Le marché dédié à la sauvegarde et au stockage de données en réseau évolue de manière extrêmement rapide. Avec l’avènement du cloud, on aurait pu penser que ces solutions allaient devenir marginales…En réalité il n’en est rien. Le besoin de sécurité, mais aussi de confidentialité, a poussé Synology à proposer une toute nouvelle solution : la BeeStation Plus.
La BeeStation Plus se présente comme une solution de stockage cloud facile d’accès, conçue pour les utilisateurs qui cherchent à centraliser leurs données tout en s’affranchissant d’un abonnement mensuel. Pour arriver à imposer cette idée, Synology cherche à simplifier grandement la mise en place de cet appareil, loin de l’implantation d’un NAS traditionnel. Le défi est de taille : comment susciter le besoin d’un appareil pour remplacer les services dématérialisés qui se multiplient ? Autre défi : faire accepter un appareil électronique supplémentaire au sein du foyer pour rendre tout ça possible ? Nous allons voir comment Synology a relevé ce défi.
[nextpage title= »Unboxing »]On ne peut pas définir la simplicité, on la découvre à l’usage. Mais le premier contact est souvent déterminant. Et Synology a bien compris que cette simplicité peut ainsi commencer à s’instiller dans les esprits dès le déballage. Si sur OCC nous sommes coutumiers de l’utilisation des NAS, ce n’est évidemment pas le cas d’une famille dans laquelle cette Beestation aspire à s’installer. Le premier contact devient ici primordial pour simplifier l’installation, évacuer le langage technique du réseau et rendre le premier contact aussi simple que possible. En un mot, la vocation de la Beestation est d’être installée et de se faire oublier.
Beestation Plus : un déballage sans mauvaise surprise
Comme vous pouvez le constater tout se fait très simplement. L’emballage sobre de la Beestation Plus est simple et efficace. Le déballage est fluide et pour un utilisateur réfractaire aux manipulations et bricolages tech, pas de multiples sous emballages, pas de notice format accordéon…Tout est clairement fluide et volontairement simplifié.
On accède donc très rapidement aux 4 éléments qui sont dans la boite. La Beestation Plus elle même, le bloc d’alimentation ( scindé en deux parties pour s’adapter à chaque pays – Mais dans notre cas, seul la prise FR est présente, limitant encore une fois les confusions et doutes ), un câble RJ 45 et une petite carte qui va nous guider dans le processus d’installation.
Premier constat, la Beestation en elle-même est très compacte permettant donc d’envisager sereinement de l’installer discrètement aux côté de sa box internet par exemple.
Premier contact et mise en route
Un peu de technique pour commencer : Le boîtier compact de la Beestation Plus intègre un disque dur de 8 To non remplaçable, un processeur Intel Celeron J4125 quad-core qui tourne à 2,0 GHz avec un boost allant jusqu’à 2,7 GHz, et 4 Go de RAM DDR4 qui sont là pour apporter une fluidité optimale.
Concernant la connectique, là encore nous sommes dans la simplicité. Nous disposons ainsi de deux ports USB 3.0, un de type A et un de type C, ainsi qu’un port Ethernet RJ45 Gigabit pour une connexion réseau stable à 1 Gb/s. Evidemment, vient se rajouter à ces connecteurs, la prise d’alimentation. Comme la Beestation est là pour se fondre à l’environnement domestique, elle ne dispose pas de wifi, puisqu’elle utilisera, si nécessaire, celui de votre box internet.
Passons maintenant à la mise en route. Après avoir branché électriquement la Beestation et connecté le câble réseau à sa box, la séquence de configuration peut commencer. Il suffit alors de scanner le QR code du guide de démarrage et de créer un compte Synology (obligatoire) avec une simple adresse email. Le parcours de mise en route est ultra-simplifié et vous guide à travers toutes les étapes. Ici pas de vocabulaire compliqué ni de questions sur votre réseau, vous n’avez pas beaucoup d’options, il est difficile de se tromper. Une fois ces quelques étapes achevées, l’appareil devient immédiatement accessible localement et à distance via internet.
Entre l’ouverture de la boite de la Beestation plus et la mise en ligne effective, il s’est écoulé moins de 10 minutes. Sur ce plan, on peut très clairement dire que la mission de simplification est réussie. À noter que la procédure d’installation peut aussi se faire sur votre PC de manière simplifiée en utilisant l’exécutable Synology Assistant que vous retrouverez ici.
[nextpage title= »A l’usage »]
Rentrons maintenant dans l’usage de cette Beestation Plus. Si la phase d’installation peut se faire intégralement sur votre smartphone, une fois en ligne, les PCs de votre réseau peuvent avoir un accès facile. Tout se déroule au travers d’une interface web simplifiée mais qui permet tout de même d’aller plus loin. Pour avoir un accès total depuis votre PC, il va falloir ainsi activer quelques options.
Pour faire simple, l’espace de stockage se divise l’espace en plusieurs zones distinctes. Certaines ont une utilité bien précise comme notamment les backups ou les photos. Les autres fonctionnent de manière plus traditionnelle pour les fichiers avec structure manuelle.
Pour pouvoir accéder de manière un peu plus libre à tout l’espace de la Beestation, il faudra passer par une configuration légèrement plus poussée en passant notamment par la partie « Paramètres avancés » de l’interface :
L’application Beestation for Desktop reprend dans les grandes lignes les fonctionnalités décrites plus haut. Cependant, Si vous êtes familier de Dropbox ou d’autres compagnons de services de stockage cloud, vous retrouverez la possibilité d’affecter un ou plusieurs répertoires qui seront alors synchronisés avec la Beestation.
