Durant des années, la mode voulait que son PC soit le plus imposant possible. On se souvient par exemple du Corsair Obsidian 1000D, capable d’accueillir deux configurations et un total de 18 ventilateurs. Puis l’engouement pour les boîtiers aquarium est arrivé : là aussi, plus c’était gros, mieux c’était. Cependant, depuis quelques années, on remarque une montée en puissance des configurations beaucoup plus compactes, notamment au format Micro-ATX. Une taille également jugée parfaite pour placer son PC sur le bureau sans qu’il soit trop encombrant. De plus, les connectiques et la prise en charge de puissants processeurs ne sont pas sacrifiées, le tout avec des prix plus accessibles.
Cette nouvelle mode, qui en remplacera une autre avant d’être elle-même remplacée, conduit logiquement les marques à proposer de nouveaux boîtiers. Ainsi, au Computex 2026, Corsair a dévoilé un modèle répondant à ces nouvelles attentes : le Corsair 2800X RS-R ARGB. Il s’agit d’un boîtier aquarium compact au format Micro-ATX, sans compromis majeur concernant le refroidissement ou la carte graphique, et proposé à 80 €. Sur le papier, ce boîtier Corsair est tout simplement excellent, d’autant qu’il est livré par défaut avec trois ventilateurs de 120 mm à pales inversées.
Mais que vaut-il réellement ? On vous donne notre réponse dans ce test !
[nextpage title= »Le Corsair 2800X RS-R ARGB : »]
Le boîtier :
Le Corsair 2800X arrive dans un carton très simple. On y retrouve seulement le nom du modèle et, sur l’un des côtés, une étiquette indiquant sa couleur.
Si le carton paraît simple, l’emballage l’est tout autant. Malgré tout, les deux blocs de polystyrène suffiront largement à protéger le boîtier durant le transport. Nous retrouvons aussi une boîte contenant les accessoires du boîtier (vis, colliers de serrage et câbles), ainsi qu’une notice de garantie.
Ce boîtier reprend le design du 3500X que nous avions déjà testé, mais au format Micro-ATX. Ce format se démocratise grâce à sa compacité, mais aussi aux prix beaucoup plus accessibles des cartes mères. Le tout conserve une compatibilité presque similaire à celle d’un boîtier ATX. Vous pourrez, par exemple, installer un kit de watercooling de 360 mm dans ce boîtier, voire réaliser une boucle de watercooling personnalisée, puisqu’il restera encore de la place pour une pompe et un réservoir.
Les ventilateurs :
Par défaut, le Corsair 2800X arrive équipé de trois ventilateurs de 120 mm à pales inversées. Pour être précis, il s’agit des modèles RS120-R ARGB. Ils sont chargés de faire entrer l’air frais dans le boîtier. Comme vous le verrez plus loin dans nos relevés de température, ceux-ci se révèlent efficaces. Nous regrettons simplement l’absence d’un ventilateur à l’arrière, qui nécessitera un achat supplémentaire d’une dizaine d’euros au maximum.
Concernant le RGB, le rendu est assez bon. L’éclairage est bien diffusé à travers les ventilateurs et ne donne pas l’impression d’avoir affaire à des modèles d’entrée de gamme. Encore une fois, pour un boîtier affiché à 80 €, la présence de trois ventilateurs RGB de bonne qualité et à pales inversées est un point très positif.
Les filtres :
Tous les filtres présents sur ce boîtier Corsair peuvent être facilement retirés afin d’être nettoyés. Le filtre inférieur, qui évite notamment l’entrée de poussière dans l’alimentation ou dans l’espace ajouré à l’avant du boîtier, est très simple à extraire. Il suffit de le faire glisser vers la face avant.
Sur le dessus, un filtre beaucoup plus classique est présent. Il est maintenu en place à l’aide de bandes magnétiques. Là aussi, il peut être très facilement retiré afin d’être nettoyé.
Le dernier filtre présent dans ce boîtier se trouve sur le panneau arrière. Il évite au PC d’aspirer directement de la poussière par son entrée d’air frais. Comme le filtre supérieur, il est maintenu par des bandes magnétiques afin de simplifier et d’accélérer son entretien.
