Test : Corsair 2000D Airflow

Vidéo OCC

[nextpage title= »L’extérieur du Corsair 2000D Airflow »]

Nouveau test de boîtier en perspective avec du matos en provenance de chez Corsair. L’entreprise américaine renoue avec le secteur des PC compacts en lançant une nouvelle référence, le 2000D Airflow. Au programme, comme on vous le disait, un boîtier PC au format mini-ITX, mais qui se revendique « flux d’air ». Vous allez le voir, ce n’est pas tout à fait le cas. Bref, bon boîtier… Ou pas ? On découvre cela ensemble ! 

Corsair 2000D Airflow

L’extérieur du 2000D Airflow :

Avec ce nouveau modèle, la marque nous propose donc un boîtier au format monolithique tout en hauteur. Chez OCC, c’est vraiment la première fois que nous avons un boîtier de cette forme et, d’un point de vue visuel, ça fonctionne plutôt bien. Notons également que le design est épuré avec des larges panneaux en métal mesh sans artifices particuliers. Normalement, l’ensemble devrait plutôt bien respirer. À voir sur le terrain. 

Concernant les dimensions, forcément, format oblige, on retrouve une référence compacte. Ce boîtier mesure alors 200 (L) x 271 (P) x 458 (H) mm. L’empreinte sur un bureau sera donc assez réduite… Même si des boîtiers plus compacts existent. Par ailleurs, il faudra composer avec une hauteur importante. Autrement, ce boîtier dispose d’un châssis en acier tandis que les pieds et les différents montants des panneaux mesh sont en plastique. 

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Le panneau de contrôle :

Corsair 2000D Airflow panneau de contrôle

Sur ce boîtier, le panneau de contrôle est accessible depuis le bas de la face avant. Ce dernier est assez complet et propose : 

  • Un bouton power avec sa diode d’état
  • Deux ports USB-A 3.0
  • Un port USB-C 3.1
  • Une prise combo casque/micro Jack 3,5 mm. 
  • Un bouton reset

En soit la connectique reste similaire à ce que nous retrouvions chez Silverstone et son Grandia GD11 ou ses Sugo 14 et 15. Corsair ne cède pas au minimalisme et propose un panneau fonctionnel… Du moins, équipé d’une connectique suffisante pour brancher deux clefs USB en même temps. 

Le dessous :

Corsair 2000D Airflow dessous

Sous le boîtier, nous ne retrouvons pas grand chose d’intéressant dans la mesure où quatre pieds sont présents. Ces derniers sont en plastique et disposent d’un revêtement en caoutchouc anti-dérapant. Cependant, on distinguera la présence d’une grille amovible triangulaire en forme de « L ». Outre le fait de faciliter l’évacuation de la chaleur, elle libèrera l’accès à la connectique arrière de la carte mère… Mais nous y reviendrons un peu plus tard. 

L’arrière :

Corsair 2000D Airflow arrière

Contrairement aux boîtiers plus conventionnels, l’arrière du boîtier ne présente absolument rien de particulier. À cet endroit, nous retrouvons simplement un long filtre à poussière ainsi qu’une petite ouverture dans le coin inférieur droit. Sinon, on remarquera la présence de petites bandes velcros dont l’utilité vous sera révélée ultérieurement. 

Le dessus :

Corsair 2000D Airflow dessus

Sur le dessus, le boîtier présente de nouveau une grille mesh montée sur des montants en plastique. Cependant, on retrouve une petite touche d’originalité avec le logo brillant de la marque. Notez que cette partie est amovible et qu’une fois retirée elle laisse apparaître l’arrière du bloc d’alimentation. 

[nextpage title= »L’intérieur du Corsair 2000D Airflow »]

Pour passer à l’intérieur de ce 2000D Airflow, il suffit de retirer les panneaux latéraux vissés au boîtier et maintenus par un système de push-pin. Fort heureusement, les vis sont captives et ne risquent pas d’être perdues !

Le châssis :

Une fois à l’intérieur, nous retrouvons quelques similitudes avec les châssis Sugo de Silverstone. Effectivement, le plateau de la carte mère, limité aux cartes mini-ITX et mini-DTX, se retrouve positionné derrière une platine amovible pour ventilateurs. Autrement, juste au-dessus, nous distinguons l’emplacement d’alimentation tandis qu’il n’y aura pas vraiment de passages de câbles à proprement parler. Les espaces ouverts autour de l’emplacement de la carte mère étant très nombreux !

