Test : NZXT H510 Flow

[nextpage title= »L’extérieur du H510 Flow »]

Les tests de boîtiers, cela faisait un petit moment qu’il n’y en avait pas eu sur overclocking.com. Ça tombe bien puisque nous allons y remédier avec le test du boîtier NZXT H510 Flow… Un modèle annoncé vers la fin 2021, en septembre 2021 plus précisément. Dans les grandes lignes, il s’agit d’une version du H510 optimisée pour le flux d’air grâce à une façade alvéolée. Voyons ce qu’il en est dans les faits !

NZXT H510 Flow

L’extérieur du H510 Flow :

On attaque donc par un bref petit tour des dimensions et du volume proposé par ce nouveau modèle signé NZXT. Ainsi, la marque continue de mettre en avant des boîtiers moyens tours compacts. Ce modèle affiche alors des dimensions de 210 (L) x 428 (P) x 460 (H) mm. Avec ses 41L, le volume est donc identique à la version Elite (testée ici). Concernant le poids, on ne risque pas de se faire mal au dos puisque ce modèle affiche 6,6 kg sur la balance. 

Au niveau du design, on reste sur quelque chose de sobre et élégant à la fois. On retrouvera juste un petit contraste avec les différentes textures de ce modèle avec une façade alvéolée et une partie basse en acier lisse. Enfin, une vitre latérale en verre trempé vient rajouter un petit effet classe à l’ensemble. De notre côté, ce n’est pas nouveau, mais on adore les design NZXT. 

On termine ce survol de l’extérieur par le choix des matériaux que se porte sur de l’acier et du verre trempé… Et c’est tout. 

Le panneau de contrôle :

NZXT H510 Flow panneau de contrôle

Le minimalisme, nous retrouvons jusque sur le panneau de contrôle qui prend place sur le haut du boîtier. Ce dernier va à l’essentiel puisqu’il met en avant : 

  • 1x bouton de mise sous tension
  • 1x USB 3.2 Gen1 Type A
  • 1x USB 3.2 Gen2 Type C
  • 1x prise jack 3,5″ pour micro/casque

En soit, cela permet de préserver le design avec un nombre de port limité sur le dessus du boîtier. Cependant, en terme de praticité, ce n’est pas ce qu’il y a de mieux selon nous. Un second USB Type A aurait été appréciable, en l’état, on risque de rapidement manquer de port. 

Le dessous :

NZXT H510 Flow dessous

Le dessous du H510 Flow reste identique à celui de la version Elite… En même temps, logique, la base reste la même. Pour le coup, on retrouvera quatre petit pieds en plastique avec un revêtement caoutchouc. Encore une fois, nous avons une matière qui adhère bien sur la surface sur laquelle on dépose le boîtier. Pas forcément pratique lors du montage où l’on passe son temps à tourner et retourne sa machine. 

On termine par mentionner la présence d’un filtre d’alimentation présent à l’arrière de ce modèle. Malheureusement, il reste accessible par l’arrière et non par l’avant comme cela peut être le cas sur un P120 Crystal d’Antec. 

L’arrière :

NZXT H510 Flow arrière

L’arrière du boîtier, reste des plus classique puisque l’on retrouve un emplacement I/O Shield pour la carte mère dans le haut. Juste à côté, un emplacement pour ventilateur est de la partie. Si l’on regarde un peu plus bas, ce sont sept slots d’extension qui répondent présent. Et tout en bas, nous avons l’emplacement de l’alimentation. 

Vous l’aurez deviné, il n’y aura pas de montage alternatif pour la carte graphique, à savoir à la verticale. 

Le dessus :

NZXT H510 Flow dessus

Sur le dessus, nous ne retrouvons rien de bien particulier si ce n’est l’habituel emplacement en 120/140 mm des boîtiers de cette série. D’ailleurs, on remarque l’absence de filtre à cet endroit. Néanmoins, pour sa défense on peut dire que les ventilateurs positionnés à cet endroit serviront à extraire l’air chaud. Il y a donc peu de chance de voir une grosse quantité de poussière entrer par cet endroit.

[nextpage title= »L’intérieur du H510 Flow »]

Pour basculer à l’intérieur du boîtier, on faudra dévisser trois vis qui demeurent solidaires des panneaux auxquels elles sont rattachées. Ensuite, il suffit d’écarter les panneaux du boîtier pour voir ce qu’il se passe à l’intérieur. 

