Nouveau bon plan du côté d’Aliexpress où le Ryzen 7 9800X3D est accessible à un prix inférieur à 300 €. Effectivement, en cumulant un paiement par PayPal ainsi que le code promo ASFR45, nous pouvons obtenir ce CPUà un prix de 293,96 €. À retenir que la page du produit recense pas moins de 1224 évaluations avec 4,8 étoiles sur cinq, ce qui traduit une certaine fiabilité ! Retenez juste qu’il arrive en version bulk, sans boîte.
Ryzen 7 9800X3D à moins de 300 € chez Aliexpress !
Pour rappel, le 9800X3D est un CPU qui dispose d’un total de 8 cœurs et de 16 threads. Au niveau des fréquences, il est question de 5,2 GHz en turbo avec une fréquence de base de 4,7 GHz. Quant à la mémoire cache, nous retrouvons 32 Mo de L3 renfermée par défaut dans l’unique CCD qui compose ce modèle. Par ailleurs, sa particularité est de renfermer une matrice de 3D V-Cache de 64 Mo poussant la capacité totale en L3 du CPU à 96 Mo. Son enveloppe thermique est évaluée à 120W et il ne nécessitera donc pas d’un gros système de refroidissement. Un bon ventirad ou un petit AIO en 240 mm feront l’affaire. En matière de performance, il n’y a pas à dire, mais ça dépote. En effet, si votre objectif est de vous monter une machine principalement tournée vers le jeu vidéo, c’est un choix intéressant, surtout à moins de 300 €. Précisons que, jusqu’à l’arrivée du Ryzen 7 9850X3D, ce modèle était le roi du gaming et il ne démérite d’ailleurs pas malgré l’arrivée de ce nouveau modèle. Encore une fois, pour l’avoir à ce prix, il faudra opter pour un paiement via PayPal qui octroie une première remise de 33 €. Ensuite, n’oubliez pas le code promo ASFR45 qui rajoute 45 € de remise. Le tout cumulé, cela nous fait bien une facture à 293,96 € !
Pour l’instant, les écrans capables d’afficher à 1000 Hz ne sont clairement pas légion sur le marché. De plus, une telle fréquence de rafraichissement s’accompagne de contraintes techniques comme une baisse forcée des résolutions pour atteindre un tel taux. Cependant, le but de Microsoft, c’est de préparer le terrain et de s’assurer que la partie logicielle ne soit pas un frein pour la partie matérielle.
1000 Hz : vers un support de ces écrans dans Windows 11 !
Afin de supporter de tels taux de rafraîchissement, Microsoft prépare déjà le terrain et propose cette fonctionnalité dans les versions Preview 26100.8106 et 26200.8106 de Windows 11. Dès lors, vous pourrez cocher l’option 1,000 Hz+ sur la ligne fréquence de rafraichissement du panneau de paramètre d’affichage du système. Clairement, ce type d’écran est loin d’être la norme d’autant qu’ils s’accompagnent de limitations techniques importantes. Pour l’instant, les rares écrans qui montent aussi haut le peuvent en réduisant leurs résolutions, en passant en 1280×720 la plupart du temps. Dès lors, nous comprenons qu’ils ne se destinent pas à une majorité de consommateurs, mais plutôt à la branche compétitive des joueurs… Ceux dont la fluidité et les performances priment sur la qualité des textures et la définition de l’image. De plus, pour atteindre une telle fréquence, il faut une configuration plus que solide, souvent supportée par des fonctionnalités d’upscaling, de génération d’images. AMD vantait la capacité de ses processeurs X3D à atteindre de telles framerate avec des RX 9070 XT, RTX 5080 et RTX 5090 D. Cela est possible sur des titres comme Valorant, Counter-Strike 2, PUBG: Battleground, etc. Mais il faut aussi garder à l’esprit que le marché évolue vite et ce qui est considéré comme une prouesse technique aujourd’hui deviendra probablement la base de demain. Il n’y pas encore si longtemps, les écrans 1440p constituaient l’offre haut de gamme. Maintenant, pour 150 €, on peut se procurer ce type d’écran avec une dalle IPS et une fréquence de 144 Hz !
