Test : Powercolor RX 6900 XT Red Devil Ultimate

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[nextpage title= »Introduction : « ]

Euh, les gars de chez overclocking.com, vous nous ressortez un article que vous avez déjà publié ? Eh bien pas tout à fait ! Il est exacte que nous avons déjà eu l’opportunité de tester la Powercolor RX 6900 XT Red Devil, il y a quelques semaines mais ici nous sommes sur une version « Ultimate ». Extérieurement, la carte n’est en aucun point différente et nous avons un PCB et un système de refroidissement identique à la traditionnelle Red Devil. Ok, mais alors, qu’est-ce qui change avec cette Powercolor RX 6900 XT Red Devil Ultimate ?

Cette version « Ultimate » se distingue par une puce GPU triée capable de tenir de plus hautes fréquences mais aussi par l’absence de limites de fréquences GPU et mémoire comme c’est le cas pour toutes les cartes AMD RX 6000. La limite de fréquence GPU des RX 6800 XT est de 2800 MHz et celle des RX 6900 XT, 3000 MHz. Nous verrons dans nos tests si cela nous permet de monter plus haut en fréquence.

Nous vous proposerons donc dans cet article consacré à la Powercolor RX 6900 XT Red Devil Ultimate de redécouvrir la présentation de ce modèle ainsi qu’une série de tests. Nous avons concentré notre test sur les performances dans les benchmarks synthétiques, dans les jeux ainsi qu’en overclocking. C’est parti afin de voir ce que vaut cette version très particulière proposée par Powercolor. Pour ceux qui se posent la question, cette carte devrait être commercialisée, certainement en quantité ultra limitée pour un prix qui ne nous a pas encore été communiqué.

[nextpage title= »Powercolor RX 6900 XT RD Ultimate : « ]

L’architecture :

Cette Powercolor RX 6900 XT Red Devil Ultimate est, comme nous vous le disions, une copie parfaite de la RX 6900 XT Red Devil et bénéficie de la nouvelle architecture d’AMD, RDNA2. Seule différence au niveau de la boite, la présence d’un stickers afin d’identifier cette série spéciale. Ce modèle a pour but de venir succéder à la RX 5700 XT qui représentait la carte la plus performante du constructeur et lancée il y a un peu plus d’un et demi. Cette RX 6900 XT bénéficie d’une puce graphique Navi 21 XTXH avec un process de fabrication en 7 nm réalisé par TSMC. La taille de la puce est très imposante avec ses 519 mm², ce n’est pas pour rien qu’elle est surnommée « Big Navi ». La puce dispose de 26,8 Milliards de transistors. Cette RX 6900 XT dispose par rapport à la puce de la RX 6800 XT, de 100% des unités activées et d’un bus mémoire intégral.

Notre Powercolor RX 6900 XT Red Devil Ultimate dispose de 16 GB de GDDR6 en 256-bit, ce qui se traduit par une bande passante de 512.0 GB/s. Le TDP de notre exemplaire du jour est de 303 watt pour le BIOS OC et 272 watt pour le BIOS silent.

Au niveau du bundle, on retrouve en plus de la carte graphique, un stickers Red Devil, une notice sur le RGB, un notice d’installation, un câble RGB ainsi qu’un support permettant de soutenir la carte lorsque celle-ci est placée horizontalement dans votre boitier. Le but de ce support est d’éviter que la carte ne se torde sous son poids qui est de 1605 grammes. Enfin, sachez qu’il existe une version encore plus exclusive, la « Limited Edition », qui bénéficie elle en plus dans son bundle de deux Custom Key Caps.

Une carte custom qui en impose :

Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette Powercolor RX 6900 XT Red Devil Ultimate en impose et cela, à cause de son imposant radiateur de 32 mm de hauteur. Le carénage de la carte est d’ailleurs assez limité, ce qui permet justement de voir le radiateur. Un autre point positif est que celui-ci va lui permettre « de respirer facilement » et ainsi de conserver de très bonnes températures. C’est ce à quoi nous serons attentifs lors de notre test. Épaisseur oblige, la carte utilisera 3 slots au sein de votre boitier.

La carte est équipée de 3 ventilateurs. Les deux situés sur les extrémités de la carte sont des modèles de 100 mm et celui du centre, 90 mm. Ils sont chargés de dissiper la chaleur accumulée par le radiateur. Les trois ventilateurs dispose de 9 pâles ainsi que de la technologie Mute Fan Technology qui leur permet de rester au repos si la température du GPU ne dépasse pas les 50 degrés.

