Les « brico-bidouilleurs » du net, on aime ça et cette fois-ci, nous avons une nouvelle expérience impliquant un ventirad, un chiller et une carte graphique (ça sonne comme le début d’une mauvaise blague). Le gars découpe le dissipateur aircooling, le relie au chiller en découpant l’embout des caloducs et le monte sur la carte graphique. Les résultats ? Des perfs en plus et un meilleur refroidissement du GPU !
Un ventirad découpé, relié à un chiller puis monté sur une carte graphique !
Ça, c’est le genre d’expérience marrante que l’on aime bien suivre puisqu’un vidéaste a simplement démonté son dissipateur Peerless Assassin de Thermalrigh et découpé l’embout des caloducs. Il a ensuite relié la structure à un chiller qu’il a ensuite monté sur deux cartes graphiques : une RTX 3070 et une GTX 960. Bien sûr, un liquide contenant de l’antigel était utilisé parce que l’eau descendait sous les 0 °C. Enfin, pour éviter la condensation, les cartes graphiques ont été isolées.
Mine de rien, c’est une idée originale, qui porte ses fruits et qui fonctionne. Effectivement, ce système s’avère efficace et la RTX 3070 gagne en moyenne 10 % de performances en plus grâce à ce bricolage. Sur Shadow of The Tomb Raider, la carte passe de 203 FPS @stock à 235 FPS avec ce système. Parfois, un bon OC suffit à tirer le plus de performance comme sur Forza 5 dont le framerate passe de 129 FPS à 142 en OC, là où notre ventirad modifié, ne permet que d’atteindre 140 FPS. Précisons aussi que le GPU atteignait une température d’un peu plus de 20 °C.
Du côté de la GTX 960, cette solution est efficace puisqu’elle maintient la puce à 5 °C avec ce système. Du côté des performances, les gains obtenus sont en moyenne de 17 % et sous Call of Duty: Black Ops 7, c’est un gain de 11 FPS.
Bref, c’est un système qui permet aux GPU, avec des températures plus faibles, de monter plus haut en fréquence. On parle de + 200 MHz pour la GTX 960 tout de même ! Bien entendu, même si c’est rigolo sur le papier, à ne pas reproduire chez vous !
[nextpage title= »Introduction »]Lorsqu’on réalise des tests boîtiers sous l’angle modding, impossible de ne pas parler de Thermaltake. Depuis de nombreuses années, leurs châssis se veulent adaptés au watercooling custom. La marque l’encourage et organise régulièrement des compétitions, dont le fameux Casemod invitational. Bien sûr, on peut assembler une configuration tout à fait classique dans ce Thermaltake View 600 TG mais… nous allons le pousser un peu plus loin !
Thermaltake View 600 TG : rencontre avec un géant
Il est tout simplement immense. Châssis E-ATX de la catégorie « grande tour », le View 600 TG affiche des dimensions de 569 x 249 x 584 mm. Bien sûr, on a vu plus grand. Mais le rapport hauteur/largeur donne une impression de verticalité presque absurde. La chambre principale intégralement vitrée (vitre en quatre parties séparées) semble terriblement haute. Même la chambre alimentation parait démesurée.
Le langage visuel général est dans la continuité de ce que propose Thermaltake depuis deux ans. Notre édition MintStrawberry met à l’honneur les nouveaux schémas de couleurs de la marque. On aime ou on déteste, mais on ne reste pas indifférent. De multiples surfaces grillagées couvrent la chambre PSU et l’arrière du boîtier, toutes munies de filtres à poussière. Idem sous le châssis. Côté matériaux, on alterne entre acier et plastique. L’ensemble est de très bonne facture même si on peut observer un léger ploiement en partie haute lorsque les vitres sont retirées et qu’une charge est appliquée (la hauteur n’y est pas pour rien).
Retrait des panneaux
On alterne entre différents systèmes de fixation. Certains panneaux sont fixés par des clips, d’autres par des vis à main, d’autres encore par des vis cruciformes standards. Le maintien des quatre vitres est également différent de l’une à l’autre. Rien de compliqué cependant et le géant est prêt à l’emploi en quelques minutes. On connait la fragilité du système de clips. L’ajout de petites vis complémentaires pour le soutien des grosses pièces (vitre principale par exemple) est rassurant. Bonne nouvelle ou aveux de faiblesse : le bundle contient des clips de rechange. À ce sujet, le kit accessoires est très complet : une multitude de vis en tous genres (y compris vis pour ventilateurs et radiateurs), standoffs, pièces de rechange (clips, passe-câbles caoutchouc, etc.), support anti-sag GPU, velcro pour cable management. Rien ne manque.
