Test : ROG Maximus Z690 Extreme Glacial

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Nous allons terminer notre tour des cartes mères Asus de la série « ROG Maximus Z690 » avec la version ultime, le modèle Extreme Glacial. Si la semaine dernière, nous vous avons proposé le test de la ROG Maximus Z690 Extreme, ce modèle « Glacial » bénéficie en plus d’un waterblock intégral conçu par la société EK. Ce waterblock sera chargé de tenir au frais votre CPU, l’étage d’alimentation, votre SSD ainsi que le chipset. Ce modèle va donc reprendre l’excellent PCB ainsi que les nombreuses connectiques de la version Extreme tout en optimisant le refroidissement des différents composants. Une collaboration entre
Asus et EK qui a déjà fait ses preuves par le passé. Qui dit modèle ultime dit prix en conséquence puisqu’elle est actuellement disponible au prix de 2 299 euros.

Une fois de plus, merci à l’équipe d’Asus France pour nous avoir offert l’opportunité de tester cette carte exclusive !

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Lors de chaque nouvelle génération de carte mère Maximus, Asus nous propose un modèle Extreme qui représente la carte « ultime » et qui dispose de tout ce qui se fait de mieux. On peut d’ailleurs considérer ce modèle comme une vitrine pour Asus. Ici, Asus dote encore cette version d’un élément exclusif, un waterblock intégral conçu par la société de refroidissement liquide EK. Ce type de carte fera le bonheur des moddeurs du monde entier puisqu’elle représente une excellente base de travail.

Une boite monstrueuse :

La première chose qui impressionne, c’est bien entendu la boite. Nous sommes ici sur un modèle dont les dimensions sont de 410 x 345 x 190 mm. L’ouverture se fait via deux clips qui détachent la face avant cartonnée. La boite s’ouvre alors en deux parties comme un livre. La partie de gauche renferme le waterblock, les embouts ainsi que la plaque de finition qui viendra recouvrir les ports PCIe ainsi que les SSD.

Comme vous pouvez le constater, l’ensemble est parfaitement protégé dans un épais bloc de mousse pré-découpé. C’est sous ce waterblock que se trouvent les différentes boites contenant le bundle de la carte mère ainsi que la visserie nécessaire pour l’installation du système de refroidissement.

Dans la partie de droite se dissimule la carte mère qui rappelons-le partage quasiment à l’identique le PCB de la ROG Maximus Z690 Extreme. Ici aussi, deux blocs de mousse ainsi qu’un cache plastique protègent les composants les plus fragiles.

Le bundle :

Un petit tour par le bundle de cette ROG Maximus Z690 Extreme Glacial afin de voir si celle-ci bénéficie « d’objets particuliers », chose qui ne fait très certainement aucun doute. Globalement, on retrouve le bundle standard avec les traditionnels câbles SATA, l’antenne Wi-Fi, des stickers, le manuel de la carte mère, etc. mais ce n’est pas tout. On retrouve en effet l’intégralité du bundle de la version Extreme à l’exception du « ROG True Voltician ». Il s’agit de l’oscilloscope au format USB qui était disponible avec l’APEX et l’Extreme.

On retrouve ensuite une série d’accessoires toujours bien utile comme un tournevis cruciforme Asus, un ROG FAN contrôleur, le ROG Dimm.2 et un ROG Clavis DAC. Il s’agit en réalité d’une carte son USB-C vers Jack 3.5 mm. Elle fournit la possibilité de bénéficier d’un son amélioré pour un rendu audio de qualité studio. De plus, elle bénéficie de la technologie de suppression du bruit ASUS AI qui améliore le microphone de votre casque en éliminant le bruit de fond.

Enfin, Asus livre aussi un pack de six embouts EQ-Quantum Torque Nickel. Ceux-ci seront bien utiles pour la création de votre boucle de refroidissement liquide. En effet, l’acquisition d’une telle carte mère vous obligera à concevoir un système de refroidissement liquide. Si vous désirez en savoir plus, nous vous invitons à lire notre trois guides dédiés au watercooling.