Les emplacements de stockage :

Corsair 2000D Airflow stockage

Cette version non-RGB du 2000D Airflow ne propose qu’un nombre assez limité d’emplacement de stockage. En effet, nous n’en comptons que deux, un premier accessible via une platine sur l’emplacement de l’alimentation. Le second sera disponible dans le haut du boîtier via quatre trous. 

Notez que le modèle RGB est plus complet sur cet aspect puisqu’il met à disposition une seconde platine pour unité 2,5″. Dans tous les cas, nous ne trouvons aucun emplacement 3,5″ !

L’emplacement de l’alimentation :

Corsair 2000D Airflow emplacement alimentation

On passe maintenant à l’emplacement du bloc d’alimentation, qui se situe dans le haut du boîtier, au-dessus de celui de la carte mère. Bien entendu, on sera limité quant au format du bloc puisqu’il faudra se tourner vers des unités au format SFX voire SFX-L. Dans tous les cas, la profondeur est limitée à 130 mm au risque, sinon, de venir taper dans la carte mère. 

Les possibilités de refroidissement :

Par défaut, le 2000D Airflow débarque avec… Zéro ventilateurs préinstallés de série. Corsair reprend donc le concept des boîtiers « flux d’air » sans flux d’air de base. Dommage, rien qu’un ou deux ventilateurs suffiraient pour aider au refroidissement des composants, car, comme nous allons le voir, par défaut, c’est assez catastrophique. 

Malgré tout, ce modèle propose un certain nombre d’emplacements en 120 mm. Derrière la face avant, on pourra installer trois moulins en 120 mm, idem sur le côté. L’arrière met également à disposition deux emplacements en 12 cm pour des ventilateurs. Sinon, en 140 mm, on sera limité à 2×140 mm sur le côté du boîtier, en face de la carte mère. 

Tout ceci nous permettra de monter des radiateurs de watercooling en 360 mm sur le côté ainsi qu’en 240 mm à l’arrière… Dans le cas où l’on choisit de se passer de carte graphique. 

Sinon, quant aux ventirads type aircooling, la limitation est poussée à 90 mm de hauteur. De quoi permettre le montage d’une gamme assez large de dissipateurs top flow… Mais pas de NH-C14S ni de Dark Rock TF. 

Le bundle :

Corsair 2000D Airflow bundle

Pour ce qui est de la partie accessoires, que retrouvons-nous ?

  • Un guide d’information de sécurité
  • Des colliers en nylon
  • La visserie
  • Une entretoise
  • Une rallonge IEC C14

La partie accessoires se contente donc de l’essentiel avec la visserie ainsi qu’un guide de sécurité… Mais pas de notice de montage, concept. Sinon, on salue la parque d’avoir fournie la rallonge pour le cordon d’alimentation. 

Quant à la carte graphique : 

Corsair 2000D Airflow slots d'extensionEn fin de compte, la carte graphique prend donc place à l’arrière du boîtier, à la verticale. Cette dernière repose sur son équerre PCIe et pourra occuper jusqu’à trois slots. Quant au dégagement, Corsair est plutôt généreux en laissant jusqu’à 365 mm de longueur pour le GPU. Si l’espace est suffisamment important pour permettre le montage d’un certain nombre de carte, les modèles les plus récents et plus imposants ne rentreront pas. On pense à certaines RTX 4090 voire RTX 4080.

En résumé :

Corsair 2000D Airflow désossé

Dans les grandes lignes, l’agencement interne est original et permettra le montage de configurations musclées, tant du côté CPU que GPU puisque, si on le souhaite, on pourra y intégrer un AIO en 360 mm. Néanmoins, pour un boîtier qui se revendique « Airflow », nous sommes déçus de ne pas avoir un seul ventilateur de base… Il nous semble que c’est le minimum syndical. 