La chambre arrière est suffisamment large pour permettre une gestion aisée des câbles. La chambre PSU est grande, à l’image du reste, et accueille aussi les cages HDD.
Après ce premier tour du Thermaltake View 600 TG, on est en face d’un boîtier un peu effrayant. Par ses dimensions, mais aussi par la multitude d’options offertes, presque trop ? Entrons dans le détail.
[nextpage title= »Support Hardware »]
Thermaltake View 600 TG : support hardware
On espère sincèrement ne rencontrer aucune limite en terme d’intégration. Il faudra cependant composer avec quelques contraintes !
Carte mère
La page produit affiche la couleur puisque le View 600 TG se définit comme un « boîtier grande tour E-ATX ». Toutes les dimensions sont donc bienvenues et les standoffs fournis pour les cartes ITX, M-ATX, ATX et E-ATX.
Excellente nouvelle, les cartes mères à connecteurs inversés aux formats M-ATX et ATX sont supportées.
Support ventilateurs : la démesure
Côté, haut, arrière, mais aussi sur le cache alimentation : on peut installer jusqu’à dix ventilateurs en 120 ou 140 mm. L’airflow devrait être satisfaisant…
Support radiateurs
Parlons watercooling custom ! Car, on l’a dit, ce châssis force à considérer cette option. L’ensemble des remarques ci-dessous s’applique cependant aux AIO de mêmes dimensions.
Le fabricant liste trois emplacements radiateurs : haut, arrière et côté avec les compatibilités suivantes :
Arrière : 120 ou 140 mm
Haut : 120, 240, 360, 140, 280 ou 420 mm
Côté : 120, 240, 360, 140, 280 ou 420 mm
Attention, pour l’emplacement latéral, l’ensemble radiateur + ventilateurs ne devra pas dépasser 60 mm sous peine de heurter le cache alimentation (sauf si on se limite à 120 ou 240 mm en longueur). Seconde contrainte pour cet emplacement : la largeur du radiateur. En effet, celui-ci vient se placer sur un rail amovible légèrement creusé. Pratique pour le montage, il interdit en revanche la mise en place de nombreux radiateurs 420 mm (ou 140, 280). Ceux de la marque Thermaltake s’installent à la perfection (heureusement) mais, par exemple, notre HardwareLabs 420GTS dépasse franchement.
Mais ce n’est pas tout ! Bien que non listé formellement sur la fiche produit, rien n’interdit pourtant d’utiliser le support ventilateurs du cache alimentation pour fixer un radiateur (pas un AIO !). De 120 à 420 mm, tout est possible. D’autant que la hauteur du boîtier le permet aisément. On verra plus loin que nous avons utilisé cet espace.
On termine en signalant que l’ensemble des supports radiateurs et ventilateurs sont amovibles et rendent le montage aisé.
Refroidissement CPU
Si d’aventure, l’utilisateur décide de se lancer dans un View 600 TG aircooling, il bénéficiera d’un dégagement de 175 mm en hauteur, suffisant pour les 168 mm du Noctua NH-D15 G2 ou tout autre monstre du domaine.
Carte graphique
480 mm en longueur, 8 slots… peut-on encore parler de « limites ». Toutes les cartes graphiques du marché sont compatibles. Feature fréquente chez Thermaltake et retrouvée ici avec plaisir : les slots PCIe sont orientables à 90° en quelques instants pour autoriser l’installation verticale du GPU (riser non fourni). Si le GPU reste à l’horizontale, un support réglable anti-sag est fourni.
Les chambres arrière
Suffisamment large pour permettre la gestion des câbles sans la moindre difficulté, la chambre arrière est aussi munie de multiples points d’ancrage pour le cable management. Les SSD 2,5″ et HDD sont répartis entre la chambre arrière et la chambre alimentation (total de quatre au maximum).
Côté chambre alimentation, pas de réelle limite, car elle s’étend de façon ininterrompue sur toute la longueur du châssis. De quoi installer quelques surprises si on se passe des cages HDD (voir page suivante).
En face avant de cette même chambre, la marque propose en option un kit écran LCD.
[nextpage title= »La configuration »]
La configuration : beaucoup de radiateurs
Nous sommes partis d’un constat simple. Le facteur de forme du Thermaltake View 600 TG joue sur la hauteur. Il y a de la place. Presque trop ? Nous décidons de l’utiliser tout en jouant avec la seconde caractéristique des boîtiers actuels de la marque : les couleurs. Comme un rappel amusant de notre configuration ITX dans le Tower 250 Mint Strawberry, nous reprenons le même mélange de tons en version XXL. CPU et GPU seront sous eau, ainsi que les étages d’alimentation (VRM) de la carte mère.
