ASUS RTX 5080 Noctua Edition : le silence absolu… au prix fort

On parle de la RTX 5080 Noctua Edition depuis quelques mois maintenant. Pour cette carte, ASUS reprend le GPU GeForce RTX 5080 en 16 Go de GDDR7, puis y greffe ce qui se fait de mieux en refroidissement à air : trois ventilateurs Noctua NF-A12x25 G2, une chambre à vapeur en cuivre « MaxContact », et six caloducs de 8 mm, ainsi que des pads thermiques premium à changement de phase.

RTX 5080 Noctua

ASUS RTX 5080 Noctua Edition : 1730 € la carte ?!

Résultat, la carte resterait fraîche et discrète, même quand le GPU tire 360 W. En pratique, les ventilateurs s’arrêtent sous 50 °C, puis redémarrent à 55 °C, ce qui offre un PC réellement silencieux en usage léger. Mais quand on regarde le prix demandé, le mot « léger » n’est plus de mise. En effet, le tarif de la carte a été repéré au Royaume-Uni. Asus affiche sa carte à 1 499,99 £, soit environ 1 730 €, ce qui la place au-dessus des TUF et même de la ROG Astral, et au-dessus de plusieurs modèles watercoolés concurrents. Dans l’absolu, c’est la 5080 en air-cooling la plus chère, mais aussi la plus silencieuse et la plus fraîche (d’après ASUS évidemment).

Les chiffres d’Asus justement sur cette carte en fonctionnement donnent une première base de réflexion sur le potentiel de cette carte. A charge max (360 W), le GPU reste 6,2 °C plus frais que la ROG Astral et 6,1 °C que la TUF, tandis que la température VRAM perd 1,7 °C et 3,1 °C respectivement. Le niveau sonore a été mesuré à 21,4 dBA, soit un écart tout de même sensible, rendant la carte presque discrète quand elle est dans un bon boitier. Alors clairement, si votre priorité absolue est le silence et la maîtrise thermique sans passer par un système de refroidissement liquide, la RTX 5080 Noctua Edition est peut-être la carte à viser. Ensuite, si vous solliciter quasi constamment votre carte, notamment dans les jeux, avec un boîtier ouvert (type Airflow par exemple) sur le bureau, cette solution conjugue sur le papier confort auditif et stabilité. Reste maintenant à vous accommoder de l’esthétique Noctua qui est plutôt clivante.

RTX 5080 Noctua

En revanche, si vous cherchez le meilleur rapport perf/prix, il faut clairement passer votre chemin si ce prix se confirme. Maintenant, les chiffres livrés par Asus sont à confirmer dans des tests réels…On attend ça va impatience.

MSI MEG X870E GODLIKE : des versions X et MAX en approche ?

MSI préparerait deux nouvelles déclinaisons haut de gamme de sa carte mère AM5, les MEG X870E GODLIKE X et GODLIKE MAX. C’est une fuite relayée par VideoCardz qui permet de parler de ces cartes. Mêmes si les fiches officielles ne sont pas encore publiées, il ne fait aucun doute que la base technique reste celle de la MEG X870E GODLIKE actuelle : format E-ATX, socket AM5 (Ryzen 7000/8000/9000), DDR5 jusqu’à 256 Go avec profils OC élevés, deux slots PCIe 5.0 x16, et un stockage musclé avec M.2 Gen5 + carte M.2 XPANDER-Z SLIDER Gen5 pour ajouter deux SSD Gen5, pratique pour les workflows lourds.

MSI X870E GODLIKE X MAX
MSI vient de soumettre une liste de références à la Commission Economique Eurasienne où l’on découvre les MSI X870E GODLIKE X et MAX

GODLIKE X et MAX : Des versions encore plus extrêmes ?

On retrouve aussi la Wi-Fi 7, le 10G LAN + 5G LAN, le USB4/Thunderbolt 4 40 Gb/s et le Dynamic Dashboard III (écran LCD 3,99″) pour le monitoring, ainsi que des fonctions « EZ » qui facilitent le montage (EZ PCIe Release, EZ Link). Côté tarif, on peut envisager avec des prix en boutique qui va piquer. Même si les tarifs varient fortement selon les vendeurs et la région, un montant de 1500€ semble probable en Europe. Cette plateforme vise évidemment les utilisateurs passionnés et cherchant une config exclusive.

