Test : Powercolor RX 6950 XT Liquid Devil

Vidéo OCC

[nextpage title= »Introduction : »]

Cela faisait quelques mois que nous n’avions plus eu l’occasion de réceptionner au sein du labo une carte de la marque Powercolor. C’est aujourd’hui chose faite avec un exemplaire de la RX 6950 XT Liquid Devil. C’est la seconde carte de cette série « Liquid Devil » que nous aurons l’opportunité de tester après la RX 6800 XT testée en mars de l’année dernière.

Comme son nom l’indique, vous l’aurez bien compris que nous allons tester une version à utiliser avec une boucle de refroidissement liquide. Ce modèle dispose d’un waterblock pré-installé par Powercolor. Nous en profitons d’ailleurs pour remercier Powercolor pour la mise à disposition de cette RX 6950 XT Liquid Devil ainsi que les goodies reçus à cette occasion.

Powercolor RX 6950 XT Liquid Devil

[nextpage title= »La nouvelle game des RX 6×50 XT : »]

AMD vient d’effectuer un très léger « refresh » de sa gamme en proposant trois nouvelles cartes : la RX 6650 XT, la RX 6750 XT et la RX 6950 XT, toujours basée sur l’architecture RDNA2 et gravée en 7nm de chez TSMC. Trois cartes pour les trois définitions que sont le 1080p, le 1440p et le 2160p. Chacune de ces cartes ayant une cible qui lui est propre.

Mais fondamentalement, qu’est-ce qui change ? Presque rien. Ces trois versions voit la fréquence mémoire augmenter ainsi que celle du Boost mais ce sera en fonction du fabricant. La quantité de mémoire reste quand à elle inchangée avec 16 GB pour la RX 6950 XT, 12 GB pour la RX 6750 XT et enfin 8 GB pour la RX 6650 XT. L’augmentation de la fréquence mémoire aura bien entendu comme conséquence une consommation légèrement plus élevée que les modèles précédents.

On est donc en droit d’imaginer une augmentation des performances de l’ordre de 5 à 10%. En ce qui concerne les prix conseillés, AMD donne comme référence un prix de 1099$ pour la RX 6950 XT, 549$ pour la RX 6750 XT et enfin 399$ pour la RX 6650 XT.

AMD met aussi en avant les performances de ses cartes lorsqu’elles sont combinées avec notamment le Ryzen 7 5800X3D. Malheureusement, n’ayant pas été samplé par AMD sur ce processeur, difficile pour nous de vous en faire un retour.

Les autres slides de présentation montrent les performances attendues par ces trois cartes face aux modèles de chez NVIDIA. L’idée d’AMD est de venir détrôner la RTX 3090 en 2160p, la RTX 3070 en 1440p et la RTX 3060 en 1080p.

Maintenant que nous avons découvert ces slides, il est temps pour nous de nous faire notre propre avis en vous proposant ce jour le test de la Powercolor RX 6950 XT Liquid Devil ainsi que celui de la MSI RX 6750 XT Gaming X Trio. Alors, pari gagné pour AMD avec ce refresh ?

[nextpage title= »Powercolor RX 6950 XT Liquide Devil : « ]

L’architecture :

Cette Powercolor RX 6950 XT Liquid Devil est la première carte que nous testons et qui fait partie du refresh d’AMD. Elle bénéficie toujours de l’architecture RDNA2 mais se distingue par le nom de sa puce qui est ici une « XTXH ». Il s’agit d’une puce « triée » qui dispose d’une plus haute fréquence Boost. C’est la troisième carte qui dispose de cette puce que nous accueillons au labo. Nous avions déjà pu tester la Powercolor RX 6900 XT Red Devil Ultimate et dernièrement la MSI RX 6900 XT Gaming Z Trio.

Cette RX 6950 XT bénéficie donc d’une puce graphique Navi 21 XTXH avec un process de fabrication en 7 nm réalisé par TSMC. La taille de la puce est très imposante avec ses 519 mm², ce n’est pas pour rien qu’elle est surnommée « Big Navi ». La puce dispose de 26,8 Milliards de transistors. Cette RX 6950 XT dispose par rapport à la puce de la RX 6800 XT, de 100% des unités activées et d’un bus mémoire intégral. À la page suivante, nous vous expliquerons par l’intermédiaire des captures GPU-Z où se situent les différences avec la version RX 6900 XT.