Nouvelle Maximus et support du PCIe 5.0 :

C’est déjà la quatorzième version de la Maximus, l’un des modèles les plus connus de la marque Asus. Celle-ci fait bien entendue partie de la série ROG (Republic Of Gamers). Il semblerait qu’Asus ne nomme plus le chiffre de la série puisque l’intitulé sur la boite est ROG Maximus Z690 Extreme Glacial. Nous n’avons plus de référence au nombre « XIV ».

La ROG Maximus XIV Extreme est architecturée autour du nouveau chipset d’Intel, le Z690. Cette carte mère change de socket puisque nous passons du LGA-1200 (Z490/Z590) au socket LGA-1700. La raison est simple : la taille du CPU est plus grande.

Ci-dessus, une capture détaillant la différence entre les deux sockets (source Igor’s Lab). Le socket LGA-1700 dispose donc de 1700 pins, contre 1200 pour le précédent. Vous devrez peut-être investir dans un nouveau système de refroidissement. Certaines marques proposent un adaptateur pour votre cooler actuel. Pensez à vous renseigner car il est souvent gratuit. Mais vous le découvrirez plus tard, Asus a prévu deux trous de fixation.

Le chipset Z690 prend en charge officiellement le PCIe 5.0 offrant des performances de stockage plus élevées que sur la génération précédente. Cependant, actuellement, aucun composant n’est encore compatible avec cette norme. L’autre grand changement est le support de la DDR5.

Les différents radiateurs :

Les dimensions de la carte sont de 305 mm x 277 mm, ce qui correspond au format E-ATX. Les couleurs dominantes sur le PCB sont le noir et le gris. Euh, mais où sont donc passés les radiateurs ? Point de radiateur bien entendu puisque la carte se destine à une boucle de refroidissement liquide et c’est le waterblock intégral qui sera en charge de maintenir au frais le processeur, les étages d’alimentation, l’emplacement SSD proche du socket ainsi que le chipset. On peut d’ailleurs remarquer que le chipset est protégé par un cache plastique afin de ne pas abimer le DIE avant la pose du waterblock.

Une plaque en aluminium avec effet miroir dont la découpe viendra parfaitement s’associer avec le waterblock, recouvrira deux emplacements SSD de type M.2 au niveau du PCB. Vous avez aussi la possibilité d’utiliser le support vertical, présent dans le bundle, et qui peut accueillir lui aussi deux SSD M.2. Le nombre total de SSD M.2 grimpe ainsi à cinq ! Celui le plus proche du socket est un emplacement SSD de type M.2 compatible avec la norme PCIe 5.0. Asus utilise dorénavant sur ses cartes hauts de gamme, un système de fixation rapide sans vis pour le maintien des SSD.

Le socket et les PCIe :

Cette Maximus Z690 Extreme peut accueillir au maximum quatre barrettes mémoires de DDR5. Je vous invite à aller lire la page dédiée à la DDR5 dans notre article sur Alder Lake. La qualité des traces a été améliorée sur ce modèle et sur la version APEX. Et n’oubliez pas que le chipset Z690 permettra de concevoir des cartes mères supportant la DDR5 mais aussi des modèles (d’entrée de gamme) en DDR4.

Cette Extreme Glacial supporte les kits mémoires en dual channel jusque 6400 MHz+ (OC) et pour une quantité maximal de 128 GB. On retrouve deux ports PCIe 5.0 16x qui fonctionneront en x8/x8 si vous optez pour du SLI ou du CrossfireX. Un troisième emplacement en PCIe 3.0 x1 est également disponible. Pour alimenter tout ce petit monde, la carte dispose d’un connecteur 24 pins à plat et de deux 8 pins à coté des étages d’alimentation.

RGB or not RGB ?

Comme vous vous en doutez, le rétroéclairage RGB sera implanté directement sur le waterblock EK et le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est une totale réussite !Vous savez que je ne suis pas un fan des produits type « sapin de Noël », mais je dois bien avouer que l’ensemble est parfaitement harmonieux.

