Les barrettes de chez CXMT franchissent 9000 MT/s et atteignent des timings CL28 à 6000 MT/s

Le marché de la mémoire vive connaît une évolution rapide, portée par les capacités de la firme CXMT. Alors que les pénuries de composants affectent les géants mondiaux, le fabricant chinois progresse très rapidement et propose maintenant des composants avec des performances remarquables. Des démonstrations récentes montrent que les kits DDR5 utilisant ces puces atteignent désormais des vitesses de 9000 MT/s et des timings de latence très compétitifs.

A screenshot showing CPU-Z details of an AMD Ryzen 9 7980X3D processor on a Colorful X670E VALCAN W motherboard, alongside a RunMemtestPro interface indicating 48,173 MB total memory with tests showing an average coverage of 114.16%.

Le constructeur de cartes mères Colorful a mis en lumière ces progrès lors d’une présentation utilisant sa carte mère X870E Vulcan W OC. Équipée d’un design à double DIMM dédié à l’overclocking, la plateforme a permis de pousser un kit iGame Shadow II (24 Go x 2) basé sur des puces CXMT, à 9000 MT/s. Ce résultat a été obtenu avec un processeur AMD Ryzen 7 9800X3D, le système restant stable lors des tests de mémoire RunMemtestPro avec une couverture moyenne de 114,6 %.

Des timings CL28 et CL30 à 6000 MT/s

Si la vitesse de transfert est impressionnante, la latence reste un critère crucial pour les utilisateurs exigeants. Dans un second test sur la même configuration, mais avec un Ryzen 5 9600X, le kit a fonctionné à 6000 MT/s avec une tension de 1,4 V. Les timings par défaut EXPO de CL30-38-38-76-144 ont été chargés, permettant d’atteindre des performances de lecture de 58,7 Go/s et d’écriture de 81,1 Go/s selon AIDA64.

Colorful n’est pas le seul à avoir démontré ces capacités. ASUS a également testé des configurations similaires sur ses cartes mères pour AMD et Intel, utilisant des modules de 16 Go et 24 Go. Ces tests ont confirmé la possibilité d’atteindre des timings CL28 et CL30 à des fréquences de 6000 MT/s et au-delà. Selon les rapports, ces résultats prouvent que la barrière de fréquence des puces domestiques a été levée, même si le goulot d’étranglement de la latence persiste encore un peu.

Ces avancées réduisent significativement l’écart avec les puces Hynix A-die ou M-die, souvent privilégiées pour les timings bas. Pour un joueur intensif, la différence entre des timings C36 et C28 peut offrir une amélioration notable du 1% low-frame, perceptible dans les titres AAA et les compétitions esports. Pour les tâches de rendu vidéo ou d’IA, une latence réduite permet également de gagner du temps d’exécution.

Il est important de noter que ces résultats proviennent de démonstrations techniques et ne signifient pas encore la disponibilité immédiate de kits de détail à ces spécifications extrêmes. CXMT liste actuellement des puces officielles jusqu’à 8000 Mbps. Néanmoins, la progression a été rapide, passant de 8000 à 8400 MT/s il y a quelques semaines à 9000 MT/s aujourd’hui.

Le principal avantage des modules CXMT réside dans leur disponibilité immédiate, contrairement aux stocks tendus des marques internationales. Cependant, les prix restent similaires à ceux de Samsung, SK Hynix ou Micron. Avec les pénuries actuelles, CXMT continue de produire de la mémoire grand public tandis que les géants mondiaux priorisent les segments IA premium, mais les accords à long terme avec les firmes chinoises pourraient bientôt réduire l’offre disponible.

Le Ryzen AI Max+ PRO 495 Gorgon Halo se montre

La base de données de benchmark Geekbench a récemment fait apparaître un modèle inédit de la marque GMKtec : l’EVO-X5. Ce système, non encore officiellement annoncé par le constructeur, permet d’identifier ses composants internes avant toute communication publique. Cette apparition précoce offre un aperçu des spécifications techniques de la machine.

GMKtec EVO-X5 mini-PC leaks with AMD Ryzen AI Max+ PRO 495 Gorgon Halo
EVO-X3

Le cœur du dispositif repose sur le processeur AMD Ryzen AI Max+ PRO 495. Il s’agit de la version la plus performante de la série Ryzen AI Max PRO 400, portant le nom de code Gorgon Halo. Cette puce représente une évolution de la plateforme Strix Halo, conservant les architectures Zen 5 pour le CPU et RDNA 3.5 pour le GPU.

Spécifications techniques détaillées

Le Ryzen AI Max+ PRO 495 dispose d’une architecture robuste avec 16 cœurs et 32 threads. Les fréquences de boost peuvent atteindre 5,2 GHz. La partie graphique est assurée par la puce Radeon 8065S, intégrant 40 unités de calcul qui tournent jusqu’à 3,0 GHz. L’unité de traitement neuronal (NPU) XDNA 2 est également présente, avec une puissance estimée à 55 TOPS.

Contrairement à son prédécesseur Strix Halo, qui supportait 128 Go de mémoire unifiée, le Gorgon Halo augmente cette capacité à 192 Go de LPDDR5X-8533. AMD indique que jusqu’à 160 Go de cette mémoire peuvent être configurés spécifiquement pour la partie graphique. Le TDP du processeur est configurable entre 45 W et 120 W.

Les tests Geekbench confirment ces spécifications : le système a été détecté avec 128 Go de mémoire installée et affiche une fréquence CPU maximale de 5,24 GHz. Le score Vulkan obtenu s’élève à 103 729 points. Bien que la base de données ait encore étiqueté le processeur sous le nom de Strix Halo, AMD identifie officiellement ce modèle comme le PRO 495 Gorgon Halo.

Anticipation de la production

Il est intéressant de noter que GMKtec avait déjà prévu d’équiper son modèle EVO-X3 du Ryzen AI Max+ PRO 495, avec une option de 192 Go de mémoire, avant la fin de l’année. L’apparition de l’EVO-X5 suggère que le constructeur prépare un autre système autour de ce même processeur.