La MEG X870E Unify-X Max est une carte mère que l’on découvrait initialement au CES cette année. Avec ce modèle, la marque nous propose une carte dite XOC, un modèle à destination des overclockers extrême, le tout, à destination des processeurs AMD en AM5. Avec ceci, la carte propose un support pour RAM ultrarapide puisque l’on parle d’un support à 10600 MT/s !
MEG X870E Unify-X Max : la carte XOC AMD de MSI arrive bientôt !
Avec cette carte, nous avons affaire à une référence au format ATX, le tout, équipé d’un socket AM5 et d’un chipset X870. L’ensemble se destine à l’overclocking extrême comme en témoignent les fonctionnalités intégrées ainsi qu’au layout de la carte mère. Effectivement, nous retrouvons deux slots mémoires, l’idéal pour la montée en fréquence de la RAM. D’ailleurs, ce modèle supportera jusqu’à 128 Go de DDR5, le tout, à des vitesses de 10600 MT/s via XMP/EXPO. Quant à la connectique, il est question de deux slots PCIe Gen5 x16 (x8/x8) couplés à deux PCIe Gen4 x4. Pour le stockage, il est question de deux SATA couplé à cinq M.2, deux en PCIe Gen5 x4 et trois autres en PCIe Gen4 x4. La plaque I/O shield est très complète avec ses huit USB-A 10 Gbps, ses deux USB4 et son USB-C 10 Gbps. Nous retrouvons aussi des connecteurs PS2 pour clavier et souris, ce qui peut avoir un intérêt en overclocking tandis que des boutons ClearCMOS, FlashBack ou Smart Button sont présents. [affilizz-publication id= »o76zcs7″] Nous retiendrons un PCB solide qui intègre 18+2+1 phases d’alimentation en 110A pour le processeur. Enfin, des fonctionnalités comme l’OC Engine, le BCLK Booster ou le Direct OC Jumper sont présentes pour faciliter la pratique de l’overclocking. Reste maintenant à savoir quand la marque lancera sa carte, mais cela pourrait se faire très prochainement. Nous sommes aussi curieux de connaître le montant de la facture !
Avec son WireView Pro II, Thermal Grizzly nous propose un appareil permettant de surveiller et de protéger votre connecteur d’alimentation GPU 12V-2×6. Jusqu’à présent, il était disponible uniquement en noir, mais les choses évoluent puisqu’une version blanche est maintenant proposée par la marque !
WireView Pro II : une version blanche est maintenant proposée !
Pour faire simple, c’est un appareil que l’on viendra brancher sur la carte graphique tandis qu’il recevra le courant en provenance de l’alimentation. Cet appareil est muni d’un écran IPS en couleur qui permettra d’afficher les informations voulues en lien avec votre connectique. Vous pourrez par exemple surveiller la puissance qui transite par le 12V-2×6 de la carte graphique, les températures à ses broches, l’intensité du courant, etc., etc. Mais ce n’est pas tout puisqu’il dispose également de mécanismes de protection. Par exemple, si la température excède un certain seuil, vous pouvez activer un système d’arrêt automatique pour éviter la fonte du connecteur de votre carte graphique par exemple. Sinon, un système d’alerte sonore et visuel s’enclenche lorsque les seuils de sécurité ont été dépassés. Avec ceci, on peut compter sur une qualité de production au top avec un boîtier extérieur en aluminium. Ce WireView agit aussi comme un adaptateur à 90° vous simplifiant ainsi le câblage selon les scénarios. Comme vous le savez, le 12V-2×6 est un connecteur sensible qui ne tolère pas ou mal les fortes courbures de son câble. Précisons aussi qu’il intègre un petit ventilateur de 30 mm pour le refroidissement actif de la connectique et qu’il dispose d’un système de log enregistrant périodiquement les informations en lien avec votre connectique. Il peut stocker jusqu’à 340 jours de données. [affilizz-publication id= »yfl44or »] Cette version blanche est disponible en précommande à partir de 124,90 € sur le site de la marque. Précisons que Thermal Grizzly couvre les dégâts liés au 12V-2×6 de la carte graphique pendant 2 ans à condition que cette dernière ne sorte pas de caractéristiques originales : pas d’overclocking, pas de modification matérielle, etc.
