Ce n’est pas un secret, les cartes graphiques, surtout dans le secteur des serveurs et data centers, sont de plus en plus gourmandes. Avec Feynman on parle de consommations assez délirantes alors que Blackwell tape déjà les 1300W ! Bref, ces contraintes énergétiques poussent NVIDIA à adopter un process qui sera alors jeune : le 16A de TSMC. C’est un pari risqué puisque plus un process est jeune, moins les rendements sont bons et quand on grave de grosses puces, cela peut conduire à des pertes importantes.
Feynman gravé en 16A, un pari risqué ?
À cause de contraintes énergétiques importantes, NVIDIA opte donc pour le process 16A de chez TSMC. Dès lors, il s’agira d’un process plutôt jeune, ce qui peut impacter négativement le rendement. Rappelons ces histoires de défauts avec le 18A d’Intel. Eh bien c’est la même chose, mais appliqué avec de gros dies de GPU.
Par ailleurs, avec le 16A, NVIDIA pourra profiter d’une alimentation dite backside. En gros, la puissance est acheminée par l’arrière du silicium, ce qui permet de séparer les lignes de signal et d’alimentation. Dès lors, on profite d’une meilleure intégrité des signaux tout en bénéficiant d’une meilleure maîtrise de la partie puissance. Le process prévoit aussi des Super Power Rail qui permettent de réduire la résistance en alimentant « les bornes de source et de drain des transistors ».
En opposition, avec Rubin, les verts optent pour un process N3P qui aura eu le temps de gagner en maturité. Toutefois, la puce profitera d’un empaquetage à base de CoWoS-L. Ici, on s’attend à des consommations bien plus élevées que Blackwell avec plus de 2300W au compteur. Une chose est sûre, si vous devez ouvrir un data center, au vu du prix de l’énergie, mieux vaut ne pas le poser en France… Vous risquez de vite faire faillite.