AMD a annoncé la série en mai et a indiqué que les systèmes de ses partenaires OEM devraient arriver au troisième trimestre de 2026. Pour l’instant, aucune information officielle concernant le design, les configurations de mémoire, le prix ou la date de lancement du GMKtec EVO-X5 n’est disponible. Les détails restent donc dans le domaine des fuites et des spéculations.

 

Intel prolonge la vie de Raptor Lake face à la crise de la mémoire

Face à la situation actuelle du marché, Intel a annoncé une prolongation significative de la disponibilité de ses processeurs Raptor Lake et de la plateforme LGA1700. Robert Hallock, vice-président d’Intel, a confirmé que ces CPU continueront de jouer un rôle majeur dans l’offre de l’entreprise « pendant des années », motivé par un regain d’intérêt des utilisateurs pour les systèmes compatibles avec la mémoire DDR4.

Intel Raptor Lake Next

Cette décision est particulièrement notable car Intel dispose déjà de la plateforme LGA1851 avec les Core Ultra 200. Cependant, la hausse des coûts de la DDR5 a poussé de nombreux acheteurs à rechercher des configurations plus économiques basées sur la DDR4. Cela a entraîné une augmentation de la demande pour les processeurs Alder Lake et Raptor Lake, une tendance que la firme n’avait pas anticipée et qui l’oblige désormais à ajuster sa production.

Robert Hallock a été explicite concernant l’avenir de ces puces. Il a affirmé que les produits fabriqués sur le nœud commercialisé sous le nom Intel 7, comme les CPU Raptor Lake, resteront une partie essentielle du catalogue. Selon lui, « LGA1700 reste un bon socket » et il existe toujours une grande quantité de consommateurs intéressés par la RAM DDR4, ce qui justifie la poursuite de l’offre pour cette plateforme.

Une des principaux atouts de Raptor Lake réside dans son contrôleur de mémoire compatible avec la DDR4 et la DDR5, permettant de construire des ordinateurs puissants en réutilisant de la mémoire DDR4. Ce redémarrage inattendu a toutefois créé des tensions sur l’approvisionnement. Certains modèles ont vu leurs prix augmenter : le Core i5-14600K, souvent trouvé autour de 200 euros, approche désormais les 265 euros, tandis que le Core i7-14700K s’oriente vers les 400 euros.

Une stratégie de segmentation pour 2027

La continuité du socket LGA1700 prend tout son sens avec les informations sur « Raptor Lake Next », une nouvelle version de l’architecture prévue pour début 2027. Les fuites indiquent qu’Intel prépare de nouveaux CPU de la gamme Core 200 pour LGA1700, en maintenant la compatibilité avec les plateformes DDR4 et DDR5 existantes. Ces configurations pourraient atteindre jusqu’à 20 cœurs.

Cette approche permettrait à Intel de diviser son catalogue en deux segments distincts. Nova Lake et les futures plateformes seraient orientées vers les ordinateurs nouveaux et haut de gamme, tandis que le LGA1700 survivrait comme alternative économique. Un socket présenté en 2021 pourrait ainsi continuer à recevoir du support commercial jusqu’en 2027 et au-delà, une longévité inhabituelle (surtout pour la marque).

En parallèle, Intel travaille sur d’autres dérivés comme Bartlett Lake, bien que ces derniers soient destinés aux systèmes intégrés. La firme ne compte pas abandonner les générations actuelles, notamment avec les Core Ultra 200S Plus qui ont redonné un peu de vitamines à Arrow Lake. Pour les mois à venir, il semble qu’AMD et Intel re-focaliseront leurs efforts sur les plateformes DDR4 tant que les prix ne reviendront pas à la normale…

Iiyama lance son premier écran OLED gaming, 1440p 280Hz pour 450 €

La marque japonaise Iiyama a officiellement lancé son premier écran OLED dédié au gaming. Le modèle, baptisé Titan Falcon et intégré à la gamme G-Master, est désormais disponible chez les revendeurs. Il s’agit d’une entrée en matière technique majeure pour le constructeur, qui a présenté ce produit pour la première fois fin juin.

iiyama launches its first OLED gaming monitor, 1440p 280Hz Tandem WOLED for €450
G-Master GOB2701QSC-B1 Titan Falcon

Le Titan Falcon repose sur une dalle de 27 pouces de quatrième génération, identifiée comme META 3.0 WOLED. Cette architecture, développée par LG Display, utilise une structure de sous-pixels RGWB et une technologie Primary RGB Tandem OLED. Ce système comporte quatre couches émettrices de lumière, avec des émetteurs rouges et verts distincts, permettant d’atteindre une résolution 2560 x 1440 à 280 Hz de fréquence d’actualisation.

Des performances HDR et une garantie étendue

Les spécifications techniques affichent un temps de réponse GtG de 0,03 ms et un contraste statique de 1 500 000:1. Le panneau prend en charge la couleur sur 10 bits, couvrant 99,5 % de l’espace colorimétrique DCI-P3, 95 % d’Adobe RGB et 150 % de sRGB. Pour les utilisateurs de contenu HDR, l’écran affiche jusqu’à 1 500 nits de luminosité de pointe sur les petits éléments lumineux, bien que la luminosité typique en SDR soit évaluée à 335 nits. La surface de l’écran est traitée pour être anti-réfléchissante plutôt que brillante.

En termes de connectivité, le Titan Falcon dispose de deux ports HDMI 2.1, d’un port DisplayPort 1.4 avec DSC et d’une connexion USB-C supportant 65 W de Power Delivery. L’appareil intègre également un hub USB 3.2 à deux ports, un commutateur KVM, un support PiP/PbP et deux haut-parleurs de 5 W. Les technologies d’actualisation adaptative incluent la compatibilité NVIDIA G-SYNC et AMD FreeSync Premium.