En plus, on retrouve un écran OLED. Celui-ci se situe juste au dessus du premier port PCIe. En dessous de cette écran OLED se trouve un emplacement SSD de type M.2 en PCIe 5.0, où nous viendront insérer notre SSD. Celui-ci peut-être paramétré mais affiche par défaut la séquence Boot de la carte mère.

Et ce n’est pas tout ! Sur le dessus du dissipateur positionné sur le haut de la carte mère, on trouve un écran « Anime Matrix » qui possède pas moins de 222 LED ! Il peut être configuré afin de jouer des animations, des images, des animations et visualisation audio personnalisées. Il peut aussi afficher l’heure et la date du système.

[nextpage title= »Le PCB et les connectiques : « ]

Les outils pour clocker :

Débutons avec les éléments insérés sur le PCB et qui peuvent s’avérer être des outils intéressants pour les overclockeurs. Ils sont très nombreux sur ce modèle ce qui est devenu une habitude chez Asus sur le haut de gamme. Cela confirme bien sa position de carte dédiée à l’overclocking.

  • Le bouton power : permet la mise sous tension de la carte mère.
  • Le FlexKEY (reset) : permet de redémarrer la carte mère en cas d’échec. Le bouton peut-être désormais affecté à une autre tache comme la fonction (Safe Boot ou désactiver le rétro-éclairage).
  • Safe Boot : permet de redémarrer la carte même si les paramètres choisi dans le bios ne permettent pas le boot. Cela évite de devoir faire un Clear CMOS pour rebooter et donc de perdre vos paramètres encodés.
  • ReTry Button : lors de tests sous froid, parfois l’OS freeze et un reset ne permet pas de redémarrer la carte mère : seule solution 6, 7 secondes en maintenant appuyé le bouton START. Avec le bouton ReTry, ça redémarre de suite.
  • Switch bios : permet de switcher entre les deux bios. Vous pouvez ainsi choisir d’avoir un bios « overclocking » et un bios « H24 ».
  • Slow Mode : sous froid, si vous voulez atteindre 6 GHz en 60x100MHz, en activant le Slow Mode, vous bootez en 16×100 et dans l’OS, hop vous revenez à 60×100.
  • RSVD : permet lorsqu’il est activé sous froid (-120 °C) d’éviter les « Cold boot bug ».
  • LN2 Mode : permet d’activer les profils LN2 dans le bios.
  • Le Q LED : 4 diodes (CPU – DRAM – VGA – BOOT) qui permettent de diagnostiquer les erreurs lors du boot de la carte. Celle qui reste allumée correspond au problème.
  • Le Q Code : permet d’afficher un code qui correspond au composant responsable de l’erreur lors du boot. Cela s’affiche à présent sur l’écran OLED et la liste des codes se trouve au sein du manuel.
  • Le CLR CMOS : permet d’effacer les paramètres du BIOS afin de revenir à ceux par défaut.
  • ProbeIT : permet de mesurer les tensions à l’aide d’un multimètre directement sur le PCB.

Le PCB :

Notre Asus Maximus Z690 Extreme Glacial se base sur une alimentation en 24 + 1 + 2 phases. La partie en charge du CPU se compose de 24 phases et sur ce modèle, aucun doubleur, mais attention les phases sont placées en parallèle. On retrouve le nouveau contrôleur, la puce RAA 229131, présente sur un grand nombre de cartes mères Z690. Ici, nous sommes sur une gestion X+Y=20 soit un mode 12 + 1.

Les 24 mosfets sont quant à eux tous des RAA 22010540 de 105A groupés en parallèles par phase et ainsi permettre de les dédoubler sans avoir recours à un doubleur. Les mosfets dans les étages de puissance génèrent le plus de chaleur car ils sont responsables de la conversion de tension et de la livraison au CPU à partir du connecteur EPS 12 volts.