Même si la situation actuelle sur le marché de la mémoire est tendue, les principaux producteurs restent prudents quant à leurs investissements sur le long terme. Actuellement, nous sommes dans une période particulièrement dynamique où la demande est très forte. Mais sur-investir maintenant pourrait être risqué à l’avenir quand la demande retombera.
Samsung, SK Hynix, etc. restent prudents quant à leurs investissements dans le secteur de la mémoire !
Le marché de la mémoire fonctionne par cycles avec des moments où la demande est stable, d’autre où elle s’emballe et d’autres où elle diminue drastiquement. Vous l’aurez compris, actuellement, nous sommes dans une période où la demande est forte et où l’on souhaiterait voir des usines Samsung ou SK Hynix à chaque coin de rue pour satisfaire la demande afin de faire baisser les prix. Cela se ressentirait positivement sur la facture de votre carte graphique, de votre SSD et même de votre kit RAM. Cependant, pour les producteurs comme Samsung ou Hynix, c’est un véritable casse-tête. En effet, les investissements mettent du temps à porter leurs fruits. La nouvelle usine de Micron à New York mettra plusieurs années avant de débiter des puces DRAM ou NAND et elle pourrait entrer en action au moment où la demande retombera. C’est la raison pour laquelle les autres acteurs avancent avec prudence puisque disposer de capacité à surproduire n’est pas bon non plus puisque cela coûte cher aux marques. Cela fait retomber les courts et il y a toujours l’entretien de l’équipement et des locaux. [affilizz-publication id= »mj8pmao »] Quoi qu’il en soit, Samsung ou encore SK Hynix anticipe une baisse de la demande à partir de 2028. Pour l’heure, ces sociétés n’ont pas remis en question leurs plans d’investissement, mais cela pourrait avoir lieu si la demande s’essouffle plus rapidement que prévu. Espérons simplement que les prix actuels sur la mémoire ne deviennent pas la nouvelle norme.
La guerre en Iran pourrait potentiellement engendrer un renchérissement du prix des composants. Non pas qu’une partie de la production sorte de là-bas, mais à cause de la hausse des matières premières. De plus, la récente flambée des cours du pétrole n’est pas à négliger, puisqu’elle a le potentiel de peser lourd sur les coûts d’acheminement qui se répercuteront aussi sur la facture finale. Bref, entre ça et la pénurie de mémoire… On n’est pas sorti du sable.
Guerre en Iran : le gallium double de prix !
Bien évidemment, suite à ce conflit, la première matière première que l’on a à l’esprit, c’est le pétrole. Si l’on regarde les cours, ce dernier est passé en quelques jours de 63~$65 à plus de $100 actuellement. Comme dit plus haut, cette augmentation risque de peser sur les coûts du transport maritime et aérien pour l’acheminement des composants. Encore une fois, cette hausse pourra se faire sentir sur la facture finale. Ensuite, une autre matière première à prendre en compte : le gallium. Ce dernier entre en compte dans la fabrication de puce haute vitesse à destination des réseaux de télécommunication, de modules Bluetooth ou de puces GPS ainsi que dans le domaine des lasers ou capteurs infrarouges. Idem, il est considéré comme une alternative au silicium et est employé par Intel et NVIDIA dans les data centers et le domaine PC. Le cours actuel, selon notre confrère, est à $2100 le kilo, soit une hausse de 123%. L’aluminium est également touché et c’est un matériau important dans le secteur informatique puisqu’il entre en compte dans la fabrication de tout ce qui système de refroidissement et dissipateur. Actuellement, le cours est à la hausse, sur Trading Economics, nous sommes à $3420/t. Enfin, quant à l’hélium, nous apprenons que des entreprises comme Samsung ou SK Hynix cherchent à sécuriser un maximum de ce gaz qui doit être employé à un moment ou un autre dans la production de semi-conducteur. La guerre en Iran pèse d’autant plus lourd que le Qatar représente plus de 33% de la production mondiale, apprend-on.
La pénurie de mémoire tire les prix vers le haut de nombreux produits : RAM, cartes graphiques et même SSD. Un rapport TrendForce indique que les principaux constructeurs de SSD affichent une très forte hausse de leur chiffre d’affaires au quatrième trimestre 2025 : +50% par rapport au quatrième trimestre. Certaines entreprises affichant des croissances plus importantes que d’autres !