Un point notable concerne la garantie. Iiyama propose une couverture de trois ans qui inclut explicitement les dommages dus au burn-in du panneau OLED. Pour protéger l’affichage, le Titan Falcon utilise plusieurs fonctions de protection, telles que le décalage des pixels, des routines d’entretien de l’écran et un économiseur d’écran. La technologie Temporal Peak Control est également employée pour lisser les changements de luminosité pendant le fonctionnement de la dalle OLED.

Concernant le prix, le Titan Falcon a été initialement annoncé en Allemagne à 512 € TTC. Les tarifs actuels chez les revendeurs sont cependant inférieurs. Le modèle est disponible au Royaume-Uni pour 419,99 £, tandis que certains revendeurs en Europe démarrent actuellement autour de 449 €.

 

AMD RX 9050 : un gros flop ?

AMD a complété très discrètement sa gamme Radeon RX 9000 avec la RX 9050, une carte graphique basée sur l’architecture RDNA 4 et destinée à l’entrée de gamme. Disponible en versions 4 et 8 Go, elle vient directement se confronter à la RTX 5050 de NVIDIA. Nous devinions que cette carte n’allait pas faire des étincelles, mais les premiers tests sont encore pires que ça. Les résultats publiés par le média japonais Hermitage Akihabara permettent maintenant d’avoir une idée précise de ses performances. Et pour la version 8 Go testée face à une RTX 5050 disposant de la même quantité de mémoire, l’avantage penche clairement du côté de NVIDIA… Et pas qu’un peu.
Gigabyte RX 9050 Gaming OC
La Gigabyte RX 9050 Gaming OC

RX 9050 vs RTX 5050 : jusqu’à 30 % d’écart en gaming

Dans la majorité des jeux mesurés, la Radeon RX 9050 8 Go affiche des performances inférieures de 20 à 30 % à celles de la RTX 5050. Sur Final Fantasy XIV: Golden Legacy, l’écart atteint environ 23 à 27 %. Dans Apex Legends, la carte AMD délivre près de 26 à 30 % de FPS en moins, tandis que Rainbow Six Siege X montre un retard d’environ 20 %. L’écart semble surtout important avec les réglages graphiques Medium. Lorsque les jeux passent en qualité Ultra, la RX 9050 parvient à réduire légèrement la différence avec sa concurrente. Les résultats restent toutefois nettement en faveur de la GeForce sur les jeux retenus pour cette comparaison.

Même constat dans plusieurs benchmarks synthétiques

D’autres tests ont été effectués avec Cyberpunk 2027 — ainsi nommé dans la source — et Doom: The Dark Ages. Wccftech préfère cependant ne pas les retenir dans sa comparaison directe, puisque les mesures confrontent notamment FSR 4.1 avec Frame Generation à DLSS 4.X avec Multi Frame Generation, ce qui avantage fortement la RTX 5050. Les benchmarks synthétiques confirment néanmoins la tendance. Des écarts importants apparaissent dans 3DMark Speed Way, Port Royal, Steel Nomad et Fire Strike. La situation est plus favorable à AMD dans Time Spy, où la RX 9050 se rapproche davantage de la RTX 5050.

Un tarif de 279 dollars difficile à défendre

Le positionnement tarifaire complique encore la situation. La Radeon RX 9050 est annoncée à 279 dollars, tandis que la RTX 5050 se trouve autour de 300 dollars. Pour une vingtaine de dollars supplémentaires, la carte NVIDIA offre ici environ 20 à 30 % de performances supplémentaires dans les jeux testés. Ces premiers benchmarks placent donc la RX 9050 dans une position délicate, même face à une RTX 5050 dont le rapport performances/prix est lui-même régulièrement critiqué. La crise et l’inflation ont indiscutablement un impact, mais cela n’excuse pas tout.

Keychron C100 8K : c’est quoi ce truc ?

Difficile de s’imaginer un clavier comme ça… Mais Keychron continue d’explorer des formats de périphériques assez atypiques avec le C100 8K Giant Custom Macro Pad. Derrière ce nom se cache un immense pavé de macros composé de 100 touches mécaniques, organisées dans une matrice presque carrée. L’objectif n’est pas de remplacer un clavier classique, mais de proposer une surface entièrement configurable pour les raccourcis, les macros, le contrôle d’applications, le streaming ou encore le gaming. Keychron C100 8K

Votre clavier ne vous suffit pas ? Voici le Keychron C100 8K

Le Keychron C100 8K ne possède aucune fonction traditionnelle attribuée par défaut. Pas de lettres, de chiffres, de touche Entrée ou Shift : l’utilisateur décide lui-même du rôle de chaque touche. La programmation passe par le firmware ouvert QMK et l’application web Keychron Launcher. Cette dernière permet de créer des macros, des combinaisons ou différents raccourcis. Keychron imagine par exemple une partie du pavé consacrée au travail et une autre au jeu.

Petite subtilité : les quatre touches situées dans les angles sont réservées au contrôle des effets lumineux. Elles ne peuvent donc pas être reprogrammées. Le C100 8K dispose ainsi de 96 touches réellement personnalisables. La configuration s’effectue avec Keychron Launcher via Chrome, Opera ou Edge, le périphérique devant être connecté par câble.

Keychron C100 8K

Le macro pad mesure 196,65 x 196,65 mm, soit quasiment un carré de 20 cm. Son châssis en plastique affiche une hauteur de 17,8 mm hors keycaps. Ses pieds permettent trois inclinaisons : 0, 2 ou 5 degrés. À l’intérieur, Keychron utilise un microcontrôleur AT32F405 RCT7-7. La connexion passe exclusivement par USB, sans Bluetooth ni liaison 2,4 GHz. Un adaptateur USB-A vers USB-C est toutefois fourni.

Hot-swap, RGB et polling rate de 8 000 Hz

Les 100 touches utilisent des switches mécaniques Apex Switch Red prélubrifiés, avec une tige en POM et une base en nylon. Le PCB est hot-swappable, ce qui permet de remplacer les switches sans soudure ou même d’en mélanger plusieurs types. Keychron fournit également les outils nécessaires au retrait des keycaps et des interrupteurs.