Le bundle :

Comme vous vous en doutez, la boite est assez imposante, avec des dimensions de 380 x 295 x 120 mm. L’ouverture se fait via le bas afin de découvrir l’intérieur et de quoi est composé le bundle qui équipe cette carte. On retrouve tout d’abord une feuille cartonnée reprenant les infos et les caractéristiques de cette version. Une fois celle-ci ôtée, on découvre une première boite portant comme référence « Liquid Devil Dye Pack ». Il s’agit d’une série de 3 bouteilles de colorants afin d’opter pour la couleur qui vous convient le plus. Vous pourrez ainsi colorer le liquide de votre boucle de refroidissement. Il s’agit d’un kit comparable au EK-CryoFuel Dye Pack.

Ensuite, Powercolor met à votre disposition quelques accessoires, une clé Allen de 6 mm ainsi que deux bouchons nécessaires lors de l’installation de votre boucle de refroidissement. Le waterblock disposant de 4 possibilités de connexion, et n’ayant besoin que d’une entrée et d’une sortie, il faudra en verrouiller deux. Nous reviendrons en détails sur ce point lors de l’installation de la boucle de refroidissement liquide.

Enfin, on retrouve une carte vous invitant à rejoindre le club privé des possesseurs d’une carte graphique Powercolor ainsi que le guide d’installation. La carte graphique se trouve sous le bundle, parfaitement protégée par une mousse prédécoupée afin de garantir sa livraison chez vous dans les meilleures conditions.

 

Le refroidissement :

Cette version « Liquid Devil » dispose d’origine d’un waterblock chargé de tenir au frais le GPU, les puces mémoires ainsi que l’étage d’alimentation. Le waterblock est un modèle de la marque EK et customisé pour l’occasion par Powercolor. Une grande partie du maze interne est dissimulée par le logo « Devil » et on retrouve en bas en droite le logo de EK. Celui-ci bénéficie d’un rétro-éclairage RGB paramétrable via le logiciel Devil Zone RGB. Par défaut, la carte s’illuminera en rouge.

Un switch sur le dessus de la carte permet d’opter soit pour le BIOS « OC » soit pour le BIOS « unleash » que l’on pourrait traduire par déchainer ! Lors de la mise sous tension de la carte nous regarderons dans GPU-Z, la différence entre ces deux BIOS même si nous savons déjà celui que nous utiliserons. Par défaut, c’est le BIOS « OC » qui est sélectionné.

Dernièrement, nous avons testé la ROG RTX 3090 Ti Strix LC OC. Ce modèle débarque avec un système de refroidissement de type AIO déjà préinstallé. Dans le cas de figure de cette version « Liquid Devil », c’est l’acheteur qui devra la concevoir. Comme nous avions déjà fait pour le test du waterblock Alphacool Eisblock Aurora Acryl GPX-N RTX 3090 HOF, nous avons opté pour l’AIO Alphacool Eisbaer Extreme Liquid CPU Cooler 280, que nous avions testé sur le site de notre confrère de Vonguru.

Powercolor a doté aussi son modèle d’une backplate dont le rôle est de rigidifier le PCB et éviter qu’il ne se torde. Il existe entre le PCB et cette dernière, une espace suffisant pour assurer une bonne circulation de l’air.

 

Les connectiques :

Pour alimenter la carte, on retrouve trois connecteurs 8-pin. AMD recommande l’utilisation d’une alimentation de 1000 watts pour votre configuration si vous optez pour une RX 6950 XT. Enfin, sachez que la carte dispose, au niveau des sorties vidéos de trois DisplayPort 1.4a ainsi que d’un port HDMI 2.1.

Enfin, l’utilisation d’un waterblock permet à ce modèle de ne prendre l’épaisseur que de deux slots, l’idéal pour les espaces réduits.

[nextpage title= »Spécifications et PCB : « ]

Les spécifications techniques :

Comme nous l’avons dit à la page précédente, cette Powercolor RX 6950 XT Liquid Devil dispose de deux BIOS. Le premier porte la mention « OC » et le second « unleash ». C’est au niveau de la fréquence GPU et Boost que se marque les différences. Nous avons opté pour le meilleur des deux, c’est à dire le BIOS « unleash ». En terme de fréquence, celle de base est annoncée à 2343 MHz quant le Boost pointe à 2565 MHz. Les 16 Go de mémoire G-DDR6 de la marque Samsung quant à eux tournent à 2250 MHz (575.5 GB/s) sur un bus de 256 bit.

Petit passage par GPU-Z afin de vérifier que les informations lues sont bien correctes. La fréquence GPU est bien de 2343 MHz, et la fréquence Boost de 2565 MHz. N’oubliez pas que cette dernière sera supérieure lors des benchmarks selon la qualité de votre puce. La mémoire a une fréquence de 2250 MHz.