Les principaux producteurs de SSD voient leurs chiffres d’affaires exploser !
Dans ce secteur, le groupe SK, qui combien SK Hynix et Solidigm, est celui qui affiche la plus forte hausse trimestrielle : +75,2%. La société voit également ses parts de marché progresser en passant de 26,8% au T3 2025 à 30,2% au T4 2025. Ensuite, nous avons Sandisk qui progresse fortement avec un chiffre d’affaires à $440 millions soit +63,6% de hausse (avec une augmentation de son nombre de parts de marché) suivit par Samsung, Micron et Kioxia qui enregistre la progression la plus faible : +18,9% avec une réduction de ses parts de marché en passant de 14,1% à 10,8%. Clairement, le groupe SK est celui qui a réussi le plus puisqu’il fait exploser son chiffre d’affaires tout en gagnant des parts de marché. La hausse de ses résultats pas simplement liés à l’augmentation des cours de la mémoire. D’ailleurs, petite précision ici, on parle de chiffres d’affaires qui est un des indicateurs de santé économique d’une entreprise. Mais une société peut réaliser des chiffres d’affaires de plusieurs milliards, mais si elle ne dégage pas de bénéfice, c’est que l’opération n’est pas rentable. D’autre part, précisons que Samsung, SK Group, Micron et Kioxia sont des producteurs de mémoire. Dès lors, la revente des SSD leur permet de tirer de gros bénéfices puisqu’ils n’ont qu’à déduire les coûts de fabrication et d’intégration. De plus, cela leur assure un approvisionnement fiable en puce contrairement à Sandisk (groupe Western Digital) qui doit se fournir chez un producteur et donc, payer la mémoire. Quoi qu’il en soit, en 2026, on s’attend à une hausse de ces résultats puisque les cours ont continué d’augmenter d’une part. D’autre part, il ne semble pas que la demande en SSD d’entreprise ou de serveur ait baissé.
Du côté de Colorful, nous retiendrons la publication de la fiche produit de leur Z890M Ultra-Z V20. Ce modèle a pour particularité d’adopter le standard BTF 3.0 et donc, d’être un peu plus long qu’une carte micro-ATX standard. La raison derrière tout ça et l’inclusion d’un connecteur spécifique à 50 broches.
Z890M Ultra-Z V20 : une carte mère BTF 3.0 !
Avec cette carte, nous retrouvons donc une référence dont les dimensions sont de 250 x 244 mm. Rappelons qu’une carte mère micro-ATXclassique mesure 244 x 244 mm. Ces 6 mm de plus peuvent donc être problématiques suivant les boîtiers, toutefois, ils sont justifiés par des raisons techniques, notamment en lien avec un nouveau connecteur d’alimentation en 50 broches. De ce que l’on comprend, il remplira le rôle d’un connecteur ATX 24 broches et servira aussi à encaisser l’alimentation du GC-HPWR à destination de la carte graphique. Pour le reste, nous retrouvons une connectique qui migre au dos de la carte mère. Ainsi, l’alimentation du CPU, les différents header USB, les prises fan, etc., passent à l’arrière du circuit imprimé. Une fois en place, cela permet un montage sans câble apparent. En matière de connectique, la carte mère propose un PCIe x16 Gen5 ainsi qu’un PCIe Gen4 x4. Quatre emplacements mémoires en DDR5 sont aussi de la partie. Ils encaisseront de la RAM à 8400 MT/s via les profils de la RAM. La partie stockage intègre, de son côté, quatre SATA III couplés à quatre M.2, un en PCIe Gen5 x4, trois autres en PCIe Gen4 x4. En matière de connectivité, nous avons une partie Ethernet pilotée par une puce Realtek RTL8125 en 2,5 GbE ainsi que du WiFi7 via Mediatek MT7925. Quant à l’audio, c’est une vieille puce Realtek ALC897 qui est présente. Bien sûr, l’USB-C est présent au niveau de l’I/O shield, mais il s’agit d’un USB en 10 Gpbs. Pour le moment, le prix n’est pas connu.