La carte mère : on a dit watercooling
Série bien connue quand il s’agit de watercooling custom, les ASUS ROG MAXIMUS Formula sont des cartes d’exception. Elles sont ici représentées par la pire itération à ce jour : le modèle Z690. Victime à sa sortie de graves problèmes de corrosion, il a beaucoup fait parler de lui (et pas en bien). Nous avons la chance d’avoir sous la main un modèle non atteint par cet inadmissible défaut de conception. Et c’est une excellente carte en l’occurrence ! Bien que dispensable, le refroidissement liquide des VRM est un gage de longévité et une occasion supplémentaire de s’amuser quand on aime le custom. Précisons que la version Z790 n’était pas atteinte et propose peu ou prou le même support hardware.
La RAM ne sera pas mise sous eau, car nous avons la chance d’intégrer 32Go de ToughRAM RGB au projet. Thermaltake tient ici un design absolument superbe qui force le respect.
Le processeur
Ce n’est pas le modèle le plus haut de gamme de sa génération, mais il est très polyvalent et supporte fort bien l’overclocking : nous installons un Intel Core i7-12700KF. Douze cœurs et vingt threads, un très bon modèle de 12ᵉ génération, non soumis aux difficultés rencontrées par ses successeurs de 13 et 14ᵉ générations.
Waterblock CPU
Direction l’Australie avec un block de la marque Singularity Computers : le Plasma 2.Il existe plusieurs versions de ce même block. Celle d’aujourd’hui a la particularité de s’installer directement sur les fixations de l’ILM, qui doit donc être retiré. Nous ne conseillons pas cette manipulation si vous souhaitez le réinstaller peu après. En effet, le serrage à la remise en place doit se faire au couple (environ 1,4Nm). Sur-serrage et sous-serrage engendrent tous deux des problèmes.
C’est un excellent waterblock aux performances parmi les meilleures du marché. Son successeur, le Plasma 3 est déjà en chemin et sera prochainement testé à la rédaction.
La carte graphique : une rareté
Quel plaisir de la remettre en avant pour la deuxième fois cette année ! Petite pépite peu répandue, nous parlons de l’AMD RX 6900 XT LC Reference. Cette carte adopte un design Reference AMD, mais est refroidie d’origine par un AIOCooler Master. Ses performances très supérieures aux autres RX 6900 XT la place fréquemment face à la RX 6950 XT. Notre refroidissement d’origine méritait un changement des pads et de la pâte thermique… nous avons installé un nouveau waterblockAlphacoolà la place ! Pas d’inquiétude, l’AIO d’origine est intact et précieusement rangé dans sa boîte.
L’alimentation : Thermaltake
Une évidence pour ce build aux couleurs de Thermaltake, l’alimentation 1000 W est issue de leur gamme Toughpower GT, ici en version blanche Snow.
Radiateurs et ventilation : Monsta
Le Thermaltake View 600 TG peut supporter dix ventilateurs. Nous installerons donc dix ventilateurs Thermaltake Swafan ARGB ! Ils sont livrés avec un bundle ultra-complet qui inclut, entre autres, les pâles normales et reverse interchangeables sans outil. À noter que les performances sont légèrement moins bonnes avec les pâles inversées (débit et pression statique).
Côté radiateur, nous nous tournons vers Alphacool et son terrible Monsta. Avec ses absurdes 86 mm d’épaisseur, ce radiateur hors normes occupera à merveille l’espace disponible dans la chambre principale du boîtier. Nous le complétons, toujours chez Alphacool, d’un Nexxxos ST30 et d’un dual flow 360 mm. Bien plus de surface que nécessaire pour nos composants. Mais il va falloir assurer un débit suffisant !
Réservoirs et pompes
Nous signalions l’espace disponible dans la chambre PSU. Utilisons-le. Pour assurer la circulation du liquide de refroidissement, nous choisissons un combo réservoir-pompe DDCAlphacool suivi d’une seconde pompe de la même marque (VPP Apex). Ils prendront place en partie basse du châssis.
Tentons maintenant d’assembler le tout.
[nextpage title= »Le montage »]
Thermaltake View 600 TG : l’expérience de montage
Il y a de la place, mais nous avons chargé la configuration et le watercooling à l’extrême. Que vaut l’expérience de montage dans ce grand boîtier ?