En parlant de qualité de puce, sachez que même si GPU-Z ne donne plus cette information, il est possible de retrouver l’Asic via le logiciel HWinfo. Il s’agit d’une valeur en % qui donne une idée sur la qualité de la puce graphique. Plus cette valeur est haute et plus la puce devrait bénéficier d’un bon potentiel d’overclocking.

BIOS Powercolor RX 6950 XT Liquid Devil

Nous avons donc installé ce logiciel afin de découvrir cette valeur. Bonne nouvelle puisque le logiciel nous annonce 87%. Nous verrons ce que cela donne durant notre première séance d’overclocking !

 

Et face à la RX 6900 XT ?

Nous avons bien entendu voulu comparer cette Powercolor RX 6950 XT Liquid Devil face au modèle qui se trouve dans nos graphiques de tests, la MSI RX 6900 XT Gaming Z Trio, mais qui est attention une version XTXH. Celle-ci est bénéficient déjà de performances légèrement supérieure à la RX 6900 XT de base.

En réalité, ce que nous imaginions se confirme bien. La RX 6950 XT bénéficie d’un BIOS assez similaire à celui de la version AMD RX 6900 XT LC qui se destine au marché OEM. Pour rappel, cette carte est sortie il y a quelques mois et tout le monde pensait déjà à ce moment qu’il s’agissait de la RX 6950 XT. Nous vous en parlions d’ailleurs dans cette brève.

 

Le PCB :

Par manque de temps, nous n’avons pas encore démonté le waterblock afin de découvrir les entrailles du PCB. Malgré cela, le PCB devrait être très probablement identique à celui de la Powercolor RX 6900 XT Red Devil Ultimate que nous avons aussi testé.

Celle-ci disposait de 16 phases pour le GPU et 3 pour la mémoire. Une chose est sûre, nous avons hâte de voir ce qu’elle a dans le ventre et son potentiel en overclocking !

[nextpage title= »La configuration de tests : « ]

Comme nous vous l’avons dit dans l’introduction, nous venons de réaliser une mise à jour complète de notre configuration de tests avec un passage sous Alder Lake, avec de la DDR5 et sous Windows 11. C’est la première carte que nous allons officiellement testé sur cette nouvelle configuration. Bien entendu, toutes nos précédentes cartes ont été retestées sur cette configuration afin de mettre à jour nos différents graphiques.

  • Carte mère : ROG Maximus Z690 Extreme
  • Processeur : Intel Alder Lake i7-12700KF
  • Mémoire : 32 GB Corsair Platinum RGB 5200 CL38 DDR5
  • Carte graphique : Powercolor RX 6950 XT Liquid Devil
  • Système de refroidissement : ROG Ryujin II 360
  • SSD : Western Digital Black SN750 2 TB + radiateur EKWB
  • Alimentation : Corsair AX1600i
  • Système d’exploitation : Windows 11 64 bits
  • Écran : Asus PG27UQ

 

Notre protocole de tests :

Toutes les cartes sont testées aux fréquences stock et sans aucune optimisation. En ce qui concerne les différents benchmarks, que ce soit les synthétiques ou les jeux, nous opterons pour des résolutions en 1080p, 1440p et 2160p en fonction des performances de la carte.

Comme vous l’avez constaté, nous sommes passés sous Windows 11 et nous avons activé dans le BIOS, le « ReSize BAR » comme vous pouvez le voir sur ces captures.

Maintenant que vous savez tout en ce qui concerne notre configuration de test, il est temps de les débuter ! Avec cette Powercolor RX 6950 XT Liquid Devil nous allons nous consacrer uniquement à la définition 2160p.

[nextpage title= »Les benchmarks synthétiques : « ]

Notre première série de tests va être dédiée aux benchmarks synthétiques. Ceux-ci sont souvent utilisés pour les compétitions d’overclocking mais sont également très intéressants pour comparer les différents GPU entre eux. Nous allons donc privilégier les benchmarks de la série 3DMark.

Nous testerons les benchmarks suivants :

  • Fire Strike (1080p)
  • Fire Strike Ultra (2160p)
  • Time Spy (1440p)
  • Time Spy Extreme (2160p)
  • DirectX Raytracing
  • Mesh Shader

3DMark Fire Strike et Fire Strike Ultra :

Débutons avec 3DMark Fire Strike, qui est l’un des benchmarks les plus utilisés actuellement. Il se compose de deux tests graphiques, d’un test CPU ainsi que d’un quatrième test qui combine GPU et CPU. N’oubliez pas de désactiver la démo qui n’apporte rien dans le score final et prolonge la durée (inutilement) du benchmark. La version utilisée pour ces tests est bien entendue la dernière en date.