Enfin, la carte dispose d’une backplate en métal dont le rôle est de rigidifier le PCB ainsi que la protéger contre les dommages. On ne retrouve pas de pads thermiques à l’arrière puisqu’il n’y a aucun composant à tenir au frais. La backplate est découpée au niveau de l’arrière de la puce graphique afin d’optimiser le refroidissement et elle est équipée d’un logo PowerColor Red Devil rétro-éclairé.

La présence de deux BIOS et du RGB :

La carte bénéficie de deux BIOS, c’est d’ailleurs devenu chose courante sur les cartes haut de gamme. Vous avez la possibilité d’opter pour le BIOS OC ou Silent. La seule différence entre les deux est une vitesse plus élevée pour les ventilateurs pour la version Performance. Les deux BIOS disposent de la fonction Mute Fan Technology qui permet aux trois ventilateurs de rester au repos si la température du GPU n’excède pas les 50 degrés.

La zone bénéficiant d’un rétro-éclairage RGB se situe sur l’arrière de la carte. Par défaut, il s’illuminera en rouge mais via le câble fournit dans le bundle, vous pourrez opter pour d’autres couleurs en connectant celui-ci à votre carte mère.

Le radiateur :

Comme nous vous le disions ci-dessus, le radiateur est vraiment imposant avec sa hauteur de 32 mm. Le radiateur est composé de trois parties distinctes. La partie centrale est chargée de dissiper la chaleur de la puce graphique ainsi que des puces mémoires. Les deux autres parties se concentrent sur les différentes phases de l’étage d’alimentation tout en ayant recourt aussi à différents pads thermiques.

Le radiateur est traversé par trois caloducs de 8 mm et quatre de 6 mm en cuivre. La partie en contact avec le GPU a été usinée de façon à assurer une zone de contact la plus large possible et dissiper la chaleur sur toute la longueur du dissipateur. L’unique rôle ici de la backplate est de rigidifier le PCB et d’éviter que celui-ci ne se torde sous le poids de la carte.

Les connectiques :

Pour alimenter la carte, on retrouve trois connecteurs 8-pin situés sur la tranche supérieure. Enfin, sachez que la carte dispose, au niveau des sorties vidéos de deux DisplayPort 1.4a, d’un port HDMI 2.1 et un USB de type C. On peut aussi remarquer que l’équerre dispose d’une surface évidée afin de permettre à l’air chaud d’être évacué à l’extérieur de votre PC.

Un petit connecteur se trouve sur le haut de la carte et va permettre, via le câble fourni dans le bundle, de pouvoir gérer le rétro-éclairage afin de changer la couleur si le rouge ne vous sied pas.

[nextpage title= »Spécifications et PCB : « ]

Les spécifications techniques :

En terme de fréquence, celle de base est annoncée à 1565 MHz quant le Boost pointe à, euh…, difficile à confirmer puisque la carte n’est pas encore reconnue par GPU-Z. Powercolor nous a assuré que la fréquence Boost était de 2425 MHz !
Les 16 Go de mémoire G-DDR6 quant à eux tournent à 2000 MHz sur un bus de 256 bit. Notre Powercolor RX 6900 XT Red Devil Ultimate bénéficie d’un overclocking d’usine très conséquent, puisque la carte de référence d’AMD dispose d’un Boost de 2250 MHz.

Petit passage par GPU-Z afin de vérifier que les informations lues sont bien correctes. La fréquence GPU est bien de 2105 MHz, et la fréquence Boost de 2340 MHz. N’oubliez pas que cette dernière sera supérieure lors des benchmarks selon la qualité de votre puce et déterminée par GPU Boost 4.0. La mémoire a une fréquence de 2000 MHz. Nous vous rappelons le fonctionnement du GPU Boost ici.

Le PCB :

Powercolor nous propose un PCB de qualité et a apporté un soin tout particulier à la conception de celui de cette RX 6900 XT Red Devil. Petite remarque et qui a de l’importance, regardez la qualité de mise en place de la pâte thermique ! Cela faisait longtemps que je n’avais plus vu cela. On est malheureusement trop souvent habitué à voir de la pâte mise à la grosse louche et qui déborde du GPU : un excellent bon point pour Powercolor !