Le constructeur chinois de laptop Chuwi se retrouve sous le feu des projecteurs et pour de mauvaises raisons. Effectivement, ces derniers vendent des PC portables CoreBook X et CoreBook Plus avec des configurations se basant sur le Ryzen 5 7430U. Cependant, lors du test réalisé par un confrère, les choses sont toutes autres et nous retrouvons un processeur bien plus ancien et moins performant !
Un Ryzen 5 5500U installé à la place du Ryzen 5 7430U dans les laptops de Chuwi ?
Pour faire simple, un confrère reçoit un laptop en test, comme c’est le cas habituellement. Cependant, au vu de la configuration, les performances relevées sont décevantes, ce qui pousse notre confrère à enquêter davantage sur le sujet. Ce dernier suspecte alors un problème au niveau de la mémoire, une configuration en simple canal au lieu d’un double channel bien établi. Mais au démontage du PC, il s’aperçoit que le CPU ne correspond pas et que le numéro de produit 100-000000375 correspond à un Ryzen 5 5500U. D’autre part, d’autres éléments suspects sont relevés comme la mémoire cache, etc. Entre les deux SoC, il y a une différence de taille, l’un bénéficie d’une architecture CPU Zen 3 tandis que l’autre tourne sous Zen 2. De là, on pourrait se dire qu’il s’agit d’une erreur d’étiquetage, ce qui peut se produire. Après tout, on a bien eu une backplate de RTX 5090 montée sur une RTX 5080. Mais le fait que le BIOS affiche le nom du Ryzen 5 7430U et que ce soit ce CPU qui est détecté par les logiciels d’inspection suggère qu’il y a une volonté de tromperie… Sans parler du fait que cette situation ait été constatée sur deux machines différentes et que la marque ait menacé de porter plainte contre notre confrère pour atteinte à leur image de marque. Selon nous, s’il s’agissait d’un problème sur les lignes d’assemblage, l’entreprise aurait plutôt intérêt à faire remonter le problème pour le corriger que de menacer un confrère… Mais ce n’est que notre avis.
[nextpage title= »Introduction »] Le petit monde des châssis PC ouverts connaît un regain d’intérêt depuis quelques années. Séduits par les possibilités créatives que ce format apporte, les créateurs multiplient les propositions, souvent très originales. En exclusivité pour la France, nous avons eu la chance de suivre et de participer au processus créatif du nouveau modèle de Redshift Project : Canvas. Depuis le premier prototype jusqu’à l’arrivée sur le marché, nous vous partageons notre avis détaillé.
Redshift Project Canvas : les origines
Redshift Project, c’est en réalité un seul homme, Dmitry. Depuis son workshop, il assure l’entièreté du fonctionnement, du design à l’expédition, en passant par le marketing et les réseaux. Le Canvas n’est pas son premier boîtier. Après avoir travaillé avec Artesian Builds à une échelle plus importante, il a créé Redshift Project pour développer ses projets en totale autonomie. Nous retiendrons tout particulièrement le Sputnik, et sa superbe façade en noyer. Cependant, le Canvas marque un tournant. Outre le retour à un format complètement ouvert (déjà expérimenté chez Artesian Builds), il vise un changement d’échelle et une externalisation partielle de la production. Mais n’allons pas imaginer ici une délocalisation asiatique et une production titanesque. L’objectif est fixé à 100 unités et la production restera locale, n’impliquant que des entreprises canadiennes. Et pour commencer, il faut un prototype. Passer d’un design 3D à une production réelle, financièrement viable et qualitative est un défi de taille. Dmitry commande donc cinq prototypes et les expédie à des modders afin d’obtenir les premiers retours et déceler les inévitables écueils.
