit RTX 5080 GameRock
43
Fan Stop
64
68
1679
37.3
Palit RTX 5080 GameRock (Quiet BIOS)
43
Fan Stop
67
70
1458
32.6
NVIDIA RTX 5080 FE
38
Fan Stop
68
75
1495
37.0
NVIDIA RTX 4070 Super FE
36
Fan Stop
70
75
1871
36.1
Vous l’aurez constaté, les choix de MSI pour cette carte vont au delà de l’esthétique. Le confort de fonctionnement est tout bonnement remarquable. A tel point que nous nous sommes demandés par moment si la carte fonctionnait réellement. Il n’y a pas vraiment de match avec les autres références RTX 5080. On en vient ainsi à comparer la Suprim SoC avec une bonne « vieille » RTX 4070 Super FE…Et là encore c’est très surprenant. Les deux cartes n’ont évidemment ni le même gabarit ni le même TDP (220W pour la 4070 Super FE vs 360W pour le 5080) mais retenez bien qu’en terme de nuisance sonore dans votre PC, la 5080 Suprim SoC se fera plus discrète qu’une 4070 Super FE !
Conclusion
Lorsque nous avons commencé cet article, nous avons insisté sur le caractère différent de sa forme. Au niveau des performances, tout a été dit dans nos précédents tests des RTX 5080. Nous vous avons proposé une palette très diversifiée de benchmarks synthétiques en passant par plusieurs jeux avec ou sans les dernières technologies Nvidia. Le constat est sans appel. Si beaucoup d’utilisateurs enthousiastes sur notre serveur discord espéraient des gains similaires à ceux que nous avons vus lors du passage de la RTX 3080 à la RTX 4080, la réalité physique nous a tous rappelé à la raison. NVIDIA nous délivre une progression entre 10 et 15% avec cette nouvelle génération. Des gains certes plus modestes mais réalisés avec des GPU utilisant le même process de fabrication que la génération précédente. Si certains parlent de déception, nous considérons chez overclocking.com que cette 5080 permet de disposer d’un potentiel de jeu plus élevé, en particulier en 4K. Le vrai sujet reste le choix à faire entre les nombreuses propositions de RTX 5080 des marques partenaires de Nvidia. Et là il faut bien reconnaitre que la performance ne sera pas un élément de différenciation. A ce jour, avec les derniers pilotes, l’écart infinitésimal ne permet pas à une référence de sortir du lot. Nous le répétons, l’utilisateur ne verra aucune différence notable dans les jeux.
Le choix se fait donc ailleurs. On pensera évidemment aux tarifs même si, là encore, il y a beaucoup à dire sur ce lancement et les « pénuries » apparentes qui faussent les choses. Reste donc l’usage, qui, au fond, est quand même un critère déterminant quand on investi autant d’argent dans un composant clé.
Une carte aussi à l’aise pour les joueurs que pour les créateurs
Avec sa RTX 5080 Suprim SoC, MSI propose une carte très polyvalente. Son esthétique léchée lui permet de prendre place aussi bien dans une configuration gamer que dans une machine destinée à la création. Attention cependant, il faudra s’assurer que votre PC est capable de recevoir une carte 4 slots réellement massive. Là où MSI impressionne c’est dans le confort de fonctionnement. L’arrivée des RTX 50 très énergivores amène obligatoirement à se poser des questions en terme de dissipation thermique et évidemment de bruit. MSI frappe fort avec une conception remarquable permettant d’envisager un PC ultra musclé qui ne se transforme pas en soufflerie à la moindre sollicitation. La carte fonctionne la plupart du temps en dessous de 60°c, même dans les jeux, limitant ainsi l’usage de la ventilation. Dans notre mise en situation, la RTX 5080 Suprim SOC s’est même payée le luxe de faire mieux qu’une 4070 Super FE sur ce domaine ! Au risque de se répéter, les performances thermiques de cette carte sont extrêmement impressionnantes. Les températures atteignent à peine 60 °C à pleine charge, ce qui constitue un avantage indiscutable en comparaison de toutes les RTX 5080 que nous avons pu tester (y compris la FE). Et que dire du silence de fonctionnement avec moins de 26 dBA en sortie de boite et sans avoir à multiplier les réglages ou les compromis.