Keychron C100 8K

Le C100 8K bénéficie surtout d’un polling rate de 8 000 Hz. Ses keycaps transparentes au profil ASA associent PBT et polycarbonate pour favoriser le passage de la lumière. Les LED RGB orientées vers le nord proposent plus de 22 effets, un éclairage individuel par touche et un mode Mix RGB capable de séparer le pavé en deux zones lumineuses distinctes.

Compatible avec Windows, macOS et Linux, le Keychron C100 8K est proposé à 64,99 dollars. Un tarif plutôt contenu pour un périphérique réunissant 100 switches mécaniques, un éclairage RGB par touche, QMK et une fréquence d’interrogation de 8 000 Hz.

AMD prêt à confier une partie de sa production à Intel ?

La rivalité entre AMD et Intel pourrait prendre une tournure inattendue. Selon une analyse d’UBS, AMD pourrait faire appel aux services d’Intel Foundry pour certaines étapes de production, alors que les capacités disponibles chez TSMC restent sous pression. Il ne s’agit pas, à ce stade, d’un accord officiellement annoncé par AMD ou Intel, mais d’une prévision des analystes d’UBS. Il est donc important de classer cette information non pas comme une rumeur, mais comme une « prédiction d’analystes ». Cette hypothèse s’est renforcée ces derniers temps alors que Goldman Sachs estime qu’AMD devrait rester largement derrière NVIDIA sur le marché stratégique des infrastructures IA en rack. Notons aussi que l’intérêt d’AMD est réel puisque des rumeurs de discussions autour des process 18A et 14A datent déjà de l’année dernière. Intel foundry

Le packaging EMIB-T d’Intel pourrait séduire AMD

D’après UBS, Google, Apple, AMD et SpaceX pourraient utiliser la technologie de packaging EMIB-T d’Intel dans le cadre d’accords individuels avec Intel Foundry. La production en volume de cette solution est attendue à partir de 2027. Intel aurait déjà obtenu des rendements proches de 90 % pour le packaging, même si le rendement des substrats resterait limité à environ 50 %. L’intérêt économique pourrait être important. Selon les informations rapportées, EMIB-T serait environ 50 % moins coûteux que le CoWoS de TSMC. Cette technologie utilise des Through-Silicon Vias (TSV) directement intégrés aux ponts en silicium. Ces connexions verticales permettent de faire circuler l’alimentation et les signaux à haute vitesse depuis la partie inférieure du package jusqu’aux processeurs ou à la mémoire installés au-dessus. Cette architecture autorise également des solutions d’empilement 3D.

En l’état, difficile pour AMD de contrarier NVIDIA…

Le défi d’AMD ne concerne cependant pas uniquement la production. Les estimations de Goldman Sachs montrent un écart considérable avec NVIDIA dans les systèmes IA complets. NVIDIA pourrait livrer 50 000 racks en 2026, contre seulement 5 000 pour AMD. En 2027, les prévisions atteignent respectivement 92 000 contre 13 000 unités, puis 148 000 contre 15 000 unités en 2028. AMD multiplie pourtant les initiatives pour renforcer son offre. Le groupe s’est récemment associé à Cerebras, dont le Wafer-Scale Engine rassemble mémoire et capacités de calcul sur une immense puce interconnectée. AMD a également conclu un accord pour acquérir Taalas, une société développant une approche où les valeurs mathématiques d’un modèle IA sont directement intégrées aux circuits du processeur. Un éventuel rapprochement industriel avec Intel constituerait donc une évolution particulièrement symbolique. Mais il répondrait surtout à une nécessité très concrète : augmenter les capacités disponibles et réduire les coûts de packaging afin qu’AMD puisse accélérer ses livraisons face à un NVIDIA toujours largement dominant sur le marché des infrastructures IA.

Test : Kioxia EXCERIA PRO G2 2 To

Il y a un peu plus d’un an, nous testions le Kioxia Exceria Plus G4. Un SSD équipé d’un PCIe Gen 5.0 qui ne possédait pas des performances extraordinaires pour son interface de liaison, mais des températures très bien maîtrisées. Un an plus tard, nous revoilà avec le test d’un nouveau modèle de la marque, qui se veut cette fois-ci le plus performant possible : le Kioxia EXCERIA PRO G2. Kioxia EXCERIA PRO G2 avec sa boite

Qui est Kioxia ?

Le groupe Kioxia est aujourd’hui le troisième fabricant de puces NAND. C’est un monstre issu des déboires de la société Toshiba. Au cours des années 2010, le géant japonais a dû se résoudre à vendre plusieurs de ses entités phares pour tenter d’éviter la faillite en 2015. La filiale Toshiba Memory du conglomérat faisait déjà office de pépite au sein du groupe. Elle a été rachetée en 2018 par le fonds Bain Capital et renommée Kioxia. L’entreprise a ensuite fait son entrée à la Bourse de Tokyo le 18 décembre 2024. Maintenant que vous avez une image plus claire de cette entreprise, nous allons nous pencher sur un produit de la section grand public de la marque : le Kioxia EXCERIA PRO G2. Un SSD Gen 5 qui est désormais disponible dans le commerce. Jusqu’ici la marque était plutôt active sur le secteur professionnel. Mais avec l’arrivée de la norme Gen 5, Kioxia a décidé de renforcer ses positions sur le secteur grand public. Merci à Kioxia pour la mise à disposition de cet exemplaire.