Occupons-nous à présent des VRM, Voltage Regulator Module, c’est-à-dire le module de régulation de la tension. C’est le contrôleur Infineon XDPE132G5D qui va alimenter le GPU avec la bonne tension et le bon courant. Il s’agit de celui utilisé aussi sur la version RX 6800 XT Red Devil, ainsi que sur l’Asus RX 6800 XT LC Strix OC.
On retrouve un ensemble de 16 phases. Le nombre de phases est souvent déterminé par le besoin de courant de la puce graphique. Plus celle-ci a besoin de courant et plus il y a de phases.

On retrouve ensuite les mosfets qui sont ici des International Rectifier TDA21472. Les mosfets sont les éléments à tenir bien au frais et sont souvent surmontés d’un radiateur. Ce sont eux qui vont convertir le courant continu puisque notre GPU ne fonctionne pas en 12 ou 5 volts, mais sur une tension plus faible souvent située aux alentours de 1 volt. Notons aussi pour terminer, la présence de points de tensions intégrés directement sur le PCB.

Les puces mémoires :

Les trois phases de la mémoire sont contrôlées par un contrôleur International Rectifier IR35217. En ce qui concerne les puces mémoires GDDR6, elles sont au nombre de huit, des K4ZAF325BM-HC16 et sont fabriquées par Samsung. Elles devraient bénéficier d’un bon potentiel en overclocking.

[nextpage title= »La configuration de tests : « ]

Voici donc les différents composants qui équipent nos plateformes de tests. Pour rappel, celle-ci vient d’être upgradé avec l’arrivée du processeur i9-10900K ainsi que d’un kit mémoire de 16 GB cadencé à 4266 MHz, le tout sur une carte mère Maximus XII APEX. Nous sommes également passés sur un SSD SN750 de 2 TB de la marque Western Digital :

  • Carte mère : Asus Maximus XII APEX (BIOS 0701)
  • Processeur : Intel i9 10900K à 5 GHz (50×100 MHz) 1,24 V – uncore x45
  • Mémoire : 16 GB Corsair Platinum RGB 4266 MHz CL19
  • Carte graphique : Powercolor RX 6900 XT Red Devil Ultimate
  • Système de refroidissement : Optimus Foundation + radiateur EK de 480 mm
  • SSD : Western Digital Black SN750 2 TB + radiateur EKWB
  • Alimentation : Corsair AX1600i
  • Système d’exploitation : Windows 10 64 bits (version 1909)
  • Écran : Asus PG27UQ

Les photos ci-dessus ont été prises sur l’Asus ROG Crosshair VIII Dark Hero. Pour tester cette RX 6900 XT Ultimate, nous avons utilisé les derniers drivers en date, les Adrenalin 21.3.1.

Toutes les cartes sont testées aux fréquences stock et sans aucune optimisation. En ce qui concerne les différents benchmarks, que ce soit les synthétiques ou les jeux, nous opterons pour des résolutions en 1080p, 1440p et 2160p. Nous avons fait le choix de conserver la résolution en 1080p afin de pouvoir réaliser des comparatifs avec l’ancienne génération dans les semaines à venir.

[nextpage title= »Benchmarks synthétiques : « ]

Notre première sérié de tests va être dédiée aux benchs synthétiques. Ceux-ci sont souvent utilisés pour les compétitions d’overclocking mais sont également très intéressants pour comparer les différents GPU entre eux. Nous allons donc privilégier les benchmarks de la série 3DMark ainsi que Superposition de la société Unigine.

Nous testerons les benchmarks suivants :

  • Fire Strike (1080p)
  • Fire Strike Ultra (2160p)
  • Time Spy (1440p)
  • Time Spy Extreme (2160p)
  • DirectX Raytracing
  • Unigine Superposition (1080p extrême)

3DMark Fire Strike :

Benchmark Fire Strike

Débutons avec 3DMark Fire Strike, qui est l’un des benchs les plus utilisés actuellement. Il se compose de deux tests graphiques, d’un test CPU ainsi que d’un quatrième test qui combine GPU et CPU. N’oubliez pas de désactiver la démo qui n’apporte rien dans le score final et prolonge la durée (inutilement) du benchmark.

Premier benchmark et cette Powercolor RX 6900 XT Red Devil en version « Ultimate » s’empare de la première place, surpassant de 350 points sa petite sœur en 1080p et près de 768 points en 2160p. Dans ce benchmark, ce sont les cartes graphiques AMD qui sont les reines.