MSI X870E Godlike

La MSI MEG X870E GODLIKE reste une référence et les futures GODLIKE X/MAX pourraient apporter un surcroît de maturité et/ou de fonctionnalités. Evidemment, si votre usage est du gaming pur, sans besoins de mettre les mains sous le capot régulièrement, une carte X870/X870E plus raisonnable sera un choix de raison sans discussion. Pour conclure, pour ceux qui ne regardent pas (trop) à la dépense et veulent avoir toujours du très haut de gamme : ces nouvelles Godlike vont valoir à minima la curiosité. Si votre budget est plus contraint et que vous n’envisagez pas d’être dans la bidouille permanente, alors privilégiez une carte plus accessible de la gamme MSI. Nous allons vous parler très bientôt d’une autre MSI, la B850 Tomahawk Max…Ne manquez pas notre analyse.

La réaction officielle d’Intel aux propos de Trump

Comme annoncé, la prise de parole de Donald Trump a plongé Intel dans la tempête. Les engagements et investissements passés de l’actuel PDG d’Intel sont au cœur du problème. Il est reproché implicitement à Lip-Bu Tan ces relations trop proches avec des entreprises chinoises ayant des relations avec l’armée rouge. L’affaire qui semble avoir déclenché se séisme a refait bruyamment parler d’elle, sans doute en raison verdict prononcé la semaine dernière contre Cadence, accusée d’avoir illégalement vendu des technologies à la Chine. Dirigée par Lip-Bu Tan entre 2008 et 2021, puis présidée par celui-ci jusqu’en 2023, l’entreprise s’est engagée à verser une amende de 140,6 millions de dollars pour clore le dossier. En revanche, Lip-Bu Tan lui-même ne semble pas concerné par ce règlement. Mais le sénateur républicain américain Tom Cotton ne semble pas d’accord et a pris pour cible l’actuel PDG d’Intel. Il a ainsi multiplié les coups médiatiques avec notamment une lettre rendue publique pour accentuer la pression. C’est cette sortie qui a déclenché la prise de parole du Président Trump et son appel à la démission de Lip-Bu Tan.

La situation peux paraitre paradoxale car Lip-Bu Tan semble avoir du forcer la main du conseil d’administration d’Intel au sujet de l’activité foundry de l’entreprise. L’actuel PDG la défend et affirme qu’elle est fondamentale pour l’avenir d’Intel mais aussi l’indépendance des USA. Un position qui semble dans la logique des ambitions du gouvernement américain.

 

C’est justement en appuyant fortement sur ce point qu’Intel a officiellement communiqué.

Intel, son conseil d’administration et Lip-Bu Tan sont profondément engagés dans la promotion des intérêts de sécurité nationale et économique des États-Unis et réalisent des investissements importants, conformément au programme « America First » du président. Intel fabrique ses produits aux États-Unis depuis 56 ans. Nous continuons d’investir des milliards de dollars dans la recherche et le développement de semi-conducteurs aux États-Unis, notamment dans notre nouvelle usine en Arizona, qui exploitera la technologie de fabrication la plus avancée du pays. Nous sommes la seule entreprise à investir dans le développement de nœuds de processus logiques de pointe aux États-Unis. Nous nous réjouissons de poursuivre notre collaboration avec l’administration.

Une déclaration personnelle du PDG d’Intel, Lip-Bu Tan, a également été mise en ligne :

Je sais qu’il y a eu beaucoup de choses dans l’actualité aujourd’hui, et je veux prendre un moment pour en parler directement avec vous. 

Permettez-moi de commencer par dire ceci : les États-Unis sont ma patrie depuis plus de 40 ans. J’aime ce pays et je suis profondément reconnaissant des opportunités qu’il m’a offertes. J’aime aussi cette entreprise. Diriger Intel en cette période critique n’est pas seulement un travail, c’est un privilège. Ce secteur m’a tant apporté, notre entreprise a joué un rôle crucial, et c’est un honneur pour moi de collaborer avec vous tous pour restaurer la force d’Intel et créer les innovations de demain. Le succès d’Intel est essentiel au leadership technologique et industriel des États-Unis, à leur sécurité nationale et à leur puissance économique. C’est ce qui alimente nos activités à travers le monde. C’est ce qui me motive à rejoindre cette équipe et ce qui me pousse chaque jour à faire progresser le travail important que nous accomplissons ensemble pour bâtir un avenir meilleur.

