La RAM est en train d’atteindre des prix de zinzin comme en témoigne la hausse de 172% constatée sur le marché spot qui se poursuit depuis juillet. Cela se ressent sur les prix finaux et les consommateurs se retrouvent à payer la facture. Actuellement, difficile de trouver un pack de 32 Go de DDR5 sous les 200 € en boutique. Le responsable ? La demande délirante de l’IA et son appétit grotesque en mémoire !
L’IA responsable de la hausse de 172% des prix de la RAM !

Dans les grandes lignes, nous retiendrons que les prix de la mémoire sont complètement en train de péter. Visiblement, le gros appétit de l’IA dans le secteur est responsable de ces hausses tarifaires puisque ce secteur est en train de cannibaliser complètement les stocks et la production de puces mémoires. Pour se faire une idée, Samsung et Sk Hynix, deux des principaux producteurs mondiaux, n’arrive pas à honorer toutes les commandes. Actuellement, le taux de satisfaction des commandes est d’environ 70%, ils n’arrivent donc pas à satisfaire la demande. Pire encore, les stocks de sécurité sont également engloutis, ce qui fait que les prix partent à la hausse.
Plus précisément, il est mentionné qu’un constructeur qui devait payer une puce de 16 GB $7 se retrouve maintenant à payer $13… Le prix fait x2. Il n’est alors pas surprenant de voir les prix exploser, même pour le secteur du grand public. Il y a fort à parier que SK Hynix, Samsung ou même Micron redirige des chaînes de production vers de la RAM serveur, celle qui est fortement demandée actuellement (et plus rentable) et délaisse la mémoire grand public.
Les effets se font sentir concrètement à l’heure actuelle puisque Top Achat ne liste plus aucun kit 32 Go (2×16 Go) de DDR5 sous les 200 €. Même les kits d’entrée de gamme Textorm sont à 215 € environ pour de la 6400 MT/s. Sur Amazon, les kits populaires de type Corsair Vengeance se retrouvent à 153 € avec une promo de 24% là où on pouvait les avoir pour moins de 100 € en août/septembre dernier.
Si l’on en croit le PDG d’ADATA, ces prix délirants pourraient s’inscrire dans le temps. De son côté, le PDG de Phison Electronics indique que cela pourrait durer une décennie.