Préparation de la carte mère
On installe précautionneusement notre Intel Core i7-12700KFsur son socket puis on fixe le waterblock Singularity Computers Plasma 2 directement sur les vis de l’ILM. C’est aussi l’occasion d’installer nos quatre barbedfittings sur le CPU et les VRM. Tout droit sortis d’une époque pas si lointaine (et encore utilisés fréquemment en milieu professionnel), ces fittings ne nécessitent pas de couronne de serrage.
Nous terminons la préparation de la carte par l’ajout d’un SSD M.2 et de nos superbes barrettes de RAM Thermaltake ToughRAM.
Préparation et installation des radiateurs
Tout d’abord, nous fixons les ventilateurs daisy chainables sur les radiateurs ainsi que les fittings. Nous nous assurons d’installer les bonnes pâles pour chaque groupe de ventilateurs. Les ventilateurs bas et latéraux seront en admission, les autres en extraction. L’air le plus frais bénéficiera donc au Monsta. Un seul câble magnétique par groupe de ventilateurs. Nul besoin de HUB vu le nombre de prises disponibles sur notre carte mère.
La fixation des radiateurs dans le boîtier est un jeu d’enfant grâce aux rails amovibles. Même le support cache alimentation peut être retiré via deux vis. Nous le reposons d’ailleurs sans le visser. On comprendra pourquoi par la suite.
Vu l’épaisseur et l’encombrement du Monsta, il est bon de s’assurer que tous les câbles en bas de carte mère sont raccordés.
Installation des pompes
Il n’y a pas de support ou perçage dédié à nos pompes dans la chambre alimentation. Nous préparons donc la perceuse, mais découvrons que le maillage de la grille en bas du châssis s’aligne parfaitement avec les vis du support Alphacool. Inutile de percer. Le retrait de tous les panneaux latéraux facilite l’installation, mais nous sommes tout de même face à l’étape la plus contraignante du build. On s’abîme un peu les mains sur les arêtes franches des panneaux. Le résultat est satisfaisant et parfaitement stable.
Des tubes, beaucoup de tubes
Une démesure de tubes. Il nous faut en effet raccorder entre eux :
4 radiateurs (le dual flow contient 2 radiateurs)
Waterblock CPU
Waterblock GPU
Waterblock VRM
Combo réservoir-pompe DDC
Pompe VPP Apex
Heureusement, l’immense espace offert par le boîtier rend le tout plutôt facile. Seuls les raccordements dans les chambres basse et arrière (oui, nous installons aussi des tubes parmi les câbles) sont un peu pénibles.
Un test d’étanchéité concluant plus tard, on passe au remplissage. Et ça va être long.
[nextpage title= »Verdict »]
Thermaltake View 600 TG : à l’usage
Le circuit est monté et étanche, mais avant de passer aux tests… il va falloir le remplir.
Avant les tests
Nous sommes ici face à un scénario peu favorable. En effet, le volume total du circuit est énorme tandis que le réservoir dont nous disposons est minuscule et peu accessible. Il faut donc s’armer de patience, décaler le Monsta et l’ensemble du cache alimentation (voilà pourquoi nous ne l’avions pas fixé) puis enchaîner les remplissages de réservoir et arrêt/marche des pompes jusqu’au plein complet. L’ajout de raccords quick disconnect aurait pu être envisagé afin de bénéficier d’un système de remplissage externe.
Quelques testsenfin
Nous n’avons pas vraiment de doute. La capacité d’accueil watercooling du boîtier est telle qu’il est presque impossible de le prendre en défaut.
Nous réalisons cependant les tests habituels : OCCT, Cinebench, benchmarks3D mark (port royal, time spy, extreme) et UningineValley. Peu représentatifs d’un usage réel, ces derniers nous permettent cependant d’établir un comparatif fiable avec d’autres configurations customs.
Les deux pompes sont fixées à 60%. Les ventilateurs suivent une courbe de ventilation standard.
Sans surprise, les températures sont basses voir très basses. Après deux heures sous Valley, notre GPU plafonne très exactement à 30°C. OCCT parvient à pousser le CPU jusqu’à 64°C. Time Spy Extreme amène le CPU en pic à 54°C et le GPU à 49°C. Les tests cumulés CPU/GPU ne permettent jamais de dépasser ces valeurs. La grande capacité de refroidissement cumulée à l‘inertie thermique du circuit (du fait du volume de liquide) font que nos composants peuvent subir n’importe quel scénario d’usage sans transpirer.
En pratique
Passé les benchmarks, que vaut ce boîtier au quotidien ? Sur le bureau, il en impose ! Mais son encombrement n’est, étonnamment, pas si important. Très haut et long, il est en revanche peu large (249 mm). On s’en accommode bien. La très grande surface vitrée (non teintée) permet d’admirer les composants, le watercooling et le RGB d’excellente facture des ventilateurs et de la RAM (piloté par le logiciel de la marque). Le coloris Mint Strawberry donne définitivement le sourire et attire généralement des remarques enthousiastes de la part des visiteurs.