Premier benchmark que nous réalisons avec cette RX 6950 XT et je le rappelle, le BIOS « unleash ». Eh bien, d’entrée de jeu, çà tape très fort avec un score qui passe la barre des 40K avec le très joli score de 40903 points. C’est tout simplement la carte la plus performante que nous ayons eu entre les mains !

Même constat sous Fire Strike Ultra avec un score de 15276 points qui laisse ainsi derrière à 752 points la MSI RX 6900 XT Gaming Z et sa puce XTXH. Ce nouveau refresh domine sans aucun doute les benchmarks 3DMark Fire Strike.

 

3DMark Time Spy et Time Spy Extreme :

Le second test est 3DMark Time Spy. Bien que celui-ci se réalise en 1440p, il a surtout comme particularité d’utiliser DirectX 12. Il se compose de deux tests graphiques et d’un test CPU. Comme pour Fire Strike, n’oubliez pas de désactiver la démo. Ces deux premiers benchmarks sont proposés par UL Benchmark.

Les performances obtenues dans Time Spy sont toujours assez représentatives de ce que nous aurons dans les jeux. Ici, on peut constater que la RX 6950 XT s’octroie une fois de plus la première place.

Sous 3DMark Time Spy Extreme, notre sample du jour descend d’une marche afin d’occuper la seconde place de ce classement à quelques centaines de points de la RTX 3090 Ti de NVIDIA.

 

3DMark DirectX Raytracing :

UL Benchmarks a ajouté un nouveau test dans sa série de benchmarks permettant de mesurer les performances en Ray Tracing. L’idée sera d’utiliser le test 3DMark DirectX Raytracing afin de comparer les performances du matériel de Ray Tracing dédié aux cartes graphiques d’AMD et de NVIDIA.

Le test de la fonction 3DMark DirectX Raytracing est conçu pour faire du Ray Tracing le facteur limitant. Au lieu de s’appuyer sur le rendu traditionnel, toute la scène est tracée et dessinée en une seule passe. Le résultat du test dépendra entièrement des performances du Ray Tracing. Il sera ainsi facile de mesurer et comparer les performances des différentes cartes entre elles.

L’avantage du Ray Tracing est bien toujours pour les verts, avec notre RX 6950 XT qui obtient un score de 30 points, très loin des meilleurs GPU NVIDIA.

 

3DMark Mesh Shader:

Voici le nouveau test que nous avons ajouté aux benchmaks synthétiques : Mesh Shader. Nous l’avons ajouté puisque géré par l’architecture RDNA 2 d’AMD et donc nos RX 6000. Il permet d’analyser le niveau de performances des GPU concernant cette fonctionnalité. Pour rappel, elle permet d’exploiter des calculs plus complexes au niveau de la géométrie, de manière plus flexible, pour chaque meshlet. Le résultat affiché est celui avec les Mesh Shaders actifs.

Le score sous 3DMark Mesh Shader s’améliore encore et rivalise à présent avec les RTX 3080 Ti et surtout la RTX 3090. C’est ainsi que se termine cette première série de benchmark qui laisse envisager d’excellentes performances pour la suite.

[nextpage title= »Performances gaming : « ]

Nous avons décidé de retenir cinq jeux car ils nous semblent suffisamment représentatifs. Nous avons opté pour DirectX11, DirectX12 ainsi que Vulkan avec les jeux suivants :

  • The Division 2 (DirectX 12)
  • Borderlands 3 (DirectX 12)
  • Red Dead Redemption II (Vulkan)
  • Far Cry 6 (DirectX 12)
  • Watch Dogs : Legion (DirectX 12)

Nous avons fait le choix d’utiliser les benchmarks intégrés à ces différents jeux.
Pourquoi ? Tout simplement pour vous permettre de comparer vos résultats avec les nôtres si vous disposez aussi d’un exemplaire de l’un de ces jeux. C’est une réflexion qui nous semblait pertinente et qui va ainsi à y voir plus claire dans nos résultats face à ceux que vous pourriez obtenir.

Comme nous vous l’avons spécifié à la page 4 de cet article, nous avons activé au sein du BIOS, le Resizable Bar qui est pris en charge autant par les cartes NVIDIA que par les modèles AMD. Enfin, nous avons opté pour l’unique définition 2160p qui correspond parfaitement à cette RX 6950 XT.