[nextpage title= »Montage »]

Montage

On passe maintenant à l’étape de montage de notre configuration à l’intérieur de ce 2000D Airflow de Corsair. Voici donc les composants qui serviront pour le montage :

  • Carte mère : MSI Pro B350i AC
  • CPU : AMD Ryzen 7 1700X
  • Carte graphique : ASUS HD 7970
  • Ventirad : Cryorig C1
  • Alimentation : Silverstone SX750

L’alimentation :

Corsair 2000D montage alimentation

Le montage de l’alimentation se fait assez simplement, en venant déposer le bloc dans son emplacement. Bien entendu, compte tenu de sa position dans le boîtier, il faudra le maintenir d’un côté pendant qu’on le visse par le dessus du 2000D Airflow. 

De notre côté, nous avons choisir d’orienter le ventilateur de l’alim vers le panneau en mesh, vers l’extérieur du boîtier donc. Il aurait aussi été possible de le tourner vers l’intérieur, cependant, notre SSD l’aurait obstrué. Ce qui gênerait la bonne ventilation de notre petite SX750. 

Le stockage :

Pour le montage du SSD, rien de plus simple puisqu’il suffit de libérer (via une vis à main) la platine accueillant notre support de stockage. Ensuite, on fixe notre unité de stockage sur sa platine que l’on remet en place… Sur le support d’alimentation. Notez qu’il est aussi possible de positionner la platine légèrement plus haut sur le support. 

Installation de la carte mère : 

Montage carte mère

Le montage de la carte mère se fera simplement en la déposant sur son emplacement. Il ne reste plus qu’à la visser au châssis via quatre vis. Cependant, nous ne pouvons que vous conseiller de retirer la platine positionnée face à la carte mère. Ceci facilitant grandement l’accès au plateau de la carte mère. Par contre, cela impact la rigidité du châssis qui subit des torsions beaucoup plus facilement.

Le ventirad, carte graphique :

Corsair 2000D ventirad/CG

Pour installer la carte graphique, rien de compliqué, puisqu’il suffit de la brancher sur le slot PCIe de la carte mère. Néanmoins, on veillera à bien retirer les vis à main des slots d’extension du boîtier afin de les rendre exploitable. L’espace généreux alloué à ce composant fait que son installation sera aisée. 

Concernant le ventirad, même constat, aucune difficulté particulière puisqu’en retirant les deux panneaux latéraux, nous avons un accès bien dégagé sur l’avant et l’arrière de la carte mère. On pourra donc manipuler sans difficulté la backplate du ventirad contrairement au GD11 de Silverstone par exemple. 

Le câblage :

Le panneau de contrôle :

Comme à notre habitude, nous commençons le câblage par le panneau de contrôle qui n’oppose pas de réelle difficulté. Nous faisons passer les câbles par l’arrière du plateau de la carte mère pour venir les brancher ensuite sur la carte mère. Les connecteurs audio et F_Panel passeront juste en face du slot PCIe afin de ne pas gêner le branchement de la carte graphique. 

Quant à l’USB 3.0, nous faisons passer le câble le long du haut de la carte mère. 

La carte mère :

Corsair 2000D Airflow câblage

En réalité, la plus grande difficulté dans le câblage de ce boîtier réside dans le manque d’espace pour stocker les câbles. Effectivement, tel qu’est positionnée l’alimentation, la connectique ressort directement sur la carte mère. Quand on a des câbles un peu rigides comme l’ATX 24 broches, ça devient de suite plus compliqué… Mais pas le choix. Nous branchons donc le connecteur sur la carte mère et roulons vulgairement en boule le surplus de longueur dans le compartiment de l’alimentation. Bien évidemment, si comme nous, vous utilisez un ventirad Top Flow, il faudra câbler la carte mère avant de la brancher.

Cependant, l’EPS12V 4+4 pins pour le CPU étant éloigné du bloc, on pourra donc facilement consommer de la longueur. Il est plus simple à gérer ! Bien entendu, il sera plaqué au boîtier grâce à deux colliers en nylon qui attacheront également le câble USB 3.0 ! 

La carte graphique :

On enchaîne avec la carte graphique dont le câble subit le même traitement que l’ATX 24 broche : roulé dans le compartiment de l’alimentation. Cependant, afin de faciliter l’acheminement de la connectique PCIe 6+2, le câble ressortira par une ouverture latérale du compartiment de l’alimentation. 