Dans ces conditions la 5080 Suprim SOC est l’un des meilleurs modèles actuels, distançant les déclinaisons haut de gamme de la concurrence qui sont pourtant positionnées beaucoup plus cher.
Aujourd’hui, nous passons en revue la MSI MAG B860 Tomahawk Wifi, une carte mère entrée de gamme complète pour une utilisation gaming. Il s’agit de la première carte mère en B860 que nous testons, ici nous sommes sur un modèle haut de gamme pour du B860. Voyons si cette B860 se montrera à la hauteur de la version Z890 Tomahawk que nous avions testé.
Cette carte mère est proposée au tarif de 289,90 € chez Amazon, et 289,95 € sur les sites du groupe LDLC.
Merci à MSI de nous avoir fourni cet exemplaire pour ce test.
Un petit tour par le bundle de cette B860 Tomahawk pour voir si son bundle est bien fourni. Sans surprise, on retrouve quelque chose d’assez standard, câbles SATA, manuel et antenne Wi-Fi. MSI ajoute un câble pour le front panel et un outil pour retirer les fixations de SSD. Cette fois ni CD ni clé USB dans le bundle pour les drivers, un passage sur le site sera nécessaire et même indispensable pour avoir les derniers drivers Intel performants.
L’architecture :
Cette Z890 Tomahawk se base sur un chipset B860, dernier chipset Intel de la serie B permettant la prise en charge des CPU Arrow Lake sur LGA 1851. Ici, nous avons un support de la DDR5 en UDIMM mais aussi en CUDIMM avec CKD, du PCIe 5.0 avec un slot M.2 5.0 sur le PCB et pour finir le support natif des CPU Intel de 15eme génération série 200.
Les différents radiateurs :
Les dimensions de la carte sont de 305 mm x 244 mm, ce qui correspond au format ATX. Les couleurs dominantes sur le PCB sont le noir avec des touches de vert sur les radiateurs. Ici, aucun RGB ce qui la rend très sobre.
Côté refroidissement, nous avons pour les VRM deux radiateurs en aluminium recouvrant l’IO indépendant sans caloduc. Pour le chipset, nous avons un large radiateur reprenant le design du radiateur VRM. Le radiateur pour le slot M2 PCIe 4.0 en bas est à vis tandis que celui du PCIe 5.0 en haut utilise le système sans outil MSI.
Trois emplacements SSD M.2 :
On commence avec le premier slot M.2 relié au CPU en 5.0 qui vient se placer au-dessus du premier slot PCIe. Ce dernier est refroidi par un radiateur passif avec le système sans outil MSI. Nous avons ensuite deux emplacements en bas de la carte mère.
Techniquement, nous avons trois d’emplacements M.2. Ici, le premier slot PCIe 5.0 ne partage pas ses lignes avec le slot M.2 5.0. Concernant le SATA, nous avons 4 emplacements standards et un au format M.2.
Le slot M.2 PCIe gen 5 offre de bonnes performances avec des débits dépassant les 12 Gb/s et une latence assez basse comme le montre ces benchmarks sur le LEXAR NM1090 de 2 To.
En termes de performances en conditions réelles, nous avons un score proche de celui de la Z890 Tomahawk mais qui restent bien inférieures aux Z790 qui même en PCIe Gen 4 atteignent plus de 4900 points.
Le socket et les PCIe :
L’espace autour du socket est dégagé pour permettre une bonne compatibilité avec un maximum de système de refroidissement. Pour les slots PCIe, nous avons un slot PCIe 5.0 x16, un PCIe 4.0 x1 et pour finir 1 slot PCIe 4.0 x4 au format x16.