3DMark Time Spy :

Benchmark Time Spy

Le second test est 3DMark Time Spy. Bien que celui-ci se réalise en 1440p, il a surtout comme particularité d’utiliser DirectX 12. Il se compose de deux tests graphiques et d’un test CPU. Comme pour Fire Strike, n’oubliez pas de désactiver la démo. Ces deux premiers benchmarks sont proposés par UL Benchmark.

Ici, dans Time Spy, notre sample du jour vient se positionner en seconde place et parvient quasiment à faire jeu égal avec la RTX 3090 Strix OC en 1440p. Cet overclocking d’usine pour cette version « Ultimate » se montre rudement efficace.

3DMark DirectX Raytracing :

UL Benchmarks a ajouté un nouveau test dans sa série de benchmarks permettant de mesurer les performances en Ray Tracing. L’idée sera d’utiliser le test 3DMark DirectX Raytracing afin de comparer les performances du matériel de Ray Tracing dédié aux cartes graphiques d’AMD et de NVIDIA.

Le test de la fonction 3DMark DirectX Raytracing est conçu pour faire du Ray Tracing le facteur limitant. Au lieu de s’appuyer sur le rendu traditionnel, toute la scène est tracée et dessinée en une seule passe. Le résultat du test dépendra entièrement des performances du Ray Tracing. Il sera ainsi facile de mesurer et comparer les performances des différentes cartes entre elles.

Alors que ce nouveau benchmark ne juge que des performances en Ray Tracing, notre Powercolor RX 6900 XT Red Devil Ultimate se prend toujours une petite claque puisqu’elle se trouve en cinquième position, juste derrière la RTX 2080 Ti de la génération précédente. Comme nous l’avions souligné, ce benchmark reflète assez bien ce qui va se passer dans la plus part des jeux récents utilisant le Ray Tracing.

Superposition :

Benchmark Superposition

Superposition est le dernier benchmark en date de chez Unigine. Il est basé sur DirectX 11. Pour ce benchmark, j’ai opté pour la version Performance en 1080p Extreme. Il se compose de 17 scènes et se montre assez costaud afin de mettre à mal votre carte graphique.

Dernier benchmark synthétique avec une seconde place pour notre Powercolor RX 6900 XT Red Devil Ultimate qui obtient un score de 11920 points lui permettant ainsi de devancer la MSI RTX 3080 Gaming X Trio.

Globalement, cette version dopée de la RX 6900 XT de Powercolor fait des merveilles et permet en moyenne d’augmenter ses performances de 4 à 7 % dans les benchmarks synthétiques.

[nextpage title= »Performances en jeux : « ]
Nous avons décidé de retenir cinq jeux car ils nous semblent suffisamment représentatifs. Nous avons opté pour DirectX11, DirectX12 ainsi que Vulkan avec les jeux suivants :

  • The Division 2 (DirectX 12)
  • Borderlands 3 (DirectX 11)
  • Red Dead Redemption II (Vulkan)
  • Gears 5 (DirectX 12)
  • Assassin’s Creed Valhalla (DirectX 12)

Nous avons fait le choix d’utiliser les benchmarks intégrés à ces différents jeux.
Pourquoi ? Tout simplement pour vous permettre de comparer vos résultats avec les nôtres si vous disposez aussi d’un exemplaire de l’un de ces jeux. C’est une réflexion qui nous semblait pertinente et qui va ainsi vous permettre de comparer vos résultats avec les nôtres en vous rendant dans la section benchmark sur ce post dans le forum. Vous y trouverez les réglages et paramètres que nous utilisons pour nos tests.

Nous avons aussi ajouté un nouveau jeu : Assassin’s Creed Valhalla. Il nous semblait pertinent de l’ajouter au vue du succès rencontré lors de son lancement. Merci à Ubisoft France de nous avoir offert l’opportunité de l’ajouter à notre protocole.

The Division 2 :

Benchmark The Division 2

Le jeu The Division 2 sera testé sous DirectX 12. En ce qui concerne les paramètres graphiques, ils seront réglés en mode « ultra » (lien sur le forum).

Premier jeu et la tendance relevée pour les benchs synthétiques semble se confirmer dans The Division 2. Les gains sont surtout visibles en 1440p et en 2160p. Malgré cette amélioration des performances, la RX 6900 XT Red Devil Ultimate reste toujours à la traine face à la RTX 3090 de NVIDIA.