Le support GPU :
Le 2800X RS-R ARGB est équipé d’un support de carte graphique intégré. Celui-ci a pour but de réduire la pression exercée par la carte graphique sur le port PCIe et d’éviter ce que l’on appelle le GPU sag, un phénomène où la carte penche à son extrémité et qui peut causer des problèmes à long terme.
Un détail qui fait la différence, particulièrement lorsque vous choisissez d’installer, par exemple, une RTX 5080, un modèle de carte graphique affiché à plus de 1 000 €.
L’espace arrière :
À l’arrière, l’espace disponible est suffisant. Il n’est pas excessif, mais pourra accueillir une grande quantité de câbles. Évidemment, s’agissant d’un boîtier Micro-ATX, il faudra réaliser un minimum de cable management afin que le panneau arrière puisse se refermer. Corsair simplifie cette étape, puisque les câbles des ventilateurs fournis sont déjà attachés sur le côté. Il suffira de les connecter à la carte mère.
La connectique :
Pour terminer le tour de ce boîtier, penchons-nous sur la connectique. Corsair équipe le 2800X RS-R ARGB d’un port USB-C 3.2 Gen 2×2, d’un port USB-A 3.2 Gen 1, d’un bouton d’allumage et d’une prise audio. La connectique essentielle d’un boîtier moderne est donc présente, mais il manque clairement, à nos yeux, un second port USB. Il s’agit du principal défaut de ce boîtier.

[nextpage title= »Le build : »]
Pour tester ce boîtier, nous avons choisi de monter une configuration orientée gaming, équipée d’un Ryzen 7 7800X3D et d’une RX 9070 XT. Deux composants qui feront de cette machine un très bon compagnon pour jouer en 1440p. Du point de vue thermique, il s’agit aussi du type de configuration susceptible d’être installé dans ce boîtier. En effet, si vous décidez d’acheter une RTX 5090, il est très probable que votre budget vous permette de choisir un autre boîtier.
La configuration :
- Boîtier : Corsair 2800X RS-R ARGB
- Processeur : AMD Ryzen 7 7800X3D
- Carte mère : Sapphire B850M Nitro+
- Refroidissement : Cooler Master ION 360
- Mémoire : XPG Lancer Blade RGB 2 × 16 Go 6 000 MT/s CL30
- Carte graphique : Gigabyte RX 9070 XT Gaming OC
- Stockage : Corsair MP600 Elite
- Alimentation : XPG Core Reactor II VE 850 W
Le montage de cette configuration s’est révélé très simple malgré le format réduit. Il y a suffisamment de place pour faire passer les câbles facilement et proprement. L’espace arrière est donc satisfaisant, mais il faudra prendre le temps de bien attacher les câbles pour pouvoir refermer le panneau arrière sans forcer. Rien de surprenant par rapport à d’autres modèles de boîtiers.
[nextpage title= »Les températures : « ]
La chauffe du Corsair 2800X RS-R ARGB :
Nous allons analyser plusieurs températures : celles du processeur, de la puce graphique, de la VRAM, de la DDR5 et du SSD.
Puisque notre PC est destiné au gaming en 1440p, le composant le plus sollicité sera la carte graphique. En effet, à cette résolution, le processeur est bien moins sollicité et une grande partie de sa chauffe résulte de la chaleur dégagée par la carte graphique.
Pour simuler la charge GPU, nous avons réalisé trois sessions de 30 minutes sous Geeks3D FurMark. L’idée est d’observer les températures stabilisées. Nos relevés ne correspondent pas à la température maximale atteinte, mais à celle mesurée à la fin de chaque session de 30 minutes. Le graphique présente la moyenne des différentes valeurs. Il faut noter que ce test pousse la carte graphique à son maximum : la chauffe mesurée ne sera donc pas forcément identique en jeu.
Les résultats :

Comme on pouvait l’imaginer, la carte graphique est le composant le plus chaud du PC. En pleine charge, elle atteint 67 °C sur la puce et 82 °C sur les puces mémoire. Des températures très satisfaisantes pour une carte consommant plus de 300 W. Les ventilateurs tournaient à 40 à 45 % de leur vitesse maximale. Le flux d’air arrivant à la carte graphique est donc très correct. Le processeur atteint quant à lui 54 °C. La carte graphique influence clairement sa température, mais cela reste tout à fait dans les normes.