Cette B860 Tomahawk supporte les kits mémoires DDR5 en dual channel jusque 9200 Mt/s (OC) et pour une quantité maximale de 256 GB. Il faudra cependant nuancer cela, car les 9200 Mt/s ne seront atteignables qu’avec des kits mémoire CKD.
Pour alimenter tout ce petit monde, la carte dispose d’un connecteur 24 pins et de 8+8 pins placés cette fois au-dessus des slots mémoires. On notera également la présence d’un port 8 pins PCIe en bas de la carte mère permettant d’offrir plus de puissances aux ventilateurs et périphériques RGB. Avec ce boost de 252 W, la carte peut fournir jusqu’à 420 W de puissance aux slots PCIe, ventilateurs et RGB. On notera également la présence d’un connecteur EZ Conn permettant de lier RGB et ventilation et réduisant les câbles à 1 seul pour les ventilateurs de la marque.
[nextpage title= »Le PCB et les connectiques : »]
Les outils pour clocker :
Débutons avec les éléments insérés sur le PCB et sur l’IO pouvant s’avérer être des outils intéressants pour les overclockeurs. Ici, nous avons le strict minimum pour une carte mère, la carte perd uniquement un QR code par rapport à la version Z890 alors que la concurrence propose sur certains modèles en plus des boutons power et ou reset dans cette gamme de prix.
Le bouton Clear CMOS : permet d’effacer la configuration du Bios
Le bouton Flash-BIOS: permet de flasher le Bios sans CPU ou RAM compatible.
Status LED : qui en fonction de leur couleur, vous permet d’identifier un problème ou savoir à quel niveau se trouve la tension du composant (CPU – DRAM – VGA – BOOT).
Le PCB :
Cette MSI MAG B860 Tomahawk WiFi est assez simple au niveau du PCB, nous sommes ici sur une carte mère bien conçue et de bonne facture. Côté PCB, nous sommes sur un PCB en 6 couches, ce qui semble être la norme dans cette gamme de prix.
L’étage d’alimentation se base sur une alimentation dont la partie en charge du CPU se compose de 12 phases.
Le contrôleur utilisé est un MPS 2425 MP29005-A capable de gérer l’ensemble des phases. Les 12 phases pour les CPU sont quant à elles toutes des MPS M87661 de 60 A. Nous avons ensuite la configuration pour le VCCGT (IGP), VCCSA (PCIe, IMC et IO interne) et VNNAON avec une phase chacun, 2 MPS MP87661 et un dernier inconnu.
Les connectiques :
La façade arrière dispose des éléments suivants. Tout d’abord nous avons les boutons flash bios / clear CMOS puis un port Thunderbolt4. Nous avons plus à droite deux ports HDMI et Displayport puis nous avons 4 ports USB 2.0 type A. Nous avons plus à droite 3 ports USB 10Gbps type A surmonté d’un port Ethernet 5G Intel Killer E5000. Ensuite, nous avons 2 autres ports USB 10Gbps type A et un port USB 10Gbps type C.
Côté réseau, nous avons un port Ethernet 5GbE sur puce Intel Killer E5000 et du Wi-Fi 7 sur puce Intel Killer BE1750X. La partie audio dispose de 2 prises jack pour microphone et sortie ligne ainsi qu’une sortie SPDIF out sur une puce Realtek ALC897.
La connectivité de cette carte mère est donc très complète pour tout type d’usage même si cette nouvelle plateforme Intel peut proposer bien plus de ports USB. On soulignera l’utilisation de solutions réseau Intel qualitative sur le papier et d’un grand nombre de ports USB 2.0 idéal pour les périphériques gamer.
[nextpage title= »Le BIOS »]
Le BIOS :
Le Bios de cette MSI MAG B860 Tomahawk Wifi est suffisamment complet pour l’usage qui est fait de cette carte. On regrettera un peu l’ergonomie et la navigation entre les catégories peu intuitives.