Le stockage :

Enfin, on se répète, mais roulage en boule des câbles SATA dans le compartiment de l’alimentation… De nouveau. Par ailleurs, à l’instar des câbles PCIe nous faisons ressortir le tout par le côté du cache alimentation, le SSD étant monté à la transversale… Ses connecteurs sont donc positionnés vers la carte graphique. 

Corsair 2000D Airflow Protocole

Petit mot sur le branchement : 

Maintenant que notre config est monté, il faut la brancher (clavier, souris, écran, alimentation…). Contrairement à de nombreux boîtier, la connectique de la carte mère ne sera accessible que depuis l’intérieur du boîtier. Pour avoir accès à cette connectique, il faudra faire passer les différents câbles par une petite ouverture située sous le boîtier. L’espace proposé est assez restreint, surtout pour les câbles vidéo, prévoyez donc un câble HDMI ou DisplayPort avec un port coudé. 

Quant au cordon d’alimentation, on fera filer la rallonge fournie par le dessus du boîtier, une encoche étant prévue pour son passage. Le plaquage de ce dernier se fera via les bandes velcros présente tout du long. 

Globalement :

Dans les grandes lignes, le montage d’une configuration n’est pas bien difficile, pour un boîtier ITX. Nous avons un espace généreux pour nos composants. Cependant, le câblage est un peu plus compliqué dans le sens où le moindre bout de câble sera à stocker dans le compartiment de l’alimentation. Si vous avez des câbles rigides il faudra faire avec. Mais on se pose la question de l’ATX 12VHPWR qui est particulièrement sensible… Pas le choix, il faudra bien le laisser en évidence. 

Cependant, dommage de ne pas avoir accès à la connectique de la carte graphique ni de la carte mère depuis l’extérieur du boîtier. Tout le branchement se fera en interne, pas très pratique. On sent que le design prend le pas sur la praticité. 

[nextpage title= »Protocole »]

Nous avons mis à jour notre protocole de test afin de tester les qualités de nos boîtiers. Ainsi, nous évaluerons les prestations offertes par les différents modèles selon trois critères :

  • Isolation
  • Bruit de la ventilation d’origine
  • Flux d’air

Corsair 2000D Airflow Protocole

Concernant l’ajout de la ventilation, nous choisissons d’intégrer un ventilateur en 140 mm et un second slim en 120 mm. Ils seront tout deux placés en aspiration, l’un au-dessus du ventirad CPU, l’autre en face de la carte graphique. 

Configuration :
  • Processeur : AMD Ryzen 7 1700X
  • Carte mère : MSI B350i Pro AC
  • Carte graphique : ASUS HD 7970 de référence
  • Ventirad : Cryorig C1
  • SSD : Kingston HyperX 3K 120 Go
  • Alimentation : Corsair CX650M

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Tests

Flux d’air :

La ventilation supplémentaire prend la forme d’un Thermaltake Riing 14 et d’un ventilo slim en 120 de Silverstone, positionnés respectivement face au ventriad CPU et à la carte graphique.

Flux d’air CPU, ventilation d’origine puis complétée :

On commence tout d’abord avec la température de notre CPU. On garde la façade ainsi que la partie supérieure de notre boîtier de test. Voyons si le flux d’air est suffisant pour le bon refroidissement du Ryzen 7 1700X.

Températures CPU

Comme nous vous le disions en seconde page, le boîtier ne dispose pas de ventilateurs par défaut… Un comble pour un modèle baptisé « airflow ». Du coup, en « 12V », disons en configuration stock, les températures ne sont pas bonnes. Sur notre processeur, nous relevons plus de 75°C. L’ajout d’un moulin soufflant sur la carte mère permet des gains de folie puisque l’on retombe à 52,5°C. 

Si ce modèle vous intéresse, il ne faudra pas hésiter à acquérir un pack de ventilateurs supplémentaires afin d’apporter un peu d’air frais à votre configuration. 

Flux d’air CPU ventilation d’origine sans façade ni top :

Afin de s’assurer du facteur limitant dans l’histoire (et à quel point), nous retirons le dessus ainsi que la façade du boîtier. Le but ici est de montrer les performances brutes de la ventilation intégrée.