 

The Division 2 :

Le jeu The Division 2 sera testé sous DirectX 12. En ce qui concerne les paramètres graphiques, ils seront réglés en mode « ultra » avec la synchronisation verticale désactivée.

Premier jeu et la tendance relevée pour les benchs synthétiques semble se confirmer dans The Division 2. Les performances en 2160p sont très bonnes et se rapprochent de l’objectif d’AMD, qui est de venir dépasser la RTX 3090 des verts.

 

Borderlands 3 :

Pour le second jeu, nous passons sur Borderlands 3. Les options graphiques sont réglées sur « Brutal ». Il faut savoir que Borderlands 3 se montre assez gourmand et que ce choix de paramètres ait une incidence assez forte sur les FPS. Il s’agit d’un jeu très souvent plébiscité dans les annonces de nouvelles cartes graphiques.

Ici, les choses s’améliorent pour notre RX 6950 XT qui prend l’avantage sur la RTX 3090. Comme vous pouvez le constater, aucune difficulté en 4K avec les options graphiques réglées sur le choix le plus haut.

 

Red Dead Redemption 2 :

Troisième jeu et non des moindres, Red Dead Redemption II sur PC. L’avantage de ce nouvel opus est de proposer la possibilité de tester le benchmark intégré sous Vulkan. Nous optons pour les options graphiques en « ultra ».

Troisième jeu et non des moindres, RDR2 offre la possibilité de tester le benchmark intégré sous Vulkan. Le jeu qui fait souffrir le plus nos cartes graphiques. Notre sample du jour est au coude à coude avec la RTX 3090 et la dépasse d’une courte tête.

 

Far Cry 6 :

Le tout dernier jeu que nous ajoutons à cette section puisqu’il prend en charge le DXR ainsi que le SFR proposé par AMD. Nous le retrouverons d’ailleurs aussi à la page suivante. Pour nos benchmarks, nous avons opté pour une qualité graphique en « ultra.

Même si notre dossier consacré à ce jeu à mis en évidence un avantage aux cartes RX 6000, c’est la première fois que notre RX 6950 XT s’empare de la première place.

 

Watch Dogs Legion :

Dernier jeu et non des moindres, Watch Dogs Legion qui lui aussi sera utilisé pour nos tests avec Ray Tracing. Pour nos benchmarks, nous avons opté pour une qualité graphique en « très élevé ».

La tendance se confirme pour notre RX 6950 XT qui semble parvenir à passer devant la RTX 3090 qui rappelons-le, était la cible de ce refresh proposé par AMD pour la définition 2160p.

 

La moyenne des jeux :

Pour la moyenne des jeux, c’est sans surprise que nous avons choisi comme carte de référence la RTX 3080 10 GB de NVIDIA. Les autres cartes obtiennent un score soit plus haut soit plus bas en fonction de leurs performances face à ce modèle.

Attention, tenir compte que nous comparons face à une RX 6900 XT disposant d’une puce XTXH et non d’une traditionnel RX 6900 XT où les écarts auraient été encore plus importants. D’ailleurs, le modèle « traditionnel » de la RX 6900 XT se trouve lui légèrement derrière la RTX 3090 de NVIDIA.

L’objectif semble être parfaitement rempli avec une RX 6950 XT qui fait mieux que la RTX 3090 de NVIDIA, même si le modèle « Ti » reste celui qui domine nos résultats. D’ici quelques semaines, nous reprendrons une semaine pour remettre à jour nos graphiques en retestant toutes les cartes avec les derniers drivers en date. Il nous est impossible de le faire lors de chaque sortie d’un nouveau GPU.

[nextpage title= »Performances Ray tracing et DLSS/FSR : »]

Occupons-nous à présent des quatre jeux que nous avons sélectionné et qui prennent en charge le Ray Tracing ainsi que le DLSS. Nous pourrons ainsi juger de l’impact sur le nombre de FPS de ces deux technologies. Comme vous le constaterez, certains jeux prennent en chargent le DLSS de première génération et d’autres, le 2.0. Nous avons aussi ajouté à présent Far Cry 6 qui prend en charge le DirectX Ray Tracing et le FSRd’AMD mais qui reste compatible avec les cartes graphiques NVIDIA.