Côté bruit, on est dans la moyenne. Peu d’efforts sont faits pour isoler le boîtier (priorité aux vitres) mais les ventilateurs Thermaltake Swafan sont particulièrement discrets. Les pompes bénéficient des supports caoutchoucs fournis par Alphacool. On entend la DDC mais rien de dérangeant. Il est possible de réduire encore sa vitesse au besoin (au vu des performances thermiques décrites plus haut).
Tous les filtres à poussière sont facilement accessibles pour l’entretien.
En jeu, les composants restent terriblement frais. Le GPU a le bon goût d’être quasiment dénué de tout coil whine. Un vrai bonheur pourvu qu’on apprécie la présence du monstre à nos côtés. Par ailleurs, on est toujours fans de ses couleurs hors du commun.
Assez rapidement, on se prend à imaginer d’autres configurations possibles, d’autres interprétations. Les possibilités sont nombreuses ! Dès lors, la graine est plantée et le View 600 nous rappelle ce qu’on aime tant chez Thermaltake : l’appel à la créativité de l’utilisateur.
Conclusion
Notre Thermaltake View 600 TG surprend autant par ses couleurs que par ses dimensions. Pour l’utilisateur, il offre deux approches diamétralement opposées.
La première consiste à assembler une configuration classique. Dans ce cas, l’absence totale de limitation dans le choix des composants et la facilité d’accès garantissent une expérience plaisante.
La seconde option consiste à tenter de tirer parti des options watercooling et modding du boîtier. C’est là qu’il se révèle d’après nous. Comme beaucoup de boîtiers Thermaltake, il refuse la banalité et force presque l’utilisateur à exprimer sa créativité.
Il faut alors lui donner du temps, apprécier l’expérience de montage autant (voir plus) que le produit fini. En cela, il refuse la récompense immédiate, mais propose une satisfaction différée bien plus valorisante. C’est un parti pris qui ne fera pas consensus et… tant mieux !
Nouveau bon plan avec, cette fois-ci, un kit watercooling tout-en-un de chez Arctic, un Liquid Freezer III Pro 360. Ce dernier, passe en promotion chez Amazon à un prix de 88,99 €. Le prix est bon, surtout quand on considère son prix de 120 € environ. Et pour ce prix, nous avons un kit qui se distingue de la concurrence.
Arctic Liquid Freezer III Pro 360 : le kit vendu 89 € chez Amazon !
Avec ce kit, nous retrouvons un modèle équipé d’un radiateur en 360 mm. Attention cependant, puisqu’il est particulièrement épais : 38 mm. Le but est d’augmenter la surface d’échange afin de maximiser les températures. Quant au refroidissement, ce dernier est assuré par trois ventilateurs P12 Pro en 120 mm. Ces derniers proposent une ventilation puissante avec une grosse plage de vitesse comprise entre 600 et 3000 tr/min. Si le flux d’air affiche 77 CFM, la pression statique est importante avec 6,9 mmH2O. Normalement, ils ne devraient pas avoir de mal à pousser l’air frais au travers du radiateur.
Du côté de la pompe, cette dernière bénéficie d’un système de montage permettant un positionnement décalé de cette dernière sur la surface du CPU. De cette manière, la plaque froide est placée pile au-dessus du point chaud de votre processeur Ryzen ou de votre Core Ultra 200. De plus, pour les sockets Intel, Arctic propose son propre contact frame afin de corriger la planéité de l’IHS des processeurs en LGA-1700 et 1851. Enfin, on n’oubliera pas de parler de la présence d’un ventilateur sur le bloc pompe dont le rôle est de refroidir les éléments situés autour du socket.
Bref, à moins de 90 € le kit, le prix est bon. Il faudra simplement veiller à la place dans le boîtier, car 38 mm d’épaisseur pour un radiateur, ça ne passe pas partout, attention à cet aspect !
Cooler Master prévoit le lancement d’un nouveau boîtier haut de gamme avec le Cosmos Alpha. Il s’agit d’un modèle haut de gamme dont on a déjà parlé à cette adresse. Cette fois-ci, nous avons une première indication du prix grâce à la conversion du yuan chinois, et clairement, la facture sera elle aussi haut de gamme !
Cosmos Alpha : une facture de $425 !