Enfin, la mémoire et le SSD, qui accumulent directement la chaleur rejetée par la carte graphique, affichent eux aussi des températures correctes, avec un peu plus de 50 °C. La température du SSD pourrait être fortement améliorée avec un autre modèle de carte mère. En effet, sur la Sapphire B850M Nitro+, l’emplacement M.2 est situé juste sous le GPU et emmagasine ainsi directement la chaleur évacuée.

Nous avons aussi relevé les nuisances sonores émises par le boîtier. Notre pièce affiche un niveau sonore de 33,8 dB lorsque le PC est éteint. Une fois le PC démarré et au repos, le niveau sonore augmente à 36,1 dB. En charge, nous passons à 40,7 dB. Ce n’est pas la configuration la plus silencieuse, mais cela reste correct. En effet, le watercooling Cooler Master s’est révélé plus bruyant que prévu.
[nextpage title= »Conclusion : « ]
Que vaut ce Corsair 2800X RS-R ARGB ?
La qualité :
L’un des points qui nous a le plus surpris avec ce 2800X est la qualité de fabrication du boîtier. En effet, celui-ci est bien assemblé, les tôles ne se plient pas à la moindre pression et l’angle supérieur, situé à l’intersection des deux vitres, ne fléchit pas lorsqu’on y applique du poids. C’est le signe d’une très bonne solidité globale pour un boîtier aquarium et une excellente caractéristique pour un modèle affiché à 80 €.
Si cet aspect peut paraître anodin, il est très important pour un boîtier. En effet, une qualité de construction moyenne peut favoriser la transmission des vibrations émises par les composants, avec à la clé un bureau qui tremble ou des nuisances sonores accrues.
Le montage :
Du côté du montage, il n’y a rien à redire non plus. Corsair a prévu plusieurs ouvertures pour faire passer facilement les câbles vers la carte mère ou le GPU. Le cable management est lui aussi relativement simple. Évidemment, il y a beaucoup moins de place que dans un boîtier ATX, mais cela ne nous a pas empêchés de réaliser un montage propre à l’arrière de notre configuration.
Corsair a également pensé à brancher en chaîne et à attacher les câbles des trois ventilateurs préinstallés. Une attention qui peut grandement faciliter les branchements, surtout pour un novice.
Les températures :
Au niveau des températures, ce Corsair 2800X se débrouille très bien. La carte graphique atteint seulement 67 °C au bout de 30 minutes de test intensif, et ce lors de nos trois sessions distinctes. Du côté du processeur, la température est également maîtrisée, avec 54 °C au maximum. Pour les composants tels que la mémoire et le SSD, nos relevés montrent là aussi une chauffe contenue.
Concernant les nuisances sonores, elles se révèlent correctes, bien que notre watercooling se soit montré assez bruyant. Une fois un casque sur les oreilles, vous n’entendrez toutefois plus rien.
Est-ce un bon boîtier ?
Au final, le 2800X est un boîtier qui nous a surpris. Pour 80 €, il s’agit d’une référence tout à fait solide, qui conviendra parfaitement aux petits et moyens budgets recherchant une configuration esthétique sans dépenser une fortune. Malgré sa taille, la compatibilité n’est absolument pas réduite, puisque nous avons pu installer un watercooling de 360 mm et une RX 9070 XT sans difficulté.
Nous regrettons simplement l’absence d’un port USB supplémentaire, essentiel à nos yeux, ainsi que celle d’un ventilateur à l’arrière, qui nécessitera une dépense supplémentaire d’environ 10 €. Mais si l’on fait abstraction de ces deux points, il s’agit clairement d’un modèle qui mérite le détour lors de l’assemblage de votre PC.
On a aimé :
- Les filtres facilement amovibles
- Le format Micro-ATX
- La qualité de construction
- Le prix
- Le support GPU
On a moins aimé :
- L’absence de ventilateur à l’arrière
- L’absence d’un port USB supplémentaire et d’un bouton de redémarrage
Merci à Corsair France pour la mise à disposition de cet exemplaire.






