De nombreuses informations erronées ont circulé sur mes anciens postes chez Walden International et Cadence Design Systems. Je tiens à être parfaitement clair : en plus de 40 ans dans le secteur, j’ai noué des relations dans le monde entier et au sein de notre écosystème diversifié, et j’ai toujours exercé mes activités dans le respect des normes juridiques et éthiques les plus strictes. Ma réputation repose sur la confiance, sur ma capacité à tenir mes promesses et à le faire correctement. C’est la même chose pour moi qui dirige Intel.

Nous collaborons avec l’administration pour répondre aux questions soulevées et nous assurer qu’elle dispose des faits. Je partage pleinement l’engagement du président en faveur de la sécurité nationale et économique des États-Unis. J’apprécie son leadership pour faire avancer ces priorités et je suis fier de diriger une entreprise si essentielle à la réalisation de ces objectifs.

Le conseil d’administration soutient pleinement le travail que nous accomplissons pour transformer notre entreprise, innover pour nos clients et exécuter nos projets avec rigueur. Nous progressons. Il est particulièrement encourageant de nous voir passer à la production en grande série, grâce à la technologie de semi-conducteurs la plus avancée du pays, plus tard cette année. Ce sera une étape majeure qui témoignera de votre travail et du rôle essentiel d’Intel dans l’écosystème technologique américain.

Pour l’avenir, notre mission est claire et nos opportunités sont immenses. Je suis fier de vous accompagner dans cette aventure.

Merci pour tout ce que vous faites pour renforcer notre entreprise pour l’avenir.

Lip-Bu Tan, PDG d’Intel

Le prochain socket Intel LGA1954 prendra en charge quatre générations

Dans la somme des reproches que beaucoup font à Intel, la valse des sockets arrive en haut de la liste. Il faut dire que sur ce sujet, les changements incessants d’Intel sont rageants et semblent souvent difficilement justifiables. Surtout quand son concurrent assure une pérennité et une durée de vie qui rassure ses clients. Mais il semble que les choses vont changer. L‘arrivée l’année prochaine (2026) du prochain processeur Intel Nova Lake va inaugurer le nouveau socket de la société: le LGA1954. Celui pourrait avoir une vie plus longue et prolifique contrairement à ses prédécesseurs.

LGA1954

Socket LGA1954 : 4 générations d’espérance de vie…Enfin ?

D’après les dernières informations, l’arrivée de ce nouveau socket pour l’an prochain, en accompagnement des processeurs Intel Nova Lake, devrait ouvrir une ère inédite chez Intel. Ainsi, après Nova Lake, Intel prévoit ensuite de maintenir la continuité avec Razer Lake en 2027, Titan Lake en 2028, puis Hammer Lake en 2029. Selon les informations disponibles, la plateforme devrait maintenir la compatibilité avec la mémoire DDR5 au moins jusqu’à l’arrivée de Razer Lake, soit en 2027. L’année 2028 marquera alors une étape importante, avec la transition vers la DDR6 et l’adoption de l’interface PCI-Express 6.0…Mais toujours avec du LGA1954.

Au delà de l’actualité agité sur l’entreprise, on comprend que Nova Lake est un lancement important dans l’ambition de reconquête d’Intel. Le processeur devra nécessairement marquer les esprits en termes de performances et rassurer les potentiels clients enthousiastes qui devront s’engager dans un changement de plateforme couteux.

Intel veut (re) convaincre avec Nova Lake et le LGA1954

Allons droit au but : nous avons déjà évoqué le processeur haut de gamme Intel Nova Lake qui devrait proposer une configuration à 52 cœurs. Cette configuration est obtenue en combinant 16 cœurs P-Core , 32 cœurs E-Core et 4 cœurs LPE-Core. Il sera fabriqué avec un « mix » de technologie issue de la Foundry Intel et aussi le process N2P de TSMC. L’autre indicateur plutôt encourageant c’est que ce processeur bénéficiera de la technologie de cache L3 haute capacité (bLLC), qui implique pas moins de 288 Mo de cache . En réalité, il s’agit d’une configuration à double cache L3 de 144 Mo chacun. Ce processeur permettra donc mécaniquement une amélioration des performances d’environ 30 à 45 % dans les jeux par rapport à l’Intel Core Ultra 200 actuel. Mais évidemment seuls nos tests permettront ou non de valider ces promesses. Reste enfin la date de sortie. On parle du second semestre 2026. Il est fondamental pour Intel de ne pas se manquer à ce niveau là. 