Pour rappel, avec ce boîtier, nous avons affaire à une grosse référence dont le plateau de la carte mère est compatible avec les plus grosses références du marché. On parle de modèles E-ATX et SSI-EEB notamment. Pour le ventiradCPU, il n’y a virtuellement aucune contrainte avec un support des références de 186 mm tandis que le support des cartes graphiques atteint les 40 cm en longueur. Côté alimentation : 240 mm de profondeur, c’est propre.
Le boîtier est orienté flux d’air avec une grille avant comportant de grosses ouvertures hexagonales reprenant la forme du logo de la marque. Derrière celle-ci se trouvent deux gros ventilateurs de 200 x 38 mm installés d’origine, de quoi apporter un gros flux d’air à la configuration.
Mais le plus important reste l’adoption du système FreeForm 2.0 qui permet un ajustement du plateau de la carte mère afin d’y monter, par exemple, un gros radiateur de watercooling. Dans tous les cas, le câblage ne devrait pas être problématique avec un dégagement de 53 mm pour le passage des câbles.
Bien entendu, le panneau de contrôle est toujours très complet avec quatre USB-A et deux USB-C. Sinon, les panneaux latéraux sont montés sur des charnières tandis qu’un support GPU est présent de série. On retiendra aussi le choix d’une construction qualitative avec des parties en aluminium.
Tout ceci se ressent sur la facture avec un affichage à 3499 yuans en Chine. Après conversion, cela nous fait $425. Reste à savoir quel sera son montant en Europe, mais on s’attend à quelque chose de salé, ça, c’est sûr.
Direction les États-Unis où l’on apprend qu’un réseau de contrebande a été démantelé grâce à l’arrestation de deux personnes qui expédiaient illégalement des GPU IA en provenance des États-Unis en direction de la Chine. Dans cette histoire, un virement suspect en provenance de l’Empire du Milieu a mis la puce à l’oreille des autorités américaines !
Démantèlement d’un réseau de contrebande de GPU IA aux États-Unis !
Dans les grandes lignes, les autorités américaines sont parvenues à stopper un réseau de contrebande dont le rôle était l’expédition de cartes H100 et H200 vers la Chine. Il s’agit là de carte interdite à l’export puisqu’elles ne respectent pas les seuils de performance par interconnexion fixés par l’administration pour être envoyé dans l’Empire du Milieu. Comme vous le savez, les Américains limitent leurs exports de produits de haute technologie pour éviter que la nation ne se développe avec leurs technologies.
Ici, le mode opératoire était simple puisque le réseau reconditionnait des cartes graphiques depuis un entrepôt également basé aux États-Unis. Là-bas, les cartes changeaient de marque au profit de SANDKYAN, ce qui permettait de classifier la marchandise. Ensuite, la destination finale de la cargaison était masquée. Cependant, ce qui a mis la puce à l’oreille des autorités, c’est un virement reçu depuis la République Populaire de Chine. Ce virement a simplement attiré l’attention, une enquête a été menée et le réseau est tombé !
Visiblement, la Chine est encore dépendante des cartes de NVIDIA pour son développement technologique. Or, les dernières informations que nous avions faisaient état de cargaisons de carte bloquées et saisies en douanes. Une situation qui tranche radicalement avec celle décrite ici.
Néanmoins, pour les États-Unis, la tâche est ardue puisque la Chine est un pays vaste qui dispose de nombreuses relations internationales. Il n’est alors pas compliqué pour elle de se procurer des cartes pourtant interdites. On se souvient des palettes de RTX 5090 retrouvées là-bas et bien emballées d’ailleurs. De plus, le financement des réseaux de contrebande est aussi une solution, la preuve.
La semaine dernière, nous apprenions que Crucial fermerait ses portes début 2026. En effet, Micron veut mettre un terme avec son business grand public, puisque jugé, pas assez rentable. Attention, nous ne sommes pas en train de dire que la marque était déficitaire, mais que les bénéfices ne sont pas assez élevés aux goûts de la maison mère. En 2025, l’IA, c’est« the place to be » comme, dirait l’autre. En attendant, la marque était enregistrée comme exposant dans des événements avant que la décision ne soit rendue publique. Comme le Comic Con en Inde !
Crucial, malgré la fermeture annoncée, est présent au Comic Con en Inde !
Dès lors, la marque était présente au Comic Con en Inde, plus drôle (ou triste, ça dépend des points de vue), elle exposait ses produits sur son stand. On parle ici de barrettes de RAM et de SSD internes et externes. Bref, tout ce qui fait partie de son catalogue. Néanmoins, l’ambiance sur le stand devait être bizarre et la motivation ne devait pas être au beau fixe. Comment présenter avec entrain des produits, quand on sait que trois mois plus tard, le rideau sera baissé définitivement ?