Température CPU sans façade

En retirant la façade, le CPU respire bien mieux, comme on peut le voir, on passe alors de 75,6°C à une soixantaine de degrés. Sans ventilation de base, le boîtier a tendance, soit à bien garder la chaleur, soit c’est le ventilateur du ventirad qui ne tire pas assez de fraicheur. Dans un cas comme dans l’autre, c’est le processeur qui en pâti. 

Flux d’air GPU, ventilation d’origine puis complétée :

On réitère l’opération, mais avec des mesures effectuées sur la carte graphique. Ici, nous testons avec ventilation d’origine et ventilation complétée.

Température GPU

Le moins que l’on puisse dire, c’est que notre carte graphique garde un mauvais souvenir de sa session de test dans le 2000D Airflow. Par défaut, notre carte tape les 95°C. Cependant, il faut rappeler qu’il s’agit d’un modèle dit « blower » et que son ventilateur ne permet pas de tirer de l’air frais au travers de la paroi en mesh. Certainement qu’une carte équipée de deux voire trois ventilateurs axiaux s’en sortirait mieux. 

Par ailleurs, l’ajout d’un ventilateur slim juste en face de cette dernière lui permet de drastiquement réduire ses températures. Cet apport en air frais permet de stabiliser sa température à 68°C, ouf ! Si comme nous vous utilisez une vieille carte de référence, il ne faudra pas hésiter à ajouter des ventilos juste devant la carte… Même s’il s’agit d’un modèle plus récent d’ailleurs. 

Notez cependant que si votre carte occupe trois slot, l’ajout de ventilateur risque d’être compliqué.

Flux d’air GPU ventilation d’origine sans façade ni top :

Nous refaisons le même test, mais en retirant la façade et le top du boîtier. Voyons comment cela influera sur les températures de la carte.

Le fait de retirer la façade permet au boîtier de légèrement mieux respirer. Cela se ressent sur les températures qui se stabilisent autour des 89°C. 

Isolation :

Ici, nous mesurons simplement le bruit émit par notre config lorsque l’on fait tourner le refroidissement CPU et refroidissement GPU très vite.

Corsair 2000D Airflow isolation

Bien évidemment, le mesh n’est clairement pas un bon isolant phonique, la preuve puisque nous relevons 60 dB sur ce test. Nous sommes également très proche du bruit émis par notre configuration sur la table de bench. 

Bruit de la ventilation d’origine :

Cette fois-ci, nous mesurons le bruit émit par la ventilation d’origine du boîtier. Pour cela, la configuration tourne en idle (ventilation CPU et GPU au minimum) pendant que les relevés sont effectués successivement en 5V, 8V et 12V sur la ventilation du boîtier.

Corsair 2000D Airflow bruit

Forcément, sans ventilateurs, nous ne pouvons qu’effectuer un seul relevé. D’ailleurs, nous ne relevons que 30,5 dB lorsque la machine fonctionne au repos. 

En résumé :

Dans les grandes lignes, Corsair aurait plutôt dû renommer son boîtier 2000D tout court puisque, par défaut, nous ne retrouvons aucun ventilateurs. Si vous souhaitez retrouver une ventilation de série, il faudra lorgner du côté de la version RGB qui profite de AF120 RGB Slim montés en façade. 

Pour le coup, nous vous conseillons vivement d’opter pour un pack de ventilateurs au moment de l’achat de ce boîtier. Par défaut, la situation est assez catastrophique entre le CPU et la carte graphique. Par ailleurs, après avoir ajouté deux ventilateurs, c’est beaucoup mieux et les composants respirent. Il suffit simplement de savoir où positionner la ventilation.  

[nextpage title= »Conclusion »]

Nous arrivons maintenant à la fin de notre test sur le 2000D Airflow de Corsair. Alors, bon petit boîtier ou pas ? On vous dit tout !

De l’ITX tout en hauteur ! 

Avec ce nouveau boîtier, la marque Corsair nous propose une référence ITX monolithique et sobre. Cependant, attention s’il propose une empreinte réduite sur un bureau, la hauteur demeure conséquente et nécessitera une petite attention de votre part. 