Le premier PC portable avec un écran OLED enroulable a été testé

Le Lenovo ThinkBook Plus Gen 6 Rollable est un PC portable indiscutablement innovant puisqu’il est doté d’un écran OLED de 14 pouces, capable de s’étendre verticalement jusqu’à 16,7 pouces. C’est au CES 2025 qu’il a fait sa première apparition. Il est maintenant en vente. Le côté magique de l’histoire c’est que cet écran s’étend un peu comme un parchemin qui se déroule, pour offrir plus d’espace d’affichage. Le côté gadget et amusant étant passé, Lenovo justifie l’emploi de cette technologie pour éviter d’avoir un moniteur externe et accroître la flexibilité avec plusieurs usages dans un seul produit. Un test vient d’être publié et on peut ainsi se faire une première idée.

L’effet « whaou » de l’écran déroulable

Parlons donc de son écran de 14 pouces affichant une résolution de 2000 x 1600 pixels, un format proche du 5:4. Contrairement aux designs habituels, la bordure inférieure touche presque la charnière du couvercle, tandis que les côtés présentent des marges plus épaisses. Cette particularité s’explique par la conception extensible de l’écran : le capot coulisse sur une structure interne lorsque la dalle se déploie. Dès lors qu’on presse un bouton dédié sur le clavier, l’affichage s’étire verticalement pour atteindre 16,7 pouces, offrant alors une résolution de 2000 x 2350 pixels et un ratio 8:9. Ce format procure un espace de travail vertical inhabituel pour un châssis aussi compact. L’animation est fluide, l’agrandissement ne prenant que quelques secondes, l’image occupant immédiatement toute la surface. Cette prouesse est rendue possible grâce à une dalle POLED, autrement dit une technologie OLED en plastique flexible. Toutefois, après cette étape spectaculaire, un premier défaut apparaît : des reflets liés aux ondulations de la surface, visibles aux zones habituellement enroulées en mode 14 pouces. La finition brillante accentue ce phénomène, même si l’intensité varie selon la luminosité et le type de contenu affiché. Dans certaines conditions d’éclairage, ces marques deviennent nettement plus perceptibles. Reste à déterminer, après un usage prolongé, si cet inconvénient peut être toléré par quelqu’un ayant régulièrement besoin d’un affichage plus haut qu’un écran d’ordinateur portable classique.

Globalement ce Lenovo tourne bien. Sous le capot, on trouve un processeur Intel Core Ultra 7 258V, 32 Go de RAM LPDDR5x, un SSD PCIe Gen 4 d’1 To, des graphiques intégrés Intel Arc 140V et un NPU Intel AI Boost (47 TOPS), le tout accompagné d’une connectivité moderne (Wi‑Fi 7, deux ports Thunderbolt 4, caméra 5 MP IR…). Son prix de lancement dépasse les 3 300 dollars, ce qui en fait une machine de niche, très haut de gamme. Sur le plan de l’usage, cet ordinateur se distingue par son ergonomie unique et performante, il sert idéalement pour coder, lire des documents, gérer plusieurs fenêtres, comme un grand bureau à portée de main.

Un écran déroulable qui n’apporte pas un gain véritablement marquant

Bon, soyons franc, l’écran rollable apporte un réel « effet waouh ». Ce mécanisme a été conçu pour durer (tests de cycles), mais seule l’utilisation en conditions réelles nous éclairera sur ce sujet. L’écran offre un rendu très riche (Dolby Vision, 100 % DCI‑P3, taux de rafraîchissement de 10–120 Hz), un vrai atout visuel Windows. Cependant, on peut s’interroger sur le gain réel de passer de 14 à 16.7 pouces. Il est franchement difficile d’affirmer que ce gain de surface remplace avantageusement du double écran.