Borderlands 3 :

Benchmark Borderlands 3

Pour le second jeu, nous passons sur Borderlands 3 et par la même occasion sous DirectX 11. Les options graphiques réglées sur « Brutal ». Il faut savoir que Borderlands 3 se montre assez gourmand et que ce choix de paramètres ait une incidence assez forte sur les FPS (lien sur le forum).

Même constat pour Borderlands 3 où notre exemplaire du jour se place juste derrière la RTX 3090 mais parvient à faire jeu égal, voir dépasser légèrement la RTX 3080 en 1440p et en 2160p !

Red Dead Redemption 2 :

Benchmark Red Dead Redemption 2

Troisième jeu et non des moindres, Red Dead Redemption II sur PC. L’avantage de ce nouvel opus est de proposer la possibilité de tester le benchmark intégré sous Vulkan. Nous optons pour les options graphiques en « ultra ».
Attention, contrairement aux autres jeux où en optant pour un niveau de détails, rien ne change, ce n’est pas ici le cas, il faut donc bien être attentif à toutes les valeurs. De plus, avec les options que nous avons choisi, il faut plus de 4 Go de mémoire pour lancer le benchmark (lien sur le forum). Sans quoi le jeu manquera de mémoire vidéo et ne voudra pas se lancer.

La Powercolor RX 6900 XT Red Devil Ultimate fait mieux que sa petite sœur mais ne parvient pas à atteindre les deux RTX de NVIDIA, la 3090 et la 3080, qui sont hors de portée.

Gears 5 :

Benchmark Gears 5

Gears 5 tourne sous DirectX 12 avec les options graphiques en « ultra » (lien sur le forum). Il sera ici également possible d’augmenter certaines options graphiques.

Les benchs se suivent et ne se ressemblent pas avec ici, pour Gears 5, notre RX 6900 XT qui s’empare de la première place en 1080p et en 1440p, elle accuse un sérieux retard en 2160p.

Assassin’s Creed Valhalla :

Dernier jeu proposé par Ubisoft et qui fait partie de la licence Assassin’s Creed. Cet épisode Valhalla sera testé sous DirectX 12. En ce qui concerne les paramètres graphique, ils seront réglés en mode « ultra élevé ». Il se montre assez gourmand, ce qui nous permettra de mettre à mal nos cartes graphiques.

Enfin, dans ce jeu, notre modèle AMD s’en sort très bien dans les trois définitions en sachant que ce jeu est surtout optimisé pour les cartes graphiques AMD.

La moyenne des jeux :

Pour la moyenne des jeux, nous avons considéré la RTX 2070 Super comme étant la carte de référence et donc celle qui représente les 100%.

Nous savourons toujours le plaisir de voir les modèles AMD revenir dans la course et offrir des performances proches des modèles Ampere de NVIDIA.
Au final, notre Powercolor RX 6900 XT Red Devil Ultimate se montre plus performante que sa petite sœur, la Red Devil « standard » (si l’on peut vraiment dire cela). Dans les définitions 1080p et 1440p, elle fait jeu égal avec le modèle haut de gamme de NVIDIA, la RTX 3090.
Attention cependant en 2160p où, sans conteste, la RTX 3090 de NVIDIA reste la carte la plus performante !

[nextpage title= »L’overclocking : « ]

Les choses se répètent :

On prend la même et on recommence ? Lors de notre test de la Powercolor RX 6900 XT Red Devil, nous avons été confronté à une limite de performance. Pour faire simple, une fois que nous dépassons une certaine fréquence, les scores chutent et nous donnent des performances moins bonnes. Cette limite se trouvent aux alentours de 2650/2700 MHz. Dans un premier temps, nous nous sommes dit que la carte atteignait ses limites et que les fréquences devaient certainement diminuer afin de conserver les limites imposées par AMD, sauf que…, ce ne semble pas être le cas.

Ne faisons pas durer le suspense, nous avons été confrontés au même souci avec cette version « Ultimate ». Pour mieux comprendre, voici trois screens réalisés sous le benchmark Time Spy pour le graphic score 1 avec la moyenne en FPS obtenue.