Coté stabilité, il sera vivement conseillé d’utiliser le dernier bios 7E32v1A4 et non pas 7E32v1A41(Beta version) pour éviter les soucis de ports USB et de baisse de performances dans certains cas d’usages.
Pour l’overclocking, on retrouve presque tout ce que nous avons besoin pour une carte mère Z890, à savoir les tensions CPU et LLC ainsi qu’un VNNAON et un SA voltage ajustables sans limite. On remarquera l’absences de gestion des ratios D2D et NGU, Pcore, Ecore et Caches sont eux réglables dans la limite du Ratio Max CPU.
Pour la partie RAM, tout est accessible et les différents éléments portent leurs vrais noms, les XMP fonctionnent parfaitement à 8000CL38 et la fréquence monte facilement. Pour l’overclocking mémoire nous ne connaissons pas encore très bien les limites sécurisées pour les tensions IMC du CPU et si certaines haute fréquences peuvent endommager le CPU. Nous avons donc choisi de rester sur des valeurs proches de l’XMP.
Enfin, n’oubliez pas d’activer le XMP de votre kit mémoire ! Vous avez bien sûr l’opportunité de modifier les timings et subtimings manuellement. N’hésitez pas à demander conseils sur notre forum et discord si vous rencontrez des soucis lors du paramétrage de votre Bios.
Nous reviendrons sur la section overclocking plus loin dans cet article afin de vous montrer les paramètres que nous avons utilisé.
[nextpage title= »La configuration de tests : »]
Voici la configuration qui sera utilisée pour le test :
Carte mère : MSI MAG B860 Tomahawk Wifi (7E32v1A4)
Processeur : INTEL CORE Ultra 7 265K
Mémoire : 2×24 Go Patriot Viper RGb 8000 CL38
Carte graphique : Nvidia GTX 1630
Système de refroidissement : Watercool Heatkiller IV basic + radiateur 420mm
SSD : LEXAR NM1090 2To PCIE 5.0
Alimentation : Be Quiet ! Dark Power Pro 13 1600W
Système d’exploitation : Windows 11 64 bits (version 24H2)
Écran : Dell S2721QSA
Pour les tests, notre carte mère a été flashée avec le Bios 7E32v1A4, il s’agissait du dernier Bios en date hors bios bêta au moment des tests.
[nextpage title= »Overclocking CPU : »]
Notre partie overclocking CPU va se concentrer sur les performances du U7-265K. Il est important de souligner que cette B860 Tomahawk ne se destine pas à de l’overclocking CPU, puisque les ratio sont verrouillés. Mais nous verrons ce qu’elle propose avec le NPU AI Boost qui permet de monter la fréquence du NGU et D2D via le clockgen externe pour le BCLK du SOC.
Scores de référence et fréquences effectives :
Voyons donc les résultats obtenus sous Cinebench R20 et R23 en prenant soin de noter aussi la tension (vcore), la température max lors du bench, la consommation ainsi que bien entendu, le score obtenu.
Nous profitons de ce test pour jeter un œil aux fréquences effectives, les tensions et les températures. Comme nous pouvons le voir sur la fenêtre de Benchmate, la fréquence effective est très proche de la fréquence maximale. Ici, nous sommes à 100,02 MHz au niveau du BCLK ce qui n’influe pas sur la fréquence du processeur ou de la RAM. Les températures sont contenues avec seulement 72 °C.
Overclocking sous watercooling :
Puisqu’il s’agit d’une carte mère sur chipset B860, il n’y a pas la possibilité d’augmenter la fréquence CPU mis à par via le BCLK. Nous regarderons donc plutôt l’impact de la fonction MSI NPU AI Boost qui permet d’overclocker NGU et D2D via un clockgen externe sur le BCLK SOC.
Pour commencer, je règle la RAM sur l’XMP c’est-à-dire 8000 CL38. Les tensions VNNAON, VCCSA et les fréquences NGU et D2D sont laissées sur auto.