Le châssis :

À l’intérieur de cette référence, pas de doute, nous sommes bien en terrain connu. En effet, le châssis reste identique à celui du H510 Elite. Nous retrouvons donc le fameux compartiment inférieur à destination de l’alimentation avec l’emplacement de la carte mère dans le haut. D’ailleurs, ce boîtier affiche une compatibilité avec les cartes au format ATX, micro-ATX et mini-ITX. 

Sinon, des ouvertures sont présentes un peu partout autour du plateau de carte mère, pratique pour le passage des câbles. Déjà, dans le bas, on compte deux ouvertures ainsi que deux larges dans le haut et sur le côté droit du plateau. Enfin, une longue platine siglée « NZXT » est de la partie pour masquer au mieux les câbles SATA et l’ATX 24 broches. 

Les emplacements de stockage :

Dans les grandes lignes, nous avons deux zones pour le stockage, une première qui comprend deux petites platines à destinations des unités en 2,5″. Elles sont maintenues par une petite vis cruciforme à l’arrière du plateau de la carte mère. 

La seconde comprend une cage disque dur de trois emplacements 3,5″ ou deux 3,5″ complété par un 2,5″ sur le dessus de la cage. Cette dernière se situe dans le compartiment de l’alimentation. À noter que l’on pourra rapprocher ou éloigner la cage du bloc d’alimentation voire même la retirer complètement. 

Par ailleurs, la cage reste identique aux autres versions du boîtier, ainsi pour ajouter ou retirer du stockage, il faudra complètement la sortir du boîtier… Ce qui n’est pas pratique si l’on a déjà des disques durs en place. 

L’emplacement de l’alimentation :

NZXT H510 Flow emplacement d'alimentation

L’emplacement d’alimentation si situe donc dans le bas du boîtier et demeure totalement classique. À cet endroit, il n’y aura aucun dispositif visant à réduire les éventuelles vibrations produites par le blocs. Seul des plots sont moulés directement depuis l’acier du boîtier, mais c’est tout. 

Enfin, cet emplacement se destine à accueillir des alimentations au format ATX. Quant à la profondeur totale du bloc, ce dernier pourra afficher jusqu’à 38 cm si vous retirer la cage HDD positionnée juste devant. 

Les possibilités de refroidissement :

Nous arrivons maintenant à un chapitre important en ce qui concerne les boîtiers puisque nous allons parler des possibilités de refroidissement. Ainsi, cette version dispose, de base, de deux ventilateurs en 120 mm, deux Aer F fonctionnant jusqu’à 1200 tr/min et générant un flux d’air de 50,42 CFM. Ces derniers prennent place à l’avant pour un apport en air frais et à l’arrière pour expulser l’air chaud. 

Cependant, le H510 Flow met en avant un total de deux emplacements en 120/140 mm à l’avant et un 120/140 mm dans le haut en plus du 120 mm à l’arrière.

En ce qui concerne le watercooling sachez que l’on pourra installer des radiateurs de 280/240 mm au maximum en façade. À l’arrière, si on le souhaite, on pourra opter pour un petit radiateur en 120 mm. Néanmoins, dans le haut, même si on peut positionner un ventilateur allant jusqu’au 140 mm, il n’y a pas de compatibilité officiel. On reste donc assez limité sur ce type d’installation. 

Pour finir, en ce qui concerne les ventirads type aircooling, nous avons un dégagement de 165 mm en hauteur. C’est la limite pour y faire entrer un gros Noctua NH-D15 chromax.black. À ce sujet, on pourra donc se faire plaisir. 

Le bundle :

NZXT H510 Flow bundle

Pour ce qui est de la partie accessoires, que retrouvons-nous ?

  • Une notice de montage sous forme de dépliant
  • Des sachets contenant la visserie dédiée au montage
  • Une dizaine de colliers en nylon pour le plaquage des câbles
  • Un splitter jack 3,5″ pour micro/casque
  • Un adaptateur pour la connectique du panneau de contrôle

Finalement, même conclusion que pour le H510 Elite en ce qui concerne la partie accessoire. L’adaptateur jack peut être utile si votre casque exploite deux connecteurs bien distincts : un pour le casque, l’autre pour le micro. Idem pour l’adapteur du panneau contrôle, suivant les cartes mères, le schéma de brochage peut s’avérer différent. Enfin, c’est surtout vrai sur les modèles anciens.