Comme on peut le voir, le score à 2650 MHz est nettement meilleur. Pourtant, si l’on regarde les fréquences durant les deux autres benchmark, elles sont beaucoup plus élevées et pourtant le score ne fait que diminuer. Par exemple, à 2750 MHz, j’obtiens une moyenne de 133,79 FPS. Si je descends la tension de 1,20 volt à 1,15 volt, le score regrimpe à 139,83 FPS, preuve que c’est bien le « power limit » qui entre en compte et bride les performances.

Et l’overclocking, ça donne quoi ?

Eh bien, il est identique à ce que nous avons pu obtenir avec la RX 6900 XT Red Devil puisque nous nous retrouvons « bloqué » à cette même barrière de 2650/2700 MHz pour la fréquence GPU.
Pour Time Spy, nous sommes passés d’un score de 18918 points à 19768 points en overclocking. Du côté de Fire Strike, c’est un score de 36746 points que nous avons atteint.

Attention, remarque qui a son importance, ces scores sont réalisés avec la tesselation active, il pourrait être plus élevé si nous la désactivons !

La fin des limites de fréquences ?

Effectivement, comme le montre cette capture, nous n’avons plus de limite au niveau de la fréquence GPU et mémoire avec le BIOS de cette version « Ultimate ». C’est sympa, mais si cela ne nous permet pas d’aller plus haut en terme de score global et c’est vraiment dommage. Il manque un BIOS unlock au niveau du power limit.

Le souci est, que les limites de la carte imposées par AMD, elles, ne sont pas débloquées. La carte benche par exemple sans aucun souci à 2200 MHz de fréquence mémoire mais le score perd, une fois de plus, une centaine de points par rapport au résultat obtenu à 2150 MHz.

La solution de l’azote liquide :

Nous ne pouvions pas faire sans tenter de refroidir la carte avec de l’azote liquide afin de voir si le froid pouvait avoir un impact sur les performances. Malheureusement, comme nous nous en doutions, cela n’a malheureusement rien changé. La barrière des 2650/2700 MHz reste toujours présente. Le froid n’était pas nécessaire vu que nous n’avions pas de crash en aircooling.

Alors quelle solution ?

Pour nous, il n’en n’existe que deux solutions : soit un BIOS débloqué en terme de power limit, soit de passer par l’utilisation du module EVC2SX de chez Elmor’s Lab, module que nous possédons au sein du labo mais qui demande quelques modifications au niveau de la carte. Comme il s’agit d’une carte presse et qui va tourner chez d’autres confrères par la suite, impossible pour nous de le mettre en place. Espérons voir cette carte revenir chez nous d’ici quelques semaines afin de pouvoir tester ce module avec cette Powercolor RX 6900 XT Red Devil afin que le mot « Ultimate » prenne tout son sens !

H24… BOUM, un nouveau BIOS :

Quelques heures avant la fin du NDA, nous avons reçu un nouveau BIOS de chez Powercolor avec une limite qui passe de 303 watt à 330 watt, ce qui devrait nous laisser une nouvelle marge intéressante. C’est ce que nous allons voir à la page suivante !

[nextpage title= »Nouveau BIOS et flash ! »]

/!\ Le BIOS utilisé nous a été fourni par Powercolor dans le cadre d’un test sous LN2, il ne s’agit pas du BIOS qui équipera la version « Ultimate » /!\

Finalement, obtenir un nouveau BIOS n’était pas la chose la plus compliquée en soit, la difficulté réside sur le fait de pouvoir flasher la carte avec ce nouveau BIOS. Le BIOS n’étant pas reconnu dans GPUZ, impossible dans un premier temps d’en faire une sauvegarde.

Après de nombreux échanges de mails avec Powercolor, que je remercie au passage, nous avons obtenu une nouvelle révision de AMDVbFlash en version 3.20. Ce logiciel nous a ainsi permis de sauvegarder le BIOS d’origine et surtout de flasher le nouveau BIOS qui, espérons-le, me permettra de ne plus être brider au niveau des scores.

AMDVbFlash en version 3.20 :

Nous avons donc utilisé le logiciel AMDVbFlash sous Windows10 afin de réaliser toutes les modifications du BIOS. Cette version reconnait bien notre carte graphique et nous donne des indication sur le BIOS actuel présent sur la carte graphique. Dans un premier temps, nous avons sauvé le BIOS d’origine en lui donnant ici le nom de : bios6900Ultimate.rom

La sauvegarde du BIOS s’est déroulée sans aucun problème. Étape suivante, flasher la carte avec le nouveau BIOS de Powercolor. Pour cela, il suffit de préciser l’endroit où il se trouve.