Les connectiques :

La façade arrière dispose des éléments suivants. Tout d’abord le Clear CMOS ainsi que le bouton permettant de flasher le bios à partir d’une clé USB.

Au niveau des ports USB, cette ROG Maximus Z690 Extreme dispose sept USB 3.2 Gen 2 et d’un USB 3.2 Gen 2 Type-C. Elle est aussi pourvue d’un port HDMI et d’un Thunderbolt 4. On retrouve ensuite les supports d’antennes pour le Wi-Fi dual band. La partie audio est assurée par une puce SupremeFX ALC4080. Enfin, on retrouve pour terminer les différentes sorties audio ainsi que le ports réseau (2.5 Gb) mais aussi un Marvell AQtion 10 Gb.

[nextpage title= »Le BIOS : « ]

En ce qui concerne le BIOS, au premier coup d’œil, on reconnait que nous sommes chez Asus. Les habitués de la marque s’y retrouveront sans aucune difficulté. Pour rappel, l’onglet qui va le plus nous intéressé est « Extreme Tweaker ».

Avant de débuter, nous vous rappelons qu’il est primordial de mettre régulièrement à jour votre BIOS. L’avantage d’une carte comme cette Extreme Glacial est de bénéficier de deux BIOS. Vous pouvez ainsi tester un nouveau tout en conservant le précédent. Pour ceux qui bidouillent, c’est un vrai plus ! Si vous avez lu notre article sur la ROG Z690 APEX, vous remarquerez que les 2 BIOS sont quasiment identiques.

Les captures du bios ont été réalisées avec le profil XMP de notre kit Corsair activé. On retrouve l’option L’autre nouvelle option est « Memory controller : DRAM Frequency Ratio » qui a débarquée avec Rocket Lake. Vous aurez le droit entre Gear 1, Gear 2 et Gear 4. Sachez que dans la majorité des cas, ce sera du Gear 2. La solution Gear 4 est là, pour les kits > 7000 MHz.

Le « Loadline calibration » est en mode auto pour les tests comparatifs mais nous reviendrons sur sa fonction lors de l’overclocking du i9-12900K. Les autres sections sont présentes depuis les générations précédentes et vous permettent notamment de flasher votre carte mère, de contrôler la vitesse des ventilateurs et de créer des profils de tests.

Les différentes tensions :

Nous verrons dans la section « overclocking », les tensions primordiales pour le CPU ainsi que pour booster la mémoire DDR5.

Sachez qu’il est possible de désactiver les E-core mais que les performances de votre processeur en prennent alors un sérieux coup. On vous en parle dans la suite de l’article.

Enfin, la sauvegarde de profils est vivement recommandée lorsque vous réalisez des tests. Cela permet un gain de temps. Sachez que vous avez aussi la possibilité de les sauver sur une clé USB.

Fonctionnalité Hydranode :

Asus propose à nouveau des connecteurs 4-pin qui supportent un nouveau standard de connexion appelé Hydronaude (test ici). Avec une seule prise, il est désormais possible de contrôler jusqu’à 3 ventilateurs, tout en conservant le contrôle sur chacun d’entre eux individuellement. L’activation se fait via le BIOS et le contrôle via l’utilitaire Asus AI Suite III et plus particulièrement la section Fan Xpert 4.

Memtest86 intégré :

OUI, l’une des nouveautés est aussi l’intégration au sein du BIOS de Memtest86 dans la section « Tool ». Celui-ci va vous permettre d’identifier les problèmes de mémoire en un seul click. Le logiciel va ainsi tester votre kit mémoire et révéler des erreurs si celui-ci en rencontre lors des différents tests.

Le mode LN2 :

On retrouve un mode LN2, qui devra être activé via un jumper placé sur le PCB. Attention, celui-ci est vraiment dédié aux tests sous froid, donc ne l’activez pas pour des tests en air/water puisque certaines sécurités seront désactivées automatiquement. Une fois celui-ci activé, on retrouve un profil LN2 CPU.