J’ai opté pour une fréquence en auto de 5200 MHz avec un coefficient multiplicateur de 52(55 sur 2 core), un BCLK de 100 et une tension en auto. Les Ecore et le cache sont quant à eux placés en auto à 4600 MHz et 3800 MHz. L’idée est ensuite, dans l’OS, de tester la stabilité et les performances sur plusieurs benchmarks. On augmente ensuite petit à petit les fréquences du NGU et D2D via l’option MSI AI Boost.
Comme on peut le voir, l’usage de l’AI Boost n’a aucun impact de performances sur les Cinebench R20 et R23. En revanche, nous voyons un impact non négligeable sur Ycruncher et Geekbench qui aiment beaucoup les performances liées à la RAM et au cache. Ici le NGU (Next Generation Uncore) et le D2D (Die to Die) octroient un gain non négligeable et sont également important en jeu. On retrouve également un gain sur la latence mémoire et les débits avec un passage de 127 Gb/s, 88 Gb/s et 106 ns à 129 Gb/s, 90 Gb/s et 101 ns sur OCCT.
[nextpage title= »Overlocking mémoire : »]
On passe maintenant à la partie la plus intéressante de ce test, à savoir l’overclocking mémoire. Nous espérons que cette B860 Tomahawk se montrera tout autant joueuse sur la RAM que la version Z890 Tomahawk.
Passons maintenant dans le vif du sujet, la configuration a été testée en stabilité sur Ycruncher, Geekbench 3 et les Benchmarks OCCT en XMP avant de commencer à toucher à la RAM. Tous les tests mémoires ont été réalisés avec une fréquence CPU, Cache, NGU et D2D à stock puisque la carte mère ne permet pas d’overclocking et que le NPU AI Boost a été testé après l’overclocking mémoire. Le kit utilisé est le patriot Viper RGB 8000C38 équipé de puces Hynix Mdie sans CKD.
Test en XMP
On commence avec les tests sur Ycruncher et Geekbench 3 avec la mémoire en XMP. Ici les performances reflètent parfaitement ce que l’on attend du kit utilisé. Le système étant stable, nous pouvons passer à la suite.
Une fois cette première étape passée, la RAM a été poussé petit à petit pour atteindre 8800 MT/s en CL40. Nous n’avons pas pu pousser plus haut, une limite identique à la version Z890 tomahawk et un profile presque identique. Pour ces tests, nous avons utiliséYcruncher, Geekbench 3 et les benchmarks OCCT pour tester les performances et la stabilité. Cela n’est pour autant pas un overclocking 100% stable pour un usage daily et il faudra affiner les paramètres pour tourner à une telle fréquence. Nous avons essayé de faire du Ycruncher 5B et Kharu memtest à 8800 CL40 par exemple et la carte ne passait pas ce cap avec une erreur dès 52% sur YC et 1000% sur Kharu.
Overclocking maximal
Nous avons donc poussé l’overclocking à son maximum avec 8800 CL40. Le gain est de l’ordre de 4000 points sur le score CPU et plus de 2000 points sur le score mémoire sur Geekbench 3. Sur OCCT, nous atteignons presque 150 Gb/s et nous passons presque sous la barre des 98 ns de latence, ce qui reste élevé. Le plus gros gain est sans doute sur Ycruncher et le benchmark mémoire de OCCT avec de bon gain de performances.
[nextpage title= »Conclusion : »]
Conclusion :
Nous arrivons à la fin de ce test avec la MAG B860 Tomahawk Wifi. Ici, MSI propose une solution très complète pour monter une configuration gaming performante si l’on opte pour un CPU non-K. La carte embarque en effet une très bonne connectivité réseau avec du Wi-Fi 7, du 5 GBe Ethernet et couplé à une multitude de port USB ainsi qu’un port M.2 5.0. Bien que le manque de fonctionnalité d’overclocking CPU fasse perdre environ 7% de gain de performances potentielles sur notre Intel Ultra 7 265K, le NPU AI Boost corrige en partie cela avec un gain facile à atteindre pour tous. Reste à voir si cette fonctionnalité est compatible avec les CPU non-K.