A cet instant le Lenovo ThinkBook Plus Gen 6 Rollable est plus un exercice de style qu’une version sur laquelle la marque va miser pour faire des volumes . Mais ce n’est pas un prototype, il est pleinement fonctionnel et intégré à la gamme commercialisée par Lenovo. Toutefois, son prix élevé et certains défis logiciels le rendent adapté à un petit groupe d’utilisateurs qui apprécieront plus le gadget et l’objet exclusif qu’une référence qui pourrait apporter des gains de productivité. Pour Lenovo, la cible serait les développeurs, les traders, les créatifs qui ont besoin d’un grand écran vertical sans avoir à trimbaler plusieurs appareils. La cible est aussi ceux qui veulent impressionner. Difficile donc de le recommander à l’achat. Mais avec ce produit, Lenovo a peut-être lancé l’ère des PC portables à écran enroulable.

20 ans de prison pour avoir exporté illégalement des GPU NVIDIA vers la Chine

Le ministère de la Justice des États-Unis a arrêté deux citoyens chinois pour avoir exporté, à partir des états unis, des GPU NVIDIA destinés à l’IA en Chine. Plus précisément, ces citoyens chinois ont été arrêtés pour violation de la loi sur la réforme du contrôle des exportations . Cette loi américaine autorise le président à contrôler l’exportation, la réexportation et le transfert de certains biens (notamment les matières premières, les logiciels et les technologies) afin de protéger la sécurité nationale. Il s’agit bien de la fameuse liste noire qui limite considérablement les expéditions de matériel vers la Chine. Les deux protagonistes risquent 20 ans de prison.

Expédier depuis les US des GPU Nvidia vers la Chine = Prison

Il faut dire que les compères ont envoyé du gros. En seulement 20 expéditions, ils ont réussi à acheminer des dizaines de millions de dollars de cartes Nvidia vers la Chine. Les expéditions ont été orchestrées par l’intermédiaire de l’entreprise ALX Solutions. Cette dernière a vu le jour en 2022, peu de temps après que les États-Unis ont instauré l’exigence de licences pour ce type de composants. De octobre 2022 à juillet 2025, pas moins de 20 expéditions de GPU ont quitté les États-Unis, transitant par des destinations écrans à Singapour et en Malaisie dans le but de camoufler leur destination finale : la Chine. Les cartes expédiées allaient de la RTX 4090 à la H100. Là où les deux compères se sont manqués c’est sur la gestion des paiements. En effet, leur société ALX a reçu des paiements non pas d’intermédiaires à Singapour ou en Malaisie comme le laissaient supposer leurs points de livraisons, mais directement d’entreprises en Chine et à Hong Kong. Ce qui a évidemment allumé plusieurs voyants rouges pour l’administration US. Parmi ces transactions, un versement de 28,4 millions de dollars pour une facture d’un prétendu client à Singapour. Très rapidement il s’est avéré que ce client n’existait pas et que l’adresse de facturation était bidon.

L’un des citoyens chinois, nommé Geng, s’est présenté de son propre chef aux autorités et a obtenu sa libération après le paiement d’une caution fixée à 250 000 dollars. En revanche, l’autre individu, appelé Yang, demeure incarcéré en raison de sa situation migratoire. Une audience concernant sa détention est prévue pour le 12 août 2025. Par ailleurs, les deux accusés comparaîtront pour leur mise en examen le 11 septembre 2025. En cas de condamnation, ils s’exposent à une lourde amende ou à une peine pouvant atteindre 20 ans d’emprisonnement.

Les consoles portables ROG Xbox Ally seraient lancées en octobre

Si les précommandes des nouvelles consoles issues de la collaboration Xbox / Asus devraient commencer au cours de la Gamescom, c’est sur la seconde partie du mois d’octobre que la commercialisation réelle doit commencer. Lorsque ces deux consoles ont été dévoilés pour la première fois lors du Xbox Games Showcase 2025, Microsoft a indiqué qu’ils avaient une fenêtre de sortie prévue pour les vacances 2025…Evidemment niveau précision ce n’est pas la meilleure info de l’année. Néanmoins, plusieurs pistes permettent de retenir la fin du mois d’octobre. Comme par exemple, une présence importante d’Asus et de Microsoft pour la Paris Games Week 2025 (du 30 octobre au 2 novembre). Les prix pour le marché européen ont d’ailleurs fuité et on s’achemine vers une Xbox Ally X lancée à 899 €, tandis que la Xbox Ally d’entrée de gamme et ciblant la Steamdeck, serait lancée elle à 599 €.

ASUS ROG Xbox Ally

ROG Xbox Ally : la Paris Games Week 2025 comme lancement commercial ?