Unboxing et présentation :

Unboxing :

L’EXCERIA PRO G2 est livré dans une boîte relativement classique. Sur la face avant, on retrouve les principaux détails clés de ce SSD. À savoir, sa vitesse de lecture séquentielle maximale de 14 900 MB/s, sa capacité de 2 048 Go (2 To), le nom du modèle et un aperçu de celui-ci. À l’arrière de l’emballage, quelques informations supplémentaires sont également fournies. On apprend ainsi que la garantie est de 5 ans, qu’il s’agit d’un SSD doté de l’interface PCIe Gen 5.0 et qu’il est au format M.2 2280 (le format le plus classique). Kioxia EXCERIA PRO G2 emballage Une fois l’emballage ouvert, il laisse place à un écrin en carton contenant le SSD. Il est, quant à lui, enveloppé dans un sachet antistatique pour éviter tout contact électrique extérieur pouvant l’endommager durant le transport. C’est le même principe qu’avec une carte mère ou une carte graphique. On retrouve également une notice d’installation et d’utilisation du SSD. On note cependant l’absence de vis livrée avec le SSD. Un point qui peut se révéler fort pratique pour ceux ayant perdu ou ne disposant plus de celles fournies avec la carte mère.

L’EXCERIA PRO G2 en détail :

Le Kioxia EXCERIA PRO G2 est le modèle le plus premium disponible chez la marque. Celui-ci est décliné en trois versions : 1 To, 2 To et 4 To. Chaque modèle reprend globalement les mêmes composants, que nous vous décrirons après. Les performances de ce produit varient légèrement selon la capacité de stockage choisie. Pour la version de 1 To, les vitesses de lecture et d’écriture séquentielles atteignent respectivement 14 400 MB/s et 12 700 MB/s. Notre version offre des débits annoncés de 14 900 MB/s en lecture séquentielle et 13 400 MB/s en écriture séquentielle. Enfin, la version de 4 To présente les meilleurs débits sur ce modèle avec 14 900 MB/s en lecture séquentielle et 13 700 MB/s en écriture séquentielle. Au cœur de ce SSD se trouve un contrôleur Silicon Motion, plus précisément le SM2508, fabriqué en 6 nm par TSMC. Un choix technique judicieux, puisqu’il s’agit d’un des meilleurs, si ce n’est le meilleur contrôleur pour un SSD Gen 5 très performant. De plus, il s’appuie sur un cache LPDDR4. Parfait pour garder de hauts débits stables lors d’utilisations intensives. Ce contrôleur supporte également jusqu’à huit canaux NAND à 3 600 Mt/s, garantissant une fluidité exemplaire dans les transferts de données massifs. Cela permet, par exemple, des modèles de 8 To comme le Kingston Fury Renegade G5. Kioxia EXCERIA PRO G2 en détails Comme précisé précédemment, le Kioxia EXCERIA PRO G2 est donc équipé d’un cache DRAM LPDDR4X. Sur notre version de 2 To, cette puce est de 2 Go. Pour les versions 1 To et 4 To, il faudra compter exactement 1 Go et 4 Go. Cette puce permettra un meilleur maintien des vitesses lors de tâches intensives. Les deux derniers composants se trouvant sur le PCB sont, quant à eux, responsables du stockage de vos données : ce sont les puces NAND. Ici, elles sont « maison » : c’est un produit issu directement de la collaboration entre Kioxia et SanDisk et non d’un autre fabricant externe. Il s’agit plus précisément de puces Kioxia BiCS8 3D TLC à 218 couches, qui ont chacune une capacité de 1 To. Leur vitesse est de 3 600 MT/s, soit le maximum accepté par le contrôleur. Ces puces NAND ne nous sont pas inconnues, puisqu’elles équipent également le modèle en dessous : le EXCERIA PLUS G4. Pour finir le tour du SSD, l’étiquette en graphène présente dessus joue un rôle de dissipation. Bien que son aide soit minime, elle permet de mieux répartir la chaleur pour que le dissipateur de la carte mère l’évacue de manière plus efficace. Kioxia EXCERIA PRO G2 dissipateur thermique en graphène

Résumé des caractéristiques :

CaractéristiqueKIOXIA EXCERIA PRO G2
FormatM.2 2280
InterfacePCIe 5.0 x4
ProtocoleNVMe 2.0d
MémoireBiCS FLASH TLC
Capacités1 To / 2 To / 4 To
Lecture séquentielle14 400 MB/s (1 To) / 14 900 MB/s (2 To) / 14 900 MB/s (4 To)
Écriture séquentielle12 700 MB/s (1 To) / 13 400 MB/s (2 To) / 13 700 MB/s (4 To)
Lecture aléatoire2 000 000 IOPS (1 To) / 2 250 000 IOPS (2 To) / 2 300 000 IOPS (4 To)
Écriture aléatoire1 900 000 IOPS (1 To) / 1 950 000 IOPS (2 To) / 1 950 000 IOPS (4 To)
Endurance600 TBW (1 To) / 1 200 TBW (2 To) / 2 400 TBW (4 To)
MTTF1,5 million d’heures
Garantie5 ans
 

Le protocole de test :

Notre protocole de test :

Pour évaluer ce SSD, nous opterons pour une configuration AMD. En l’occurrence, avec une carte mère Sapphire B850M Nitro+ que l’on a choisi d’associer à un processeur Ryzen 9 7950X3D. Si vous songez à acquérir un SSD tel que l’EXCERIA PRO G2, assurez-vous que votre carte mère est compatible avec l’interface PCIe Gen 5. En effet, il faudra s’assurer de cette compatibilité avec les chipsets AMD plus anciens comme le B650. Par ailleurs, sur une plateforme Intel Arrow Lake, ce SSD ne pourra pas exploiter pleinement ses capacités. Effectivement, les processeurs Core Ultra 200 sont limités à un débit maximal de 12 000 Mo/s en lecture. Par conséquent, l’investissement dans un SSD haut de gamme comme celui-ci pour ce type de configuration nécessite une réflexion supplémentaire. En ce qui concerne les performances que nous avons relevées sur ce SSD, celles-ci peuvent varier d’une configuration à l’autre d’une centaine de Mo/s. Cela dépend principalement de votre processeur, de votre BIOS, de la température du SSD… Pour vous donner des résultats qui se rapprocheront le plus de ce que vous obtiendrez une fois le SSD dans votre PC, celui-ci a passé tous les tests sous un dissipateur de carte mère. Si vous n’en possédez pas, nous vous recommandons fortement d’en acheter un séparément. Car même avec des températures dites contrôlées, du thermal throttling va obligatoirement apparaître au cours de l’utilisation.
Kioxia EXCERIA PRO G2 sur notre plateforme de test
Le Kioxia EXCERIA PRO G2 une fois installé sur une carte mère
Enfin, afin de garantir des résultats les plus précis et les plus fiables possible, les tests ont été reconduits à plusieurs reprises. Au minimum deux fois et jusqu’à trois fois dans certains cas.