Venons en maintenant au cœur du projet de Synology : remplacer justement dans un usage quotidien ces services cloud.
Si le fonctionnement à partir du PC n’amène pas de remarque particulière avec une mise en ouvre fluide et une certaine rapidité d’accès, c’est sur les applications mobiles BeePhotos et BeeFiles que repose l’ambition de remplacer Google Photos ou Google Drive (ou leurs équivalents Apple), avec synchronisation automatique des clichés depuis le smartphone. Les applications sont disponibles aussi bien pour Apple que pour les appareils Android.
Par exemple, BeePhotos trie les images par visages, lieux et thèmes en quelques instants pour une dizaine de photos. Objectivement, si vous êtes un photographe compulsif sur iPhone, vous ne verrez pas beaucoup de différence avec les solutions apportées par la Pomme…Ce qui est clairement une bonne chose. L’application permet en plus de supprimer les photos synchronisées de la mémoire de votre téléphone, permettant ainsi de libérer l’espace de stockage de votre téléphone. Vous conservez la possibilité de consulter les photos transférées depuis votre smartphone évidemment. PAr contre, si pour une raison quelconque, la Beestation n’est plus connectée à internet, vous avez toujours accès à un aperçu de vos photos dans l’application mais la manipulation de ces dernières ( zoom, partage…) n’est plus possible.
BeeFiles fonctionne elle de manière plus conventionnelle. L’application permet la création de dossiers, mais aussi le partage vers l’extérieur via des liens sécurisés un peu à la manière d’un « wetransfer local ». Elle remplacera alors sans aucun problème une Dropbox, Google Drive ou autres. Avec la même restriction que pour BeePhotos : votre Beestation doit être connectée à internet.
Enfin, on notera aussi la présence d’une licence Acronis True Image d’une durée de 3 ans, permettant de protéger un ou plusieurs postes et de les restaurer en cas de crash ou autres. Une solution particulièrement performante pour un entrepreneur ou une petite structure.
Le seul point négatif sera l’utilisation de Plex (la célèbre application de streaming multimédia). Si sur le papier, la fonctionnalité pourrait paraitre intéressante là encore dans un cadre familial, il faudra cependant souscrire au Plex Pass 5.99€/mois).
Confort de fonctionnement
L’autre point important c’est la capacité de cette Beestation à se faire oublier. Tout d’abord par son silence de fonctionnement. Un système de refroidissement passif s’occupe de sa dissipation thermique et seul le disque émet un léger bruit lorsqu’il rentre en action. La gestion de la veille en fait vraiment un appareil qui pourra se loger n’importe où compte tenu de sa taille et qui se fera oublier même au milieu d’un salon ou sur l’étagère d’une bibliothèque.
Les plus paranoïaques auront observé la présence d’un seul disque dur, éveillant sans doute quelques crispations. Si la fiabilité de ces derniers a grandement évoluée, le risque zéro n’existe pas. Là encore, Synology offre plusieurs possibilités pour tranquilliser ces inquiets. La plus simple sera de raccorder en USB un dispositif externe (clé USB, disque…) et de paramétrer via l’interface, une sauvegarde régulière des éléments les plus sensibles. Des solutions cloud sont aussi disponibles dont une version « maison » nommée BeeProtect, qui vous assure une sauvegarde de l’ensemble de vos données (8To) pour une facturation mensuelle autour des 14$ (3 mois sont offerts avec l’achat du NAS). Enfin, en jouant un peu avec l’application PC, on peut aussi envisager une synchronisation avec les services externes cloud.
[nextpage title= »Conclusion »]
Vous l’aurez compris, avec ce produit, Synology s’adresse aux familles qui veulent un cloud privé à domicile, comparable à un disque externe intelligent mais connecté. Pour réussir cette mission, il doit être quasiment transparent pour les utilisateurs s’étant maintenant totalement familiarisés avec les services icloud, Google et Microsoft. Sur ce point, Synology coche toutes les cases et au bout de quelques minutes d’utilisation, les réflexes sont pris sans problème.
C’est un produit livré quasiment clé en main, idéale pour les non-experts, car aucun paramétrage complexe n’est requis après l’étape initiale. Nous l’avons mentionné plus haut, moins de 10 minutes ont été nécessaires pour déballer le produit et le mettre en service. Avec ces ports USB à l’arrière la Beestation propose aussi une solution pour étendre le stockage avec un disque externe ou encore mettre en place un système de sauvegarde pour les données sensibles.
D’un point de vue purement technique, les avantages de la BeeStation Plus résident dans sa simplicité d’usage qui rappelle un service cloud grand public, tout en offrant une confidentialité totale des données hébergées chez soi. Cette nécessité de relocaliser les données chez soi devient aussi un besoin pour de plus en plus de personnes. C’est un besoin pratique pour les familles qui veulent « compiler » leurs photos de vacances au même endroit par exemple. Mais c’est aussi une solution tout à fait envisageable pour une petite entreprise.
Enfin, nous n’avons pas traité la possibilité d’intégration de caméras de vidéosurveillance. Cette fonctionnalité vient d’arriver sur la Beestation et nos confrères de Vonguru vont la traiter prochainement.
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