La bonne nouvelle c’est que la Gamescom est maintenant très proche et Asus va immanquablement dévoiler sa stratégie au cours de ce salon allemand. Il est confirmé que des pré-versions de la console seront en démo et nous serons sur place pour vous en parler. Pour ceux qui n’ont pas suivi les actualités évoquant les détails sur ces deux consoles voici un petit point rapide. La Xbox Ally X est équipée du dernier SoC AMD Z2 Extreme. Sa configuration globale est bien plus musclée que celle de la Xbox Ally standard. C’est clairement un appareil haut de gamme qui en plus de son SoC AMD est également livré avec une coque noire. Elle embarque 24 Go de RAM et 1 To de stockage SSD NVME, contre 16 Go de RAM et 512 Go de capacité pour la Rog Xbox Ally. Ces consoles vont évidemment s’appuyer sur le marketing Microsoft autour programme Xbox Play Anywhere, qui permet aux joueurs d’acquérir une seule version de certains jeux Xbox et d’y jouer aussi bien sur une console Xbox que sur un PC Windows. C’est évidemment un élément qui sera le cœur de la communication de la gamme Xbox Ally.

PlayStation : vers une nouvelle étape loin des exclusivités et du hardware ?

Lors de la récente conférence téléphonique sur les résultats financiers de PlayStation, la marque de Sony a profité de ce moment pour annoncer avoir vendu 80 millions de consoles PlayStation 5. Un chiffre évidemment très impressionnant qui devrait contenter Sony. Cependant, dans cette discussion avec les investisseurs, d’autres éléments bien plus intéressants ont été divulgués. Ainsi le vice-président senior, Sadahiko Hayakawa, a indiqué que PlayStation se préparait à abandonner son activité « centrée sur le matériel » pour évoluer vers une plateforme davantage axée sur l’engagement. Un stratégie qui fait immédiatement penser au virage pris par Microsoft il y a un moment déjà.

Dans le secteur du jeu vidéo, nous nous éloignons d’un modèle économique centré sur le matériel pour nous orienter vers une activité de plateforme qui élargit la communauté et renforce l’engagement. Une phrase qui semble signifier que la console n’est plus centrale pour Playstation tout comme la notion d’exclusivité des titres à celle-ci. Sony a déjà commencé, avec succès, à ouvrir son catalogue au monde du PC. Plus de portages de jeux PlayStation vers Xbox, à l’image de Helldivers 2, sont aussi envisagés pour augmenter le chiffre d’affaire, la diffusion et la rentabilité.

Sony donne raison à la stratégie de Microsoft ?

La réalité c’est que le marché du jeu vidéo a pivoté depuis un petit moment. Microsoft a senti ce changement en s’adaptant et en faisant de Xbox non plus une marque de consoles mais un écosystème. Alors que la console vivait ses heures de gloire, la jeune génération s’est déplacée vers le jeu mobile avec Roblox ou Fortnite. Le public adulte est passé d’un double investissement Console / PC à un usage de plus en plus centré sur le PC. Aujourd’hui, Microsoft a compris qu’il disposait de nombreux atouts sur le sujet. Windows (si si), le Game Pass et ses studios. Si Sony veut continuer de faire de Playstation une machine à cash, seules deux stratégies sont possibles : une qui ressemble fortement à Nintendo avec des exclusivités et un univers hardware fermé et l’autre qui est celle de Microsoft. Cette dernière sera plus lucrative pour Sony, lui permettant de diffuser et d’amortir beaucoup mieux les titres de ces studios. Cependant, elle renforcera indirectement Microsoft qui va pouvoir régner sur l’écosystème de plus large du gaming.

TPM 2.0 et Secure Boot nécessaires pour Battlefield 6 et Call of Duty Black Ops 7

C’est une contrainte matériel qu’on avait senti venir quand le TPM 2.0 a commencé à pointer le bout de son nez. Pour ceux qui ont loupé un épisode, le TPM 2.0, ou Trusted Platform Module, est une puce de sécurité intégrée aux cartes mères, conçue pour protéger les données et empêcher les modifications non autorisées. Secure Boot, quant à lui, garantit que seul un logiciel signé et fiable démarre avec le système, renforçant la protection dès l’allumage. Dans le cas de Battlefiled 6 et Black Ops 7 (comme sans doute d’autres jeux bientôt), ces composants visent à contrer la triche en ligne, un problème majeur dans les jeux compétitifs, en bloquant toute tentative de modification de fichiers ou d’exécution de code non signé. C’est aussi un signal qui arrive au moment où la majorité du parc PC vient de basculer sous Windows 11…Car en règle générale, si vous utilisez Windows 11 , votre système prend probablement déjà en charge le TPM 2.0.