Canvas : le concept
Tentons de résumer ce qui fait l’ADN du Canvas :
Châssis ouvert
Carte mère ITX (micro-ATX techniquement supportée avec déplacement de l’alimentation)
Alimentation SFX placée sous la carte mère et dissimulée derrière le riser GPU
GPU vertical (obligatoire)
Supports ventilateurs/radiateurs de chaque côté de la structure et au dos
Dimensions 219 x 109 x 310 mm
Nous comprenons que nous sommes face à un produit minimaliste au potentiel créatif important. Il impose tout de même ses contraintes, et la plupart ne sauront être contournées. Nous avons reçu un exemplaire du prototype et avons pu le mettre à l’épreuve pendant plusieurs mois avant le lancement de la production. [nextpage title= »Le prototype : aircooling »]Tout de blanc vêtu, notre prototype ne paye pas de mine. Cette couleur a été choisie pour limiter les coûts de production des premiers exemplaires. Il est important d’insister sur ce travail de recherche et tâtonnement, indispensable à la création d’un nouveau produit. Cette phase a un impact financier non négligeable sur l’entreprise.
Redshift Project Canvas : le prototype
Le prototype du Canvas est constitué d’une structure principale d’un seul tenant. En option, deux petits pieds imprimés en 3D sont fournis pour stabiliser la structure dans certains cas d’utilisation (nous n’y aurons pas recours). Le bouton d’alimentation (un switch de clavier mécanique) et son support sont intégrés au bundle. Le riser GPU n’est pas fourni à ce stade.
La structure principale
La structure permet la fixation d’une carte mère ITX. Les standoffs sont intégrés au châssis. L’alimentation SFX prend place sous la carte mère. Le support du bouton de démarrage se visse à l’alimentation. Un choix original qui ne sera pas conservé pour la version définitive. Jusqu’ici, nous ne rencontrons aucune difficulté. Mais les choses se compliquent au moment de l’installation du riser. La géométrie du châssis rend le choix de ce composant primordial. Il doit avoir la longueur, souplesse et orientation parfaite. Nous choisissons un modèle de la marque Linkup pour nos premiers montages et incitons le créateur à fournir le riser avec le produit final. Derrière le chassis, nous découvrons un emplacement 120 mm ainsi qu’une grille de ventilation dédiée à l’alimentation. Il faudra veiller à orienter son ventilateur vers l’arrière. De chaque côté, le Canvas offre des supports pour radiateurs sur base 120 mm ou 140 mm. Visuellement, il nous semble que le format idéal sera 280 mm.
Montage aircooling du prototype
Pour cette prise de contact, nous décidons de proposer une configuration minimaliste.
Carte mère MSI B760i EDGE DDR4
Intel Core i5 12400F
Noctua NH-C14S avec remplacement du ventilateur par NF-A14X25 G2
PALIT KalmX GTX 750 Ti
Alimentation Corsair SF 750
Le montage, une fois le riser idéal trouvé, est un vrai plaisir. Les composants prennent place aisément sur la structure et le look est réellement impressionnant. Certes, notre GPU n’est plus d’actualité et mériterait une mise à niveau. Nous pensons à une KalmX plus récente (RTX 3050) ou à la MSI RTX 5060 Inspire ITX. Le PC est parfaitement stable donc nous n’utilisons pas les pieds optionnels. La difficulté viendra du câble CPU. Les câbles d’origine des alimentations SFX sont généralement très courts, pour s’adapter aux contraintes des boîtiers ITX. Mais ici, nous devons diriger le câble à l’arrière du châssis puis revenir vers le connecteur 8 pins en haut de la carte mère. Un autre modder conseille à Dmitry de disposer des guides câbles à l’arrière, permettant un routage harmonieux et l’usage éventuel d’extensions. De notre côté, nous réalisons un câble sur mesure pour l’occasion, aux couleurs de Noctua. Cette première expérience est un franc succès. À quelques détails facilement corrigibles prêts, le prototype donne satisfaction.