Les petits détails :

Pour finir, nous allons nous concentrer sur les points forts mis en avant par NZXT sur ce modèle. En premier lieu, on retrouve des assistances fortes utiles pour ce qui du câblage. Ces dernières prennent la forme de guides câble avec des bandes velcros pour faciliter leur plaquage. Ils sont présents à deux endroit :

  • Dans le haut du plateau de la carte mère
  • Sur la gauche du plateau de la carte mère

Enfin, on retrouve une platine amovible sur laquelle se montent les ventilateurs de la façade. Elle est maintenue par deux vis à main. 

En résumé :

Grosso modo, pas de véritable surprise avec ce boîtier H510 Flow signé NZXT puisqu’il se base sur le même châssis que les autres modèles de la série. On retiendra juste qu’il est question d’un modèle « basique » puisque, contrairement à la version Elite, il est dépourvu de boîtier de contrôle, de bande LED ou de slot d’extension à la verticale. 

[nextpage title= »Montage »]

Montage

On passe maintenant à l’étape de montage de notre configuration à l’intérieur de ce Sugo 15 de Silverstone. Voici donc les composants qui serviront pour le montage :

  • Carte mère : Asus Crosshair VI Hero
  • CPU : AMD Ryzen 7 1700X
  • Carte graphique : ASUS HD 7970
  • Ventirad : be quiet! Dark Rock 4
  • Alimentation : Corsair CS650M

L’alimentation :

Montage alimentation

Comme à notre habitude, nous débutons cette étape de montage par l’installation du bloc d’alimentation. Ici, rien de compliqué puisque notre petite CS650M vient se glisser par le côté du boîtier. On la fixera définitivement via quatre vis par l’arrière du boîtier. Pas de pourtour arrière à dévisser, rien de tout ça. 

Le stockage :

Pour la partie stockage, même constat puisqu’il faudra libérer les supports de stockage du boîtier. Pour la platine SSD, c’est simple, il n’y a qu’une petite vis cruciforme à retirer quand elles sont au nombre de quatre (et sous le boîtier) pour la cage HDD. 

Une fois les supports retirés, on y positionne les unités de stockage, en faisant attention au sens de la connectique. Cela serait dommage de ne pas pouvoir les brancher par la suite non ? Enfin, on remet le tout en place.

Cependant, petite critique envers la cage HDD de ce modèle qui force l’utilisateur à tout débrancher et à tout sortir à chaque fois qu’il souhaitera ajouter, retirer un disque. Un système de panier aurait été plus pratique. 

Installation de la carte mère : 

Montage carte mère

Le montage se poursuit et on passe maintenant à la mise en place de la carte mère. Pour cette étape, nous n’avons rencontré aucun désagrément dans la mesure où il suffit simplement de déposer la carte sur son support. On complètera sa mise en place par sa fixation : 9 coups de tournevis et c’est réglé. 

Le câblage :

Le panneau de contrôle :

On enchaîne maintenant avec la partie câblage et pour cela, quoi de mieux que de commencer par le panneau de contrôle. À ce sujet, on laisse les câbles tels qu’ils étaient en sortie de carton puis on fait passer leur connectique par le bas du boîtier. Ces dernières ressortiront par les deux larges ouvertures présentes au niveau du compartiment de l’alimentation. 

La carte mère :

NZXT H510 Flow câblage

On passe maintenant à la carte mère à pour les câbles EPS12V et ATX 24 broches, nous allons exploiter les guides présents. Il faut dire que dans cette version du boîtier, on ne risque pas de les saturer trop vite puisqu’il n’y a ni ventilateurs RGB ni contrôleur supplémentaire. Enfin, on finit par les plaquer grâce aux bandes velcros préinstallées de base. Pour l’EPS12V, un petit collier nylon peut s’avérer utile. 

La carte graphique :

Pour ce qui est de la carte graphique, deux choix d’offrent à nous, soit on fait remonter les PCIe par l’ouverture du cache alimentation, soit on passe de nouveau par les guides. Nous avons opté pour la seconde solution. Question d’habitude sûrement. 