Notre configuration : 

  • Carte mère : Sapphire B850M Nitro+
  • Processeur : AMD Ryzen 9 7950X3D
  • Mémoire : Corsair Vengeance 6600 Mt/s CL32 (2 x 16 Go)
  • Carte graphique : Asus TUF 1660 SUPER
  • Système de refroidissement : be quiet! Pure Loop 2 240 mm
  • SSD : Kioxia EXCERIA PRO G2 2 To
  • Alimentation : DeepCool PQ1000M 1 000 W
  • Système d’exploitation : Windows 11 (25H2)

Benchmarks utilisés :

  • 3DMark Storage Benchmark
  • Crystal Disk Mark
  • ATTO Disk Benchmark
  • AS SSD Benchmark
  • PCMark 10
  • Anvil Benchmark

Les performances :

CrystalDiskMark :  On commence nos tests par CrystalDiskMark. Avec ce test, nous allons mesurer principalement les débits d’écriture et de lecture séquentiels. Ce test nous permet de voir si les débits annoncés par le constructeur sont bien présents. Kioxia EXCERIA PRO G2 CrystalDiskMark Avec ce test, on peut voir que les débits annoncés pour ce SSD sont respectés. Nous obtenons 14 912 MB/s pour un maximum annoncé de 14 900 MB/s en lecture. Pour l’écriture, nous avons 13 391 MB/s pour 13 400 MB/s annoncés. Une légère différence qui n’est pas pénalisable, car elle peut varier en fonction de la configuration (nous avons atteint 13 430 MB/s durant l’un de nos essais). Les performances en aléatoire sont aussi excellentes, particulièrement la vitesse d’écriture séquentielle. AS SSD : On continue avec AS SSD. Avec ce test, on va encore regarder les vitesses de lecture et d’écriture séquentielles. Mais ce qui nous intéressera le plus, ce sont les mesures en 4K, 4K 64 threads ainsi que le temps d’accès. Ce benchmark permet de voir les performances pour une utilisation lourde, comme du traitement vidéo. Kioxia EXCERIA PRO G2 AS SSD Une fois le test terminé, on remarque que les débits 4K et 4K 64 threads sont très bons. Ce SSD sera capable d’encaisser des utilisations professionnelles lourdes. On remarque cependant des performances en lecture 4K en retrait face à d’autres SSD Gen 5 testés précédemment. ATTO Disk : On va maintenant mesurer les débits d’écriture et de lecture du SSD en fonction de différentes tailles de fichiers. Les tailles de fichiers testées iront de 512 B à 64 MB. Kioxia EXCERIA PRO G2 ATTO Benchmark Les résultats obtenus montrent une excellente endurance du SSD, notamment pour la lecture. Cela s’explique par la présence d’un cache DRAM de 2 Go en LPDDR4X qui permet le maintien de vitesses constantes et très hautes pour des fichiers de plus en plus lourds. Anvil Benchmark : Passons maintenant à Anvil Benchmark. Avec ce test, nous pouvons voir les temps de latence pour différents types d’utilisations. Nous aurons aussi un résultat concernant les vitesses d’écriture séquentielles et aléatoires. Mais ce qui nous intéressera le plus ici, ce seront les temps d’accès. Kioxia EXCERIA PRO G2 Anvil Benchmark Ici, le SSD obtient un score total de 37 831 points. C’est tout simplement le meilleur résultat que nous ayons eu sur ce benchmark. Le Kioxia EXCERIA PRO G2 bat sans problème d’autres références Gen 5.0 telles que le PNY CS3250 ou encore le Kingston Fury Renegade G5 3DMark Storage Benchmark : On arrive maintenant au benchmark destiné à la simulation d’une utilisation gaming. Ce test va nous permettre d’obtenir la bande passante et le temps d’accès moyen pour différents titres de jeux. Il mesure notamment les temps de chargement pour Battlefield 5 ou encore Call of Duty: Black Ops 4. Kioxia EXCERIA PRO G2 3DMark Storage Benchmark Comme on peut s’en douter, ce SSD se révèle excellent pour les temps de chargement de jeux. Mais, pour un joueur, l’achat de ce SSD dans l’espoir de gagner deux ou trois secondes de chargement est inutile. D’autant plus dans cette période de pénurie, où les SSD Gen 5 coûtent désormais une vraie fortune. De plus, les performances sur ce type de benchmark sont fortement influencées par votre processeur et votre mémoire. Kioxia EXCERIA PRO G2 3DMark Storage Benchmark PCMark 10 : On finit nos tests avec trois benchmarks de PCMark 10 : “Quick System Drive Benchmark”, “Data Drive Benchmark” et “Full System Drive Benchmark”. Avec ces tests, une simulation d’un usage quotidien et « normal » du SSD est effectuée. À la fin, on obtient la bande passante et le temps d’accès moyen. Kioxia EXCERIA PRO G2 PCMark 10 Data Drive Benchmark Kioxia EXCERIA PRO G2 PCMark 10 Quick System Drive Benchmark Kioxia EXCERIA PRO G2 PCMark 10 Full System Drive Benchmark Encore une fois, le SSD obtient d’excellentes valeurs. Principalement avec des temps d’accès très bas, qui se reflètent par des ouvertures d’applications plus rapides et une réactivité accrue lors de l’ouverture de fichiers.