Nous ne pouvons nous empêcher de challenger le Canvas. Et pour ce faire, nous préparons une configuration watercooling custom démesurée pour le refroidissement de notre Intel Core i5. Le but est de tester les capacités du châssis. Nous conservons notre brave PALIT KalmX GTX 750 Ti, uniquement parce qu’elle occupe parfaitement l’espace frontal du Canvas. Ce qui nous amène à une remarque importante : si la longueur (et même l’épaisseur) du GPU est virtuellement illimitée, on préfèrera se limiter à des modèles de dimensions modestes. Cela inclut la plupart des cartes graphiques à un ou deux ventilateurs, mais aussi les modèles sous waterblocks. La boucle de refroidissement est constituée de :
Alphacool Core distroplate 240 mm avec pompe VPP Apex
Deux radiateurs Watercool Heatkiller 280 mm blancs
Cette fois encore, le montage est d’une facilité déconcertante. Il faut penser à fixer le réservoir derrière la carte mère avant d’installer celle-ci. Pour le reste, rien à signaler. Les radiateurs 280 mm s’intègrent parfaitement à la structure et viennent stabiliser l’ensemble. L’angle offert est visuellement plaisant. Hélas, à la mise en route, une mauvaise surprise vient gâcher la fête. L’accès aux ports I/O de la carte mère est très difficile et une partie d’entre eux est carrément inaccessible ! Une solution évidente serait de fixer les radiateurs au dos du rail de montage. Mais le look en serait affecté (vis et rail apparents). Nous signalons ce point à Redshift Project, qui le prendra en compte pour le modèle de production.
Prototype : le verdict
Nous avons été terriblement emballés par les premiers contacts avec le modèle de pré-production. Malgré les difficultés évoquées plus haut, le Canvas est déjà mature et globalement fonctionnel. Ce constat est partagé par les quelques autres modders ayant eu l’opportunité de le tester. Dmitry doit maintenant entamer un long travail de recherche avant de passer à la production. En effet, il doit revoir le design en tenant compte des remarques faites sur le prototype. Il faudra ensuite chiffrer le coût de production, peinture, emballage, expédition et fixer un prix de vente réaliste. Ne parlons pas du marketing et de la mise à jour du site internet. Un chemin passionnant, mais laborieux pour donner vie à une création entièrement nouvelle. Pendant toute cette phase de travail intense (mais invisible pour l’acheteur final), Dmitry nous a partagé ses doutes et incertitudes. Il nous a impressionné par la rigueur de sa démarche et de ses convictions, notamment celle de produire le Canvas localement. Ne se précipitant pas et ne cédant pas à la facilité, il vient à bout du processus. Et le Redshift Project Canvas est officiellement mis en vente en décembre 2025. [nextpage title= »Canvas : watercooling AIO »]Après plusieurs mois de mise au point, le Redshift Project Canvas est mis en vente pour 189 €. Ce prix inclut, en plus du châssis, un riser PCIe 4.0. Seule concession faite au commerce international, ledit riser vient directement de Chine. Au terme de longues discussions et hésitations, Dmitry décide de proposer deux couleurs. Et il souhaite se démarquer de l’offre noir/blanc majoritaire. Nous aurons donc le choix entre :
Argent
Bronze
Les deux coloris sont très réussis. Les accents sont noirs dans les deux cas.
Redshift Project Canvas : AIO
Pour nous familiariser avec la nouvelle itération du Canvas, et pour explorer une nouvelle option, nous nous tournons vers un build AIO.
Du changement
Le nouveau Canvas est livré dans une boite en carton de bonne facture, à plat. En effet, le design a été revu pour rationaliser les frais d’envoi. Au lieu d’une structure unique, le châssis se compose désormais de plusieurs éléments à assembler. Le montage est guidé par un mode d’emploi papier. Les vis sont triées et étiquetées. L’assemblage est donc une affaire de minutes. Nous notons un nouveau support d’alimentation fusionné avec le cadre I/O carte mère, ainsi qu’un dispositif complet de gestion des câbles. Imprimés en 3D, les guides câbles ne sont pas très solides, mais facilement remplaçable. La qualité du métal utilisé est excellente et le châssis très robuste. Notons cependant la présence d’imperfections (minimes, mais bien visibles) au niveau de la peinture (powder coating). Le créateur du châssis est informé de ces défauts. Ceci mis à part, le coloris « argent » offre une belle sobriété, tandis que le « bronze » impressionne et se démarque franchement. Ce dernier sera naturellement plus difficile à assortir. Autre évolution importante : la carte mère a été décalée de quelques millimètres et l’angle du châssis augmenté. Ainsi, les difficultés d’accès aux ports carte mère avec un radiateur à gauche ne sont plus d’actualité. Enfin, le support ventilateur arrière accepte maintenant 120 mm ou 140 mm et une grille a été ajoutée (même découpe que celle de l’alimentation) pour permettre aux composants de respirer.