Les quatre jeux sous DirectX 12 que nous testerons avec le Ray Tracing ou DirectX Ray Tracing et le DLSS ou FSR sont :

  • Shadow of the Tomb Raider
  • Watch Dogs : Legion
  • Metro Exodus PC Enhanced Edition
  • Far Cry 6

Finalement, nous avons opté pour la définition 1440p pour l’utilisation du Ray Tracing. Pourquoi ? Tout simplement puisqu’il permet de pouvoir prendre conscience de l’apport du DLSS lorsque les FPS chutent avec l’utilisation du Ray Tracing.

 

Shadow of the Tomb Raider :

Premier que nous ajoutons à ce comparatif et qui prend en charge le Ray Tracing et le DLSS 1.0. Trois niveaux de Ray Tracing sont proposés dans le jeu (moyen – haut – ultra) et un seul niveaux de DLSS. Pour nos benchmarks, nous avons opté pour une qualité graphique en Ultra, un Ray Tracing « ultra » et un DLSS activé.

Même si le score s’améliore encore, en 2160p, la barre des 60 FPS n’est toujours pas atteinte, il faudra se montrer moins gourmand avec le RT ou s’en passer dans cette définition. Nous reviendrons très prochainement sur les performances en détails des nouveaux drivers que nous ne vous avons pas encore expliqué.

 

Watch Dogs Legion :

Second jeu, Watch Dogs Legion prend en charge le Ray Tracing et le DLSS 2.0. Il se montre l’un des jeux les plus gourmands du moment. Trois niveaux de Ray Tracing sont proposés dans le jeu (moyen – élevé – ultra) et quatre niveaux de DLSS (performance – qualité – équilibré – ultra performance). Pour nos benchmarks, nous avons opté pour une qualité graphique en Ultra, un Ray Tracing « élevé » et un DLSS « équilibré ».

Ce deuxième jeu est beaucoup plus gourmand et l’activation du Ray Tracing fait très mal puisque nous sommes sur une moyenne de 34 FPS en 2160p. Il faudra donc soit s’en passer pour ce jeu ou choisir le RT avec une définition de 1440p.

 

Metro Exodus PC Enhanced Edition :

Troisième jeu et qui prend en charge le DLSS 2.0. Nous lui avons d’ailleurs consacré un dossier. Trois niveaux de Ray Tracing sont proposés dans le jeu et quatre niveaux de DLSS (performance – qualité – équilibré – ultra performance). Pour nos benchmarks, nous avons opté pour une qualité graphique en Ultra, un Ray Tracing « élevé » et un DLSS « qualité ».

On continue avec les jeux gourmands et nous nous retrouvons ici dans la même situation que pour le jeu précédent.

 

Far Cry 6 :

Le tout dernier jeu que nous ajoutons à cette section puisqu’il prend en charge le DXR ainsi que le FSR proposé par AMD. Pour nos benchmarks, nous avons opté pour une qualité graphique en Ultra, nous avons activé les deux options DRX ainsi que le FSR en mode « qualité » pour les trois définitions : 1080p, 1440p et 2160p.

En 2160p, aucun souci pour notre RX 6950 XT qui se permet une moyenne de 94 FPS, 78 avec le DRX actif et qui remonte à 117 FPS lorsque l’on active le Fidelity FX Super Resolution (FSR). Nous attendons donc plus de jeux qui prennent en charge le FSR mais nous revenons aussi très vite dans un article sur le RSR (Radeon Super Resolution) apporté par les derniers drivers permettant d’offrir un passage du 1440p vers le 2160p avec une moyenne de FPS plus haute que nativement en 2160p.

[nextpage title= »Température, conso et nuisances : « ]

Température :

Afin de relever les températures, nous avons opté pour le stress test de Superposition en mode Extreme. Nous avons opté pour trois passages de 5 minutes avec 10 minutes d’intervalle entre chaque tests. Nous avons profité de ce benchmark afin de relever la consommation de la carte graphique pour le tableau ci-dessus.

Afin de connaître la température en Idle, après avoir terminé les trois boucles du stress test, nous laissons la carte au repos durant 20 minutes avant de relever la température. Il faut tenir compte que la plupart des cartes bénéficient de la technologie « 0 dBa » et donc, que les ventilateurs se coupent en dessous d’une certaine température, souvent entre 50 et 55°C. Il faut donc plus de temps pour dissiper la chaleur après une période de stress test ou de jeux. Une carte ne bénéficiant pas de cette technologie sera plus bruyante que les autres au repos. Petit rappel : nos relevés de température sont effectués en Open-Air. Dans un boîtier fermé, les cartes seront forcément plus chaudes.