Lorsque nous aurons terminé le tour des cartes mères Z690 présentes au sein du labo, nous ne manquerons pas de tester nos CPU sous azote liquide. N’hésitez pas à demander conseils sur notre forum et discord si vous rencontrez des soucis lors du paramétrage de votre BIOS.

[nextpage title= »L’installation du waterblock : « ]

Comme tous les modèles de cartes mères vendues avec un waterblock, celui-ci n’est pas pré-installé puisque la carte mère est vendue sans processeur. Il faudra donc, dans un premier temps, installer votre processeur, qui sera ici un i9-12900K ainsi que votre SSD avant de débuter l’installation de cet imposant waterblock.

Étape 1 : CPU et SSD

L’une de boites du bundle contient les éléments nécessaires à l’installation du block avec notamment un sachet de visserie, un sachet contenant les pads thermiques ainsi qu’un mini-guide papier de chez EK définissant l’emplacement de ces pads thermiques. Débutons donc de suite par la mise en place du processeur ainsi que du SSD Seagate Fire Cuda.

C’est donc la première étape de cette installation que nous allons débuter avec leur mise en place, qui se fera directement sur la base du waterblock et non sur le PCB. Pour plus de facilité, vous pouvez les disposer sur le guide d’installation et ensuite vous référer à leur emplacement.

Étape 2 : mise en place des pads thermique

Le mini-guide est très clair et il vous sera très facile d’identifier les endroits où placer les 11 pads thermiques, qui en plus, on tous une forme différente. Attention, de part et d’autre du pad, il y a un film plastique à ôter ! Notez que les deux autres emplacements SSD bénéficieront aussi du refroidissement apporté par le waterblock.

Asus fourni une seringue de pâte thermique de la marque Thermal Grizzly au sein du bundle. Maintenant que nos pads thermique dont le rôle est d’optimiser le transfert de la chaleur des composants via le waterblock sont en place, direction le manuel d’utilisateur afin de poursuivre l’installation. Asus a prévu de vous faciliter la vie en utilisant les mousses de protection afin d’installer votre waterblock sur votre carte mère de la plus simple des façons.

Étape 3 : fixation du waterblock

Pour fixer le waterblock, vous aurez besoin de trois types de vis différentes. Afin de ne pas vous tromper, Asus a prévu un gabarit en plastique transparent vous indiquant quelle vis utilisée, c’est une fois très bien vu de la part d’Asus ! Attention, le reste des infos concernant l’installation se trouve dans le manuel de la carte mère.

Le connecteur qui se branche directement sur le PCB de la carte mère offre un ensemble de capteurs qui surveille en permanence le débit du liquide de refroidissement, les températures ainsi que l’intégrité des joints (fuite).

Étape 4 : la boucle de refroidissement EK

Il ne reste maintenant qu’à monter la boucle de refroidissement de chez EK afin de lancer les hostilités. Pour le refroidissement, nous avons opté pour un radiateur EK-CoolStream XE 480 d’une épaisseur de 60 mm mais que nous allons placer verticalement. L’idée est d’avoir ainsi le réservoir en position haute et ainsi avoir des entrées et sorties proches de celles de la carte mère. Les quatre ventilateurs de 120 mm sont des EK-Meltemi 120ER. Ces ventilateurs, basés sur les modèles EK-Vardar, profitent d’une pression statique élevée notamment à grâce à leur épaisseur de 38 mm.

Nous avons choisi pour une pompe associée avec un réservoir et notre choix s’est porté sur la nouvelle série EK Quantum Kinetic. Cette EK-Quantum Kinetic TBE 200 D5 PWM D-RGB – Acetal dispose d’un réservoir de 200 mm de haut et d’un diamètre de 60 mm.

Enfin, les embouts EK-Torque STC que nous avons utilisé sont noirs et seront associés au EK-Tube ZMT (Zero Miantenance Tubing). Il s’agit de modèle noire, souple et ayant une excellente résistance dans le temps.