La chauffe :

Les températures :

Le principal défaut des SSD Gen 5 est la chauffe. Ce problème concernait notamment les premiers SSD possédant cette interface, qui chauffaient énormément. Pour remédier à cela, PNY, avec le CS3150-XHS, ainsi que d’autres fabricants, avaient décidé d’équiper leurs SSD de dissipateurs actifs. Ils utilisaient ainsi des ventilateurs pour dissiper la chaleur, entraînant des inconvénients comme le bruit ou encore la présence d’un câble d’alimentation et de contrôle des ventilateurs. Le tout, en ayant une chauffe toujours présente… Heureusement, les SSD Gen 5 ont depuis bien évolué. Les nouvelles références peuvent désormais être facilement intégrées sous un dissipateur de carte mère. Une évolution qui est le fruit de l’amélioration de la finesse de gravure des contrôleurs. Malgré tout, ils chauffent toujours bien plus que les SSD en PCIe Gen 4. Nous allons donc vérifier si cette intégration est possible avec le Kioxia EXCERIA PRO G2, ou si la chauffe est un problème. Car si le SSD chauffe trop, il peut se brider et impacter les performances. Afin de simuler une utilisation intensive, nous allons exécuter le test CrystalDiskMark plus de cinq fois de suite. Puis, nous noterons la température maximale atteinte par le SSD. Au final, les températures sont épatantes. Elles n’ont pas dépassé les 57 degrés durant plus de cinq CrystalDiskMark d’affilée. Nous sommes même allés jusqu’à dix, sans que la température augmente. Cette valeur relativement basse s’explique par le dissipateur massif présent sur cette Sapphire B850M Nitro+. Attendez-vous donc à des températures plus élevées avec une carte mère disposant d’un dissipateur plus petit, mais sans que cela dépasse les 70 degrés. Ce qui est parfait.

Face à d’autres SSD :

Pour pouvoir comparer les performances de ce SSD de chez Kioxia face à celles des SSD que nous avons précédemment testés, nous vous mettons à disposition ci-dessous plusieurs tableaux. Dans ce premier tableau, nous pouvons facilement comparer les débits d’écriture et de lecture séquentielle relevés à l’aide de CrystalDiskMark lors de nos tests. On peut voir que le Kioxia EXCERIA PRO G2 est le SSD le plus rapide de tous en lecture séquentielle. Kioxia EXCERIA PRO G2 contre les autres SSD Le deuxième tableau s’appuie cette fois-ci sur le benchmark 3DMark Storage, qui nous permet de comparer les performances du SSD en jeux. On peut remarquer que le SSD se positionne dans la moyenne des autres modèles équipés en Gen 5, y compris au niveau des latences lors d’une mise en condition « gaming ». Globalement, celui-ci propose des performances similaires aux flagships d’autres marques. Kioxia EXCERIA PRO G2 contre les autres SSD Enfin, le troisième et dernier tableau reprend les données de nos tests PCMark 10, qui permettent de voir les performances du SSD lors d’une utilisation professionnelle et quotidienne. Kioxia EXCERIA PRO G2 contre les autres SSD

Conclusion :

Les performances :

Le Kioxia EXCERIA PRO G2 s’est révélé être une véritable bête de course. Les débits annoncés sont globalement respectés et placent même le SSD comme le meilleur que nous ayons testé au niveau des vitesses de lecture séquentielle. Pour un professionnel, ce SSD sera un véritable atout au quotidien, avec des ouvertures d’applications et de fichiers bien plus réactives. Les débits sont également stables sur de longs transferts grâce aux 2 Go de DRAM LPDDR4X présents. Mais en jeux, comme avec tous les autres SSD équipés de cette interface, les gains sont moindres et ne nécessitent pas de dépenser plus pour en profiter. Surtout en ce moment, avec des prix encore plus élevés que la normale. Une version équipée d’une interface PCIe Gen 4 sera tout aussi performante pour un joueur et la différence sera quasiment invisible. Kioxia EXCERIA PRO G2 déballage

La chauffe :

Du côté de la chauffe, il n’y a clairement rien à dire. Elle est maîtrisée et faible pour un SSD bénéficiant de l’interface Gen 5. Évidemment, la température augmentera ou baissera en fonction du dissipateur de votre carte mère. Ou bien, augmentera en jeux lorsque la carte graphique expulsera beaucoup de chaleur. Mais malgré tout, ce ne sera pas un souci. Il s’agit, en plus des excellentes performances, d’un point extrêmement positif pour ce SSD.

Le mot de la fin :

Au final, ce SSD coche toutes les cases. Il est très performant, parfait pour un professionnel ou une utilisation quotidienne poussée et il ne chauffe pas beaucoup. D’excellentes qualités pour un SSD Gen 5, ces modèles ayant souvent tendance à négliger les températures pour profiter d’importantes vitesses. Il reste maintenant un point à aborder : le prix. Et il est très compliqué de donner une réponse ainsi qu’une note honnête si on le prend en compte. D’un côté, si la crise n’avait pas eu lieu, nous aurions sûrement décerné notre Award Gold sans hésiter à ce Kioxia EXCERIA PRO G2. Mais aujourd’hui, avec cette situation qui nous impacte tous, celui-ci est affiché à plus de 360 €. À ce prix-là, il nous est difficilement recommandable. Mais d’un autre côté, tous les SSD présents sur le marché ont, eux aussi, fortement augmenté. Ainsi, lui comme tout autre modèle ne mériterait pas de gagner un Award. Compte tenu de la situation du marché et des prix délirants qui règnent, nous avons donc décidé de nous baser uniquement sur ce que ce SSD propose pour rendre notre jugement. Il obtient finalement notre Award Gold.   On a aimé :
  • Les performances
  • La chauffe maîtrisée
  • La garantie de 5 ans
On a moins aimé :
  • Le prix (qui ne cesse d’augmenter avec la pénurie)
  • L’absence de vis livrée avec le SSD
  • Le gain toujours limité dans les jeux
overclocking.com Gold Award

Nous sommes en 2026 et Gigabyte ressort une carte mère B450 !