Comme nous pouvions nous en douter à la vue du système de refroidissement liquide, la dissipation thermique est optimale. Maintenant, les performances dépendront de la qualité et de la taille de votre boucle de refroidissement. Ici, on peut dire que la nôtre fait le job !

 

Nuisances sonores :

Pour le relevé du bruit, nous utilisons un sonomètre placé à 40 cm de notre carte graphique. L’ensemble des autres composants susceptibles de faire du bruit (ventilateurs et pompe du circuit liquide) est désactivé.

Même réflexion que ci-dessus, les nuisances vont dépendre de votre boucle de refroidissement. Ici, notre AIO Alphacool dispose de deux ventilateurs Silent Wings 3 en 140 mm qui se montrent ultra silencieux.

 

Consommation (configuration entière) :

Nous utilisons un wattmètre en relevant la consommation sur la sortie de la prise de notre bloc d’alimentation. Notre bloc d’alimentation modulaire est un CORSAIR AX1600i. Le résultat que nous vous proposons est celui de la moyenne de la consommation totale de notre configuration. Seule la carte graphique change entre chaque relevé. Il est donc ainsi facile de calculer la différence entre chaque carte graphique.

Il fallait s’en douter, elle s’accentue nettement face à la RX 6900 XT mais aussi par rapport à la RTX 3090 de NVIDIA. Sans atteindre encore la consommation de la version « Ti », c’est un des reproches que l’on peut faire à ce modèle mais pas d’autres choix actuellement si vous voulez obtenir de meilleures performances. Notre tableau reflète bien de bas en haut les performances des GPU.

[nextpage title= »L’overclocking : « ]

Comme je vous l’ai laissé sous entendre durant cette article, j’ai hâte de débuter les hostilités en overclocking avec cette Powercolor RX 6950 XT Liquid Devil. La carte d’origine pousse déjà très fort comme vous avez pu le constater au vu des résultats obtenus dans les benchs synthétiques et dans les jeux. Mais vous commencez à nous connaître, nous n’en avons jamais assez. En plus, la carte bénéficie d’un système de refroidissement liquide, de quoi nous offrir un potentiel de refroidissement supplémentaire. C’est parti !

 

Étape 1 : les scores de référence

Bien entendu, il est important de connaitre déjà les scores que nous avons obtenus sur les deux benchmarks que nous allons tester dans un premier temps. Le score obtenu avec notre Powercolor RX 6950 XT Liquid Devil sous 3DMark Fire Strike est de 40903 points et sous 3DMark Time Spy de 21656 points.

 

Étape 2 : OC via les drivers RADEON

Pour l’overclocking de cette Powercolor RX 6950 XT Liquid Devil nous allons passer par les drivers RADEON afin de faire les modifications. C’est donc en utilisant les drivers AMD, via l’interface des drivers – performance – réglage – réglage manuel, que nous allons débuter l’overclocking. Pour rappel, nous allons agir sur la fréquence du GPU, sur celle de la mémoire, la latence de la mémoire ainsi que sur le power limit, ici sur ce modèle de 20%.

La question qui se posera est de savoir si nous allons nous retrouver face à une limite qui nous fera obtenir des scores moins bons comme ce fut le cas avec la MSI RX 6900 XT Gaming Z Trio. Nous avions du alors avoir recours au logiciel More Power Tool.

 

Étape 3 : aucun souci de limite actuellement

Nous avons donc débuté les tests avec le benchmark 3DMark Time Spy. Et voici les différents scores que nous avons obtenus. Le meilleur score que nous avons obtenu est de 22915 points (gain de 6%) avec une fréquence Boost max de 2821 MHz. Si nous allons plus haut, le benchmark crash et très certainement à cause du manque de tension. Nous sommes limités actuellement à 1,20 volt.

Avec les mêmes paramètres, sous 3DMark Fire Strike, notre score passe à 42245 points (gain de 3,2%) et en désactivant la tesselation à 44094 points (gain de 7,8%).

 

Étape 4 : allez plus loin

Bien entendu, nous ne comptons pas nous arrêter en si bon chemin. L’idée est de passer cette carte sous froid, comme nous avions fait pour la Powercolor RX 6900 XT Red Devil Ultimate et installer cette carte sur notre configuration Z690 avec notre 12900KS.

[nextpage title= »Le mot de la fin : »]

Un refresh intéressant sur papier mais était-il nécessaire ?