[nextpage title= »La configuration de tests : « ]

Voici donc les différents composants qui équipent notre plateforme de tests. Pour la publication de ces tests, j’ai utilisé le dernier BIOS en date reçu bien que de nouvelles versions seront très certainement disponibles dans les jours à venir. Asus étant très réactif sur la mise à jour de ses BIOS.

Nous vous proposerons aussi dans les semaines à venir plusieurs guides d’overclocking pour votre processeur mais aussi pour votre kit mémoire avec ce modèle APEX.

  • Carte mère : ROG Maximus Z690 Extreme Glacial (BIOS ?)
  • Processeur : Intel i9-12900K
  • Mémoire : 32 GB GSKill Trident Z5 5600 MHz CL36
  • Carte graphique : MSI GT 710
  • Système de refroidissement : Optimus Foundation + radiateur EK de 480 mm
  • SSD : Western Digital SN850 NVMe SSD M.2
  • Alimentation : be quiet! Dark Power PRO 12 1500w
  • Système d’exploitation : Windows 10 64 bits
  • Écran : ROG PG27UQ

Un petit tour par CPU-Z afin de s’assurer que tout est parfaitement en ordre avant de débuter nos tests. On remarque qu’avec cette version 1.98, notre i9-12900K est parfaitement reconnu ainsi que la mémoire DDR5.

[nextpage title= »Les fréquences effectives ? »]

Comme lors de chaque nouveaux tests concernant des processeurs, notre idée première est de vérifier si les fréquences annoncées sont bien atteintes. Pour ce faire, nous allons utiliser le benchmark Cinebench R23. Deux cas de figures vont être utilisés, un bench en single core et un second en multi core.

Pour rappel, le i9-12900K ou KF disposera de 16 cœurs et 24 threads. Mais attention, les 16 cœurs sont en réalité divisés en 8C + 8c. Il y a les 8 premiers cœurs (P-core appelé aussi Golden Cove) et les 8 cœurs (E-core appelé aussi Gracemont). Ceux-ci ont des rôles différents. Les premiers, les Performance, ont pour but de réaliser les tâches demandant de la puissance de calcul et les seconds, les Efficient, pour ceux qui s’apparentent plus à de la bureautique ou aux taches d’arrière plan. Maintenant les deux types de cœurs travailleront ensemble en fonction de la tâche demandée.

La fréquence des P-core et des E-core est bien entendue différente. Toujours dans le cas de notre i9-12900K (F), celle des P-core est de 4900 MHz (Boost à 5200 MHz) et celle des E-core, à 3700 MHz (Boost à 3900 MHz). Voici un tableau récapitulatif.

Test avec le i9-12900K :

Et dans la réalité ? Première étape, nous laissons tout en AUTO au niveau du BIOS sauf le profil XMP que nous chargeons afin d’avoir une fréquence de 5200 MHz 38-40-40-78 pour notre kit mémoire. Nous ne réalisons aucune autre modification au sein du BIOS. L’idée est comme nous l’avons souligné de voir si à la sortie de boite, les fréquences sont bien respectées. Débutons avec un test single core dans Cinebench R23. Comme vous pouvez le constater, nous avons ouvert plusieurs fenêtres afin de vérifier la fréquence.

Aucun souci, on peut voir que deux cœurs passent régulièrement à 5.2 GHz, ce qui correspond bien à la fréquence Boost de notre i9-12900K. C’est surtout le cœur numéro 4 qui atteint cette fréquence. En multi core, la fréquence est elle aussi bien respectée, avec 4900 MHz sur les huit cœurs Performance.

Maintenant que nous savons que notre processeur est parfaitement opérationnel, nous pouvons passer à l’overclocking. Sachez que si vous désirez connaître les performances du i9-12900K,du i5-12600K c’est dans cet article que cela se passe et ici pour le i7-12700KF.