Le stockage :

On termine rapidement par la partie stockage où nous n’avons utilisé qu’un seul et unique brin SATA sur notre petite CS650M. Ce dernier étant assez long pour relier la platine SSD et le disque dur dans sa cage. S’il l’avait fallu, on aurait pu réunir nos deux supports au sein de la cage HDD, c’est tout à fait possible. 

On termine le câblage par la partie données et là, on procède comme d’habitude à savoir : on masque le surplus dans la cage HDD. Il faut dire qu’il y a de la place à cet endroit, autant l’exploiter… D’autant qu’il n’y a pas de ventilateur positionné juste devant. On ne risque pas de perturber un quelconque flux d’air. 

Installation du ventirad et de la carte graphique :

Enfin, nous terminons le montage par la mise en place de notre ventirad et de la carte graphique. Dans le cas du dissipateur, rien de particulier à dire puisque ce H510 Flow dispose d’un large accès à l’arrière de la carte mère. La backplate est donc bien dégagée ce qui permet de la manipuler aisément. Finalement, la seule contrainte se fera au niveau du système de montage de votre dissipateur, mais ça, c’est une autre histoire. Mais il n’y aura pas besoin de tout sortir si on souhaite changer de système de refroidissement. 

La carte graphique quant à elle s’installe simplement en déposant sur son slot PCIe. Bien entendu on pensera à retirer les caches correspondant à l’emplacement de la carte avant de la positionner… Sinon, ça ne rentrera pas. 

Globalement :

NZXT H510 Flow montage final

Globalement, le montage à l’intérieur de ce H510 Flow s’est bien déroulé et il n’y a pas vraiment eu de grosse difficulté. Contrairement à la version Elite, on retrouve bien moins de câble à gérer du fait de l’absence de contrôleur ou de ventilateurs RGB. Selon nous, c’est un modèle plus accessible du point de vue cable management. 

Néanmoins, notre critique se portera encore et toujours sur la cage disque dur qui n’est pas pratique. En cas d’ajout ou de retrait de disque dur, il faudra tout ressortir et tout débrancher, clairement, ce n’est pas pratique. 

[nextpage title= »Protocole »]Nous avons mis à jour notre protocole de test afin de tester les qualités de nos boîtiers. Ainsi, nous évaluerons les prestations offertes par les différents modèles selon trois critères :

  • Isolation
  • Bruit de la ventilation d’origine
  • Flux d’air

NZXT H510 Flow protocole

Pour ce qui est de l’ajout de la ventilation, nous choisissons d’intégrer deux Thermaltake Riin 14. Ils prendront place dans le haut du boîtier en extraction et en façade (haute) en aspiration. 

Configuration :
  • Configuration :
    • Processeur : AMD Ryzen 7 1700X
    • Carte mère : Asus Crosshair VI Hero
    • Carte graphique : ASUS HD 7970 de référence
    • Ventirad : be quiet! Dark Rock 4
    • SSD : Corsair Force GS180 Go
    • Disque dur : Seagate Barracuda 2 To
    • Alimentation : Corsair CS650M

[nextpage title= »Tests »]

Tests

Flux d’air :

La ventilation supplémentaire prend la forme de deux ventilateurs Riing 14 de Thermaltake, placés dans le haut du boîtier, en extraction.

Flux d’air CPU, ventilation d’origine puis complétée :

On commence tout d’abord avec la température de notre CPU. On garde la façade ainsi que la partie supérieure de notre boîtier de test. Voyons si le flux d’air est suffisant pour le bon refroidissement du Ryzen 7 1700X.

H510 Flow températures CPU 1

On commence donc notre série de relevés avec la température du processeur qui s’effectue avec un boîtier dans sa configuration en sortie de boîte. En terme de température, on peut le voir, le CPU a tendance à monter assez haut, plus de 70°C avec une ventilation à bas régime. C’est normal, le moulin présent en façade n’arrose que le bas du boîtier, notre Dark Rock 4 ne profite donc d’aucun flux supplémentaire. En revanche, en 12V, on sent que l’apport supplémentaire en air est grandement bénéfique à notre Ryzen 7 1700X. 

Finalement, il faudra vraiment ajouter un moulin dans le haut de la façade pour obtenir les meilleures températures possibles. En faisant ainsi, on obtient un peu plus de 55°C. 