La configuration
Nous n’avions pas encore eu l’occasion d’installer un AIO sur le Canvas. Pour cette nouvelle série de test, nous adoptons la configuration suivante :
Carte mère JGINYUE B650i Night Devil
AMD Ryzen 7 7700
MAXSUN Ms-Intel Arc B570
ENERMAX LIQMAX IV 240 mm
Alimentation Corsair SF 750
Nous retrouvons avec plaisir ce qui nous avait séduit lors des tests du prototype. Et les améliorations apportées au design sont loin d’être anodines ! En premier lieu, l’ajout d’une aération au dos de la carte mère permet d’y installer le radiateur de notre AIO sans crainte d’étouffer son flux d’air. Nous testons le positionnement de l’AIO à l’arrière et sur le côté du châssis. Avouons que notre préférence va au positionnement arrière et au look « sac à dos » obtenu. Mais cet aspect est purement subjectif. D’aucuns préfèreront le montage latéral, plus équilibré visuellement. Le montage final est fabuleux. Il est peu encombrant mais accroche aussitôt le regard. Nous connaissons l’efficacité et le silence de l’AIO ENERMAX, il ne nous déçoit pas. Bien que monté directement sur le Canvas, aucun bruit ou vibration parasite ne se fait sentir. Le GPU MAXSUN occupe deux slots et se marie bien aux dimensions générales. Son installation appelle pourtant une seconde remarque : le nouveau système de fixation du GPU ne permet le vissage que de la dernière vis côté carte graphique. Ce trou n’est généralement pas fermé. En conséquence, une carte lourde pourrait potentiellement glisser vers l’avant, par exemple pendant le transport. Elle se trouverait alors seulement maintenu par son port PCIe. Toutefois, nous n’avons pas eu de difficulté avec notre carte. [nextpage title= »Canvas : watercooling custom et conclusion »]Concluons notre découverte de ce superbe châssis SFF par une dernière configuration watercooling custom et profitons-en pour vous présenter un tout nouveau réservoir de la marque Alphacool.
Un dernier custom
Ayant déjà exploré la configuration double radiateurs latéraux et réservoir arrière, nous prenons une nouvelle route. Pour ce second build sur la version commerciale du Canvas, nous conservons les composants précédents mais remplaçons l’AIO par une boucle custom :
Le radiateur prend place au dos, comme notre AIO du premier montage. Le réservoir est, quant à lui, fixé latéralement. Et cela nous donne aussitôt l’occasion d’apprécier le système de montage rotatif du Alphacool Core 70. Ce réservoir respire la qualité. Comme toujours avec la marque allemande, le bundle est complet. Tous les éléments nécessaires à la fixation et à l’usage sont fournis, aucun achat secondaire n’est à prévoir. Une fois de plus, l’assemblage de la configuration complète est rapide. L’angle offert par le Canvas, au delà de son esthétique, s’avère fort pratique. Il est ainsi aisé de positionner et ajuster les composants et les câbles à tout moment. Le build requière peu de planification et permet de laisser libre cours à la créativité.
Conclusion
Le Redshift Project Canvas n’est pas pour tout le monde. Il s’adresse à un public restreint, passionné de PC atypiques, ouverts et au format SFF. Les autres passeront volontiers leur chemin. Mais pour son audience, il délivre une prestation de première qualité. Bien pensé, original, il offre une expérience de montage terriblement satisfaisante dans toutes les situations. Et c’est suffisamment rare pour être signalé. Du watercooling custom à l’aircooling minimaliste, aucune configuration n’est ridicule, pourvu qu’on tienne compte de ses dimensions réduites. Preuve en est, chaque modder ayant eu accès au châssis a produit une configuration totalement différente. Nous vous invitons à découvrir le travail de 172 builds, Minibot PC et LiquidHaus sur leurs réseaux respectifs. Un grand merci à Dmitry de Redshift Project pour nous avoir associé à cette aventure et au lancement de son produit. Nous avons rencontré un créateur humble et passionné, de ceux qui font avancer les choses et donnent un sens à la passion du hardware au quotidien. Pour en savoir plus sur le Canvas et sur Redshift Project, ça se passe ici.