Nous parlions il y a peu de temps d’une B760 « revitalisée » avec du PCIe 5.0, nous sommes là dans autre chose. Alors que la plateforme AM4 approche désormais d’un âge respectable, Gigabyte semble bien décidé à prolonger encore sa carrière. Le constructeur vient discrètement d’ajouter deux nouvelles cartes mères à son catalogue : les B450M D3HP et B450M D3HP WIFI6E. Leur particularité tient surtout à l’utilisation du chipset AMD B450, lancé en 2018, soit huit ans auparavant. Il ne s’agit pas de simples révisions d’anciens modèles, mais bien de deux nouvelles références conçues autour de cette plateforme.
B450
8 ans après le B450 est de retour…

Le retour du B450, 8 ans après son lancement

Les deux cartes adoptent un format Micro-ATX et disposent d’un étage d’alimentation numérique à 4+2 phases. Elles proposent également quatre emplacements DIMM DDR4. Gigabyte annonce une compatibilité officielle avec les processeurs AMD Ryzen 3000, Ryzen 4000 et Ryzen 5000, permettant ainsi de conserver un large choix de CPU AM4.

Le stockage repose sur deux emplacements M.2. Le premier est directement relié au processeur et fonctionne en PCIe 3.0 x4, tandis que le second, connecté au chipset B450, se limite au PCIe 2.0 x2. Quatre connecteurs SATA 6 Gb/s viennent compléter cet ensemble.

Malgré son chipset ancien, la B450M D3HP récupère plusieurs fonctions présentes sur des cartes Gigabyte plus récentes. On retrouve notamment Q-Flash Plus, un connecteur interne USB-C 5 Gb/s pour la façade du boîtier, la gestion Smart Fan 6, ainsi que trois connecteurs RGB adressables. La connectique vidéo comprend un DisplayPort 1.2 et deux sorties HDMI 2.0b. Pour le réseau, cette version se contente d’un contrôleur Realtek Gigabit Ethernet.

Du Wi-Fi 6E sur une plateforme de 2018

La B450M D3HP WIFI6E reprend la même base technique, mais ajoute logiquement une connexion sans fil Wi-Fi 6E. Gigabyte annonce un débit maximal pouvant atteindre 2,4 Gb/s, avec la prise en charge de la bande des 6 GHz. La carte conserve en parallèle son Ethernet Gigabit. Cette combinaison permet donc d’apporter une connectivité sans fil nettement plus récente à une plateforme qui reste limitée au PCIe 3.0 côté processeur.

Gigabyte n’a pour le moment communiqué aucun prix, ni donné de précisions concernant la disponibilité régionale des deux cartes. Leur apparition reste néanmoins étonnante en 2026 et montre que le constructeur estime encore pertinent de proposer de nouveaux modèles autour du socket AM4 et du chipset B450, huit ans après son lancement.

[LABO] Le nouvel AIO TRYX HOLO

HOLO 360 : TRYX passe à l’holographique

Nous avons reçu le TRYX HOLO 360 au labo. Avant de publier bientôt le test de cet AIO, le premier constat est sans équivoque : TRYX cherche toujours à sortir du rang avec ses watercoolings AIO. Là où de nombreux modèles haut de gamme utilisent désormais un écran LCD ou AMOLED sur leur bloc pompe, TRYX mise maintenant sur un effet holographique donnant l’impression que l’image flotte à l’intérieur du waterblock. Le système repose sur un module optique de type beam splitter, installé dans une structure en aluminium. Il ne s’agit donc pas simplement d’un écran posé sur la pompe. Le module peut être orienté grâce à une charnière offrant officiellement un débattement de 60°, afin d’adapter la visibilité à la position du boîtier. L’effet reste néanmoins davantage pensé pour être observé de face que sous tous les angles. L’affichage atteint une définition de 640 × 480 pixels et se pilote avec le logiciel KANALI. Celui-ci accepte les fichiers JPG, GIF et MP4, intègre directement GIPHY et permet également d’afficher différentes informations concernant le CPU ou le GPU.

Unboxing du TRYX HOLO

Un premier contact au Computex

Lors du Computex 2026, un tarif européen situé autour de 200 € a été évoqué, avec un lancement envisagé pour la rentrée. Ce prix reste toutefois à confirmer selon les marchés et les distributeurs. C’est donc un AIO 360 mm relativement classique sous son costume de science-fiction. Sa base repose sur une solution Asetek, tandis que sa capacité thermique annoncée est de 280 W. Cette valeur permet théoriquement d’envisager son utilisation avec des processeurs haut de gamme, même lorsque leur consommation devient importante. Aucun test thermique indépendant des sources étudiées ne permet toutefois encore de transformer cette valeur en verdict définitif sur ses performances. Il faudra attendre notre test complet. TRYX HOLO 360 La ventilation constitue également un point intéressant. TRYX regroupe ses trois ventilateurs FOBR dans un cadre unique, une conception qui simplifie le montage et réduit la quantité de câbles visibles. Les ventilateurs atteignent 2 100 tr/min, avec 70,8 CFM de débit et une pression statique maximale de 2,98 mmH₂O. Ils utilisent des roulements SLF conçus pour limiter les bruits mécaniques à haute fréquence. Avec 29,2 dBA annoncés pour les ventilateurs et 25,3 dBA pour la pompe, le HOLO semble disposer d’une base technique sérieuse sur le papier. Mais son véritable argument reste son affichage. Là où un écran LCD ressemble parfois à une petite tablette collée sur le processeur, le système du HOLO donne davantage l’impression d’installer une petite vitrine numérique au cœur de la machine. Vous l’aurez compris, les chiffres sont prometteurs et l’esthétique permet d’envisager un effet sympathique dans les configs où cet AIO sera intégré.