[nextpage title= »L’overclocking CPU et mémoire : »]

Qui dit nouvelle plateforme, dit temps d’adaptation. Ici en plus de découvrir Alder Lake, nous devrons aussi nous faire la main avec l’overclocking de la mémoire. N’ayant reçu les processeurs qu’une semaine avant la fin du NDA et devant prioritairement réaliser les tests comparatifs, nous n’avons pas encore eu l’occasion de nous pencher à fond sur l’OC. C’est la raison pour laquelle nous y reviendrons encore plus en détails dans les semaines à venir. Un guide sera d’ailleurs en préparation.

Protocole :

Avant de débuter, il est nécessaire d’avoir un ou plusieurs scores de référence avec notre i9-12900K aux fréquences stock, c’est-à-dire, sans avoir réalisé aucune modification si ce n’est, avoir activé le profil XMP. Il est aussi très important d’avoir à portée de main une feuille qui va vous permettre de noter tous les tests que vous allez réaliser ainsi que les résultats ou échecs. Personnellement, j’ai des centaines de feuilles de mes tests sur lesquelles il m’arrive de retourner afin de savoir comment s’était comporté le processeur sur telle carte mère ou dans telle condition de tests. Ma petite bible à moi.

Pour de l’overclocking H24, il faudra bien sur prendre plus de temps pour affiner la tension afin de lui fournir le minimum nécessaire mais aussi de régler chaque cœur indépendamment si vous désirez profiter du max du max des performances.

Load-Line Calibration :

Dans le cas d’Alder Lake, même si Asus conseille un Level 4 pour l’overclocking, j’ai opté pour un Level 7 afin d’avoir le moins de vdroop possible.
En gros, je veux que la tension choisie soit le plus proche possible de la tension en load. Dans les tableaux ci-dessous, vous pourrez voir la tension choisie, celle effective en idle et enfin en load. Les relevés sont réalisés avec un multimètre au niveau du PCB de la carte mère. Il est très important de connaître la réelle tension apportée aux différents composants mais surtout à votre processeur.

Overclocking sous watercooling en différentes étapes :

Comme à mon habitude, je vais débuter les tests en choisissant, via le BIOS, une fréquence de départ appliquée sur les 8 cœurs du i9-12900K. J’ai opté pour une fréquence de départ de 5000 MHz avec un coefficient multiplicateur de 50, un BCLK de 100,une tension de 1,20 volt et un Level 7. Toutes les autres options sont en AUTO.

L’idée est ensuite, dans l’OS, de tester la stabilité sur plusieurs runs de Cinebench R15 multithread. Si c’est stable, j’augmente la fréquence d’un palier de 100 MHz tout en revérifiant la stabilité. Si le benchmark crashe, j’augmente la tension par palier de 0.05 volt afin de retrouver une stabilité permettant d’exécuter le benchmark. L’objectif est de se faire assez « rapidement » une idée de la fréquence max benchable.

Il est aussi très important d’avoir un score de référence sous Cinebench R15 en prenant soin de noter aussi la tension (vcore), la température max lors du benchs, la consommation ainsi que bien entendu, le score obtenu. Durant le benchmark, la fenêtre de Core Temp est ouverte ce qui a une légère incidence négative sur le score. Voici nos différents résultats.

La limite se situe aux alentours de 5.3 GHz sur les huit cœurs. Comme vous pouvez le voir, ça chauffe et ça consomme pas mal. On passe ainsi de 4142 à 4374 points, soit un gain de six pourcents. En ce qui concerne les températures, nous sommes légèrement au-dessus de ce que nous avions avec un waterblock uniquement CPU. C’est en soi logique puisque celui du modèle Glacial est chargé de tenir au frais beaucoup plus de composant !

L’overclocking de la mémoire :

Excellente nouvelle puisque notre ROG Maximus Z690 Extreme Glacial bénéficie d’un BIOS quasiment semblable à celui de l’APEX. On y retrouve donc tous les profils mémoires préenregistrés pour les puces Micron, Samsung et Hynix. Nous avons par exemple, ici, sélectionné le profil 5400 MHz CL34. Bizarrement, celui-ci n’était pas totalement stable et nous avons du redescendre la fréquence à 5200 MHz. Peut-être que nos OS, déjà pas mal utilisé pour des tests précédents n’était plus totalement clean.