Battlefield 6 bêta

Battlefield 6 / Call of Duty Black Ops 7 : les restrictions font pleurnicher

Les tricheurs grincent des dents et les paranos sont en sueur. Car déjà plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer un processus de surveillance dont le but final serait de collecter et de créer des profils comportementaux susceptibles d’être vendus à des fournisseurs de publicité. D’autres craignent une faille dans le code anti-triche, qui donnerait à un joueur adverse un contrôle total du système…

Les précisions d’Activision :

Le Trusted Platform Module 2.0 (TPM 2.0) est une technologie qui fournit des fonctionnalités de sécurité matérielles sur les PC fonctionnant sous Windows.

Le démarrage sécurisé est une autre fonctionnalité système qui protège contre les triches de bas niveau en garantissant que seuls les logiciels fiables sont chargés au démarrage de votre PC. L’activation du démarrage sécurisé avec TPM 2.0 offre une couche de protection supplémentaire et est recommandée pour une expérience Call of Duty optimale et sécurisée.

Les joueurs PC sans TPM 2.0 activé peuvent recevoir une notification dans le jeu indiquant que leur système ne répond pas aux nouvelles exigences de sécurité lors du lancement des jeux Call of Duty applicables.

Ces deux fonctionnalités de sécurité ont été ajoutées à Call of Duty avec le lancement de la saison 05, en août 2025.

Ni TPM 2.0 ni Secure Boot ne sont requis pour jouer aux titres Call of Duty actuellement disponibles ; cependant, les deux seront nécessaires lors du lancement de Call of Duty : Black Ops 7 en 2025. Garder ces paramètres activés garantit une expérience équitable et amusante pour tous les joueurs.

Bonus, Activision en a profité pour préciser que ces deux fonctionnalités de sécurité seront requises lors des « mises à jour futures ». Cela implique que Call of Duty Warzone et d’autres jeux Call of Duty seront prochainement mis à jour pour exiger le TPM 2.0 et le Secure Boot. Cette mesure vise à renforcer la sécurité du jeu.

 

Trump demande la démission du Pdg d’Intel

Lip-Bu Tan l’actuel PDG d’Intel est sous forte pression depuis quelques heures. Il y a peu, des voix (en particulier des sénateurs Républicains), ont soulevé ses liens passés dans la gestion, l’administration de près de 40 entreprises chinoises. Il a été aussi révélé qu’il détenait ou avait détenu des participations minoritaires dans plus de 600 autres entreprises chinoises. Ces rapports du Sénat américain se sont, au début, contentés de signaler des liens entre Lip-Bu Tan et la Chine, mais rapidement des inquiétudes sur la sécurité nationale ont émergé. Le problème majeur vient du fait que le Pdg d’Intel aurait investi dans des sociétés chinoises via des fonds de capital-risque et que certaines sont soupçonnées d’être liées à l’armée chinoise. Une enquête fédérale examine ces investissements, ce qui pourrait compromettre la participation d’Intel au programme Secure Enclave, essentiel à la défense américaine.

Lip-Bu Tan : une position intenable ?

L’affaire a pris une tournure plus radicale quand le président Trump s’est positionné sur le sujet. Il a tout simplement ouvertement demandé la démission de l’actuel pdg…Cette prise de position a évidemment eu l’effet d’une bombe et Intel est en ce moment même dans la tempête en bourse. Une énième péripétie alors que depuis cinq ans, Intel a perdu près de 60% de sa valeur. La position de Tan devient difficilement tenable et une prise de parole est attendue dans les heures qui viennent. Bien que Tan ait apparemment démissionné de ses fonctions dans les entreprises chinoises, des liens capitalistiques avec certaines de ces entreprises demeureraient.

Décidemment, les mois passent et le climat semble particulièrement s’acharner sur Intel. Lip-Bu Tan, d’origine malaisienne, est un vétéran de l’industrie de la tech. Sa nomination à la tête d’Intel s’est accompagnée d’un plan drastique de réduction des coûts.