Comme on peut le voir, le nouveau BIOS porte une référence différente du précédent et donc est bien différent de celui que nous avons actuellement sur cette RX 6900 XT Red Devil Ultimate.

Attention, après avoir cliqué sur « Program », nous avions un écran figé nous disant que le programme ne répondait plus, surtout ne touchez à rien et patienter. Il faut une quarantaine de seconde avant que le flash ne soit terminé. Une fois le flash terminé, le logiciel vous invite à redémarrer votre configuration afin de prendre en compte les changements.

Les scores sont-ils encore bridés ?

Comme nous l’avons vu à la page précédente, le score commence à être bridé dès 2700 MHz, lançons directement un test afin de savoir si c’est toujours le cas : bonne nouvelle, le score regrimpe ! J’ai donc pu bencher Time Spy à 2700 MHz et Fire Strike à 2750 MHz. Après, j’ai des crashs, certainement du maintenant à de l’instabilité, manque de tension, GPU trop chaud, … c’est donc reparti pour une session sous LN2 !

Azote liquide : session 2 !

On prend la même, cette Powercolor RX 6900 XT Red Devil Ultimate et on recommence ! Malheureusement, souci de contact entre mon godet GPU et la puce graphique de la RX 6900 XT. Ma fixation est faite maison et n’est pas génial, la température GPU redevenant positive quelques secondes après avoir lancé Time Spy.

On ne va pas se laisser abattre et cherchez une solution : « Et si on benchait à plat avec un godet CPU ? » C’est parti pour l’installation, l’isolation et l’utilisation de mon godet T-Rex rev3 gold.

Alors, qu’avons-nous pu obtenir comme performances ? Nous avons pu bencher à 2800/2850 MHz selon le benchmark en sachant que nous rencontrons un coldbug à -85°C qui nous fait perdre l’affichage. Même avec notre « gros » godet CPU, la charge est impressionnante durant un run. 

Et voici le score GPU lorsque nous désactivons la tesselation. Si Powercolor nous permet de conserver la carte quelques jours de plus, nous la combinerons avec un Ryzen 9 5950X sous LN2 afin d’essayer de taper quelques bons scores !

 

[nextpage title= »Le mot de la fin : « ]

Au moment de conclure cet article, notre avis est plutôt mitigé. D’un côté, et c’est l’overclockeur qui parle, nous sommes enchantés de voir Powercolor prendre l’initiative de proposer une carte graphique qui sort des clous et qui ne se montre plus autant bridée par AMD. Maintenant, comme notre test la démontré, la limite la plus importante, le power limit de la carte, reste bien d’application et il est donc impossible de profiter du potentiel de la carte sans passer par le flash d’un nouveau BIOS.

Les performances sont intéressantes et le gain face à la version « Red Devil » n’est pas négligeable pour celui qui veut profiter des meilleures performances en sortie de boîte. Maintenant, et il faut ne plus se voiler la face, qui verra et obtiendra cette carte ? La Powercolor RX 6900 XT Red Devil est déjà actuellement introuvable en France, alors n’imaginons même pas la disponibilité d’une carte dont le GPU a été trié en amont.
De plus, le prix devrait très certainement être plus élevé que la version standard et cette série « Ultimate » pourrait, une fois de plus, enflammé les prix dans les boutiques en ligne.

Nous saluons avec ferveur cette initiative de Powercolor et nous rêvons déjà de voir débarquer dans les mois à venir cette série « Ultimate » et pourquoi pas, devenir une concurente de ce que propose EVGA avec sa version « KingPiN » ou GALAX avec sa série « Hall Of Fame ».
Enfin, n’oubliez pas d’aller lire notre test complet de la Powercolor RX 6900 XT Red Devil afin d’avoir l’ensemble de nos relevés et qui avait obtenu un gold award. Merci à Powercolor de nous avoir offert l’opportunité de tester cette carte « Ultimate » car nous avons pris beaucoup de plaisir à la passer sous froid et ce n’est peut-être pas encore fini.

4 COMMENTAIRES

  1. essayer le soft morepower tools d igor lab 😉 un incontournable pour les cartes AMD.

  2. Super sujet merci encore. Vivant que le marché se calme et que l on puisse voir quelques gpu sur le marché officiel et non dans les zone sombre de la revente à prix excessif.

Commentaires fermés

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