De plus, on retiendra une conception pas forcément pratique sur tous les points puisque l’accès à la connectique arrière de la carte mère se fait depuis l’intérieur du boîtier. Idem pour la connectique en sortie de carte graphique, attention à l’épaisseur des manchons de vos câbles HDMI/DisplayPort au risque de devoir beaucoup les plier. Pour parer cela, il faudra se tourner vers des câbles coudés que l’on trouvera aisément ici (HDMI) ou là (DisplayPort) sur Amazon. 

Câblage pas forcément évident :

Le positionnement et le montage des composants n’est pas quelque chose de bien compliqué puisque l’on aura un accès simplifié au compartiment de chaque élément. Néanmoins, le câblage est un peu plus difficile dans le sens où le stockage de chaque câble se fera au même endroit. Si la connectique de votre alimentation est relativement souple, ça se fait bien, en revanche, si elle est rigide, les choses vont se compliquer et on se retrouve à tout rouler en boule au fond du compartiment de l’alimentation. Alors certes, ça se fait bien, mais c’est pas ce qu’il y a de plus « propre ». Sinon, on remarquera un manque de rigidité lorsque la platine à ventilateurs est retirée, attention à bien la remettre. 

Corsair 2000D ventirad/CG

 

Une bonne compatibilité avec les composants 

Par ailleurs, avec ce nouveau boîtier, la marque nous propose une référence qui pourra être chargée en ventilateur. Au total, il sera possible de monter jusqu’à huit moulins… Certains boîtiers moyen tour ne font pas aussi bien. Même chose pour le montage de radiateur de watercooling avec un support de modèle en 360/280 mm. Puisque nous y sommes, précisons qu’il n’y aura pas de grosses restrictions quant à la taille de la carte graphique et que si vous optez pour un ventirad aircooling, il ne devra pas excéder les 90 mm de haut. 

Ca manque vraiment de ventilateurs ! 

Cependant, par défaut, c’est un modèle qui manque cruellement de ventilateurs. En l’état, nos composants ont sérieusement transpiré avec une carte graphique pointant à 95°C. Fort heureusement, il est possible de faire redescendre rapidement la température en ajoutant seulement deux moulins : un en face du ventirad, l’autre en face de la CG… À condition d’avoir une carte double slot. 

S’il n’y a aucune conclusion à tirer du bruit généré par une ventilation inexistante, on a quelques petites choses à dire concernant l’isolation… Qui est quasi inexistante. Lors de nos relevés, il s’avérait que le boîtier était quasiment aussi bruyant qu’une configuration à nue. Après, pour sa décharge, il faut dire que le mesh n’est pas un bon isolant, c’est même tout le contraire. 

Quid du prix ?

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Il ne reste plus qu’à parler du prix de vente puisque ce boîtier est officiellement annoncé à 124,90 €. Selon nous, au vu du secteur visé, la tarification n’est pas si incohérente. Pour ce prix là, nous avons un boîtier compact dans lequel on peut intégrer un radiateur de watercooling en 360 mm ainsi que huit ventilateurs. Néanmoins, on aurait aimé avoir au moins un ventilateur de série… Juste pour correspondre à cette dénomination « Airflow », en l’état, ça fait un peu tâche. 

Corsair 2000D Airflow :

On a aimé :
  • Le design monolithique très agréable
  • Le panneau de contrôle sur lequel on pourra brancher deux clefs USB
  • La possibilité d’installer jusqu’à huit ventilateurs
  • Sa compatibilité avec un radiateur de watercooling en 360 mm
  • Le support de cartes graphiques triple slots
  • Sa tarification cohérente
On a moins aimé :
  • Le manque de rigidité du châssis lorsque la platine de ventilateur est retirée
  • Le câblage pas toujours évident
  • Le manque clair de ventilateur de série
  • L’isolation perfectible (mais nous sommes face à des panneaux en mesh)
  • Le manque d’accessibilité des sorties vidéos et de la connectique de la carte mère

À l’issue de ce test, nous choisissons de décerner le bronze à ce 2000D Airflow de Corsair. Le boîtier cumule des inconvénients parfois gênants comme le manque d’accès à la connectique I/O de la carte mère notamment. Idem, le manque de ventilo sera un vrai problème pour le refroidissement, heureusement on y vient facilement à bout. Heureusement, la tarification est cohérente et c’est un modèle permissif en ventilation/watercooling… Pour peut que l’on arrive à câbler la configuration ! 

Un grand merci à Corsair !

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