Concrètement, sur le site dédié à l’événement, l’entreprise n’était pas annoncée comme exposant, mais elle était bien présente. Cela renvoie une sensation de décision de fermeture prise à la hâte finalement. Effectivement, les places d’exposant pour ce type d’événement sont tout sauf abordables. Si la décision avait été murement réfléchie, l’annonce aurait été faite après le Comic Con. Enfin, c’est comme ça que nous l’interprétons.
Quoi qu’il en soit, Micron sera bien évidemment présent lors du CES à Las Vegas. Cependant, nous ne savons pas encore ce qu’il en sera pour sa marque grand public. Mais pour éviter toute déception, il vaut mieux ne s’attendre à rien.
Récemment, Intel confirmait le support de son GPU BMG-G31 par son logiciel VTune Profiler. Cela a donc amorcé de nouvelles rumeurs comme quoi les bleus seraient sur le point de lancer une Arc B770 prochainement. Aujourd’hui, nous avons de nouvelles rumeurs, basées sur des déclarations douanières, qui indiquent que l’Intel Arc B770 pourrait afficher un TDP de 300W.
Arc B770 : la carte d’Intel à 300W de TDP ?
Dans les grandes lignes, on s’attend à ce que cette carte soit équipée d’un GPU BMG-G31. Ce dernier renfermerait alors 32 cœurs Xe2 tout en bénéficiant d’une partie mémoire reposant sur 16 Go de GDDR6, le tout, avec une interface de 256 bits. Cependant, la nouvelle information renseigne sur le TDP attendu pour cette référence : 300W, ce qui la place bien au-dessus des Arc B actuellement disponibles sur le marché. En effet, une B580, c’est 190W contre 150W pour la B570. Ici, nous sommes donc une gamme plus haute par rapport aux deux autres cartes de bleus. Côté performances, cette B770 pourrait offrir des performances équivalentes à une RTX 4070. Cela dépendra des paramètres finaux comme la fréquence par exemple.
En attendant, ces rumeurs ne sortent pas de nulle part puisqu’elles ont été alimentées par de récentes déclarations douanières. Ces dernières affiches des descriptions de bien : « N38341-001 RSDK 300W GPU BRKT ». En gros, ça mentionne un GPU d’une puissance de 300W, précédé d’un numéro de produit qui ressemble beaucoup à celui d’un produit grand public. À titre d’exemple, l’Arc B580 porte un code PCB N19826.306.
Pour le moment, cela n’indique pas qu’une nouvelle carte arrivera prochainement sur le marché, mais que l’entreprise teste, en interne, du nouveau matos. Reste à savoir s’il verra le jour et si oui, sous quelle forme. Si l’arrivée d’une nouvelle carte de jeu reste possible, n’oublions pas non plus le secteur pro où Intel semble s’être fait une place récemment avec son modèle Arc Pro B50.
Bientôt la fin des PCB tels qu’on les connaît ? Peut-être, puisque la firme chinoise PCBAIR (basée à Shenzhen), vient d’annoncer ses capacités de production d’un PCB en verre de 8 couches. Les avantages sont nombreux et la technologie pourrait faire son chemin dans le secteur professionnel et HPC dans un premier temps.
PCBAIR : la firme chinoise annonce être capable de produire des PCB en verre !
À mesure que les performances de nos composants électroniques augmentent, les contraintes aussi. On parle notamment de chauffe et de consommation, ce qui applique un stress sur les circuits imprimés. Pour ça, d’autres possibilités sont recherchées et le verre semble être l’une d’entre elles. En effet, ce matériau semble être un excellent candidat pour remplacer le circuit imprimé classique, et ce, pour plusieurs raisons.
En premier lieu, nous retiendrons une excellente résistance mécanique avec moins de dilatation thermique et une meilleure planéité. Dans les grandes lignes, le verre se comporte davantage comme le silicium. D’ailleurs, à l’usage, cela engendre moins de stress sur les soudures, en découle, une meilleure fiabilité sur le long terme.
Ensuite, nous pouvons citer une meilleure capacité d’intégration avec des vias plus petits (20 µm), mais aussi plus resserrés avec un pitch inférieur à 100 µm. Cela permet des intégrations plus denses, notamment pour les conceptions empilées.
Enfin, nous pouvons aussi parler de performance puisque le verre permet une meilleure intégrité du signal avec moins de perte diélectrique que l’époxy utilisé traditionnellement dans les PCB. On parle d’une amélioration de l’efficacité de la transmission du signal de 15 à 20% pour les applications hautes fréquences.