Si vous désirez en savoir plus sur l’overclocking mémoire, nous vous invitons à jeter à œil à nos tests de kits mémoires DDR5. Nous avons eu la chance de pouvoir déjà tester les trois types de puces disponibles actuellement.

[nextpage title= »Le mot de la fin : « ]

Voici venu le moment de vous donner nos impressions sur cette ROG Maximus Z690 Extreme Glacial. Alors, nous allons débuter par le point le plus épineux : le prix. Disponible actuellement à 2 299 euros, ce ne sera bien entendu par la carte de « monsieur tout le monde » et c’est même la carte la plus chère que nous avons testé actuellement architecturée autour du chipset Z690. Nous voyons plus ce modèle comme étant une vitrine technologique et qui se trouvera dans la plupart des cas dans des boitiers créés par des moddeurs. Quand on sait que le waterblock EK est affiché seul au prix de 986,20 euros et qu’une Z690 Extreme coute 1249 euros, le prix se justifie.

Mais comme nous venons de le dire, le prix ici n’est pas l’élément à retenir. Asus propose avec cette Maximus Z690 Extreme Glacial certainement ce qui se fait de mieux actuellement. Nous avions déjà pu, il y a quelques jours, nous faire une idée des performances du PCB et de son étage d’alimentation. Associé à cela une connectique ultra complète ainsi que des BIOS mis à jour régulièrement et vous avez déjà de quoi voir l’avenir sereinement.

Et comme si cela n’était pas suffisant, Asus collabore une fois de plus avec EK afin d’offrir à ce PCB, le refroidissement qu’il mérite. Le waterblock proposé par EK est tout simplement sublime et parfaitement usiné. Comme vous avez pu le constater, son installation est de plus ultra simple. C’est finalement la boucle de refroidissement liquide qui vous demandera le plus d’attention. L’intégration de l’écran OLED et des 222 LED de « Anime Matrix » est une totale réussite. Une fois la carte mise sous tension, c’est un véritable régal pour les yeux.

L’overclockeur n’a pas été oublié non plus, loin de là, puisque cette ROG bénéficie de tous les outils nécessaires pour pousser votre CPU et votre kit mémoire dans ses derniers retranchement. Les fraîches températures que nous avons relevé durant nos tests seront une aide supplémentaire afin de stabiliser vos fréquences. Et si nous imaginions pour la prochaine série un waterblock pour les modules mémoires ?

ROG Maximus Z690 Extreme Glacial

On a aimé :

  • Un étage d’alimentation ultra performant
  • La qualité du waterblock de chez EK
  • La facilité d’installation du waterblock !
  • La possibilité d’utiliser de la mémoire haute capacité et haute fréquence
  • La présence de deux BIOS
  • Les nombreux profils DDR5 au sein du bios pour clocker la mémoire
  • Les « outils » insérés sur le PCB afin de faciliter l’overclocking extrême
  • La bonne surprise d’un overclocking automatique intelligent (AI Overclocking)
  • La réactivé d’Asus pour proposer de nouveaux bios aux overclockeurs
  • Le logiciel TurboV Core à jour
  • La qualité de l’écran Matrix

On aurait aimé :

  • Un prix moins élevé mais c’est une version « Extreme » et « Glacial »
  • Retrouver des profils CPU H24 au sein du BIOS et pas uniquement des profils LN2

Ce type de produit est une vitrine pour Asus et nous pensons qu’il faut le voir ainsi au moment de conclure. Asus offre avec ce modèle ROG Maximus Z690 Extreme Glacial le meilleur des deux mondes. Certainement l’un des meilleurs PCB actuels sur le chipset Z690 et un refroidissement liquide intégral pour le processeur, les étages d’alimentation, les SSD ainsi que le chipset. Son prix est indécent, mais ici, ce n’est pas ce que nous retiendrons et ce modèle sera notre dernier coup de cœur de l’année 2021 !

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