Dans les faits, la seule différence de performance avec la version Z890 est de 7% sur le CPU en overclocking, tout en gardant les mêmes capacités d’overclocking mémoire pour un prix inférieur de 7% actuellement et 22% hors promotion.
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Pour rappel, cette carte mère est proposée au tarif de 289,90 € chez Amazon, et 289,95 € sur les sites du groupe LDLC.
Le positionnement tarifaire est donc assez élevé avec une concurrence offrant à ce prix des cartes parfois plus complètes et avec des modèles Z890 arrivant au même tarif.
MSI MAG B860 Tomahawk Wifi
On a aimé :
La connectivité
Le design
Le port M.2 PCie 5.0 sur le PCB
L’overclocking RAM équivalent à la version Z890
La fonction NPU Ai Boost via le clockgen BCLK SOC externe
On aurait aimé :
Des boutons power et reset sur le PCB
Un BIOS mieux organisé et nécessitant moins la souris
Un tarif plus agressif
MSI propose avec cette MAG B860 Tomahawk une carte mère à la hauteur de la version Z890 sur la partie mémoire. On aura aimé le clockgen externe permettant l’overclocking du NGU et D2D via BCLK. Cette carte est donc très polyvalente pour un usage gaming et productif grâce à sa bonne connectivité tout en proposant de quoi exploiter au mieux son CPU Intel Ultra 200 non-K.
Après le lancement que l’on qualifiera de raté des RTX 5080 et 5090, place maintenant aux caractéristiques des RTX 5070 (Ti). Effectivement, le caméléon confirme la fiche technique de ses deux cartes milieu/haut de gamme. À quoi peut-on s’attendre ? Réponse :
RTX 5070 Ti en GB203 :
Du côté de la Ti, la carte exploitera le même GPU que la RTX 5080, toutefois, il sera davantage castré. Effectivement, si la 5080 dispose de 84 SM et 10 752 cuda core, du côté de la 5070 Ti, il faudra compter sur un total de 70 SM et 8 960 cuda core, une réduction de 16,67% par rapport à la 5080. Autrement, le reste des caractéristiques incluent 70 RT core et 96 ROPs.
De son côté, la partie mémoire met en avant 16 Go de VRAM en GDDR7. Cette dernière profite également d’un bus de 256 bits, ce qui, couplé à de mémoire tournant à 28 Gbps contribue à offrir une bande passante de 896 Go/s soit 64 Go/s de moins que la 4080.
En ce qui concerne les fréquences maintenant, nous retiendrons une fréquence boost à 2452 MHz. Du côté du TGP, il faudra compter sur une consommation de 300W.
Ce modèle était annoncé à $749 tandis que son lancement devrait avoir lieu le 20 février, selon notre confrère.
RTX 5070 : une carte avec un petit GB205 :
Si le GB203 de la 5070 Ti est connue, la version non-Ti exploitera un GPU différent en la compagnie du GB205. Ce dernier est bien évidemment plus petit puisqu’il affiche 263 mm² contre 378 mm² pour le GB203 de la carte précédente.
Au niveau des caractéristiques, cette carte exploiterait donc un GPU non complet avec 48 des 50 SM utilisés. Ceci se traduit également par la présence de 6 144 cuda core, 48 RT core et 80 ROPs.
Forcément, avec un GPU plus petit, nous retrouvons une partie mémoire moins complète. Cette dernière met en avant un bus de 192 bits ce qui donne accès à 12 Go de mémoire en GDDR7. Grâce à leur fréquence de 28 Gbps, la bande passante affiche 672 Go/s.
Enfin, on peut compter sur une fréquence boost de 2512 MHz et un TGP de 250W.