Bref, tout ça pour dire que la firme chinoise PCBAIR est désormais capable de produire ce type de PCB. Enfin, nous apprenons que la technologie de la firme est compatible avec les lignes d’assemblage classique, ce qui assure une transition plus fluide pour les clients désirant se lancer.
Nous avons rapidement émis des doutes concernant la stratégie de Valve et sa Steam Machine qui doit sortir en 2026. Au rang des difficultés, évidemment, c’est le prix qui pose problème puisque de nombreuses fuites évoquent un positionnement à 900$ (soit à minima 1100€ en Europe avec les taxes). Le calendrier semble en plus très défavorable avec la crise sur la RAM qui devrait agiter le marché pendant une grande partie de l’année 2026. Mais une autre rumeur fait état d’un changement de stratégie de Valve sur le sujet. Restons prudents cependant puisque ces « fuites » sont annoncées (voir plus bas) par l’inénarrable MLID, qui, comme nous le répétons ici, entend des voix un peu trop souvent. D’après l’oracle youtubien, Valve serait tenté de vendre sa Steam Machine sans Ram ni SSD afin d’afficher un prix inférieur à 500€.
Les embuches se multiplient pour la Steam Machine
De cette manière, les futurs acquéreurs d’une Steam Machine pourront se tourner vers le marché de l’occasion ou encore chasser les bons plans afin de disposer d’un prix plus compétitif. Dit comme ça, la démarche peut paraître logique mais on peut aussi la considérer sous un autre éclairage. En effet, comme le Steam Deck, Valve va assurer la commercialisation de la Steam Machine. Intégrer la RAM et le SSD par ces temps de fortes turbulences est un risque majeur pour l’entreprise. En cas de retournement brutal des prix, c’est Valve qui devra par exemple sacrifier ses marges pour liquider ses stocks. Car soyons lucides, si trouver un bon plan ou une bonne occasion sur un SSD ne devrait pas poser de gros problèmes à une large majorité, trouver de la DDR5 (So-Dimm) à un bon prix, va être un exercice périlleux. En plus assumer le bricolage (ouvrir la Steam Machine pour l’équiper de RAM et SSD) ne semble pas vraiment coller avec l’image initiale que le projet ambitionne. Dans ces conditions, autant basculer 100% sur le marché de l’occasion et éventuellement faire tourner un PC plus puissant sous Steam OS.
Bref, ce lancement ne s’annonce pas spécialement sous les meilleurs auspices…
Ce matin, nous apprenions la (bonne) nouvelle concernant une carte mère en provenance de chez Maxsun. Effectivement, la Z890 Vertex de la marque, un modèle XOC, débarque en Europe à un prix de 299 €. Son principal intérêt face aux modèles concurrents d’ASUS, MSI, Gigabyte ou encore ASRock ? Un prix de vente très allégé.
La Z890 Vertex de Maxsun arrive en Europe à 300 € !
Avec cette carte mère, Maxsun propose une référence au format ATX. Cette dernière s’équipe d’un chipset Z890 et d’un socket LGA-1851. C’est donc un modèle sur lequel on montera un Core Ultra 200K sans problème. De plus, le processeur profite de gros étages d’alimentation avec 20+1+1 phases.
Comme on peut le voir, la connectique est plutôt fournie et met en avant trois lots PCIe dont deux en 5.0 x16 et un dernier en 4.0 x16. Pour le stockage, nous retrouvons quatre M.2 dont un en PCIe 5.0 x4 tandis que le reste bénéficie d’une interface PCIe 4.0 x4. Enfin, quatre SATA ferment la marche.
Mais, la partie intéressante réside dans la partie mémoire qui ne dispose que de deux slots DDR5. Ces derniers pourront encaisser jusqu’à 128 Go de RAM, mais la fréquence pourra atteindre les 9200 MT/s. Reste à savoir comment cette partie a été travaillée pour favoriser la montée en fréquence.
[affilizz-publication id= »zelszdf »]
Contrairement à ses concurrentes, la carte est un peu moins riche en fonctionnalités que les modèles de ses confrères, cependant nous retrouvons toujours le nécessaire pour un démarrage hors boîtier avec un petit debug LED. Le cache I/O dispose d’un écran pour la surveillance des infos liées au PC. Reste à voir dans quelle mesure c’est utile en cas d’OC extrême sous azote avec tout l’isolant qui va bien.
Bon, si cette carte n’a pas la même aura qu’une ASUS Apex ou qu’une Gigabyte Aorus Tachyon, elle a le mérite d’être proposée à un prix deux fois inférieur à celui de ses concurrentes. Au vu du prix, on peut donc se laisser tenter et qui sait, il s’agit peut-être d’une excellente surprise !