Flux d’air CPU ventilation d’origine sans façade ni top :

Afin de s’assurer du facteur limitant dans l’histoire (et à quel point), nous retirons le dessus ainsi que la façade du boîtier. Le but ici est de montrer les performances brutes de la ventilation intégrée.

H510 Flow Isolation température CPU 2

En retirant la façade, forcément, on gagne en température, même si elle est alvéolée ou non. Cependant, ces gains restent modérés par rapport à d’autres boîtiers, même si les températures finales restent plus élevées que la concurrence. Souvenez-vous, il n’y a rien qui arrose directement le ventirad CPU. 

Flux d’air GPU, ventilation d’origine puis complétée :

On réitère l’opération, mais avec des mesures effectuées sur la carte graphique. Ici, nous testons avec ventilation d’origine et ventilation complétée.

H510 Flow températures GPU 1

Toutefois, si le fait d’avoir qu’un ventilo dans le bas de la façade n’est pas très agréable pour le processeur, pour la carte graphique, c’est « yolo ». Effectivement, on obtient parmi les températures les plus basses du classement, même à bas régime. Par ailleurs, à plein régime, on pourrait avoir mieux. 

Finalement, ça ne surprendra personne, mais le fait de compléter la ventilation en haut de la façade n’a presque aucun effet sur le refroidissement du GPU. Enfin, 3°C, restent toujours bon à prendre. 

Flux d’air GPU ventilation d’origine sans façade ni top :

Nous refaisons le même test, mais en retirant la façade et le top du boîtier. Voyons comment cela influera sur les températures de la carte.

H510 Flow température GPU 2

Si on retire la façade, on parvient de nouveau à réduire la température sur notre vieille HD 7970. Cependant, face à la version Elite du H510 les gains sont plus ténus. Il faut dire qu’une façade perforée, ça respire mieux que du verre plein et cela se voit ici. 

Isolation :

Ici, nous mesurons simplement le bruit émit par notre config lorsque l’on fait tourner le refroidissement CPU et refroidissement GPU très vite.

NZXT H510 Flow isolation

Clairement, ce H510 Flow n’est pas le boîtier qui isole le mieux. En même temps, cela se comprend aisément : face avant en acier et perforée, inutile d’aller plus loin. À contrario, les modèles avec façade en verre ou avec un matériaux isolant parviennent à mieux retenir le bruit. 

Bruit de la ventilation d’origine :

Cette fois-ci, nous mesurons le bruit émit par la ventilation d’origine du boîtier. Pour cela, la configuration tourne en idle (ventilation CPU et GPU au minimum) pendant que les relevés sont effectués successivement en 5V, 8V et 12V sur la ventilation du boîtier.

H510 Flow bruit

On termine avec le bruit généré par la ventilation de base. À ce niveau, à plein régime, le H510 Flow génère 38,5 dB à plein régime, on ne va pas se mentir, c’est plutôt audible. En revanche, ce que l’on entend le plus, c’est l’air s’engouffrer à l’intérieur du boîtier. 

Fort heureusement, en réduisant la vitesse de la ventilation, le bruit est déjà moins présent : 34 dB. Pour finir, on pourra se permettre de faire fonctionner les deux ventilateurs à basse vitesse pour ne plus avoir de bruit. 

Sinon, il faudra faire attention au bruit des disques durs si vous en avez. En l’état, ce modèle ne masque nullement le bruit de grattage ou de fonctionnement de vos HDD. 

En résumé :

Dans les grandes lignes, ce H510 Flow permet à NZXT de proposer un boîtier avec une faible contrainte au niveau du flux d’air. On a pu voir ce que cela donnait sur notre carte graphique notamment. En revanche, nous ne pouvons que vous conseiller d’ajouter au moins un ventilateur dans le haut de la façade si vous voulez que votre ventirad CPU soit correctement arrosé. En l’état, la ventilation profite surtout à la carte graphique. 

Côté isolation, il n’y a pas de secret, les façade perforées, ce n’est pas ce qu’il y a de mieux dans la réduction du bruit, au contraire et cela se sent au sonomètre. Par ailleurs, difficile d’avoir un bon flux d’air et une isolation au top. 

Pour finir, de base, les ventilateurs restent assez audible à plein régime… Enfin, surtout c’est surtout le flux d’air que l’on entendra. Heureusement, dès que l’on fait baisser leur régime, le bruit s’estompe rapidement. 