Alors, tout d’abord, le pari est réussi par AMD, puisque l’objectif de cette RX 6950 XT était de passer devant la RTX 3090 de NVIDIA. L’augmentation de la fréquence mémoire ainsi que de celle du GPU permet d’augmenter les scores dans nos différents benchmarks. Mais tout cela à un prix, avec une consommation plus importante que le modèle qu’elle « remplace ». Car oui, est-ce que ces deux modèles vont coexister dans les semaines à venir ou cette RX 6950 XT va-t-elle remplacer la RX 6900 XT ? Au moment de boucler notre article, la tendance serait une disponibilité de ces deux modèles selon la demande du marché. Par contre, la RX 6650 XT remplacera elle la RX 6600 XT.

Les performances sont excellentes en 2160p et lui permettent de prendre la seconde place derrière la nouvelle RTX 3090 Ti. Par contre, dès que l’on passe sur des jeux utilisant le Ray Tracing, les choses se compliquent. Maintenant, sachez que nous reviendrons très vite avec un article sur le RSR (Radeon Super Resolution) apporté par les derniers drivers permettant d’offrir un passage du 1440p vers le 2160p avec une moyenne de FPS plus haute que nativement en 2160p. Nous en profiterons aussi pour retester toutes nos cartes avec les derniers drivers en date. Comme vous vous en doutez, il est tout simplement impossible, par manque de temps, de faire cela de manière très régulière.

Dernier point à soulever et non des moindres, le prix. Grosse inconnue aussi même si le prix conseillé par AMD est de 1099$, nous avons peine à croire trouver des cartes à ce prix ou alors un modèle de référence proposé par AMD. La situation actuelle au niveau de la disponibilité des cartes graphiques semblent enfin s’améliorer, espérons que cela soit de bonne augure pour le prix de ce nouveau modèle.

 

Powercolor RX 6950 XT Liquid Devil

En ce qui concerne notre modèle du jour, la Powercolor RX 6950 XT Liquid Devil, ce fut une fois de plus un réel plaisir de pouvoir tester ce type de carte graphique. Nous apprécions fortement ces cartes graphiques haut de gamme qui bénéficient d’une solution de refroidissement liquide. Cela permet à cette Powercolor RX 6950 XT Liquid Devil de fournir tout sa puissance sans aucune restriction. Certes, il vous faudra composer avec la conception d’une boucle de refroidissement, mais c’est une chose logique lorsque l’on opte pour une carte graphique bénéficiant d’origine d’un waterblock.

Powercolor RX 6950 XT Liquid Devil

Le fait d’avoir opté pour un waterblock de la marque EK nous parait aussi un très bon choix. J’utilise depuis des années des composants EK pour mes tests mais également pour mes boitiers H24 et je n’ai jamais eu à me plaindre de la qualité des produits. Le waterblock, sans être extravagant, est très joli et le rétro-éclairage rouge par défaut est tout simplement sublime.

Powercolor a donc fait de l’excellent travail sur ce modèle et nous avons hâte de déverrouiller la tension afin de continuer à pousser cette carte en overclocking ! En ce qui concerne le prix, nous sommes toujours en attente de celui-ci.

On a aimé :

  • Un refresh qui atteint son objectif
  • Une carte afin de profiter de la définition 2160p
  • Un étage d’alimentation très bien conçu avec des composants de qualité
  • Un très bon potentiel en overclocking
  • La mémoire GDDR6 toujours aussi docile en overclocking
  • Le rétroéclairage qui ne tombe pas dans l’excès
  • La présence de deux BIOS avec notamment la version« unleash »
  • La qualité de finition de la carte et du waterblock
  • La possibilité de concevoir la boucle selon votre envie
  • La série « Liquid Devil » de Powercolor

On aurait aimé :

  • Une consommation moins élevée, logique, mais qui reste toujours plus contrôlée que celle de la RTX 3090 Ti
  • Avoir la possibilité de modifier la tension au delà de 1,20 volt

Powercolor propose ici une excellente alternative à ses systèmes de refroidissement aircooling déjà très performant, comme celui de la Red Devil. Nous sommes une fois de plus sous le charme de cette Powercolor RX 6950 XT Liquid Devil dont les fréquences s’envolent et restent stables grâce au refroidissement liquide. Nous apprécions le principe que chaque utilisateur puisse décider de la boucle de refroidissement liquide qu’il désire concevoir afin de tenir au frais ce petit bijou. Merci à Powercolor de nous avoir offert l’opportunité de tester ce modèle haut de gamme !

1 COMMENTAIRE

  1. merci pour ce test mais il y a une erreur en souligné je pense, vous avez mis 6750 au lieu de 6650 ^^
    «  et enfin 8 GB pour la RX 6750 XT. »

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