[nextpage title= »Conclusion »]

Nous arrivons maintenant à la fin de notre test du H510 Flow de NZXT. Alors, bon boîtier ou pas ? On vous dit tout !

Un meilleur flux d’air ! 

Avec cette version, NZXT voulait nous proposer un boîtier avec un flux d’air amélioré et c’est chose faite. Pour cela, la marque troque sa façade pleine (ou en verre) pour quelque chose de perforé. À l’arrivée, ça fonctionne et on retrouve des composants plutôt bien refroidit… Surtout notre carte graphique en réalité puisque le CPU est laissé pour compte dans l’histoire. Il faut dire que le ventilateur présent dans le bas de la face avant arrose peu, voire pas notre ventirad. Pour y remédier : installer un deuxième ventilateur. 

Cependant, cette nouvelle façade dégrade la qualité de l’isolation phonique et, potentiellement, on pourra se retrouver avec un PC plus bruyant que la concurrence. Cela dépendra surtout du choix de vos composants. 

Un montage aisé !

Autrement, NZXT réutilise le même châssis que les autres boîtier de la série. En résulte donc un modèle facile à monter et à câbler d’autant que des guides sont présents. Idem, sans ventilateurs lumineux ni contrôleur quelconque, on se retrouve avec moins de câble à gérer. Le câblage est donc facilité.

NZXT H510 Flow logo

Et à côté de ça ? 

À côté de ça, la marque continue de nous proposer un boîtier sobre et ce, malgré une face avant différente. D’ailleurs, en ce qui concerne la réalisation, il n’y aura pas vraiment de critique négative puisque la finition est bonne et la peinture reste bien appliquée. 

Cependant, s’il faut trouver à redire, on peut regretter un panneau de contrôle trop réduit : un second USB Type A serait le bienvenu. Idem, la cage disque dur n’est clairement pas la plus agréable à manipuler, devoir tout débrancher et ressortir à chaque fois que l’on veut ajouter/enlever un support de stockage, c’est pénible. Et pour finir, on aurait bien aimé une compatibilité avec les radiateurs de watercooling en 360 mm… Même si on peut déjà se faire plaisir avec du 280 mm. 

Un prix accessible

[affilizz-publication id= »qv170yi1f »]

Nous terminons par vous parlez du prix de vente qui est d’une centaine d’euros officiellement. Malheureusement, chez certains revendeurs ce prix ne sera pas toujours respecté et c’est bien dommage. Quoi qu’il en soit, à ce prix, le boîtier de NZXT reste plutôt bien placé, même si la concurrence reste rude sur ce secteur. 

En concurrent solide, on peut parler des Corsair 4000D Airflow ou du Phanteks P400A par exemple. Tous deux arrivent avec un support de radiateur en 360 mm et un cage HDD fonctionnels, points faisant défaut au modèle de NZXT. 

NZXT H510 Flow :

On a aimé :
  • Le design toujours aussi plaisant de cette série H500
  • L’encombrement réduit de ce modèle moyen tour
  • Les assistances pour le câblage
  • Le montage des ventilateurs avant sur platine amovible
  • Les câbles moins nombreux que sur le Elite : câblage facilité
  • Le flux d’air amélioré grâce à la façade perforée
  • Le bon refroidissement de la carte graphique
  • Le prix qui reste contenu
On a moins aimé :
  • Le panneau de contrôle trop limité (manque au moins un USB type A)
  • La cage disque dur qui mériterait d’être améliorée
  • Le manque de support de radiateur de watercooling en 360 mm
  • Le flux d’air d’origine trop dirigé sur la carte graphique au détriment du CPU

À l’arrivée, nous choisissons de décerner l’argent à ce boîtier signé NZXT. Certes, c’est un modèle qui présente bien et qui proposera une expérience globalement agréable. Cependant, gardez à l’esprit qu’autour des 100 €, ce secteur est ultra concurrentiel on trouvera sans mal un modèle comblant les lacunes de ce H510 Flow. On pense surtout à la cage HDD, au panneau de contrôle un poil trop sobre ou au support de radiateur de watercooling. Toutefois, si vous pouvez passer outre, c’est peut être un boîtier fait pour vous !

Un grand merci à NZXT !